L'édito de Thomas Bonnet : «Nucléaire : Ursula von der Leyen admet une "erreur"»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Fait
« En 2022, l'Allemagne a mis tout son poids pour empêcher que le nucléaire ne soit catégorisé comme une énergie verte. »
- 6:00Chiffre
« 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035. Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. »
- 7:00Fait
« On interdit la vente des véhicules thermiques à l'horizon 2035. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est un raré à coulepa qui nous a été proposé hier. Ursula Vlon a admis que l'abandon de l'énergie nucléaire en Europe était une erreur. Bon oui ça Thomas Abonet vous revenez sur cette prise de parole ce matin.
Oui parce que Romain comme le dit Ladage faut avouer à moitié pardonné mais je ne crois pas que ça s'applique dans cette situation. C'était donc à Paris hier il y avait un sommet sur le nucléaire civil et Ursula Vanerleyen est revenu sur les ratés de Bruxelles concernant le nucléaire. Écoutezla.
Cette réduction de la part du nucléaire découle d'un choix avec le recul. Il s'agissait là d'une erreur stratégique pour l'Europe de tourner le dos à une source fiable et abordable d'électricité à faible émission. Quel appelom, j'allais dire presque même quelle légèreté de la part de la présidente de la Commission européenne à l'entendre.
On dirait presque qu'elle parle d'une erreur de caisse. Sauf que la différence, c'est qu'une caissière, si elle se trompe dans les comptes, elle risque le licenciement. Elle ne va pas parader sur une estrade quelques années plus tard pour dire à quel point elle est désolée.
Madame Vlenion vient nous dire aujourd'hui que les décisions de l'Union européenne d'hier nous ont mis dans le mur et bien ça appelle des conséquences que des responsabilités soient établies. On parle de décisions qui ont provoqué un retard sur le continent et qui ont sûrement provoqué des milliards d'euros de manque à gagner. Imaginez simplement qu'un chef d'entreprise a eu aussi peu de sens stratégique, croyez-moi que le conseil d'administration lui aurait gentiment montré la porte.
Alors sur le fond, vous n'êtes pas convaincu par ces explications. Et pas du tout parce que Ursula Vanon parle, vous l'avez entendu, d'erreur stratégique. Or, il s'agissait d'une politique délibérée, poussée par l'Allemagne.
Berlin ne voulait pas que la France puisse la devancer grâce à son parc nucléaire. C'est donc de manière méthodique que les Allemands ont tout fait pour empêcher le le développement de l'atome en Europe et ce très récemment puisque'en 2022, l'Allemagne a mis tout son poids pour empêcher que le nucléaire ne soit catégorisé comme une énergie verte. Et puis il y a le poids des lobbyes.
En Allemagne, les verrs ont été éclaboussés par un scandale XXL. Des élus auraient dissimulé certains rapports d'experts afin de nuire à la filière nucléaire. En France, rappelez-vous, on a eu aussi Dominique Voinet, ministre écolo, qui avait désobéi au chef du gouvernement de l'époque, Lonel Josm.
Elle aussi, elle voulait favoriser les énergies renouvelables en Europe. Sont des comportements qu'on pourrait assimiler à une forme de trahison et c'est ce qu'on paye encore aujourd'hui. Je note d'ailleurs que dans ce pseudo et à Coulpa de Van Derleon, le nucléaire est encore indissociable des énergies renouvelables.
On peut donc en plus douter de la sincérité de ce revirement bruxellois. En France aussi, Emmanuel Macron tente de faire oublier qu'il avait cédé à la folie antinucléaire. Ah oui, parce que quand on écoute aujourd'hui le chef de l'État, on pourrait presque oublier qu'il a accompagné la fermeture de nos centrales.
Il a en fait poursuivi le mouvement initié par le président Hollande dont il a été ministre. Écoutez ce que disait Emmanuel Macron, c'était le 27 novembre 2018. Concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035.
Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. Alors évidemment depuis Emmanuel Macron a changé d'avis, les archives elles font mal. Il dit ça face à lui, il y a Nicolas Hulot qui était le numéro 2 du gouvernement qui a eu évidemment un rôle de ministre de l'écologie.
Mais tous ces revirements ne sont pas sans conséquence parce que quand l'heure était à l'abandon de l'atome, c'est toute une génération d'ingénieurs en herbe qui n'ont pas choisi cette filière parce que évidemment il y avait des craintes sur l'avenir. Ils sont allés soit s'installer ailleurs dans le monde, soit ils ont choisi d'autres carrières et on risque donc de payer longtemps la folie antinucléaire sur notre continent. Et puis ça pose la question de la capacité de nos dirigeants à anticiper, à avoir une lecture stratégique des événements.
D'ailleurs, c'est la même chose hein, qui est en train de se passer avec les moteurs thermiques. On interdit la vente des véhicules thermiques à l'horizon 2035. conséquence et bien l'industrie automobile s'écroule en Europe.
Là aussi on peut se poser la question de la compétence de nos dirigeants. Donc la question à la fin c'est celle des compétences, je le disais, celle aussi des agendas, parfois plus ou moins dissimulés de la part de ces dirigeants. Le bilan commence à être lourd pour la technructure européenne.
Elle est censée censée nous rendre plus fort. En fait, elle nous rend surtout plus dépendant des puissances étrangères.