#GrandOralPlacedelaSanté 2022 : intervention de Fabien Roussel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Comment assurer que la volonté des personnes en fin de vie soit respectée et qu'elles meurent dans la dignité ?
- 20:00RelanceRéponse partielle
Comment rapatrier la production pharmaceutique en France sans augmenter les prix pour les usagers ?
- 25:00FerméeRéponse directe
Comment financer un pôle public du médicament sans augmenter les coûts pour la sécurité sociale ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quelle stratégie pour recruter 300 000 soignants dans le secteur de la dépendance ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Comment convaincre les médecins d'adhérer à vos réformes sur les déserts médicaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Fabien RousselChiffre
« la protection sociale dans notre pays recule en l'an 2000 la france occupé la première place des systèmes de santé dans le monde selon l'om s et 22 ans plus tard elle peine à s'accrocher à la 11e place »
- 6:00Fabien RousselChiffre
« en 25 ans la fiscalité a été multiplié par 15 sur les mutuelles par des gouvernements de gauche et de droite »
- 7:00Fabien RousselPromesse
« notre projet c'est de reconstruire une grande sécurité sociale du 21e siècle »
- 8:00Fabien RousselPromesse
« nous voulons un vrai 100 % c'est qu autrement dit la prise en charge à 100% des soins par l'assurance maladie »
- 9:00Fabien RousselPromesse
« nous ferons d'ailleurs cotiser le capital au même niveau que le travail »
- 10:00Fabien RousselPromesse
« le financement doit essentiellement reposé sur la cotisation »
- 12:00Fabien RousselFait
« sanofi ils distribuent des dividendes et licencient »
- 16:00Fabien RousselChiffre
« il faudra recruter au moins trois cent mille personnes »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il ya un autre candidat de gauche qui s'apprête donc à à venir devant vous présenter son programme santé n'y avait pas de candidat communiste aux dernières élections il y en a désormais un il s'agit bien sûr de fabien roussel on accueille tout de suite fabien roussel fabien roussel le candidat du parti communiste celui qui nous promet une france des jours heureux une france des jours heureux encore faut-il être en bonne santé pour pouvoir en profiter bonjour fabien roussel bonjour à vous vous connaissez les règles du jeu fabien roussel dams et messieurs vous avez donc sept minutes pour présenter les aspects santé de votre programme merci les aspects santé puis aussi m'adresser à la profession je voudrais remercier cette initiative mercier et rich nu pour son accueil et l'organisation de ce grand débat je suis ravi de pouvoir y participer à ce débat organisé par la mutualité française ce plus grand mouvement social qui protège 35 millions de personnes vous le savez comme cela avait été dit j'ai placé ma campagne sous le signe des jours heureux ces jours heureux en référence au programme du conseil national de la résistance et qui a donné naissance à la sécurité sociale la protection sociale dans notre pays recule en l'an 2000 la france occupé la première place des systèmes de santé dans le monde selon l'om s et 22 ans plus tard elle peine à s'accrocher à la 11e place les inégalités sociales de santé se creusent et les déserts médicaux et avance l'hôpital public est fortement affaibli on l'a vu pendant la crise au nom de vision comptable de la santé mise en oeuvre depuis plus de trente ans il faut avoir la lucidité de le dire je pense notamment à la t2a qui a contribué et nous mettant en danger collectivement comme l'a rappelé la pandémie et les personnels soignants sont en extrême souffrance la santé est désormais de plus en plus marchandises et les profits sont immenses jusqu aux ehpad on l'a vu avec les scandales et les conséquences que l'on sait je pourrais aussi citer et cliniques privées très lucrative dans le même temps c'est le mode de financement en vigueur depuis la libération qui a été au fil des ans affaibli et des structures et à ce titre la csg la crds qui ont été créés se substitue veulent se substituer en partie aux cotisations sociales la multiplication des exonérations de cotisations patronales ces dernières années et pendant ce mandat est certes compensée par l'état ça représente 70 milliards d'euros par an en 2021 contre 46 milliards en 2017 mais ça creuse le budget de l'état concernant les mutuelles les désengagements successifs de la sécu les déremboursements les 100% ctu les fameux rac zéro financé par les mutuelles les dépassements d'honoraires à gogo les taxes prélevées sur les mutuelles depuis le gouvernement jospin jusqu'à aujourd'hui tout cela a fortement renchéri le coût de nos mutuelles santé fortement et c'est vous qui le dites en premier en 25 ans la fiscalité a été multiplié par 15 sur les mutuelles par des gouvernements de gauche et de droite sans compter sur le fait que les mutuelles ont été mises aussi en concurrence avec les assurances privées avec des directives européennes telles que solvabilité 2 qui impose des règles lourdes qui pèsent d'ailleurs encore plus sur les mutuelles de proximité résultat c'est l'accès aux soins des français qui est mise en cause tant par l'affaiblissement de la sécurité sociale que quand la famille mutualiste est attaqué notre projet c'est de reconstruire une grande sécurité sociale du 21e siècle en comptant aussi toujours sur le rôle multi centenaires des mutuelles dans notre pays avoir une population en bonne santé c'est ouvrir la porte au développement de toute la société nous proposons pour cela une sécurité sociale dans l'esprit de croiser a pas une grande c'est qu'une telle que certains l'évoquent au gouvernement qui n'est rien d'autre qu'un panier de soins limitée et une individualisation complète des charges nous proposons nous une prise en charge complète des dépenses de santé nous voulons un vrai 100 % c'est qu autrement dit la prise en charge à 100% des soins par l'assurance maladie de tous les soins en particulier les soins courants et pas seulement les affections de longue durée et les frais d'hospitalisation comme c'est le cas aujourd'hui cette sécurité sociale du 21e siècle permettra le développement de la santé publique et de la prévention elle s'appuiera évidemment sur l'hôpital public sur la médecine ambulatoire et aussi sur un réseau territorial de centres de santé que nous appelons de nos voeux évidemment il faudra créer un grand service public des personnes âgées réellement finances et contrairement à ce qui est annoncé aujourd'hui une sécu financé et géré démocratiquement pour nous le financement doit essentiellement reposé sur la cotisation nous ferons d'ailleurs cotiser le capital au même niveau que le travail c'est notre proposition de financement c'est une question de justice et d'efficacité d'ailleurs tout en modelant les cotisations patronales en fonction des politiques d'embauché de formation dans cette grande sécu à laquelle nous aspirons le mouvement mutualiste pour apprendre d'eux devra prendre toute sa place lui qui n'est pas motivé par des objectifs de rentabilité imposé par des fonds de pension ou des actionnaires comme on le voit chez les assurances cette sécurité sociale que nous voulons ne sera pas et je cite le mouvement mutualiste en 45 au moment du grand débat de la création de la sécurité sociale le mouvement mutualiste avait dit en dénonçant la sécurité sociale un régime de caisse unique froide bureaucratique où les assurés seront intégrés pêle mêle sans leur consentement laissant présager une désorganisation catastrophique dont les assurés seront victimes nous avons vu depuis que non seulement la sécurité sociale est utile mais en plus que nous pouvons travailler ensemble nous avons appris de l'histoire nous avons appris que le mouvement mutualiste pouvait très bien être complémentaire d'une sécurité sociale qui joue pleinement son rôle la menace sur le mouvement mutualiste c'est son absorption par le marché et par les assurances et c'est en cours la mutualité un rôle majeur dans notre société si elle se ressource notamment dans le social elle peut jouer un rôle déterminant dans tous les domaines ceux de la prévention de la promotion de la santé publique et de l'éducation à la santé sa proximité avec la population dit donne une expertise et une légitimité sous réserve bien sûr qu'on lui donne les moyens financiers et matériels suffisants pour accompagner de telles politiques la mutualité a toute légitimité a participé aux côtés des organisations syndicales comme elle le fait depuis toute son histoire aux côtés des associations de malades et des élus locaux a joué un rôle important et compris avec les établissements hospitaliers elle doit bien sûr conserver la gestion des organismes sociaux médico-sociaux qu'elle a créé elle peut parfaitement ouvrir ce champ à de nouveaux secteurs je pense bien sûr au centre de santé et aux ehpad dans le cadre du nouveau service public pour les personnes âgées que nous voulons promouvoir bien sûr cela suppose qu'on lui en donne les moyens juridiques matériels et financiers pour conclure une chose est sûre on regarde les six orientations publics structurants que vous proposez cette nouvelle page de la sécurité sociale du 21e siècle que nous voulons écrire nous voulons l'écrire avec vous et la construire avec vous remercie ce qui est sûr c'est qu'en tout cas vous maîtrisez parfaitement la précision et les horloges fabien roussel merci pour cette présentation on a bien compris le coeur de votre programme c'est cette grande sécurité sociale du 21e siècle donc vous imaginez qu'elle puisse être faite justement par tous les acteurs ensemble il y en a un qui a une question pour vous c'est la question du mutualiste vous savez chaque candidat répond à une question des mutualistes cette question elle vous est posée ce matin par dominique joseph il est secrétaire général de la mutualité française il s'adresse à vous sur la question pardon oui sur sur la question par mot de la fin de vie la question de la fin de vie est un enjeu sensible mais majeur ainsi qu une question d'éthique la mutualité française estime qu'il faut permettre à tous et toutes d'être accompagné dans sa fin de vie conformément à ses choix comment assurer selon vous que leur volonté soit bien respecté qu'est ce que vous répondez que mourir dans la dignité c'est une légitime aspiration et et c'est normal et il faut pouvoir y répondre c'est un sujet extrêmement compliqué il touche à l'appréciation que chacun a de l'avis du rôle de la société moi je dit deux choses je dis d'abord qu'il y a des progrès qui ont été faits dans la société et notamment avec les lois qui ont été votées comme les lois et la dernière la loi claisse leonetti qui permet d'accompagner qui permet de ne pas faire d' acharnement thérapeutique qui permet aussi l'établissement des directives anticipées et c'est tellement peu connu et donc nous disons d'abord qu'il faut donner tous les moyens à ce que cette loi soit appliquée puisse être mise en oeuvre que l'on en ait connaissance que l'on puisse connaître ses droits et la manière dont chacun nous voulons appréhender la fin de vie c'est tellement important de l'autre côté j'entends j'entends je rencontre des familles qui nous racontent leur parcours leur grand désespoir quand ils sont obligés d'aller dans des pays limitrophes à notre pays pour pouvoir bénéficier de ce suicide assisté de cette fin de vie assister et j'aimerais que avec toute la société ensemble nous puissions trouver les moyens d'accompagner ces personnes qui font ce choix terrible et de pouvoir le mettre en oeuvre dans notre pays aussi c'est à mon avis une décision qui n'est comment dire ni de gauche ni de droite tellement elle touche un intime et moi même j'ai personnellement par les témoignages que j'ai eus évolué sur ce sujet en étant confronté à la réalité que qu'ont vécu des personnes et donc je pense que ça nécessite forcément de pousser le débat avec l'ensemble de la société mais de manière dépassionnée et sans en faire comment dire de combat politique et de clivages c'est beaucoup plus profond que ça et ça veut dire quoi ça veut dire que vous vous y prendrez comme une forme de grand débat dans la société je pense que la société évolue et que nos lois évoluent et donc je souhaite moi donner les moyens aux lois existantes mais aussi la faire évoluer et pouvoir prendre en compte la le cri de ces familles qui ont dû eux à les allaiter je n'hésite pas aujourd'hui j'autoriserai jeu légaliserait jeu soin d'ouvrir elle des bambins avant de le faire ça passera donc forcément par une loi ça passera par un débat profond avec toute la société et donc je suis pour que nous avancions ensemble que nous ayons ce débat et pour ma part en tout cas comment vous dire il n'y en poserait pas où je retrait pour mais en tout cas je suis pour que l'on avance et qu'on évolue ensemble fabien roussel ses dunes dominique à un dominique puisqu'il s'était bien sur l'air que du dominique joseph la secrétaire générale de mutualité française les questions des think tanks incarnez donc par vous dominique reynié directeur général de la fondation pour l'innovation politique et puis mathilde chun li qin vous avez d'abord une question sur le pôle public du médicament mathieu oui bonjour bonjour alors j'aimerais effectivement revenir sur votre volonté de créer un pôle public du médicament qui en maîtriserait les conditions de recherche développement production et vente de locaux vides nous a effectivement montré à quel point la souveraineté sanitaires est importante alors que la france dépend encore de la chine et de l'inde pour l'approvisionnement nombreux médicaments mais on sait également que les coûts de production sont plus élevés en france notamment en raison de meilleurs niveaux de rémunération des salariés est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous comptez rapatrier la chaîne de production pharmaceutique en france sans augmenter les prix pour les usagers et donc pour la sécurité sociale bon alors si je comprends bien les coûts de production en france sont trop élevés donc on laisse tout en chine et en dames et on dit c'est pas possible ou alors l'autre solution faut s'attaquer aux coûts de production donc on baisse les salaires des français pour s'aligner sur les coûts de production en chine et en inde je pense qu'il faut qu'on change de logique pas faux fois réussir admettre quand même que cette pandémie elle revoit complètement les cas on doit pouvoir aujourd'hui se dire que nous devons retrouver une forme de souveraineté en matière d'accès aux soins de production de médicaments de production de produits de santé qui ont cruellement fait défaut à la france mais à l'europe et je ne réfléchis d'ailleurs même pas seulement en termes de 2,2 de france et de pays je réfléchis même à l'échelle de l'union européenne on s'est retrouvé complètement et totalement dépendant à force d'avoir voulu tout céder au privé et le privé dans cette course aux profits d'avoir cherché les coûts de production les moins élevés pas pour rendre moins cher les médicaments c'est la sécu qui paye c'est pour gagner des sous c'est que ce sont des firmes pharmaceutiques des industries des labos qui ont gagner du pognon comme jamais et à chaque fois on retrouve les mêmes actionnaires les black rock les fonds de pension américains canadiens on finance avec notre sécurité sociale la retraite des américains des canadiens on va jusqu'où comme ça je me donnais il faut qu'on se dise il ya peut-être un problème et il faudrait peut-être qu'on retrouve les moyens de production dont nous avons besoin pour répondre aux besoins de notre pays et donc moi je viens avec cette proposition de paul public pas en disant on nationalise tout et on rase gratis c'est un peu plus compliqué que ça mais en se disant retrouvons les moyens d'avoir une forme de souveraineté en france en europe et de répondre aux besoins de nos concitoyens quelles ont été les logiques des laboratoires pharmaceutiques c'est de produire dès midi man qui rapporte et d'abord donner ce qu'ils écoutent c'est quand même incroyable moi je suis pour que justement dans un pôle public nous puissions produire ensemble avec une maîtrise de l'état avec la participation de l'état dans l'actionnariat de ces groupes pour faire en sorte que ceux qui rapportent mais rapporte à tous et que sa finance ce qui coûte c'est ça un service public ou un pôle public et donc c'est de mettre ensemble nos moyens pour faire en sorte que l'on est tous accès à des médicaments quel qu'en soit le coût de production qu'elle conçoit les le temps qu'il a fallu pour les trouver et la recherche qu'il ya derrière et d'ailleurs ce pôle public c'est aussi l'objectif qu'il y ait un investissement beaucoup plus important dans la recherche la recherche à des fondamentale est allé aujourd'hui essentiellement dans les mains du privé est d'ailleurs pont de ceaurriz et par le crédit impôt recherche donnée comme ça sans engagement en retour et les mêmes qui découvrent demain des médicaments des vaccins les mettre sur le marché au prix qu'il décide est remboursé par notre sécurité sociale par nos sous alors c'est jackpot pour un non mais c'est magnifique on a inventé un système magnifique ont leurs finances la recherche il trouve est derrière qui vendent et c'est nous qui remboursons on est pris par tous les bouts à un moment donné on va dire on va peut-être essayer de mettre l'argent commun et trouver le moyen de financer ensemble ce dont nos concitoyens ont besoin pour répondre à cette urgence d'investir dans la recherche de produire des médicaments il y en a qui coûtent cher plus cher que d'autres y en a ils sont déjà rentabilisé mettons tout ça ensemble pour répondre d'abord aux besoins de nos concitoyens et aux besoins de santé plupart vous dites ça nationalise pas m'enfin quand même pardon patron non je rectifie je nationalise sanofi si on à l'office bienvenue à la maison mais quand même je considère que cela ils sont champions du monde non mais il dégage des bénéfices ils distribuent des dividendes et sanofi ils distribuent des dividendes et licencient et licencient et trouve rien moi j'ai dit très clairement qu'ils craignent et je suis je suis je suis dessin je suis chef d'états membres du gouvernement jeudi il ya un problème alors houston mais je leur dis et si on vous sait ça va bien et je leur mettrais la conception et l'édition elle n'y est pas mais c'est leur vie je leur dis voilà ce qu'on vous a donné voilà sans vous adonner exonérations de cotisations sociales autant crédit impôt recherche autant exonérations les plus values boursières etc les exonérations sur les plus values les plus values boursières niche copé et compagnie crac crac crac on peut leur faire l'addition 1 pour quel résultat en retour donc à un moment donné on doit se dire se mettre autour de la table en somme et puis dire ça peut plus durer sur la question de mathilde tunique in moi j'ai pas compris la réponse de la réponse à la question qui vous a été posée sur le polémique ne commentons fait est bien nous créons sur les prix voyez les prix ray le coût social on est d'accord je pense sur le fait qu'on ne veut pas ni d'un nid de la délocalisation ni d'un système de santé qui ne serait pas soutenable les nouveaux lots fait nous voulons créer un epic un établissement public qui permettrait de rassembler l'ensemble aujourd'hui des principaux laboratoires dont sanofi afin qu'ils travaillent tous ensemble nous mettrons des moyens financiers de l'état pour relocaliser la production de médicaments nous ferons en sorte que ces brevets appartiennent donc à l'état en partie et nous pourrions décider d'ailleurs en fonction ou de les rendre libre ou d'en conserver la maîtrise mais ce que nous voulons c'est mettre en commun les moyens privés qui existe aujourd'hui et qui d'ailleurs travail chacun dans leur coin au sein d'un établissement public c'est pour ça que je ne parle pas de nationaliser si on de tous ceux qui travaillent dans la santé c'est pas ça mais de rassembler l'ensemble des principaux acteurs au sein d'un établissement public afin de les faire travailler ensemble et d'avoir comme levier d'action le levier financier de l'aide publique qui est aujourd'hui conséquente énorme quand on additionne les différentes subventions exonérations crédits d'impôts qui sont mis sur la table mais distribué sans objectif sans contrepartie sans rien demander en échange imaginez que cette enveloppe soit mise au service de cet epic pour investir dans la recherche dans la production de médicaments au service de tous et en faisant en sorte que ce qui coûte cher permet d'être financées par ce qui rapport ensemble et travaillons ensemble c'est ça c'est la création d'un epic qui permettra de rassembler l'ensemble des acteurs devenus que saviez une question d'argent sur les déserts médicaux et une autre est le nôtre également sur la fin de vie mais sur les ehpad vous avez plein de questions dans la plaie mais sympa il ya une question sur laquelle on souhaitait interroger monsieur fabien roussel parce que ça occupe une place très importante dans son programme d'ailleurs il nous en a parlé à l'instant qui concerne la prise en charge des personnes âgées et des personnes en perte d'autonomie c'est un sujet qui vous est cher dans le programme et la question pour avoir un aperçu au fond de votre philosophie générale vous savez que en matière de soins à domicile il ya beaucoup d'acteurs publics mais aussi privés et notamment les prestataires de santé à domicile qui sont un secteur entrepreneurial qui agit dans ce domaine là il ya deux millions et demi de deux patients qui en qui en bénéficient ça correspond souvent aux préférences des familles des patients eux mêmes d'être chez eux lorsque c'est possible ça évite des nuitées à l'hôpital qui peuvent coûter cher derniers exemples chiffrés si on compare le taux domicilié d'hospitalisation à domicile post opératoire on est à 54 % en france 90% en suède et au danemark calé au fond le regard que vous portez sur ce secteur des entreprises qui concourent avec les hôpitaux avec d'autres acteurs qui concourent aux soins à domicile qui monte en puissance puisque s'est associé au vieillissement de la population d'abord il faut pas aller à rebours de cette évolution de la société de la révolution des sciences des technologies du progrès qui permet effectivement de plus en plus de pouvoir faire du son à domicile et de l'hospitalisation à domicile et on le voit puisque ça a beaucoup évolué au sein ces dernières années on est passé je lis mes fiches en espérant qu'elles sont bonnes on est passé de 35 mille patients en 2005 à 122 milles en 2018 donc il ya une réelle évolution de la société permise grâce aux découvertes tant mieux et il faut pouvoir en bénéficier tous la question que cela soit pour se soigner pour des soins lourds quel que soit notre âge où que ce soit pour la prise en charge du vieillissement essentiellement c'est là dessus que ça repose ce que nous disons nous est d'ailleurs notre nom programme a été écrit avant que n'éclate le scandale des et pas de sous gestion au privé 1les orpea korian et compagnie la question c'est que ça ne doit pas être une source de profit ça ne peut pas être une source de bénéfices pour des fonds d'investissement qui viennent aujourd'hui gagner de l'argent sur le dos de nos têtes blanches ou de nos têtes grises c'est ça qui n'est pas juste c'est comment on sort l'hospitalisation à domicile le vieillissement de la population des griffes de la finance c'est rien d'autre que ça moi j'ai toujours la phrase en tête a prononcé un jour au burj est mon ennemi c'est la finance sauf que derrière il avait dit mais il n'a pas de visage de nom et on les connaît pas moi si moi je connais la finance âgées les noms j'ai des adresses et on les connaît ces fonds d'investissement canadien qui ger orpea et qui décide de gagner de l'argent sur nos têtes grises on les connaît quand même cela on connaît leur logique qui fait qu' il demande chers aux personnes âgées et derrière ils mettent la pression sur les salariés et qui fait que l'accompagnement de l'autonomie elle n'est pas respectueuse de la dignité humaine et donc je ne veux pas leur faire confiance je ne veux pas leur faire confiance et ne me dites pas que c'est ça permet de financer c'est pas vrai ça leur permet de se faire du pognon parce qu'il ya aujourd'hui des établissements publics même géré par des mutuelles respectueuse justement des personnes et qu'ils ne décident de ne pas gagner d'argent sur le dos des personnes âgées son vieillissement de la population qui le font en toute humanité il mais tant mieux il me semble fabien de celle que là il ya deux choses il ya cette question des ehpad et on va y revenir dans un instant mais la question de dominique reynié elle était aussi sur ces entreprises qui désormais sont des acteurs majeurs de l'accompagnement des personnes dans l'or pour garder le plus longtemps possible l'autonomie j'étais si je ne m'abuse contre erreurs y compris en soins palliatifs et savoir pour revenir sur les soins palliatifs dans toute une série de secteurs profitent pour faire face à des pathologies chroniques etc et qui rendent des services c'est un autre sujet qui vous est chère aux territoires collectivités territoriales qui arrive à organiser une en riches ir une offre locale de soins et vous parlez de quelle entreprise ce sont des entreprises gris qui font partie de cette de ce secteur des prestataires de santé à domicile ils installent d un système d'oxygénation ils viennent aider ceux qui ont besoin d'insuline avec des systèmes de traitement l'insulinothérapie par exemple la ventilation oui parler de cette myriade d'entreprises oui aujourd'hui viennent accompagner oui ils sont des acteurs qui aux côtés des hôpitaux par exemple jouer encore franchement nous nous aspirons nous à construire un vrai service public de la santé et de l'accompagnement des soins à domicile dans lequel tous ces acteurs là doivent pouvoir travailler ensemble et ma préférence à moi comme dit la chanson c'est de préférer justement que tout le monde travaille dans des logiques de soins et pas dans des logiques de comment je vais réussir à gagner un peu d'argent pour financer ou des investissements ou de la formation ou etc je parle même pas de bénéfices quand c'est des petites boîtes puisque c'est plutôt de celle là que vous parlez oui il ya des entreprises de taille moyenne aussi ils vont il ya des dents louer et j'ai toujours peur d'ailleurs parce que j'en connais dans part dans les laboratoires par exemple un tenus par des bailleurs des médecins qui ont investi concret un labo qui fonctionne bien et qui ont peur aujourd'hui d'être acheté par des fonds financiers des fonds d'investissement il s'agit d'entreprises nationales et donc en a et ben justement on à moi je préfère je préfère que l'organisation des soins ne dépendent pas de logique marchande voilà c'est un choix un choix de société un choix de société de fonds d'avoir un véritable service public qui permettent de faire travailler tout le monde et de sortir des logiques marchandes l'accès aux soins l'organisation des soins l'accompagnement du vieillissement de la population il ya aussi une question qui est la question du recrutement vous parler de cette marchandisation à la fois de la santé et de de la fin de vie ou des plus âgés la question de la dépendance on estime que pour réussir à remonter le ratio entre le nombre de soignants et le nombre de patients âgés dans tous ces établissements mais y compris les établissements publics il faudra recruter au moins trois cent mille personnes est-ce que vous avez une technique une stratégie à la fois pour trouver les moyens et pour réussir ses recrutements quand on sait qu'aujourd'hui on a énormément de mal à recruter dans ce secteur oui et bien d'abord faut pas le prendre sous l'angle du coup encore parce que sinon on ne va rien faire et à chaque fois l'accompagnement de la dépendance du vieillissement n'est n'a jamais été financé par les deux derniers gouvernements d'ailleurs celui-ci comme le précédent parce qu'à chaque fois ça bute sur le financement c'est pas on a du mal on sait pas le faire bien moi je dis que c'est de la responsabilité d'une nation d'un état d'un pays 2 nous allons y mettre les financements pour embaucher forme et embaucher et faire en sorte qu'ils aient une personne un adulte derrière chaque côté de chaque personne en établissement médicalisé c'est ça le ratio qui est demandé est donc aujourd'hui les 6,5 il faut pour dix résidents qu'il faut y mettre les moyens c'est pour ça que nous nous disons appuyons nous sur la cotisation sociale et sur la solidarité nationale le budget de l'état et nous sommes nous voulons avoir le débat à l'occasion de cette présidentielle est ce que vous êtes prêt vous français d'accepter de payer une cotisation plus élevée dans nos cotisations sociales salariés et employeurs 5 10 euros de plus par mois mais d'avoir la garantie quand vous serez en âge quand vous serez âgées en situation de dépendance d'être totalement prise en charge et dans le respect de votre dignité et ce débat là il faut le pousser et moi je suis pour la voir avec les français et avec cette proposition d'un financement reposant et sur la solidarité nationale et sur les cotisations pour pouvoir relever ce défi est embauchée en cinq ans et trois cent mille personnes dont nous avons besoin normalement le temps est terminé mais je crois qu'il ya quand même une question que vous vouliez posées sur les déserts médicaux si vous êtes d'accord si vous nous accordez encore cinq minutes on moi je décide en tout cas il est posé vous l'avez abordé dans votre présentation et c'est un des principaux sujets de la campagne en matière de santé donc l'accès aux soins donc ce sont 42 % des français qui ont déjà renoncé à des soins à cause de l'éloignement géographique et pour lutter contre les déserts médicaux vous avez indiqué votre volonté de prendre une mesure plutôt coercitives l'installation d'un médecin en zones denses seulement quand un autre part à la retraite et vous vous êtes également prononcé en faveur de la suppression des dépassements d'honoraires pour un retour un secteur conventionnel unique ce sont deux mesures phares pour favoriser l'accès aux soins de tous et toutes et vous voulez vous demander comment vous comptez amené les médecins à adhérer à ces réformes alors je ne vais pas représenter ces deux mesures vous l'avez très bien fait merci madame vous avez bien lu mon programme dont je développe pas oui je mettrai en place ces deux mesures mais je pense qu'il faut accompagner accompagner les médecins et notamment je pense à ces médecins qui sortent de l'école voilà après 12 ans d'études il faut leur donner envie de venir s'installer il faut vivre avec son temps leur donner envie de s'installer je vais vous faire part juste comme ça je finirai là dessus d'une expérience vécue en tant qu élu et député de saint-amand-les-eaux nous avons réussi face à six départs en retraite de médecins à faire venir là aujourd'hui quatre jeunes médecins là à saint-amand-les-eaux dans le nord très dire c'est gonflé miss tahiti eh bé oui bienvenue chez les ch'tis mais parce que il faut partir de ce que ces jeunes médecins ont dans la tête ils ne veulent plus travailler 70 heures par semaine ils ne veulent plus avoir une patientèle de 7000 à 8000 médecins ils veulent pouvoir élever leurs enfants et vivre en famille et ils veulent avoir la sécurité financière avoir des médecins qui les accompagne dans leurs débuts ils veulent tout ça à la fois il faut leur permettre d'y avoir accès et nous à saint-amand-les-eaux nous avons promis à ses médecins de s'installer d'abord dans l'hôpital public ils sont dans l'hôpital on leur a mis un ddd et des bureaux ils sont ils ont donc une patientèle qui est la captive et dont la cape la patientèle les médecins qui s'en vont ils ont les médecins les anciens qui leur offre une sorte de conseil permanent la ville finance le secrétariat le les démarches administratives on prend ça en charge ça nous coûte 9000 euros par an par médecin et nous permettons à ses médecins d'avoir les horaires qu'ils veulent ils font leurs 35 heures 40 heures par semaine et on leur en demande pas plus on ne loue on ne les oblige pas à il travaille au moins à temps plein eh bien ça intéressait des jeunes médecins à venir s'installer et nous nous avons réussi à faire venir quatre dans cette forme d'incubateur ils ne peuvent rester dans ce locales mises à disposition par l'hôpital que trois ans c'est une durée limitée le temps de leur mettre le pied à l'étrier et ensuite de s'installer et enfin on n'arrivera pas à faire venir des médecins dans nos villes dans nos villages si on ne donne pas nos moyens des moyens à nos villes et nos villages d'être attractif d'avoir des services publics d'avoir des écoles des écoles de danse des écoles de musique des centres de sport qui fait que les médecins aient envie de venir s'installer parce qu'il va les voir tous pour leur famille aussi et donc c'est un effort global que nous devons avoir rendre attractive toute la france nos villes nos villages à saint-amand les autres comme dans l'est comme dans le centre et donc c'est tout cela que nous devons mettre en oeuvre voilà la promesse avoir été loin c'est la france bonjour heureux j'allais le dire merci merci beaucoup merci comme tel [Applaudissements]
Fabien Roussel