En Indre-et-Loire avec Vincent Louault
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Retrouver Mangez voter avec le concours général agricole. Bonjour, vous qui connaissez vos châteaux de la Loire sur le bout des doigts, vous savez qu'on est à Azel Ridau, château magnifique [musique] au bord de l'Indre à quelques kilomètres de la Loire. Donc Indre et Loire, c'est le nom du département qui s'assimile à la Touren que nous allons visiter en compagnie de Vincent Louau, le sénateur du groupe Les indépendants République et territoire.
Il est à la fois agriculteur et vice-président de la commission des affaires économiques du Sénat. D'ailleurs, je crois qu'il m'attend au milieu de ses vaches. [musique] ce sénateur, si vous m'avez amené ici, c'est que vos racines sont [musique] ici et que c'est votre métier agriculteur.
Sénateur, c'est pas votre métier. Ah non, sénateur, c'est pas mon métier. La politique, j'ai commencé sur le tard il y a une dizaine d'années maintenant.
Je veux être un bon sédateur. Donc, j'investis beaucoup de montants, plutôt 95 % de montants sur le Sénat et 5 % de montant sur mon exploitation agricole. Ah oui, moi j'ai toujours vécu ma vie d'agriculteur c'est réallié avec cet élevage de de limousine.
Elle vous aime autant que les mères qui vous éisent. La fidélité est très bovine plus qu'humaine. La fidélité en politique la fidèle en politique c'est un peu plus compliqué.
Donc non, c'est cool. Fa vache. C'est cool.
Tout part d'ici donc famille d'agriculteurs. Votre père sénateur avant vous, agriculteur et sénateur. Mon père a commencé, j'avais 4 ans.
Moi je commence il y a 10 ans. Donc j'avais 43 ans. Moi mon histoire familiale a beaucoup souffert de la politique de mon père.
La famille a explosé. J'aurais toujours voulu à mon père et à ma maman d'avoir sacrifié un peu la famille. la famille à cause de la de la politique.
Donc moi, je m'étais toujours dit jamais la politique. Donc ce choix en fait d'être sénateur après mon père a été un très compliqué. J'ai mis plus de 6 mois à faire ce choix.
Pourquoi ? Parce que passer derrière quelqu'un d'emblématique dans un dans un département, il a fait beaucoup pour son territoire, je ne trouvais pas légitime, même si j'y étais parce que j'avais énormément travaillé sur tout un tas de sujets. Mais en fait, c'est un peu c'est un peu crétin de passer derrière son père.
Ça s'est enchaîné par beaucoup de hasard parce que c'était pas prévu. J'avais vraiment pas prévu ça quand je deviens maire de Sigognet puis euh euh vice-président de ma communauté de commune puis conseiller départemental. Tu imaginez, j'allais voir les maères, ils adoraient tous mon père.
Ah le petit le petit lot. Et puis euh les maires il me disaient euh ceux qui me connaissaient un peu, il me disaient "Non mais attends, on va challenger parce que ça va pas être aussi simple que la continuité." Donc j'ai dû bosser encore plus fort.
Mais en fait moi j'ai un rêve d'enfant, c'est de changer le monde et pour ça il faut aller à Paris. Moi, je me suis beaucoup amusé et j'ai eu beaucoup de plaisir dans mon travail d'agriculteur. J'ai peut-être été au bout de tout ce qui se passait parce que on a quand même pris des chetards changement climatique.
Nous, on sait ce que c'est. On le prend dans la dans la tronche tous les jours le changement climatique. L'impact aussi de la mondialisation, l'agriculture, c'est le seul qui vend ses produits au cours mondial.
Je vends du blé au cours mondial. Vous rendez compte qui est payé au cours mondial en France aujourd'hui ? et aussi ce 1000 feuilles administratif 36000 communes, vous savez c'est pas moderne. 36000 communes, le plus dur pour moi c'est de rester calme en fait dans ce monde parisien d'entre soi de technocratie qui au bout du compte ne comprend pas les le vrai mal-être des de certains français et des et des Français globalement.
On va dire de la ruralité dans son ensemble et pas seulement. Et pas seulement. Et moi toute mon job, ma défense à Paris, je tape, je tape, je tape, tape et je lâcherai jamais rien en fait.
Et quand je suis fatigué, je viens ici, je viens voir mes vaches parce queelle au moins même et je me dis c'est dur la vie politique parce que c'est dur, on mne beaucoup de combat et on a pas beaucoup de victoires. Nous nous rendrons au foyer de Cluni à la fois épad et établissement d'aide par le travail où l'on prend soin autant des pensionnaires que des équipes. Ensuite, nous prendrons soin des chèvres d'Angélique et de Christophe qui produisent le fameux Saint-Emort de Touren à Saint-Mour.
Muni de ce beau fromage, nous irons chercher du pain chez Jérémie Hbert, à la [musique] fois paysan, meier et boulanger bio. Et rien ne s'accordera mieux à cette tartine que le vin de vous vrai [musique] que nous découvrirons chez les foraux au domaine du clonodin. Mais d'abord, direction les serres de Jérôme Tarnier qui nous présente ses beaux légumes et un mode de distribution hors du commun.
Alors là, c'est extraordinaire parce que ici ça sent vraiment la feuille de tomate. Ah bah là ça sent la feuille, ça sent la végétation puis les plantes elles sont en pleine ville sont en pleine croissance, en pleine production puis nous c'est de la pleine terre on travaille dans le sol. C'est ce que je vois.
Zéro phy hein. Tout le monde croit que l'agriculture on fait des traitements, on bombarde par sécurité pour le rendement. Mais personne ça coûte une blinde.
Ça coûte une blinde et dès qu'on peut grâce aux outils à l'intelligence artificielle au modèle de prévision sur les maladies si on peut enlever des traitements mais c'est du bénf tout de suite. Tu enlèves un traitement fongicide sur du blé c'est tout bf. Donc nous en fait, on s'adapte énormément parce que ça nous amuse pas de payer des des phytosanitaires.
D'ailleurs euh si je me souviens bien, vous avez voté pour l'atom les agriculteurs et l'agriculteur que je suis ne peut pas comprendre qu'une molécule, les fameux néonicotinoïdes ou non mais là c'est à mes prises. On est un, c'est le seul qui est autorisé en Europe. Il est autorisé partout en Europe sauf en France.
Dans toute l'Europe, ça a été utilisé avec des sur des cultures qui ont le droit d'être vendu en France. Voilà. Donc il y a quand même il y a quand même un problème.
Là, on a la preuve d'un mec qui fait des légumes, il a enlevé 95 % des pesticides. Enfin, je veux dire seulement si vous lui enlevez l'assurance de ne pas perdre toutes ces tomates et il a plus rien à vendre. [musique] Toute cette installation, on est quand même dans des seres extrêmement modernes avec des enrouleurs pour pour tenir vos plant de tomates.
C'est de l'eau chaude, hein. C'est des chauffag c'est le chauffage. Voilà, c'est le chauffage.
Est-ce que ça a pour but de faire baisser la main d'œuvre et les coups de main d'œuvre notamment ? Non, ça pour but de gagner en précocité d'avoir des tomates avant dans mai juevin. Hm hm.
Et le parapluie qu'on a auudessus de la tête là s'il y a des orages pendant de semaines là mes tomates elles sont pleines de milieu ou un coup de grê sont finies que là je suis assuré là c'est surtout une protection du ciel hein et puis ça gagne des calories donc on gagne des semaines de récolte là on est sur trois ou quatre générations. Tu es la 4e génération on est sur une famille qui connaît son terroir qui connaît ses clients, qui voit aussi l'évolution de la demande des clients parce que faut pas des clients de de m en filles hein. Combien vous avez de surface ici de culture ? 30 30 haectares ouais de maréchage.
Que maréchage 100 %. Ah grosse exploitation 30 hactares de marécha surtout diversifié. C'est un truc de malade que 30 hectares en monoculture c'est beaucoup plus simple.
Ouais c'est sûr. Toutes ces tous ces artisans, tous ces chefs d'entreprise méritent notre respect quoi. Notre respect et notre soutien.
On l'a pas beaucoup et on l'a pas beaucoup. Voilà. Et voyez c'est ça aussi le résultat de tomates.
Non nous client il y a pas de problème mais c'est autour. Oui, c'est ceux qui ont pas croqué dans la tomate, ceux qui nous connaissent pas, ceux que on est des petits quoi. On est des Ah mais c'est incroyable !
Mais il y en a combien des enfin des des casiers de distribution comme ça En légumes, il y en a 100 140, je sais plus. Et il y a pas que des légumes ici. Il y a nos légumes et il y a aussi autre chose.
Jus de fruits. Beaucoup de choses. Beaucoup de choses.
Beaucoup de ch viande. La nouvelle façon de consommer c'est une réalité, c'est des nouveaux consommateurs avant on était que sur le marché. Il y a des gens c'est pas leur truc, ils ont pas le temps, ils veulent pas passer de c'est trop tôt, trop tard, c'est pas le jour machin.
Là c'est toutes les heures. Voilà. 9h 9h le soir 7h le matin et tu fais tu fais tes courses.
Alors on est au foyer de Cluny à Ligueil à 30 km de tour dans le grand sud Touren et on va visiter un exat avec une maison de retraite qui a la particularité d'avoir une cuisine collective intégrée. Ah alors on mange bien ici ? Ah bah là on mange bien.
Super. Bonjour messieurs. Monsieur le sénateur.
Bonjour. Bonjour. Bonjour.
Bonjour. Bienvenue au Fini. Bonjour à tous.
Bonjour. Donc je vous présente Mélanie. Ah, bonjour Mélanie.
Bonjour. Vous avez combien de combien de personnes en brigade ici Mélanie ? On a entre 10 et 12 travailleurs au quotidien avec nous.
Et toute votre brigade, ce sont des gens en situation de handicap. Exactement. Mais à divers niveaux, j'imagine.
À divers niveaux. C'est ça. Donc on adapte les tâches sont distribuées en fonction du niveau de chacun.
Comment est-ce que ça se passe Stéphane ? le rôle des responsables de la cuisine que d'adapter le travail, de le découper en séquence simple et puis après de faire en sorte que la sauce prenne. Ça s'inclut totalement dans la vie économique existante.
Vous travaillez pour des industriels, vous travaillez pour des collectivités, vous vous incorporez totalement dans la vie économique qui est forte en ruralité et c'est là où l'État doit être en soutien pour prendre tout simplement soin de ceux qui sont en difficulté. Et le travail est la meilleure des solutions pour aider les personnes en situation de handicap. Ce que je dites donc ça va pas accrocher, j'espère non hein parce que je vois les oignons là.
Ah oui. Bon euh globalement combien ticket pour un un repas ici ? C'est aux alentours de 3,50 € par repas en coup matière.
En coup matière les produits. Les produits. Voilà c'est ça.
Aujourd'hui on est dans une cuisine où on cultive des légumes, où on utilise les produits locaux. Donc on est dans tout ce qu'on aime de de notre territoire en fait. Comment ça on cultive des légumes ?
Par quoi vous cultivez vous ? Oui, en fait on a une exploitation agricole donc qui est un autre un autre atelier de l'ESSAT hein donc avec des personnes en situation de handicap qui euh produisent des légumes mais aussi des volailles. On peut aller voir, il fait beau en plus.
On en profite avec grand plaisir. Nous sommes arrivés à la ferme de l'association et je vous présente [musique] Zoé de Bonjour Zoé. Bonjour Zoé.
Alors Zoé, elle s'occupe des poulets. Tout à fait entre autres. Oui.
Entre autres. C'est une grosse partie de votre activité ou ? Oui, la ferme est composée de trois ateliers différents.
Donc l'élevage avicole, le maréchage et les céréales. Qu'est-ce que c'est comme race ça ? C'est une race stock.
C'est du counu. Du coup nu. Tout ce qui sort d'ici est distribué vers quel type de consommateur ?
La cuisine centrale d'abord. Voyez ? Voilà.
Ensuite les particuliers. Là, on a une une petite tuerie donc avec un un agrément. Hm hm.
Et mais par contre nous n'abattons que nos volailles. C'est ça. Poulet, géline de touren, pintade et puis quelques chapons pour les fêtes de fin d'année que l'on produit.
Et c'est beaucoup moins lourd que de devoir envoyer parfois à 100 km dans un abattoir des bêtes qui reviennent après au point de départ. Et beaucoup d'abattoirs en France ferment. Toutes les semaines, il y a des fermetures d'abattoir et on perd ce tissu d'aménagement du territoire qui est très important.
Alors nous comme l'abattoire est sur la ferme euh les poulets euh arrivent à l'aboir en 2 minutes maximum. Donc ça ça permet de pas créer de stress euh sur la volaille et ça celui du transport en fait hein et de et du du regroupement du tassement dans des camion dans des caisses et tout ça et euh donc on le voit sur la viande ça change tout. Là, on est dans un système qui est verteux et qui marche et il le prouve depuis 20 ans.
Et vous voyez, certains veulent inventer la poudre tous les jours et nous font des grosses leçon de morale en disant "Monsieur le maire, on va faire une ferme, on va faire des légumes qui vont coûter 10 fois le prix d'un légume." Alors qu'ils n'ont jamais traversé la rue pour aller voir des vrais éleveurs ou des maréchés bio qui sont à quelques kilomètres de leur village. Et il faut aller voir l'environnement dans lequel on vit quand on est un élu. [musique] [musique] Alors là, monsieur le sénateur, on va où ?
Alors là, on va rendre visite à Angélique et Christophe, producteur de Sainte Mort de Touren, fermier AOP AOP [musique] et là, tu es dans le berceau de la tourenne avec ces bons fromages. Prouvez pas que les les chèvreries, ça sent meilleur que les étables en général. Oui, c'est c'est une autre odeur, une autre bestiole.
Bonjour. Bonjour monsieur Angélique. Angélique bonjour Christophe.
Bonjour. Ça va Angélique ? Je note tout de suite en arrivant vous avez deux races ici les Sanon les alpines chamoisées.
La base en Touren il y avait c'était des alpines. Ouais c'est ça. Donc vous vouliez vous conformer un peu à l'habitude locale.
Voilà. Puis j'aime bien pour faire comme les autres. Est-ce que le fait de travailler pour l'AOP, l'appellation d'origine protégée Sainte Moren a changé la donne pour vous ?
Aujourd'hui, ça nous garantit quand même une certaine valeur parce queil y a un cahier des charges à respecter bien sûr. Donc et les gens viennent à Saint-Emort de Touren pour acheter du Saint-Em de Touren. Puis à savoir que on est plus que trois producteurs à Saint-Em de Touren.
Il en disparaît euh la tendance est un tous les 12 18 mois. Un producteur fromagé. C'est des fermes qui disparaissent mais aussi un gros savoir-faire.
Un gros gros savoir-faire et ça c'est bien dommage. Là, tu as des agriculteurs qui ont bientôt quatre métiers quoi. Entre faire pousser les céréales, s'occuper des animaux, l'alimentaire, la traite, la fabrication et la commercialisation.
L'administrative derrière. Alors sans compter sans compter l'administratif, la fatigue morale des agriculteurs lorsque on gagne plus sa vie euh avec un choc sur le prix du lait ou le prix des fromages, c'est très dur à vivre parce que c'est vécu comme une grande injustice. Tu fais plutôt 80h 90 he par semaine et tu te retrouves à tirer le diable par la queue, avoir du mal à élever tes gamins et ça plombe toute la famille.
Faut vraiment que euh nos habitants ils se rendent compte que la valeur de l'alimentation c'est autre chose qu'un acte d'achat quoi. C'est que derrière il y a énormément de main d'œuvre de personnes de contrainte et qui aiment leurs animaux parce que si en plus on parle du bien-être animal et là on voit bien que les chèvres elles sont heureuses, elles sont en train pour certaines en train de bronzer au soleil tout ça demande un peu de respect quoi. Oui, parce qu'il faut dire que on connaît bien le Saint-M qui est donc une bûchette cendrée euh dans lequel on va mettre une paille qui aide à tenir le cahier frais, hein, parce que effectivement comme c'est long, ça a tendance à se péter par le milieu.
Mais cette paille, elle est gravée au nom du producteur producteur, le numéro d'agrément euh et le nom de la structure. Et le nombre de la structure et puis en plus, c'est une paille de segle de ça. C'est tout l'avantage des AOP parce que euh ça protège les producteurs, ça met en valeur un savoir-faire basé sur du lait cru, sur du vrai fromage fermier qui est plus trop à la mode aujourd'hui.
C'est-à-dire que les grosses éteries, les gros faiseurs de fromage, ils disent "Ouais, vous emmerdez avec le lait cru." Et ces éleveurs sont très précieux parce que vous êtes plus que trois à Saint-Port de Touren Bon mal l'équilibre 2 ans nous ça fait 2 ans qu'on va arriver avec des bilans négatifs. Vous produisez combien de fromages par autour de 60000 fromages ? [musique] Mais qu'est-ce qu'on fait là ?
On avait dit il nous faut du pain avec le Saint-Mour. [musique] Qu'est-ce qu'on fait au milieu d'un champ ? Ah ben écoute, tu es pas au milieu d'un champ, tu es à la jonction entre deux parcelles de blé et là je t'emmène chez un paysanier boulanger.
Et là c'est et c'est le même qui fait tout. Bonjour. Bonjour.
Bonjour messieurs. Jérémy. Monsieur le sénateur me disait il fait tout.
On a le temps de tout faire. Je fais que de jours de pain par semaine et exclusivement sur commande. Et ensuite, il y a les activités dans les champs.
Après, en fil rouge de tout ça et ben il y a le moulin et la menerie pour avoir en permanence de la farine pour la production de pain. Mais vous, vous êtes pas paysan de naissance, je veux dire, ni menier ni boulanger. En effet, j'ai travaillé 17 ans dans l'industrie comme ingénieur de production.
Je cultive 63 hectares d'un seul tenant. Ah oui, tout autour de la ferme. Et ça c'est un gain de temps absolument énorme.
On peut aller jeter un œil au moulin mais certainement parce que votre deuxième métier ça m'intéresse aussi. J'ai des questions au menier. Exactement.
Allons-y. Allons-y. Et donc voici le moulin messieurs.
Ah ouais. Ah ben moi je voyais pas ça comme ça. Faut dire que j'avais pas vu les ailes du moulin.
C'est c'est très petit comme moulin. C'est ce que les gens remarquent beaucoup, c'est il est alimenté électriquement. Ouais.
Et donc je vais vous montrer comment il fonctionne. Donc je charge la trémie. Ouais.
Ah oui, ça va, ça va. Le grain arrive entre les deux meules de granite. Il est déroulé.
Ah, c'est des meules en pierre. Ce sont des meules en pierre. Ce qui permet de dire farine à la meule de pierre.
Exactement. Et ensuite, on arrive dans la bluterie. La bluterie, c'est ce très grand ami qui va séparer les éléments de la farine des éléments du son qui va être le déchet qui n'en est pas un de déchet parce que le son, c'est encore plein de fibres et de protéines et on le donne à manger aux animaux. sors la farine, on remet le son et j'ai les platines. [musique] Ouais.
Et voilà. Donc là, il a sa très belle couleur jaune. On a une mi qui va être un petit peu plus dense qu'une boule de blé, mais vous allez pouvoir apprécier les aromatiques.
Ouais, ça sent bon ça. D'un tel produit. Voilà.
Voilà. C'est pas mal. Là, on est appellation Vouvre au clone Odin.
Tiens et ben Philippe, bonjour. Bonjour. Vous allez bien ?
Bonjour Philippe. On est dans une des plus belles appellations de la vallée de la Loire et notamment pour le blanc avec ce sépage Chenin qui est qui est le roi ici. Le rendu sur la Loire, bon, il est exceptionnel.
On a une finesse, un équilibre entre la fraîcheur euh qui est liée à ce sépage et à notre latitude. Alors, c'est un sépage qui demande quand même beaucoup de soin la vigne, sinon le rendu est très moyen. Donc, il demande exigence, précision.
Et quand on voit une vigne comme ça, bon, mon grand-père disait "Bah là, il y a quand même de l'amour à la vigne, elle est bien bichonnée." C'était le terme qu'ils ont employé. Ah pour être nettoyé, il est nettoyé hein, c'est même tiré au cordau.
He j'insiste sans désherborts chimiques. Donc des herbants on n' jamais mis. Euh insecticide on a abandonné sur le millésim 2004 où on est passé à ce qu'on appelle la confusion sexuelle donc qui est utilisé en bio.
Donc c'est les petits diffuseurs que vous voyez là, il y en a un là le marron. Ça diffuse des hormones et ça empêche l'accouplement des papillons et de ce fait ils sont censés ne pas pondre. Philippo, ici en bordelo il y a un sous-sol très calcaire.
On est sur une parcelle cadastrée les perruches donc qui veut bien dire argile acidex. Donc quand on goûte après le vin, on s'aperçoit que l'argile, il a un rôle. Il vous amène la texture délicate, soyeuse du vin et le silex, il va vous ramener la tension, la minéralité et bon cet équilibre entre les deux fait des vins un peu d'excellence.
Un verre de vin, ça doit être le reflet d'un milieu. Bon ben on y va alors. On va aller voir ça.
Mais c'est vrai que j'ai j'ai soif aussi. [musique] Ici on est dans les fameuses caves de Tuffo des bords de la Loire quoi. Ouais.
Puis quand on sait que c'est la famille qui l'a creusé, à chaque fois que je rentre dans cette cave, il y a de l'émotion. Ils ont [musique] commencé le travail dans les années 1918 et ils ont terminé par une rotonde, une pièce ronde dans les années 70. Il y a un autre sujet, moi qui me passionne, c'est le cuivre.
Vous êtes en bio ici hein. Donc le cuivre c'est vraiment un peu le le désinfectant à tout faire contre notamment le milieu dont on parlait antichampignon. Si aujourd'hui on a peut plus mettre de cuivre, il y a plus de culture en bio.
C'est fini. Aujourd'hui c'est interdit. 2026 n'est pas un problème.
Le problème ça être en 2027. Ah mais 2027 on donne un avis où on interdit le cuivre. C'est l'aspirine de la vigne et tuenlèves ça.
Il y a pas de solution pour le Mildu. Si encore on avait une solution. Alors certains disent "Mais si les solutions vont venir mais attendez ça ne se décrète pas." Qu'est-ce qu'il y a dans cette bouteille du coup ?
Alors donc euh bah j'ai choisi euh un demi-se est de 2015. Effectivement il y a du minéral, il y a de la tension mais en même temps toute l'amabilité de ce léger sucre. C'est un vin consensuel, c'est un vin centriste, ça vous ça vous va bien je trouve Vincent ?
Ça va pas mal. Merci beaucoup. J'ai eu envie qu'on termine cette journée en bord de Loire face au château d'Amboise.
On est super bien. Ce qu'on a vu pendant cette journée, c'est en fait dans cette petite France une agriculture qui est multiple, une agriculture qui est belle, une agriculture qui travaille beaucoup, une agriculture qui mérite d'être considérée. Et moi, je suis très fier de mon territoire parce que cette petite France en fait nous donne plein d'espoir sur la capacité des habitants à écrire des partitions qui sont belles et qui sont pleines de valeur que que je défends moi en politique.
Oui, mais Vincent Lou, vous avez la réputation d'être quelqu'un qui a la langue bien pendue, qui ne pratique pas la langue de bois. On l'a vu hein tout au long de cette journée. Est-ce qu'on peut quand même parler aux Français sans leur vendre du rêve ? doit apporter des réponses sonnantes et tribuchantes à nos habitants et arrêter ce mal français de dévitalisation de notre économie par le poids des charges, le poids des normes et le poids des impôts.
Et ça c'est un challenge énorme. On a un super beau pays, on doit être positif, on a des énergies de malade de nos habitants, mais on doit vraiment quitter ce politiquement correct où on ne dit pas les choses. On a parlé avec des vrais gens, avec des vrais des vrais habitants, des vrais On a écouté et on a écouté.
Voilà, tuas tu dis le terme qui est important. Euh l'homme politique qui arrête de parler est quand même un bon homme politique. Le Sénat, c'est une chambre qui donne un destin national à des des hommes et des femmes du terroir.
Et vous vous le rendez un petit peu à vos administrés ? Je suis parti à Paris pour une chose, c'est que le temps politique, on ne décide pas en fait et je serais la petite souris qui va trouver son trou dans la politique parisienne pour essayer de ramener beaucoup de bon sens et beaucoup d'énergie positive. C'est quoi votre rêve ou votre votre vision à 10 ans ? l'efficacité en politique, on sort des idéologies queles qu'elles soient dans t dans tous les excès.
On sort de tous les excès pour être pragmatique et basé sur une chose, la science, les scientifiques qui nous expliquent quand c'est dangereux, on arrête. Quand c'est pas dans tout à fait avéré, on continue, on trouve d'autres solutions, mais on avance étape par étape, marche par marche et on ne met pas nos agriculteurs ou nos industriels et notre population dans des difficultés valables pour le le la loi du plomb, pour le cuivre, pour tout un tas d'exemples et on en a des dizaines dans l'industrie et les utiles de toute cette macroéconomie seront ceux qui consommeront des produits importés à 90 ou 100 %. Merci monsieur le sénateur pour cette belle randonnée en République dans la vallée des Rois.
Je ne sais pas si le bonheur est en Indréoire mais en tout cas ça y ressemble ce soir. Et si vous n'avez pas l'occasion de passer dans le département, au moins vous nous retrouvez sur Publics Sénat ou alors sur la plateforme publicsena.fr.
Manger c'est voté. À très vite. Voilà, vous m'avez coupé [musique] bordel.
Non, je rigole. [rires] Non mais surtout ils ont rien enregistré jusque là, c'est ça ? Ah non, ça ça vous me faites pas répéter.
Incapable de répéter les choses. Moi ça marche pas. C'était manger ses votés avec le concours général agricole.
Vincent Louault