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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 18 avril 2025 31 minComplaisantActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

France-Algérie : La méthode Retailleau est-elle la bonne ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Bruno Retaillot et sa méthode est-elle la bonne face à l'Algérie ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quentin, où en est le texte sur la fin de vie ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Les inégalités territoriales en soins palliatifs sont-elles acceptables ?

  • 8:10OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le législateur est-il en retard sur la fin de vie ?

  • 11:10OuverteRéponse partielle

    La ligne de fermeté de Bruno Retaillot a-t-elle été entendue ?

  • 14:10OuverteRéponse partielle

    Laurent Voquier est-il crédible face à Bruno Retaillot ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 16:40Bruno RetaillotFait
    « Sa ligne de fermeté n'a pas été entendue. »
  • 19:10Catherine VautrinChiffre
    « Être âgé de moins 18 ans, être français résident en France, être atteint d'une affection grave et incurable... »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et avec nous pour ce club Émilie Zapelski. Bonjour Émilie, merci d'être là communiante, fondatrice de l'agence Émilie Conseil Stéphane Zumsteak. Bonjour Stéphane.

Merci également d'être avec nous, directeur du département opinion à l'institut de Sondage Ipsipsos. On a parlé avec vous de cette semaine où l'attention entre la France et l'Algérie est remonté d'un cran. Bruno Retaillot et particulièrement ciblé sa méthode est-elle la bonne ?

Quelle conséquence dans la course à la présidence DLR ? On va en parler puis on va parler de la fin de vie. Bonjour Quentin.

Bonjour Orian. Bonjour à tous. Quentin, on en est où du texte sur la fin de vie ?

Et bien, l'examen a commencé en commission juste avant les vacances parlementaires. On verra là où sont arrêtés les députés pour l'heure. Et on en parle dans quelques instants parce qu'on en parle tout de suite, même c'est l'actualité dans nos [Musique] régions.

Et on va parler de ce sujet de la fin de vie. C'est notre reportage en région dans l'orne, l'un des 21 départements qui ne compte pas d'unité de soins palliatifs. C'est là que s'est rendu Flora Sauvage.

Elle a notamment suivi une unité mobile de soin palliatif. On regarde. L'Orne est l'un des 21 départements dépourvus d'unité de soins palliatifs.

À l'hôpital d'Alançon, il n'y a pas non plus de service dédié. Pour prendre en charge les patients en fin de vie, une équipe mobile se déplace à domicile avec un objectif, c'est d'éviter les hospitalisation à répétition, donc prévenir les problèmes et essayer de les gérer à domicile. Ce matin-là, l'équipe mobile de soins palliatifs se rent au domicile d'une dame de 92 ans hospitalisée à plusieurs reprises.

Je suis Marica, je suis l'infirmière. Et ça c'est le docteur Sylva. Bonjour.

Elle est plus du tout levée. Non. Alors ça c'est son choix.

Il y a quand même trois passages par jour au niveau des aides. Plus la fille qui est à côté qui passe aussi quotidiennement. C'est une dame qui risque pas de se mettre en danger.

Par contre, c'est vrai qu' elle a pas une surveillance 24 he sur 24. Pour anticiper une éventuelle dégradation de l'état de sa patiente, le docteur Sylva prépare le dossier d'hospitalisation à domicile. Pour elle, la loi actuelle est satisfaisante mais les moyens dédiés aux soins palliatifs sont nettement insuffisants.

La loi clé lonetti permet que tous les citoyens pour avoir accès à les soins palliatifs mais il manque beaucoup de diffusion, il manquait beaucoup de informations. Pour palier ce manque, l'équipe mobile se rend aussi au chevet des patients hospitalisés. En l'absence d'unité dédiée aux soins palliatifs à l'hôpital d'Alançon, l'équipe mobile vient en appui dans les différents services de l'établissement.

La culture palliative, nous on essaie de la développer au quotidien partout où on va, mais il y a pas du tout assez de formation de formation palliative. En fait, les soignants ne connaissent pas vraiment les lois, le le fait que les patients ont le droit de refuser un traitement, le fait qu'on a le droit de à une sédation profonde et continue dans certains cas, le recueil des directives anticipées. Donc tout ça, ça devrait être beaucoup plus fréquent en fait.

Pour compenser l'absence d'unités dédiée, l'agence régionale de santé a doté le département de l'Orne d'une quarantaine de lits identifiés soins palliatifs. À 30 km à l'hôpital de Mamers, on en compte 12. Un pisal qui ne garantit pas les mêmes moyens.

C'est la problématique des lit qui sont un petit peu éperpillés au sein des services de médecine, c'est que en réalité les gens ont pas le temps, ont clairement pas le temps de ni forcément la formation, ni forcément l'envie de s'occuper des malades de soins palliatifs parce que c'est une prise en charge qui est très particulière, qui est complexe et dans laquelle il faut s'investir et c'est pas donné à tout le monde. On a tous des affinités pour pour des spécialités en fait. Exercer en soins palliatif est une vocation pour les soignants.

Pour les patients, c'est le gage d'une bonne prise en charge. C'est la crème des crèmes. On est bien pris en soin.

Ils sont très très gentils avec nous là. Franchement, je suis vraiment bien tombée. Mais cette patiente n'a qu'un regret.

Spitalisé à 30 km de son domicile en l'absence de lit dédié en soins palliatifs à Lançon. Et si on avait ce qu'il fallait sur Alançon, ce serait plus proche. Je pourrais peut-être de temps en temps les faire un petit tour chez moi, enfin au moins voir des gens.

à côté de chez moi quoi parce que là c'est pas possible, je peux pas me déplacer. Donc les gens qui n'ont pas de enfin de véhicules pour venir me voir, ils peuvent pas venir quoi. C'est juste le téléphone.

Pour mieux prendre en charge les patients en fin de vie dans l'orne, une unité dédiée aux soins palliatifs doit ouvrir ses portes à flair d'ici à l'été. À l'heure actuelle, un tiers seulement des Français qui en auraient besoin ont accès aux soins palliatifs. Émilie, on voit dans ce reportage les inégalités territoriales sur cette question des soins palliatifs avec les complications que ça entraîne pour les patients.

Ouais, bien sûr, c'est terrible parce que quand on c'est un un besoin urgent, j'allais dire pour une une fin de vie qui se passe à peu près bien ou en tout cas euh des moments comme ça et c'est important qu'on puisse avoir une équité territoriale et c'est terrible de se dire on n' pas l'égalité là-dessus selon où on habite. Et c'est terrible d'entendre cette dame à 30 km, elle elle passe aussi la fin de sa vie, hein, globalement quand on est en soin palliatif à 30 km de des siens la plupart du temps. Et moi je je pense que ce qui est important aussi par rapport à ce qui se passe là actuellement au Parlement, c'est qu'il y a deux textes.

Il y a les soins palliatifs qui sont en effet très importants et il faut qu'il y ait une augmentation des moyens et que tout le monde puisse avoir accès à ça sans attendre encore une fois parce que souvent on attend une place et c'est terrible. Mais il y a aussi la question de la fin de vie et tout ce qui se passe aussi. Il y a eu ce choix de scinder en deux le texte qui était initialement un seul texte et c'est important qu'on puisse mener à bout la réflexion des deux côtés.

Je pense que c'est vraiment complémentaire les deux thématiques et l'un n'empêche pas l'autre. C'està-dire c'est pas parce qu'on va renforcer les soins palliatifs ce qui est indispensable que on doit se passer de se poser la question d'aller plus loin dans les questions de fin de vie parce qu'il y a aussi des problématiques dans ce sens-là et j'irai même plus loin. Il y a de l'hypocrisie. proutanasie etut pas faire et ça repose souvent sur les épaules des médecin.

Ouais. Du coup, ce sujet de la fin de vie, c'est un sujet générateur d'inégalité Stéphane, inégalité territoriale et inégalité sociale entre ceux qui peuvent aller terminer leur vie à l'étranger et ceux qui ne le peuvent pas. Oui, mais vous avez raison, c'est la la somme de d'inégalité.

Euh c'est un vrai problème. Ça ça ça et ça renvoie aussi à ce sentiment d'injustice selon l'endroit où où on habite et et selon son son niveau de vie, son son aisance sociale et aussi des les relations que l'on a ou que l'on n'a pas. C'est souvent lié évidemment.

D'autant plus que c'est la fin de vie, c'est un sujet évidemment difficile dont on parle de maintenant depuis quand même de nombreuses années, un sujet sociétal. Mais ce qui est intéressant, c'est un sujet qui fait presque consensus au sein de l'opinion. Aujourd'hui, quand vous demandez aux gens ce qu'ils pensent, alors les soins palliatifs, évidemment tout le monde y est euh à son renforcement, tout le monde est pour des raisons évidentes favorables, mais même sur la fin de vie, sur le suicide assisté, sur l'euthanasie, sur la sédation profonde, vous avez une une majorité écrasante des Français qui est favorable et derrière une classe politique qui tergiverse et qui prend son temps.

Émilie faisait référence au au textes, enfin au projet de loi qui avait été scindé en deux parties. On a toujours l'impression sur ces questions sociétales que le monde politique, le législateur quelque part est en retard par rapport à ce qu'attend l'opinion. Et ce qui est très important aussi sur l'opinion, c'est que ça fait consensus aujourd'hui.

Il y a encore 10, 20 ou 30 ans, il y avait des clivages générationnels. Évidemment, on y était moins favorable quand on était âgé que que un presque un peu plus conservateur que quand on était plus jeune. Et il y avait des clivages aussi politiques.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Quel que soit le profil des Français, on y est de plus en plus favorable. C'est presque une mesure de bon sens pour améliorer la fin de vie.

Et malgré tout, les choses traînent. Ça aussi c'est une sorte d'incompréhension parce que les choses traînent sur le budget, on peut le comprendre, on l'accepte pas mais on peut le comprendre mais sur des sujets aussi non pas simples évidemment mais aussi consensuel. Pourquoi ?

Pourquoi le législateur ne suit pas ? Pourquoi le législateur n'est pas à l'initiative ? Ça c'est un quelque chose d'assez intéressant que l'on retrouve beaucoup sur les questions sociétales.

Et on va parler de ces textes hein, vous l'avez dit, le projet de la fin de vie a donc été scindé en deux et ça y est, enfin ça revient au Parlement. Quentin, les textes, ils sont actuellement en commission à l'Assemblée nationale. Alors, ils en sont où les députés ?

Effectivement, c'est le retour d'un débat qui avait été stoppé net l'an dernier par la dissolution. Rappelons-le aussi. L'examen a donc repris en commission le mercredi 9 avril.

Les députés qui se sont arrêtés le vendredi 11 pour les de semaines de suspension des travaux parlementaires pour les vacances de Pâqu. Et vous avez donc raison Orian, on l'a bien dit autour de ce plateau, de parler de textes au pluriel puisqu'on parle désormais de deux propositions de loi. C'était d'ailleurs une demande de François Baou en janvier, presque une condition pour qu'il accepte que le débat sur la fin de vie reprenne au Parlement.

Il y a donc désormais un texte, on l'a compris, sur les soins palliatifs d'un côté et de l'autre un texte sur la légalisation du suicide assisté, voir même une autorisation de l'euthanasie quand l'acte de donner la mort est réalisé par un/ tiers, même si ces mots ne sont jamais utilisés dans les propositions de loi qui parlent d'aide à mourir. Pourquoi le premier ministre, il a assindé ce débat en deux textes ? L'idée, c'est de permettre aux députés de voter différemment sur les deux volets du texte, sur les deux parties de ces deux propositions de loi.

Pour les oppositions, pour les soutiens euh de ces textes, c'est une manœuvre politique, un moyen de faire diversion. On voit que vous êtes pas d'accord Émilie avec cela. On comprend que la première partie, ce que vous disait Stéphane sur le développement des soins palliatifs et la formation des médecins, c'était consensuel.

L'idée étant de développer des centres où l'on travaille sur la qualité de vie des patients touchés par les maladies incurables. L'autre texte sur l'aide à mourir est le plus cliviant. Celui sur lequel les débats s'annoncent les plus vifs, notamment sur les critères pour autoriser cette aide à mourir.

Écoutez, la ministre de la santé le jour de l'ouverture des débats en commission à l'Assemblée nationale, c'était le 9 avril. Écoutez Catherine Votrein. C'est un devoir de la société que d'accompagner celles et ceux qui après un chemin médical éprouvant, une dégradation irréversible de leur état formule en pleine conscience, en pleine liberté une demande d'aide à mourir avec une exigence de tous les instants s'assurer de leur total discernement.

Alors Quentin, pour qu'on comprenne bien quels sont les critères retenus dans le deuxème texte, celui sur l'aide à mourir. Et bien attention déjà aussi, c'est les travaux sont en cours en commission, ils peuvent encore changer ces critères dans l'examen en commission puis aussi en séance et aussi lors de la navette puisqu'on va sur une longue navette, on va y revenir mais le texte reprend là où les députés s'étaient arrêtés en juin 2024 et on sait que chaque mot de cette définition compte cinq critères pour l'aide à mourir. Être âgé de moins 18 ans, être français résident en France.

Être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital en face en phase avancée ou terminale. Cette affection doit provoquer une souffrance physique ou psychologique réfractaire au traitement ou insupportable et enfin être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. C'est ce que disait Catherine Vrin.

Les débats qui doivent donc reprendre en commission puis en séance les semaines des 12 et 19 mai avec un vote simultané sur les deux volets, les deux propositions de loi prévues pour le 27 mai. Et attention parce qu'après le texte doit encore être examiné au Sénat et c'est un texte sur lequel le gouvernement n'a pas engagé de procédure accélérée ce qui est rare désormais mais qui donc fait cuera deux lecture par chambre pour se donner aussi le temps de la réflexion sur cette mesure importante. Mais donc c'est ce que vous disiez Stéphane aussi un processus qui peut être très long.

Les voilà les les personnes qui soutiennent ce texte espèrent le voir adopté d'ici 2027. H oui, parce qu'il y a eu il y a eu il faut dire une concertation citoyenne sur le sujet qui s'est très bien passé et qui allait en effet vers quelque chose de de l'ordre d'une avancée, même si on peut parler de ça sur ce sujet compliqué et on a l'impression que en effet ce sont les politiques. Moi, j'ai j'ai été assez choqué même par les termes qui sont employés notamment par Bruno Retaillot qui parle d'un texte d'abandon et pas d'un texte de fraternité.

Mais c'est terrible de dire ça parce que c'est comme si on culpabilisait des gens qui n'en peuvent plus et qui ont envie de ça. Et encore ça fait penser qu'il va y avoir si on avance sur ce texte des millions de gens qui vont se donner la mort. Enfin, il y a une espèce de fantasme euh catastrophique qui court sur ce sujet alors que c'est vraiment pas ça.

Et on voit bien en Suisse et en Belgique dans des pays qui sont plus avancés de ce côté-là que c'est pas du tout ça. Donc je pense que vraiment la société attend qu'on avance. Ça fait bientôt je pense 2 ans hein que entre la concertation, les discussions euh les avancées et recul d'Emmanuel Macron euh on y est même plus.

Et je pense qu'il faut vraiment, ça serait vraiment un progrès sociétal d'un ordre très particulier en effet, mais et je pense qu'Emmanuel Macron pourrait euh s'enorgueillir d'avoir fait passer cette loi-là parce qu'elle est attendue, elle est partagée, elle est assez consensuelle. On a envie de dire aux hommes et aux femmes politiques, allez, mettez-vous euh mettez-vous à la tendance actuelle. Et d'ailleurs euh Stéphane, les Français, ils demandent à être entendu sur ce sujet, ils sont pour un référendum.

Oui, bien sûr. Enfin, parmi les différentes d'abord les Français sont dans le contexte actuel assez favorable à la mise en place de référendum. La démocratie directe ou un peu plus directe que celle que l'on connaît aujourd'hui, c'est quelque chose qui leur plaît.

Et ensuite, dans différentes enquêtes, on a on a proposé un certain nombre de thématiques en leur demandant est-ce que ça c'est important, c'est prioritaire, est-ce que vous seriez prêt ? à à à vous manifester lors d'un référendum sur tel ou tel sujet, des sujets économiques, politiques, sociétaux, c'est vraiment la fin de vie qui est qui est le sujet quelque part le plus attendu, à la fois le plus consensuel, mais ça renvoie aussi à ce que je disais sur le personnel politique qui a l'air un petit peu même beaucoup parfois en retard sur l'évolution de l'opinion. C'est une façon d'accélérer d'accélérer les choses et ce serait aussi une façon parce que c'est ce que vous disiez tous à l'instant, le fait que ces deux textes ça va prendre du temps, le sujet va se politiser.

Alors que que le budget soit un sujet politique, que la loi une loi sur l'immigration soit politisée bien sûr les Français ont du mal à comprendre pourquoi sur des sujets comme ça où tout le monde a l'air sur le principe en tout cas assez d'accord, pourquoi ça prend des mois voire des années et pourquoi il y a des arrière-pensées politiques dans les bioéthiqu c'est c'est toujours de lecture par chambre. Voilà, quand on révise les lois de biotique, c'est aussi de lecture parce qu'on touche à des choses qui voilà sont fondamentales dans une société. Donc le normalement on prend toujours le temps de de lecture, ce qui est très long.

Ce qui est très long et ce qui va donner l'impression, ça ce sera presque mécanique, il y a des oppositions qui jouent ou un gouvernement qui a ses propres arrière-pensées, sa propre agenda, je le répète, sur un sujet qui a priori dans l'esprit de l'opinion ne devrait pas faire débat. Et oui, juste un petit mot, on voit une sortie de Sandrine Rousseau qui commence à aussi compliquer les choses et politiser en disant bah il faut aussi que cette aide à mourir puisse être réalisée pour des personnes étrangères en situation régulière. En gros, on est en train de politiser quelque chose qui fait consensus dans la société.

Donc c'est dommage, il faut y aller. On va parler de on va revenir sur une actualité de la semaine. C'est le regain de tension entre la France et l'Algérie avec une cible Bruno Retaillot.

Et du coup ce sujet, il s'est également invité dans la course à la présidence des LR. Résumé de cette semaine sous tension avec Jonathan Duprièz. Il dit être la cible quotidienne des autorités algériennes.

Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur, est tenu pour responsable par Alger de la brusque dégradation des relations avec la France. Bruno Retaillot fait fit. Pour lui, l'Algérie doit reprendre ses ressortissants menacés d'expulsion.

Autrement, il faudra intensifier le bras de fer. Il faut un rapport de force. De toute façon, dans le monde dans lequel on vit, le nouveau langage, on peut le déplorer.

C'est pas le c'est pas le langage pardon des bisouss, c'est le langage du rapport de force. En pleine course pour la présidence des Républicains, Laurent Vequier n'hésite pas à exploiter le bras de fer avec l'Algérie pour décrédibiliser son rival. Donc Bruno Rillo avait raison quand il disait il faut la il faut le bras de fer, il faut le rapport de force.

Oui, mais on est 2 mois après l'attentat Mulous. Et moi ce qui me frappe, c'est que sa ligne de fermeté n'a pas été entendue. Au-delà des jeux politiques de la droite, les relations diplomatiques franco-algériennes sont au bord de la rupture.

L'arrestation par la France d'un agent consulaire algérien accusé de l'enlèvement d'un influenceur exilé dans l'hexagone a mis le feu aux poudre. En rétorsion, Alger a expulsé 12 agents français. Paris a répliqué en renvoyant à son tour 12 agents consulaires algériens et rappeler l'ambassadeur de France à Alger pour consultation.

Si Bruno Rota défend une ligne de fermeté, celle du ministre des affaires étrangères Tranche. Au-delà de cette période de difficulté de tension, à un moment ou à un autre, le dialogue devra se renouer entre les autorités de nos deux pays et c'est grâce aux relations cultivées, préservées par les sociétés civiles que nous y parviendrons. Une situation qui s'en venîme et des dossiers au point mort comme celui de la libération de l'écrivain Boem sans sal condamné fin mars à 5 ans de prison toujours détenu à Alger.

Nous portons l'idée tous que puisse se retrouver la liberté euh son intégrité qu'on puisse le soigner et puisse simplement rendre hommage au grand écrivain qu'il est. Malgré ce soudain regain de tension, l'Élysée a estimé que l'intérêt même de la France et de l'Algérie était de reprendre le dialogue exhortant Alger à faire preuve de responsabilité. Et on le voit un regain de tension Emmanuel Macron qui du coup est poussé à la fermeté.

Est-ce qu'il a été contraint finalement de valider la ligne de Bruno Retaillon ? On voit qu'il y a quand même un peu cette hésitation avec un peu good copre barreau lui plaide pour la négociation et depuis le début pour l'apaisement. Donc on sent qu'il y a cette espèce d'équilibre qui est en train d'être réalisé mais c'est vrai que celui qui s'en sort un petit peu gagnant c'est Bruno Retaillot parce que finalement plus il est ciblé par l'Algérie, plus ça l'arrange parce que ça fait ressortir sa fermeté.

Donc il prend des points et globalement on a l'impression que l'élection présidence DLR, elle est presque un peu pliée à l'avance. Euh et euh euh donc ça lui donne des points et puis ces événements montrent qu'en effet euh ce qu'il avait proposé la fermeté qui avait pas été accepté finalement à l'Élysée puisqu'il était même pas allé il avait même pas eu le droit d'aller en Algérie, bah finalement elle semblerait plutôt gagnante. Moi, je pense que cet équilibre, il est quand même intéressant et que l'ouverture à les négociations est importante.

Il va falloir retisser des liens et renégocier probablement fermement. Mais je pense que Rayo se sert énormément euh de cet axe-là dans sa dans sa campagne politique euh pour les pour les Républicains. Et du coup, on a entendu hein dans le sujet de Jonathan Laurent Voquier qui l'attaque un peu sans l'attaquer.

Est-ce que Laurent Voquier du coup il est tiraillé entre un électorat et LR qui veut de la fermeté et en même temps il est dans une course avec Bruno Rotaillot, il est bien obligé de s'en démarquer et de dire ben ouais mais Bruno Rotaillot il agit pas. Mais c'est le le problème de de Laurent Voquier, c'est qu'il n'y a pas de différence idéologique entre lui et Bruno Rotaillo. C'est un problème d'incarnation d'une part.

Et ce que Laurent Voquier a réussi assez intelligemment à faire, c'est d'installer aussi depuis que la campagne électorale interne a commencé à instaurer la question de l'indépendance ou l'autonomie vis-à-vis d'un gouvernement qui n'est pas un gouvernement ami et quelque part qui est très affaibli. Sous-entendu, quand on est membre de ce gouvernement et bien on est quelqu'un d'affaibli. On est quelqu'un qui qui ne va pas dans le sens de ce que voudrait l'électorat républicain.

Ça c'est assez intelligent parce que lui il joue la base quelque part alors même que c'était il était censé être le leader naturel de ce parti il y a encore quelques mois contre contre les les apparati chic. C'est une situation très compliquée mais il a choisi la bonne stratégie dans le sens où la seule qui pouvait éventuellement lui donner une chance d'emporter cette cette bataille pour la présidence parce que évidemment dans l'opinion il y a pas et dans l'opinion notamment des gens de droite il y a pas photo entre Bruno Rotaillot. Il est aux affaires, il est populaire depuis plus de 6 mois maintenant depuis qu'il a été nommé par Michel Barnier la première fois euh Place Bovo et Laurent Vequier qui a toujours un petit problème dans l'opinion.

Malgré tout, Laurent Vquier, il a trouvé l'angle de d'attaque et je le répète, on l'a déjà dit, il y aura 100 1100 euh peut-être votants maximum. On ne sait jamais ce que pensent véritablement les militants. C'estàd ceux qui ont pris des cartes.

Euh rappelez-vous de c'était en 2022 euh Eric Sioti c'était pas une person on la on connaissait cette personnalité mais c'était pas une personnalité d'ampleur nationale. Il avait sorti le Guantanamo à la française ce qui avait suscité un certain nombre de réactions un peu vives. Mais c'est aussi ce qui avait fait ce qui ce qui petit à petit l'avait amené à être second de la primaire pour de la droite pour la présidentielle et ensuite de de remporter le parti.

Laurent Voquier il est un peu il est évidemment dans l'outrance. C'est purement tactique. Je parle de l'utrand, je parle notamment de ses prises de position sur Saint-Pierre et Micron.

C'était la seule stratégie qu'il pouvait adopter. Mais attention, c'est malgré tout c'est lui qui joue le rôle du mauvais camarade ou du mauvais compagnon parce que c'est un ancien parti. Enfin voilà, c'est un parti héritier hérité du gaolisme parce que ça peut aussi déplaire à une partie de cet électorat qui ne comprend pas pourquoi il ne joue pas collectif et pourquoi il tape sur alors il ne tape pas sur Bruno Rato, il tape sur François Bairou sur Emmanuel Macron pour affaiblir son principal concurrent.

C'est la bonne stratégie, c'est enfin la bonne c'est la seule stratégie, je le répète. Est-ce que ça plairait ? Est-ce que ça fonctionnera ?

Je n'en suis pas certain. Moi, je trouve ça assez maladroit la communication de Laurent Voquier. C'est vrai que Retaillo, bon, on en est à narcoraille, fermeté.

Euh le parti le Rassemblement national est très à gauche sur les sujets écologiques. Donc, on voit bien la ligne qui trace et qui a priori est assez porteuse. Actuellement, en face, on a un Laurent Voquier.

Vous avez parlé de Saint-Pierre et Mclon, c'était quand même assez maladroit cette sortie d'envoyer les OQTF à Saint-Pierre et Mclon. Il maintient sa proposition, il continue à la commenter, encore hier, ça a été tourné en ridicule même par la collectivité de Saint-Pierre et Micon qui a sorti une campagne de communication autour de ça en jouant sur OQTF et en signalant que c'est bienvenu les familles et cetera et je trouve que c'est assez maladroit. Il le maintient et Bruno Retaillot en joue aussi maintenant.

Donc enfin en disant pour en terme de communication c'est pas payant dans cette campagne inter payant du tout. On voit qu'il veut taper fort. Moi je pense que c'était un peu à côté de la plaque même s'il voulait le faire à deux bandes.

C'est-à-dire ça peut être efficace d'envoyer on voit bien la démarche enfin la mécanique qu'il a voulu mettre à travers cette proposition mais ça ne passe pas. Et c'est vrai que Bruno Retaillot depuis qu'il est ministre et même si globalement il a pas tellement de résultats, bah il marque des points ne serait-ce que par sa posture. C'est quelqu'un qui fait pas beaucoup de communication en lui-même.

C'est pas quelqu'un qui a un charisme de fou mais il est ferme, il a toujours le même message et il diffuse comme ça par petit point des choses très très précises qui font mouche, il me semble au niveau de l'électorat des Républiques. Ouais. Mais est-ce que du coup quand même cette déclaration de de Laurent Voquier sur Saint-Pierre et MClon, ça a pas obligé Bruno Rotoya lui aussi monter d'un cran pour pas être accusé de molesse ?

Ah ben de toute façon, depuis le début, il y a une sorte de de de surencher de courses. Euh mais là encore, vous avez raison sur ce sur le caractère un petit peu particulier de la prise de position de de de Laurent Vqué sur Saint-Pierr et Montan. Mais là encore, il ne s'adresse pas à la droite française, il s'adresse aux 100000 ou 110000 je crois personnes inscrites pour euh et c'est pas tout à fait la même ce n'est pas tout à fait la même chose.

Évidemment, dans l'opinion et dans l'opinion de droite, le match serait plié. Là, c'est différent. Il y a 100 1100 personnes.

On voit bien que tout le monde a démultiplié ses efforts pour faire de la carte comme on dit et et faire adhérer dans dans les régions qui lui sont acquises. He regardez, je crois que je crois que en Haute Loire, le fief de de Laurent Voquier, il y a plus 300 360 % de cas. Bien, on peut s'interroger aussi.

Alors, ce n'est pas que lui. Je pense que c'est la même chose dans les fièves de Bruno Rota. On peut tout ça.

Enfin, je le principal enjeu, je souhaite aux Républicains si je peux leur souhaiter quelque chose, que quel que soit le gagnant, la victoire soit nette. Parce que si c'est une victoire étriquée comme en 2012, rappelez-vous Fillon Copé, là c'est la division du parti. Ce sera oui la cocé ce sera ce sera mortifère.

Mais Laurent Voier s'adresse à un électorat qui l'électorat de R qui sur les questions régaliennes, sur les questions d'identité, sur les questions d'immigration s'est radicalisé ces dernières années encore plus parfois que les gens qui votent pour leur Rassemblement nationale. Et un dernier mot Émilie pour prolonger ce que dit Stéphane parce qu'il y avait jusqu'à hier soir he minuit he pour faire ses cartes pour le parti. Euh on n' pas encore les chiffres exacts du coup de nombre d'adhérents qui pourront voter mais on est à peu près à deux fois plus euh qu'avant euh la campagne.

Est-ce que du coup les LR ils sortent gagnant la droite est de retour ? Ah bah il y a il y a quelque chose de l'ordre de la droite qui est de retour les LR et je pense que la présence de Bruno Retailler au gouvernement il fait pour beaucoup je pense il y a eu aussi l'effet barnier un peu le retour de ce parti qui ne représentait plus grand-chose y compris à l'Assemblée et qui de d'un coup reprend au gouvernement et là reprend du poil de la bête grâce à cette personnalité. Donc oui, il y a quelque chose qui se passe.

Il faut voir si en face ça va aussi provoquer quelque chose. Ce que je trouve intéressant, c'est que Bruno Retaillot, si c'était lui à la présidence et qu'il ait un parcours un petit peu électoral plus long, il est en train de tracer une ligne qui est encore différente de ce qu'on a vu auparavant, qui se rapproche plus de Sarkozy, mais avec une façon maline d'embarquer plus de sujets que ça d'une façon très ferme, très appel du pied au à l'électorat du Rassemblement national. Mais c'est intéressant de voir ça.

Merci à tous les de vous restez avec nous. C'est vendredi, c'est l'heure de notre moment tradition et patrimoine. Quentin, un moment je sais que vous aimez bien.

On va aller à Strasbourg, on retrouve Christian Bac. Bonjour Christian, merci d'être avec nous. Rédacteur en chef adjoint des dernières nouvelles d'Alsace et de l'Alsace.

Christian, c'est le weekend de Pâqu et c'est évidemment un moment de tradition du côté de l'Alsace. Oui, c'est un moment de tradition et aujourd'hui vendredi saint de nombreux chrétiens vont participer à des processions le long de chemin de croix et légé sur les flancs des collines du vignole ou sur les contreforts des hauteurs vogiennes. Ces processions comportent 14 ou 15 stations qui rappellent la passion du Christ.

Entendez les dernières heures qui ont précédé la mort sur la croix. Les croyants qui sacrifient à cette tradition se souviennent alors de la condamnation à mort, des trois chutes de Jésus, de sa rencontre avec Marie, de la crucifixtion et la mise au tombeau. La 15e station de ces chemins de croix lorsqu'elle existe, c'est celle du tombeau vide qui préfigure la résurrection.

La particularité alsacienne et ça c'est important, c'est l'existence de nombreux chemins de croix en plein air érigés en dehors des églises où il se trouvent habituellement. Les plus anciens remontent au 10 au 17e siècle. Les plus récents ont été réalisés après la Seconde Guerre mondiale.

Et donc certains de ces chemins de croix sont très célèbres. Ils sont composés de monumentaux barreliefs, par exemple au Montsatodille, des bas reliefs de plusieurs mètres de haut qui ont été incrustés dans le socle sous le sanctuaire dédié à la patronne de l'Alsace. On peut citer aussi de très beaux chemins de croix dans des villages.

Il y a celui de Notre-Dame de Denbach, un pèlerinage blotti au fond d'Avallon près de Ribauilet, la cité viticole du piémoin alsen. Pour les croyants, ces processions sont un moment de recueillement, un pèlerinage où il vivent pas pas la passion du Christ. Mais alors, il y a aussi un autre aspect, c'est un un précieux patrimoine euh qui mérite le détour, y compris pour les personnes qui ne sont pas croyantes.

Parce que ceux qui ont réalisé ces chemins de croix euh les ont ont souvent choisi des lieux exceptionnels qui offrent de très beaux points de vue. Les 14 ou 15 stations qui composent ces chemins de croix sont souvent marqués par des oratoires ou des chapelles qui accueillent de véritables œuvres d'art, des sculptures, des œuvres en faillance colorié ou d'anciennes peintures polychrome. Alors ces chemins de croix offrent ainsi de belles occasions de balade.

C'est procession ou balade, chacun en Alsace a sa manière de se recueillir ce vendredi sain. Merci Christian. Merci beaucoup pour ce récit et puis on regarde la une de l'Alsace, c'est les gites de France.

Les gites de France ont la clé du succès et Christian Quentin, il va nous en parler tout de suite dans la revue de presse. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. C'est l'heure de la revue de presse des une régionale. [Musique] Quentin, on commence d'abord avec le bilan des saisies drogues par les douanes dans le Haut de France.

Exactement. C'est-à-dire dans la Voie du Nord, les saisies de drogues en hausse, c'est + 9 % 2024 dans un territoire vulnérable géographiquement, liton dans le journal, il y a la frontière he de 350 km avec la Belgique, les zones littorales et donc ce sont par exemple 657 kg de cocaïne saisis dans les def l'an dernier. On a eu le chiffre hier.

Autre sujet à la une, les investissements dans le domaine du réarmement militaire. Voilà, on continue avec ce sujet hein qui continue à à préoccuper dans les départements. C'est à la une du républicain lain le journal de messe.

Le grand test en ordre de bataille ou plutôt qui se donne 6 mois pour pour l'être hein. C'est ce qu'on lit dans les pages intérieures. Le président de la région Franck Leroi, qui souhaite signer un protocole d'accord avec le ministère des armées en octobre.

La dépchite sur les taxes douanières et la menace sur l'aéronautique. Nous en parlons hier dans cette émission avec le reportage de Jonathan Dupriez à Fijac et on lit également dans la presse ce matin. Par exemple qu'un avion est composé de 3 millions de pièces et que c'est un vrai cass-têetê pour appliquer les taxes douanières.

Depuis le 9 avril, les droits de douanes de 10 % s'appliquent déjà. Le constructeur Airbus attend toujours de savoir ce qui ressortira des négociations entre l'Union européenne et les États-Unis. Airbus qui prévoyait en tout cas de fabriquer 820 appareils cette année.

Un dessin qui pourrait bien être contrarié, dit-on dans la dépêche ce matin. Et on en parlait, l'Alsace qui titre donc sur les git de France. Voilà, c'est peut-être une des solutions que vous avez choisi pour le weekend de pâqu ou pour les vacances de la semaine prochaine.

Le succès des gites de France réside dans un concept basé sur l'humain, la qualité et même sur l'innovation comme le git écoresponsable que l'on a vu en une dans les pages intérieures. On voit les témoignages de ces alsaciens. C'est un plaisir de recevoir les gens et de leur faire découvrir notre région.

Allez, évidemment, on finit par les chocolats. Mais oui, c'est vrai que en plus cette année le prix du cacao explose. Donc on lit ses conseils pour bien acheter, bien consommer.

C'est à la une de Var Matin avec de très belles créations à avoir dans les pages intérieures. La maison du planteur à Grass sur la page de gauche à l'intérieur ou la fabrication de petits chocolat à Toulon sur la page de droite, ça fait saliver. Ouais, désolé, il manque la dégustation dans cette émission.

On va y travailler peut-être quand on passera sur sur la 8. On fera des dégustations à la fin. On fait ça.

Vendredi 6 juin dégustation de chocolat pour le passage sur la vie. Voilà. Merci Quentin.

Merci beaucoup. Merci Émilie d'avoir été avec nous. Merci Stéphane.

Merci à tous de nous avoir suivi. On fait une petite pause nous Quentin. Voilà.

Retour dans 10 jours et on vous souhaite un très bon weekend de Pâqu. Ah.