Florian Philippot : "François Fillon est le petit soldat de Bruxelles"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 27 %Attaque 55 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 26:01OuverteRéponse directe
Pourquoi la présidente du Front National fait-elle campagne sur un rythme moderato ?
- 26:58RelanceRéponse directe
Vous conseillez d'accélérer parce qu'on sent quand même qu'il y a un effritement dans les sondages ?
- 27:48OuverteRéponse directe
Vous lui dites quoi, vous.
- 29:06OuverteRéponse directe
Est-ce que finalement, quand on voit dans certains sondages que François Fillon est devant Marine Le Pen, est-ce qu'il ne vous pose pas un problème ?
- 30:52OuverteRéponse directe
Vous l'attaquez sur son projet économique, sur son projet européen. Mais il y a une dimension chez lui qui est quand même la droite traditionnelle, la droite catholique.
- 31:14OuverteÉludée
Et on a l'impression qu'à l'intérieur du Front National, Marion Maréchal-Le Pen, elle l'a perçue comme un danger, qu'il fallait peut-être réagir sur ce terrain-là.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:32Invité politiqueFait
« J'ai l'impression quand même qu'une partie des médias cette semaine s'est un petit peu emballée. »
- 7:42Invité politiqueFait
« Certes, il a écrit une tribune dans le Figaro, très bien. »
- 7:48Invité politiqueFait
« Dans la tribune, je n'ai pas lu qu'il disait « je renonce à réformer la sécurité sociale ». »
- 7:57Invité politiqueFait
« Il a dit qu'il voulait mieux articuler les rôles de l'assurance maladie et de les complémentaires. »
- 30:33Invité politiqueChiffre
« Quand il veut mettre la retraite à 65 ans, il est le petit soldat de Bruxelles. »
- 30:42Invité politiqueFait
« Quand il refuse de remettre en place les frontières nationales face à l'immigration, il est aussi le petit soldat de Bruxelles en descendant Schengen. »
- 33:15PrésentateurFait
« C'est sa conseillère santé, Mme Stoppa Lyonnais, qui dit, on va enlever l'optique, le dentaire, les prothèses auditives, les troubles digestifs, la grippe du panier de soins, de l'assurance maladie. »
- 33:39PrésentateurFait
« Il la supprime, l'AME. »
- 34:25Invité politiqueChiffre
« La Grèce, en ce moment, a une dette de 320 milliards d'euros. »
- 35:27Invité politiqueFait
« Il faut mettre en place en France une carte vitale biométrique. Elle n'est toujours pas mise en place. »
- 36:15Invité politiqueChiffre
« 860 millions. 800 millions, un milliard au maximum. »
- 36:22Invité politiqueChiffre
« Un milliard 300 millions d'euros. »
- 37:42Invité politiqueFait
« Ils ont fait passer le traité de Lisbonne contre la volonté des Français. »
- 39:02Invité politiqueChiffre
« Le FMI nous dit 21%. »
- 39:09Invité politiqueChiffre
« Donc vous faites 6 plus 15, ça fait 21. »
- 39:00PrésentateurChiffre
« Le FMI nous dit 21%. »
- 39:02PrésentateurFait
« L'euro n'est pas assez cher pour l'Allemagne de 6% et il est trop cher pour la France de 15%. »
- 39:21PrésentateurFait
« L'euro est une erreur. »
- 39:32PrésentateurPromesse
« Il faut aller tranquillement vers ce qu'ils ont fait au Royaume-Uni, c'est-à-dire un référendum sur notre appartenance à l'Union Européenne, au bout de 6 mois. »
- 51:16PrésentateurPromesse
« Il faut arrêter l'immigration. »
- 52:29PrésentateurChiffre
« À Paris, chaque jour arrive entre 80 et 100 migrants. »
- 59:50Invité politiqueFait
« L'Union Européenne peut nous imposer des OGM. »
- 1:03:52PrésentateurFait
« On ne veut pas de la Russie et de la Syrie. »
- 1:09:55PrésentateurFait
« Nous étions totalement dans la main des États-Unis. »
- 1:10:00PrésentateurFait
« Sarkozy et Fillon nous ont fait réintégrer le commandement intégré de l'OTAN. »
- 1:14:39PrésentateurChiffre
« On finance la Turquie, je crois 6 milliards d'euros. »
- 1:19:15PrésentateurChiffre
« On va atteindre les 100 000 demandeurs d'asile cette année en France. »
- 1:24:16PrésentateurPromesse
« Il n'y aura rien de rétroactif, on ne reviendra sur aucun droit acquis. »
- 1:25:25Invité politiqueFait
« L'objectif du Kremlin était encore plus précis : faire élire Donald Trump à la Maison Blanche. »
- 1:31:25PrésentateurChiffre
« Il fait des meetings à 400 000 euros. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- François Fillon11 %
- Invité8 %
- Invité 24 %
- Auditeur2 %
- Invité 32 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et bienvenue dans Question Politique, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Nous sommes ensemble jusqu'à 14h. Notre invité est aujourd'hui Florian Philippot, vice-président du Front National. Florian Philippot répondra à vos questions en direct à partir de 13h15. Vous avez quatre moyens pour nous joindre. Le 01 45 24 7000, franceinter.fr si vous aimez le courrier électronique. Twitter avec le mot-clé question Paul, question au pluriel. Et via la page Facebook de France Inter, puisque cette émission est diffusée en Facebook Live. Comme tous les dimanches, on commence par le magazine politique de la semaine. C'est parti.
Avec le portrait de Florian Philippot qui sera signé Karine Bécard dans quelques minutes, le zapping de la semaine, Laurence Perron vous prouvera que le punk n'est pas mort. La chronique d'Isabelle Véramasson du CNRS est tout de suite le meilleur de l'humour politique sur Inter. C'était dans la matinale de Patrick Cohen le 12 décembre. Charline Vanhoenacker, alias Lola, 15 ans, fan d'Emmanuel Macron.
Ouais, mais c'est parce que maître Gims, c'était complet. Du coup, le meeting de Macron, c'est une idée de ma rhum. 52 ans, la meuf, elle est québlo sur Emmanuel Macron. Moi, j'étais dégoûtée d'aller à ce concert. Je ne connaissais aucune chanson. Puis ce soir-là, quand même, il a sorti son tube. Ce que je veux, c'est que vous, partout, vous alliez le faire gagner. Parce que c'est notre projet. On aurait dit Justin Bieber pendant le dernier rappel. Macron, mais j'adore trop maintenant. Et d'abord, quand je serai majeur, je voterai pour lui. Déjà parce que j'aimerais tellement l'avoir comme déléguée de classe. Comment il est beau gosse, quoi.
Mais ça ne m'étonne pas du tout qu'il était banquier avant. T'as vu comment il porte le costard, quoi ? Moi, je me suis renseignée, l'organisation du concert, enfin du meeting, là, ça a coûté 350 000 boules. Mais c'est abusé, quoi. Macron, il a tellement d'argent pour son meeting, il aurait pu louer Nicolas Sarkozy pour faire un discours. Alors, je t'explique le truc, Pat. Je peux t'appeler Pat. Bon. Alors, Macron, le mec, il a été ministre de l'économie. Mais en fait, il est anti-système. C'est un rebelle. Putain, t'imagines la souffrance que Macron, il a dû endurer à passer des mois et des mois dans un gouvernement qui le révoltait. Non, mais c'est abusé.
Enfin, c'est quand même grâce à tout ça que, pour la première fois, Pierre Gattaz, il va voter pour un candidat anti-système. Waouh. En plus, Manu, il a dit qu'il n'était ni de gauche ni de droite. Mais exactement que moi, quoi. Bah ouais, comme je n'y comprends rien. Et alors, j'ai adoré quand Macron, il a dit qu'il voulait libérer les énergies. Putain, mais c'est ma radio préférée. En plus, oui, il a commencé par faire un diagnostic de la France. Il a dit, il a consulté les Français. Mais il ferait vraiment trop ce que j'aimerais faire plus tard, du consulting. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, mais ça fait métier de beau gosse.
Mais Macron, il est tellement en phase avec tout ce qui est branché que s'il avait voulu, il aurait pu être le dernier des jeunes avec Juppé. Le seul truc que moi, je n'aime pas trop, c'est son slogan, là, « En marche ». Non, ça fait trop prof de PS. C'est vrai que si tu as envie de marcher, vas-y, pars devant, nous, on t'attend. C'est comme son pote, l'autre Manu, là, Valls. T'as vu, la lune du Parisien, Pat, hier, Valls, il a dit, « Ma candidature est une révolte ». Putain, ça sent trop le mec qui vient de fuguer de chez ses parents, quoi. Mais c'est abusé, hein. En tout cas, Pat, vraiment, le meeting de Macron, là, moi, j'étais à bloc, c'était tellement trop trop bien.
J'espère qu'il va sortir en DVD.
Charline Vanhoenacker, dans le 7-9 de France Inter. Je vous le disais, le punk n'est pas mort, loin de là. Écoutez nos politiques entre hurlements de meetings, cris de révolte, irruptions diverses et terribles nostalgies de la France des rois, du bruit et de la rage captés cette semaine par Laurence Perron.
On les a grandement sous-estimés. Nos aspirants présidents de la République sont des punks. La révélation de l'année sur scène, clairement, c'est lui. Emmanuel Macron, le week-end dernier, porte de Versailles à Paris. Moi, je le porterai dans la durée.
Je le porterai.
Manuel Valls, entré en campagne plus fraîchement, lui, prend ses marques. Mais le candidat autoproclamé de la révolte ne se défend pas mal non plus.
C'est vous qui êtes enfermé dans le système. C'est vous qui représentez le système, ce dont les Français ne veulent plus. Plus vous êtes dans cela, plus les Français ne supportent plus le système. C'est pour ça que je vous aime, parce que vous êtes avec moi tous les jours. Je vous adore.
Voilà pour les médiacrates, comme on dit chez la vraie gauche. Vrai gauche qui n'en revient toujours pas d'avoir entendu l'ancien Premier ministre. Très agile avec le 49-3, il l'a tout de même utilisé six fois, annoncé sur France Inter. Je suis très lucide, et puis j'ai appris. Et puis on prend du recul. Dans la société de la participation dans laquelle nous vivons, son utilisation est devenue dépassée et elle apparaît comme brutale. Donc, je proposerai que, hors texte budgétaire, parce que la nation a besoin d'un budget, je proposerai de supprimer purement et simplement le 49-3. En même temps, l'avant-veille, il avait prévenu Manuel Valls. Vous allez voir, ça va décoiffer.
Chez Vincent Payon, le punk est plus rentré, mais c'est assez rebelle d'entrer en campagne, en ayant oublié de payer ses cotisations au parti, 19 000 euros, une paille, et de faire irruption dans une primaire à sept candidats, en assurant d'entrée de jeu.
Oui, et je suis sans doute le seul candidat dans cette primaire de la Belle Alliance, car il y a des candidats de gauche à l'extérieur.
Au Front National, le punk est plus compliqué à débusquer, mais il règne tout de même un certain climat d'anarchie au parti. Après le parricide, voici venu le tanticide. Marion Maréchal Le Pen qui se rebelle contre sa tante et va en tenir à plein poumon le refrain de la royale avec Philippe de Villiers. Le gratin des catholiques traditionnalistes, des anti-mariages gays et des royalistes réunis au palais des congrès de Versailles. Le roman national, il est mort, atteint par un cocktail molotov envoyé depuis la Sorbonne. Puis, celui qui a procédé à l'enterrement en grande pompe, c'est Giscard, le fils spirituel de Cohn-Mendit. Avec René Habib.
L'histoire a été livrée aux sciences sociales jargonnantes et mortifères, avant que l'histoire elle-même ne soit épurée pour devenir une histoire halale, puisque aujourd'hui on ne peut plus parler de Jean-Martel, de Saint-Louis, de Napoléon, de la conquête de l'Algérie, etc. Parce qu'il faut faire le vivre ensemble. Vivre ensemble, c'est refaire l'histoire ensemble. Une histoire halale, c'est-à-dire une histoire autorisée. Là, on n'est clairement plus dans le punk, mais vouloir au 21e siècle laver l'honneur de Louis XVI, ça fait quand même un peu nos futurs.
La chanson des camelots du roi par Toscanie en 1935. À mes côtés, en ce dimanche qui est un avant-goût de celui de Noël, il ne manque que la bûche. Nathalie Saint-Cricq, bonjour. Je ne suis pas que vous disiez que vous aviez les dindes, mais... Non, non, pas du tout. C'est moi, enfin, je m'arrête là sur cette comparaison. France Télévisions, Françoise Fressos, bonjour. Bonjour. Le Monde, Karine Becker, France Inter, bonjour Karine. Événement marquant de la semaine, on commence avec vous Karine.
Écoutez, le recul de François Fillon. J'ai envie de revenir sur ça. J'ai l'impression quand même qu'une partie des médias cette semaine s'est un petit peu emballée. Parce que moi, je n'ai pas du tout vu le recul dont on m'a parlé. Certes, il a écrit une tribune dans le Figaro, très bien. Mais enfin, ce n'est pas parce qu'il a écrit une tribune que forcément, il y a un recul. La tribune, il faut la lire. Et dans la tribune, je n'ai pas lu qu'il disait « je renonce à réformer la sécurité sociale ». D'autant que dans la même semaine, il a eu une petite phrase très, très intéressante. Il a dit qu'il voulait mieux articuler les rôles de l'assurance maladie et de les complémentaires.
J'ai le sentiment, donc justement, qu'il est quand même toujours très, très bien dans cette optique-là. Alors, pourquoi il a fait cette tribune ? Parce que voilà, on ne parle que de lui en ce moment. Parce que la primaire de la gauche commence. qu'évidemment, il est en permanence la cible de la primaire de la gauche qui va durer un mois et demi. Donc, il a été obligé de faire une opération de communication, qui a donc relativement bien passé. Il a fonctionné, puisque les médias sont allés dessus.
Mais le sparadrap de la sécu reste collé au doigt.
Alors, mais en tout cas, j'espère, parce qu'effectivement, je pense qu'il a bel et bien l'intention de le maintenir dans son programme. Je pense que c'est, sans faire de la psychologie de base d'étage, je pense que c'est quand même dans son tempérament. François Fillon, il a été sept ans ministre, ne l'oublions pas. Il a essayé de faire un certain nombre de réformes. Il a été souvent bloqué, voilà, comme plein de ministres, il n'a pas pu aller jusqu'au bout. J'ai le sentiment, je peux me tromper, qu'il a vraiment envie d'arriver à l'Élysée cette fois pour faire exactement ce qu'il a envie de faire.
Françoise Fresseauze, événement de la semaine pour vous. La primaire de la gauche, ça y est, on connaît les candidats. Sept candidats, et parmi ces sept candidats, quatre retiennent l'attention. Vincent Péillon, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Benoît Hamon.
Pourquoi ? Parce que ce sont les jeunes, entre guillemets, du Parti Socialiste qui, depuis 2002, cherchaient leur tour. Alors, souvenez-vous, 2002, défaite de Lionel Jospin, tous disent, c'est notre tour. Et ben non, il y avait François Hollande devant eux constamment.
Ils ont planté les banderilles dans le dos de François Hollande et maintenant, c'est leur heure. Ils vont pouvoir s'affronter.
Pas si simple pourtant, parce que tous les quatre ont participé au bilan. Et l'un plus que les autres, Manuel Valls, deux ans, plus de deux ans Premier ministre. Et quand Manuel Valls essaye de faire oublier le bilan, ça donne ce que vous avez cité au début, le 49-3. Moi, président de la République, je n'utiliserai plus le 49-3 contre les troupes pour les ramettre à l'ordre. Il l'a utilisé six fois sous le quinquennat. Qui peut le croire ?
Nathalie Saint-Cricq, l'événement de la semaine pour vous.
J'enchaîne sur ma camarade Françoise avec cette espèce d'affolement qui a l'air de saisir les rangs du Parti Socialiste. Un affolement parce qu'ils ont bien compris que le timing était celui de François Hollande, une primaire très tardive. et puis finalement, pas le temps de faire campagne. On va avoir trois débats en dix jours. Donc il y a une espèce, je vous dis, d'affolement, pas de programme, rien n'est prêt, pas d'émission de télé en suffisamment grand nombre pour pouvoir s'exprimer. Et puis la trêve des confiseurs. Alors finalement, ils sont en train de mettre la barre très très bas. Et ils disent que s'il y a 1,5 million ou 2 millions de votants dans la primaire, ils auront eu chaud.
Non mais c'est impossible. Pardon ? C'est impossible, non ? Vous y croyez ? Je ne sais pas. Il y en a autant. Il y en a aussi peu.
Je ne sais plus de... 2 millions, ça me paraît énorme. 2 millions, ils mettent la barre.
2 millions, Manuel Valls disait 2 millions au début, maintenant ils auront 1,5 million. Et l'autre terreur, c'est les audiences qui ne sont pas prédictives d'un taux de participation à la primaire. Mais si les trois débats... Parce qu'honnêtement, pour avoir trois fois deux heures en dix jours, il faut avoir très envie de politique. Pour aimer la politique, oui. Surtout de ne pas avoir d'indigestion de frangipane après la période de début de l'année. Donc il y a aussi une inquiétude sur... Et si on faisait beaucoup, beaucoup moins que la droite ?
Le portrait de notre invité.
Question politique sur France Inter.
Notre invité Florian Philippot, vice-président du Front National, et son portrait signé Karine Bécard.
Bonjour Florian Philippot.
Bonjour.
Très tôt, Florian Philippot, vous rêvez de faire de la politique. Et très tôt, tout juste arrivé au lycée, vous savez déjà qu'il faut viser l'ENA. Pourquoi ? Parce que vous vous êtes renseigné et vous avez remarqué que les dirigeants qui vous semblent les plus brillants sont a priori tous passés par là. Autant dire donc qu'à l'époque, vous êtes loin de la rhétorique frontiste qui s'en est toujours prise aux élites. D'ailleurs, question établissement élitiste, vous les avez plutôt multipliées Florian Philippot.
Lycée Louis-le-Grand, HEC, ENA, et même avant tout cela, comme vos instituteurs de parents ont toujours vu pour vous les choses en grand, dès la 6e, finit l'école publique, direction à un collège catholique, une très coûteuse mais très prestigieuse institution à Marc-en-Barreul. Vous y fréquentez la plus haute bourgeoisie, celle des industriels du Nord. Mais là encore, vous apparaissez tellement loin de l'écosystème FN qu'on peut se demander comment, à la trentaine à peine, vous avez réussi à faire le lien.
Il y a tout de même, Karine, une constante chez Florian Philippot et c'est ce qui va évidemment le pousser vers le Front National. Il a toujours été viscéralement souverainiste.
Oui, premier meeting auquel vous assistez, vous n'avez pas tout à fait 18 ans, c'est celui de Philippe de Villiers et de Charles Pasqua. Rien que cela. Nous sommes en 1999 et l'un et l'autre avaient décidé de faire cause commune contre l'Europe. Tout cela pour dire qu'à ce moment-là, vous n'avez pas encore le droit de voter, que vous êtes déjà omnubilé par la question de la souveraineté. Et ce ne sont pas vos parents qui vous ont influencé. Vous êtes instinctivement persuadé que la monnaie unique, qui n'a pas encore commencé à circuler, que cette monnaie unique n'a aucune chance économique.
Et d'ailleurs, quand l'euro est arrivé dans nos porte-monnaies, vous auriez tout de suite fait le pari avec quelques amis que d'ici à 2020, il aurait disparu. Le problème que vous avez eu, Florian Philippot, ça a été de trouver une famille politique. Qui suivre en France quand on est souverainiste ? Probablement Nicolas Dupont-Aignan. Non, trop petit pour vous et surtout, dites-vous, trop agaçant. Jean-Marie Le Pen. Non plus, jamais vous n'avez voté pour lui, parce qu'il n'a jamais correspondu à votre logiciel. En fait, le premier dans lequel vous vous êtes reconnu, mais cela n'a pas été forcément réciproque, c'est Jean-Pierre Chevènement.
En 2002, pour l'élection présidentielle, vous allez être acté pour lui, vous créez un petit comité à HEC, et puis vous êtes sûr, vous, d'être apparu au QG du candidat au soir du premier tour, mais bizarrement, personne ne vous y a vu.
Alors, quand devient-il mariniste ?
Juste après le référendum sur la constitution européenne, 2005. Pendant la campagne, il est bluffé par Marine Le Pen, impressionné par son aisance sur tous les plateaux télé. Il veut absolument la rencontrer, ce qui prendra tout de même un petit peu de temps, mais quand ils se croisent la première fois, à l'occasion d'un dîner organisé, ils ont les mêmes idées, leur complicité est presque instantanée. Et c'est bien ce qui va poser problème, n'est-ce pas, Florian Philippot ? Vous, l'énarque, donc, l'habitué de Saint-Germain-des-Prés, là où d'ailleurs vous continuez à habiter, votre irruption au Front National passe mal.
D'autant qu'auprès de Marine Le Pen, vous avez su, un petit peu trop vite, vous rendre indispensables. Vos notes, vos idées, vos conseils, tout a été écouté.
Résultat, en cinq ans, le discours du FN a été lissé, le parti dédiabolisé et le programme sérieusement socialisé.
Philippot Ier, voilà comment vous êtes surnommé à l'intérieur du mouvement,
en manière de souligner pour certains cette insupportable supériorité. Mais c'est aussi une façon de rappeler, au cas où vous l'auriez oublié, que vous n'êtes pas, vous, un Le Pen, ce qui vous condamne, Florian Philippot, à obtenir sans cesse de meilleurs résultats électoraux,
ce qui signifie que si Marine Le Pen n'arrive pas en tête du premier tour de la prochaine présidentielle, cela risque pour vous de commencer à être chaud. Sur le fil du rasoir, bonjour Florian Philippot, merci d'avoir accepté notre invitation. Votre tête tient un fil au Front National ? Non, je n'en ai pas le sentiment, non, non. Non, vous savez, je vois les choses de manière beaucoup plus simple. Je m'engage dans cette élection présidentielle, comme je l'avais fait en 2012, auprès et derrière Marine Le Pen, pour qu'on gagne. Alors en 2012, c'était plus illusoire. Cette fois-ci, je pense que c'est totalement possible, totalement faisable.
Et je le fais sur des idées, sur une conviction profonde, c'est que mon pays, notre pays ne peut pas continuer avec les mêmes politiques et qu'on doit retrouver un chemin d'espérance. Alors le reste, les petites histoires internes qui sont toujours fantasmées, je vous avoue que ce ne sont pas mes préoccupations premières.
Ce n'est pas le sujet, le sujet, c'est simplement de se demander, et car il le disait, si finalement il n'y a pas de problème de démocratie interne dans votre parti, c'est-à-dire, on a vu le nombre de Le Pen qu'il y a, il y en a trois pour l'instant, est-ce que les lignes, est-ce que le parti, est-ce que le programme, ce sont des choses qu'on discute ? Parce que même Marion Maréchal dit, il n'y a pas assez de débat interne dans ce parti. Est-ce que ce n'est pas finalement hyper ringard la façon dont on prend les décisions ?
Non, moi, bien sûr qu'il y a des instances de débat, il y a le bureau politique, il y a le bureau exécutif, il y a le conseil national, il y a beaucoup d'instances qui sont prévues, qui se réunissent. Maintenant, je vais vous dire, je ne vois pas comme le summum de la modernité des partis qui s'entre-déchirent, qui mettent en scène...
Non, mais qui discutent, qui débattent, qui font des primaires.
Je n'ai pas vu de débat, moi, aux primaires, j'ai vu de la mise en scène de combats d'égo. J'ai vu la mise en scène de combats d'égo, de gens qui ne se supportent pas, qui ne se supportent plus, qui ne partagent pas grand-chose, et qui ont ressenti le besoin, parce qu'ils n'avaient pas de chef ou de leader naturel, en réalité, de mettre en scène ces combats. Je trouve que, d'abord, ce n'est pas l'esprit de la Ve République qui a évacué de l'élection présidentielle les questions de partis, et c'était l'œuvre, la volonté, l'intuition du général de Gaulle, et je crois que nous sommes fidèles, nous, à cette vision-là.
L'élection présidentielle, ce n'est pas une affaire de partis, c'est encore moins une affaire de clan à l'intérieur des partis. Or, malheureusement, les primaires, on le voit avec la gauche aussi, nous ramène en plein là-dedans, dans les questions internes. Ce n'est pas intéressant. Ce que nous pensons, nous, c'est que c'est la relation entre un homme ou une femme et le peuple directement sur un projet. C'est exactement ce que fait en ce moment Marine Le Pen en Guyane. Elle est allée à La Réunion, elle est allée à Mayotte, elle est en Guyane en ce moment, ça se passe extrêmement bien. Elle développe un projet pour l'outre-mer. Oui, mais Jean-Marie Le Pen, ça pouvait être un leader naturel.
Quand Marion Maréchal dit « Nous sommes tous les héritiers de Jean-Marie Le Pen », on peut dire que lui aussi était naturel comme candidat. Alors, c'est peut-être un peu plus compliqué.
Il était président du parti, c'est vrai, il l'a été, mais il ne l'est plus. Et cette page-là est tournée depuis longtemps. Vous savez, se battre aujourd'hui pour des idées, des convictions, ça peut paraître, vous dites ringard, moi je pense que c'est très moderne. Et voir des gens qui s'écharpent à la télévision, qui se lancent des noms d'oiseaux, qui font semblant d'occuper une niche marketing le temps d'une campagne primaire, quitte à en changer ensuite, parce qu'on voit François Fillon, c'est plus très clair aujourd'hui, ça n'est pas, pour moi, très moderne. C'est silence dans les rangs chez vous.
Ce n'est pas silence, c'est on a un chef, on est derrière pour l'élection présidentielle, et tant mieux, et je crois que tous les militants et tous les sympathisants patriotes ont envie qu'on soit derrière justement notre campagne. Françoise Fresseuse, rapidement. Est-ce que c'est très moderne, la dynastie Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen,
Marion Maréchal Le Pen, alors on est dans le coup de balai en ce moment contre les politiques, et là on a une dynastie qui se reproduit,
comment vous expliquez ça, et est-ce que vous trouvez ça moderne ? Je ne vois pas, moi, de dynastie. Je rappelle que Marine Le Pen a été élue par les adhérents du parti à une campagne interne, elle a fait 68% des voix à l'époque, en fin 2010, elle a été élue début 2011 à la tête du front, et je ne vois pas de dynastie. Comme vous n'auriez pas dit qu'entre Jacques Delors et Martine Aubry, Jacques Delors étant le père de Martine Aubry, il y avait une dynastie. Bon, il y a des personnalités qui s'engagent pour défendre leurs idées en politique. Et qui s'appellent Le Pen. Oui, nous avons, vous savez, des centaines, voire des milliers d'élus. Donc il n'y a pas que des Le Pen dans le parti.
On parle du haut de la pyramide. Dans le haut de la pyramide, j'y suis aussi un peu, je crois. Il y a aussi Nicolas Bay, il y a aussi David Raschlin, qui est directeur de campagne. Vous voyez, ce n'est pas un Le Pen.
C'est intéressant parce que vous-même, finalement, vous êtes en train d'en créer une petite dynastie. On a vu récemment que votre papa, votre frère, sont désormais visibles au sein du Front National. On a l'impression qu'on a Le Pen contre Philippot, un peu, non ?
Mon frère, non, il n'est pas visible au sein du Front National. Et mon père, il est élu conseiller régional dans sa région.
Vous voulez dire qu'il y avait des milliers d'élus. Il en fait partie, donc ?
Oui, il en fait partie. Ça n'a rien d'extraordinaire. On n'est pas le seul parti où vous pouvez avoir un ou deux personnes dans la même famille qui sont élus.
Mais ça vous rassure de les avoir à vos côtés ?
Mais ils ne sont pas à mes côtés, là, tous les jours. Ils ne sont pas là. Mais je suis très heureux que mon père, qui a été directeur d'école dans l'école publique pendant des dizaines d'années, puisse défendre, maintenant qu'il est jeune retraité, puisse défendre ses idées par l'action politique, pour redresser l'école, au soutien de l'enseignement et de l'éducation nationale. Le Front National et les réseaux sociaux.
France Inter. Nicolas Demorand.
Question politique. C'est ce dont vous nous parlez, Isabelle Véramasson. Bonjour. Bonjour. Une étude sur le sujet a été publiée ? Non, pas encore. Pas encore.
C'est vraiment un work in progress. Mais on va quand même en parler rapidement ce matin avant de poser une question. Rendons au Front National l'intérêt pour les réseaux Facebook. Très tôt, vous vous êtes intéressés aux réseaux sociaux. C'était aussi un moyen pour vous de consacruter les médias souvent hostiles. Et nous, nous avons vendredi présenté une étude du LCP portant sur 160 groupes, le groupe Facebook, se déclarant proche du FN. Donc, ce que nous avons rapidement, puisque encore une fois, c'est un travail qui mérite d'être continué, vu, c'était que c'était d'abord une majorité de groupes secrets ou fermés. Donc, on essaie de rester entre soi.
Ce qui était très frappant, c'est à quel point les sentiments dits excessifs étaient nombreux, plutôt anti-islam, beaucoup d'appels à l'ordre, à la haine, anti-institution. Et surtout, un taux d'insultes et de menaces de mort tout à fait spectaculaire. Je voulais vous poser la question des relations entre Front National et ce type de groupe Facebook. Le Front National a longtemps, depuis quelque temps, cherché à contrôler, à mettre à distance ce type de groupe Facebook. Ça fait partie de la stratégie de dédiabolisation.
Mais tout de même, n'a-t-il pas dans ces groupes Facebook une sorte de face cachée du FN, une part d'ombre ou un moyen pépinière, un moyen d'entretenir ce climat anti-institution qui fonde un certain nombre de goûts pour le FN ? Est-ce qu'il n'y a pas aussi, avec ces groupes Facebook, un espace de liberté, un exutoire, une transgression rendue possible par ce type de réseaux sociaux ? Enfin, n'y a-t-il pas dans ces sentiments excessifs, dans cette haine, dans ces insultes, pour le Front National, une bombe à retardement, un risque ?
Florian Philippot. Si vous voulez, je ne sais pas ce que cette étude a pris comme périmètre. Parce que si, effectivement, on prend un périmètre de groupes qui ne sont pas du tout liés au FN, les seuls groupes qui sont liés officiellement au FN, c'est le groupe de la page du FN, Parti Politique, Marine Le Pen, les personnalités du Front qui ont des pages Facebook, etc. Le reste, on peut aller chercher des groupes en disant, forcément, c'est l'extrême droite, entre guillemets, qui est le mot balise, qui est le mot pratique, comme ça, on met tout sur le dos du FN, ce qui ne veut rien dire. Et on arrive à ce genre de résultats. Moi, les insultes, malheureusement, je les vois surtout.
Contre nous, baladez-vous sur les réseaux Twitter, Facebook, on n'est pas les seuls, il y a beaucoup de personnalités politiques, ou même journalistes ou autres, qui sont victimes sur les réseaux sociaux d'insultes, on le sait bien, mais ne vous inquiétez pas, je crois que c'est surtout dans ce sens-là que ça fonctionne, et que quelques excités parfois, croyant à l'anonymat total des réseaux sociaux, se lâchent de manière extrêmement violente. Mais ce n'est pas nous, c'est contre nous. Pour le reste...
C'était pas ces groupes-là dont je parlais.
Oui, mais pour le reste, vous savez, nous croyons effectivement aux réseaux sociaux, à Internet. Je crois qu'on a été d'ailleurs le premier parti politique de France à avoir un site Internet, le plus tôt. Nous sommes en pointe sur les réseaux sociaux, effectivement. La page Facebook de Marine Le Pen est la première pour une personnalité politique en France. Et nous essayons de construire cette relation directe avec tous les outils que nous offrent ces réseaux sociaux. Parce que c'est vrai que les médias, vous êtes là, et c'est bien, vous jouez votre rôle. Mais il y a forcément un filtre, voire un militantisme, et souvent contre le Front National.
Or, les réseaux sociaux permettent de dialoguer directement avec les électeurs, permettent de faire connaître directement nos idées et notre projet. Quand Marine Le Pen fait un Facebook direct, quand nous faisons nos réunions publiques en périscope ou des entretiens, nous dialoguons directement. Florian Philippot, on vous retrouve dans deux minutes, juste après les titres du journal de 13h. Yves Decan, bonjour.
Bonjour. Les opérations d'évacuation des civils sur le point de reprendre à Alep en Syrie. Des bus sont entrés en ville, encadrés par le Croissant Rouge et le Comité International de la Croix-Rouge. 40 000 civils et plusieurs centaines de combattants y étaient bloqués depuis deux jours. La France demande l'envoi d'observateurs internationaux qui puissent garantir la sécurité des personnes évacuées. Les chauffeurs de VTC, parassurés par les promesses d'Uber, la société américaine qui veut bien négocier mais dans le calme et promet d'avancer sur la couverture sociale des chauffeurs et leur coût. Une quinzaine de voitures a encore perturbé la circulation près de Roissy tôt ce matin.
Les uns et les autres seront reçus demain par Alain Vidalis, le secrétaire d'Etat au transport. C'est la fin de la grève à la Tour Eiffel. L'Assemblée Générale des Salariés a voté la reprise à l'instant. Les visites devraient pouvoir reprendre dans l'après-midi après cinq jours de fermeture. Dans le journal de 13h également, après avoir dû se taire pendant des années, les victimes de Ben Ali témoignent à la télévision tunisienne. En sport, après l'argent de Rio, les Français enquêtent d'une médaille de bronze à l'Euro de Hande, France-Danemark. C'est à 15h30 tout à l'heure. Thomas Coville en passe de battre le record du Tour du Monde à la voile en solitaire.
Il a plus de six jours d'avance en arrivant à l'Équateur. Et puis, c'était il y a 100 ans tout juste la fin d'une boucherie la plus meurtrière des batailles de 14-18. Merci à vous Yves Decamp. C'était donc les titres du journal. Prochain rendez-vous avec l'actualité 13h pour un journal complet de la mi-journée, suivi à 14h du flash de Marc Potevin. Et si vous avez raté les meilleurs moments de la semaine concernant les émissions de France Inter, Mathias Deguel vous propose de réentendre sa sélection. Ce sera tout à l'heure à partir de 16h. Mais tout de suite sur France Inter, nous retrouvons Questions politiques présentées par Nicolas Demorand et c'est sur France Inter.
Bonjour et bienvenue à ceux qui nous rejoignent. Questions politiques, c'est le magazine politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité cette semaine est Florian Philippot, vice-président du Front National. Florian Philippot qui répondra à toutes vos questions à 13h15. Vous avez plusieurs moyens pour nous joindre. Le 01 45 24 7000, franceinter.fr, Twitter avec le mot-clé Question Paul et la page Facebook de France Inter puisque cette émission est diffusée en direct également sur ce réseau social. A mes côtés, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Françoise Fressos du Monde, Karine Bécard de France Inter. Revenons donc à la campagne de Marine Le Pen.
Pourquoi la présidente du Front National fait-elle campagne sur un rythme moderato ? Florian Philippot. Elle est en campagne, c'est-à-dire qu'elle a développé des idées. Nous avons fait 6 ou 7 conventions présidentielles déjà, la dernière sur la question de la santé qui est fondamentale, peut-être qu'on y reviendra. Face au projet destructeur de M. Fillon notamment, la précédente sur l'écologie et l'énergie de demain. Elle est aujourd'hui en Guyane où elle développe un projet pour remettre au centre l'outre-mer et non plus à l'ultra-périphérie de notre pays. Et elle se déplacera beaucoup en janvier sur toutes les thématiques, industrielles, services publics.
Mais là, c'est un round d'observation pour l'instant avant le véritable début de la campagne. Elle a voulu consolider son projet, écouter pour bâtir son projet qui sera dévoilé tout début février. Là, on commencera, ce que vous connaissez, les meetings, bien évidemment, ce qu'on appelle la campagne au sens propre du St-François.
Vous conseillez d'accélérer parce qu'on sent quand même qu'il y a un effritement dans les sondages. Est-ce qu'elle s'est un peu trompée de campagne pendant cette période ou pas ?
Non, moi, je pense qu'il y a eu un effet primaire de la droite où M. Fillon, ayant été ultra médiatisé pendant 2-3 semaines, il en a bénéficié. Et Marine Le Pen, logiquement, ainsi que d'autres, d'ailleurs, ont un peu reculé à ce moment-là. Mais c'est déjà terminé. Dans les dernières intentions de vote, François Fillon est en forte baisse. Marine Le Pen se maintient à un haut niveau. Je crois qu'elle va lui repasser devant très rapidement. Parce qu'on sent bien que la campagne de François Fillon patine totalement. Donc moi, je ne lui conseillerais pas de faire comme les autres, de courir dans tous les sens. Vous lui dites quoi. Pour certains d'entre eux, d'ailleurs, parce que M.
Fillon, lui, ce n'est pas le cas. François Fillon, lui, depuis un mois, il a complètement disparu. Vous lui dites quoi. On a l'impression qu'il va en campagne, en marche arrière, si vous voulez. Attendez, restons sur Marine Le Pen. Vous lui dites quoi, vous. C'est intéressant, comme s'il n'avait pas envie de cette élection présidentielle. Il a eu envie de la campagne des primaires, mais pas de la campagne présidentielle. Elle a envie de la campagne présidentielle, Marine Le Pen ? Marine Le Pen a très envie. Elle est en ce moment même en Guyane. Elle en tient d'expliquer. Si, vous l'entendrez. Vous l'entendez. D'ailleurs, si vous tendez l'oreille, vous l'entendez.
Elle explique son projet dans différents moments. Elle fait du fond. Elle fait du fond. Elle parle d'idées. Elle parle de projets pour la France. Elle n'est pas dans les batailles d'égo, dans les batailles de primaires.
On ne l'entend pas sur Alep, on ne l'entend pas sur le Brexit, on ne l'entend pas sur Trump en ce moment. Elle est obligée de régler des petits contentieux à l'intérieur du parti. Non, pas du tout.
En ce moment, vous l'entendez, je vous dis, vous l'avez entendu sur la santé. Elle a fait un discours important sur la santé en disant comment on fait pour garantir la protection sociale, la solidarité nationale, pour ne pas tout détruire. Il y a des choses à faire. On peut lutter contre la fraude beaucoup mieux. On peut faire de l'innovation avec nos start-up dans le domaine médical et paramédical, pour faire des économies notamment. Mais on n'est pas obligé de tout détruire comme le souhaite M. Fillon. Et en ce moment, elle développe des idées, je vous le disais, sur l'outre-mer. Parce que l'outre-mer, c'est une richesse incroyable pour la France.
Cette économie de la mer, cet espace maritime qui est le deuxième du monde, qui est une richesse dont on n'est même pas conscient quand on est français aujourd'hui. C'est incroyable. Nous, on souhaite la mettre au cœur du développement futur de notre pays. François, non, Nathalie, c'est un cri.
Est-ce que finalement, quand on voit dans certains sondages que François Fillon est devant Marine Le Pen, est-ce qu'il ne vous pose pas un problème, ce François Fillon, avec son côté conservateur, son côté sens commun, son côté France traditionnel, et que finalement, vous êtes obligé de re-réfléchir à une stratégie pour vous repositionner à la rentrée ?
Alors, moi, je vais vous dire très sincèrement, même c'est un cri que j'aime beaucoup le candidat François Fillon. D'accord. Je l'aime beaucoup. C'était votre candidat rêvé. Alors, non pas que je l'ai été pour lui, mais je l'aime beaucoup comme adversaire. Parce que je pense que c'est un adversaire qui est extrêmement, à peu près clair en tout cas, il l'a un peu moins sur la santé ou il aurait trop pédalé à moitié. Sur les valeurs, sur les valeurs, c'est-à-dire sur la part sociétale. Et apparemment, ses soutiens eux-mêmes n'ont rien compris parce qu'ils étaient incapables de défendre son projet. Alors, attendez, attendez, attendez, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
Non, c'est un candidat, d'abord, de, clairement, de l'Union européenne. D'ailleurs, un de ses premiers déplacements, ça a été d'être adoubé, on l'a vu il y a quelques jours, par Madame Merkel et Monsieur Juncker, le président de la Commission européenne. Un peu plus compliqué. Non, non, non. Il est allé à Bruxelles. Il est allé à Bruxelles. C'est quand même significatif.
Il a voté contre Maastricht.
Oui, puis il dit qu'il l'a regretté et il a voté ensuite la Constitution européenne. Il a même fait passer comme Premier ministre le traité de Lisbonne, contre la volonté exprimée des Français. C'était en 2008, quand il était Premier ministre, ce qui est une véritable trahison. Alors, adversaire idéal, déjà, à cause de l'ordre, c'est ce que vous dites. Ça veut dire quoi, l'Européiste ? C'est-à-dire qu'il développe tout le programme, toute la feuille de route de Bruxelles. Quand il veut augmenter la TVA, mais supprimer l'ISF. Quand il veut supprimer 500 000 fonctionnaires, ça veut dire des policiers, des infirmières, des services publics dans la ruralité.
Quand il veut mettre la retraite à 65 ans, il est le petit soldat de Bruxelles. Quand il veut casser la sécurité sociale, il est le petit soldat de Bruxelles. Et quand il refuse de remettre en place les frontières nationales face à l'immigration, il est aussi le petit soldat de Bruxelles en descendant Schengen. Ce qu'il appelle Schengen puissance 2, d'ailleurs, ce qui est catastrophique. Vous l'attaquez sur son projet économique, sur son projet européen. Mais il y a une dimension chez lui qui est quand même la droite traditionnelle, la droite catholique.
Et on a l'impression qu'à l'intérieur du Front National, Marion Maréchal-Le Pen, elle l'a perçue comme un danger, qu'il fallait peut-être réagir sur ce terrain-là. Et on sent qu'il y a des débats chez vous, des débats qui ont agité le Front National cette semaine. Florian Philippot.
Honnêtement, je ne les ai pas vus alors. Mais vraiment, sincèrement. Moi, je vais vous dire, je prends un exemple très simple de ce que vous dites. Il parle de famille. Famille, bon. Il ne s'agit pas de sauter sur sa chaise, comme disait un général, en disant famille, famille, famille, pour être le défenseur de la famille. Il faut regarder dans le détail. D'abord, il a un bilan. Il a gelé les allocations familiales quand il était Premier ministre. Il propose de rétablir l'universalisme, l'universalité. D'accord.
Il propose surtout, avec son projet santé, c'est le président de la mutualité française qui dit pour une famille avec deux enfants, ça va être un surcoût de 100 euros par mois pour la santé, pour se soigner. Rien que pour se soigner. Quand vous avez deux enfants. Augmenter la TVA. Mais qui consomme ? Qui consomme aujourd'hui beaucoup ? Les familles, notamment les familles nombreuses. Elles consomment énormément. Alors, qui sera pénalisé par l'augmentation de deux points de la TVA pour tous ? Ce sont les familles. Qui a promis de l'austérité en disant c'est un discours de courage que de le dire ? Non, il n'y a rien de courageux avec le petit soldat de Bruxelles.
Ça n'est pas courageux que d'aller dans le sens du vent bruxellois. Mais qui va souffrir de cette austérité ? Ce sont les familles.
Est-ce que du beurre, François Fillon, pour vous ? Ce sont...
François, c'est très facile. Il a eu quelques mots-clés comme cela pour essayer de séduire un électorat. Mais je crois qu'avant la primaire, son projet n'était pas connu. Honnêtement, c'était une espèce de bulle, de mode qui a déjà éclaté, qui est en train d'éclater. Et que maintenant que les Français regardent la réalité de son projet et se souviennent de son bilan, et qu'il voit lui-même, il voit ses propres attermoiements, ses propres hésitations. On le voit bien, cette espèce de valse sur la sécurité sociale, où il n'est pas sûr de lui. Ça veut dire quoi, ça, d'après vous ? Il a peut-être honte de son projet. Sur la sécurité sociale, ça veut dire quoi, alors ?
Comment lisez-vous le projet de François Fillon ? Moi, je pense que le vrai projet, c'est le premier. Ce sont ses 16 pages qu'il a supprimées, comme ça, en catimini, de son site internet, à 17h, un beau jour, cette semaine. C'est-à-dire, petit risque, gros risque. Petite pathologie, grosse pathologie. Moi, je suis assez d'accord avec Karine Bécard sur le coup. On s'offre sa grippe, on s'offre son rhume, quand on a les moyens. Je veux dire, tout simplement, c'est son conseiller, M. Chartier, qui disait, ça dépend quel rhume.
C'est sa conseillère santé, Mme Stoppa Lyonnais, qui dit, on va enlever l'optique, le dentaire, les prothèses auditives, les troubles digestifs, la grippe du panier de soins, de l'assurance maladie. Bon, je pense que ça, c'est le vrai projet.
Donc, c'est le candidat des riches pour vous, en clair, comme disent certains.
C'est la santé réservée aux très riches, ou aux clandestins, si vous avez l'AME, en fait. Ce sont les deux populations qui pourront soigner correctement. Pour le reste, la population... Parce qu'il a une AME d'urgence, seulement, parce qu'il la supprime. Il la supprime, l'AME. C'est que des situations d'urgence. D'urgence de vie, quoi. Parce que 2007-2012, il ne l'a pas supprimé. Il la supprime dans son programme, il faut être clair. Il la supprime comme l'UMP, tous les 5 ans, doit la supprimer. Il ne la supprime jamais. Parce que moi, je constate qu'entre 2007 et 2012, ils avaient les manettes, ils ne l'ont pas supprimée, y compris M. Fillon, qui était pendant 5 ans Premier ministre.
Voilà, si vous voulez, c'est un des candidats du système. Il veut appliquer quoi, en fait, à la France ? Il veut appliquer ce qu'on a appliqué à la Grèce. Si vous prenez honnêtement, vous prenez l'intégralité de ces mesures, c'est, mot pour mot, exactement la même potion qui a été appliquée à la Grèce. Qu'on continue d'ailleurs de vouloir appliquer à la Grèce, alors que ça ne fonctionne pas. Non seulement ça ne rétablit pas l'économie, la croissance et l'emploi, mais en plus, ça continue de dégrader la dette et les déficits sociaux. La Grèce, en ce moment, a une dette de 320 milliards d'euros.
Et la pauvre Grèce qui a voulu, là, augmenter un petit peu ses petites retraites, vous avez vu à quel point l'Union Européenne est brutale et inhumaine, elle lui a immédiatement coupé les vivres et coupé les aides, ce qui prouve que ce système où nous n'avons plus notre indépendance nationale, notre souveraineté nationale, notre capacité de maîtriser notre destin, est un système qui n'est pas viable. Karine Becker, puis François Stresseau. Or, il est partagé par Fillon, Macron, Valls et les autres.
Malgré tout, critiquer, et notamment là, la sécurité sociale, je reviens sur ça, c'est facile. Vous, vous proposez quoi ? Il y a quand même un déficit record de la sécurité sociale à résorber. Vous le résorbez comme entre vous. Vous sortez toujours l'histoire de la fraude sociale, d'accord ? Mais ça ne résout pas la totalité du problème. Il n'y a pas que la fraude. Donc on fait comment ?
D'abord, on pose un principe, on ne détruit pas la solidarité nationale. Premier principe. Sûrement pas à un moment où nous avons déjà 9 millions de pauvres et 6 millions de chômeurs. Premier principe. Comment on fait ? D'abord, la fraude. Je comprends tout. Ça fait des dizaines de rapports administratifs qui expliquent qu'il faut mettre en place en France une carte vitale biométrique. Elle n'est toujours pas mise en place. On se demande bien pourquoi. Il faut la mettre en place extrêmement rapidement. Mais ça ne suffit pas, donc, ensuite ? Non. Deux, il y a un gisement d'économie et d'emploi, d'ailleurs, qui passe complètement inaperçu en France. C'est l'innovation.
Ce sont ces start-up qui peuvent vous aider, notamment dans le domaine médical. On a des petites pépites en France sur ces start-up françaises. Nous, nous proposons un fonds d'innovation pour ces start-up, pour les aider, justement. Alors, ça permettrait, dans le domaine médical et paramédical, d'éviter des dépenses inutiles. Par exemple, de mettre en place, vous savez, le médicament vendu à l'unité. Ce qui évite que vous vous retrouviez chez vous avec une pharmacie complète de médicaments que vous n'avez pas utilisé. Tout ça coûte très cher aux finances publiques. Ça, c'est le deuxième point. Troisième point, il faut supprimer l'aide médicale d'État. Ça, c'est pas ça qui va changer tout.
Ça, ça ne résout pas. C'est 860 millions. 800 millions, un milliard au maximum. Un milliard, déjà, on le dit. Et on annonce des prévisions à un milliard 3, rapidement. Un milliard 300 millions d'euros. Vous ne dites que c'est rien. C'est quand même quelque chose. Un milliard d'euros par an et un milliard 3 demain, c'est quand même une dépense absolument considérable. Qui crée, en plus, un appel d'air. Et qu'on ne me dise pas... Et bien sûr, nous allons, évidemment, restreindre cette aide aux urgences vitales. J'entends déjà les cris d'Orfrae. Il n'est pas question, évidemment, de laisser sur le bord du chemin quelqu'un qui serait en danger de mort.
Mais revenir, en quelque sorte, à ce qui se passait avant l'an 2000 et le quinquennat, entre guillemets, de M. Jospin. C'est-à-dire, il n'y avait pas d'AME. Ça se passait mieux. Et ça coûtait moins cher. Et il y avait peut-être moins d'appels d'air à l'immigration. François Fréseuse.
Est-ce que ce n'est pas un peu caricatural ? Excusez-moi. On touche à l'AME, on résout tout. Par ailleurs, vous dites, comparaison, France-Grèce, on n'est pas dans la même situation. Ce n'est pas ce que je viens de dire.
Je vous ai donné trois pistes différentes.
Et troisièmement, le projet dicté par Bruxelles. Est-ce que ce n'est pas une accusation gratuite ? Est-ce que les candidats à la présidentielle n'ont pas le droit de faire leur projet ? Pourquoi c'est dicté par Bruxelles ? Est-ce que ce n'est pas des fantasmes que vous trimballez dans votre campagne en disant, voilà, on est les seuls à faire un projet national ? Alors que je ne vois pas où M. Fillon est allé prendre ses ordres à Bruxelles. Florian Philippot.
Écoutez, moi je suis désolé. Je lis d'abord, je regarde ce qu'ils ont fait. Ils ont fait passer le traité de Lisbonne contre la volonté des Français. C'est quand même extraordinaire. C'est un signe de soumission incroyable et de mépris pour la démocratie et pour le peuple français. Deux, je regarde toutes les mesures qu'ils demandent en permanence à la France de revoir son système de retraite, de revoir son droit du travail, d'augmenter la TVA, etc. Mais ce sont les instances européennes. Il suffit de lire leur rapport. Tout est dedans. Tout le projet de M. Fillon.
C'est un système qui est immuable, il ne faut surtout pas y toucher, il faut protéger, il ne faut rien toucher.
Non, il ne faut pas tout détruire. Si Bruxelles avait la clé de nos problèmes, que ce soit en matière économique ou en matière d'immigration, ça se saurait. Or, c'est l'inverse, c'est la zone qui fait le moins de croissance, qui se désindustrialise le plus vite et qui connaît en plus une crise migratoire sans précédent. Donc c'est échec sur toute la ligne. Nous nous disons qu'il faut relancer la croissance. Comment on fait ? D'abord en se protégeant. La protection n'est pas un gros mot.
Alors la protection, c'est...
Ça veut dire qu'on fait comme les autres du patriotisme économique. Vous taxez les importations et ça tombe sur ceux qui consomment des produits et donc ça touche l'électorat populaire. Non, pas toutes les importations. Lorsqu'il y a une concurrence déloyale et que nous, nous avons la volonté de relancer ou de protéger une industrie nationale, même de secteur de pointe, eh bien on met temporairement des droits de douane sur cette concurrence déloyale. Deux, il y a la question de l'euro. Il ne faut pas l'oublier. En permanence, on se trimballe. Un déficit de compétitivité par rapport à l'Allemagne. Deux, le FMI nous dit 21%. Pourquoi ?
Parce que l'euro n'est pas assez cher pour l'Allemagne de 6% et il est trop cher pour la France de 15%. Donc vous faites 6 plus 15, ça fait 21. Donc quoi qu'on fasse, même si demain on mettait les salaires à 100 euros par mois en France, on aurait quoi qu'il arrive un déficit de 21% de compétitivité par rapport à l'Allemagne qui est notre principal concurrent économique aujourd'hui. Donc ça, ce n'est pas possible. Moi, je lis le prix Nobel, là, 2016, qui nous dit l'euro est une erreur. J'ai lu l'autre prix Nobel d'économie, M. Stiglitz, qui dit l'euro est une erreur.
Il faut aller tranquillement vers ce qu'ils ont fait au Royaume-Uni, c'est-à-dire un référendum sur notre appartenance à l'Union Européenne, au bout de 6 mois. On négociera et on fera ce référendum pour retrouver les marges de manœuvre, y compris face à l'immigration. Sur le Brexit, Françoise. Troisième sujet, sans frontière nationale, comment lutte-on contre l'immigration ?
Justement, M. Philippot, sur le Brexit, on est à 6 mois de l'événement et en fait, il ne se passe rien en réalité. C'est-à-dire que l'Union Européenne ne donne aucune prise à la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne, elle est comme en apesanteur. Il ne s'est rien passé. Il n'y a pas eu un choc libératoire, ce fameux choc que vous prédisez en disant, si jamais on fait le bras de fer avec l'Europe, on va régler tous nos problèmes. Quelle leçon, quel bilan tirez-vous de ce qui se passe aujourd'hui ?
Je vous invite vraiment à vous repasser les bandes, sons et vidéos qui étaient diffusées juste avant le Brexit et juste après, juste avant le vote et juste après, en juin, où nous expliquaient que ce serait épouvantable, que les entreprises allaient quitter, retirer leur siège social, que ça allait être une augmentation du chômage, que les Français ne pourraient plus aller travailler au Royaume-Uni, etc. Ils sont en attente. Oui, le Brexit n'a pas encore eu lieu. Non, mais il est anticipé puisqu'il aura lieu en mars prochain. Alors moi, je vois Nissan qui annonce, on va aller investir 3000 emplois.
Vous savez, si Nissan craignait ce qui se passe en mars prochain, il ne projeterait pas un tel investissement. Pareil pour McDonald's, pareil pour Google, création d'emplois. Je vois un chômage qui est à 4,8%. Qui n'est pas dû au Brexit. Qui n'est pas dû au Brexit. D'accord, mais il n'y a pas eu l'apocalypse. Non, mais il n'y a pas eu cette espèce de... Ça y est ? Au contraire, moi je vois le carnet de commande des entreprises qui est au plus haut depuis deux ans. Donc si c'était la catastrophe, ça se verrait dans le carnet de commande des PME. Alors ça n'est pas le cas. Au contraire, il est au plus haut depuis deux ans.
J'ai vu les salaires, la statistique sur les salaires qui augmente de 2,6% sur un an. C'est beaucoup plus qu'en France. Et surtout, je vais vous dire, au-delà même des chiffres qui sont bons, moi je vois un pays qui retrouve le goût de la liberté. Qui se dit, en fait c'est possible. Si nous on veut refuser les OGM demain, on pourra. On ne dépendra plus de la commission de Bruxelles. Si nous demain, on veut rétablir nos frontières et réduire fortement l'immigration, c'est ce que veut faire Mme Theresa May d'ailleurs. Elle veut diviser par trois l'immigration légale. L'égal, on peut le faire. Alors que vous, dans l'Union Européenne, vous ne pouvez pas le faire. Ça c'est une vraie différence.
Ça redonne du moral, je crois, au peuple que de savoir qu'il ne vote pas pour rien. Restons à l'étranger. Donald Trump, Nathalie Saint-Cré.
Finalement, vous aimiez beaucoup Donald Trump. Je voulais savoir comment vous jugez ses premiers pas. Quand on voit notamment la composition et son entourage, avec vous qui dénoncez les gens du système, qui dénoncez les lobbies,
vous êtes servi, non ?
Il y a la moitié du gouvernement qui est passé dans la banque et qui défend des intérêts privés. Est-ce que finalement vous n'êtes pas effroyablement déçus ?
Florian Philippot.
Et qu'il y ait une incohérence avec vos propos intérieurs.
Je serais déçu ou très heureux lorsqu'il sera en fonction et qu'il prendra des décisions. Pour l'instant, il est juste président.
Vous avez bien vu l'entourage.
Oui, mais il est président élu et il prend ses fonctions le 20 janvier. Donc on verra ensuite ce qu'il décidera. Mais son cabinet, comment moi je dis à le gouvernement. Moi je n'ai jamais, je ne suis pas comptable de ce que fait Trump, mais je n'ai jamais défendu Trump pour Trump. Je ne suis pas américain. Et ils jugeront eux-mêmes cette politique. Ce qui m'intéressait, moi, c'était en tant que Français, de voir si les intérêts français étaient mieux défendus avec Trump ou avec Hillary Clinton. Il se trouve qu'ils sont mieux défendus avec Trump. Pourquoi ? Parce que par exemple, lui, refuse le traité transatlantique. Alors que Mme Clinton était favorable au TAFTA, au traité transatlantique.
C'est un peu court pour défendre quelqu'un qui m'aime dans son cabinet.
Déjà, ça n'est pas rien. Parce que nous, nous avons des présidents fantoches qui n'ont plus le pouvoir. Donc ils ne peuvent même pas s'opposer au TAFTA. Enfin, en tout cas, avec ces présidents-là. C'est un peu incroyable. Et donc, d'ailleurs, ils n'avaient pas du tout l'intention de le signer. Ils ne peuvent pas. Quand le secrétaire d'État, Mathias Fech, Fechel, pardon, secrétaire d'État au commerce extérieur, nous dit, il nous a dit ça, je crois, en septembre dernier, le TAFTA, c'est épouvantable. La France va se retirer des négociations. Je crois que deux jours plus tard, vous aviez Mme Merkel et M. Juncker qui lui disaient, on continue. Voilà, on continue.
Notre souveraineté commerciale a été transférée là aussi à l'Union Européenne. Vous revenez toujours à la même chose qui peut éventuellement vous arranger. La question, elle est précise. Non, mais attends, la question, c'est la politique étrangère. Moi, j'ai le sentiment... Vous trouverez rassurant la politique étrangère ? Je vois les dernières déclarations de M. Obama qui soutenait Hillary Clinton. J'ai vu la campagne d'Hillary Clinton. On a le sentiment que ces gens-là veulent un conflit avec la Russie. Ils font tout pour avoir un conflit avec la Russie. C'est parfaitement irresponsable.
Il y a quand même un problème essentiel sur la Russie. Si Vladimir Poutine, ou en tout cas ses services, sont intervenus de manière négative sur une élection présidentielle qui ne se passait pas dans leur pays, je pense quand même qu'il y a un problème évident qu'il va falloir résoudre.
Et il y a même urgence.
Là, c'est plus de Bruxelles, c'est la Russie. Il y a urgence.
Florian Philippot. Oui, il faudrait d'abord...
J'espère pas que vous ne pouvez pas applaudir dès demain les actions de Vladimir Poutine.
Les seules actions que je connaisse de piratage international, d'écoute massive au niveau mondial, y compris de chef d'État, ça vient plutôt des États-Unis. Ça, c'est la réalité. On n'avait aucune inquiétude. On n'a pas vu de Snowden russe encore, malheureusement, peut-être. La Russie, on verra bien. Mais moi, j'ai surtout le sentiment qu'il y a quand même une attitude de mauvais perdant. Dès que Trump a été élu... Alors d'abord, on nous a fait le coup des pétitions, comme pour le Brexit. Pétitions contre son élection. Extrêmement démocratique comme démarche. Deuxièmement, les manifestations. Alors, ils étaient 30, 40 là, 60 là, mais c'était soi-disant des manifestations de masse.
Bon, évidemment, là non plus, ça n'est pas très démocratique. Troisièmement, pression sur les grands électeurs, pour qu'ils ne respectent pas le vote américain, et qu'ils votent en sens inverse. Là aussi, c'est un peu du jamais vu, et ça n'est pas très démocratique, on en conviendra. Maintenant, on nous explique, en fait, l'élection était truquée parce que les méchants russes sont venus pirater... Vous n'y croyez pas ? Non, vous n'y croyez pas. Vous n'y croyez pas l'autre. Alors, si c'est vrai, d'abord, ça veut dire que les Etats-Unis sont complètement nuls.
Non, mais ça veut dire qu'il y a une faille incroyable dans le système américain, et qu'il ferait mieux de se remettre en question un tout petit peu. Deuxièmement, moi, je vous dis, quand je vois cette accumulation d'attitudes de mauvais perdants, j'ai des doutes. Voilà, j'ai juste des doutes, et ensuite, on verra bien. On va revenir à la question de la Russie et du... Et puis, ça aurait changé quoi ? J'ai oublié aussi, dans l'attitude de Florian Philippot, on va revenir à la question de la Russie et du cyberespionnage avec Martin Huntersinger tout à l'heure. Karine Becker, vous voulez intervenir ?
Je voulais poursuivre, en fait, sur ça.
Ah, vous voulez poursuivre sur la Russie.
Non, mais du coup, on peut en profiter. Oui, on peut poser une autre question. Je reviens sur une question que je posais tout à l'heure, et finalement, qu'on n'a pas eu le temps de développer. Marine Le Pen, on l'entend peu sur Alep, je disais, on l'entend peu sur le Brexit. Alors là, on vous a entendu. On l'entend peu sur Prump. Heureusement que vous êtes là pour en parler un peu. Mais finalement, on la voit surtout intervenir pour vous séparer un peu entre Marion Maréchal Le Pen et vous, Florian Philippot. On a quand même le sentiment de plus en plus au Front National qu'il y a deux lignes irréconciliables, pour reprendre une expression qui devient à la mode, surtout à gauche.
Mais chez vous aussi, donc.
Florian Philippot, non. Je ne peux pas vous dire autre chose que ça. Tout cela, d'abord, c'est une histoire, une petite crisette, une crisounette. C'était une petite chose. Oui, on vous a déjà entendu de le dire. Non, mais je veux dire, voilà. Il y a eu un désaccord, d'accord. Bon, ben voilà. On a rappelé ce qu'était le projet présidentiel. Droit à l'IVG, remboursement intégral de l'IVG. Au moins, tout le monde le sait maintenant. Ce qui est quand même un acquis. Je ne suis pas sûr que c'était le cas il y a encore un mois et que tout le monde était bien au courant. Et après, c'est tout. Avec Marion et tous les autres cadres et élus du Front, nous travaillons derrière Marine Le Pen.
Et croyez-moi, cette histoire, elle est largement derrière nous. Et ceux qui ont voulu fantasmer sur plus que ça se sont pris les pieds dans le tapis. Je pense qu'on en parlera. Oui, on en reparlera tout à l'heure. Et avec vous aussi, amis auditeurs et téléspectateurs, si vous le souhaitez, bien entendu. 01-45-24-7000 pour vos questions. Florian Philippot, reportage. Toutes les semaines, nous rejoint un reporter des rédactions de France Inter ou aujourd'hui du Monde. Bonjour Lucie Soulier. Bonjour, bonjour Florian Philippot. Des lycéens planchent, Lucie, sur le thème qu'est-ce qu'être français ?
Oui, alors moi, je suis allée à Corbeil-Essonne, dans le sud de Paris, où j'ai rencontré une professeure de vente dans un lycée professionnel qui est collée à la cité des Tarterets. Alors elle, elle en avait assez que notamment un de ses élèves, la taxe de racisme, à chaque fois qu'elle essayait d'imposer son autorité. Donc elle a entamé un travail de fond avec toute sa classe sur qu'est-ce que c'est que le racisme, qu'est-ce que c'est qu'être français. Aujourd'hui, deux ans après, ils sont en terminale et ils réalisent des courts-métrages sur ces thèmes-là.
Alors pendant les ateliers d'écriture des scénarios, ce qu'on peut un petit peu entendre, c'est qu'ils aiment la France, qu'ils aiment notamment son mélange, pour eux, dont les parents viennent d'Angola, du Sri Lanka, du Congo ou encore d'Algérie. Mais lorsqu'ils racontent leur quotidien, ce qui ressort surtout, c'est le racisme ordinaire auquel ils sont confrontés, les discriminations à l'embauche ou encore les contrôles aux faciès. Il y a notamment Elias qui me racontait qu'après les attentats contre Charlie Hebdo, il se faisait contrôler cinq fois par jour parce qu'il est jeune, de banlieue, arabe, ou en tout cas, c'est ce qu'il ressent.
Il y a également Jenny qui mime avec beaucoup d'humour les acrobaties des vigiles à chaque fois qu'elle rentre dans un magasin pour vérifier qu'elle ne vole rien. Alors moi, ce que je voulais vous demander, c'est ce que vous répondez à Richie. Richie, ses parents viennent d'Angola. Lui, il n'y a jamais mis les pieds. Lui, il sent 100% français, mais ce qu'il ressent, c'est que c'est la France qui ne le sent pas français. Il va voter pour la première fois à l'élection présidentielle et ce qu'il m'a dit, c'est qu'il allait voter blanc parce qu'il ne se sent pas représenté. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Florian Philippot. Qu'il se considère comme 100% français et qu'il souhaite être considéré comme 100% français, je lui donne 100% raison, vous voyez, pour le coup. Moi, ce que je vois, et c'est une dérive qui m'inquiète d'ailleurs que nous avons signalé depuis plusieurs années, c'est de plus en plus souvent des personnalités importantes de l'État, des ministres, des premiers ministres jusqu'à des présidents de la République qui se mettent à parler de communauté.
Alors évidemment, dans un contexte où déjà l'immigration massive rend l'assimilation, moi je souhaite l'assimilation, je suis pour le modèle d'assimilation républicaine, où déjà cette assimilation républicaine est rendue beaucoup plus difficile par le rythme de l'immigration. Si en plus, vous avez des responsables politiques de haut niveau, des ministres qui parlent de communauté en permanence, évidemment, ça ne facilite pas la tâche de ceux qui veulent justement s'assimiler, ceux qui se considèrent comme Français et point barre, et qui ne veulent pas qu'on leur rappelle en permanence leurs origines ou leurs religions, leurs confessions, etc.
Personnes qui sont contrôlées au faciès, contrôlées par des vigiles dans les magasins, c'est ce que disait Lucie à l'instant, suite à son reportage, ce qui veut dire qu'il est tout de même difficile pour ces Français de vivre normalement une vie de Français tranquille sans être arrêté plus que d'autres ? Écoutez, moi je vais vous dire, d'abord contrôlées par les vigiles dans les magasins, aujourd'hui on l'étouffe. On est en situation d'état d'urgence, de risque terroriste, donc on l'étouffe, je ne crois pas qu'il y ait de discrimination. Enfin, le contrôle au faciès existe aussi.
Moi je vais vous dire, les discriminations, les tensions, les multiples racismes, parce qu'il y a du racisme dans tous les sens, moi je peux vous donner plein d'exemples de racisme, alors il y a du racisme dans tous les sens, et ça je crois qu'il faut aussi ne pas le nier. Cette société qu'on nous a construite, c'est la société de l'immigration massive.
Donc soit on continue, avec ce rythme d'immigration qui ne cesse de croître d'ailleurs, massive légalement et illégalement, et on ira, il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas croire qu'on vit dans un monde qui n'existe pas, on ira vers une société de plus en plus communautarisée, de plus en plus multi-conflictuelle, et on aura de plus en plus ce genre de problématiques, avec des gens qui se sentiront discriminés, d'autres qui ne voudront pas s'assimiler, etc. Soit on dit, écoutez, au bout d'un moment, la France doit renouer avec sa tradition d'assimilation, et non pas de communautarisme, où on juxtapose de communautés les uns à côté des autres, mais pour ça il faut arrêter l'immigration.
Voilà, tout simplement, il faut arrêter l'immigration, parce que sinon nous n'y arriverons jamais. Ça suppose de retrouver d'abord, et avant tout, ce n'est pas une condition suffisante, mais c'est une condition nécessaire, de retrouver nos frontières nationales, et de sortir de Schengen. Ça suppose de retrouver notre capacité à décider nous-mêmes, de notre politique d'immigration, et non pas dépendre du juge de la CEDH, ou dépendre du juge de l'Union Européenne. Et je crois qu'à partir de là, s'il y a une volonté claire, on pourra aller vers ce modèle d'assimilation. Mais donc à ces petits Français qui se font contrôler par des policiers, plus que d'autres, vous n'avez rien à dire ?
Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Je voulais que j'accuse la police. Non mais quand vous dites qu'il faut arrêter le communautarisme... Vous savez, la police est déjà suffisamment accusée dans notre pays pour que j'en rajoute une couche. Je n'ai jamais mis en cause les personnes issues de l'immigration ou les migrants aujourd'hui. Jamais je mets en cause les responsables politiques en disant vous avez créé un cocktail explosif dans notre pays et vous continuez. J'entendais ce matin je crois que c'est Pierre-Henri, c'est ça ? Enfin le président de France Terre d'Asile qui disait à Paris, rien qu'à Paris chaque jour arrive entre 80 et 100 migrants.
Comment voulez-vous que ça se passe bien ? Ça ne peut pas bien se passer. Ça ne se passe bien pour personne d'ailleurs. Donc travaillons là-bas sur les pays d'origine, renforçons nos aides avec l'ONU mais de grâce arrêtons cette politique folle d'immigration. Allez, on se retrouve après le journal de 13h sur France Inter. Vos questions à Florian Philippot 01 45 24 7000. Retour en effet sur le plateau de questions politiques l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité jusqu'à 14h est Florian Philippot. le vice-président du Front National. Pour intervenir, vous avez plusieurs moyens. 01 45 24 7000 pour le standard France Inter.fr.
Twitter avec le mot-clé question Paul et sur la page Facebook de France Inter où cette émission est également diffusée en direct. Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Françoise Fressos-Dumonde et Karine Bécard de France Inter sont à mes côtés et au standard. C'est Pierre qui ouvre le bal. Bonjour Pierre, bienvenue.
Vous nous appelez de Bretagne.
Florian Philippot vous écoute.
Oui, de Guy Prilly, effectivement. Bonjour M. Philippot. Ma question porte sur le volet social du programme du FN. Vous savez que ce programme ne pourrait pas être appliqué dans le cadre de l'Union européenne puisque par exemple l'article 63 du TFUE interdit aux États de lutter contre les délocalisations. Ce que ne dit j'ai d'ailleurs jamais le FN où chacun a sa petite version personnelle. J'invite les auditeurs à regarder les 21 versions contradictoires du FN sur l'Union européenne qu'a compilé l'Union populaire républicaine.
Donc au lieu de commencer votre mandat par 6 mois de négociation bidon puisqu'il faudrait l'unanimité des 28 États membres pour pouvoir changer une virgule des traités européens conformément à l'article 48. Pourquoi M. Philippot ne méditez-vous pas pour une sortie claire et simple de l'Union européenne par l'article 50 comme en France seule l'Union populaire de François Asselineau le fait depuis plus de 10 ans ?
Merci Pierre pour cette question une sortie claire et nette plutôt que de tergiverser sur les virgules disait notre auditeur. Je crois qu'on ne peut pas faire plus clair et nette que ce que nous disons référendum au bout de 6 mois et évidemment nous utiliserons ce qui est prévu par les traités c'est l'article 50 qui permet de quitter l'Union européenne celui que vont déclencher les britanniques bientôt. Pourquoi on fait un référendum ?
Parce que c'est un sujet majeur nous sommes des démocrates il y a eu des référendums sur Maastricht il y a eu des référendums sur la constitution européenne je regrette d'ailleurs que celui-ci n'ait pas été respecté mais je n'imagine pas qu'on puisse faire ce choix qui est quand même important sans que les français votent et d'ailleurs il faudra s'y habituer sous la mandature Marine Le Pen il y aura beaucoup de référendums et il y aura également des référendums d'initiative populaire puisqu'on en donnera la possibilité constitutionnelle aux français et les six mois sont très importants parce qu'il faut bien faire campagne il faut bien expliquer les enjeux à nos compatriotes il faut bien aller voir Bruxelles et nos partenaires pour dire ce que l'on veut on n'est pas dans un monde de brut où on ne se parle pas et du jour au lendemain on s'en va on claque la porte ça n'a pas beaucoup de sens je crois que la politique ce n'est pas que du droit c'est le droit mais c'est aussi la capacité à faire bouger les lignes Françoise Fresseauze c'est juste une précision ça veut dire que pour vous dans votre tête vous sortez de l'heureux quoi qu'il arrive ce n'est pas en tout cas un bras de fer pour obtenir quelque chose c'est vraiment la sortie de l'euro le référendum aura lieu quoi qu'il arrive et c'est un référendum sur l'appartenance à l'Union Européenne c'est un gadget
parce que quand on vote pour le Front National et donc si Marine Le Pen devait gagner cette campagne présidentielle on sait pertinemment que vous êtes pour une sortie de l'euro donc pourquoi rajouter un référendum
on sait pertinemment qu'on est pour un référendum sur l'appartenance à l'Union Européenne ça c'est certain parce que c'est dans le projet mais on aime beaucoup le référendum et pendant ces six mois qu'est-ce qu'on va dire à l'Union Européenne on va dire écoutez il y a un énorme problème avec les peuples donc soit on retrouve notre souveraineté monétaire budgétaire territoriale et législative c'est-à-dire que nos lois notre droit national est supérieur au droit européen et à ce moment-là l'Union Européenne disparaît et elle est remplacée par l'Europe des Nations Libres et tout le monde se réunira et signera un magnifique traité qui créera l'Europe des Nations celle que voulait le général de Gaulle fondée sur les grands projets créateurs d'emplois créateurs d'innovation créateurs de mieux-être et de sécurité soit elle nous dit on ne peut pas bouger parce qu'effectivement il y a cette règle de l'unanimité parce que l'Allemagne ne veut pas bouger parce que la Commission ne veut pas bouger parce que les lobbies autour de la Commission ne veulent pas bouger et à ce moment-là on dira aux Français on sort on sort je crois que les choses sont très claires mais le référendum c'est une arme qui est importante et c'est un outil démocratique qu'il faut maintenant retrouver ça fait 11 ans et un peu plus même qu'en France il n'y a pas eu le moindre référendum national Retour au standard et on reste sur les questions d'Union Européenne Bonjour Pascal Bonjour Soyez le bienvenu nous vous écoutons
Merci Bonjour Messieurs Dan Bonjour Monsieur Philippot
Bonjour Monsieur
Monsieur Philippot comme d'autres membres
du Front National à chaque fois que vous parlez de sortie de l'Union Européenne vous vous arrangez pour que dans vos propos
il y ait des sujets migratoires en jeu vous voulez barrer des frontières aux migrants vous voulez rendre la France aux Français etc. la préférence nationale donc finalement vous arrivez à faire penser aux gens que vouloir sortir de l'Union Européenne c'est être xénophobe c'est pas une façon pour vous de salir l'idée de sortie de l'Union Européenne d'autres personnes le proposent sans mettre de sujets clivants dans la balance l'Union Populaire européenne qui était citée par mon prédécesseur par exemple mais vous mélangez les deux choses et ça fausse le débat national
merci Pascal pour cette question Florian Philippot vous répond j'espère d'ailleurs que votre candidat aura ses 500 signatures il les mérite petit message au passage pour la démocratie mais non d'abord il n'y a pas déjà cette égalité que plus personne ne croit aujourd'hui entre restreindre l'immigration considérablement et xénophobie n'a pas de sens écoutez il faut maintenant qu'on ait des débats adultes il y a une crise migratoire il y a un problème d'assimilation de communautarisme de problèmes économiques aussi liés à l'immigration la directive détachement des travailleurs c'est pas moi qui l'ai inventé là aussi ce sont nos gouvernements de droite et de gauche qui l'ont accepté donc il y a un problème migratoire aussi donc comment on le résout on le résout en retrouvant des frontières nationales notamment comment on retrouve des frontières nationales en sortant de Schengen en retrouvant notre souveraineté nationale tout est lié il n'y a pas question là-dedans de xénophobie ou quoi moi je suis pour une France qui dialogue avec le monde entier qui puisse même retrouver l'idée qu'elle est une puissance mondiale avec une vraie armée qui retrouve un budget à 3% du PIB à terme du mandat avec l'idée qu'on ait la puissance de la francophonie de l'espace maritime de 11 millions de kilomètres carrés qu'on ait une puissance politique membre permanente du conseil de sécurité de l'ONU mais comment on retrouve cette idée d'une France qui parle au monde entier et bien il faut une France libre il faut une France qui puisse décider ce qu'elle veut et ce qui est bon pour elle et ce qu'elle veut dire au monde donc il y a des problèmes économiques et sociaux il y a des problèmes migratoires il n'y a pas que ça d'ailleurs il y a des problèmes écologiques par exemple il y a l'Union Européenne parce que l'Union Européenne peut nous imposer des OGM comme elle vient de le faire tout récemment elle nous impose le libre-échange qui est foncièrement anti-écolo parce qu'il vous oblige à aller produire à des milliers de kilomètres et à réimporter dans des pays et on n'y arrivera pas si on n'a pas notre indépendance nationale Karine Becker puis Joseph au standard
je me permets juste de revenir à un tout petit instant sur le référendum Marine Le Pen va jusqu'au bout sur le référendum si elle perd son référendum elle démissionne ?
oui oui elle l'a déjà dit oui bien sûr elle aura expliqué aux français avant l'élection puis pendant ces six mois pré-référendum qu'elle ne peut pas conduire la voiture si elle n'a pas le volant si elle n'a pas le levier de vitesse si elle n'a pas les pédales si elle n'a pas tout ce qu'il faut mais je ne parle pas que de celui sur la sortie de l'euro non mais c'est pas d'abord le référendum n'est pas sur la sortie de l'euro elle est sur la sortie de l'Union Européenne d'abord et oui non sur ce référendum là oui parce que sinon sinon ça signifie qu'elle promet des choses aux français qui ne sont pas réalisables elle ne pourra pas arrêter l'immigration elle ne pourra pas restaurer une industrie digne de ce nom elle ne pourra pas protéger les intérêts français mais surtout les autres si on reste dans l'Union Européenne actuelle ça c'est certain
vous voulez faire régulièrement des référendums si j'ai bien compris parce que vous trouvez que depuis 11 ans on n'en fait plus suffisamment donc à chaque fois qu'il y aura un référendum forcément elle prendra position ce qui signifie qu'elle démissionnera si jamais effectivement elle est en minorité
oui on veut faire des référendums et non elle ne démissionnera pas forcément le référendum c'est aussi une question qu'on pose sur un sujet et oui il faudra s'habituer mais la démission c'est sur le référendum fondateur de la sortie de l'Union Européenne si on reste dans l'Union Européenne actuelle Marine Le Pen ne peut que trahir donc ça sert à rien enfin je veux dire on ne s'appelle pas Tsipras ou d'autres et donc évidemment ou Sarkozy ou d'autres donc on en tirera les conséquences mais il est évident que s'il y a une dynamique d'élection de Marine Le Pen une dynamique vis-à-vis de l'Union Européenne il est évident que ce référendum sera gagné et je pense même haut la main mais il y aura des référendums sur les grands sujets sur les référendums institutionnels et puis surtout on créera cette possibilité de référendums d'initiatives populaires vous avez 500 000 signatures au niveau national ça déclenche un référendum Joseph est au standard bonjour bienvenue oui bonjour nous vous écoutons
oui voilà je voudrais poser des questions simples à monsieur Philippot du Front National à propos d'Alep quelle est la position du Front National actuellement sur le problème de la Syrie et Alep et la population qui vit ce drame la position du Front National vis-à-vis de monsieur Poutine et de monsieur Assad
merci Joseph pour cet ensemble de questions sur la situation dramatique d'Alep Florian Philippot pour commencer oui bonjour monsieur bien écoutez sur ce qui se passe à Alep et dans la région plus généralement d'abord on est un peu spectateur on aurait mieux fait d'être acteur et donc la France aurait dû essayer de construire une coalition mondiale avec les Etats-Unis elle a essayé ah non parce que d'emblée elle a essayé ça a échoué mais non parce que d'emblée on a fermé la porte par exemple à la Russie alors on savait que c'était un acteur majeur dans la région et on a fermé la porte au gouvernement syrien qui est certes loin d'être parfait je suis d'accord avec vous mais il n'empêche que c'est aujourd'hui l'interlocuteur et l'acteur là-bas et qu'il vaut mieux travailler avec lui que lui tourner le dos pour des raisons idéologiques donc nous n'avons pas œuvré donc aujourd'hui on n'est pas acteur on est spectateur mais attendez
à part inclure Vladimir Poutine en quoi ça change la formation d'une grande coalition comment Marine Le Pen présidente réussit elle à organiser une grande coalition internationale quand les américains par exemple en 2013
disent nous on interviendra pas on fait comment pour les convaincre mais parce que Marine Le Pen elle ne serait pas dogmatiquement opposée à tel ou tel pays ça veut dire qu'il n'a pas envie d'intervenir comme on fait pour le convaincre non c'est pas un maximum scoupari on essaie de mettre autour d'une table toutes les puissances importantes qui ont des choses à dire qui peuvent agir là-bas mais quand d'emblée avant même toute négociation ou construction de coalition on vous dit de toute façon on ne veut pas de la Russie et de la Syrie ou même de l'Iran alors c'est terminé il est évident qu'on n'y arrivera pas
les Etats-Unis les Etats-Unis en 2013 essaient de ne pas intervenir militairement comment Marine Le Pen réussit à les convaincre oui mais à ce moment là ce que je veux juste vous dire c'est qu'en cette bloc on convainc comment les gens qui n'ont pas envie d'intervenir d'intervenir on la forme comment
nous sommes en 2016 donc l'opération d'Alep et les autres au lieu d'être spectateurs on aurait pu y participer et peut-être la faire totalement différemment est-ce que c'était des crimes s'il vous plaît est-ce que c'était des crimes de guerre ce qui s'est passé à Alep ces derniers jours c'est pas à moi de me prononcer non mais vous avez vous avez une liberté d'analyse en tant que politique j'essaie de sortir oui mais j'essaie de sortir donc comment qualifier ce qui s'est passé à Alep j'essaie de sortir de la diplomatie qu'on a hérité un peu des bouches très manichéennes où il y aurait les gentils et les méchants en permanence c'est pas le sens de ma question c'est sur ce qui s'est passé c'est la conclusion non non sur des populations civiles vous qualifiez ça de crime de guerre ou pas je sépare les populations civiles et je pense que l'ONU doit prendre ses responsabilités ce qu'elle essaie de faire d'ailleurs et tout à l'heure il y aura le vote du résolution du conseil de sécurité de l'ONU pour évacuer par couloir humanitaire les populations civiles que les choses soient très claires les survivants ce qu'on appelle les rebelles ce qu'on a appelé les rebelles c'est un mot positif la rébellion le rebelle ce sont la plupart du temps des islamistes des branches syriennes d'al-qaïda et qu'on a d'ailleurs aidé soutenu voire financé de manière totalement inconsciente donc on porte une responsabilité les gouvernements français portent aussi une part de responsabilité dans ce qui se passe quand le ministre des affaires étrangères de la France monsieur Fabius en 2012 nous disait le front al-Nosra ils font du bon boulot et qu'aujourd'hui on se retrouve parmi ces rebelles à Alep à être face au front al-Nosra qui a changé de nom depuis d'ailleurs et bien on voit bien qu'on était parti sur une très mauvaise route sur un très mauvais chemin les populations civiles portaient ma question Florian Philippot ont-elles été l'objet et les victimes de crimes de guerre ?
mais je ne lancerai pas de ce style d'accusation ça n'est pas mon rôle et notre rôle à nous c'est de trouver une solution pour qu'il y ait le moins de victimes possible ou alors il y en a eu énormément on est simplement dans le discours diplomatique de condamnation morale il faut aussi la voir sur ce qui se passe il faut peut-être aussi nommer les choses alors nommons-les aussi pour ce qui se passe au Yémen mais pourquoi ne pas les nommer ou notre grand allié nos chers émirs d'Arabie Saoudite sont en train on fait un massacre mais là on ne dit rien parce que ce sont nos grands alliés nos très chers émirs d'Arabie Saoudite vous pouvez dire vous pouvez dire que c'est un massacre au Yémen mais pourquoi cette réticence à qualifier les choses en Syrie c'est ça que je ne comprends pas parce que je ne suis pas qualifié pour vous dire ce qui est un crime de guerre c'est une notion très précise en droit international un crime de guerre s'il y a crime de guerre il y aura crime de guerre et on le tira ce n'est pas les témoignages qui viennent d'Alep pour le moment nous sommes dans une situation de conflit et on sait que ce qui vient comme information de la part des belligérants quels que soient les belligérants en pleine période de conflit est toujours à prendre avec énormément de pincettes maintenant je vous le dis clairement moi je ne souhaite pas qu'aujourd'hui regardez la photo qui est derrière vous vous la voyez à l'écran c'est quoi ça pour vous ?
c'est une photo terrible est-ce que vous croyez qu'on fait une diplomatie sur une photo ? non mais c'est une information une photo cette photo Florian Philippot suscite quel commentaire chez vous ? vous connaissez mais qu'est-ce que vous voulez me faire dire ?
que je n'ai pas de coeur non pas du tout vous faire qualifier la situation si j'ai du coeur et quand je vois des civils vous faire qualifier la situation quand je vois des civils qui meurent sous les bombes je ne comprends pas pourquoi c'est si difficile quand je vois des civils qui meurent sous les bombes à Alep ou au Yémen ou ailleurs et bien évidemment que ça me fend le coeur comme tout le monde et que je trouve qu'il faut mettre un terme rapidement à tout cela mais nous sommes des responsables politiques et à partir du moment où on dit cela on se jette des photos on peut se jeter tous des photos à la figure et qu'est-ce qu'on règle avec ça ?
rien du tout on doit être responsable est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement de Bachar el-Assad doit partir ? réponse ?
non s'il part là maintenant on sait que c'est le chaos et que c'est le chaos islamiste on reproduira l'erreur la faute de la Libye où certes le gouvernement de Kadhafi non plus était loin d'être fréquentable et magnifique c'est le moins qu'on puisse dire mais il a été supprimé par l'intervention de Nicolas Sarkozy avec le soutien des Etats-Unis ça a été dramatique et aujourd'hui la Libye comme Etat n'existe plus et c'est une succession de gangs djihadistes qui organisent le chaos vers l'Europe et y compris le chaos migratoire qui a pris la place est-ce qu'on veut la même chose en Syrie ? est-ce qu'on veut l'élimination des minorités qui aujourd'hui sont à peu près protégées par le régime ?
il faut être responsable la diplomatie souvent c'est le choix du moins pire pas du bon et du gentil précisément la question de notre auditeur portée sur Vladimir Poutine et Bachar el-Assad également quelle est la position du Front National à l'égard de ces deux dirigeants ce sont les moins pires pour reprendre votre expression ce sont les dirigeants officiels de leur pays donc il faut discuter avec eux de la même manière qu'on n'aime pas je n'aime pas l'émir du Qatar ni le roi d'Arabie Saoudite mais il faudrait discuter avec eux parce que ce sont eux qui sont là
ce qui vient de se passer à Alep ne vous amène pas à réviser votre position par rapport à la Russie c'est-à-dire vous lui tendez la main ou à nuancer ou à nuancer en tout cas
notre position elle n'est ni pro-américaine ni pro-russe ou ni anti-américaine ni anti-russe elle est simplement de dire que la France doit être libre et donc ne pas être sans arrêt dans la roue de Washington voilà et donc avoir refusé de parler avec la Russie était une erreur majeure voilà c'est tout et aujourd'hui on est condamné de spectateur aujourd'hui ou dans les semaines à venir est-ce que ça veut dire est-ce que vous qui revendiquez une indépendance en matière européenne est-ce qu'il n'y a pas une diplomatie indépendante qui n'est pas forcément de se mettre dans la roue de Vladimir Poutine parce que ce serait finalement que les ennemis de nos ennemis sont nos amis voilà on ne peut pas être un peu plus élaboré de ça déjà je ne veux pas d'indépendance européenne de diplomatie j'ai une indépendance française parce que je ne crois pas en l'indépendance européenne nous avons des intérêts contradictoires une indépendance française par rapport à l'Europe est-ce qu'on ne peut pas mais si vous voulez il faut que la France soit libre pas dans la roue de Poutine pas plus que dans la roue d'Obama mais depuis 10 ans depuis l'arrivée de Sarkozy à la tête de l'État mais la roue de Poutine
on vous entend moins en parler puis Hollande
nous étions totalement dans la main des États-Unis nous n'avions plus de voix claire voilà tout simplement notamment parce que Sarkozy et Fillon nous ont fait réintégrer le commandement intégré de l'OTAN qui avait quitté le général de Gaulle c'était une erreur majeure mais ça ne veut pas dire qu'on est pro-russe ou ça ne veut pas dire qu'on est pro-Syrie ça ne veut rien dire ça c'est de la réelle politique qu'il faut faire aujourd'hui il y a des acteurs il faut travailler avec eux et il faut surtout que la France soit en capacité de défendre ses intérêts nationaux à tout moment et non pas les intérêts nationaux des États-Unis et François Fillon est sur la bonne voie donc il a une voie un petit peu proche de la vôtre je ne sais pas c'est un peu comme la sécurité sociale il dit maintenant à peu près tout et son contraire sur le sujet donc on ne sait plus très bien mais en tout cas apparemment il a un peu évolué par rapport au moment où il était Premier ministre et où il nous avait fait réintégrer le commandement intégré de l'OTAN donc on a réussi à convaincre apparemment au-delà de notre camp de la nécessité d'une diplomatie d'équilibre et non pas d'une diplomatie suiviste ou atlantiste Karine Becker
comment vous percevez Donald Trump qui visiblement est assez j'allais dire proche je m'emballe un peu mais en tout cas qui pourrait travailler convenablement avec Vladimir Poutine quelle sera la place de la France à ce moment là est-ce qu'elle en trouvera une est-ce qu'elle sera obligée de s'aligner finalement aux deux anciennes grandes puissances
Florian Philippe non je crois qu'elle trouvera une place bien sûr à quelle ? comment ? vous savez notamment moi je suis frappé j'en parlais tout à l'heure par cette richesse que représente la francophonie dans le monde c'est une richesse en Afrique c'est une richesse en Amérique du Nord c'est une richesse au Moyen-Orient aussi c'est une richesse en Europe évidemment mais même un peu partout
enfin sur les grands enjeux militaires oui mais ça permet aussi
d'avoir une autre vision du monde de reprendre la tête des non-alignés si vous voulez et de dire écoutez il y a une autre voie que l'espèce de mondialisation sauvage d'effacement des états-nations qu'on a voulu nous vendre et que d'ailleurs les Etats-Unis ne se sont pas appliqués à eux-mêmes au moment où ils disaient à tout le monde ouvrez-vous supprimez vos frontières supprimez les états-nations eux-mêmes renforcez leurs frontières et retrouvez une espèce de fierté nationale mais je préfère honnêtement l'attitude d'un Trump qui veut dialoguer avec la Russie que l'attitude d'une Hillary Clinton ou des faucons américains qui veulent le conflit avec la Russie je pense que ce serait très dangereux s'il y avait un conflit aujourd'hui entre les Etats-Unis et la Russie Catherine bonjour oui bonjour vous avez retrouvé votre téléphone on vous écoute
oui non je n'avais pas écarré mon téléphone mais là allez-y
on vous écoute
oui voilà bonjour à tous bonjour disons ma question et je dirais franchement quand même une de mes préoccupations c'est vraiment ce problème de la Turquie qui frappe à nos portes les pressions que disons les moyens de pression que le président actuel exerce sur les pays européens mais concernant je dirais moi pour moi les générations les jeunes générations et les générations à venir je suis franchement très préoccupée et je ne suis pas favorable en ce qui me concerne à l'entrée de la Turquie au sein de l'Union européenne j'ai bien peur qu'on nous fasse une fois de plus on nous force la main et que nous en tant que citoyens on prenne des décisions comment dirais-je à l'encontre de nos désirs de nos souhaits vous voyez ce que je veux dire
merci Catherine pour cette question sur la Turquie Florian Philippot y répond oui madame je suis comme vous totalement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et contrairement à d'autres candidats ou d'autres mouvements politiques comme l'UMP qui vous ont dit la même chose sur les plateaux de télé ces dernières années nous avons bien voté en ce sens au Parlement européen alors qu'eux votaient pour la poursuite des négociations y compris d'ailleurs sous le quinquennat Sarkozy-Fillon où de 11 chapitres je crois de négociations on continue d'être ouvert entre l'Union européenne et la Turquie donc les choses sont claires il n'est pas question que quelle que soit d'ailleurs la forme de l'Europe de demain que la Turquie en fasse partie parce que la Turquie n'est pas européenne et qu'il y a d'immenses problèmes migratoires d'islamisme et aujourd'hui un régime qui s'est livré un véritable coup de force et une véritable épuration qui n'est absolument plus fréquentable il faut dialoguer avec lui mais il faut reconnaître aussi que ce régime est condamnable le fait que l'Union européenne ait sous-traité une partie de la question des réfugiés à la Turquie voire l'essentiel de la gestion en première ligne en tout cas à la Turquie appelle quel commentaire chez vous ?
je crois que c'est le signe de notre faiblesse quand nous n'avons plus les capacités nous-mêmes de maîtriser notre immigration parce que nous n'avons plus de frontière nationale et bien on est obligé de dépendre d'autres et donc on devient dépendant y compris de pays comme la Turquie avec toutes les actions condamnables qui ont été menées ces derniers temps ça a été un pacte léonins avec la Turquie oui mais c'est presque un pacte avec le diable de ce point de vue là parce que non seulement on finance la Turquie je crois 6 milliards d'euros on promet des visas supplémentaires pour les ressortissants turcs on annonce qu'on reprend les négociations d'adhésion à la Turquie de la Turquie à l'Union européenne et en échange la Turquie a le pouvoir de mettre de tenir cet accord ou pas donc je veux dire on est perdant sur toute la ligne voilà on est perdant sur toute la ligne pourquoi ?
parce que nous sommes tellement faibles affaiblis et vulnérables et qu'on l'a construit ainsi par les textes qui ont été signés notamment les traités que nous dépendons de puissances extérieures donc il faut retrouver cette capacité de maîtriser notre destin nous-mêmes allez retour en France et au standard de France Inter bonjour Jean-Luc bonjour nous vous écoutons soyez le bienvenu
bonjour à monsieur Philippot bonjour à toute l'équipe France Inter que j'estime beaucoup bonjour
voilà ma question concerne l'école donc quel est le programme scolaire pour l'école
en tant qu'école publique premièrement et deuxièmement qu'en est-il de la position du FN sur le statut de fonctionnaire des enseignants et plus généralement du statut de fonctionnaire en général pour faire une redite voilà
je vous remercie merci à vous alors sur l'école publique pardon la position du FN Florian Philippot c'est un immense sujet moi-même je suis fils d'instituteur donc j'en ai entendu parler longuement et avec plaisir on a fait une grande convention nationale d'ailleurs conclue par Marine Le Pen c'était en septembre à la rentrée d'abord il y a beaucoup de choses à dire mais d'abord remettre le paquet sur ce qui est le socle c'est l'école primaire voilà si le socle est affaibli alors tout l'édifice s'effondre donc nous avons dit pris cet engagement au moins une heure sur deux d'enseignement en primaire consacré à l'apprentissage du français voilà on doit remettre le paquet sur le français parce que c'est là aussi la base de tout si on arrive en sixième sans maîtriser la langue sans maîtriser le français on n'apprendra rien ni les sciences ni l'histoire ni la philosophie ni même les autres langues et donc de ce point de vue là le faire et puis arrêter avec les aventures pédagogistes où on a testé sur les élèves comme un peu sur des cobayes des théories plus ou moins fumeuses souvent fumeuses non il y a des méthodes des méthodes classiques d'enseignement comme la méthode syllabique par exemple le cours préparatoire pour apprendre la langue qui ont toujours fait leur preuve et qu'il faut réinstaurer totalement ce qui permettra de redonner d'ailleurs une espèce d'autorité au maître d'école qui l'a perdu on a voulu tout horizontaliser vous voyez l'élève et l'égal du maître non non non il y en a un qui a le savoir il y en a un qui doit recevoir le savoir Karine Bécard puis Nathalie Saint-Cricq
alors qui aura le droit de fréquenter ces écoles primaires notamment puisque cette semaine on a découvert que la gratuité de la scolarisation serait terminée pour les enfants étrangers vous nous expliquez en fait
cette mesure nouvelle qui est apparue cette semaine d'abord j'ai pas répondu sur le statut de fonctionnaire il n'est pas question de toucher au statut de fonctionnaire des enseignants fonctionnaires d'état deux non vous reprenez vous dites pour les élèves étrangers non pas du tout on parlait des élèves clandestins donc ceux qui sont illégalement
c'est le mot étranger qui a été utilisé après il y a eu des choses qui ont changé
non dans une première dépêche qui était une erreur et qui était fausse et il y a eu une deuxième dépêche rectificative très vite mais les clandestins aujourd'hui je veux dire la question n'est même pas simplement de la gratuité de l'école ou pas c'est simplement de faire appliquer la loi si vous êtes illégalement en France clandestinement en France vous n'avez pas vocation à rester en France que les choses soient claires donc non seulement c'est l'école mais il faut supprimer l'AME il faut supprimer tout ce qui est une incitation à l'immigration clandestine et appliquer la loi les conventions de protection de l'enfance
je crois que ça vous interdit absolument de faire ça
donc pourquoi tout d'un coup cette mesure dans le projet qui n'était pas prévu et comment vous l'appliquez concrètement ? d'ailleurs cette mesure n'a rien de nouveau faire appliquer la loi et renvoyer chez eux les clandestins c'est quelque chose que nous disons depuis des années on parle des enfants
mais les enfants avec leur famille
personne ne va se séparer les enfants des familles reconduire à la frontière les familles de clandestins ça n'a rien d'extraordinaire c'est l'application de la loi je repose ma question on est demandeur de droit d'asile
vous avez 6 mois facile devant vous les enfants ont le droit d'être scolarisés ou pas ?
vous êtes demandeur d'asile d'asile oui mais là vous êtes dans un statut différent si votre dossier est rejeté vous devenez clandestin et vous devez être conduit à la frontière ce qui n'est pas fait dans 96% des cas nous dit la Cour des comptes donc il faudra que de 96% on passe à 0% d'abord tant que vous êtes demandeur d'asile non vous avez le droit d'être scolarisé à certaines choses notamment à la scolarisation parce que vous êtes demandeur d'asile la question c'est de savoir est-ce qu'on peut accepter comme on va les atteindre cette année en France dans quelques jours à la fin de l'année qu'on ait 100 000 demandeurs d'asile on va atteindre les 100 000 demandeurs d'asile cette année en France il faut restreindre considérablement ce nombre et pour restreindre ce nombre il faut que l'asile soit plus compliqué qu'on revienne à la définition originelle de l'asile c'est-à-dire non pas l'asile climatique ou je ne sais quoi la persécution politique le risque de mort pour des opinions politiques pour préciser la question de notre auditeur il y a eu un débat pendant la campagne des primaires sur le roman le récit national c'est-à-dire qu'est-ce qu'on apprend à nos enfants ma question est très simple est-ce que vous êtes favorable à une espèce d'enseignement édifiant ou alors est-ce que vous considérez que par exemple l'histoire c'est une science et qu'on doit l'enseigner telle qu'elle je pense qu'on doit enseigner l'histoire comme une science à partir d'un certain degré dans l'école quand on devient lycéen ou l'enseignement supérieur en primaire il faut on apprend oui le roman national c'est-à-dire qu'on apprend des choses qui sont peut-être pas vraies simplement parce que ça donne envie d'être fier on n'apprend pas des choses fausses moi quand j'étais en primaire j'ai appris qu'il y avait eu le paléolithique le néolithique et puis ça c'était la préhistoire puis après l'histoire l'histoire de la Gaule et les galoromains c'est pas le roman national c'est pas le roman national non mais on apprend d'abord sur une frise ensuite on apprend la Gaule les galoromains ça c'est la chronologie la chronologie c'est autre chose Clovis et puis on apprend les rois de France qui ont fait la France on l'apprend simplement puis on apprend qu'après les rois de France il y a eu la révolution etc la république bon mais c'est pas faux formellement mais c'est le roman national et oui je pense qu'il faut valoriser auprès des élèves l'histoire de France
c'est-à-dire que Vichy on oublie un peu
mais vous croyez qu'on oublie aujourd'hui dans l'enseignement français c'est une science on apprend tous les bons et les mauvais côtés on ne cache rien on ne cache rien mais à côté de Vichy il y a aussi eu les résistants il y a eu celui de Gaulle à Londres il y a eu ce qui se passait dans l'Empire il y a eu le gouvernement provisoire à la libération il y a eu le CNR il y a eu la suite on apprend une histoire de France à nos enfants déjà ce qui n'est clairement plus le cas en tout cas beaucoup trop partiellement on apprend aujourd'hui quasiment plus Jeanne d'Arc Clovis Napoléon ça c'est inimaginable il faut être il faut apprendre son histoire pour connaître en tout cas pour pouvoir se projeter dans l'avenir et puis revaloriser l'histoire de France moi je n'ai pas peur de dire qu'on a une belle histoire une grande histoire et qu'on doit l'apprendre je veux dire en étant fier à nos élèves en leur apprenant aussi à être fier d'être français à être fier d'être des citoyens français à ne pas avoir honte à ne pas rougir à refuser la repentance permanente ça oui je le dis extrêmement clairement Mathieu bonjour
oui bonjour vous nous appelez du lot oui tout à fait
soyez le bienvenu
merci je vous téléphone parce que je constate en fait qu'il y a beaucoup de points communs entre le programme du FN et celui de Mélenchon beaucoup d'idées développées par Mélenchon qui sont reprises par le FN mais qui ne sont pas très argumentées et je pose la question pourquoi voter pour un parti de tradition raciste et qui prône un repli sur soi plutôt qu'un parti ouvert sur les autres et sur le monde voilà
merci Mathieu pour cette question Florian Philippot va tenter d'y répondre bon je bonjour monsieur les insultes à la fin je vous les laisse qu'est-ce que je dise ça ne fait pas partie de l'argumentation ça ça fait partie de l'insulte parti raciste oui voilà ça fait partie de l'insulte et pas de l'argumentation on peut débattre de l'immigration vous soutenez Mélenchon vous êtes très favorable à l'immigration c'est votre droit le plus absolu mais on peut en débattre tout à fait sereinement sans se jeter des anathèmes ou des mots désagréables à la figure sur le reste on pique des idées à Mélenchon non non Mélenchon il votait oui à Maastricht par exemple vous voyez le front il votait non à l'époque en 92 donc c'est Mélenchon
mais comme vous l'avez dit tout à l'heure on est en 2016
Mélenchon donc a un petit peu évolué de ce point de vue là et pour le reste pour moi Mélenchon vous savez c'est quand même plus de fiscalité pour financer plus d'immigration et je ne me retrouve pas du tout dans ce programme là
c'est un concurrent pour vous c'est un concurrent sérieux
mais c'est un des concurrents bien sûr à la présidentielle sérieux non je pense qu'il ne peut pas incarner de renouveau est-ce qu'il peut vous prendre il a passé des dizaines d'années au parti socialiste les gens sentent qu'il n'y a pas le renouveau nécessaire est-ce qu'il peut vous prendre
une partie de l'électorat populaire que vous essayez d'avoir dans la campagne présidentielle
non moi je crois pas du tout il fera sa campagne mais je pense que il n'est pas clair sur beaucoup de sujets on ne sait pas très bien toujours ce qu'il pense de l'Europe d'abord on ne sait pas s'il est pour ou contre l'euro pour ou contre la souveraineté nationale ça n'est pas clair du tout et parfois il y a même plusieurs sons de cloche à l'intérieur et sur l'immigration ouverture totale des frontières l'immigration massive tout ça n'est plus possible aussi bien pour les classes populaires que je crois aujourd'hui une grande majorité de français allez encore un appel au standard de Thomas de Loise bonjour et bienvenue Thomas
bonjour
nous vous écoutons bonjour monsieur
vous souhaitez abroger la loi Taubirac a ouvert le mariage homosexuel et l'adoption quid des couples qui ont obtenu leur agrément valable 5 ans ils n'ont toujours pas adopté obtenir un agrément monsieur Philippot c'est 9 mois d'investigation par une assistante sociale pour nourrir et enrichir le projet d'adopter qu'est-ce que vous comptez faire dans ces cas précis les empêcher restreindre qu'est-ce que vous comptez faire
merci pour cette question Florian Philippot y répond oui monsieur on ne reviendra il n'y aura rien de rétroactif on ne reviendra sur aucun droit acquis voilà donc la nouvelle loi sur cette union civile portera pour l'avenir et non pas pour toutes les situations passées sur l'adoption la question portée sur l'adoption oui mais je réponds de la même manière s'il y a déjà une démarche engagée et qu'il y a un droit acquis il n'est pas question de revenir en arrière Marine Le Pen a toujours été très claire là-dessus notre rendez-vous hebdomadaire avec l'équipe des Pixels du Monde
question politique sur France Inter en partenariat avec le Monde
équipe représentée cette semaine par Martin Huntersinger bonjour Martin bonjour Nicolas les Etats-Unis Martin on en a dit un mot tout à l'heure accusent la Russie d'avoir piraté leur élection présidentielle
bonjour Florian Philippot
bonjour alors oui vous l'avez un petit peu évoqué depuis quelques mois la relation entre les Etats-Unis et la Russie dans le cyberespace a pris des airs
de guerre froide alors petit rappel des faits pour nos auditeurs et nos téléspectateurs en octobre toutes les agences de renseignement américaines ont estimé que la Russie par le biais de piratage informatique tentait d'instiller la confusion dans l'élection américaine tentait d'en influencer
le résultat aujourd'hui ces mêmes agences ont un peu affiné leur diagnostic puisqu'elles listent aujourd'hui
que l'objectif du Kremlin était encore plus précis faire élire Donald Trump à la Maison Blanche alors ça fait une dizaine d'années que les experts en sécurité informatique documentent témoignent de l'activité agressive de la Russie dans le cyberespace et ces derniers mois de plus en plus de responsables
d'experts s'alarment de voir les pirates du Kremlin répéter leur expérience américaine en Europe notamment lors des élections présidentielles et législatives françaises du printemps Monsieur Philippot ma question est simple craignez-vous une ingérence de la Russie dans la campagne électorale française ?
Mais je ne souhaite et je condamnerai toute ingérence étrangère dans une campagne française pour l'instant les seuls que j'ai vus c'était Monsieur Scheubleu le ministre allemand qui nous dit pour qui il faut voter et contre qui il faut voter en tout cas j'ai vu Monsieur Juncker le président de la commission qui dit la même chose ça j'ai déjà vu des ingérences étrangères de ce point de vue là qui choquent moins elles sont presque considérées comme normales parce qu'elles vont dans le bon sens elles sont un visage découvert pour l'oligarchie ça ne vous choque pas des attaques informatiques comme on l'a vu aux Etats-Unis ?
Le reste c'est une affaire que les Etats-Unis doivent régler avec la Russie moi je vous donne mon opinion quand même je vous l'ai dit tout à l'heure je pense qu'il y a quand même aussi une attitude de mauvais perdant où on essaie de se raccrocher à toutes les branches avant l'élection on disait que le FBI roulait pour Trump lorsqu'il a réouvert l'enquête sur Eli Clinton maintenant vous nous dites qu'il roule pour Clinton on ne comprend pas Non moi je dis qu'il y a des gens qui n'ont pas accepté le résultat des élections il y a même eu un recompte des voix puis finalement on ne nous en parle plus trop parce que ce recompte a donné encore plus d'avance à Trump enfin bon bref je veux dire Wikileaks pendant la campagne américaine a fait des révélations sur la fondation Clinton ses liens le financement par l'Arabie Saoudite ses liens les discours qu'elle a prononcés devant Goldman Sachs s'il correspondait pas tout à fait à ce qu'elle disait en campagne je veux dire personne n'a remis en cause la véracité de ce qu'a révélé Wikileaks est-ce que Wikileaks c'est un agent russe parce qu'il aurait contribué à faire élire Trump qu'on n'aime pas dans l'oligarchie j'en sais rien mais je me rends compte qu'il y a deux ou trois ans Wikileaks s'était porté au nu c'était quelque chose de formidable d'extraordinaire donc on voit bien qu'il y a une espèce de morale et de discours qui varient en fonction des intérêts voilà pour le reste s'il y a des choses entre le Kremlin et Washington il doit être réglé entre le Kremlin et Washington Martin d'un point de vue plus pratique ce que révèle tout cet épisode c'est que la question de la sécurité informatique devient cruciale pour les partis politiques est-ce que vous êtes prêt au sein du Front National
en matière de sécurité informatique à la campagne qui va s'ouvrir ?
On l'est c'est au service informatique qu'il faudrait poser cette question là nous avons été victimes d'attaques depuis des années sur le site internet j'imagine qu'on n'est pas les seuls on y répond enfin on se protège mais je ne sais pas si on est toujours prêt on n'est probablement jamais assez prêt Pourquoi vous ne nous êtes pas rendus à la réunion organisée par l'ANSI le garde du corps numérique de l'Etat à destination justement des partis ?
Parce qu'on a appris l'existence de cette réunion le jour où on nous a dit qu'on n'y était pas allé Elle a été annoncée à mon avance Oui mais nous on n'a pas si on nous a dit vous avez reçu une invitation on ne l'a pas reçu c'est notre faute peut-être que ça s'est perdu mais on a bien recherché on n'a pas trouvé d'invitation mais si on est réinvité et bien on ira avec grand plaisir Et du coup vous êtes entouré d'entreprises d'experts en termes de sécurité informatique ou comment ça se passe au Front National ?
Non, on a un service informatique qui se forme régulièrement et qui essaie de parer à tout cela Voilà Mais moi j'essaie de voir le bon côté d'Internet et des réseaux sociaux qui est plutôt aujourd'hui un gain de démocratie direct Même quand ils permettent des piratages Le reste ce n'est pas à moi de le gérer c'est plutôt du technique Mais est-ce que justement le technique ne devient pas extrêmement politique quand on voit quel impact ça peut avoir sur une campagne ? Est-ce que vous semblez un peu déléguer le problème à vos techniciens ?
Est-ce que ce n'est pas quelque chose dont vous devriez vous saisir C'est pas moi qui vais réussir à bloquer des attaques j'en serais bien incapable des attaques informatiques éventuelles Voilà Qu'est-ce que je peux vous dire de plus ? D'un point de vue plus général comment la France elle peut mieux se protéger contre ce nouveau type de conflit de propagande menée par d'autres pays ?
En investissant dans les techniques nécessaires dans l'innovation nécessaire en faisant confiance à ces start-up qui maîtrisent ce sujet-là en les aidant au maximum en ayant une indépendance totale par exemple dans les domaines stratégiques et militaires en évitant de voir nos fleurons nationaux être dépecés ou rachetés par des entreprises étrangères alors que parfois elles sont stratégiques ces fleurons sont stratégiques voilà comment on peut agir c'est le rôle d'un état stratège pour le reste je crois qu'on a beaucoup de bons ingénieurs informatiques en France il faut les mettre à contribution Vous ne croyez donc pas à l'idée d'une Russie extrêmement agressive dans le cyberespace ayant un agenda politique et l'ayant mis en oeuvre via les outils numériques pendant la campagne Honnêtement j'en sais rien et nous verrons bien moi en tout cas les seules ingérences que je vois aujourd'hui claires et nettes dans les élections nationales en France elles viennent toujours de Bruxelles elles viennent de l'Allemagne et elles viennent des Etats-Unis celui qui s'est rendu au Royaume-Uni pour faire voter contre le Brexit c'est M.
Obama il s'est rendu il s'est rendu au Royaume-Uni intervenant dans un référendum national ça c'est une ingérence claire et nette Mais pourquoi vous protégez
les Russes à ce point là tout le temps parce que je n'ai pas encore vu que vous avez des honneurs
le jour où vous aurez un meeting russe en France qui dira il faut voter pour quelqu'un pour tel ou tel candidat je vous dirais c'est pas acceptable mais c'est pas ce que j'ai vu pour l'instant or moi quand j'étais candidat à Forbach j'ai vu un meeting de la CDU à Forbach parti politique allemand qui a dit au Forbachois qu'il ne fallait pas voter le Front National là je vous assure que c'est choquant et ça ne devrait pas être accepté une banque russe
c'est encore une banque russe qui va éventuellement vous financer la campagne présidentielle de Marine Le Pen
je ne sais pas qui va financer qui pourra nous financer parce qu'on a besoin évidemment de financement il faudrait une loi qui oblige un établissement bancaire français à financer obligatoirement les candidats à l'élection présidentielle ceux qui sont en tout cas qualifiés nous réclamons cette loi il faut la mettre en place c'est une question de démocratie et certains candidats c'est vrai qu'on n'est pas les amis des banques alors c'est vrai que les banques refusent de nous prêter d'autres candidats ont beaucoup moins de difficultés et il y a même à se voir prêtés par les banques et même monsieur Macron lui on ne sait pas d'où il sort son argent et les banques russes alors il fait des meetings à 400 000 euros et les banques russes vous les avez démarché ou pas les banques russes ?
des financements oui le plafond de 7500 euros il a des financements il a des dons il ne s'en cache pas il vient de tourner en Angleterre aux Etats-Unis on verra le coût global de sa campagne et les banques russes alors elles continuent à vous financer mais je crois d'ailleurs celles qui avaient fait un prêt un prêt je crois qu'elle fait faillite d'ailleurs donc on n'est pas prêts de la revoir
donc vous ne dites rien sur le financement en fait vous ne voulez rien me dire sur le financement
sur le financement je dis qu'il faut une loi qu'il est anormal que les banques françaises ne financent pas un candidat ou une candidate avec son présidentiel et qu'il faut une loi pour obliger un établissement bancaire français à financer
pourquoi vous ne voulez plus du soutien de l'association de Jean-Marie Le Pen Cotelec pourquoi vous avez annoncé je crois cette semaine aussi que vous ne voulez plus de ce soutien là finalement Jean-Marie Le Pen vous permettait d'organiser plus facilement financièrement vos élections
mais déjà c'est pas son argent c'était l'argent d'une structure
une association Cotelec c'est ce que j'ai dit
statutairement obligée de prêter aux campagnes du Front National en réalité et c'est pas son argent personnel c'est l'argent qui vient de donateurs qui ensuite est prêté aux campagnes aux campagnes du Front National non donné aux campagnes du Front National voilà après on trouvera je ne sais pas où en sont d'ailleurs objectivement je sais pas où on en est dans les sources de financement je me renseignerai avec notre trésorier mais là honnêtement vous savez pas où vous en êtes dans vos sources de financement là je pense qu'on n'a pas encore la solution et je regrette encore une fois que le gouvernement français ne se saisisse pas de cette question certes il n'aime pas le Front National on l'a bien compris il n'aime pas Marine Le Pen mais s'ils avaient encore un tout petit peu d'état d'esprit démocratique c'est peut-être trop leur demander ils prendraient cette loi cette loi qui oblige les établissements français à prêter aux candidats à l'élection présidentielle française et le problème serait réglé définitivement
donc la dédiabolisation elle a encore un petit peu de chemin à faire on n'est pas dédiabolisé
vis-à-vis des grandes banques d'affaires vous voulez dire non et on le souhaite pas parce que ça signifierait sinon que nous serions leurs agents nous ne sommes pas les agents des grandes banques nous sommes les agents du peuple français vous n'êtes donc pas les agents des grandes banques russe c'est de la Russie selon le même raisonnement je crois d'ailleurs que c'était une petite banque la 267ème tchéco-russe et non nous ne sommes pas les agents de puissance étrangère il y en a beaucoup en face de nous qui regardent en permanence Berlin, Bruxelles et Washington pour savoir ce qu'ils doivent penser ça n'est pas notre cas merci Florian Philippot vice-président du Front National d'avoir été notre invité aujourd'hui sur France Inter merci Nathalie Saint-Crick Françoise Fresseau Karine Becker et Martin Untersinger bonne fin de week-end on se retrouve dimanche prochain ce sera le jour de Noël oui ce sera le jour de Noël joyeux Noël voilà merci et bonne fin de journée