Nicolas Dupont-Aignan dans Ecorama: " Macron est le visage d'un système avarié"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse partielle
François Fillon a amendé son projet sur la santé. Qu'en pensez-vous ?
- 0:48RelanceRéponse directe
Ce rétro-pédalage vous satisfait-il ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Et les deux gouvernements de droite ont fait quoi ?
- 1:44RelanceRéponse directe
François Fillon garde l'objectif de rigueur absolue. C'est un non-sens ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Quelle hausse des dépenses de santé proposez-vous ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Y a-t-il des économies à faire dans le système de santé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58Invité politiqueChiffre
« Je pense qu'il faut 2,5 à 3% de hausse par an si on veut soigner les Français. »
- 2:26Invité politiqueChiffre
« Les États-Unis, 17%. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« Il compense par la réduction de 500 000 fonctionnaires d'un coup. »
- 9:04Invité politiquePromesse
« Je demande à chaque personne au RSA de travailler une journée par semaine. »
- 10:00Invité politiqueChiffre
« Vous donnez 21 milliards à l'Union européenne. Vous recevez 13, dont la PAC. Et en plus, ça nous coûte 8. »
- 10:29Invité politiqueChiffre
« 100 euros de plus par mois pour 6 millions de retraités. »
- 14:00Invité politiqueChiffre
« J'ai fait 1 million de voix au régional, autant que le Front de Gauche et les Verts. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan75 %
- Présentateur14 %
- ?10 %
≈ 66,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et
votre invité aujourd'hui en direct sur Boursorama,
c
'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour, monsieur. Merci d'être là avec nous, présidente de Boulas-France, candidat à la prochaine présidentielle, député maire d'Hier.
On
est complet. Vous
avez
vu, François Fillon, il s'est fendu d'une tribune, au musée Figaro, quand même. Figaro
.fr, vous avez
vu.
Qu
'est
-ce
qu'il nous dit ? Il amende, en gros, on va résumer, il amende fortement son projet sur la santé. Il a été accusé par vous et par d'autres aussi de vouloir privatiser l'assurance maladie. Là, il nous dit quoi ? La Sécu continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui. Il veut même que les soins dentaires et les soins en optique soient améliorés, soient mieux remboursés.
Ce
rétro-pédalage vous satisfait ? Non, ce n'est pas
un
rétro-pédalage.
Ça reste très ambigu. Et je vais vous dire pourquoi.
D
'abord, moi, je ne suis pas pour laisser exploser le déficit de la sécurité sociale, qu'on soit clair. Mais François Fillon dit
qu
'on va faire 20 milliards d'économies sur la sécurité sociale. Cela veut dire une croissance des dépenses, soyons très précis, de 1,75%. C'est ce qu'a fait à peu près le gouvernement socialiste d'ailleurs depuis 5 ans. C'est ce qu'avait fait François Fillon comme Premier ministre avant. Dans un pays qui vieillit,
avec
les problèmes de santé que ça pose, 1,75% et avec une population qui croit, cela fait que le système craque de partout.
Et les
deux gouvernements de droite, Fillon, puis socialiste, ont fait quoi ? Ils ont déremboursé et transféré vers des mutuelles une partie de la charge.
À
partir de là, François Fillon nous dit que
je
ne
vais
plus faire la grande révolution, de privatiser une partie, mais je garde l'objectif de rigueur absolue.
C
'est un non-sens. Parce que de toute façon,
il
faut prévoir ce que je prévois dans mon programme présidentiel. Il y
a
un interview dans le quotidien du médecin demain que j'ai fait. Je pense qu'il faut 2,5 à 3% de hausse par an si on veut soigner les Français. En revanche, ma théorie,
c
'est qu'il ne faut surtout pas faire jouer les complémentaires qui coûtent cher, 20%.
Il
ne faut surtout pas privatiser le système par des assurances qui coûtent cher. Je vous rappelle, et j'insiste là-dessus, la France consacre comme l'Allemagne, 11% de sa richesse nationale, 11,5 exactement, à la santé. Les États-Unis, 17%. Ce n'est pas parce que vous transférez des complémentaires qui ont des frais
de gestion
très élevés, trois fois celui
de la sécurité sociale. Les
chiffres sont justes.
Oui, j'ai travaillé mon dossier. Je vois ça. Je le connais. En revanche, il y
a
des économies à faire
vis
-à-vis de
l
'industrie pharmaceutique sur du gaspillage de médicaments, sur l'organisation de
l
'hôpital, sur la réhabilitation de la médecine de ville.
Et
c'est là où j'ai un projet santé différent qui vise, d'une part, à réorganiser le système, mais pas à le privatiser. Et deuxièmement, à apporter les recettes. D'où l'importance de relocaliser des emplois en France. Car l'enjeu, ce n
'est
pas de faire diminuer les dépenses.
On
va devoir soigner les personnes âgées. L'enjeu, c'est de recréer de l'emploi en France, de la compétitivité, pour qu'on relocalise un million d'emplois qui portent notre système social. Sinon,
des affaires comme
Fillon, vous en aurez tous les jours. Je fais un pas en avant, un pas en arrière,
je ne sais pas.
Justement, cette marche arrière de François
Fillon, un petit peu quand même, c'est perçu comme tel. Est-ce que ça ne prouve
pas qu'il n
'est
peut-être pas le réformateur qu'il prétend être et qu'il prétend incarner ? Ça prouve qu'il prend le
problème de la réforme par le petit bout de la lorniette et que cela ne peut aboutir qu'à l'échec. En fait, et pourquoi je suis candidat ? Parce que les gens pourraient dire que François Fillon est un homme honnête, tant mieux. Pourquoi Dupont-Aignan se présente ? On va être franc. Mais il est honnête. Oui, c'est ce que je vous le dis. Les gens qui disent...
Je trouve ça
positif. Oui, je trouve ça positif. En revanche, j
'ai
un désaccord de fond.
C
'est que François Fillon fera exactement la même politique économique
que
François Fillon, premier ministre de Sarkozy, ou que Manuel Valls, premier ministre de Hollande, parce qu'ils n'ont pas compris
que
pour régler la réforme, c'est-à-dire par exemple baisser le poids de la dépense publique en France, rationaliser nos dépenses,
redonner du
dynamisme... On est tous d'accord. Tout le monde est d'accord. Quand il veut
faire... Attendez, attendez la suite.
Pour faire ça, on est tous d'accord sur l'objectif.
Si
vous faites une politique malthusienne,
où
vous augmentez la TVA, cassez la croissance, vous supprimez la récompense du travail en supprimant les heures supplémentaires, puisque faire sauter les 35 heures jusqu'à 48 heures, c'est supprimer la récompense du travail. Si vous cassez l'économie, ça veut dire... Si vous surchargez de fiscalité encore l'économie, ça veut dire
quoi ?
Non, pas l'économie. Il veut baisser massivement
les
impôts sur les entreprises. Oui, mais il
compense par la hausse de la TVA.
Absolument.
Il compense par la réduction de 500 000 fonctionnaires d'un coup. C'est une folie. Ça n'a jamais marché, cette déflation. Ça n'a pas marché en Grèce. Ça n'a pas marché en Espagne. Moi, je regarde ce qui s'est fait ailleurs, aux États-Unis, en Angleterre. Cameron a réduit la part du public, mais d'abord, il a relancé l'économie privée. Il a dévalué. Il a baissé massivement les impôts sur les entreprises britanniques. Obama a dévalué, a massivement aidé les entreprises américaines. Et c'est pourquoi j
'ai
un programme différent économique qui vise à diviser par deux
l
'impôt sur les sociétés
pour
les bénéfices réinvestis en France. Je veux un super bonus fiscal pour les PME qui produisent en France, qui recrutent en France.
On sera combien alors
? On passerait de 33 à un tiers ?
De moitié.
On diviserait par deux, mais uniquement.
C
'est l'anticiel.
Pour les PME ? Non,
pour toutes les entreprises qui investissent en France. Ce n
'est
pas une usine à gaz, ça, pour revérer ? Au contraire, c'est très simple.
C
'est très simple. Vous investissez en France. Vous avez un bonus.
Qu
'est-ce qu'a fait Hollande ? Et pourquoi ça n
'a
pas marché, Hollande
? Il
a quand même baissé de 40 milliards les charges. C'était un crédit d'impôt. Oui, d'abord, mais pas seulement. Il a baissé sur tout le monde. Est-ce que vous trouvez normal que la grande distribution ne va pas délocaliser ses magasins ? La Poste. La banque postale. Est-ce que vous ne croyez pas que les baisses de charges doivent être ciblées sur ceux qui font le choix d'investir en France ? Car le rôle d'une baisse de charges... Mais la Poste est investie en France. Oui, enfin, le rôle d'une baisse
de charges. Elle ne va pas investir. La grande
distribution ne va pas déplacer le magasin de ma ville en Chine par plaisir. Elle a besoin de clients en France. Moi, ce que je crois, c'est qu'il faut combler l'écart de compétitivité
quand
un chef d'entreprise décide d'implanter une usine. Si vous baissez les charges, quelle que soit l'action du chef d'entreprise, il va prendre la baisse de charges en France et il va implanter son usine en Slovaquie. Moi, je veux que le chef d'entreprise vertueux qui va investir
en France, il ait un bonus. Qui fait ça ? À
l'étranger, ça existe, ça, de
faire
conditionner
comme ça ? Oui, et bien, les États
américains, c'est
un
économiste qui m
'a
dit qu'il
y a
certains États américains. Et vous savez que ça existe aussi
?
Non, dites pas. En Corse.
Il
y
a
un crédit d'impôt, quand vous investissez en Corse, qui est spécifique pour la Corse. C'est une survivance, à mon avis, d'un... Peut-être, qu'importe. Mais moi, je veux qu'on relocalise un million d'emplois. On relocalisera un million d'emplois quand les chefs d'entreprise, quand ils feront leur calcul d'investissement pour une usine, pour un centre de recherche. Ça a bien marché, le crédit d'impôt recherche. En fait, je modélise ce qui a bien marché avec le crédit d'impôt recherche, qui a permis aux entreprises, par effet d'aubaine, mais ils ont investi des chercheurs en France. Très bien. Pourquoi on ne
fait
pas la même chose pour l'investissement, les usines, tous ceux qui vont décider de choisir la France ? C'est là où vous verrez que la machine repartira et qu'on pourra porter les 2,5% d'augmentation de dépenses sociales pour soigner nos concitoyens.
Quelques propositions, Nicolas Dupont-Aignan, qui sont dans le débat public. Toucher le chômage quand on démissionne, pour ou contre ? Contre. Contre. Là où tu pourras d'achat ? Oui. Via les baisses de cotisations. C'est moi
qui l
'ai
inventé.
Via les baisses de cotisations. M. Macron me l'a repris.
Il me voit venir.
Attendez, attendez. Patouche aux 35 heures. Non, attendez, attendez. Remboursement de tous les soins. Attendez, attendez. Vous pouvez vous y retrouver quand même. Attendez.
Non, deux choses. Pas du tout. Pas du Dupont-Aignan ? Non. Macroniste. Pas du tout.
J
'imagine les titres. Pas du tout. Parce que M. Macron, à ma différence, moi je baisse de 40 milliards les charges salariales. Charges salariales,
oui.
C'est-à-dire la différence entre le brut et le net sur votre feuille de paix. C'est-à-dire je le baisse d'un tiers.
D
'accord ? 40 milliards. Mais je ne le finance pas. Ça fait 10% de pouvoir d'achat en plus sur 5 ans.
Il le finance par une hausse de CSG payée
par ceux qui ont du
capital
et par des retraités.
Non,
non.
Les retraités qui sont déjà assassinés. Pas
tous.
Pas tous. Si. Non, il a dit pas tous. Mais il ne peut pas. Il va avoir une baisse mineure. Parce que la différence entre M. Macron et moi, c'est que lui, c'est un tour de magie. Vous n'entendez que la première, vous n'entendez pas la deuxième. C'est-à-dire la deuxième, c'est hausse de CSG. Les revenus du capital sont
déjà
surtaxés.
Et
on le sait avec les dégâts. Deuxièmement, les retraités sont déjà massacrés. Donc, moi, je baisse les charges salariales. Mais je le finance par la lutte contre la grande faute fiscale, c'est-à-dire les 20 milliards de fraude à la TVA.
C'est un certain. C'est un certain. Si, c'est
certain.
J
'ai fait un travail là-dessus. Je vous renvoie à mon rapport parlementaire et on peut le faire. Des pays l'ont fait, la Belgique et d'autres. Et deuxièmement, je le finance par la lutte contre l'assistanat et les abus de l'assistanat. C'est-à-dire que moi, je demande à chaque personne au RSA de travailler une journée par semaine. Je demande, je mets fin au trafic des cartes vitales et je réduis les prestations sociales aux étrangers qui, tant qu'ils n'auront pas cotisé 5 ans
en
France, ne pourront pas bénéficier des aides
sociales. Et on
arrive sous ça, mais vous t'avouez,
à 40 milliards. On arrive à 40
milliards, oui. Et j'ajoute que ma solution
a un effet de relance.
Vous
êtes aussi
le candidat du travail. Oui, à un effet de relance. Pourquoi
?
Parce que si vous augmentez la CSG pour payer la baisse de charges salariales,
vous
n'aurez aucune relance. Tandis que moi, je relance l'activité parce que je vais chercher l'argent ailleurs. Autre point, j'augmente le pouvoir d'achat des retraités
en
récupérant
les 8 milliards de l'Union
européenne. Mais ça, personne n
'en parle. C'est possible.
Les Echos, d'ailleurs, a travaillé en disant aujourd
'hui,
c'est possible de le faire. Après, ça remet complètement en cause
le principe de solidarité en Europe.
Est-ce que vous trouvez normal ? Puis la PAC, après, on n'aura plus l'argent de la PAC.
Non,
on l'a. Attendez, je reprends.
Vous
donnez 21 milliards à l'Union européenne. Vous recevez 13, dont la PAC. Et en plus, ça nous coûte 8. Est-ce que vous trouvez normal ? Le principe de solidarité. Oui. Sauf que la solidarité à la chute du mur de Berlin, oui. 30 ans après. Attendez, 30 ans après. Est-ce que vous trouvez normal que je subventionne l'implantation des usines françaises
dans
les pays de l'Est
?
Est-ce que vous trouvez normal que l'argent des Français permette de délocaliser les emplois des Français
? Non.
Et ces 8 milliards, je les récupère, je les donne aux petits retraités. 100 euros de plus par mois pour 6 millions de retraités. Et ça, ce
n
'est pas de l'argent qui va s'investir à l'étranger. C'est de l'argent qui va revenir dans la consommation locale. Ce que je veux faire comprendre,
c
'est que le désaccord que j'ai avec Fillon, Macron et les autres, c'est qu'il continue une politique qui a échoué depuis 20 ans. Il faut relancer l'économie, la production en France et le pouvoir d
'achat. Il y
a
la même idée de baisser les impôts mais pas financer pareil. C'est bien l'idée de baisser les cotisations sociales mais pas financer de
la
même façon.
Non, mais si vous le financez en prenant de l'argent qu'il y a déjà en France, vous ne créez pas de pouvoir d'achat supplémentaire. Mais sur la fraude, on a trouvé sur la fraude après.
La
fraude et les 8 milliards de l'Union Européenne qui partent financer nos concurrents. Ce que je veux vous expliquer, c'est que si on n'a pas un coup de fouet à la relance économique, on n'y arrivera pas. J'ai vu un chef d'entreprise récemment, il m'a dit, vous êtes sympas tous avec vos baisses de charges. Mais je n
'ai
pas de clients. Donc je n'investis pas en fonction des baisses de charges, j'investis en fonction de la consommation.
Donc
il faut
baisser les charges et il faut
relancer l'économie.
C'est un point fondamental. Qui t'a laissé
filer le déficit
budgétaire et s'asseoir sur nos promesses européennes ?
Oui, je l'assume. M. Cameron a été jusqu'à 5% de déficit. En
quelle année
? Il y a 3-4 ans. C'était la crise
?
Non, c
'est qu'il
a relancé l'économie. M. Obama s'est assis sur le déficit. Vous croyez que la Chine s'occupe du déficit ? Elle est en train de racheter le monde
en finançant. Elle n'en a pas. Et on a accepté qu'elle soit... Vous savez à combien il est le niveau
déficit ? Ah, il me parle de la Chine. Vous savez combien il est le déficit chinois
public
?
C'est eux qui financent avec leur trésor public
les entreprises. Il est à 2%,
2,5%. Mais ça n'a
aucun sens. Donc ce n'est pas un sujet
pour eux. Ce n
'est
pas le problème. Ça n'a aucun sens. Tout est subventionné. Et on accepte, l'Union européenne
vient
d'accepter dans l'indifférence générale,
que
la Chine soit considérée comme une économie de marché, tout en disant l'inverse. Si. Alors j'ai
loupé un
épisode. Vous avez loupé l
'interview de Mme Malmström, commissaire dans Le Figaro.
Vous
l'avez loupé. C'était extraordinaire. Le Figaro titre, l'Europe résiste. Je lis l'interview, je me dis, ah enfin l'Europe résiste. J'ouvre le journal et je vois Mme Malmström qui dit, nous n'allons pas...
Commissaire qui est la commissaire européenne. Nous n
'allons pas reconnaître formellement, extraordinaire,
attendez la suite. On ne reconnaît
pas le statut d'économie de marché à
la Chine.
Formellement, non. Attendez la suite de la phrase.
Mais, de
fait,
le
délai est passé et la Chine a le statut. Ça veut dire qu'on est en train de tromper les opinions.
Et
que par un tour de magie de communication, en vérité, à compter du 12 décembre, on a accepté que la Chine, qui subventionne massivement toutes ces industries, continue à racheter le monde sans respecter les règles de la libre concurrence.
Donc, on aura plus de mal à taxer leurs produits, à l'importation,
on
aura plus de mal à... Eh
bien, moi, je veux changer ça. J'en ai assez de ces hommes politiques qui ne servent à rien. TAFTA, il est en négociation. Le CETA,
ils l'ont accepté. Le CETA, ils l'ont accepté. Le CETA, ils
l'ont accepté en douce à Bruxelles. Le statut d'économie de marché, ils viennent de l'accepter sans avoir l'air. Et on continue, nous, Français, à voir les emplois partir ? Nos entreprises rachetées
? Juste
un petit mot.
Il
faut se protéger et en même temps passer à l'offensive en baissant nos charges. C'est une politique de
relance.
Bon, un mot, quand on finit sur pour clore Macron, il était inconnu, c'est vrai, des Français il y a deux ans. Aujourd'hui, il a 15% dans les sondages à la présidentielle.
Il
a réuni entre 12 000, c'est tangible, entre 12 000 et 15 000 personnes lors de sa dernière réunion à Paris ce week-end. Vous admettez qu'il y
a
comme une dynamique de son
mouvement,
qui
est né il y a six mois. Vous
étiez en... Pardon de faire le parallèle, mais vous étiez la semaine dernière en meeting. Il y avait 1 000 personnes. Oui, attendez, j'assume. Je vais
vous dire pourquoi.
Moi,
il
y avait 1 000 personnes et pas 12 000.
Je vais vous dire pourquoi. Parce que moi, je n'ai pas levé 3 millions d'euros en allant à New York ou à Londres. Et mes comptes sont publics.
C
'est une énorme différence. Et moi, mon meeting, il était par Internet avec toute la province. Et il y
a
peut-être une différence, c'est que j'ai fait 1 million de voix au régional, autant que le Front de Gauche et les Verts. Et M. Macron ne
s
'est jamais présenté à une élection. Alors, moi, les bulles médiatiques
liées
à des soutiens oligarchiques
et
financiers suspects, j'attends de voir. Et je dis aux Français... La
formule est un
peu absconce, pardon.
Elle
n
'est pas absconce. Elle est très claire. Je dis que M.
Macron est la créature
de l'argent.
Et
la créature d'intérêts
qui
ont besoin d'un visage plus souriant, plus jeune, pour faire passer une pilule encore plus amère. Et moi, je dis aux Français, méfiez-vous. Méfiez-vous parce que c'est l'homme de l'argent roi, de la banque Rothschild. C'est l'homme des banques et des intérêts. Et c'est pourquoi on lui ouvre tant les médias. Et
attendez
de voir la suite. Les Français ne sont pas dupes. Et quand ils vont voir la réalité du programme... Parce que, par exemple, M. Macron dit... Ça paraît moderne.
Il
dit... Oui, quand on est jeune, on doit travailler plus. Ça veut dire quoi ? C'est le SMIC jaune, c'est-à-dire le SMIC au rabais, la fin du SMIC. M. Macron, il dit qu
'il
faut libérer, libérer.
Mais ce n'est pas préférable, justement, de ne pas avoir d'emploi, si c'est un marche-pied, si c'est
un sas ? Non,
non.
Ça, c'est du pipeau. Moi, je veux une relance économique qui offre des emplois. Et on peut le faire. M. Macron, c'est lui...
La
précarité,
le problème, c'est quand on y reste.
C'est lui qui a été ministre de l'économie.
de
M. Hollande. C'est une image sur papier glacé. Il ne
s
'est jamais fait confronter aux électeurs. Eh bien, bon courage. Et moi, je vais vous dire, je propose un vrai programme de redressement qui est réel, sérieux. Ce n
'est
pas une bulle. Bon,
d'autant qu'en 2007, vous avez fait 1,70... 2012,
oui, 2%.
En 2012, pardon.
Oui, bien sûr.
1,78%.
Et en régional,
j'ai fait 6
et 10%. Exactement. Non, mais je veux en dire... C
'est intéressant. Mais voilà. Non, mais l'idée, c
'est
d'ailleurs,
c
'est que... Et là, je prends le pari que vous serez au-dessus. Vous
savez
quoi ? Je suis prêt à prendre le pari. Vous serez
au-dessus de 1
,7%. Ah bah, merci. Ah oui, je serai au-dessus de M. Macron, surtout. Non, mais l'idée, c'est que...
Mais non, mais... Vous vous souvenez,
en régional, vous avez dit, au régional, en Ile-de-France, on va gagner. Ça ne s
'est
pas produit. Maintenant, vous avez dit, je peux battre Marine Le Pen. C'était il y
a
quelques jours, la chaîne parlementaire.
Vous voulez
que je vous dise quelque chose ? Vous
comprenez que certains soient sceptiques ou dubitatifs
en vous écoutant. Peut-être. Mais c'est très simple. Est-ce qu'ils veulent revivre
2017
-2022 avec les mêmes hommes, les mêmes dirigeants, les mêmes politiques
? Et
moi, je dis aux Français...
Or Macron. Mais
Macron, c'est le même. C'est le nouveau visage d'un même produit avarié. Et encore plus dur. Moi, je pense qu'il faut un changement de politique. Il faut une autre politique. Cette autre politique, je suis convaincu qu'elle peut être mise en place en France. C'est une politique de réforme et de relance. Je ne crois pas un instant à la vieille politique de soumission à l'Union européenne et à sa politique d'échec. Et Macron-Fillon, c'est la même chose. C'est un monde low cost. C'est une souffrance sociale qui n'aboutit même pas à la réussite économique. Donc, c'est un monde oligarchique, des copains. Eh bien, bon courage. Je dis aux Français, réveillez-vous avant qu'il soit trop tard.
Moi, mon rôle, c'est de proposer une autre voie. Et je crois, vous savez que ça va être l'élection présidentielle
la
plus intense qu'on a jamais connue. Rien n'est joué. L'électorat est d'une volatilité incroyable. Et les Français regardent et cherchent
qu
'on leur présente de vrais débats. Fillon, vous savez, a pu être élu à la primaire parce qu'il y
a
eu des vrais débats. Et je demande aux grandes chaînes d'organiser un vrai débat avec Macron, avec Le Pen, avec Mélenchon, avec Fillon, avec Valls. Et vous verrez qu'il se passera quelque chose.
Bon,
on termine là-dessus, puisque vous parlez de François Fillon. On dit, il se dit qu'il
vous
affaiblit un petit peu,
que
son positionnement est mort un peu sur votre électorat bourgeois, conservateur, droitisé.
C'est parce que vous
connaissez mal mon électorat. Je
pose la
question. Eh bien, moi, je vous réponds. Vous savez, François Fillon nous propose ce que j'appelle le programme de la vieille droite. Et sur le plan économique, rien ne changera. C'est toujours la même déflation et la soumission à Bruxelles. La vraie question, c'est est-ce qu'on se libère de Bruxelles
?
Est-ce qu'on accepte de penser par nous-mêmes, comme le font les Anglais, comme le font les Japonais, comme le font les Singapouriens, comme le font tous ceux du monde entier
? Sans sortir de
l'euro, pour autant.
En
le renégociant. Il faut tout renégocier, tout remettre à plat. Il faut défendre les intérêts de la France et faire une relance économique.
On
ne réforme pas dans la déflation. Ça n'a jamais marché. Ça ne marchera jamais. Donc, ce sont les queues de système. Macron, Fillon, vous savez, le système a besoin d'avoir de nouveaux visages, de faire croire que c'est nouveau. Mais le produit, c'est le même. Donc, ça fait 20 ans que ça dure. Il sera peut-être temps de changer.
Bon, voilà. On termine là-dessus. Merci à vous.
Nicolas Dupont
-Aignan était donc votre invité en direct sur Boursorama. Président de Debout la France, candidat, on l'a compris, plus que jamais à la présidentielle, député maire de hier. Merci à
vous. À
bientôt. Au revoir.
Nicolas Dupont-Aignan