Markus Kerber dézingue Bruno Le Maire : "Comment ose-t-il encore prendre la parole ?"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment analysez-vous le manifeste de Bruno Le Maire ?
- 0:43FerméeRéponse directe
Bruno Le Maire a-t-il échoué sur le plan économique ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Faut-il sanctionner les anciens ministres pour leur gestion ?
- 2:50OuverteRéponse partielle
La France a-t-elle bien géré la crise du Covid ?
- 3:53OuverteRéponse directe
Les propositions de Bruno Le Maire sont-elles réalistes ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux de compétitivité en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:24Fait
« On a une autre administration qui est malade, qui autodéfinit l'intérêt général. »
- 7:08Fait
« Bercy est un espèce d'état dans l'État qui contrôle énormément de choses. »
Temps de parole
- ?100 %
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Il est 10h2 sur BFM Business. Nos experts du jour Olivier Luany, Marcus Gererbert et Jean-François Robin. Bruno Lomer a commis un nouveau livre, un manifeste pour donner du grain à moudre pendant la présidentielle. Il l'a dit ce matin chez Pauline de Malerbe sur BFM TV. Il ne sera pas candidat mais il offre ce livre à discussion. C'est ce qu'on va faire ensemble ce matin. Une soixantaine de pages pour une autre France. Ça fait réagir tout le monde sur le plateau. Marcurus Skerbert, vous n'êtes pas un grand fan de Bronolomèire. Écoutez, je je trouve tout à fait remarquable qu'un homme qui a sur un plan politique et gestionnaire aussi raté raté presque tout euh ose encore prendre la parole pour importer pour impacter le débat industriel euh présidentiel. Alors si on regarde les
chiffres, la carrière de monsieur Bruno Lemer est un échec. C'est un échec non seulement pour lui mais également pour la France. La France a presque perdu sa non seulement la dette sa souveraineté financière hein. Voilà c'est une question. Monsieur le maire a sacrifié la souveraineté euh de la France sur l'hôtel de la dette sur l'hôtel de son ignorance. Parce que si on fait les dettes comme l'Allemagne le fait maintenant, les dettes aujourd'hui sont les les taux d'intérêt augmentés et les les le service d'intérêt à à honorer dans l'avenir. Alors donc oui, vous savez c'est la compétition des promesses, c'est une
participation communicative, une concurrence communicative et c'est le défilé des vaniteux hein. Nous sommes en France et et monsieur le maire qui a fait qui a livré des preuves d'incompéten extraordinaire ne veut pas s'abstenir du débat politique parce qu'il veut montrer qu'il est toujours là. Alors la question qui se pose dans une démocratie, est-ce que le comportement de monsieur le maire euh est affranchi de toute punition ? Voulez qu'on fasse voilà alors hein donc il a le droit d'écrire des livres ? Non, je mais le public jugera mais peut-être peut-être faut-il faut-il donner des armes plus musclé à la cour des comptes pour juger le compte vou poursuivre les anciens ministres de
l'économie c'est ça ? Non, je dis pas je pense il faut des sanctions et le vote électoral n'est pas suffisant. Bon alors dans ce qu'il écrit, dans ce qu'il propose, il propose d'augmenter le SMIC. Il dit qu'il va falloir des hausses d'impôts, maintien de la surtaxe d'è, des indexations du barê de l'IR, taxe sur les importations, taxes sur les gafes, participation des plus fortunés à l'effort. Il est pour une taxe notamment sur l'héritage. Est-ce que vous le trouvez Jean-François Robin honnête sur le diagnostic en disant bon, il faut tout changer. Comment vous avez regardé ce manifeste ? Alors moi je partage pas la vie sur ce que sur les expertises de Borun Olbert. Je pense c'est quelqu'un qui a pas été un si mauvais ministre notamment dans une crise inédite comme le Covid he
encore une fois on sort du Covid. Z économist dit qu'elle est le pays qui s'en est qui a le mieux gérer le Covid. C'est la France. Après, là où ça a très très mal tourné, c'est quand évidemment on n'est pas revenu en arrière et qu'on a laissé les dépenses continuer à faut pas oublier les gilets jaunes quand même là, gilets jaunes et cetera. Donc on est on est sur effectivement une vingtaine de points de dette. Bon, Mittero, on avait fait 35, SarkoZi on a fait 15 points de dette supplémentaire. On reste dans un peu l'épur de tout le monde fait de la dette en France. Bruno Lemer, pas moins pas plus que les autres. Voilà, on est on est sur cette dynamique qui est je pense assez transpartisane malheureusement et je partage le fait qu'on aurait pas forcément dû faire autant. Maintenant,
quand on regarde les propositions de Bruner, j'en vois pas beaucoup qui me choquent. Je trouve que même ça manque presque un peu d'ambition puisque de toute façon on sait alors c'était peut-être un programme présidentiel qui ne s'appliquera pas puisque il n'est plus candidat mais je trouve c'est un petit peu quand même euh ça renverse pas la table selon. Ouais bah c'est un petit peu voilà une liste à la préver de de petits trucs. Tout ce qu'il dit je suis pas moi. Il y a rien qui me ch Non non mais il y a rien qui ch si on pouvait faire tout ça et c'est dommage qu'on l'it pas fait d'ailleurs un certain nombre de choses sur la suppression des départements sur la taxation peut-être des politi pareil c'est simplification un peu moins de charge pour les entreprises.
Oui. Non mais en fait la la le débat il est on est tous d'accord sur le diagnostic. Je pense c'est c'est quand même très compliqué de pas être d'accord sur le diagnostic de ce qu'il faudrait faire en France. Il y a le constat qu'on peut faire, c'est que depuis 2024 çaen est encore une illustration. Il y a 55% de l'électorat aujourd'hui qui voi le contraire, qui partagent pas le diagnostic du côté du RN et du côté de les gens raisonnable si je puis dire parce que effectivement l'argent magique d'avoir des solutions d'annulation de la dette ou de faire renégocier l'Europe de refaire les traités bon tout ça c'est des politiques encore une fois comme je disais tout à l'heure de sortir de l'Europe ni plus ni moins. Si c'est ça la solution, on va vers des crises
supplémentaires et on sera dans un moment si on fait Mélenchon 81 qui se transformera en 83 et Renn, on sera dans un moment où on passera du clown italien à Mélonie parce qu'il faudra devenir plus plus raisonnable. Donc on va suivre un peu ces voieslà. Il y a pas de d'argent magique. Bruno Lemer ce qui fait c'est une liste de choses que je trouve plutôt voilà intéressante qui redresserait un petit peu la compétitivité. Tout à l'heure Marcus parlait, il y a une chosequelle je suis d'accord, c'est que le fait que voilà, on a des dépenses sociales sans doute sur lesquelles il faut un petit peu revoir le modèle en entier. français de compétitivité et de mettre les ordres de priorité. Aujourd'hui, on a un vrai sujet de compétitivité prix français et de du financement de notre modèle
social. On peut pas le garder tel qu'il est aujourd'hui. Olivier. Oui, un petit peu le le même point de vue sur le fond. C'estàd si on regarde les propositions, elles sont en trois blocs. Il y a un peu une revue qui va peut-être pas jusqu'au bout du pacte social et ça on sait qu'on en a besoin hein. Euh j'anime un un collectif avec des industriels, des syndicalistes, des fonctionnaires. On va publier un un manifeste prochainement sur comment dessiner un chemin d'une France qui innove produit et en est fier. Et on est arrivé à la conclusion que on avait il y a pas il y a pas de choix, tout le monde est d'accord sur le constat. Il faut qu'on revoit notre modèle social. Les propositions que fait Bruno Lemire font partie des propositions qui existent euh et sur lesquelles il faudra se mettre
d'accord. L'enjeu hein, si je reprends euh les chiffres euh d'Antoine Fouchet, c'est à peu près 300 milliards d'euros à à redistribuer en France, hein. Euh pour l'industrie, on pense que c'est à peu près 20 milliards d'euros. L'idée, c'est gast redistribuer, c'est c'està-dire changer des assiettes fiscales qui sont sur la production, qu'on va passer sur la consommation et mettre moins de choses sur le travail. Exactement. notamment et puis peut-être revoir notre notre système social, notre système de retraite. Grosso modo, le paquet à revoir globalement est de 300 milliards. Pour l'industrie, on pense que c'est de 20 à 30 milliards. Une des propositions qu'on fait, c'est que notre pacte social s'est fondé dans les usines par le conflit social. Pourquoi l'industrie ne
serait pas le premier secteur qui essayerait de réinventer un nouveau pacte social intergénérationnel ? Ça va dans ce sens-là. 2e paquet de proposition sur je dirais l'administration, la haute administration, l' encore des éléments qu'on qu'on connaît hein, il est assez vert sur la haute administration notamment euh j'en j'en ai fait partie, j'y ai des amis, c'est c'est des camarades de bande d'école. Euh oui, on a une autre administration qui est malade, qui autodéfinit l'intérêt général, qui n'est pas assez à l'écoute de la réalité du terrain dans ses diversités. Ça nous fait des aberrations qui partent de bonnes intentions comme la loi sur le zéro artificialisation net et donc là-dessus. Oui. Et là sur le troisème bloc, c'est le bloc sur
l'Europe qui est qui est un peu différent et j'en reviendrai sur ces deux premiers blocs. Moi, j'ai un peu le sentiment et je suis désolé et c'est pas du tout une critique par rapport à l'intelligence de la personne mais mais c'est docteur Jacky et Mister Hide quoi. Quand on a été quasiment 10 ans à Ber connaît l'État français où Bercy est un espèce d'état dans l'État qui contrôle énormément de choses, notamment à cause du poids de la dette, hein. Il y a un vrai levier de Ber sur l'ensemble des politiques par les finances publiques. Bah, on dirait très bien mais que n'avez-vous fait pendant ces 10 dernières années ? Ben, il était pas président de la République. C'estd que le ministre il exécute. Non, c'est pas c'est pas un décisionnaire. Oui, si on veut. Alors, dans ces cas-là,
bah si on n'est pas d'accord, ben il y avait un voilà, il y avait un certain chevement qui avait dit des choses. Voilà. Donc là, c'est le premier. Le dernier point, c'est sur l'Europe et là, OK, faire une fédération à 6 pays, mais vous voyez aller à Bruxelles en proposant ça, mais les notre crédibilité en Europe du fait de notre mauvaise gestion financière rend cette idée même si elle est intéressante, totalement inaudible, nos partenaires vont nous dire "Ah bon, c'est la solution que vous avez trouvé pour mutualiser vos 1000 milliards de dettes supplémentaires." C'est vachement sympa. Revenez quand vous aurez fait un peu de ménage à la maison. Donc euh aussi là aussi il y a une forme d'irréalisme par rapport à notre situation européenne. Je projette là sur la dette ce qu'on
connaît sur la politique européenne. La France donne des leçons de politique européen de politique industrielle pardon à l'Europe. Alors que franchement on est dans une singularité de faiblesse qui nous met pas en situation de le faire. Commençons par faire le ménage à la maison avant de se projeter sur des grandes idées européennes. Ça me semble essentiel. Marcus sur la question des dépenses. Il propose une baisse des dépenses notamment sur les dépenses de santé. veut revoir complètement le système en disant on arrête de rembourser globalement le doliprane et et tout ce qui est petit euh petit médicament entre guillemets et on se concentre uniquement sur les longues maladies. Il y a quand même une autre vision du système quelque chose là qui qui n'a pas été fait
auparavant. Mais écoutez euh comme vous connaissez mon enthousiasme extrêmement freiné pour monsieur le maire, je j'ai j'hésite beaucoup discuter le détail de ces propositions parce que ben parce que oui, parce que il y a presque aucun secteur où la réforme est aussi difficile dans le secteur de la santé, hein, parce que la santé pour l'individu, c'est tout. Alors, et les gens n'aiment pas voir des économies faites dans ce secteur là. Euh je je pense les propositions de de monsieur le maire ont surtout une finalité, hein, euh une seule finalité, montrer qu'il est toujours là et qu'il n'est pas plutôt effacé par sa carrière
euh dont je vous ai déjà dit que je la trouve peu convaincante. Euh monsieur a mentionné les les milliards de dettes supplémentaires. Mais vous auriez fait quoi ? parce que sur les 150 milliards de déficit, il faut bien si monsieur le maire a une mission historique, c'est de montrer à la France comment on peut sortir de ce c de sacre de l'endettement qu'il a créé lui-même. Parce que c'est vachement difficile. C'est très facile de faire de la de la dette. s et de dire écoutez ça ça arrange beaucoup de choses. C'est la la dette tentation des démocraties hein. La grande tentation des démocraties et des politiciens démagogues parce que avec la dette on peut dépenser avec la dépense
on peut se faire réir. Alors montrer à la France aux Français et aux Français comment on peut retrouver la souveraineté financière tout entière. C'est d'ailleurs un moyen de montrer le manque de sérieux du côté de certains candidats de gauche ou de droite de tout de tout bord politique. Ça c'est la question la la question de la souveraineté. Souveraineté est importante en France notamment parce que la souveraineté est sacrée et comme Rousseau le dit elle est inalénable. Mais euh la politique d'nettement qui a été menée par euh monsieur le maire sous la direction d'un président euh que je renonce à qualifier euh est irresponsable. Et maintenant, c'est aux Françaises et aux Français de remonter
euh de de surmonter euh les difficultés de désendettement. Alors, secteur de la santé, c'est le secteur le plus difficile. Alors, dire maintenant, il faut plus payer ou rembourser le dosiprint, vous savez madame euh euh c'est c'est un c'est une petitesse, hein. C'est c'est pas c'est pas comme ça qu'on réforme le problème. Il faut à mon avis attaquer l'assurance chômage. Et c'est sur ce plan là où les la situation sur le marché de travail n'est plus adaptée à la la sécurité de de à la sécurité sociale. Je vous donne un exemple. On a un chômage qui remonte là un peu hein. Alors cert il va y avoir les effets démographiques et tout mais c'est quel chômage ? Vous savez il y a tellement de boulots de petits boulots
que les gens ne veulent plus faire hein. Alors je vous donne un exemple de du pays que je connais un peu mieux. Il y a beaucoup de restaurants, beaucoup de brassères en Allemagne notamment en campagne qui ferme tout simplement parce qu'il ne trouve plus de gens pour ni pour la cuisine ni comme garçon. Alors vous avez un tout petit peu ce problème en France également alors que la France c'est le pays de la gastronomie. Ainsi y a quelque chose qui fonctionne bien en français à partir à partir de l'armée la cuisine française. Alors donc nous avons un système sécuritaire en la en matière qui n'est plus du tout adapté. à ce qui devrait être un marché de travail. Alors, nous devrions américaniser très
rapidement les conditions là. Autrement, on ne résout ni les problèmes de nos entreprises des du petit commerce, de la des restaurateur, c'està dire ce qu'on appelle euh qu'on appelait les petits boulots, ni euh je dirais la satisfaction sociale. gérant le chômage.
Bruno Le Maire