UNE MANIF DE NÉO-NAZIS CE 10 MAI À PARIS SOUTENUE PAR… LE FILS DU CHEF DE LA POLICE (LE RÉCAP)
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Rendez-vous sur lemediatv.fr/neswsletter. Le récap épisode 37.
C'est [Musique] parti. Alerta alerta. Les nazillons marcheront encore une fois sur Paris ce weekend.
Souvenez-vous, l'année dernière ça donnait ça. Tout de noir vêtu, visage masqué ou cagoulé et brandissant des drapeaux avec la croix celtique, plus de 800 manifestants d'ultradroite sont réunis dans les rues de Paris et scandur le slogan du GUD. [Applaudissements] Eux, c'est le comité du 9 mai, le C9M pour les intimes.
Tous les ans, ils se réunissent avec tout ce qui se fait de pire en matière de groupuscules néofasciste et autres nervi d'extrême droite. Autrement dit, c'est une marge de façot, en fait, une marge de de raciste. Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je parle, il y a Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu peux te mettre devant moi, ça va, ça va rien changer. Vous êtes des sales fachaot, des sales de racistes de merde en fait, c'est tout. Tu se de chaud en fait et je marche je suis en France c'est mon pays il y a quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es pas content ? C'est pareil.
Ah là là, quelle reine quand même. Revenons à nosillons. Chaque année, le comité du 9 mai rend hommage à Sébastien Desieux, un militant de l'œuvre française, à un groupe péténiste et antisémite.
Il est mort en tombant d'un toit le 7 mai 1994 alors qu'il essayait d'échapper aux forces de l'ordre dans le cadre d'une manifestation organisée par l'extrême droite contre l'impérialisme américain. C'est à la suite de sa mort que se crée le comité du 9 mai à l'initiative du GUD et de la jeunesse du Front National. Leur premier fait d'arme avoir tenté d'envahir l'appartement du ministre de l'intérieur de l'époque Charles Pasquis.
Finalement, ils échouent et décident de se rabattre sur les locaux de Fun Radio qu'ils prennent d'assaut arme au point. Pour la petite histoire, c'est Marine Le Pen en personne qui assurera leur défense devant la justice. À cette époque, on était bien loin de la stratégie de dédiabolisation.
Désormais, l'héritière Le Pen essae de prendre ses distances, du moins en public, avec ses groupes d'ultradroite pour reprendre le vocable policier, mais les intrications restent intenses entre eux et le parti. Le GUDE par exemple, le groupe d'union de défense, ces militants sont appelés les rats noirs et leur emblème c'est la croix celtique que l'on retrouve en masse sur les drapeau déployé à la manif mai. Au départ, syndicat étudiant de la faculté de Paris à SAS, c'est un groupuscule ultraviolent qui existe depuis 1968 plus ou moins activement.
Les ratas noirs sont responsables de nombreuses agressions racistes, homophobes, transphobes ou encore vis-à-vis de militant de gauche. En tant que Nantaz, je me dois d'avoir une pensée pour Erwan et Steven, deux jeunes victimes d'une expédition punitive menée par des proches du GUD le soir de l'élection présidentielle de 2017. Attaqué à coup de barre de fer et de tesson de bouteille, ils ont été laissés pour mort après avoir été passé à tabac.
Officiellement, le gu a été dissou l'année dernière par Darmanin, mais on le sait, si la structure disparaît, les militants restent et se réinventent quasiment aussitôt. D'anciennes figures du Gud se retrouvent dans l'entourage de Marine Le Pen comme les anciens cadres Frédéric Châtillon ou Axel Louau, régulièrement prestataire du parti d'extrême droite. Lors des dernières législatives, un très proche du GUD a d'ailleurs été investi comme suppléant dans la deuxième circonscription de Paris pour le compte du Rassemblement national.
En 2023, Laurent Nugèz, le préfet de Paris, avait déclenché un teté en déclarant qu'il ne comptait pas interdire la manifestation du comité du 9 mai au motif que les précédentes éditions n'avaient pas causé de troubles à l'ordre public. On rappelle qu'à l'époque du Covid, les casserolades de citoyens étaient considérées comme un trouble à l'ordre public. Le défilé nazi, en revanche, ça passe crème.
La polémique a tellement enflé que Darmanin a fini par trancher en faveur de l'interdiction. L'année dernière, si la préfecture a interdit la manife dès le début, c'est la justice qui a finalement acté l'autorisation de défiler au titre du droit de manifester. Cette année, la question de l'interdiction est encore centrale.
Deux manifestations sont déclarées à la préfecture de Paris pour le samedi 10 mai. Celle de l'extrême droite donc et en réponse une manifestation antifasciste et antiraciste. Gnant des affrontements entre des militants aux opinions antagonistes, je cite, Laurent Nèz a décidé d'engager des démarches pour interdire les deux cortèges.
À l'heure de ce récap, les interdictions n'ont pas été officiellement formulées. Des consignes ont toutefois été diffusées, notamment à destination de l'extrême droite. Excitent les tenues marginales.
Les organisateurs conseillent des tenues casual. Pareil pour les goodies, pas question de ramener ses drapeaux persos ou tout autre à tiraille. On s'en tient à ce que fuse leur gar.
Le truc un peu compliqué à gérer, c'est les tatouages nazis. Ça va être un peu juste pour le laser niveau timing. Comme à leur habitude, les nazillons ont plutôt bien géré la propagande.
On se refait pas. Dans les grandes villes, les affiches annonçant la petite sauterie du weekend fleur un peu partout. On peut s'attendre à ce que la mobilisation soit importante et pas seulement consrite à la région parisienne.
L'année dernière, pour les 30 ans de la mort de des yeux, ont compté environ 500 participants dans le cortège. Un record pour eux. Dans le cortège du comité du 9 mai l'année dernière, on retrouvait notamment Stanislas Logier, le fils de Louis Logier, le directeur général de la police nationale depuis octobre 2024, nommé en grande pompe par Etaillot.
Le chérubin est notamment le condateur de la ligue nigérienne selon une info de street press, une association qui s'inscrit dans la mouvance des groupes national révolutionnaire ou néof-fasciste. Il semble d'ailleurs avoir repris les activités du bastion social, un collectif néofasciste dissous en 2019 pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence. Nos confrères de street presse assurent que le groupe Nanté, mené par le fils du DGPN se fait un malin plaisir à abraver les interdictions de l'État.
Pour la petite histoire, Stanisla Slogier est aussi marié à une multiples candidate Erenne locale. Papa dirige la police, le fiston dirige les FAF et sa compagne fait campagne pour le RN. Une vraie start-up familiale.
Mais pas d'inquiétude, tout est sous contrôle et très indépendant. D'ailleurs, le préfet Nèz nous l'avait bien assuré en 2023 sur BFM. Il se fâche tout rouge quand on soupçonne une quelconque complaisance avec l'extrême droite.
D'abord, c'est totalement faux. C'est c'est absolument inacceptable à mes yeux. Enfin, ce genre de propos est totalement inacceptable.
Enfin, j'ai été directeur général de la sécurité intérieure, j'ai été coordonateur national de renseignement et de la lutte antiterroriste et je suis aujourd'hui préfet de police. Depuis 2017, la détermination des pouvoirs publics et et l'action que j'ai mené évidemment sous cette autorité du pouvoir politique, elle elle a elle a frappé très dure contre l'ultradroite. Je je vous rappeler que depuis 2017, nous avons plus d'une plus d'une dizaine de dossiers qui ont été ouverts et qui sont gérés par le parquet national de l'antiterrorisme.
Au titre du terrorisme, nous avons dissous plusieurs structures d'ultradroit. Donc, il est faux de dire que nous faisons preuve de clémence, de complicité face à l'ultradroite. C'est complètement faux.
On rappelle qu'il y a quelques semaines, après l'attaque au couteau d'un commando de néonazie lors d'une conférence antifasciste à Paris, Retaillot avait renvoyé deux à dos : le fascisme, le nazisme, l'extrême droite et l'ultra gauche. Il ferait bien de commencer par faire le ménage dans ces unités de police. Le ministre de l'intérieur préfère utiliser son pouvoir pour menacer l'aide de dissolution la jeune garde d'une organisation antifasciste sur ord direct du RN.
Son cfondateur et désormais député Raphaël Arnaud a interpellé Bruno Rotaillot hier dans l'hémicycle. On l'écoute. La dernière fois que j'ai interpellé le gouvernement, c'était au sujet d'une trentaine de fascistes qui agressaient au couteau un syndicaliste au cri de Paris et Naz.
Monsieur Retaillot n'arrivait pas à condamner ses violences. comble du sort, vous souhaitez justement dissoudre la jeune garde sous ordre direct du RN parce que nous avons osé repousser des attaques du même type. Le RN pourtant le seul parti à être lié au moins trois affaires de terrorisme.
Le seul qui contient des députés là juste en face de nous condamnés pour violence à l'arme à feu. Des violences qui n'ont donc manifestement pas l'air d'affoler ce cher ministre de l'intérieur lorsqu'elles viennent de l'extrême droite, surtout si elles touchent des musulmans. Alors oui, contrairement à Macron et votre gouvernement, pour nous le barrage, il est concret.
La jeune garde dérange et a raison. Voici son bilan, fruit d'un travail unitaire. Près d'une dizaine de loconé au nazi fermé à Lille, à Strasbourg ou encore à Lyon.
Une circonscription reprise au RN dans le vecluse. Dans le même temps et en plein génocide, vous annoncez la procédure de dissolution d'urgence palestine. Évidemment pour faire terre toutes les voies de la justice et de la paix.
Massacrer, effacer, détruire toute existence politique et humaine d'un peuple. Ça s'appelle comment ? J'ai grandi dans un pays où l'on rendait hommage à ceux qui se battaient pour les droits humains et contre les génocides.
J'ai grandi dans un pays où les antifascistes comme Méliné et Missac Manouian reposent au panthéon. Mais nous n'attendons rien de votre part. Nos médailles, c'est le peuple et ses résistances à commencer ici par notre présence sur ses banc à vous affronter devant la France entière.
Vous êtes une brutalité sans nom et vous réglez tous vos problèmes ainsi. Chez nous persistent la dignité et la solidarité. Lorsque des milices néonazi attaquent dans nos rues, on se défend.
Lorsque lorsque votre gouvernement soutient la politique génocidaire de Netaniaahou, on se défend. Lorsque votre gouvernement aux ordres du RN veut dissous de nos organisations, on se défend. Oui à votre plus grand malheur antifasciste de la rue jusqu'à l'assemblée.
Comme les soulèvements de la terre, nous gagnerons. Le gouvernement Bairou osera-t-il redissoudre Urgence Palestine et une organisation d'un député d'opposition ? Voilà la seule issue face à la montée du fascisme et des idées de l'extrême droite.
Se défendre, refuser de plier, bloquer leur progression partout où il tente de grapiller du terrain, les dénoncer, les isoler, les affaiblir sans relâche, ne pas se laisser bercer par leur discours lissés, leur costard repassés, leurs appels au débat. Derrière la vitrine, c'est toujours la même haine, la même violence, la même envie de briser les droits, les corps et les libertés. Se défendre, c'est refuser la résignation.
C'est s'organiser, riposter, protéger. C'est dire, vous n'aurez nos vies, ni nos voies, ni nos rues, jamais. Parce qu'au bout du compte, face au fascisme, il n'y a que deux camps, ceux qui résiste et ceux qui se laissent faire.
Et nous, on a choisi le front antifasciste doit se tenir uni parce que le fascisme, lui, ne se divise jamais. Chaque attaque et chaque avancée des idées réactionnaires, chaque poussée de la haine nous montre que l'unité est notre seule arme véritable. Ne baissons jamais les yeux, assumons avec courage notre anti-fascisme.
Siamotouti, anti-fascistie. Hier soir à Paris se tenait un meeting en soutien à l'association Urgence Palestine et au groupe antifasciste la jeune garde menacé de dissolution par le ministre de l'intérieur Retaillot. Les prises de parole se sont enchaînées rappelant l'importance de l'existence de ces deux structures dans le contexte politique actuel.
Ce matin, mes collègues de la contre matinale recevaient Raphaël Arnaud, le député LFI et porte-parole de la jeune garde qui est revenu sur ses menaces de dissolution. C'est complètement dingue. C'est-à-dire qu'il y a une inversion des valeurs aujourd'hui dans une société où les antiracistes seraient traité de racistes, les antifascistes seraient traité de fasciste.
Plus ou moins ce qu'il a répondu hier d'ailleurs lors de ma question. Et on serait accusé d'une prétendue violence. Je rappelais hier précisément sur ces banques, on a quand même une organisation comme le RN euh qui est liée au moins trois affaires de terrorisme dans notre pays.
C'est le seul parti à être lié à des affaires de terrorisme euh qui euh où enfin où il dans un parti dans lequel il y a des députés qui siègent alors qu'ils ont été condamnés pour violence avec arme à feu. Enfin, je veux dire, on est dans des tout est c'est le monde à l'envers, tout est disproportionné et quand même dans les motifs de de cette dissolution, on a des choses complètement loufoques. Vous savez, je m'étais fait attaquer par des par des militants néonazie notamment des Paris à la gare de Lyon.
Vidéo d'ailleurs à l'époque qui avait pas mal circulé parce que par derrière il y en avait un qui m'avait mis un coup de canne. Du coup, je saignais de l'arcade. Bon et ils ont utilisé cette vidéo pour dire le fait que je me montre avec l'arcade ouverte en en expliquant ce qui ce qui s'était passé.
C'estàdire m'étant fait attaquer par des militants néonazies. Ça pouvait inciter d'autres à la violence. On poursuit avec l'actualité du jour. raconté et mise en image par Lydia Ménez.
Gérald Armanin, ministre de la justice relance le débat autour de la reconnaissance faciale. Utiliser la reconnaissance faciale pour lutter contre l'insécurité, c'est la dernière trouvaille de Gérald Darmanin, le ministre de la justice. Interviewé par le média légende, le gardessau suggère d'utiliser cet outil et cite les exemples de Dubaï et de Singapour qui utilisent cette technologie dans les aéroports notamment.
C'estàd que si vous voulez une société sécure, il faut la reconnaissance sociale par exemple qu'on a pas aujourd'hui. Non, on l'a pas. Si on l' eu pour les JO.
Non non, j'ai enfin non, j'ai mis en place l'intelligence artificielle. C'est pas tout à fait la même chose que la reconnaissance faciale et j'ai mis beaucoup de temps. Le parlement me l'a refusé.
Première fois, je suis retourné. Pourquoi l'avait pas ? Parce qu'il y a en France euh une paranoïa sur la technologie, les libertés publiques, la question des fichiers.
Voilà. Cette proposition a rapidement fait réagir notamment Claedon, la défenseur des droits qui a dénoncé un risque d'atteinte aux libertés mais aussi d'erreur au micro de France info. On passe désormais à l'actualité internationale.
Emmanuel Macron reçoit le nouveau président syrien pour sa première visite en Europe. Depuis qu'il a pris le pouvoir après la chute de Bachar Al-Assad, le président syrien Ahmed Alara sera reçu à Paris mercredi 7 mai par Emmanuel Macron. Le président français redira le soutien de la France à la construction d'une nouvelle Syrie.
Une Syrie libre, stable, souveraine et respectueuse de toutes les composantes de la société syrienne. Emmanuel Macron a vivement été critiqué par la droite et l'extrême droite pour l'invitation faite à cet homme au passé djihadiste. Stupeur et consternation, a réagi la leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, décrivant le président syrien comme un djihadiste passé par Daesh chez Al-Qaïda et dénonçant à l'Assemblée nationale mardi une provocation du chef de l'État.
Une lourde erreur, a renchéri le chef des députés les républicains Laurent Voquier. Mais la présidence française a balayé toute naïveté à surant connaître le passé de certains dirigeants syriens et exiger qu'il n'y ait pas de complaisance avec les mouvements terroristes. Les tensions entre l'Inde et le Pakistan s'accentuent.
Escalade des tensions entre le Pakistan et l'Inde. Les deux pays se sont violemment bombardés mercredi faisant au moins 26 morts côté pakistanais et 12 côté indiens. C'est la confrontation militaire la plus grave entre les deux pays depuis deux décennies.
Depuis l'attentat qui a fait 26 morts pour l'essentiel des civils hindou dans le Cachmir indien le 22 avril, l'Inde et le Pakistan sont à nouveau en état de guerre. Nudelli tient Islam àabad pour responsable de cette attaque jamais revendiquée et la police indienne assure que certains des assaillants sont liés au mouvement djihadiste, l'ashkaraba, basé au Pakistan. Le Pakistan ni toute implication.
Voisins et surtout rivaux, l'Inde et le Pakistan entretiennent depuis leur indépendance en 1947 des relations conflictuelles rythmées par plusieurs guerres et des périodes de vive tension. Au cœur du conflit, la région du Cachemir revendiquée par les deux pays. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Bruno Retailleau