Face à Philippe de Villiers / 27 mars 2026 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quel est votre sentiment sur l'état de cette guerre en Iran ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelle est selon vous la signification de cette abstention record ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelle conclusion tirez-vous de l'avenir incertain de l'écologie en politique ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment décryptez-vous les images de violence post-élections ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Quelle leçon en tirerez-vous sur l'avenir de la jeunesse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Philippe de VilliersFait
« L'État, en l'occurrence la Macronie, dans une loi folle, a infligé une mesure d'euthanasie à la démocratie locale. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous en ce vendredi un peu spécial car pour la première fois cette année et c'est normal, c'est chaque année mais je vais pouvoir dire non pas seulement bonsoir Philippe de Villiers mais bonsoir et joyeux anniversaire Philippe de Villiers, ravi de vous retrouver. Bonsoir Eliot, c'est malin ça. Ah bah ?
Ah j'ai le droit de vous souhaiter, c'était c'était cette semaine, j'ai le droit de vous le souhaiter en direct. Les téléspectateurs ne sont peut-être pas tous informés que Philippe de Villiers a 18 ans. Ah bah bien sûr, je prends le jeune, ravi de vous retrouver.
Bonsoir Eliot, joyeux anniversaire Philippe. Mais nous avons une surprise Philippe de Villiers. Ah ?
Ah oui parce que il y a du monde qui souhaite vous souhaiter un joyeux anniversaire, regardez. À celui qui réveille l'âme de la France avec tant d'élégance, joyeux anniversaire Philippe. Joyeux anniversaire au Vicomte du Puy du Fou, c'est à jamais.
Joyeux anniversaire cher Philippe, vive la Vendée, vive la Vendée libre. Cher Philippe, un très joyeux anniversaire et j'en profite pour te remercier pour m'avoir inspiré. Tu es un homme politique qui m'a donné le goût de la politique, des idées, de la littérature également et puis tu es aussi un ami fidèle sur lequel on peut compter dans ce milieu médiatique et politique, là c'est très rare donc encore une fois un très gros joyeux anniversaire Philippe de Villiers, merci pour tout et merci pour la France.
Mon cher Philippe, je tenais à vous souhaiter un très joyeux anniversaire et malgré nos différences footballistiques, je vous apprécie beaucoup. On se voit en finale. Cher Philippe, avec Jules Torres ici présent, on voulait vous souhaiter un magnifique anniversaire.
Joyeux anniversaire Philippe et vive la Vendée et vive le Puy du Fou. Évidemment. Saint-Simon a dit un jour il y a certaines personnes pour lesquelles la valeur s'accroît avec le nombre des années, c'est pour vous Philippe, très joyeux anniversaire.
Cher Philippe de Villiers est évidemment l'homme d'histoire, l'homme de culture, l'homme de la Vendée et chacun connaît cela mais il y a aussi l'homme de Marcel Saupin. Lorsqu'enfant vous étiez là dans les Trélunes en train d'encourager Daniel Léopold et et Souado et Gondet. Et c'est cela finalement le qui est dommage pour le football parce que vous auriez été un entraîneur immense, le stratège.
Vous auriez entraîné le FC Nantes, vous auriez entraîné Barcelone. C'est une carrière manquée et c'est un occasion également ratée pour le football français. Donc bon anniversaire cher Philippe et n'oubliez pas le but le plus remarquable c'est d'entrer dans le but précisément avec le ballon, d'entrer dans le but précisément avec le ballon.
Encore une passe, encore une passe, encore une passe. C'est ça le football étincelant. Bon anniversaire cher Philippe.
Voilà, il y avait du monde qui souhaitait vous le souhaiter. Il y avait encore plein de personnes qui souhaitaient le faire cher Philippe de Villiers. Ça me touche beaucoup, c'est toute la grande famille euh de CNews cette cette belle maison euh euh où euh on parle avec son cœur.
Voilà, euh Nancy, à mon âge, on préfère rester discret euh sur la fête de l'anniversaire, voilà. Euh c'est il y a une une phrase euh de Saint-Ignon qui s'applique bien à la situation où je me trouve. On devient vieux trop tôt et sage trop tard.
Et il y a une autre phrase qui est de Cioran, je crois. Euh on commence à vieillir lorsqu'on se contente des ennemis qu'on a sous la main. Il faut s'en faire tous les jours.
Donc ça va, je suis pareil. Et en même temps si on se fait que des ennemis, ça veut dire qu'on est dans l'aigreur. Et en fait, le secret du rajeunissement, je vais vous le donner, c'est de défendre une cause jour et nuit, de s'y tenir et parce que ça vous maintient en éveil.
Dès que vous retournez et que vous avez un un de vos petits-enfants qui vous dit "Grand-papa, excuse-moi, mais tu as déjà raconté cette histoire il y a 3 jours." Là, c'est très mauvais. Et moi, j'ai la chance d'avoir des petits-enfants qui me disent tous "Attention grand-papa, Joe Biden." Ah ben, et il y a pas que vos petits-enfants.
Ouais. Vous savez qui le ? Non.
Le Journal du Dimanche. Toujours plus jeune que Biden. Regardez la une du JDD, c'est le cadeau de Geoffroy Lejeune et de la rédaction du du JDD.
Regardez. Incroyable. Et alors, ouais, mais là fièvre du vendredi soir, j'ai tiré le fil de CNews et l'audience est devenue exclusif, glucide, pesticide, sourcicide, sa prochaine trilogie.
Joyeux anniversaire, Philippe de Villiers. Et ça fait du bien, euh, évidemment, de de pouvoir sourire et vous avez dit un mot très important, une formule essentielle, une grande famille. C'est la grande famille qui vous le souhaite euh, du JDD en passant par Europe 1 euh, et même Le Figaro, puisqu'on a vu des figures Oui, oui, j'ai oublié, dans un numéro du Figaro, oui, oui.
Euh, et CNews, bien sûr. Philippe de Villiers. Les choses sérieuses commencent.
Quoi que c'était très sérieux là. Oui. sérieuses commencent.
On en sait, euh, alors, je vous signale quand même que quand ma femme m'a dit "Euh, tu te rends compte, 77 ?" Je lui ai dit "Tu te rends compte de ? À 77 ans, Clemenceau était dans la tranchée avec les poilus pour leur dire "On va gagner." Il avait mis ses guêtres.
Bon, moi, j'ai pas de guêtres. Bon, ensuite, Churchill, on lui dit "Euh vous avez 77 ans, comment vous faites pour ?" Et il répond "No sport" en tirant sur son cigare.
Moi, c'est l'inverse, je fais beaucoup de sport. Et et Victor Hugo à 77 ans, il avait pas fait la moitié de son œuvre. Pourquoi je vous dis ?
Parce que je sens bien une pointe d'ironie sur le thème Oh là ! Oui oui oui. Mais je sais bien, je vois bien le la la la lutte des classes, la lutte des âges, le le vous vous pensez éternels.
Ben vous verrez. Le jeunisme, le jeunisme. C'est ça aussi.
Philippe de Villiers, on commence euh l'émission et là, les choses, je le redis, les choses sérieuses. Ah, c'est vous qui avez ça fait Ah bah c'est de notre faute, mais bien sûr. Euh 5 minutes qu'on est hors sujet là.
Ah hors sujet complet. Mais c'était important de le faire. Mais désolé, hein.
Complet. Euh Philippe, on ne sait plus très bien et là, on change de sujet, on passe bien sûr sur la guerre en Iran, puisqu'on entre dans la 4e semaine, euh où on en est dans cette guerre en ? Des informations contradictoires circulent, Philippe, euh dans toutes les chancelleries, sur les plateaux de télévision, intervention militaire ou non, et il y a eu encore une fois une déclaration très surprenante de Marco Rubio aujourd'hui, euh on va la découvrir ensemble, qui dit euh "Quand nous en aurons fini avec eux, dans les deux prochaines semaines, ils seront plus affaiblis qu'ils ne l'ont été dans l'histoire récente." Il envisage donc une sorte de fin de la guerre dans les deux prochaines semaines.
Philippe de Villiers, quel est votre sentiment sur l'état de cette guerre, sur la psychologie respective des ? Va-t-on vers la poursuite de la guerre ou vers un ? Alors là, c'est très très difficile de de faire une quelconque prévision, puisque quand vous écoutez les belligérants eux-mêmes, euh on est dans la confusion.
Il semble cependant qu'à travers la déclaration que vous venez de passer là, de Marco Rubio, il y ait appelons ça une petite luciole dans le brouillard. Parce que le mot brouillard ne de Clausewitz n'a jamais aussi bien porté son nom, le brouillard de la guerre, dit Clausewitz. Et là, on est dans le brouillard.
On est même dans deux brouillards successifs. Puisque on nous annonce Donald Trump nous annonce euh, l'escalade et la désescalade en même temps ou euh en 2h ou en 2 jours. L'escalade, c'est-à-dire on va taper plus fort, on va porter un coup final et puis ensuite on est en train de négocier et ça se passe très bien avec l'Iran.
Donc, en fait, euh, on ne on ne respecte pas le principe de non-contradiction. Euh, on a du mal à comprendre. Alors, moi ce que je comprends, c'est que c'est pour ça que je parle d'une luciole, c'est qu'on était mal embarqué.
Le monde entier était mal embarqué. ? Parce que le théâtre d'opérations laisse apparaître plusieurs inconnues inquiétantes.
La première inconnue, c'est les troupes au sol. Parce que on recommence comme au Vietnam, en Irak, en Syrie, en Libye, euh, le carpet bombing ne conclut jamais la guerre. Ça, on le savait.
On a toujours dit s'il y a pas de troupes au sol, on gagnera pas la guerre, ils ne gagneront pas la guerre. Et puis là, ils parlent de troupes au sol. Mais des troupes au sol, euh, en face, il y a un vieux pays qui s'appelle l'Iran, qui est un grand pays et qui a décidé de de lever une armée.
Même avec des enfants de 12 ans, c'est-à-dire qu'on nous parle d'un million d'hommes. Donc, s'il y a les troupes au sol, on sait que ça se terminera mal. Et ça se terminera pas d'ailleurs, ça s'enlisera.
Ensuite, ensuite, il y a euh la fameuse île de Kharg, 2e inconnue. Si vous regardez la carte, l'île de Kharg, elle est dans un cul-de-sac, le au fond du golfe Persique. Alors, l'avantage, si vous bloquez l'île de Kharg, c'est que vous bloquez euh 90 % de la production de pétrole de l'Iran.
Mais en même temps, vous êtes sous les rames de missiles. Et euh jamais les Iraniens n'accepteront sans réagir qu'on leur prenne leurs joyaux. Ensuite, il y a euh la question des réserves de munitions.
Moi, ce qui me frappe, c'est que euh les Iraniens ont consommé 90 % de leurs missiles et de leurs drones, d'après ce qu'on nous dit. Mais leurs tirs sont deux fois euh plus efficaces qu'au début. Donc, un taux de réussite qui est sans commune mesure avec les premiers tirs.
Et en face, on nous dit "Attention, l'affront de David pour les Israéliens, euh les les Patriots pour les Américains s'épuisent, les stocks s'épuisent." C'est peut-être une des raisons qui pousse Marco Rubio à dire ce qu'il dit, parce que quand vous avez plus de munitions, vous ne pouvez plus faire la guerre. Alors maintenant, de l'autre côté, ça c'est le théâtre des opérations.
Sur le théâtre des opérations, il y a quelque chose qui tourne mal, c'est le Liban, puisqu'on nous annonce maintenant qu'Israël va occuper une partie du Liban. Et donc j'appelle moi le président de la République, protecteur du Liban depuis Saint-Louis, à réagir et empêcher que le Liban ne soit euh à nouveau euh occupé. Alors le théâtre des opérations d'un côté et la négociation de l'autre.
Alors sur la négociation, on nous parle du Pakistan parce qu'apparemment il y a un maréchal au Pakistan qui est l'ami et des Iraniens et de Donald Trump. Et il y a 30 % de chiites au Pakistan, c'est le le pays chiite de toute la région. Et on nous dit bah voilà, il y a les conditions iraniennes, les conditions américaines.
Alors les conditions américaines on les connaît, c'est un plus de nucléaire, démantèlement du nucléaire militaire. Deux démantèlement des lance des lance-missiles, des rampes de missiles. Trois euh bah le le troisième, c'est le la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz.
Et il y a même une quatrième condition dont on parle moins, c'est la fin du financement des proxies, c'est-à-dire le le Hamas, le Hezbollah et les Houthis du Yémen. Du côté euh iranien euh les les demandes sont à la fois toutes naturelles et irréconciliables, enfin non conciliables avec les demandes des États-Unis. C'est c'est la fin des sanctions internationales, s'il y a la paix, il y a la paix.
C'est ensuite le démantèlement euh des places militaires, des bases militaires américaines au Proche-Orient. Ça, c'est impossible. Et enfin troisièmement, c'est la possibilité de faire payer un droit sur le détroit d'Ormuz.
Parce que une des Enfin, ce sont trois des conditions, il y en a beaucoup plus évidemment. Donc je sais pas du tout euh ce que sera la négociation. Ce qui apparaît clair, c'est que pour les Américains, on ne parle plus du changement de régime.
Voilà, c'est tout ce qu'on peut dire en l'instant. Moi, je vais vous dire euh je fais pas partie des gens qui prennent partie. Je fais partie des gens qui disent il faut la paix.
Euh arrêtons la montée aux extrêmes. Parce que les Américains et les Israéliens euh sont en face d'un grand pays dont on n'avait pas mesuré la puissance. Et euh et donc je pense que il est grand temps d'arrêter cette guerre.
Les Américains n'avaient pas saisi l'importance du détroit d'Ormuz et cetera et cetera. Et donc il y a eu beaucoup d'improvisation et je pense que si on peut obtenir la paix, même si c'est une paix bancale, il vaut mieux une paix bancale qu'une qu'une guerre euh mondiale. Voilà ce qu'on pouvait dire sur la question iranienne et je précise aux téléspectateurs, même si euh ce sont des spectateurs avertis et réguliers de cette émission, euh voilà désormais quatre semaines que vous tenez le même discours de prudence euh euh pour ne pas dire un discours sceptique sur l'issue de ce conflit.
Contrairement à ce qu'on peut entendre et vous savez sur de nombreux plateaux. Vous savez ? Parce qu'en fait, on a maintenant la connaissance des guerres asymétriques.
Or, il semble que les Américains n'aient pas encore assimilé l'idée de la guerre asymétrique. L'Amérique ne peut pas gagner une guerre asymétrique. Parlons de l'actualité nationale à présent euh et des élections municipales bien sûr.
Les Français qui nous regardent très nombreux euh ont hâte euh de découvrir votre analyse, votre regard sur ce second tour des élections municipales qui se tenaient dimanche dernier et euh vous souhaitez non pas parler en premier lieu des partis, des gagnants ou des perdants, mais d'un mal français signe peut-être du désamour à la chose politique et on va parler de la participation et de l'abstention. 57,03 % participation, c'est la participation définitive. On est très loin de 2020 parce qu'il faut mettre de côté la crise sanitaire, mais en revanche, c'est moins qu'en 2014, c'est moins qu'en 2008.
Geoffroy Lejeune. Cher Philippe, quelle est selon vous la signification de cette abstention record lors du second tour des élections ? Merci.
La signification doit être étudiée, regardée, observée avec le plus grand soin. Parce que c'est le sommet de la courbe, 43 % de Français qui composent le parti de ceux qui ne sont pas allés aux urnes, 43 %. Bon.
Alors, il y a plusieurs raisons. Moi, j'en vois trois. Trois éléments d'explication.
Le premier élément d'explication, c'est que l'État, en l'occurrence la Macronie, dans une loi folle, a infligé une mesure d'euthanasie à la démocratie locale. C'est cette fameuse loi de 2025 qui a interdit le panachage dans les petites communes de moins de 1000 habitants et qui a rendu obligatoire la parité. C'est mal connaître toutes ces petites communes de France qui sont les forces vives de la France rurale.
C'est mal les connaître que de que d'infliger cette mesure qui a évidemment cloué au sol tout un électorat. C'est-à-dire 25000 communes étaient concernées. Et donc le deuxième tour s'est déroulé entre 1500 communes.
Et vous savez, il y a une phrase de Tocqueville qui disait l'institution communale est à la liberté ce que l'école primaire est à la science. Et en fait là, on a un état profond qui euh commande tout et qui a euh qui ne comprend pas ce qu'est ce qu'on a appelé la démocratie de poignée de main. C'est les les proximités affectives et affectueuses.
Donc ça c'est la 1re raison. Le dégoût de toute la France rurale. La 2e raison euh c'est que en fait euh quand il y a plus de conscience civique les gens ne se déplacent plus.
Et pourquoi il y a plus de conscience ? Parce que il y a une éclipse de la conscience nationale. Les deux sont liés.
Non seulement les gens se disent ce qu'on a dit ici de toute façon, ça sert à rien qu'on aille voter puisque le pouvoir n'est plus là. Alors on sait pas trop où il est où il est passé le pouvoir. Le pouvoir s'est absenté, le pouvoir s'est liquéfié, le pouvoir s'est volatilisé, le pouvoir s'est euh désincarné, le pouvoir a été aspiré.
Ça les gens le voient. Par contre, on n'a plus le pouvoir, mais on a des normes, des aides des feux et cetera et cetera. Donc ça sert à rien.
Voilà ce que les gens se disent. Ça va plus loin. L'éclipse de la conscience civique entraînée par l'éclipse de la conscience nationale.
Pourquoi l'éclipse de la conscience ? Parce que il y a deux murs porteurs euh qui ont été abandonnés par la classe politique et par et par les cours suprêmes. C'est la citoyenneté et la souveraineté.
Je m'explique. La citoyenneté euh c'est la différence qu'il y a entre un citoyen et un étranger qui est récusée maintenant par le le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel puisqu'on est dans la préférence étrangère. Monsieur Fabius est intervenu en 2023 pour expliquer euh la préférence nationale est contraire à la Constitution.
Ça veut dire que si vous accordez des droits aux citoyens que n'ont pas les étrangers, c'est contraire à la Constitution. Et donc s'il n'y a plus de distinction au bénéfice des citoyens euh entre les citoyens et les étrangers que signifie le ? Civitas, civis.
Rien. Et deuxièmement, la souveraineté. Si le pays n'est plus souverain ça sert à rien d'aller voter puisque la souveraineté est ailleurs.
Or, que nous dit Macron depuis 10 ? C'est euh fini la souveraineté nationale, on passe à la souveraineté européenne. Or, de Gaulle disait très bien "Il n'y a pas de souveraineté populaire s'il y a pas la souveraineté nationale." Et donc il y a plus la souveraineté nationale, la souveraineté est partie ailleurs, elle est partie à Bruxelles.
Et donc il y a plus de souveraineté populaire. Mais ça va plus loin. Et je terminerai par là.
Euh en fait euh il y a plus d'État il y a plus de nation, il y a plus de société. En d'autres termes, l'État a perdu sa puissance régaliennes et n'assure plus la sécurité par exemple. Donc à quoi bon aller ?
La nation a perdu son lien amoureux. On sait plus ce que c'est que la France. Il y a une abstraction, le vivre-ensemble, c'est tout.
Et troisièmement, la société a perdu ses voisinages et ses repères. Lorsque Jean-Yves Le Drian est venu à Munich, il a prononcé une phrase qui a fait hurler toute la caste pour reprendre le mot de Vincent Bolloré dans sa brillantissime audition cette semaine, la caste. Et donc, il a dit à la caste "En fait, vous pratiquez l'endocolonisation." Qu'est-ce que c'est que ?
C'est la colonisation du peuple par les élites. C'est-à-dire que le peuple euh on n'en tient plus compte, ce sont les élites qui commandent tout et qui veulent commander le cœur du peuple. L'endocolonisation.
Et on a eu une preuve cette semaine avec la présidente de l'Assemblée nationale, madame Braun-Pivet, et je terminerai par là, qui a dit "Non non euh pas de référendum sur l'immigration, c'est anti-républicain." Ah ? C'est anti-républicain un référendum sur ?
Le fait que le peuple se prononce sur la question du pronostic vital, c'est ? Ah oui, ça veut dire qu'en fait cette République, elle est devenue la République des copains et des coquins, la République des oligarques. Et de cette République-là, les Français ne veulent pas, ils préfèrent rester chez eux.
À la veille du premier tour, Philippe de Villiers, vous aviez ici même, d'ailleurs, euh annoncé que la vague verte euh allait euh mourir sur la sur la grève. Euh vous aviez euh ainsi prédit la fin de l'écologisme municipal, les résultats ne vous ont pas forcément donné tort, bien au contraire. Euh Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Besançon, euh les villes grandes villes perdues par les écolos, j'aurais pu rajouter Annecy même si la le maire sortant ne se représentait pas Colombe ou encore Bègles en Philippe de Villiers quelle conclusion tirez-vous de de l'avenir incertain de l'écologie en politique et c'est la formule aussi on parle parfois de d'écologisme.
Je pense que c'est la fin de l'écologisme municipal. Tout de suite une précaution. Moi je suis écolo.
Écolo de droite. Je crois à l'arbre et ses racines et ses ramages. Je pense que dans un pays s'il y a plus de civisme écologique, il y a plus de société possible.
C'est-à-dire qu'en fait l'homme comme la plante entre la terre et le ciel a besoin d'humus et de lumière. Mais là on parle d'autre chose, on parle de l'idéologie verte. Cette idéologie verte, elle a été elle a été rejetée, il faut examiner pourquoi.
D'abord l'écologie qu'on nous impose c'est une écologie punitive. Une écologie radicale, une écologie carcérale. D'où elle ?
Elle vient de l'idée qu'il y a un grand soir. Le grand soir c'est le retour à la mère nature. Avec euh le parrainage à l'époque de Greta Thunberg la Jeanne d'Arc de la couche d'ozone qui entend les voix de la couche d'ozone.
C'est parti comme ça. Et à partir de là, on a voulu nous imposer la société décarbonée qui est devenue une société totalitaire. Je parlais des aides des feux on peut parler d'interdiction des des automobiles, souvenez-vous de la soirée de la liturgie grégorienne dimanche soir à Paris avec métro vélo bobo.
C'est la nouvelle la nouvelle Trinité grégorienne de monsieur Grégoire. Et euh donc phobie du sapin de Noël, phobie des du calendrier grégorien l'autre phobie de des crèches, phobie du Tour de France, phobie de toutes les traditions et puis le no kid pas d'enfant parce qu'il pollue et cetera. Et donc ça c'est un côté totalitaire.
Les gens ont compris qu'en fait l'écologisme c'était une forme de totalitarisme. Et ça va plus loin puisque c'est une écologie stérile puisque elle prône la décroissance et euh la fin du productivisme concurrentiel. Et donc elle pousse à la délocalisation de l'agriculture, la délocalisation de l'industrie euh la délocalisation de toute notre richesse et la substitution d'un pays consommateur à un pays producteur.
C'est ça l'écologisme. Et enfin enfin l'écolo-sociétalisme, ne l'oublions pas. C'est-à-dire que on nous on nous parle de l'anthropocène.
L'anthropocène ça veut dire que c'est l'homme qui est le grand responsable du dérèglement climatique et maintenant du capitolo capitalocène. Pardon du néologisme, c'est pas de moi, qui veut dire l'homme responsable euh de de de toute la destruction de de la planète. Et il me vient à l'esprit euh un souvenir.
En 1999, je me souviens avoir croisé euh José Bové. Et en fait je lui ai dit je je peux pas vous condamner dans ce que vous avez fait. Qu'est-ce qu'il a ?
Il a démonté un un McDonald's à Millau. Et quand vous regardez ce qui s'est passé à l'époque et ce qui se passe maintenant, il a démonté un un McDonald's contre la malbouffe. Et et contre une forme de capitalisme euh euh sans entrailles qui nous infligeait les OGM et cetera.
Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on ? C'est plus José Bové, aujourd'hui on a des écolos qui jettent des louches de soupe sur euh l'Angélus de Millet. En d'autres termes, il y a plus aucun rapport euh entre l'acte et la cause.
C'est la fin de l'écologisme. Je vous prends le jeune. Quels sont selon vous euh les principaux enseignements sur de ce second tour des élections municipales sur l'état politique de la France à un an de l'élection ?
Premier enseignement, c'est l'éruption du vote ethnique. C'est une grande première. Deuxième enseignement, c'est métropolia contre périphéria pour parler comme Christophe Guilluy dans le Figaro Magazine avec Alexandre de Vecchio, l'excellent Alexandre de Vecchio.
Troisième enseignement, et c'est sur cet enseignement je voudrais insister parce que personne en a parlé ou presque. C'est le nouveau paradigme, un renversement historique majeur qui fait que dans l'histoire politique de la France on retiendra le 20 mars 2026. Je m'explique.
Avec François Mitterrand depuis 1981, il était recommandé à la gauche classique de s'allier avec l'extrême gauche. Et il était recommandé dans le même temps à la droite classique de ne pas s'allier avec la droite nationale dite extrême. Il fallait appliquer un interdit moral qui avait un nom, le cordon sanitaire dessiné par François Mitterrand.
Et tout ça a fonctionné pendant 40 ans parfaitement. La gauche unie, la droite divisée jusqu'au moment où tout bascule. Tout bascule à Nice et à Toulouse, ce sont les deux laboratoires du grand basculement.
À Nice, on a l'union des droites qui gagne et à Toulouse, on a l'union des gauches qui perd. Et à partir de ce moment-là, panique à bord. Et vous avez le secrétaire général du PS non pas Louis Juvet mais Pierre Juvet, c'est un autre théâtre qui explique euh Mélenchon est pour le la gauche un boulet.
Et moi je dis euh le boulet a changé de canon. En d'autres termes, pendant 40 ans, on acceptait que la droite fut euh coupée en deux et on n'acceptait pas que la gauche fut coupée en deux. Donc la gauche était unie, la droite était désunie.
C'était euh c'était que un un appareil match moral accepté par les deux camps. Et tout à coup, c'est l'inverse. Tout à coup, on a un tropisme à droite vers l'union des droites euh quelles que soient euh les petites pensées des petits politiciens et histrions de LR et d'ailleurs.
Euh et puis on a le tropisme vers la désunion des gauches quelles que soient les nostalgies de ceux qui voudraient qu'elles fut encore unie. Et donc, on entre dans une toute nouvelle période. C'est la fin de l'union de la gauche, c'est le début de l'union des droites.
Philippe, depuis dimanche dans les villes remportées par La France insoumise, mais pas que aussi, des maires sortants ont été bousculés, hués, injuriés, parfois escortés, contraints d'être escortés par les policiers euh pour éviter les coups. J'apprends par exemple à l'instant euh pour le conseil 1er conseil municipal de de Roubaix, que lorsque Céline Saya, la euh conseillère municipale de l'opposition Rassemblement national euh a pris la parole, et bien elle a été par exemple huée. Euh voyez cette séquence dans quelques villes et nous parlerons justement de de l'interprétation que vous pouvez faire de de cette violence en politique.
Arache ta ! Toi, tu nous as trop fait la ! Je ferai le jeune.
Philippe, quelle est votre interprétation de ces images et de cette ? Et bien, mon interprétation c'est pas la mienne, c'est celle de Rima Hassan. Et si on pouvait voir le tweet de Rima Hassan La fierté des nôtres elle relaie un message de Bamako soldats qui dit 6 maires noirs issus de banlieue à la tête de ville qui les ont vu grandir par hasard et ce n'est que je résume rapidement et ce n'est que le début.
Et elle dit c'est c'est le début, c'est que le début. Alors le début de ? C'est le début euh de d'une ère nouvelle.
L'ère ethnopolitique. C'est-à-dire que elle dit 5 maires noirs, c'est pas moi qui le dit, c'est pas vous, pas nous. C'est-à-dire que elle installe la dialectique nouvelle.
Écoutez-moi bien ce que c'est capital hein ce qui se passe entre les racisés et les non racisés. On est sur une une pente Afrique du Sud après l'apartheid hein où les blancs ont été virés. C'est ce qui va nous arriver.
Donc les racisés et les non racisés. Racisés donc ils traitaient les gens de droite de racisme, maintenant ils parlent eux de racialisme. Et deuxièmement, il y a l'ancienne France et la nouvelle France.
Donc on comprend ce qui va advenir à l'ancienne France qu'on ferait mieux d'appeler la vraie France. Alors en fait moi je fais quelques observations pour vous répondre. Première observation euh j'ai observé toute la semaine ce qui s'est passé.
En fait, il s'est rien passé lundi, c'est le mardi CNews qui euh euh avec Pascal Praud lance le sujet puis euh pendant toute la semaine CNews continue sur le sujet et là il y a les réseaux sociaux qui reprennent et derrière il y a euh les grandes chaînes nationales. France 2 puis TF1 et finalement, je crois, vendredi. En d'autres termes, s'il y avait pas les réseaux sociaux, s'il y avait pas CNews, euh il se serait rien passé.
Personne n'aurait rien dit. Et on comprend pourquoi Emmanuel Macron veut supprimer ou censurer les réseaux sociaux, parce que les réseaux sociaux, c'est aujourd'hui un contre-pouvoir absolument essentiel. Deuxième deuxième réflexion, on est là devant un geste de revanche, un geste de conquête, un geste d'intimidation.
Qu'est-ce que ça veut dire ce ? Ça veut dire, en fait, euh une communauté qui chasse une autre communauté. Soyons concrets.
Rima Hassan a très bien dit ça en citant Frantz Fanon, c'est euh pour le colonisé, la vie ne peut renaître que de la décomposition du cadavre du colon. Donc, il y a le colonisé, le colon. Et donc, en fait, ce qu'il faut bien comprendre, il faut que les Français comprennent, on est devant la situation suivante.
Vous nous avez colonisés, on va vous coloniser à notre tour. C'est l'écho à la phrase fameuse de Macron en en 2017 à Alger, "La colonisation est un crime contre l'humanité." Donc, nous sommes des criminels, nous, les Français, et nous, les Européens.
Et donc, euh et donc, c'est à notre tour d'être colonisés. Donc, c'est un geste décolonial et recolonial. Troisièmement, depuis euh le meurtre de Quentin, la violence a trouvé son excuse absolutoire.
Et même, la victime la la la le coupable a trouvé une posture de de victime euh accusatoire. Et donc, en fait, là, cette violence, elle ne suscite aucune réaction de la part de la classe politique et de la classe médiatique, sauf exception. Parce que maintenant, ça y est, on a basculé dans une chose qui était où quand c'est au nom de l'antifascisme et d'une société qui doit dire au nom d'une société qui doit disparaître, la violence était excusable.
Et enfin, et enfin, je vous dirai ceci, la classe politique ne comprend toujours pas, comme après les émeutes du 31 mai dernier euh euh après la Ligue des Champions, elle ne comprend toujours pas que on a changé de société, qu'on est passé d'une société homogène, celle de mon enfance, celle de ma jeunesse, avec qui avait ses codes, ses capillarités, ses ses voisinages affectifs, ses repères, à une société tribalisée, multi-fracturée, euh multi-déculturée, multi-conflictuelle, et proche de la libanisation. La preuve, il y a les premières milices, la jeune garde. Et donc, il faut prendre très au sérieux ces foules vociférantes qui nous disent quelque chose qu'on ne veut pas entendre.
Ils nous disent, en gros, !" Philippe de Villiers, parlons à présent de Saint-Denis, c'est vrai que les images du premier conseil municipal de Saint-Denis ont fait le le tour des réseaux sociaux, pas forcément le tour des rédactions et et des chaînes d'information. Euh et je vais vous proposer euh deux échanges, celui de Mathieu Hanotin, euh le maire battu socialiste et donc maire sortant, et euh Bally Bagayoko qui est l'actuel maire élu dès le 1er tour euh à Saint-Denis.
Voyez cette cette séquence. Parce que j'aime profondément cette ville à la croisée des époques, des cultures et des influences. Parce que ce qu'il adviendra de Saint-Denis nous concerne et nous dépasse.
Je vous laisse un héritage mais je ne vais nulle part car peu importe mon rôle, c'est ici ma place. Merci beaucoup. Les urnes ont parlé.
Moi je suis issu du milieu sportif et que même si l'on s'est entraîné pendant des mois lorsque le résultat tombe nous faisons allégeance. Nous avons besoin de toutes celles et ceux qui ne vont pas regarder dans le rétroviseur. Pas celles et ceux qui vont tenter de remettre un programme qui a été battu dans les urnes.
Et donc ces personnes-là c'est votre projet nous n'aurons pas d'autres solutions que bien sûr de nous en séparer. Philippe, tout à l'heure vous avez parlé de de foule vociférante. Comment est-ce que vous avez interprété, comment est-ce que vous décryptez les images de ce tohu-bohu vindicatif auquel on a assisté pendant cette soirée d'élection et quelle leçon en tirez-vous quant aux évolutions de la vie politique ?
Ce que j'ai vu me me rappelle un mot de Condorcet qui qui en fait résume la Révolution française la Révolution terroriste à partir de du mot suivant un seul instant a mis un siècle de distance entre l'homme du jour et l'homme du lendemain. Nous y sommes. C'est quoi la différence entre l'homme du jour et l'homme du lendemain ?
C'est euh ce sont des mots d'une puissance symbolique. Parce qu'on est à Saint-Denis. C'est là où ont lieu les profanations de saccage des tombes de la nécropole royale.
Et euh c'est là qu'on entend l'écho de la phrase de de Mélenchon à Toulouse. Qui a dit "Nous avons à créer une nouvelle civilisation. Ce pays nous appartient.
À vous de vous l'approprier." Qui dit appropriation dit expropriation. Et donc en fait, là il y a deux principes sous nos yeux qui se déroulent à travers les mots prononcés, c'est la purge et la régénération.
Alors la purge, c'est la purge d'un maire socialiste. C'est toujours comme ça que ça se passe. Les bolcheviques liquident les mencheviks.
Et en fait euh il est traité de bourgeois visqueux. Ça vous dit rien, mais moi ça me dit quelque chose parce que c'est l'année de ma naissance, le procès Kravchenko. On le traitait de bourgeois visqueux.
Des communistes. Donc en fait, c'est l'animalisation de l'adversaire. Ça c'est un procédé trotskiste et léniniste recommandé.
Le bourgeois visqueux. Ensuite, c'est un socialiste et donc c'est un révolutionnaire qui est viré par des révolutionnaires plus révolutionnaires. Et donc il pratique le mot de Saint-Just "Un révolutionnaire trouve toujours un pur plus pur qu'il est pur." Et euh voilà pour la purge.
Alors la régénération, c'est Louma. Il dit euh "L'allégeance." Il dit monsieur Bakayoko "L'allégeance, ça veut dire ?" Bah Louma, c'est la définition de Louma, l'allégeance.
L'allégeance des allégeances. Il y a pas d'autre nationalité que Louma. Donc il dit "Voilà, on est Louma, c'est la nouvelle France et la nouvelle France, c'est la France des immigrés." Il ajoute.
Et euh et là il il il détache trois principes. Il annonce son programme, trois principes. Premièrement, la table rase, c'est-à-dire en fait, c'est la nouvelle assimilation, dit-il.
Si vous voulez, vous les Français de souche, vous assimilez, on vous accepte. Mais mais vous faut vous assimiler. Donc, en fait, c'est l'assimilation à l'envers.
Ça y est, on y est. On y est. Euh, il s'agit plus de proposer l'assimilation française à l'ancienne, mais de proposer l'assimilation nouvelle de la nouvelle France.
Voilà, s'assimiler à à ce que veulent euh la nouvelle religion, la nouvelle civilisation, le nouveau peuple. Les nouvelles populations. S'assimiler aux nouvelles populations et donc leur demander ce que elles veulent qu'on fasse.
Si tant est qu'on puisse demeurer à Saint-Denis. Ensuite, deuxièmement, le désarmement de l'ordre ancien. Donc, on désarme les flics.
C'est tout un symbole. Comme ça euh, les narcotrafiquants pourront aller en paix. Vu que à Saint-Denis euh, on sait ce que la situation.
Et troisièmement, euh, on coupe les têtes. Vous savez, il y a une phrase de Kiles, vous avez pas connu ça, vous étiez trop jeune. En 81, qui disait à l'Assemblée "Il ne suffit pas de dire que des têtes vont tomber, il faut dire quand et lesquelles." Bon, donc là il fait la même chose.
Donc, quand et lesquelles, c'est-à-dire que c'est le seul système euh euh à à la nouvelle France. C'est-à-dire que tous ceux qui sont pas sur la ligne de la nouvelle France, vous dégagez. Voilà.
Et euh donc en fait, nous sommes devant une situation euh révolutionnaire et j'oserai dire de pré-guerre civile. Philippe de Villiers, les commentaires euh sur les résultats des élections municipales ont largement porté aussi sur l'âge respectif des électorats de chacun des partis et des coalitions. Euh, il s'avère que les électeurs, par exemple, de la France insoumise euh sont les plus jeunes.
Euh, quelle leçon en tirerez-vous sur l'avenir de la jeunesse ? Et souvent, vous avez pu me dire "Si je fais cette émission, c'est pour parler à la jeunesse." Ouais.
Je vous réponds euh avec euh beaucoup de fermeté, beaucoup d'émotion. Parce que je suis triste, inquiet, mais aussi déterminé comme beaucoup de Français qui se laisseront pas faire. Mais voilà ce qui se passe.
La France est en train de perdre sa mémoire commune. On pratique l'amnésie des grandeurs, l'hypermésie des lâchetés. Euh, du matin au soir, la mémoire pénitentiaire, c'est-à-dire qu'on invite les jeunes à battre leur coulpe sur la poitrine de leurs aînés.
Combien de temps ça peut durer ? Ensuite, euh la France est en train de perdre son art de vivre, qui est étouffé euh et qui aussi l'entre le wokisme qui nous décivilise et l'islamisme qui nous recivilise. Et enfin, la France est en train de perdre sa langue, spécialement à la mairie de Paris, avec l'écriture inclusive qui brutalise la langue française sous le couvert et avec le soutien du Conseil d'État.
La France est en voie de soumission. Avec une double agression. Une agression extérieure et une agression intérieure.
L'agression intérieure, c'est la subversion. L'agression extérieure, c'est la submersion. L'agression intérieure, c'est la subversion intellectuelle.
L'agression extérieure, c'est la submersion migratoire. Les deux se conjuguent dans le même mouvement révolutionnaire. Avec deux jeunesses qui ne vivent plus en France qui ne pensent plus en France qui ne rêvent plus en France mais qui voyagent, qui vivent, qui pensent les uns au wokistan à l'université les autres en islamistan dans les quartiers souvent.
Qu'est-ce que ça veut dire le ? Le wokistan, c'est un territoire de l'esprit euh où se déploie un un obscurantisme totalitaire euh chaque jour davantage. C'est une glaciation intellectuelle où le monde est divisé en deux, les oppresseurs, les opprimés.
Et le critère distinctif, c'est le sexe, la religion, la couleur de peau euh voilà. Le sexe, la couleur de peau euh et la religion. L'Occident, c'est l'ennemi pour le wokisme, pour le wokistan, l'Occident c'est l'ennemi parce que l'Occident est prédateur parce que il s'est constitué sur le crime du de l'esclavagisme et du colonialisme et parce que il développe un racisme systémique dont il est l'héritier avec le privilège blanc.
Le wokistan, c'est une c'est une nouvelle religion. La rédemption ne viendra plus par le sacrifice christique dans cette nouvelle religion, elle viendra par avec un nouveau bouc émissaire, l'homme blanc hétérosexuel coupable de toutes les injustices dont trois d'entre elles sont nommées par les wokistes. 1 la blancheur, 2 la masculinité, 3 l'hétéronormativité.
C'est le jour d'en parler. L'hétéronormativité. Donc voilà.
Et quant à l'Islamistan, quant à l'Islamistan, lui euh l'Islamistan c'est un autre territoire, un autre territoire de l'esprit où on vit hors de France et où on pratique l'oïcophobie, c'est la haine de la maison et de ceux qui l'habitent. En fait, ces deux territoires nouveaux sont deux provinces nouvelles qui composent la nouvelle France. Et leur idée, c'est que le peuple historique français doit disparaître dans les 30 ans qui viennent.
Et c'est la raison pour laquelle je dis il y a pas d'autre solution que la remigration pour ceux qui veulent plus de la France et qui n'aiment pas la France et qui détestent la France et qui veulent faire disparaître la France, la remigration ou ou la colonisation. C'est-à-dire que soit on réagit, on arrête complètement l'immigration et non seulement ça mais on renvoie chez eux les indésirables, c'est-à-dire ceux qui ne désirent pas la France, ceux qui n'acceptent pas d'être des Français de désir et euh sinon on accepte la colonisation. Et qu'est-ce que c'est la ?
C'est la disparition. Philippe de Villiers, je voudrais qu'on parle d'un autre sujet à présent euh d'un homme que vous avez beaucoup bien connu, que vous avez aussi combattu euh avec qui vous avez pu avoir de de vifs débats. Hier un hommage national a été rendu à à l'ancien Premier ministre Lionel Jospin.
Et euh vous m'aviez euh confié euh que vous aviez connu l'homme en des circonstances particulières et c'était au au moment euh notamment de de la tempête Erika. On est en 1998, je vous propose une courte séquence où vous avez accueilli à l'époque euh le Premier ministre, je vous propose de de retrouver et revoir cette courte séquence. On a on a acheté 10000 tenues euh euh le département euh comme ça là.
D'ailleurs, on a dévalisé tous les stocks, c'est c'est la raison pour laquelle dans les départements voisins, ils souffrent. Alors, on va peut-être leur en prêter. Les dégâts sont considérables.
Le Premier ministre a pu le constater en invitant pourtant ses interlocuteurs à ne pas être trop alarmiste. Je remercie Geoffroy parce que j'ai dit la tempête, c'est évidemment le bateau, bien sûr. année.
Oui, c'est euh effectivement intimement lié. Geoffroy le jeune. Est-ce que vous pouvez nous raconter cette cette histoire, ?
Non, mais je dirais simplement que euh nous étions dans la détresse puisque le bateau l'Erika s'est coupé en deux au large du Finistère, 400 km de côte polluée. La Vendée était euh euh sans dessus on achetait des blouses, des des gants, des pelles, des râteaux à tous les bénévoles parce que personne voulait nous aider euh le préfet de Total s'est fait porter pâle. Donc, on était dans la détresse, j'ai appelé le Premier ministre qui m'a dit "Je viens." Et là, on a vu un homme euh austère, précis, sympathique et qui a qui a qui a qui montrait une vraie empathie pour les pêcheurs, pour les ostréiculteurs, pour toutes les victimes.
Et là, j'ai vu un homme euh que j'ai apprécié, on s'est euh on s'est beaucoup parlé. Je lui ai dit "Voilà, on a deux problèmes. Le premier, c'est que c'est qu'on nous applique le principe pollueur payeur plutôt que pollueur payeur puisque Total veut pas payer euh rien rembourser." Il m'a dit "Allez-y en justice." Et on a fait grâce à Maître Alexandre Varaut, notre avocat, on a fait accepter, pour la première fois, le préjudice écologique et deuxièmement, je lui ai dit "Voilà, euh l'Europe nous nous ne nous écoute pas, ne nous entend pas." Et d'ailleurs, elle accroît les responsabilités parce que je lui ai expliqué, voilà, ce qu'on m'a expliqué, on nous a dit que le la le bateau battait pavillon maltais, euh l'équipage était indien, la société de certification était italienne et la cargaison de Total était domiciliée aux Bermudes.
Voilà. Voilà, merci l'Europe. Et en fait, ce que je voulais dire, c'est que l'homme euh Lionel Jospin, l'homme Premier ministre, euh ce jour-là, je me suis dit euh il est socialiste, mais euh il a le sens de l'État et il a du cœur.
Lionel Jospin, vous l'avez dit ici, a été un homme également influent dans la vie politique pendant plusieurs décennies. Euh Vous avez rendu hommage à l'homme. Euh Quel jugement vous portez à présent sur son bilan, le parcours, son action, sur sa ?
Quelle trace laisse Lionel Jospin dans notre histoire ? Ouais. Philippe de Villiers.
Quand je dis du bien d'un socialiste, faut toujours se méfier. Ouais, il c'est pour ça qu'il reste Il y a le marche Il y a le marche retour. Oui.
Euh Alors, Lionel Jospin, pour moi, le le le souvenir que que j'en ai, c'est les les foulards de de craie, les voiles de craie. Je revois Ernest Chenière qui me dit "Comprenez rien." Euh il ils m'ont expliqué que euh c'est euh en fait, c'était euh comparable, les voiles de Creil c'était comparable aux serre-têtes des jeunes versaillaises.
Et euh ils ont euh fait resurgir euh le temps ancien des châles et de l'eau bénite en disant euh en se moquant de moi, c'est Ernest Seillière qui parle, le principal de Creil, du collège de Creil, en se moquant de moi, il dit "Que n'a-t-on interdit le foulard de nos grands-mères ?" En d'autres termes, ils sont passés à côté. Lionel Jospin est passé complètement à côté puisqu'il parlait de l'école inclusive.
En fait, c'était dans la foulée des des petites mains jaunes accrochées à à la accrochées à la à la à la boutonnière. Ah c'est c'est ouais, c'est un truc qui se pratique beaucoup en ce moment. Et euh et alors euh euh pour dire si si si euh si tu étais pas avec une petite main jaune à la boutonnière, c'était un raciste.
Voilà, c'était ça. Et donc en fait, on était dans la mosaïque diversitaire qui était une richesse et le militantisme multiculturel. Voilà.
Et en réalité, quand vous prenez du recul par rapport à ça, à ce moment-là euh où Lionel Jospin s'est trompé, il a d'ailleurs dit euh "Qu'est-ce que j'en ai à faire de l'islamisation de la ? C'est pas du tout son problème." Quand on regarde en fait, à l'époque les gens disaient "Ouais, ce ne sont que trois voiles." Et maintenant les mêmes leurs leurs successeurs disent "Ce ne sont que trois communes, La Courneuve euh Saint-Denis, Roubaix." Bah oui, mais on voit comment euh les choses se passent.
Et un jour j'étais à dîner chez Marie-France Garaud au Molière à Saint-Pompin euh comme une voisine. Et il y avait Pierre Juillet et Marie-France, ils m'ont dit voilà comment en fait la gauche jospino-mitterrandienne, mais c'était Jospin, le trotskiste qui était à la manœuvre a réussi à faire disparaître la droite. ce dont je parlais tout à l'heure.
Premièrement diviser la droite donc par un interdit moral et faire en sorte que ce soit la gauche qui soit l'instance d'agrément de la droite morale par rapport à la droite immorale. Deuxièmement changer de peuple parce qu'on a abandonné le peuple des prolétaires on les a abandonné à la mondialisation heureuse donc il faut faire venir un nouveau peuple Terra Nova et troisièmement diviser ce qui reste de la droite ça c'est un très fort avec Maastricht c'est-à-dire avoir une droite souverainiste Seguin Pasqua Villiers et cetera et une droite fédéraliste Giscard Juppé et tous les autres. Voilà et donc l'opération a parfaitement fonctionné pendant des années on y est encore on y est encore puisque quand LR dit "Ouais non mais attention cordon sanitaire pas question de faire l'union des droites avec un tel un tel et cetera" on fait le dîner de têtes on est encore dans ce dans ce moment-là et en fait euh vous savez à quoi je ?
À un moment où j'ai parlé avec François Mitterrand du Liban je lui ai dit "Vous avez pas peur qu'un jour la France se ?" Il me dit "Oh attendez du calme." Bon mais à l'époque le Liban n'était pas ce qu'il est devenu aujourd'hui.
En fait on a les trois traits communs du Liban aujourd'hui. Premier trait commun euh le déséquilibre démographique les maronites étaient majoritaires ils sont maintenant ultra minoritaires. Deuxièmement l'influence des forces étrangères les Frères musulmans les salafistes qui sont partout qui ont fait de l'entrisme municipal comme l'a dit très bien le maire de Chalon-sur-Saône qui est un maire remarquable Gilles Platret et enfin troisièmement euh euh troisièmement euh et bien euh c'est euh la la fin de de des des partis politiques qui ne comprennent plus le pays voilà.
Hmm. J'aurais pu rajouter un quatrième point qu'un réfugié libanais m'avait dit en plus de la libanisation vous avez la tiermondisation euh de la France c'est-à-dire Oui et j'ajoute un cinquième point c'est les milices. Bien sûr.
Voilà. Et euh évidemment sur fond d'islamisation galopante. Philippe de Villiers, justement, cette France qui est au centime près, qui souffre, je voulais qu'on parle de la flambée des prix euh du pétrole, de l'essence, des coûts de l'énergie, euh de cette de ce gouvernement qui a été pris de court.
On nous avait promis qu'il n'y aurait pas de euh de de de de flambée des prix, finalement, il y en a, des mesures ont été présentées euh aujourd'hui en urgence, des mesures pour les routiers, pour les pêcheurs, les agriculteurs. Euh est-ce qu'il y en a pour les infirmières ou infirmiers ? Euh euh je ne sais pas.
Euh Philippe de Villiers, il nous reste 1 minute 26 et je sais que vous êtes un homme du temps long. Donc je n'oserai pas vous poser la question sur sur cette hausse des prix du pétrole, l'inquiétude des Français, euh mais nous en parlerons en longueur la semaine prochaine. Mais je voudrais quand même vous répondre.
Ah bah oui, de préférence. Il faudrait baisser la TVA à 5 % 5, mais on n'a pas le droit parce que l'Union européenne nous l'a interdit par une directive en 2006 112. Il faudrait sortir du marché de l'électricité, mais l'Union européenne nous l'interdit.
Il faudrait ensuite euh euh suspendre les sanctions à l'égard de la Russie comme l'ont fait les Américains, mais l'Union européenne nous l'interdit. Hmm. Voilà.
En d'autres termes, on a nos yeux pour pleurer, nos déficits puisqu'on arrête pas de creuser les déficits depuis le 1er choc pétrolier et et on est spectateur d'une Europe fait le Mercosur à partir du 1er mai, qui nous fait euh le le nouveau traité de libre-échange avec l'Australie. Et donc euh et pendant ce temps-là, l'État s'enrichit puisque les taxes, elles étaient prévues à un certain niveau au moment de du budget de Le Cornu et maintenant grâce à l'explosion du prix du pétrole, l'argent rentre dans les caisses de l'État et pendant ce temps-là, les infirmières, les agriculteurs, les transporteurs, les pêcheurs sont en train de mourir mais pas que parce que moi j'ai vu ce matin des gens qui se sont agrippés à ma voiture en venant ici pour me dire on peut plus on peut plus Philippe. Il y a des gens qui qui qui savent plus comment ils vont finir le mois et c'est à eux que je pense en disant à tous à tous ces politiciens vous n'avez rien prévu.
Vous vous vous avez détruit la France, vous avez détruit tous les comptes publics, vous avez détruit tout ce qui faisait notre grandeur, vous avez fait de la France une terre d'immigration maintenant incontrôlable. Alors dehors. Ben écoutez, ce sera le mot de la fin.
Dehors, j'aurais préféré qu'on se quitte sur un sourire en se disant joyeux anniversaire encore une fois Philippe. c'est un sourire. Ah ben oui.
Ben dites dehors avec le sourire. Mais vous le dites à la caméra, vous le dites pas à Geoffroy et moi j'espère. leur dis dehors maintenant il va faire beau.
Et profitez de ce weekend cher Philippe de Villiers. On aura pas le l'honneur de vous avoir la semaine prochaine. Vous prenez congé.
Non, pas du tout. Non. Ben c'est ?
Je respecte Pâques. Ben oui évidemment mais je vais pas vous raconter votre vie intime. Voilà. en agonie Merci à tous les à tous les deux dans un instant.
C'est l'heure des pros de rester avec nous.
Philippe de Villiers