Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio (19 juillet 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous tenu à être présent à la manifestation contre le pass sanitaire ?
- 1:25OuverteRéponse partielle
Est-ce que le mot dictature n'est pas un peu fort pour qualifier l'extension du pass sanitaire ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction face aux incidents de l'étoile jaune et aux propos de Martine Vonner ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous à répondre à Gabriel Attal sur sa vision des manifestants ?
- 7:03OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous redoutez dans ce projet de loi sur le pass sanitaire ?
- 8:22OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le Conseil d'État pourrait se déjuger sur le pass sanitaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06PrésentateurFait
« En fait, c'est l'objectif, ce n'est pas anodin, c'est la vaccination obligatoire. Il l'a dit d'ailleurs. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Ça commence à faire marche arrière. »
- 5:10PrésentateurChiffre
« Il y a 5 millions de personnes qui ont eu le Covid, qui ont plein d'anticorps. »
- 7:24PrésentateurFait
« C'est la mise en place d'une laisse. On va mettre autour du coup des Français une laisse. »
- 7:46PrésentateurFait
« Ce n'est pas constitutionnel, puisque un non-vacciné, à peu près 20 millions de Français, même plus, 25 millions de Français auront moins de droits qu'un fichier S terroriste. »
- 9:23PrésentateurFait
« En décidant de ne plus rembourser le test PCR, ils vont laisser se propager la maladie, puisque beaucoup de gens ne pourront pas se payer un test. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Nicolas Dupont-Aignan14 %
- ?5 %
- Présentateur 23 %
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Sud Radio, le grand matin été, 7h10, Philippe David, Judith Belair. Sud Radio, il est 8h moins le quart, c'est l'heure du petit déjeuner politique avec Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Bonjour et bienvenue.
Sud
Radio, le grand matin été, 7h10, Philippe David, Judith Belair. Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan. Bonjour. Vous étiez en tête du cortège samedi lors de la manifestation parisienne contre le pass sanitaire. Pourquoi avez-vous tenu à être présent ?
Parce
que c'est une question de liberté publique, tout simplement. On peut être pour le vaccin,
on
peut être contre le vaccin, on peut avoir tel avis sur la crise sanitaire, tel autre. En revanche, on ne peut pas accepter que dans notre République, on interdise à plus de 20 millions de Français de circuler,
d
'aller dans un centre commercial, dans une pharmacie, de prendre un avion, un train. On ne peut pas accepter qu'il y
ait
deux catégories de citoyens,
cette
discrimination en fonction d'un état médical. Elle n'a jamais vu. Et on ne peut pas accepter de dresser des Français les uns contre les autres. Voilà. Encore une fois, je veux le dire parce que ce que je vois à la télévision depuis deux jours est insupportable d'injustice. Dans la foule qui avait samedi, un monde immense, il y avait beaucoup de vaccinés, beaucoup de gens de tous milieux sociaux. C'était dans un calme, dans le bon enfant et pas du tout les images que nous montre la télévision.
Alors justement, avant le début de cette manifestation, vous avez déclaré que l'extension du pass sanitaire dans la vie quotidienne des Français marquait le début d'un engrenage vers une dictature. Est-ce que le mot n'est pas un peu fort ?
Mais écoutez, oui, c'est un engrenage insupportable. Enfin, je ne
sais
pas si vous réalisez ce que cela veut dire. Un homme, président de la République, dans un conseil de défense,
où
il n
'y a
pas de compte rendu, annonce
que
l'ensemble de la population va être fiché, que selon son état de santé, on aura le droit de faire ceci, cela.
Enfin,
je ne sais pas si vous réalisez ce que cela veut dire. Dans aucun pays, à quelques exceptions près, il y
a
eu l'Autriche et le Danemark, l'Arabie Saoudite, le Pakistan. En fait, c'est l'objectif, ce n'est pas anodin, c'est la vaccination obligatoire. Il l'a dit d'ailleurs. Or, on ne peut pas vacciner de manière obligatoire avec un vaccin qui est en phase d'étude. C'est un fait,
c
'est une autorisation conditionnelle. Et
il
n'y a pas que des anti-vaccins qui le disent. Parce qu'il ne
faut
pas être anti-vaccin par principe, c'est absurde. Moi, je suis pour la vaccination à bon escient. Et ce que je n'accepte pas, c'est qu'on nous caricature. Mais je veux le dire à ceux qui sont vaccinés, il y en avait beaucoup dans la foule samedi. Au bout de six mois du fameux vaccin, on va leur dire, là, c'est fini, votre QR code tombe, vous n'avez plus accès à tel endroit, il faut reprendre une dose. Mais au nom de quoi, comment, quelle vérité scientifique ? On n'a pas le recul nécessaire. On n'a pas le recul. Donc, oui au vaccin quand je pense que c'est utile. Et avec le conseil du médecin traitant, oui à d'autres solutions aussi. Les soins précoces qui sont enfin reconnus.
Augmenter les lits d'hospitalisation, avoir de la prévention, les purificateurs d'air dans les lieux publics. Bref, il
y
a quantité de moyens de lutter contre l'épidémie. Moi, je suis quelqu'un de très sérieux. Mais je n'accepte pas qu'on me traite de pas sérieux, alors que je crois franchement que ceux qui ne sont pas sérieux, ce sont ceux qui décident comme
ça. Nicolas Dupoyon, il y a deux choses qui ont fait couler beaucoup d'encre dans cette manif. Ceux qui portaient une étoile jaune, un rescapé de la rafle du Veldiv, a fait part de son indignation hier. Et votre collègue député, Martine Vonner, qui a appelé à faire le siège des parlementaires. Qu
'est-ce que vous voulez répondre
à Martine
Vonner ? D'abord,
il y
a
eu quelques cas, quelques cas sur
des
centaines de milliers, inacceptables sur l'étoile jaune.
C
'est ridicule, choquant. Mais ce n'était que quelques cas. Quant à Martine Vonner, elle a eu un mot malheureux. Mais dans son discours, il n
'y
avait aucune intention de violence, de rien du tout. Je veux dire que c'est toujours la même manipulation médiatique. C'est-à-dire que vous prenez un cas parmi un million, vous le montez en épingle, et c'est sur BFM, matin, midi et soir. Vous savez, moi j'ai parlé avec beaucoup de gens.
Plus
personne n'accorde de crédit à ces chaînes d'info qui dénaturent les choses. Bien sûr qu'il
y a
des cas choquants, il faut les condamner. Et moi je suis quelqu'un qui condamne toute violence, tout excès. Et je peux vous dire, et c'est ce qui m'a le plus impressionné, c'est la réflexion, l'intelligence collective qu'il y avait dans cette manifestation. Le côté bon enfant, il n
'y a
pas eu une violence. Tout s'est bien passé avec la police. Vous savez, les Français manifestent simplement parce qu'on va leur interdire, par exemple, d'aller à l'hôpital
pour
se faire soigner. Je ne
sais
pas si vous réalisez ce que ça veut dire. Vous savez des
gens qui ne peuvent pas se faire vacciner. Alors ils ont dit qu'on pourrait rentrer à l
'hôpital même en n'ayant pas de test PCR. Ça commence à faire marche arrière.
Mais vous vous rendez compte qu'il
y
a des personnes en France
qui
médicalement ne peuvent pas se faire vacciner. Médicalement. Il y a 5 millions de personnes
qui
ont eu le Covid, qui ont plein d'anticorps. La médecin déléguée nationale de Debout la France, Véronique Roger, me disait qu'elle a refait sa sérologie. Et elle me dit j'ai plein d'anticorps. Et elle va être obligée de se vacciner alors qu'elle a déjà les anticorps. Donc encore une fois, on demande de la mesure, du respect. Et puis une vraie politique de lutte contre l'épidémie.
Alors justement, vous avez parlé de mesures de respect. Je vais vous citer ce qu'a dit Gabriel Attal hier dans les colonnes du Parisien pour parler de la manifestation. Je cite. Il y a une France laborieuse et volontariste qui veut mettre le virus derrière les travails. Elle est largement majoritaire. Et puis il y a une France capricieuse et défaitiste, très minoritaire, qui se satisferait bien de rester dans le chaos et l'inactivité. Qu'est-ce que vous voulez répondre à Gabriel Attal ?
Le
pauvre Attal est dans l'excès. En fait, c'est le perroquet du président de la République. Et ils sont dans l'excès, dans la déraison, dans la manipulation. Je crois que quand on est président de la République, et j'espère que ce sera bientôt fini pour Emmanuel Macron, on doit rassembler un pays. On doit mettre en place une stratégie. Moi, je répondrais simplement à Gabriel Attal. Pourquoi vous fermez des lits ? Toujours. Ferme des lits. Il y a quantité d'hôpitaux qui ne pourront pas fonctionner cet été. Pourquoi vous ne mettez pas des purificateurs d'air dans les écoles pour préparer la rentrée ? Il faut être sérieux.
Pourquoi vous n'incitez pas les Français à prendre leur dose de vitamine D qui renforce l'immunité ? Pourquoi vous n'accélérez pas les recherches sur les produits qui permettent de réduire les formes graves ? Notamment l'ivermectine. Voyez, donc, ils sont dans la gesticulation. Moi, je suis dans la proposition.
Alors justement, Nicolas Dupont-Aignan, c'est une semaine parlementaire très importante qui s'ouvre. Aujourd'hui, c'est en Conseil des ministres qu'est ce projet de loi. Avant son arrivée demain en commission à l'Assemblée nationale, qu'est-ce que vous redoutez dans ce projet de loi ? Et que peut faire le Parlement ? Que pensez-vous que le Parlement va faire
pour
l'amender ? Si nous avions des députés et des sénateurs courageux, ils voteraient contre, tout simplement. Premier point, il n
'y a
pas un article qu'il faut accepter. C'est la mise en place d'une laisse. On va mettre autour du coup des Français une laisse. On va les mettre en laisse.
C
'est ça, ce projet. C'est la première fois dans une démocratie que, selon votre état médical mis sur votre QR code, sur votre téléphone, vous aurez le droit de faire ceci ou faire cela. C'est extrêmement grave. Deuxième point, je pense que ce n'est pas constitutionnel, puisque un non-vacciné, à peu près 20 millions de Français, même plus, 25 millions de Français auront moins de droits qu'un fichier S terroriste.
Le
Conseil constitutionnel a annulé
des
dispositions que nous avions votées pour, à la sortie de prison des terroristes islamistes, pendant un an ou deux, les obliger à avoir un bracelet électronique. Là, c'est pire. Sur le bracelet électronique, ils pouvaient aller où ils voulaient. Là, c'est pire. C'est vraiment les restreintes. Donc, est-ce que le Conseil constitutionnel va accepter
cela
? Moi, je ne le crois pas, parce que je crois encore en l'état de droit.
Après,
on
verra. Avant le Conseil constitutionnel, il y a le Conseil d'État. Et je cite, le 6 juillet dernier, le Conseil d'État avait rendu un avis favorable au pass sanitaire en conditionnant la validité du dispositif au fait qu'il n'était pas requis pour les activités du quotidien, dont il en énumérait quelques-unes, travail, magasin, restaurant. Pensez-vous que le Conseil d'État pourrait se déjuger deux semaines après avoir rendu un tel avis
?
Vous savez, M. Véran, le cœur sur la main, lors de la discussion parlementaire, il y a deux mois sur le pass sanitaire, où j'avais dit,
j
'avais dit, vous mettez ce pass sanitaire soi-disant pour les rassemblements de plus de 1000, demain, vous le mettrez sur autre chose. On m'avait traité de complotiste. Et la réalité est arrivée. Donc, M. Véran a dit exactement l'inverse. Il y a deux mois, le Conseil d'État, on va voir s'il y a encore des autorités judiciaires dans le pays. On va voir. En tout cas, la mobilisation de tous les Français est indispensable dans le calme, la dignité. Ce sont nous les gens raisonnables. Nous sommes gouvernés par des irresponsables. Et j'ajoute quelque chose de beaucoup plus grave. En décidant de ne plus rembourser le test PCR,
ils
vont laisser se propager la maladie, puisque beaucoup de gens ne pourront pas se payer un test.
Et
ça, c'est pour début octobre. Donc, vous voyez bien qu'ils veulent conduire tout le monde à un vaccin. J'ajoute dernier point sur le vaccin. Pourquoi on n'attend pas aussi le vaccin Sanofi, qui est un vaccin traditionnel, qui devrait sortir en décembre ? Et est-ce que les Français n'ont pas le droit du choix de leur vaccin ? Pourquoi on ne légalise pas des vaccins, même le vaccin chinois ? Pourquoi il est autorisé dans le monde entier, sauf en Europe ? Vous voyez, ce qui est très malsain dans tout ce qui se passe, c'est qu'on a l'impression vraiment qu'on veut, comment dire, forcer les Français à faire quelque chose contraire à leur intérêt.
Et je crois qu'on a le droit de disposer de son corps, de son esprit, de sa pensée. Nous sommes en liberté. Et moi, je défendrai toujours la liberté, l'égalité, la fraternité. C'est la devise de la République, quand même. Judith Bélair. Oui, Nicolas Dupont-Aignan, on change un peu de sujet. Que pensez-vous du maintien au gouvernement du ministre de la Justice, Éric Dupont-Moretti, suite à sa mise en examen ? C'est surréaliste. Voilà, on a un ministre de la Justice mis en examen. Alors, être mis en examen ne veut pas dire coupable. Mais la tradition voulait, dans notre pays, que quand il y
a
une mise en examen, le ministre se dégage de ses responsabilités, ne serait-ce que pour assurer sa défense dans de bonnes conditions, ne pas salir le gouvernement s'il est vraiment coupable. C'était une tradition qui n
'est
pas idiote. Mais là, vous savez, c'est un pouvoir finissant. C'est un pouvoir à bout, qui est dans la provocation. Voilà, donc c'est triste pour nos institutions.
Est-ce que vous pensez qu'Éric Dupont-Moretti risque d'être un boulet pour le président
de la République
?
Il est un
boulet.
Mais dans
la campagne présidentielle,
j'ai terminé. Au
moins, ce sera une chance. Mais moi, je vais vous dire ce qui me fait de la peine. C'est pour mon pays. C'est l'idée que je me fais des institutions de la République. L'idée que je me fais d'un président de la République. L'idée que
je
me fais d'un gouvernement. Vous savez, le président de la République avait promis, et je l'avais promis pendant ma campagne présidentielle, d'instituer le casier judiciaire vierge
pour
tous les élus. Il ne
l
'a jamais appliqué. Moi, j'aimerais qu'on impose un casier judiciaire vierge à tous les élus. Vous savez, quand j'étais maire, on recrutait un animateur sportif dans une école. On demandait le casier judiciaire. Bon, mais les élus, ce sont les seuls qui peuvent s'exonérer de ça. Enfin, vous comprenez,
il
faut absolument qu'on revoie la manière dont on gouverne le pays. Il faut qu
'il y
ait un grand coup de balai. Mais il faut que les Français aillent voter. Il faut que les Français aussi se prennent en main. Je leur dis amicalement, en tout cas, moi, je serai candidat à la présidentielle pour cela, pour offrir aux Français un choix. Et je leur demande d'aller voter au moins. Et de se dire,
imaginez
5 ans de plus avec Emmanuel Macron. Imaginez 5 ans de plus avec Emmanuel Macron. Ce n
'est
pas imaginable. Mais ça veut dire qu'il faut préparer maintenant l'alternative. Il faut être sérieux. Il faut dire aux Français, voilà ce qu'on propose. Et j'invite tous les Français à regarder mon site 2022 NDA. Parce que
je
crois qu'il faut maintenant passer à la suite. Qu'est-ce qu'on propose ? Comment on peut redresser le pays ? Sur quels axes ? Avec qui ? C'est l'enjeu majeur. C'est bientôt, c'est dans 9 mois.
Merci.
Merci beaucoup, Eric
Dupont-Aignan. Non, non, Nicolas Dupont-Aignan. Pardon, excusez-moi. Ne m'insultez pas. Elle est magnifique, celle-là. Pardon, excusez-moi, Nicolas Dupont-Aignan. Je suis
bien désolé. Je vous en prie.
Vous étiez resté dans votre question. Voilà, c'est ça.
Pardonnez-moi. Je vous en prie. Merci beaucoup. Allez,
à bientôt.
Nicolas Dupont-Aignan