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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 24 juin 2026 7 minAutoproduit

Ma réaction au vote pour l'autonomie de la Corse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous sommes dans les locaux de la France insoumis à l'Assemblée nationale en compagnie donc de Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Vous avez donc assisté dans les depuis les tribunes au vote sur le projet de loi pour une Corse autonome. Le groupe parlementaire de la France insoumise la voté. Vous vous étiez prononcé publiquement en faveur d'une automie de la Core.

J'imagine que ce soir vous êtes donc satisfaits. Oui et je pense que nous avons vécu un beau moment de notre histoire de France. C'est d'ailleurs pourquoi j'ai voulu le voir depuis la tribune.

Et oui, c'est émouvant parce que j'ai le sentiment qu'on entre, j'espère en tout cas qu'on entre dans une nouvelle étape de notre histoire commune. Et voilà, donc il y a des raisons d'être content. Est-ce que c'est aussi une victoire politique pour la France insoumise ?

Quand on regarde un petit peu arithmétiquement parlant, il y a 70 voies d'avance pour le pour. Le groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, c'est 70 députés. Le vote a ce vote a certainement été déterminant. pense que c'est une victoire aussi politique pour la France insoumise ?

Bah, on peut le dire de toute victoire quand vous avez le résultat que vous avez recherché, c'est une victoire. Mais ce n'est pas cet angle là que je prendrai. Je crois que si on doit l'attribuer à quelqu'un, c'est à Simioni et à ses amis parce que il a fait un travail absolument incroyable avec nous depuis 3 ans euh par l'intermédiaire des des élus autonomistes Corse qui sont là, qui ont joué un grand rôle de contact, de conviction.

Ça joue aussi dans votre cheminement politique personnel. Vous étiez opposé il y a quelques années. Absolument.

Absolument. J'étais complètement contre. Euh euh et puis il y a les faits quand même.

Quand on est un républicain, on est d'abord un démocrate. Et le le la population en Corse vote d'une manière constante majoritairement depuis 2015 en faveur du projet autonomiste qui sommes-nous pour dire non. Et puis comment on dit non ?

On envoie la troupe parce que tous ceux qui s'opposent à cette évolution, qu'est-ce qu'il proposent ? J'ai vu le Rassemblement national dire qu'ils avaient une contreproposition. Ça n'en est pas une.

C'est une espèce de superposition des égoïsmes ethnicistes qu'il proposent. Mais les cores veulent pas de ça, ils veulent d'autres choses. Alors ils inventent.

Ils sont comme nous les les partout où on est. On invente parce qu'on est une nouvelle génération. Et Siméoni a fait un travail extraordinaire de conviction personnelle.

Et si on doit attribuer ce succès à quelqu'un, pour ma part, c'est à lui que je l'attribuerai. Voilà ce qu'on peut en dire ce soir et je souhaite de tout mon cœur le plus grand succès à la suite des événements. Malheureusement, la suite des événements, c'est il y a d'autres obstacles sur la route, sur le processus parlementaire, j'allais dire.

Il y aura le Sénat, c'est la prochaine étape qui est qui est peut-être un petit peu plus conservateur. Les équilibres politiques sont pas les mêmes qu'à l'Assemblée nationale. Vous craignez cette étape du Sénat pour le processus parlementaire de l'autonomie de la Corse ?

Pour l'instant, ce qu'on en sait n'est pas très favorable. Donc bon, le Sénat a sa propre légitimité et manière de voir les choses. Mais pour une assemblée qui se pique de vouloir surtout représenter les territoires, je trouve que ce serait plus conforme à sa vocation d'aider à l'autonomie de la Corse.

Bon alors, apparemment c'est pas ce qui s'apprête à faire. Bon bah on en prendra acte. Sur le la suite du processus.

La France insommise restera malgré tout au côté de des élus insulaires et de ce processus d'autonomie tel qu'il a été voté aujourd'hui par l'Assemblée nationale. Oui, c'est absolument certain. Et si je suis élu président de la République puisque je suis candidat à l'être, et bien ce projet ira à son terme tel qu'il est et nous consulterons, s'il le faut, directement le peuple français tout entier.

Et je suis persuadé que la masse des Français comprend que le geste que posent les autonomistes est un geste qui nous permet de tous sortir par le haut. J'ai dit une fois, monsieur Siméoni, vous êtes bien autonomiste, n'est-ce pas ? Alors, il m'a dit "Oui." Alors, je lui dis "Monsieur, vous avez les mêmes problèmes que moi.

Moi, j'ai le problème de la Corse. Vous vous avez le problème de la France. Dans quelle France voulez-vous vivre ?" Et moi, je lui dis "Avec quelle corse voulons-nous vivre ?" Ben moi, je suis pour vivre avec une Corse et des Corses libres et pas contraint. de faire ce qu'ils n'ont pas envie de faire ou de faire autrement que ce qu'ils voudraient faire.

Il n'y a aucun danger à la démocratie. C'est dans la brutalité et la contrainte que le danger surgit. Si bien que oui, bien sûr et nous la France ne ratera pas l'occasion que les Corse lui proposent.

Dans un an, il y a l'élection présidentielle, vous serez vous serez candidat. Si vous êtes président, est-ce que vous changez quelque chose à ce à ce texte ? Est-ce que vous êtes favorable à un statut de résident, à la cofficialité de la langue par exemple ? me demander d'abord, on sera favorable à ce qui fait euh le l'unanimité ou non pas l'unanimité à ce que voudra euh le mouvement de d'autonomie corse.

Et il y a pas d'obstacle sinon des obstacles de principe. Mais nous sommes d'accord avec les autonomies sur une question fondatrice pour nous. Il y a un principe de non régression sociale, écologique et dans les libertés publiques.

Et je crois à la sincérité absolu de Siméoni et de ses amis sur ces sujets. Je pense que comme nous, ils ne veulent pas que la Corse propose un modèle qui permettrait partout d'en faire chacun à la corde à la carte des droits sociaux différents. Et ça pour nous c'est ce qui nous a lié comme ça à eux parce qu'on s'est dit nous croyons à leur bonne foi et dès lors nous pouvons construire ensemble et on le fera parce que si je suis élu qu'on fera et rien d'autre.

On a vu des députés la France insoumise malgré tout à tirer à Boul Rouge sur une proposition du Rassemblement national de préférence régionale. Ça va un petit peu à l'encontre de certains fondements du nationalisme corse comme la corsisation des emplois. Est-ce que vous y êtes favorable par exemple ?

Bah, si vous permettez, je dis Joker, euh là nous avons un résultat et appuyons-nous sur ce résultat égale pour avancer. Et je ne crois pas que ce résultat a été acquis par la contrainte. Il a été acquis d'une manière assez libre et ouverte et moi je je m'en satisfais.

Je pense que le Front National est venu comme d'habitude jeter du poison, du venin pour mettre en difficulté euh les autonomistes euh pour nuire à monsieur Siméoni et commencer des micmac et des combines euh qui n'amènent nulle part personne. Donc prenons ce qui peut être pris à ce moment puisque cela fait concorde entre nous tous et soyons-en heureux et amenons ça déjà jusqu'au bout. Alors après bon dans une période suivante, bon bien sûr des tas de questions sont à considérer, à regarder, mais moi vous connaissez ma limite, je vous l'ai dit, moi je n'ai rien contre l'autonomie la plus étendue, mais je suis contre les principes qui feraient que l'on soit en Corse, moins républicain, enfin quand même les Corses là-haut, c'est vous qui avez inventé ça à la République.

Donc c'est Pascal Pauli qui était quand même un jacobin. Donc je le sais, j'ai appris mon histoire. Merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon.

Donc le chef de fil de la France insoumise qui est donc satisfait ce soir du de l'adoption de l'Assemblée nationale de ce projet de loi pour l'automie de la Corse et qui souhaite donc bonne chance à l'ensemble des autonomistes et des élus insulaires. M.