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interviewyoutube.com· 17 février 2026 19 min

Mort de Quentin Deranque, LFI, violence politique...L'interview de Marion Maréchal en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Il est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Marion Maréchal. Bonjour. Vous êtes députée européenne, vous êtes présidente d'Identité Liberté. Vous publiez Si tu te sens le peine, c'est aux éditions Fayard. Quentin est mort, homicide volontaire, voilà le chef d'accusation, l'enquête est ouverte. Aucune interpellation au moment où l'on se parle. Est-ce que vous dites malgré tout qu'il y a une forme de complicité de l'ultra-gauche aujourd'hui, comme vous l'avez dit dimanche ?

0:27
Marion Maréchal

Moi je considère que Quentin n'a pas seulement été tué par la bande de lâches qui lui ont fracassé le crâne à coups de pied et de poing dans la rue alors qu'il était par terre. Je pense qu'il a aussi été tué indirectement par un système de complaisance et de complicité. Un système de complaisance et de complicité politique. D'abord, je ne vais pas revenir sur les multiples déclarations de l'état-major et les filles. Jean-Luc Mélenchon, premier chef, qui ont soutenu la jeune garde, les mouvements antifascistes, se sont affichés à leur côté, ont parlé d'alliés et de liaisons même structurelles avec leurs mouvements.

On pourrait même d'ailleurs étendre jusqu'à, on en a moins parlé d'ailleurs les écologistes. Je rappelle que Marine Tondelier elle-même avait signé une tribune pour soutenir la jeune garde, pour interdire sa dissolution, pour s'opposer à sa dissolution. Qui revenait évidemment à un soutien bien sûr public. On pourrait parler aussi d'un système disons-le médiatique. On sait aujourd'hui qu'il y a un certain nombre de médias, je pense à des médias d'extrême gauche comme Blast, comme Street Press ou comme Libération d'ailleurs, qui sont pour moi des journaux antifa qui défendent ces mouvances et qui sont financés d'ailleurs par la jeune publique.

Vous allez jusqu'à dire que des journaux comme Libération sont complices en quelque sorte de la mort de Quentin ? Quand je parle de complaisance et de complicité, excusez-moi, quand on voit la manière dont ces mouvements et la violence de ces mouvements qui n'est pas nouvelle est traitée par ces médias, financée par l'argent public quand même, oui il y a une forme de complaisance. Allons plus loin d'ailleurs, même parlons de complaisance judiciaire. Je pourrais vous citer un certain nombre d'affaires quand même où l'impunité, le laxisme ont sévi à l'égard de ces groupes et de leur violence.

Et même, disons-le, de complicité universitaire quand on voit aujourd'hui qu'un certain nombre de directeurs d'établissements, d'universités ou d'IEP ont laissé leur faculté devenir de véritables zades d'extrême gauche, laissé ces mouvances antifascistes faire la loi, la loi de la violence et de l'intimidation. Je pourrais vous parler de Lyon 2, je pourrais vous parler même de Paris Dauphine.

2:02
Présentateur

Le fait que Rima Hassan soit invitée effectivement par une association au sein de Sciences Po Lyon et pour vous une erreur ?

2:10
Marion Maréchal

Absolument, d'ailleurs c'est pas une conférence parce qu'a priori elle est pas conférencière, c'était un meeting politique. Voilà, et d'ailleurs je tiens à... Ça fait beaucoup de responsables ? Ça fait beaucoup de responsables, oui je vous l'accorde, puisque de fait on essaye de diagnostiquer aujourd'hui une montée de la violence d'extrême gauche mais je suis désolée de vous dire que la violence d'extrême gauche elle est continue, elle est permanente mais elle sévit dans l'indifférence générale malgré le fait qu'elle fait de très nombreuses victimes chaque année. Vous dites la milice de Mélenchon et de LFI a tué ?

Oui, la milice, oui oui, je considère que Jean-Luc Mélenchon est le chef de la milice. Faut-il que je rappelle aujourd'hui toutes les déclarations qu'il a eues, où il appelle d'ailleurs dans un meeting récent à Marseille à recourir à la violence. Il parle, je cite, de méthode impactante quand il dit que la jeune garde est un mouvement allié et lié, qu'il appelle ses propres mouvements à se rendre.

2:56
Présentateur

La jeune garde s'affirme dans une autodéfense, c'est la théorie qui parfois, disent-ils, conduit au recours à la violence.

3:05
Marion Maréchal

Bien sûr, puis-je rappeler parmi les moultes affaires qui ont frappé la jeune garde, il y a un an de cela, Rima Hassan, encore elle d'ailleurs, fait une conférence sur, je cite, le génocide palestinien à Paris-Dauphine dans la foulée de cette conférence où d'ailleurs la jeune garde est utilisée comme service d'ordre informel par Rima Hassan, 8 membres. Ce qui n'était pas le cas à Lyon. Non, ce qu'elle dément. Ça ne veut pas dire que ce n'était pas le cas, et j'y reviendrai juste après si vous me le permettez, parce que je pense qu'il y a une responsabilité pénale possible de Rima Hassan dans cette affaire. C'est-à-dire, attendez, allez-y.

Non, mais je vais vous répondre, mais juste sur cette affaire pour rappeler quand même le type de violence. Donc à la suite de cette conférence de Rima Hassan, 8 membres de la jeune garde ont agressé un jeune français de confession juive de 15 ans dans le métro, vraisemblablement pour des raisons antisémites. Dans l'entre-deux pour des législatives. Voilà le type de profil que nous avons. Et je considère aujourd'hui qu'en effet, on parle beaucoup de responsabilité morale, et à juste titre d'ailleurs de LFI, on pourrait, me semble-t-il, l'enquête pourrait aller jusqu'à une responsabilité pénale.

Parce que ce que révèle d'ailleurs, je vous parle de cette affaire, notamment vos confrères du canard enchaîné, quand ils parlent du fait que Rima Hassan, il y a un an de cela, a utilisé la jeune garde comme service d'ordre, ils disent que tout le monde sait, la jeune garde est évidemment utilisée comme un service d'ordre informel, et si c'est le cas, ça veut dire qu'il y a des donneurs d'ordre, ça veut dire qu'il y a des échanges entre la France insoumise, ça veut dire qu'il y a une hiérarchie, on va dire, pour donner l'information sur le lieu, sur l'heure, et donc moi j'en appelle aujourd'hui aux enquêteurs, qu'ils tirent le fil pour savoir si vraiment, il y a eu entre LFI, Rima Hassan et ses équipes, des consignes qui ont été passées à ces groupuscules pour être présents, et donc entraîner potentiellement la mort de vingt ans.

4:30
Présentateur

Vous accusez, Rima Hassan, LFI, Jean-Luc Mélenchon, d'être des donneurs d'ordre de la jeune garde ?

4:38
Marion Maréchal

Je considère qu'il y a aujourd'hui, mais eux-mêmes le disent, des liens structurels, des liens d'ailleurs aussi idéologiques, parce que ce sont des gens qui théorisent la violence comme un moyen de faire...

4:46
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon parle de la jeune garde comme d'alliés, en effet, ce sont nos camarades et nos alliés.

4:50
Marion Maréchal

Voilà, donc il y a des liens structurels qui sont absolument évidents, il y a des liens idéologiques aussi, parce que ce sont des gens qui théorisent la violence comme un moyen de faire aboutir la révolution, de mettre à bas le système et donc d'imposer leur vision totalitaire. Et donc oui, je pose la question aujourd'hui aux enquêteurs, il faut se pencher sur les potentielles consignes qui ont pu être passées pour que ces gens soient présents, comme ils le sont systématiquement à chaque manifestation ou intervention de LFI.

5:13
Présentateur

– Cette association, ce groupuscule a été dissous, même s'il y a un recours devant le Conseil d'État. Est-ce que vous estimez que tous les groupuscules, pour le coup d'ultra-droite comme d'ultra-gauche,

5:26
Marion Maréchal

doivent être aujourd'hui dissous ? – Mais j'ai envie de vous dire, en fait, je refuse de rentrer dans cette rhédorique pour une raison simple, c'est que je considère que s'il peut y avoir, bien sûr, des groupuscules d'extrême-droite, en fait, statistiquement, la violence d'extrême-droite est dérisoire par rapport à la violence d'extrême-gauche. – Mais il y a des marques, vous le savez. – Je vous donne, non mais elle est dérisoire, je veux dire, ça n'existe pas statistiquement.

5:43
Présentateur

– Cette question-là, notamment les membres de LFI, disent qu'il y a eu 12 morts, alors évidemment, des chiffres qui sortent de nulle part, des chiffres qui ne sortent de nulle part, des chiffres qui ne sortent de nulle part, vous ne pouvez pas dire que c'est dérisoire.

5:58
Marion Maréchal

– Non mais moi, je regarde quand même la réalité en face. La réalité en face, c'est qu'il y a eu, ne serait-ce que cette année, des dizaines, écoutez-moi bien, des dizaines de responsables de la cocarde de l'Uni, syndicats de droite, qui se sont fait casser la gueule dans les facultés. – Donnez-moi un seul responsable de l'UNEF, ou un seul syndicaliste de gauche qui se soit fait casser la gueule par des militants d'extrême-droite. – Mais ça n'existe pas ! – Mais Marion Maréchal, vous ne pouvez pas dire que c'est dérisoire quand il y a eu des morts ? – Si, je vous dis, c'est statistiquement dérisoire. La violence d'extrême-droite dans notre pays n'existe pas.

La seule violence qui est structurelle, massive, systématique…

6:27
Présentateur

– Mais vous ne niez pas, Marion Maréchal, qu'il y a eu des morts qui sont tombés sous les coups de militants d'ultra-droite.

6:34
Marion Maréchal

– Je ne sais même pas d'où sortent les chiffres de la France insoumise qui ne sont jamais challengés. – Parlons de Clément Mérick. – Parlons de Clément Mérick. – Oui, mais Clément Mérick, absolument, il y a eu Clément Mérick. – Parlons de Clément Mérick, est-ce qu'il y a une comparaison possible avec Quentin ? Excusez-moi, non, Clément Mérick.

6:46
Présentateur

– Clément Mérick, est-il mort sous les coups d'un homme qui était membre de l'ultra-droite ?

6:51
Marion Maréchal

– Il est mort par accident après avoir déclenché une bagarre ? – Non, évidemment, bien sûr qu'il n'y ait pas mort.

6:56
Présentateur

– Mais ce que je veux vous dire, la condamnation, après avoir longtemps dit que c'était par accident, c'est-à-dire en réalité, il n'y a pas eu de domicile volontaire. – On parle de domicile volontaire sur Quentin. – En effet, mais on ne peut pas dire que c'est un accident. – On ne peut pas dire que c'est un accident.

7:09
Marion Maréchal

– Ce n'est pas un homicide volontaire, mais ce n'est pas un accident. – C'est un homicide involontaire, donc il n'y avait pas une intention de donner la mort. – Ça n'est pas un accident. – Et en effet, tout le monde… – Non, mais excusez-moi, je ne suis pas en train de relativiser la mort de Clément Mérick. – Moi, je ne comprends pas.

7:21
Présentateur

– Ça n'enlève rien à la mort de Quentin que de dire qu'il y a eu aussi des morts.

7:28
Marion Maréchal

– Je ne comprends pas. – Si, parce que c'est une manière de relativiser la gravité de la violence d'extrême-gauche.

7:34
Présentateur

– C'est l'inverse, c'est que vous-même vous relativisez.

7:35
Marion Maréchal

– Par rapport aujourd'hui à ce que pourrait représenter la violence de l'extrême-droite. Une fois de plus, je vais le dire, puisque si je devais y avoir le moindre doute, moi je combats la violence politique, d'où qu'elle vienne, quelle qu'elle soit. J'en ai moi-même été victime. J'ai eu une école à Lyon, vous savez, qui s'appelle l'ICEP, qui a été à de multiples reprises dégradée, attaquée, incendiée par de la mouvance antifa, sans que jamais personne ne soit inquiété ou condamné. Je ne vais pas vous dire que je défends la violence politique, évidemment.

Mais ce que je veux vous dire quand même, c'est que cette manière, on va dire, de dire la violence des extrêmes, de manière, on va dire, indifférenciée, sans considérer qu'il y a aujourd'hui une menace qui est plus aiguë, plus présente, plus structurelle, qui est celle de l'extrême-gauche, si, je suis désolée, c'est une manière de relativiser, ça n'enlève rien au fait qu'il puisse y avoir des violences de l'autre côté, mais elles sont, oui, statistiquement.

8:17
Présentateur

Je voudrais d'abord préciser ce que je disais sur Clément Amérique. Ce qui a provoqué, ce qui a entraîné la mort de Clément Amérique, c'est le coup, ça n'est pas ensuite la chute sur le poteau, c'est là-dessus que je voulais être très précise. Par ailleurs, vous dites plus, mais au fond, vous êtes dans le plus, le moins, mais les groupuscules d'ultra-droite doivent-ils, eux aussi, être dissous ?

8:41
Marion Maréchal

Mais s'il y a des violences qui sont avérées, moi, je n'ai pas de débat avec ça, ce que je suis en train de vous dire, simplement, c'est que ne relativisons pas la gravité de la violence d'extrême-gauche, qui est une violence quasi-systématique. Je veux dire, dimanche, imaginez quand même, Apolline de Malheur, moi, dimanche, donc j'étais à la manifestation d'hommage à Quentin, il y avait à mes côtés une députée qui s'appelle Anane Mansouri, députée UDR. Cette députée, avant d'être députée, elle était représentante de l'Uni, elle était adhérente à LR, elle était syndicaliste de droite.

Elle s'est fait, c'est une jeune femme, vous l'avez compris, elle s'est fait casser la gueule par des antifas, elle avait une vidéo, elle avait le visage en sang, vous savez ce qu'ils ont eu, ces coupables, ces criminels ? Eh bien, ils ont été condamnés à des travaux d'intérêt généraux. Voilà. Donc oui, je suis désolée de vous dire qu'il y a une complaisance. Et expliquer aujourd'hui que finalement, la violence d'extrême-gauche, elle n'est pas tellement plus importante que la violence d'ultra-droite, ça n'est pas vrai. Voilà, ça n'est pas revalatibilisé la violence des autres, ça veut simplement dire, regardez la réalité de la face.

9:31
Présentateur

Je vous pose la question également de la dissolution de ces groupes d'ultra-droite. Vous avez à vos côtés Philippe Vardon, qui est désormais le délégué général de votre parti. Il a été le cofondateur de ce qu'on appelait à l'époque le bloc identitaire, qui a été dissous en 2021.

9:50
Marion Maréchal

Je vous le dis, pour le coup, dissous, selon moi, pour des raisons totalement infondées par Gérald Darmanin, parce qu'en l'occurrence, les jeunes identitaires n'ont jamais agressé des gens, n'ont jamais frappé des gens, n'ont jamais encore moins tué des gens. C'était des jeunes qui luttaient par de l'activisme visible, finalement, contre la politique d'immigration. Et c'est d'ailleurs en cela que je condamne parfois les parallèles... Vous vous opposez à la dissolution du bloc identitaire ? Moi, j'étais contre, évidemment, la dissolution des identitaires, parce que là, en l'occurrence, c'était... Marine Le Pen appelle à la dissolution des groupes d'uscule ?

Non, mais elle ne parlait pas des identitaires. Des groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Mais on met tout dans le même sac. Mais excusez-moi, là, le critère, le seul critère qui doit exister, c'est est-ce qu'il y a des appels et des passages à la violence ? S'il y a appels et passages à la violence, il n'y a pas de débat. Les identitaires, c'est encore un autre sujet, ils ont été condamnés pour un délit d'opinion. C'est ça, la réalité, parce qu'ils luttaient contre l'immigration, qu'ils appelaient de plus en plus de jeunes avec eux. Mais peut-on revenir quand même à l'essentiel ?

10:40
Présentateur

Ils ont été dissous par le gouvernement en raison du discours de haine,

10:48
Marion Maréchal

Et qu'ils avaient des caractéristiques de milice privée. De quoi ? C'est totalement faux. Mais bon, ça, c'est les mots du ministre. Oui, très bien, mais Gérald Darmanin, je pense, sur cette affaire, n'a pas été totalement objectif et fondé. Maintenant, de quoi parle-t-on ? Parce qu'une fois de plus, j'aimerais qu'on regarde la réalité. Même dites, je condamne la violence.

11:05
Présentateur

Je l'entends parfaitement. Je vous demande simplement de réagir à un groupe qui a été considéré par le ministère de l'Intérieur comme ayant une manière d'être qui est groupuscule, multan droite, milice,

11:17
Marion Maréchal

incitant à la violence. Apolline de Malherme. Moi, regardons le paysage politique. Parce que moi, je veux bien être aujourd'hui sur le banc des acculés d'une certaine manière, mais au sein du groupe Elphi.

11:26
Présentateur

Non, mais ça m'intéresse de voir que Marine Le Pen appelle à la dissolution de tous ces groupes. Mais elle n'a pas parlé des identitaires, en l'occurrence.

11:30
Marion Maréchal

Je considère que les identitaires ne rentrent pas. On ne peut pas tout le mettre dans le même sac. Ce que je veux vous dire, c'est où se trouve la violence politique aujourd'hui ? Qui a aujourd'hui dans son groupe un député, en l'occurrence Raphaël Arnault, qui a été condamné pour violence en Réunion ? Condamné ? Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce qui s'est passé. Ils se sont mis assis sur un gamin de 18 ans pour le déshabiller. Et regardez s'il n'avait pas d'attitude.

11:48
Présentateur

Le groupe dont il est le cofondateur, la jeune garde, a été condamné, en effet, pour avoir tabassé dans le métro un jeune homme juif.

11:55
Marion Maréchal

Et il a été investi après sa condamnation. Est-ce qu'on peut parler de Sébastien Delogu, député Elphi, lui aussi, qui a lui aussi été condamné pour violence aggravée ? Est-ce qu'on peut parler de Andy Kerbrat, qui lui, pour le coup, a été condamné parce qu'il a acheté de la drogue ? Il a acheté de la drogue à un mineur avec son enveloppe parlementaire. Ça, aujourd'hui, c'est le paysage, le visage de Elphi. Vous ne retrouverez pas d'équivalent dans le camp national. Donc, à un moment donné, regardons quand même la réalité en face, la tolérance de Jean-Luc Mélenchon pour la violence politique, qui, en fait, est une tolérance, disons-le, doctrinale.

12:27
Présentateur

Sur la question du rapport à l'antisémitisme, le site d'Academia Christiania, qui est donc un mouvement traditionnaliste catholique, dont Quentin était proche, j'ai regardé leur vidéo hier soir. Il prône un catholicisme intégral. D'abord, est-ce que vous connaissez ce groupe, Academia Christiania, et est-ce que vous en êtes proche ?

12:53
Marion Maréchal

Je vois qui il est, je n'ai jamais participé à leurs événements. En revanche, je vais vous dire une chose. Je vois bien le petit narratif qui commence à monter, pas de vous, d'ailleurs, à Pauline de Malherbe, mais qui est en fait la technique de défense de l'extrême-gauche, qui consiste à vouloir transformer Quentin de victime en coupable.

13:07
Présentateur

A insinuer de... Ça n'est nullement mon cas, et vous en êtes pas fait pour vous. Je comprends bien, mais vous comprenez bien... Je veux simplement que la rigueur que l'on apporte aux uns, on l'apporte aux autres, et que l'on soit vraiment face à ce qui est de la violence, tristement, assez répandue aujourd'hui.

13:21
Marion Maréchal

Quel est le fil que vous voulez tirer en essayant d'afficher les liaisons que pouvait avoir Quentin ? Moi, je vous le dis, rien ne peut justifier que ce garçon de 23 ans, avec un gazier judiciaire vierge, rappelons-le quand même, ait pu se faire fracasser le crâne à coups de pieds et de poings par terre. Donc moi, je refuse de rentrer dans qui fréquentait Quentin, qui il aimait, qui il aimait pas, c'est pas le sujet. C'était un garçon de 23 ans qui était là pour protéger des militantes de droite, qui d'ailleurs, je le rappelle, on en a un peu parlé, une d'entre elles a été étranglée, l'autre frappée. Frappée, mise à terre et étranglée, ce sont les mots.

Voilà, donc moi, je ne rentrerai pas dans cette espèce de narrative de l'extrême-gauche qui consiste à dire, mais est-ce qu'il n'aurait pas un peu mérité, Quentin, de se faire fracasser la tête par terre ? Vous trouvez qu'il y a cette logique-là ? Ah oui, je considère que quand on commence à essayer d'expliquer, ah oui, mais quand même, les fréquentations de Quentin, et puis les idées de Quentin, finalement, c'était pas Jojo tout ça, et donc il aurait bien mérité de se faire fracasser la tête. Non, je suis désolée, moi, je refuse de rentrer là-dedans.

Rien ne peut justifier qu'un jeune homme de 23 ans au casier judiciaire vierge, une fois de plus, qui était là, de manière innocente, innocente, et bien se soit fait, meurt en fait, dans ces conditions absolument atroces.

14:19
Présentateur

Les choses sont dites et claires, Marion Maréchal. Pour autant, je trouve intéressant aussi de se pencher sur ces groupuscules identitaires. Et encore une fois, j'ai regardé...

14:27
Marion Maréchal

Pour vous, c'est ça le sujet, aujourd'hui ?

14:29
Présentateur

Non, aujourd'hui, on a une garde, c'est pas la mouvement antifa,

14:31
Marion Maréchal

c'est pas LFI, c'est les mouvements identitaires. Ah bah bien sûr que si, j'ai d'ailleurs posé... Donc il y a un jeune homme qui est mort, tué par les antifas, le sujet, c'est les mouvements identitaires, là ? Bah il y a plein de sujets, aujourd'hui. Ah oui, d'accord. Non, pour vous, il n'y a pas plein de sujets. Pour moi, le sujet principal, c'est pas les mouvements identitaires.

14:43
Présentateur

Pour vous, il n'y a pas une question, aujourd'hui, quand un jeune homme de 23 ans a été tué...

14:51
Marion Maréchal

Ah bah non, on va sélectionner le réel, en fait. Le réel, c'est qu'un jeune homme de 23 ans a été tué par des antifas, en fait.

14:56
Présentateur

Pour vous, il y a des groupes qui appellent à la violence, qui doivent évidemment être dissous. Et quand je vous pose la question de l'appartenance et même de la fondation du bloc identitaire par celui dont vous avez fait le secrétaire de l'âme, ce que je veux dire...

15:07
Marion Maréchal

Non, c'est parce que je vous ai répondu, d'ailleurs, sur le mouvement identitaire, sans aucune ambiguïté. Oui, oui, vous avez dit qu'il y en avait certains qui... J'assume parfaitement les propos, mais pas les mots. J'ai dit que la ligne, pour moi, était la violence. Je ne peux pas être plus claire que ça. Maintenant, ce que je veux vous dire, c'est que oui, aujourd'hui, m'interroger sur les groupuscules d'extrême droite, qui ils sont, ce qu'ils font, mes liens avec eux, alors que le sujet, c'est qu'un jeune homme de 23 ans a été tué par des antifas, qu'on est en train de se rendre compte qu'en fait, tout l'état-major de LFI est mouillé, toute l'extrême-gauche française est mouillée.

On découvre qu'à Lyon, excusez-moi, à Lyon, le maire écolo...

15:39
Présentateur

J'ai reçu ce matin un député LFI et hier, j'ai demandé absolument à tout l'organigramme d'LFI de répondre à mes questions, ce qu'ils ont refusé de faire. Je ne remets pas en cause votre travail. Je trouve qu'il est important de poser toutes les questions sur tout votre travail.

15:53
Marion Maréchal

Mais ce que je veux dire maintenant, c'est qu'il y a quand même une réalité qui est celle qu'aujourd'hui, la violence structurelle, elle vient de l'extrême-gauche, qu'une fois de plus, moi j'arrive ce matin, je lis dans la presse, que le maire écolo de Lyon, son adjoint à la sécurité, travaillait de manière structurelle, là encore, avec la jeune garde. Excusez-moi, c'est ça qui devrait nous affairer toute la matinée, parce que la menace, elle est bien ici. Pour vous, il y a une menace, y compris des écolos ? Il y a une menace aujourd'hui dans le fait qu'il y a des liens structurels de l'ensemble de l'extrême-gauche jusqu'au l'écologiste avec cette mouvance antifa.

Oui, de fait, c'est ce qu'on est en train de découvrir. Enfin, moi je ne le découvre pas, excusez-moi. Mais en l'occurrence, ce qui est en train de découvrir l'opinion publique de manière massive. Voilà, et c'est pour ça que je dis que concentrons-nous, me semble-t-il, sur l'essentiel, parce que je considère que c'est justement parce qu'il y a ce relativisme, cette complaisance

16:37
Présentateur

pour vous, l'antisémitisme doit être combattue partout. J'en reviens, pardon, mais je voudrais aller au bout. J'ai évidemment, j'ai donc regardé, parce que c'est important et ça fait partie de notre travail de regarder absolument tout d'un côté la jeune garde, de l'autre effectivement l'ensemble des groupuscules de jeunesse aujourd'hui. Sur le site d'Academia Christiania, il y a des tutos pour expliquer comment se réperse... Comment se... je voudrais vous interroger là-dessus. Ok, mais quel rapport avec Quentin ? Aucun rapport avec Quentin. Aucun rapport, d'accord.

Simplement, je voudrais comprendre aujourd'hui, si vous considérez, parce que lorsque l'on recherche aujourd'hui les liens avec l'antisémitisme, vous vous dites que l'antisémitisme n'est aujourd'hui que d'un côté. Vous l'avez dit, oui ou non ? Ah non, je n'ai pas dit que l'antisémitisme n'était que d'un côté. Non, absolument pas.

17:17
Marion Maréchal

Vous avez la bêtise humaine, la violence... Eh bien, alors du coup, c'est pourquoi je me pose sur cette question. La haine peut venir de partout, ce n'est pas le sujet.

17:24
Présentateur

Il parle de la question de qui aujourd'hui détient le pouvoir. Et ils mettent trois images, Academia Christiania. Patrick Drahi, Georges Soros et Jacques Attali dans l'image dans laquelle il tient la marionnette.

17:36
Marion Maréchal

Oui, d'accord, mais je ne sais même pas de quoi vous me parlez. Excusez-moi, mais vous me parlez d'un truc qui est absolument dérisoire. Il y a un enfant qui... Vous redis que le mot dérisoire, franchement, vous êtes âgé. Excusez-moi, vous me... Non, mais vous avez parlé quand même des morts,

17:46
Présentateur

des morts qui ont été... Excusez-moi, comme si c'était une statistique

17:50
Marion Maréchal

d'Hériline de Malherme. Je suis désolée de vous dire, mais... Non, mais en fait, je comprends pas. En fait, j'arrive, moi, je suis à côté dimanche des amis d'un jeune homme qui a été tué et j'arrive ce matin chez vous et en fait, je suis interrogée sur un poste d'une association que je connais de loin et même de fait, pour aller me faire commenter le fait comme s'il y avait une ambiguïté de mon côté, en fait. Excusez-moi, en fait, c'est pas moi qui suis sur le banc des accusés aujourd'hui. Pas du tout. Moi, j'ai un casier judiciaire. Mais à partir du moment, à partir du moment, Marion Maréchal, où vous dites

18:16
Présentateur

que les morts qui sont tombés sous le coup de militants de l'ultra-droite, c'est dérisoire.

18:22
Marion Maréchal

Non, madame, Apolline de Malherme, moi, j'ai dit qu'il y avait une réalité statistique. Voilà, c'est tout ce que j'ai dit. Évidemment qu'un mort est un mort et que c'est dramatique. Mais ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'essayer de faire une équivalence entre la menace que représenterait des groupuscules d'ultra-droite dans notre pays et la violence d'extrême-gauche, je vous le dis, on peut ne pas être d'accord, Apolline de Malherme. Moi, je considère que c'est un mensonge. On peut parfaitement pas être d'accord, mais sur le mot dérisoire, je voulais que vous ayez l'occasion d'y revenir.

Et on n'aura pas le temps ce matin, mais puisqu'on en est à ce truc-là, j'aurais dû venir avec la liste de toutes les agressions de l'extrême-gauche cette année. Je vous garantis que vous n'auriez pas pu mettre en face l'équivalent en termes de violences d'extrême-droite.

18:56
Présentateur

On fera le travail. Merci, Marion Maréchal, d'avoir répondu à mes questions. Députée européenne, présidente d'Identité, liberté et auteure de Si tu te sens, Le Pen. Il est 8h40 et vous êtes bien sur RMC BFM TV.

Mort de Quentin Deranque, LFI, violence politique...L'interview de Marion Maréchal en intégralité — Marion Maréchal · Pourquijevote