Cyrille ISAAC SIBILLE : Député Modem du Rhône
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 9 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il faut reconfiner ?
- 2:51OuverteRéponse directe
La population a l'impression que les informations vont dans tous les sens, non ?
- 5:33RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il n'aurait pas fallu passer par un débat à l'Assemblée pour les décisions Covid ?
- 6:36RelanceRéponse directe
Il faut discuter les mesures au fur et à mesure tous ensemble ?
- 8:10RelanceRéponse partielle
Si c'était à refaire, il faut refaire la même chose ou voir une solution plus intermédiaire ?
- 9:00RelanceRéponse directe
S'il y a un prochain confinement, il faut qu'il soit plus souple ou faire la même chose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04Invité politiqueFait
« Depuis 9 mois, je suis beaucoup sollicité, que ce soit sur les plateaux de télévision nationaux, pour donner mon avis. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Que ce coronavirus, on le connaît mal. »
- 1:25Invité politiqueFait
« Au départ, l'OMS disait qu'il ne fallait pas porter de masque. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Maintenant, arrive le vaccin. »
- 6:30Invité politiquePromesse
« On ne souhaite pas inscrire dans le dur de manière pérenne dans la loi des mesures exceptionnelles d'urgence. »
- 7:22Invité politiqueFait
« Depuis neuf mois, malgré la crise économique, malgré la baisse des recettes, on continue à verser des pensions aux retraités. »
- 7:38Invité politiqueFait
« On a même pris en charge les salaires des personnes dans le privé. »
- 7:49Invité politiqueFait
« On a un peu nationalisé l'économie pour faire en sorte que ça tienne. »
- 9:26Invité politiqueFait
« Un défi scientifique extraordinaire d'avoir pu mettre un vaccin en place. »
- 16:54Invité politiqueFait
« Notre système de soins et notamment les hôpitaux ont plutôt bien tenu. »
- 17:02Invité politiqueFait
« Là où on a un petit peu failli, c'est tout ce qui est côté santé publique approche populationnelle. »
- 19:30Invité politiqueChiffre
« Il y a une différence de 13 années si vous êtes bien né ou pas. »
- 20:09Invité politiqueChiffre
« On arrive à 18 millions de personnes dans notre pays qui sont en affection de longue durée. »
- 25:46Invité politiquePromesse
« on a pris des mesures économiques pour qu'elle repousse vite »
- 25:50Invité politiquePromesse
« on essaye de faire en sorte qu'elle repousse mieux »
- 26:19Invité politiquePromesse
« qu'on reprendra la vie d'avant en mieux de manière plus environnementale et plus juste »
Temps de parole
- Cyrille Isaac-Sibille74 %
- Présentateur25 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Lyon 1ère et le premier invité politique cette année, cette semaine, ce samedi, c'est le député Modem apparenté LREM, Cyril Isaac-Sibyl. Bonjour, bienvenue sur Lyon 1ère.
Bonjour à Lyon 1ère, bien à vos auditeurs.
Je suis bien content de vous recevoir, vous êtes médecin et vous connaissez bien les thèmes de la santé. Donc comme on dit souvent aux gens, bonne année, bonne santé, je me suis dit que c'est l'invité idéal pour commencer l'année sur Lyon 1ère. On va essayer de s'adresser aux Lyonnais et aux habitants du Grand Lyon et faire partager un peu vos points de vue sur différents sujets. On est en plein Covid, je ne vous apprends rien. L'actualité, c'est que l'épidémie repart très fort. On parle de changer les heures de couvre-feu, voire de repartir vers un confinement. Quel est tout simplement votre point de vue là-dessus ? Est-ce que vous pensez qu'il faut reconfiner, par exemple ?
Alors, depuis 9 mois, effectivement, j'ai cette double casquette de médecins et de députés. Et depuis 9 mois, je suis beaucoup sollicité, que ce soit sur les plateaux de télévision nationaux, pour donner mon avis. En tant que médecin, je sais qu'il faut être très modeste par rapport aux différentes convites à tenir. Que ce coronavirus, on le connaît mal. Que depuis 9 mois, il nous surprend tous les jours. Et il surprend un petit peu l'ensemble du monde international. Je rappelle, effectivement, l'histoire des masques. Au départ, l'OMS disait qu'il ne fallait pas porter de masque. Et puis l'OMS a changé d'avis. Après, on est juste dans les tests. Les tests PCR. Des tests sérologiques.
Pas des tests antigéniques. Et puis, effectivement, tout ce qui est prise de son sérologique. Là-dessus aussi, il faut être très modeste. Maintenant, arrive le vaccin. Et il faut être... Et effectivement, aussi être très modeste. Moi, ce qui m'a surpris depuis le début de la crise, en tant que médecin, c'est que régulièrement, ce qu'on appelle nos sociétés savantes, on se réunit pour échanger lors de congrès nationaux ou internationaux. Tout ça, ça se passe dans des salles. Un pipe à huis clos. Vous y participez vous-même ? Bien sûr. En tant que médecin, j'y participe.
Et on discute entre nous à huis clos pour savoir, pour essayer de trouver un consensus vis-à-vis d'une pathologie, vis-à-vis d'un traitement, vis-à-vis d'une conduite à tenir. Et entre guillemets, au bout de quelques jours, lors de ces congrès, on émet un avis, on essaye de trouver un consensus qui regroupe une large majorité. Alors, bien évidemment, que tout le monde n'est pas d'accord. Bien évidemment, que dans le monde médical, exactement comme dans tous les milieux, il y a des égaux. Mais, entre guillemets, lorsqu'on sort de ces congrès internationaux, de ces sociétés savantes, on émet un avis qui représente une très large majorité des personnes présentes.
Vous avez quand même remarqué, parce que vous êtes des deux côtés, député, on va dire, la population, et puis le côté médical, que la population, on va dire ça comme ça, a un peu l'impression que les informations vont un peu dans tous les sens, par moments qu'on a du mal, qu'il y a peut-être trop d'experts et trop d'avis. Non, vous n'avez pas cette impression.
C'est un petit peu ce que j'essaie d'expliquer, c'est que normalement, ça se faisait au sein de ces sociétés savantes. Maintenant, ce qui est dingue, c'est que ces échanges qu'on avait entre, entre guillemets, experts, on les a dans les médias, sur les plateaux de télévision. Et bien évidemment, on trouvera toujours une, deux, trois personnes qui ne sont pas d'accord. comme lors de ces congrès, il y a toujours une, deux, trois personnes qui ne sont pas d'accord, mais qui ne représentent pas la très large majorité. Et moi, ça m'a surpris, dans le sens où, effectivement, c'est maintenant la loi des médias, mais... Des chaînes d'info, on va dire.
Des chaînes d'info, oui, mais même des médias en général, quand on voit, effectivement, quelqu'un comme le poste Raoult, qui a sûrement des grandes qualités médicales, il n'y a aucun souci, mais qui met un avis particulier, et bien l'ensemble des médias, l'ensemble des médias, et les chaînes d'info, ont repris, effectivement, ces arguments, qui ne sont pas tous faux, mais... Donc moi, ma première...
C'est pour ça que, depuis, je dis, neuf mois, j'évite d'émettre un avis en plus, dans le sens où ça ne fait que des discordances, et, comme vous le disiez tout à l'heure, effectivement, par rapport à ça, nos concitoyens sont très désemparés, et on peut comprendre, je dis, vis-à-vis des masques, vis-à-vis des tests, vis-à-vis de la conduite à tenir, je ne regarde pas sur l'épisode de la chloroquine, vis-à-vis des vaccins, et bien, ils sont un petit peu désemparés, je pense qu'on devrait revenir à... qu'il y ait un avis, donc à trouver un consensus, et qu'on émette ce consensus pour ne pas troubler l'opinion des Français.
Alors, on va faire une première pause, et on va continuer la conversation sur les effets du Covid, parce qu'il y en a plein, il n'y a pas que l'effet, on va dire, médical sur le corps, mais il y a les effets psychologiques, les effets sur la crise, sur l'économie, pardon, sur plein de gens, on va essayer d'en parler avec vous, et de savoir ce que vous entendez, et ce que vous apportez éventuellement comme solution en tant qu'élu. On revient dans un instant, à tout de suite.
Vous êtes sur Lyon 1ère, et ce samedi, on parle de santé pour débuter l'année avec mon invité, le député du Modem, La République En Marche, Cyril Isaac-Sibyl, qui est médecin, je le préciserai, je pense, à chaque fois quand on abordera ces sujets, parce qu'effectivement, ça change un petit peu la façon de réagir. Il y a eu des décisions à prendre assez rapidement pour le gouvernement. Beaucoup, beaucoup de vos confrères députés, j'ai envie de dire, se sont plaints de l'absence de débat.
Est-ce que vous, vous pensez aussi qu'il aurait fallu, alors vous me disiez qu'il aurait mieux que ce soit les médecins qui s'expriment, certes, sur les sujets médicaux, mais sur toutes les décisions qui ont été prises pour la société, est-ce qu'il n'aurait pas fallu passer par un débat à l'Assemblée, vous qui en faites partie ?
Les débats, il y en a eu très long. Je rappelle qu'il y a eu plusieurs...
Pas toujours, il y a eu des décisions qui ont été prises sans débat. Parfois, les débats ont eu après les décisions.
Il y a plusieurs choses. D'abord, il y a ce qui relève de la loi. Nous, en tant que députés, on agit par rapport qui relève de la loi. Il y a eu plusieurs lois. Il y a eu des lois concernant l'état d'urgence sanitaire. Il y a eu plusieurs débats à l'Assemblée qui ont été assez longs, qui ont été assez riches, assez nourris. Je rappelle, pour la petite occasion, moi, je suis effectivement député de Modem, le gouvernement a voulu, il y a quelques jours, ancrer de manière pérenne dans la loi les mesures d'urgence. On est un certain nombre de députés de la majorité à avoir dit au gouvernement non.
On ne souhaite pas inscrire dans le dur de manière pérenne dans la loi des mesures exceptionnelles d'urgence.
Parce que vous pensez qu'il faut les discuter au fur et à mesure tous ensemble ?
C'est le rôle du Parlement. Bien évidemment, l'état d'urgence va jusqu'au mois de mars. Et bien, effectivement, au mois de mars, il faudra qu'on rediscute de ces mesures d'urgence. C'est le rôle du Parlement de voter la loi et de contrôler l'action du gouvernement. Donc, il y a déjà eu des débats concernant l'état d'urgence et il y en aura encore dans le sens où on a obtenu que ça ne soit pas inscrit de manière pérenne dans la loi. Et donc, bien évidemment, régulièrement, on aura ces débats sur l'état d'urgence sanitaire. On a eu aussi des débats très longs dans le sens où il y a plusieurs lois de finances modificatives.
Depuis neuf mois, effectivement, le gouvernement a pris la décision de prendre, entre guillemets, à la charge de l'État, les conséquences économiques, financières, pour aider les entreprises, pour aider tout le monde.
Je rappelle, c'est intéressant, il faut toujours rappeler, je rappelle que depuis neuf mois, malgré la crise économique, malgré la baisse des recettes, on continue à verser des pensions aux retraités, alors qu'on n'a pas forcément les recettes en face, on continue à payer la rémunération des fonctionnaires, on a même pris en charge les salaires des personnes dans le privé, on a fait des plans de finances pour les entreprises, donc, entre guillemets, on a, je dirais ça entre guillemets, on a un peu nationalisé l'économie pour faire en sorte que ça tienne.
Alors, justement, je rebondis là-dessus, on a surtout stoppé à un moment donné l'économie, on a pris cette décision, on a dit, on stoppe l'économie pour la sécurité des gens, et ça a créé d'énormes problèmes, même si, comme vous le dites, il y a des aides d'État et des formes de soutien qui sont importantes et même assez inédites en Europe, mais est-ce que, si c'était à refaire, par exemple, là, prochainement, vous pensez qu'il faut refaire la même chose ? Est-ce que stopper l'économie est la bonne solution ou est-ce que vous voyez une solution plus intermédiaire ?
Depuis neuf mois, on est sur une ligne de crête avec deux écueils, il ne faut pas tomber d'un côté du ravin, du côté de l'aggravation de la crise sanitaire, et il ne faut pas tomber de l'autre côté vers une aggravation, en tout cas, de mettre à plat l'économie. Et donc, on est sur cette ligne de crête qui est divisée à tenir, qui est souvent critiquée, qui n'est pas ligne, qui n'est pas droite. Donc, on est une ligne de crête qui n'est pas droite, tant en temps, il fallait un petit peu d'un côté et de l'autre pour éviter de tomber ou d'un côté ou de l'autre.
Et je trouve que, pour le moment, on a plutôt bien agi dans le sens où on n'est pas tombé ni vers une aggravation de la crise sanitaire, ni vers une aggravation de la crise économique en mettant à plat notre économie.
Vous ne répondez pas vraiment. S'il y a un prochain confinement, il faut qu'il soit plus souple ou il faut faire la même chose que lors, par exemple, du premier confinement ?
Non, je pense qu'il faut se tous adapter. Depuis neuf mois, on connaît de mieux en mieux le virus. Maintenant, on sait, on sait à peu près ce qu'il en est, on sait à peu près comment le soigner. On a su très rapidement et ça, c'est un truc extraordinaire, un défi scientifique extraordinaire d'avoir pu mettre un vaccin en place. Donc, on a différents outils et effectivement, c'est un petit peu ce qu'il faut comprendre, ce qu'il faut faire comprendre nos concitoyens, c'est qu'on en apprend tous les jours. Donc, quelque part, on modifie un petit peu tous les jours notre stratégie vis-à-vis de cette épidémie et c'est pour ça qu'on ne souhaite pas le fait de confiner.
Si on reconfinait, on mettrait notre écaméné à plat. Si jamais, effectivement, on ne faisait rien, on aggraverait la crise sanitaire. Donc, de là, on revient, effectivement, par rapport au couvre-feu à 20h, maintenant, à 18h. on connaît de mieux en mieux le virus et on s'adapte au jour le jour mais à la semaine à la semaine pour protéger les Français.
On fait une nouvelle pause et on continuera encore un tout petit peu de parler de ce Covid et des effets économiques et puis j'aimerais bien aussi avant la fin de cette émission qu'on parle d'autres sujets que vous soutenez et notamment une consultation. Alors, c'est lié au Covid mais ça intéresse un grand nombre de personnes qui nous écoutent. A tout de suite. La matinale du week-end, Yannick Cousy. C'est Lyon 1ère et c'est le premier samedi de l'année. Mon invité est un médecin et un député. Ça nous arrange bien pour parler de santé. Cyril Isaac-Sibyl. On parlait à l'instant des effets du Covid, de la Covid sur l'économie.
Alors, je vais vous donner un exemple d'une entreprise dont on parlait cette semaine sur Lyon 1ère qui est connue à Lyon qui s'appelle Le Moulin qui est une entreprise qui a été créée par un jeune lyonnais qui a mis en place des distributions de repas avec des produits frais livrés par Tricycle. Il a été précurseur. Il a créé ça il y a 20 ans. Il a créé 80 emplois et il a donc plus de 50 salariés. Il n'a pas droit au fameux plan de soutien pour les entreprises de moins de 50. Donc, qu'est-ce qu'il fait ? Parce qu'il est en train de couler mine de rien très rapidement puisque ses clients sont les gens qui étaient dans les entreprises qui sont tous en télétravail ou beaucoup en tout cas.
Donc, il a fait appel ce jeune homme aux banques pour avoir des PGE comme on dit des prêts garantis par l'État. Il en a obtenu un qui n'a pas permis de maintenir correctement l'activité. Donc, il a demandé une deuxième formule pour renforcer les choses et tenir le coup et là, ça bloque. Les banques ne jouent pas le jeu. Donc, comme il est connu sur la place publique, il fait appel à des gens comme vous, à des élus, à plein de gens en fait, plein d'intermédiaires d'officiels. Tout le monde essaie de l'aider mais il n'y a pas de solution parce que c'est les banques qui tiennent ces accès à ces prêts. Comment c'est possible ? Vous parliez de soutien inédit en France.
Qu'est-ce qu'on peut dire à un entrepreneur comme ça qui se rend compte qu'en fait, le système est un petit peu rigide, un petit peu verrouillé et qui risque là de perdre ses salariés ?
Alors d'abord, il faut rappeler qu'on a été très agile lorsque la crise est arrivée, lorsqu'on a confiné. Très rapidement, on a pu apporter des solutions comme les PGR, les plans garantis par l'État. On a pu faire en sorte de payer les salariés sans passer par des tas de procédures et on a fait ça en quelques jours voire en quelques semaines ce qui est assez inédit dans notre pays. Mais il reste des blocages. On a été très réactifs. Effectivement, de temps en temps, il y a effectivement un certain blocage dans le sens où tout le monde ne correspond pas au cadre et c'est un petit peu l'exemple de l'entreprise que vous citez.
Eh bien, c'est un peu notre rôle en tant que député de faire remonter ça. Ce qu'il faut savoir c'est en tant que député on a un contact régulier avec l'ensemble des ministres, des ministères et notre rôle c'est de faire remonter ça. Donc, bien évidemment, je prendrai ce dossier je le transmettrai à Bruno Le Maire pour voir comment est-ce qu'on peut trouver une solution. Nous, notre but en faisant ça c'est... Quel est le pari qu'on fait ? On fait le pari et c'est un pari qui est forcément gagnant. C'est qu'à un moment on aura fini avec l'épidémie. Et une fois qu'on aura fini avec l'épidémie ce qu'il faut c'est que l'économie reparte tout de suite. Vite.
Et donc, pour ça c'est pour ça pourquoi est-ce qu'on paye ces salaires c'est pour éviter des faillites des dépôts de bilan pour que lorsque l'épidémie est repartie effectivement tout de suite qu'on puisse repartir en quelques semaines. Et c'est pour ça que moi je suis assez optimiste. Ce qu'il faut c'est donner de l'optimisme. Par rapport à l'entreprise que vous citez malheureusement effectivement tout le monde ne correspond pas forcément au tamis ce qu'on appelle de la raquette et là il peut se poser des problèmes. Par rapport à tout à l'heure il y a aussi on a essayé de trouver des solutions à vie de tout le monde il y a d'autres gens qu'on n'a pas forcément bien aidés.
C'est des gens effectivement et pour moi c'est un vrai souci il voulait mieux être retraité fonctionnaire avoir un CDI dans cette crise malheureusement tous les gens qui avaient des petits boulots et je pense par rapport à ça aux étudiants aux baby-sitters aux petits boulots ces gens-là ont pas été protégés et donc c'est pour ça que moi personnellement j'ai tenu à soutenir toutes les associations qui est notamment caritative qui œuvraient viser des gens qui n'ont pas de ressources des gens qui sont à la rue quelque part il n'y a pas d'aide qui était fléchée vers eux les gens qui sont en précarité les gens en étudiant et c'est pour ça que bien évidemment par rapport à ça il y a des td
il y a eu des dotations je crois que le préfet a fait une dotation pour les associations caritatives puisqu'on en parle 1,4 million je crois tout à fait donc il y a quand même comment ça redécend après c'est le préfet qui distribue c'est ça concrètement
voilà c'est le préfet qui distribue vis-à-vis des associations vis-à-vis d'un projet alors quelque part vous les appelez à projet c'est souvent des paperas c'est des dossiers à remplir on essaie d'être plus réactifs de simplifier on essaie effectivement moi j'ai fait en sorte de mettre en réseau l'ensemble de ces associations dans le sens où chacune a un bout de solution mais n'a pas la totalité de la solution et je trouve que le maillage qu'on a fait est assez intéressant il y a autre chose aussi que j'aimerais souligner c'est toutes les initiatives citoyennes en dehors des associations il y a des gens dans les quartiers qui fassent un problème là effectivement je pense qu'il m'en a cinq fois à la résidence Alix où il y a 1700 étudiants et souvent étrangers qui est entre guillemets qui mourra de faim il y a des initiatives citoyennes qui ont pris en charge ces populations et de ce côté là c'est assez admirable de se rendre compte que la solidarité passe via les associations mais aussi via des citoyens qui se lèvent moi j'aime bien penser de créer des gens qu'on dit il n'y a qu'à faut qu'on critiquer et puis il y a des gens qu'on agit et quelque part je pense qu'il faut mettre un coup de projecteur sur ces personnes
et bien c'est fait on fait une nouvelle pause et on revient à tout de suite
l'invité du samedi
merci d'écouter Lyon 1ère on parle de santé c'est normal c'est le début de l'année et on le fait avec un député dont c'est l'un des sujets on va dire privilégiés Cyril Isaac, Sybille vous êtes député Modem apparenté La République En Marche député de l'Ouest et du Sud de Lyon j'aimerais qu'on parle juste avant de parler de cette consultation prévention Covid que vous avez appelé de vos voeux et obtenu juste un mot sur les effets psychologiques vous qui êtes médecin il y a notamment un professeur enfin plutôt un chef de service au Vinatier qui s'appelle Nicolas Franck qui est un monsieur très très calé dans ce domaine qui a sorti un livre depuis le premier confinement en disant qu'il va y avoir une vague psychologique importante suite à toute cette affaire et qu'on va forcément la voir arriver assez fort est-ce que vous pensez vous aussi qu'il va falloir anticiper ça c'est-à-dire prévenir un problème de dépression de bien-être mental en baisse ce genre de choses est-ce que vous le craignez ?
alors pour resituer la chose moi le fil rouge dans mon activité à l'Assemblée Nationale c'est la santé et c'est la prévention alors quand je parle de prévention maintenant je parle moins de prévention dans le sens derrière le terme prévention chacun a sa petite idée maintenant je parle plus de santé publique c'est d'avoir une approche populationnelle vis-à-vis d'un territoire cette crise montre que notre système de soins et notamment les hôpitaux ont plutôt bien tenu merci à tous les soignants qui ont été en première ligne mais là où on a un petit peu failli c'est tout ce qui est côté santé publique approche populationnelle c'est justement l'histoire des masques c'est l'histoire des tests et c'est l'histoire d'avoir une approche globale et avoir une anticipation par rapport à ce qui peut se passer par rapport
donc la santé mentale
et donc la santé mentale et puis le côté social le côté social est important et donc bien évidemment je pense que face à une épidémie il y a deux choses premièrement il y a les effets immédiats qui sont effectivement des effets somatiques et puis après il y a des effets à court terme aussi qui sont les effets psychologiques et il y a aussi des effets à long terme dans le sens où on ne connait pas effectivement les séquelles les gens qui ont été malades qui ont été symptomatiques ou qui ont été hospitalisés qu'elles séquelles ils auront et par rapport à ça je pense qu'il faut vraiment qu'on fasse un gros travail dans notre pays de santé publique c'est à dire d'anticiper et j'ai dit ça on parle du Covid mais en général on parle effectivement c'est vrai que vous parlez de la psychiatrie et tout ce qui est la santé psychique qui est effectivement le maillon faible de notre santé on le sait très bien à l'Assemblée on le dit depuis longtemps il y avait aussi un autre il y a aussi le médico-social dès qu'on est arrivé effectivement il y a trois ans à l'Assemblée nationale on a pointé on a fait un rapport rapidement sur les EHPAD les établissements pour personnes âgées qui étaient aussi un maillon faible dans notre système je pense que c'est maintenant qu'il faut mettre un éclairage là-dessus il faut changer un petit peu notre manière de penser et anticiper
prévenir plutôt qu'arriver après la crise
bien sûr et puis je rappelle une seule chose et c'est pour ça que c'est un petit peu mon dada à l'Assemblée c'est qu'en France on est les champions pour ce qui est de l'espérance de vie mais par contre on est assez mauvais pour ce qui est de l'espérance de vie en bonne santé et donc l'espérance de vie en bonne santé ça passe par de l'éducation à la santé et c'est tout un travail qu'il faut qu'on fasse pour que chacun ait les bons comportements et puisse anticiper comme vous dites Clément ses problèmes psychologiques
et au passage cette fameuse consultation qui est destinée aux personnes plutôt en faible situation on va dire la prise en charge d'une espèce de prévention Covid c'est ça entre autres une consultation annuelle c'est ça que vous avez voulu ?
voilà moi depuis 3 ans je pousse un peu cette idée de dire souvent je commence mon propos comme ça c'est dites moi où vous êtes né dans quelle famille vous aurez grandi et je vous dirai quelle est votre espérance de vie et il y a une différence de 13 années si vous êtes bien né ou pas bien né si vous êtes né dans un quartier favorisé si vous avez une bonne éducation à la santé effectivement vous vivrez 13 années de plus c'est quand même une des plus grandes inégalités qu'il existe actuellement et c'est votre consultation qui permettrait de rectifier peut-être ? tout à fait alors pourquoi ? parce qu'effectivement pourquoi il y a ça ?
parce qu'effectivement maintenant il y a plus en plus ce qu'on appelle d'ALD d'affection de longue durée c'est tous les problèmes de diabète c'est tous les problèmes d'obésité des problèmes d'alimentation des problèmes de sommeil et donc il y a un certain nombre actuellement on arrive à 18 millions de personnes dans notre pays qui sont en affection de longue durée ces gens là effectivement vont dans les hôpitaux vont de spécialistes médecins moi je me bats pour qu'une fois par an ils voient leur médecin de manière posée de manière longue une demi-heure pour qu'on fasse un petit peu le point sur l'ensemble de la santé des examens qu'ils ont pu avoir et des bons comportements qu'ils pourraient avoir pour éviter effectivement les complications des pathologies qu'ils peuvent avoir et donc je suis ravi dans le sens où moi je pousse il y a plusieurs dossiers dans le sens où je suis assez content c'est cette consultation de prévention donc ça y est le gouvernement l'a adopté pour ce qui est du Covid j'espère qu'on l'adoptera pour l'ensemble des infections de longue durée tout ça ça se passe aussi si on veut faire une bonne épidémiologie ça passe par des systèmes d'information et donc à l'Assemblée on a obtenu effectivement 2 milliards de dotations sur 18 mois qui est extraordinaire pour pouvoir effectivement améliorer tous les systèmes d'information pour pouvoir détecter ces personnes et pouvoir mieux les suivre j'ai fait un rapport à l'Assemblée nationale concernant le DMP c'est le dossier médical partagé et c'est grâce à cet outil qu'on pourra mieux suivre les gens et donc c'est une politique de longue hélène qui ne pense pas alors après c'est prévenu en politique c'est vrai qu'on n'aura pas des résultats dans un an dans deux ans on aura des résultats dans cinq ans dans dix ans mais c'est grâce à ça qu'on améliorera non seulement les soins mais l'état de santé de la population française
on se retrouve dans un instant pour conclure cet entretien et on parlera justement on fera un bel enchaînement du passeport santé c'est la mode en ce moment suite et fin de notre entretien sur Lyon 1ère avec le député Modem je dis exprès Modem parce que je vais évoquer François Béroux dans un instant Cyril Isaac-Sibyl vous êtes évidemment membre de la majorité En Marche François Béroux qui s'est exprimé là récemment en disant qu'il était pour ce fameux passeport santé alors pour resituer un peu l'idée de faire un document on va dire ça comme ça qui réunit certaines informations qui peuvent être consultées par exemple par des compagnies aériennes pour autoriser des voyages ou dans d'autres cas ça fait hurler ceux qui craignent le fichage voilà ça réveille pas mal d'inquiétudes donc François Béroux j'imagine que vous êtes d'accord avec lui lui il dit que c'est plutôt une bonne idée est-ce que vous aussi vous pensez qu'on devrait avoir un passeport santé qui dit voilà on a tel ou tel je ne sais pas d'ailleurs qui dirait quoi c'est ça la question alors
par rapport à ça il y a deux manières pour la chose le côté positif et le côté négatif le côté positif c'est que actuellement lorsque vous voyagez lorsque vous êtes dans un pays on peut vous demander un carnet de vaccination un carnet de vaccination international pour savoir effectivement si vous êtes vacciné ça existe déjà
ça ne dit pas si on est malade pas malade ça ne dit rien de la santé de la personne
le problème c'est quel est qu'est-ce que contiendra le passeport santé et à quoi est-il utilisé voilà si effectivement le carnet de santé c'est un carnet de vaccination exactement comme ce qui se passe au niveau international ce qui existe déjà pourquoi pas le passeport santé où on met l'ensemble de santé non ça c'est la première chose donc par rapport ce qu'il faut comprendre c'est le passeport santé lorsqu'il y a une mise en danger d'autrui c'est exactement ce qui se passe pour les carnets de vaccination internationaux ça c'est la première chose après il y a l'autre idée pour tout ce qui est sanitaire moi je pense que le passeport s'il est santé et s'il a uniquement une utilisation de santé est intéressant et donc ça je pense que c'est ce que François Bayon veut dire après il y a une autre interrogation qui est le passeport santé c'est de savoir effectivement lorsque vous êtes vacciné on va vous donner un certificat de vaccination est-ce que le passeport santé c'est entre guillemets est-ce que le certificat de vaccination c'est le début de ce passeport santé je ne sais pas et on peut on peut s'interroger et moi je m'interroge et en même temps c'est intéressant parce que j'ai des enfants des grands enfants il n'y a pas longtemps j'ai une discussion assez sérieuse avec eux eux ils ne comprennent pas ça ils ne comprennent pas que le fait pour pouvoir aller à un spectacle pour pouvoir aller au restaurant et bien effectivement que le restaurateur que l'organisation d'inspecteurs puisse demander votre certificat votre certificat de vaccination donc pour ce qui concerne la santé moi bien évidemment pour aller dans un hôpital pour aller dans un établissement de personnes âgées qu'on vous demande votre certificat de vaccination si c'est dans un cadre sanitaire je suis favorable si jamais c'est pour déborder du cadre sanitaire si jamais c'est pour aller au restaurant dans un commercial dans un commercial un spectacle on peut se poser la question et moi je me la pose fortement donc pour un résumé le passeport santé si c'est un carnet de vaccination oui si c'est un carnet de vaccination un certificat de vaccination à usage médical oui si jamais c'est pour déborder dans la vie civile on peut s'interroger dans le sens où une fois qu'on a appris ce pli et bien grosso modo on pourra un jour et c'est des bandes dessinées de science-fiction on pourra vous dire grosso modo si jamais vous fumez si jamais vous mangez trop de sucre de liquide grosso modo on ne vous prendra plus en soin vous ne pourrez plus faire telle ou telle chose donc pour ça il faut être très prudent je lui dis un certificat de vaccination on l'a compris pour voir le côté positif des choses et être très prudent sur le contrôle de la population
pour conclure vous avez déjà un peu répondu est-ce que vous pensez qu'on n'aura plus jamais la vie qu'on avait avant ?
moi je prends j'aime bien prendre cette image pour expliquer aux gens l'actuellement on est un petit peu dans un incendie la forêt comme dans un incendie de forêt la forêt brûle et on sait qu'après un incendie la forêt repousse il y a deux choses on a pris des mesures économiques pour qu'elle repousse vite et en même temps on essaye de faire en sorte qu'elle repousse mieux et donc c'est toutes les mesures qu'on prend au niveau environnemental au niveau social pour que lorsque la forêt repousse elle soit elle soit plus belle donc pour moi la vie reprend toujours ce qu'il faut c'est qu'elle reprenne vite et qu'elle reprenne mieux et c'est mon côté optimiste qui fait que non seulement on reprendra la vie d'avant mais j'espère qu'on reprendra la vie d'avant en mieux de manière plus environnementale et plus juste
belle conclusion du député Cyril Isaac-Sibyl député de l'Ouest et du Sud de Lyon on va se quitter avec la dernière action que je pose systématiquement à tous mes invités vous faites quoi de vos week-ends ?
alors la vie politique est très prenante donc demain week-end j'essaie de prendre un peu de...
si vous aimez bien la moto par là actuellement j'aime bien effectivement la moto le vélo le week-end maintenant c'est un peu particulier dans le sens où généralement le samedi on a beaucoup d'activités de la circonscription d'associations un peu moins en général maintenant il y en a moins il n'y en a même plus donc j'essaie de prendre un petit peu de recul j'essaie de me consacrer un petit peu à ma famille dans le sens effectivement à la famille lorsqu'on a une vie politique intense effectivement on ne la voit pas souvent donc je me consacre un peu à ma famille et je suis assez je lis pas mal je me promène pas mal et c'est vrai que les promenades en vélo sont plutôt sympathiques
quand il fait beau ok et bien je ne vous l'ai pas dit mais bonne année puisqu'on est au début de l'année et puis à très bientôt sur Lyon 1ère et bonne santé
un terme qui prend une valeur toute particulière en ce moment Lyon 1ère l'invité du samedi l'invité du samedi
1ère 1ère 2ère 1ère 3ème 1ère elle m'est bottom nous 1ère
Cyrille Isaac-Sibille