JULIE RECHAGNEUX est l'invitée de BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03ComplaisanteRéponse directe
Bonjour Julie Rochagne, merci d'être avec nous ce matin.
- 0:16OuverteRéponse partielle
Un mot chacun sur cette semaine de violence, de mobilisation lycéenne, mais de violence en marge de cette mobilisation.
- 0:36OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'incendie contre un collège de Metz hier soir est volontaire ?
- 1:56RelanceRéponse partielle
Vous avez l'impression que la gestion du maintien de l'ordre est défaillante ?
- 2:45OuverteRéponse partielle
La question de la gestion du maintien de l'ordre cette semaine, est-ce le pire pour les policiers et gendarmes ?
- 4:40OuverteRéponse partielle
La gestion par le gouvernement de la suite et notamment de ce qui va se passer mardi avec une convergence des luttes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:06InvitéChiffre
« Il y a même la loi de juin 2025 que nous avons fait adopter à l'initiative de Gabriel Attal, qui rend les deux parents civilement responsables, même si l'enfant n'habite qu'avec un des deux. »
- 7:23InvitéChiffre
« Les assureurs peuvent se retourner contre les parents pour leur demander un remboursement jusqu'à 7 500 euros. »
- 8:40InvitéChiffre
« Exactement, et 7 millions d'euros, je pense que c'est au bas mot. »
- 8:46InvitéChiffre
« On se souvient que suite aux émeutes, suite à la mort de Noël en 2023, la facture globale était quasiment de 1 milliard d'euros, dont 200 millions d'euros pour les collectivités. »
- 8:55InvitéChiffre
« Une commune, par exemple, en Île-de-France, qui a environ 20 000 habitants et qui a vu sa prime d'assurance exploser à 2 millions d'euros suite aux émeutes de Noël. »
- 14:12InvitéFait
« L'acte intentionnel est privilégié, très privilégié par les enquêteurs de la police judiciaire de Metz. »
- 17:36InvitéFait
« Il y a plusieurs éléments qui attestent cette hypothèse aujourd'hui. »
Temps de parole
- Présentateur22 %
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- Invité 82 %
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qui se comportent comme des casseurs, comme des voyous.
Bonjour Julie Rochagne, merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes eurodéputé, porte-parole du Rassemblement National. Soyez la bienvenue. En face de vous, Jadza, bonjour. Bonjour. Vous êtes porte-parole de la campagne de Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle. Un mot chacun sur cette semaine de violence, de mobilisation lycéenne, certes, mais de violence en marge de cette mobilisation, notamment de violence contre les établissements scolaires. Peut-être l'incendie contre un collège de Metz hier soir est-il lui aussi volontaire ? On n'en a pas pour l'instant la confirmation.
Et question aussi sur la gestion, naturellement, par le gouvernement, de cette crise, de ces violences urbaines, comme le gouvernement lui-même les qualifie.
On voit des images qui sont absolument terribles depuis des jours sur ces revendications lycéennes qui ont au final dégénéré totalement en émeute. Évidemment, j'aimerais avoir une pensée pour les forces de l'ordre qui sont mobilisées sur ces scènes, sur les proviseurs, sur les professeurs aussi qui ont été nombreux agressés, mais aussi pour les élèves qui, eux, vont être empêchés d'étudier. Parce que vous avez vu que de nombreux lycées vont devoir fermer dans les jours qui viennent. Et donc, on voit que la gestion par l'État de cette crise est tout à fait mauvaise, parce que l'État devrait assurer la continuité du service de l'éducation et les élèves. Que
feriez-vous si vous
étiez aux manettes ? Il faut écouter les lycéens, il faut rassembler les lycéens pour écouter leurs revendications, savoir ce qui ne va pas, ce qu'ils considèrent qui peut être changé. Mais il faut en tout cas sévir sur ces émeutes qui n'ont pas lieu d'être. Si ces
lycéens
considèrent... Ce n
'est
peut-être pas d'aller brûler leurs lycées. Ils ont dit que certains de leurs lycées étaient totalement dégradés.
Vous avez l'impression que la gestion du maintien de
l'ordre est défaillante, notamment depuis le début de la semaine ?
En tout
cas, ce qui est certain, c'est que ce n
'est
pas normal que dans un pays comme le nôtre, on assiste à des scènes aussi violentes et qu'on n'arrive pas à maintenir ces émeutes avec énormément de mineurs. Parce que c
'est
ça aussi le problème. Et d'ailleurs, c'est là où les parents ont une responsabilité.
Et
moi, j'aimerais dire aux parents... Parce qu'on a vu des scènes de parents qui allaient chercher leurs enfants devant les lycées, justement, pour qu'ils ne participent pas à ces émeutes. Eh bien, merci et bravo à ces parents-là et à ceux qui laissent leurs enfants mineurs dégrader leur lycée. Évidemment, il doit y avoir une responsabilité.
Et on rappelle que selon le Code civil, les parents sont solidairement responsables des dommages causés par leurs enfants, notamment leurs enfants mineurs, naturellement. Je vous donne la parole dans quelques instants, Jadzab. Le temps d'accueillir Eric Delbecq. Bonjour. Vous êtes expert en sécurité intérieure, auteur du livre « La trahison des élites, État, entreprise, culture. Pourquoi nos chefs ont-ils déserté ? » Je voudrais quand même vous poser à vous aussi la question de la gestion du maintien de l'ordre cette semaine, un petit peu partout en France. Est-ce que pour les policiers et les gendarmes, c'est le pire, là ?
C
'est un scénario particulièrement complexe qui arrive en ce moment.
Ça fait partie des scénarios qui sont complexes. En fait, pour une raison essentielle, c'est-à-dire qu'ils doivent gérer à la fois des gens qui ne sont pas à l'origine des dégradations, et puis au milieu d'eux, des gens qui sont, et j'y insiste là-dessus,
pour
beaucoup d'entre eux, connus et qui sont lycéens en grande théorie, à peu près comme moi, je suis paysan dans le Larzac. Donc il faut bien comprendre que parmi les gens qui sont à l'origine de ces désordres, vous avez, j'allais dire, une masse de manœuvre, une main-d'œuvre qui sert à beaucoup de choses, y compris pour certains qui sont connus par les forces de l'ordre, déjà pour des petits délits. Donc il faut bien comprendre qu'on a deux populations. Et c'est ça qu'il
y a
de pire pour les policiers et les gendarmes, c'est de devoir faire le tri. Après, sur la question technique du maintien de l'ordre, du rétablissement de l'ordre, il faut savoir que là, vous avez des unités spécialisées, mais vous avez aussi des unités à qui on demande de venir, bien évidemment, gérer la situation, qui ne sont pas forcément spécialistes du MO, du maintien de l'ordre, qui ne sont pas forcément équipés. Vous pouvez voir sur les images que parfois, c'est assez hétérogène. Vous avez des policiers qui ont le casque, toutes les protections nécessaires, d'autres qui ne l'ont pas. Est-ce qu'il
y a
une difficulté technique, enfin, pour eux ? J'ajoute, pour comprendre cette situation du maintien et du rétablissement de l'ordre, que c'est très difficile de sévir contre des gens qui, normalement, pour certains, devraient déjà avoir été l'objet de mesures, pour certains même, d'emprisonnement dans le passé. Donc vous avez une masse disponible qui, la plupart du temps, n'est pas gérée judiciairement ou insuffisamment, et qui est disponible pour toutes les aventures dès qu'une occasion se présente de sévir.
La question désormais, puisque nous sommes samedi et que la semaine prochaine arrive très vite, c'est la suite, la gestion par le gouvernement de la suite et notamment de ce qui va se passer mardi, avec peut-être une sorte de convergence des luttes, parce qu'il n'y
a
pas que les lycéens qui appellent à se mobiliser, voire à manifester, voire à faire grève. Écoutez ce que disait le ministre de l'Éducation hier à la sortie de la Réunion avec les organisations lycéennes.
Pour
mardi, on va évidemment clarifier les choses, j'allais dire, d'ici lundi.
On
va aussi apprendre les choses sereinement. J'espère que les manifestations, les mouvements de mardi seront bien des manifestations qui respecteront les droits des lycéens et donc qui ne seront pas reprises, contaminées, confisquées ou prises en otage
par
des gens qui
n
'ont absolument rien à avec les lycéens
et
qui ont été ce contre-fiche de l'intérêt des lycéens.
Le
gouvernement vous semble-t-il à la hauteur actuellement
?
Écoutez, je pense que c'est toute la classe politique qui doit être à la hauteur dans le moment que nous vivons. Pardon, mais les violences qui ont eu lieu cette semaine, elles viennent masquer les revendications légitimes. Vous voyez bien qu'aujourd'hui, on en fait un sujet de sécurité, de maintien à l'ordre. En réalité, le point de départ, c'est des jeunes qui s'interrogent sur leur avenir, sur la réalisation de la promesse républicaine, sur la capacité à étudier dans des conditions dignes. Et donc, il faut qu'on soit à l'écoute et il faut qu'on sache dire qu'on devrait faire plus, qu'on n
'a
pas fait assez et que cette question-là doit être évidemment
une préoccupation première. Donc, je porte parole d'un candidat
à la présidentielle qui a lui-même été ministre de l'Éducation et dont l'un des credos est « Tu casses,
tu
répares ».
Exactement,
bien
sûr. Mais donc là, il y a la question évidemment des revendications légitimes sur les conditions de scolarité des élèves. Et puis,
il
y a, pardon de le dire et merci de me reposer la question comme ça, la question de la violence qui en fait trahit, trompe les lycéens et il faut le dire de manière très claire, la France insoumise a une responsabilité énorme dans la situation que vivent les lycéens, dans la violence qui est celle qu'on voit aujourd'hui dans le pays.
Et je crois que... Mais avant les vis-à-vis post
-politiques, on entend beaucoup quand même cette question, voire cette interpellation en ce moment, c'est « Où sont les parents ?
»
Il y a cette circulaire du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, demandant au procureur d'être particulièrement ferme. Et cet article du Code civil, qui, je le disais, prévoit que les parents sont responsables des dommages matériels causés par leurs enfants.
Bien sûr.
Et il y a même la loi de juin 2025 que nous avons fait adopter à l'initiative de Gabriel Attal, qui rend les deux parents civilement responsables, même si l'enfant n'habite qu'avec un des deux. Et puis, le fait que, dans le cas où les parents sont reconnus comme étant défaillants, les assureurs peuvent se retourner contre les parents pour leur demander un remboursement jusqu'à 7 500 euros. Donc, nous, nous sommes très clairs pour dire que les parents ont une responsabilité. Pardon aussi, hein. Les mineurs ont une responsabilité. Le temps de la campagne viendra.
Mais nous, sur la justice des mineurs, nous disons que la délinquance a changé de visage et que l'âge ne peut plus être un totem d'immunité. Donc, je redis bien que nous distinguons celles et ceux qui ont des revendications qui sont légitimes, qui sont exprimées dans le cadre de la démocratie lycéenne. Et puis, ceux qui cassent, qui pillent, qui viennent, en fait, créer des pertes de chance parce qu'aller brûler un lycée, je ne
vois
pas en quoi ça redonne des moyens. Nous distinguons bien les deux. Mais là, le moment est à l'apaisement pour qu'on puisse avoir un débat. Et pardon de dire que la semaine prochaine, le projet de loi de finances va être examiné à l'Assemblée. C'est le moment d'avoir un débat. Et donc, il faut que ça puisse se faire dans la sérénité et que tout le monde puisse être entendu.
Votre point de vue là-dessus, au Rassemblement national, alors qu'on va voir les premiers bilans chiffrés, je dirais, du coût des dégradations matérielles dans différentes régions, notamment à l'Île-de-France. Valérie Pécresse, présidente de la région, qui faisait savoir hier que, d'après elle, on en est déjà à 7 millions d'euros de dégâts matériels liés à ces dégradations en marge de la mobilisation lycéenne. Et les millions, ils sont recensés ailleurs aussi, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Pays de la Loire, en Provence-Alpes-Côtes-Azur, etc.
Exactement, et 7 millions d'euros, je pense que c'est au bas mot.
Je
pense que la facture va continuer à augmenter. On se souvient que suite aux émeutes, suite à la mort de Noël en 2023, la facture globale était quasiment de 1 milliard d'euros, dont 200 millions d'euros pour les collectivités. Et les collectivités ont vu ensuite leur prime d'assurance exploser. On a eu une commune, par exemple, en Ile-de-France, qui a environ 20 000 habitants et qui a vu sa prime d'assurance exploser à 2 millions d'euros suite aux émeutes de Noël. Et au final, ce sont les Français qui vont payer, puisque les collectivités qui voient leur prime d'assurance exploser et donc, à la fin, ce sont les Français qui paieront. Donc, il faut évidemment responsabiliser les parents.
Nous sommes pour une action concrète, notamment sur les allocations familiales, lorsque les parents sont défaillants et que les mineurs commettent des délits. Mais il faut aussi, M. Zahab l'a dit, revoir cette excuse de minorité. Il y a aujourd'hui énormément de mineurs qui sont impliqués dans ce type d'émeutes. Et donc, entre 16 ans et 18 ans, il ne faut pas nécessairement mettre cette excuse de minorité. Il faut juger ces mineurs qui se rendent sur ces émeutes de la même manière qu'un majeur.
Loïc, le gouvernement, encore une fois, reste très attentif, même si le week-end pourrait être une forme de parenthèse. Ce n
'est
pas sûr. Le gouvernement reste très attentif à ce qui se passe.
Oui, c'est vrai que la consigne a été donnée par le garde des Sceaux au procureur d'être très ferme dans la réponse pénale à apporter. Mais là,
on
est déjà dans la réponse judiciaire,
en
l'occurrence. Sauf qu'en l'occurrence, il s'agit de gérer l'urgence, d'essayer de faire retomber la température de cette fièvre qui s'est emparée du pays, dans plein d'endroits différents, d'ailleurs, en zone périphérique, en centre-ville, autour des lycées. Et oui, le gouvernement ne sait pas encore combien de temps ça va durer. On ne sait même pas dire aujourd'hui si les établissements qui ont fermé vont rouvrir dès lundi. Surtout, il faut allier à la fois le message de fermeté vis-à-vis de ces violences, mais aussi un message de proportionnalité.
C
'est vraiment le message qui a été passé. Parce qu'on n'a pas affaire à des manifestants lambda. Ce sont des jeunes, parfois mineurs. Les images peuvent être dévastatrices quand on voit des... Priorité au direct.
Donc
prudence.
Loïc
Besson, le recteur
de l'académie de Nancy-Met
sur l'incendie de cette place.
Complètement, la totalité de la responsabilité des locaux est bâtimentaire et technique. Les services vont agir. L'objectif que j'ai fixé
à
l'administration, c'est qu'on réouvre lundi matin.
Qu
'on donne la possibilité à l'éducation nationale de réouvrir lundi matin.
Donc
il faut assumer la sécurité. Donc que tous les bâtiments soient en sécurité.
Que
la sécurité soit assumée également autour des bâtiments qui ne pourront pas être utilisables. Ce qui est le cas des bâtiments qui ont été incendiés.
Et
qu'on regarde également l'ensemble des équipements techniques, donc électriques. Donc les bâtiments qui relèvent également de la technique et de l'information. Donc pour nous, c'est important puisque c'est un outil. L'ensemble de ces infrastructures est complètement testé.
Et
puis nous allons mettre en place également les moyens nécessaires en mobilisant tous les territoires et toutes les équipes. A la fois les équipes qui sont sur les voiries et les équipes qui sont dans les collèges pour amener également des sanitaires.
puisque
là, l'ensemble des sanitaires ont été détruits par l'incendie.
Et
donc c'est également une action qu'on va conduire. Donc tout le monde est mobilisé. Nous organisons une réunion cet après-midi encore certainement vers 16-17h pour faire un point précis.
Et
puis mettre en place les moyens nécessaires pour ouvrir la dix matin aux huit heures.
Il
y
a
un lien entre les manifestations lycéennes qu'il y a
eu à
Metz ces derniers temps où le lien n
'est
pas établi pour l'instant ? Écoutez, ce n
'est
pas à moi de répondre. C'est le maire de Metz qui assume la police de la cité. Moi, j'assume la responsabilité de tout l'environnement scolaire dans les établissements dont j'ai la responsabilité, à savoir les 90 collèges publics. Et je suis aux côtés des collèges privés. Et c'est ce que nous assumons pleinement avec nos personnels. Et on va d'ailleurs rendre attentifs tous nos personnels dans chacun des collèges, puisqu'il y a du personnel départemental dans chacun des collèges. Enfin, il y a une attention très particulière quant à l'utilisation des locaux et à leur proximité.
C
'est des dégâts qui sont d'ampleur ? L'intérieur a été touché ? Qu'est-ce qu'on sait ? Qu'est-ce qu
'on
sait exactement ? Non, alors on a fait un tour. L'intérieur est un peu touché. Il y a surtout les vitres les plus proches du foyer d'incendie. Mais il n'y
a
pas de difficultés particulières parce que c'est un double vitrage. Donc c'est surtout le vitrage extérieur qui a subi. Mais ils vont tous être visités, testés. Et s'il faut remplacer par du parement bois, on le fera. On a des techniciens qui le feront jusqu'à lundi. Donc tout va être complètement sécurisé au niveau du bâti. C
'est le prédisant du département de la Moselle qui vient de s'exprimer au sujet de ce qui s'est passé l'arrière soir, à savoir un collège Boris Karamoff de Metz qui a donc été touché par un incendie. Vous avez des informations exclusives ?
Absolument, c'est une information BFM TV. L'acte intentionnel est privilégié, très privilégié par les enquêteurs de la police judiciaire de Metz. Voilà ce que le procureur de Metz vient de me confier à l'instant. Plusieurs éléments qui attestent de cette hypothèse. Tout d'abord, lorsque les enquêteurs et l'identité judiciaire se sont rendus sur place hier peu après le déclenchement de cet incendie, ils ont découvert le portail du collège ouvert. Alors qu'en temps normal, à 22h30, ce portail est fermé. Le procureur de Metz, David Touvé... Le recteur
de
Nancy Metz s'exprime en direct également. Désolé, Boris.
Là, tout le temps pendant la commission de cet incendie. À travers elle, je voudrais remercier tous nos chefs d'établissement, notamment les proviseurs qui, ces derniers dix jours, ont été au four et au moulin, extrêmement présents et qui ont fait preuve d'un professionnalisme extraordinaire face à des actes, très souvent, d'une grande violence. Je le redis, si les lycéens méritent toute notre attention, ils l'ont. Nous travaillons avec eux. J'ai réuni le conseil académique de la vie lycéenne avec le président de la région, d'ailleurs, propriétaire des locaux que sont les lycées. Nous avons parlé avec eux. La semaine prochaine, nous allons prendre d'autres initiatives de dialogue.
Le ministre va le faire, l'a fait déjà et va le faire. L'idée est de renouer ce dialogue, de sortir d'une espèce de crise paroxystique qui met nos établissements en danger et qui met nos élèves en danger et nos personnels en danger. Je le dis aux parents, discutez avec vos enfants. Les lycéens, encore plus les collégiens, évidemment, ce sont des enfants, encore. Il faut discuter avec eux. Il faut comprendre ce qu'elles et ils souhaitent de façon à pouvoir y répondre au maximum. Le ministre va ouvrir des chantiers, un meilleur remplacement des enseignants, une réflexion sur les rythmes scolaires qui n'aboutira pas tout de suite parce qu'il faut du temps, bien entendu.
Donc, on est à disposition, je ne peux pas mieux dire. Je recevrai d'autres lycéens la semaine prochaine. L'idée est vraiment de parler avec eux et de faire en sorte
que,
d'une certaine manière, les milliers de lycéens qui expriment leur droit imprescriptible à manifester, manifester leur mécontentement, leur désarroi, que ces milliers de lycéens puissent le faire en bon ordre et puissent le faire surtout sans prendre de risques. Et enfin, je salue aussi les forces de l'ordre qui, malgré ce que j'entends ici ou là, ont su faire preuve d'une très grande retenue. Les forces de l'ordre sont aussi souvent des mères et des pères de famille. Et ils savent bien que ce sont nos enfants qui sont dans la rue. C'est bon pour tout le monde. Un juste pour être sûr qu'il n
'y ait
pas de stress, votre nom, votre prénom, votre fonction.
Le
recteur de l'académie de Nantes, il s'exprime donc à l'instant au sujet de ce qui s'est passé hier soir dans un collège de Metz, plus globalement sur les violences et les dégradations volontaires données cette semaine dans le département de la Moselle. Mais revenons-en à cette information BFM TV très importante à l'instant, Boris, que vous nous révélez l'acte intentionnel très privilégié au sujet de ce qui s'est passé hier soir à Metz.
Absolument, et soit la lumière des premiers éléments qui ont été récoltés par les policiers de la PJ de Metz. Il y a plusieurs éléments qui attestent cette hypothèse aujourd'hui. Tout d'abord, lorsque les enquêteurs et l'identité judiciaire se rendent sur les lieux peu après le début de cet incendie, ils découvrent que le portail de l'établissement est tout simplement ouvert, alors qu'en temps normal, à 22h30, ce portail est fermé. Selon les témoignages de plusieurs témoins, le procureur sait qu'il y a plusieurs individus qui ont été vus en train de prendre la fuite peu de temps après le déclenchement de cet incendie.
Tout un tas d'éléments aujourd'hui qui permettent de dire au procureur que l'acte intentionnel est privilégié. En revanche, au sujet de la mobilisation lycéenne, il me dit, je ne confirme ni infirme à ce stade un éventuel lien avec la mobilisation des lycéens. Il faut faire preuve de prudence, ça c'est l'enquête judiciaire qui va devoir le déterminer. Quoi qu'il en soit, aucune interpellation à ce stade suite à cet incendie au collège Rappelé de Metz.
Merci, merci Boris, merci à tous les cinq. Priorité au direct, bien sûr. On y revient dans quelques instants et nous serons dans quelques instants en direct avec le professeur de l'Aciota qui a été aspergé d'essence avant d'être frappé hier en marge de la mobilisation lycéenne. Témoignage très fort. Dans un instant, restez bien avec nous,
à tout de suite. Sous-titrage ST' 501