Meeting de Fabien Roussel à Bordeaux
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- 2:08Invité politiqueChiffre
« 52% de la viande mangée en France, elle est issue de l'importation. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Et donc, on va bientôt avoir un déficit commercial en matière agricole. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Donc, on est en train d'appauvrir, d'assécher toutes les filières. »
- 33:30InvitéFait
« Je veux citer d'ailleurs ici le docteur Denis Moukwege, qui protège les jeunes filles enlevées à des fins d'esclavage sexuel par les intégristes. »
- 36:14InvitéChiffre
« Figurez-vous qu'on parle de 100 milliards de dollars de chiffres d'affaires annuels mondiales en exploitant le corps sexuel tarifé. »
- 39:53InvitéChiffre
« La réalité est là, un SDF sur trois aujourd'hui en France est passé par l'ASE. »
- 40:48InvitéChiffre
« Et selon l'INSEE, figurez-vous que c'est 1000 milliards d'euros, c'est 50% du PIB qui repose essentiellement sur les femmes »
- 41:04InvitéChiffre
« Le Haut Conseil à l'égalité rappelle que les femmes représentent 70% des travailleurs pauvres. »
- 1:11:54Invité politiqueFait
« Il y a plus de deux ans, en effet, au mois de novembre 2019, j'appelais à des initiatives françaises pour la paix en Ukraine et plus largement en Europe. »
- 1:11:54Invité politiqueFait
« j'appelais à des initiatives françaises pour la paix en Ukraine et plus largement en Europe. »
- 1:12:07Invité politiqueFait
« il était urgent que la France prenne l'initiative d'une conférence européenne extraordinaire de paix et de sécurité collective, réunissant l'ensemble des Etats, de plus de 40 Etats européens, dont l'Ukraine et la Russie. »
- 1:18:11Invité politiqueChiffre
« Il y a encore dans notre pays 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. »
- 1:19:15Invité politiqueFait
« il est inadmissible qu'au XXIe siècle, la moitié de l'humanité subisse encore une telle discrimination durant toute sa vie. »
- 1:22:31Invité politiqueChiffre
« Il faut un milliard d'euros pour protéger les femmes. »
- 1:22:55Invité politiquePromesse
« Je veux que toutes les victimes de violences sexuelles et conjugales puissent accéder rapidement, immédiatement, gratuitement aux soins en psychotraumatologie dans le cadre d'une prise en charge totale de la sécurité sociale. »
- 1:33:56Invité politiqueChiffre
« Ce sont elles qui, à 86%, sont à la tête des familles monoparentales. »
- 1:38:10Invité politiqueChiffre
« un salaire de début de carrière qui ne devra pas être inférieur à 1 700 euros net de 1 100 euros brut. »
- 1:38:46Invité politiqueChiffre
« il y en aura 1 800 000 au terme des 5 ans de mon mandat. »
- 1:40:54Invité politiqueChiffre
« il y a toujours un écart de salaire de 16,5% entre les femmes et les hommes. »
- 1:41:40Invité politiqueChiffre
« ça coûte 140 milliards d'euros. »
- 1:43:10Invité politiquePromesse
« nous contraindrons les entreprises à rendre effectif l'égalité salariale en un an de temps dans le secteur privé. »
- 1:45:33Invité politiqueChiffre
« augmentant le SMIC à 1 900 euros brut. »
- 1:45:54Invité politiqueChiffre
« nous porterons les retraites et la pension minimum à 1 200 euros net. »
- 1:45:10Invité politiqueFait
« la déconjugalisation de l'AAH »
- 1:45:35Invité politiquePromesse
« augmentant le SMIC à 1 900 euros brut »
- 1:45:55Invité politiquePromesse
« porterons les retraites et la pension minimum à 1 200 euros net »
- 1:46:19Invité politiquePromesse
« le revenu étudiant afin de garantir à nos enfants le droit d'étudier sans être obligés de travailler »
- 1:50:24Invité politiqueChiffre
« Stellantis, 13 milliards d'euros de bénéfices réalisés en 2021 »
- 1:50:40Invité politiqueFait
« personne qui leur dit aujourd'hui qu'ils ne doivent rien distribuer en dividendes »
Temps de parole
- Fabien Roussel51 %
- ?12 %
- Invité11 %
- Invité 27 %
- Présentateur6 %
- Invité 34 %
- Invité 44 %
- Invité 53 %
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Ici, dans la profession agricole, on produit des richesses par le travail, en transformant, en élevant. C'est du travail. C'est autre chose que de spéculer en bourse. Ça, ça ne produit rien du tout. Mais la spéculation, ça rapporte de tout.
Je
vois que vous êtes quelqu'un d'un qui défendait nos systèmes.
52% de la viande mangée en France, elle est issue de l'importation. Et donc, on va bientôt avoir un déficit commercial en matière agricole. Alors qu'on est pour toujours, on est toujours bénéficiaires, on est toujours positifs. Mais là, on va bientôt être en déficit. Alors que l'agriculture, jusqu'à maintenant, nous permettait d'avoir un solde positif, excédentaire. Donc, on est en train d'appauvrir, d'assécher toutes les filières. Et notamment, la filière élevage, c
'est
celle qui est la plus abîmée. L'expression forte que j'ai eue sur « et manger de la viande », « en manger moins », « mais en manger
mieux
» et « de la française », issue de nos élevages, sur des systèmes herbagés, respectant les hommes, la terre, le bien-être abîmal. J'ai lancé un appel, là, ici, et je l'ai dit à Julien Denormandie, que j'ai croisé tout à l'heure. Comme ça, il n'y
aura
pas de surprise. Je vais rencontrer le Premier ministre cet après-midi. Moi, je demande à ce qu'il
y ait
une conférence
nationale
avec les céréaliers, conférence nationale sur l'avenir, là, des céréaliers, liée à ce conflit. Il faut vite réunir la profession.
Restez, vous êtes chez vous.
Merci bien.
Merci. Et ça, ça permet à ce que la croûte, elle puisse se
développer
sous la chaleur. Ça tourne au gaz
?
Électrique.
Électrique.
Quand
je parle du coût de l'électricité, pour beaucoup de professions, je cite souvent les boulangers. Mais c'est une charge importante,
hein.
C'est une charge très importante. Moi, on me parle toujours des cotisations. Moi, je parle des charges d'électricité.
Je
veux vous dire
que
nous avons
tant
de choses à faire ensemble,
à
reconstruire ensemble,
dans
la sincérité,
surtout
de vos espoirs,
quelque
chose
d
'affinement plus beau, plus fraternel.
Nous
sommes la grande famille de la candidature. Notre candidature, c'est celle-là, c'est la vôtre, c'est celle de la fierté.
Nous
sommes heureux de nous retrouver entre nous. Mais quand nous sommes dans nos entreprises, les patrons peuvent se rendre compte que nous ne rions pas, que nous sommes sérieux.
Vous
vous êtes arrêté dans des stands
?
Oui, bien sûr. Et vous pensez pas qu'il y
a
beaucoup de joie qui émerge de ces stands
? Et
industrialiser la France, s'en former, on en a besoin, on veut. Ce que je demande, c'est de pouvoir lutter pour la qualité d'air, en leur permettant d'avoir des véhicules propres et en leur permettant d'avoir accès à des transports publics, gratuits, pour tout le monde, et pas seulement pour les précaires, pour tout le monde. Moi, je souhaite m'adresser à tout le monde, à tous les Français. Je ne demande pas leur carte d'électeur, je ne demande pas ce qu'ils ont pu voter avant. Je pense qu'il y a besoin que le peuple de France, le monde du travail, les retraités, la jeunesse, se lèvent et qu'ils parlent de jours heureux.
On
en a tellement besoin.
Pour
ce grand meeting en Gironde, on dit que les Girondins étaient retardataires, mais je vois que vous avez su être à l'heure.
Bonjour à toutes et tous, quel plaisir, quelle joie de vous retrouver ici en Gironde. Alors, on le sait, le contexte international est tendu. La guerre est arrivée ici en Europe, sur notre continent. Mais nous tenions à être rassemblés ici ce soir, toutes et tous, pour porter une voix, une voix de paix. Et ça tombe bien. Nous avons un candidat, Fabien Roussel, qui est le candidat de la paix. On l'a entendu tout à l'heure s'exprimer depuis l'Assemblée nationale, mais qui s'est exprimé il y a quelques jours à avion. Et je vous demande à toutes et tous d'écouter ce qu'il avait à dire, ce qu'il avait à dire sur la paix.
Le
Prévert a dit, quelle connerie la guerre. Eh bien nous, nous disons,
plus
jamais la
guerre. Alors, vous l'avez vu, il y a quelques jours, avec Fabien Roussel, nous étions à avion, avion dans le Pas-de-Calais, avion dans le bassin minier. Il y avait, rendez-vous compte,
à
avion,
il
y avait près de 2000 personnes au meeting de Fabien Roussel. Oui, campagne.
Alors, tu l'as dit, Julia, mais les ch'tilliers étaient chauds bouillants. Mais la question que
je
me pose ce soir, c'est est-ce que les Girondins sont là ?
Est
-ce qu'ils sont chauds ?
On m'a dit
qu'il y avait,
que
ça allait au-delà de la Gironde,
qu
'il y avait des habitants des Pyrénées-Atlantiques. Est-ce qu'ils sont là ?
On
m'a dit qu'il y
avait la Ch...
Et
la Vienne, elle est là ou pas, la Vienne
?
Qui fait des présidents, peut-être pas très beaux, mais ils rendent...
Merci, Julia. Alors, et là, partout ailleurs, c'est ça la force du collectif. Alors, je vais donner la parole à notre premier intervenant. Il vient d'ici de Gironde. C'est un enseignant. Il porte, aux côtés de Fabien Roussel, une revendication qui a fait beaucoup parler, notamment qui a fait plaisir à la jeunesse et aux enfants, celle de la fin des devoirs à la maison. Il est également responsable du PC ici, en Gironde. Je vous demande d'accueillir Sébastien Laborde.
Bonsoir à toutes et à tous, et quel plaisir d'être réunis ce soir, d'être aussi nombreux dans cette salle. Je tiens tout d'abord à saluer, effectivement, les camarades de toute la région qui sont là ce soir, de Dordogne, des Pyrénées-Atlantiques, des Landes, du Lot-et-Garonne, mais aussi... Voilà, c'est Lot-et-Garonne que vous aviez oublié. Mais bon, c'est normal, vous n'êtes pas d'ici.
Tout
le Limousin, les deux Charentes et les deux Sèvres.
Quand
nous avons réservé cette salle, nos amis, de gauche principalement, nous ont demandé si on n'avait pas vu trop grand, trop beau. Eh bien non,
c
'est plein, c'est rempli. Nous sommes beaucoup plus que 2500 personnes ce soir.
Rien
n'est trop beau, comme le disait Volinsky pour la classe ouvrière, rien n'est trop grand pour le monde du travail et la création.
Je
veux commencer ce meeting en adressant un message de solidarité au peuple ukrainien,
qui
subit la guerre et l'intervention russe engagée par Poutine depuis plusieurs jours. J'adresse aussi
un
message fraternel de soutien aux forces démocratiques et citoyennes russes et ukrainiennes qui manifestent pour la paix
et
le règlement du conflit,
qui
existe depuis près de dix ans en Russie et en Ukraine. Paix, solidarité, souveraineté des peuples, désarmement nucléaire sont nos mots d'ordre et notre ADN à nous communistes.
Et
c'est quand les armes se font entendre que nous devons nous faire entendre encore plus fort pour la paix.
Nous
appelons donc ici à Bordeaux au rassemblement samedi 5 mars à 15h sur le parvis des droits de l'homme pour toutes celles et ceux qui aspirent à la paix, à la paix en Ukraine, en Russie, partout en Europe et dans le monde.
Il
n'y a pas de conquête sociale et démocratique en
temps
de guerre.
Je
veux saluer pour ce meeting consacré aux droits des femmes et à nos propositions pour l'égalité femmes-hommes, pour les violences faites aux femmes, les élus communistes et républicaines qui sont ici présentes.
A
commencer par Marie-Claude Vailras, sénatrice communiste
de
Dordogne, Catherine Ladune, vice-présidente en charge de la lutte contre les discriminations, les six autres femmes conseillères régionales dans le groupe et je salue évidemment Alain Bacher, le président du groupe.
Je
veux saluer aussi
mes
collègues élus de la métropole, Olivier Escott, Claude Millier, Jean-Claude Fegas, l'ensemble des conseillères et des conseillers départementaux de notre région,
et
notamment mes deux camarades Vincent Morin et Stéphane Lebeau qui sont élus avec moi au département de la Gironde,
avec
qui
nous
avons interpellé le président du département pour que le département mette à disposition des collégiennes, des protections hygiénies gratuitement, comme c'est le cas déjà dans de nombreuses collectivités.
Quand
nous avons déposé cette proposition,
on
nous a dit de ne pas nous inquiéter,
que
c'était déjà dans les cartons.
Eh
bien nous, nous disons qu'il est temps de sortir les belles propositions et les beaux engagements pour les droits des femmes des cartons et le faire très vite.
Je
salue aussi l'ensemble des marraines et des parrains qui ont apporté leur parrainage à Fabien Roussel dans la région. Ils sont plus de 80. C'est la preuve que le Parti communiste est une force qui compte et qui comptera
dans
les années qui viennent. Je vois que la garde rapprochée se rapproche de moi. Donc je salue tous ces parraines et ces parrains. Nous sommes en campagne. Les communistes sont en campagne et de nombreuses et de nombreux citoyens nous rejoignent chaque jour. Nous sommes en campagne et le nombre que nous sommes ce soir est une belle démonstration de détermination et de notre volonté, de la dynamique que nous ressentons sur le terrain. Bon meeting à tous et à toutes.
Merci
Bastien. Merci beaucoup.
Vous
le savez, dans quelques jours, ce sera le 8 mars. Le 8 mars,
c
'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Et nous avons décidé de placer ce meeting sous cette thématique qui est l'un des piliers du programme de la France des jours heureux. Le 8 mars, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Ce n'est pas ni la journée de la femme, ni la fête des femmes ou la fête de la femme.
Ce
n
'est pas non plus la journée de réduction pour le maquillage, ni celle de réduction pour les produits ménagers.
Mais
nous, en fait, on le sait, on n'a pas besoin de ce rappel parce qu'on est profondément féministes. Et comme je vous le disais, c'est au cœur de la France des jours heureux que nous voulons construire avec vous et pour le pays. Et c'est pourquoi nous avons tenu à diffuser un clip pour l'égalité, parce que l'égalité entre les femmes et les hommes fait progresser toute la société. Est-ce qu'il y a des féministes ce soir dans la salle pour le meeting de fête engagée depuis de longues années pour le droit des femmes et qui portent aujourd'hui leur soutien à Fabien Roussel dans cette belle campagne ? Je vais vous demander de faire un tonnerre d'applaudissements pour elles.
Elles ont vraiment fait avancer la cause des femmes dans le pays. Je vous demande d'accueillir très chaleureusement Hélène Bidard, maire adjointe à Paris en charge de l'égalité et cher Lévi. Un grand message de solidarité pour toutes les femmes ukrainiennes aujourd'hui sous la menace de la guerre. Et oui, nous aussi, les féministes,
nous
voulons d'abord, dans ce moment de gravité, adresser un mot de soutien sororal aux femmes en Ukraine, au peuple en guerre. Les femmes qui étaient déjà victimes en Ukraine de la GPA, du porno, de la prostitution, des masculinistes et qui maintenant subissent les vattes en guerre. Alors un salut très sororal d'abord à nos camarades féministes, les fémenes, Ina et toutes les autres qui sont déjà réfugiées en France et dont les familles sont aujourd'hui sous les coups de feu en Ukraine. Le féminisme, c'est une lutte internationaliste.
La solidarité internationale doit vivre au travers des luttes pour l'égalité femmes-hommes, avec les femmes polonaises en lutte pour le droit à l'avortement, avec les femmes afghanes qui subissent le retour des talibans, avec les femmes qui luttent contre le viol comme arme de guerre. Je veux citer d'ailleurs ici le docteur Denis Moukwege, qui protège les jeunes filles enlevées à des fins d'esclavage sexuel par les intégristes.
Merci Hélène. Et quand on parle égalité femmes-hommes, il y a un sujet qui est trop souvent occulté, c'est celui de la santé. Qu'est-ce que propose Fabien Roussel sur le sujet
?
Alors Fabien Roussel propose un plan national pour la formation des professionnels de santé sur les maladies et les symptômes spécifiques aux femmes. Il luttera avec les recommandations du rapport de la Haute Autorité de Santé publié en 2020. Car aujourd'hui, il faut le savoir, les femmes meurent davantage d'infarctus que les hommes. Pourquoi ? Parce que leurs symptômes sont considérés comme atypiques et non comme normaux. Combien de femmes souffrent et meurent du mépris des grands groupes pharmaceutiques
?
Combien de femmes souffrent d'endométriose ? L'endométriose,
ce
sont des années d'errance médicale. Pourtant, une grande innovation médicale en la matière est quasiment passée inaperçue pour cette maladie qui touche une femme sur dix. Il s'agit du premier test salivaire de détection de l'endométriose à l'échelle mondiale, endotest qui associe biomarqueurs et intelligence artificielle. Oui, la question de la santé publique se lie à la question de la recherche, de l'innovation et également pleinement à l'objectif de la transition écologique.
Les
femmes et les plus précaires d'entre nous sont les premières victimes des politiques capitalistes polluantes. De la dégratation de notre environnement et de nos rapports sociaux reposant sur l'exploitation. Combien de femmes, dans le cadre de leur travail précaire, souffrent de maladies dues à l'exposition à des produits toxiques qui le sont aussi pour la planète et pour celles de l'ensemble de la population ?
On
voit aujourd'hui des injonctions à fabriquer son déo, son savon, ses protections hygiéniques, mais pardon, encore une charge mentale. Cessons tout simplement de vendre ses produits toxiques. Le do it yourself, c'est bien, la santé publique, c'est mieux. Nous proposons, comme l'a dit Sébastien Laborde, avec des élus courageux, la mise à disposition gratuite des protections hygiéniques bio sur l'ensemble du territoire. Car il s'agit de produits de première nécessité. Et en parlant de santé publique, nous voulons que les grands groupes publicitaires cessent de matraquer nos murs et nos écrans de publicité sexistes.
Ces publicités qui créent des corps et des visages qui n'existent pas, qui créent des complexes et des discriminations qui ne devraient pas exister. On nous vend de la merde pour nous faire du mal et tout cela pour un seul objectif, faire du profit. Fini.
C
'est aussi la taxe rose, ce système qui fait payer plus cher un même produit aux femmes. C'est aussi ça, le droit au bonheur et aux jours heureux. Merci Charlie. Alors, nous voulons construire une société libérée des stéréotypes et aussi libérée de la culture du viol. Hélène, qui est très présente encore en France. Oui, c'est un fait. Les violences sexuelles sont aujourd'hui banalisées par la culture du viol, véhiculées notamment par la pornographie. Les jeunes ont besoin dès l'adolescence d'une véritable éducation à la vie sexuelle et affective, au consentement, à l'égalité femmes-hommes.
Nous ferons enfin appliquer les lois que l'éducation nationale ne respecte pas, faute de moyens et de volonté politique, pour systématiser une éducation au consentement, à l'égalité, au respect des corps et à leur caractère inalénable. Non, on ne vend pas son corps et sa sexualité. Je dénonce les dangers de l'industrie pornographique et les violences sexistes et sexuelles inhérentes à ce système. Les proxénètes ciblent les jeunes, les femmes les plus vulnérables pour commettre des violences sexuelles contre elles.
Nous soutiendrons la demande des associations de faire passer l'industrie pornographique sous le coup de la loi de 2016, visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, c'est-à-dire de traiter cette industrie comme du proxénétisme. Figurez-vous qu'on parle de 100 milliards de dollars de chiffres d'affaires annuels mondiales en exploitant le corps sexuel tarifé. Je le dis, je le redis, nous sommes abolitionnistes. La prostitution n'est pas le plus vieux métier du monde, c'est la plus vieille oppression.
Nous
sommes pour une sexualité,
une
sexualité réciproque, démocratique, sortie de toute oppression, y compris économique.
On
peut applaudir, on peut applaudir.
Tu
l'as dit Hélène, Fabien Roussel est le candidat pour l'abolition de la prostitution. La prostitution est un fléau dans notre pays qui touche malheureusement de plus en plus de jeunes, y compris des mineurs. On estime entre 6 000 et 10 000 le nombre de mineurs prostituées sur notre pays. Que propose Fabien Roussel à ce sujet, Charlie ?
Oui,
on se demande si nous sommes donc les seuls à gauche à refuser que l'avenir des petites filles soit la location de leur corps. Nous n'accepterons jamais que des femmes soient exposées en vitrine comme de la marchandise. Nous n'accepterons jamais que des petites filles soient enlevées des pays de l'Est, d'Afrique, d'Asie, pour se retrouver dans des bordels, dans des réseaux pédocriminels. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles, oui, c'est aussi celle concernant les enfants. La pédocriminalité est un fléau. Ces dernières années, nombre de voix se sont élevées pour que l'action publique prenne ses responsabilités.
Et avec Fabien Roussel, l'action publique sera pleinement mobilisée en faveur de la prévention et de l'action contre ces violences. Les moyens seront dégagés pour recueillir la parole des enfants, instruire, juger et sanctionner les pédocriminels. Des procédures d'alerte obligatoires pour les professionnels en lien avec les enfants seront mises en place. Je veux aussi vous parler des violences subies par les jeunes pris en charge au sein de l'aide sociale à l'enfance. Car la situation de la protection de l'enfance en France est catastrophique. Une situation dénoncée que l'on peine à entendre.
Je pense notamment au combat de l'IES Loufoque, à tous ces jeunes qui ont dû se battre mille fois plus que les autres, qui aujourd'hui aident à leur tour les jeunes sortis de l'ASE, grâce notamment à l'association Repères que je tiens à saluer. Ils aident des jeunes
qui
ont subi violence sur violence, des jeunes envoyés dans des hôtels miteux, seuls à l'adolescence, faute de place, qui sont jetés à la rue le jour de leurs 18 ans et qui sont les proies des réseaux de proxénétisme et du suicide. La réalité est là, un SDF sur trois aujourd'hui en France est passé par l'ASE. Avec Fabien Roussel, l'Etat garantira l'accompagnement des enfants placés par un avocat. Nous interdirons les placements à l'hôtel et les sorties sèches sans solution. C'est un vrai service public de la protection de l'enfance dont nous avons besoin.
Alors
l'égalité,
c
'est au travail, l'égalité c'est dans la société, mais l'égalité c'est aussi dans le foyer.
L
'usine est au prolétaire ce que la famille est aux femmes. La crise sanitaire a révélé au grand jour le rôle primordial des femmes, en première ligne dans les secteurs les plus indispensables à la société comme à la maison. Parlons charge mentale. Partager les tâches c'est bien, penser à le faire spontanément c'est mieux. Ce qu'on appelle des tâches c'est le travail domestique,
le
travail parental.
Et
selon l'INSEE, figurez-vous que c'est 1000 milliards d'euros, c'est 50% du PIB qui repose essentiellement sur les femmes et qui n'apparaît tout simplement pas dans le budget de l'Etat. Les femmes sont les premières touchées par la précarité, le temps partiel imposé, le chômage. Le Haut Conseil à l'égalité rappelle que les femmes représentent 70% des travailleurs pauvres.
Le
minimum, c'est un travail comparable, salaire égal. Avec les jours heureux, Fabien Roussel
mettra
un terme au temps partiel. Les retraites seront augmentées, les congés maternité seront protégés. Les parents se verront garantir un congé parental, congé qui sera obligatoire pour les deux parents.
L
'égalité
du
déroulement de carrière dans les entreprises entre les femmes et les hommes deviendra une obligation. Les femmes sont en première ligne de tant de métiers essentiels à notre société et pourtant non reconnues, invisibilisées. A présent, je vais vous faire rêver deux minutes. Nous allons porter une fiscalité féministe.
Nous
adopterons une loi pour l'émancipation économique des femmes. Nous organiserons la déconjugalisation de la fiscalité. Nous porterons l'individualisation de l'impôt et la revalorisation des allocations familiales. Nous voulons refonder la politique familiale de façon féministe et égalitaire en réorientant ces sommes vers une allocation familiale de 200 euros par enfant dès le premier enfant.
Tous
les droits sociaux seront également individualisés.
Et
enfin,
nous
demandons la fin de l'imposition des pensions alimentaires. Les contributions alimentaires d'un parent ne sont pas le revenu pour un autre parent. C'est pour s'occuper des enfants.
Bref, une
fiscalité féministe, une fiscalité de l'égalité. Alors, vive les jours heureux, universalistes, laïcs, féministes. Merci à vous deux.
On
peut les applaudir.
Et
vive la révolution féministe et les jours heureux. Merci.
Merci. Merci beaucoup Hélène. Merci beaucoup Shirley. Il y a d'autres féministes qui voulaient apporter leur soutien à Fabien Roussel. Je dirais même une internationaliste parce que c'est de l'autre côté des Pyrénées que nous avons eu un soutien d'une députée européenne de la gauche unie en Espagne. J'ai cité Sarah Rigaud qui malheureusement n'a pas pu faire le déplacement qui a été retenu à Bruxelles mais qui tenait à nous passer un message et apporter le soutien à Fabien Roussel.
Merci. J'ai
venu, évidemment, à pelear pour les droits des femmes, mais aussi à nous dire, à la société, à dire,
à la
société,
à dire,
à la société, à
dire, à la société, à
la société,
à la
que plantea que il faut changer absolument tout. Non basta seulement garantir certains d'un
droit
pour les femmes, nous avons des politiques d'égalité, à une politique d'égalité, à un État en lequel la équité soit un principe et un valeur. Et je veux destacar des éléments fondamentaux de lutte qui nous ont servi pour mobiliser et pour incorporer une nouvelle génération de femmes à la salle de l'économie politique. C
'est un changement important
pour
les
femmes à
l
'économie politique, à un changement radical en la économie, à un changement
radical
en la conception de nos cuidados, un changement radical en les politiques que generen processus de igualdad et que incorporen à les femmes au l'économie de
l
'économie de
l
'économie, et, surtout, que tenhors en compte la salle de l'économie de
l
'économie
de l'économie
de
l'économie,
comme une salle que se merece d
'être
en l'égalité en l'économie de l
'économie de
l
'économie.
Et, évidemment, la mobilisation féministe a servir pour doter de contenu politique, de contenu programatique, mais aussi pour la lutte ideologique, parce qu'on a finalement nous avons dispensés à organiser, et nous
avons
été capables de récupérer la tradition du féminisme de nos enfants et d'incorporer les voix plus jeunes, qui regardent le monde de manière différente et qui ont besoin d'apporter, parce que le futur est de elles, et le présentement aussi, et je crois que, avec tout cela, nous avons réussi un mouvement féministe que nous savons que c
'est
diversif et plural, mais que je dirais, ou dirais, surtout les femmes que sont en Unidas Podemos, que c'est un féminisme anticapitaliste.
C'est
très utile pour nous, pour concrétiser notre participation en le gouvernement, en le gouvernement de coalitions, planteant des effets fondamentaux, des effets que, également, cristallisent en l'action de gouvernement du ministère de l'Igualtat. Comme, par exemple, nous avons obtenu une considération importantissime, que c'est faire de nos cuidats une question de l'Etat, et non une question de
l
'Etat, la corresponsabilité de
l
'Etat, aussi, en
les
politiques de cuidados. Ou la loi du «sí, sólo es sí », que nous protège de toutes les violences sexuelles. C'est très avancé. Mais en
plus,
nous sommes convencés du valor du féminisme en un moment de confrontation et de l'extrema-derelle. En Espagne, bien sûr, mais pour l'ensemble de l'Europe. Et, sans doute, aussi, pour la France. Nous creons que l'apportation, la mirada du féminisme, permet de construire des endroits, des endroits, des endroits auxquels nous devons aller. Ce
que
le fait
la fin
de la vie, c'est que le
fait la fin
de la vie et la
fin de
la
vie,
c'est
que le fait la fin de la vie, c'est que les fait la fin de la vie. En
plus que
le fait
la
fin
d
'une
alternative, ce qui
se peut
être construit un monde en lequel vous
n
'avez pas en
un domaine de la vie,
où
il
y
a
des droits pour toutes. Nous sommes un énorme apportation. Nous sommes nous permettant d'avans également de
sortir
politiquement. Et donc, nous creons que le féminisme n'est pas
une
question qui nous interpele seulement les femmes, mais qui vient de construire et de redefinir tout. C'était un plaisir d'être ce moment-là avec vous. Je vous souhaite beaucoup de chance et d'aider dans ce processus. Merci beaucoup, Syrah, pour ce message de solidarité.
A
Marseille nous avons eu, Alberto Garzon, le ministre de la Consommation, qui avait aussi tenu nous donner un message d'amitié. Ça fait plaisir de se sentir soutenu au-delà de la France, par-delà les frontières.
C
'est une tradition, nous, dans notre ADN, l'internationalisme. Et il est vrai que cette campagne de Fabien Roussel commence à bénéficier du Nora bien au-delà de nos frontières. Il a même eu un article dans le New York Post, je crois. Donc, même aux États-Unis, on parle de Fabien Roussel.
C
'est dire la dynamique de cette campagne. Et d'ailleurs, à ce sujet, j'ai un petit secret à vous confier aujourd'hui. On est venu me dire à l'oreille que nous étions tellement nombreux et qu'il y avait tellement de monde dehors qu'on devait prendre le temps pour qu'on installe toutes plein de chaises à l'extérieur, pour que les copains, les militants des Jours Heureux, qui n'ont pas pu rentrer dans cette salle, puissent écouter Fabien dans de bonnes conditions. Donc, oui, on peut s'applaudir.
Et
je vais vous dire quelque chose d'autre,
parce
qu'on commence à en avoir fait, des meetings.
Il
y a eu le très, très, très beau meeting de Marseille. Je ne
sais
pas s'il y avait des gens dans la salle qui étaient à Marseille, mais c'était incroyable. Les Girondins, vous n'êtes pas trop déplacés quand il s'agit d'aller de l'autre côté. La Méditerranée, ça pique. Heureusement, il y avait du monde et ça a été un grand moment. Mais là, pour la première fois en meeting, je ne saurais vous dire le nombre que nous sommes, tellement il y a de gens à l'extérieur. Et donc, nous allons devoir,
pendant
le meeting, aller juger de tout ça
pour
savoir combien on est. Mais en tout cas, on a explosé tous les compteurs et on peut s'applaudir très fortement.
Une
question.
Tu
l'as dit, tu l'as dit, Julia.
Tu
l'as dit. Connaître Fabien Roussel, c'est voter pour lui et on le sent sur le terrain. Depuis Marseille, on sent que ça frémit dans nos campagnes et dans nos villes. On sent qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça décolle. Alors, non seulement il faudra voter, mais faisons voter un à un. Allons chercher nos voisins, nos amis, nos camarades de promo, nos collègues de travail pour aller faire voter Fabien Roussel. On peut faire la différence. On fera la différence le 10 avril.
Moi, j'ai une question. Est-ce que vous, sur le terrain, dans votre militantisme, au porte-à-porte, sur les marchés, à la sortie des écoles, vous le sentez, vous la sentez, cette dynamique
? Est
-ce que vous la sentez, cette dynamique
?
Je préfère ça. Nous aussi, on la sent et on est ravis. Alors, on ne se fie pas aux sondages parce que les sondages, ça va, ça vient. Mais bon, quand ils sont en dynamique, quand même, ça fait plaisir. On ne
va
pas se mentir. Et c'est vrai que nous, ce qu'on sent, c'est ça. On le voit aussi sur la fréquentation de nos réseaux sociaux, l'explosion de notre site Internet. C'est incroyable le nombre de visites qu'on a et surtout, et surtout, les cartons d'audience que fait Fabien Roussel chaque fois qu'il passe dans les médias. C'est incroyable. La voix des jours heureux, la voix portée par Fabien Roussel, la voix de cette gauche incarnée, authentique, elle commence à porter ses fruits. Et c'est pour ça, comme le disait Léon, qu'il va falloir continuer à fond pour dire aux gens le bon bulletin, c'est Fabien. Et ça, il va falloir le porter jusqu'au bout de la campagne.
Alors, alors, on a parlé de féminisme et je dirais qu'on le voit 8 mars après 8 mars que les cortèges se rajeunissent. Je dirais même que c'est peut être une des luttes qui marque les nouvelles générations, qui marque ma génération, notre génération. C'est une lutte où la jeunesse est pleinement investie, Julia.
Oui. Et puis,
il
y a une autre lutte sur laquelle il y
a
la jeunesse et pas que.
C
'est la question écologique. On le voit depuis plusieurs années, des cortèges massifs en France, dans nos villes, dans nos villages, mais aussi à l'international se multiplient avec des jeunes qui se mobilisent pour le climat. Et nous, à la France des jours heureux, on le sait que dans le capitalisme vert, le problème, c'est pas la couleur. Par contre, ce qu'on sait,
c
'est parce qu'on a lu Marx, c'est que le capitalisme détruit autant l'homme que la planète. Et c'est pourquoi, dans le programme porté par Fabien Roussel, l'ambition écologique, elle est chevillée à l'ambition sociale, mais l'ambition écologique, elle est aussi populaire. On ne fera pas la révolution écologique sans les classes populaires. Et c'est cette écologie populaire qu'incarne Fabien Roussel et qui a un certain écho de plus en plus grand dans le pays. Et c'est à cette écologie populaire que nous avons voulu rendre hommage avec le clip que je vous propose de découvrir.
Quand
le dernier arbre aura été abattu,
quand
la dernière rivière aura été empoisonnée,
quand
le dernier poisson aura été pêché,
alors
on saura que l'argent ne se mange pas.
Il
est temps de rendre la République aux Français, apporter justement une note d'espoir et dire que oui, le monde du travail peut reprendre le pouvoir en France. Les machines,
ce que vous faites ici, ça vous appartient. Et nous placerons cette usine pour la protection de la
République.
Faisons gagner ces idées. Donnez du poids à la candidature que je porte pour qu'elle crée la surprise. Gardons l'espoir. Jusqu'au bout, tout est possible.
Ça
fait plaisir de vous voir aussi enthousiaste. Alors
on
a le candidat de la République et de la République sociale. Et ça, un certain nombre d'intellectuels soutiennent cette proposition. Je pense notamment à un philosophe, Henri Pénaruise, qui a apporté son soutien à Fabien Roussel.
On
peut l'applaudir.
C
'est un philosophe pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, qui gagne à être connu, à être lu. C'est le philosophe de la République, le philosophe de la laïcité, de la liberté d'expression. Et il a tenu encore une fois ce soir à apporter son soutien à Fabien Roussel.
Je
soutiens ardemment
la
candidature
de
Fabien Roussel aux élections présidentielles. Pourquoi
? Parce
que Fabien Roussel a décidé de réaffirmer une gauche populaire authentique.
Il
le fait avec beaucoup de force, avec beaucoup de clarté. Quels sont les défis de l'heure
? Il
faut
que
l'on réponde
à
la crise qui est aujourd'hui une crise triple.
Crise de
l'écologie,
crise
de la justice sociale, crise de la République laïque.
Et
sur ces trois points,
Fabien est
très clair.
Karl
Marx nous a appris
que
la façon de produire du capitalisme
est
celle d'un productivisme aveugle à ses conséquences sociales, à ses conséquences écologiques et à ses conséquences humaines. Aujourd'hui, le premier grand défi est de concilier la justice sociale,
récompenser
le travail, combler le fossé qui existe entre les revenus du capital et les revenus du travail. Il n'a jamais été aussi grand. Reconsidérer donc
le
pouvoir d'achat
des
plus démunis
et
essayer effectivement de permettre de vivre mieux à ceux qui produisent la richesse.
Ce
défi
social
est lié
aux
défis écologiques.
Et
c'est très important de le dire.
Il
faudra effectivement relocaliser les productions, développer les circuits courts, résister à la mondialisation ultralibérale, résister éventuellement aux traités européens lorsqu'ils nous interdisent
d
'avoir des services publics,
de
développer des politiques sociales.
Sur
ce plan aussi,
Fabien
Roussel a affirmé clairement
les
ambitions d'une gauche authentique qui retourne à ses racines fondamentales. La gauche doit cesser de s'égarer dans la gestion du capitalisme. Elle doit réaffirmer ses valeurs fondamentales. N'oublions pas non plus le défi de la République, res publica, la chose qui est commune à tous. Il faut réaffirmer la République, le sens du bien commun avec la reconstruction des services publics.
Il
faut aussi réaffirmer la laïcité qui n'est pas du tout l'hostilité à la religion, mais le rejet de la domination de la religion sur la puissance publique. La laïcité est un principe d'émancipation. Émancipation, par exemple, pour les femmes, dominées par un patriarcat qui a été sacralisé par les grandes religions du livre. Réaffirmer la laïcité aujourd'hui, comme le fait Fabien, c'est tout à fait essentiel. Alors oui,
il
y a un beau triptyque dans le programme de Fabien Roussel,
l
'écologie,
la
justice sociale, la République laïque.
Et
c'est pour cela, me semble-t-il, qu'aujourd'hui,
l
'espoir est enfin refondé
d
'une gauche qui ose s'affirmer, affirmer ses principes, affirmer ses valeurs.
On sera tous d'accord ici, je pense, pour dire qu'on a un candidat qui a la patate, un candidat qui est sincère, honnête, populaire. Enfin, un candidat qui permet à la gauche tout entière de relever la tête. Mais notre force, ce n'est pas que notre candidat qu'il faut dire est quand même excellent. C'est aussi vous, c'est aussi nous. Notre force, c'est la force du nombre, c'est la force du collectif. Et on voulait leur rendre aussi hommage ce soir, avant la prise de parole de Fabien.
Ils
ont essayé de nous y faire croire, à leur mythe, à leur histoire.
Celle d'un capitalisme sauveur qui allait tout régler.
Il fallait rentrer dans le rang, ne pas entendre l'urgence écologique. Et surtout, surtout, se taire. Ils ont essayé de nous monter les uns contre les autres. Pour nous faire croire que nous
n
'existions plus. Mais vous savez quoi ? On ne les a pas cru à l'époque.
Et
on ne les croit toujours pas aujourd'hui.
Nous
sommes une famille, celle d'un grand pays, la France.
Nous
sommes cent,
mille,
des millions. Notre force collective est immense.
Notre dignité est notre plus grande richesse.
Et
depuis quelques temps, on nous entend à nouveau.
D
'une seule et même voix. Celle de prendre en main l'avenir du pays. Pour nos emplois, notre pouvoir d'achat.
Nos industries, notre énergie.
Nos
enfants, notre planète. Nous sommes prêts à construire une république sociale, écologique, laïque et féministe.
Le
futur est là,
entre
nos mains.
Et
nous allons bâtir ensemble, ensemble,
ensemble, ensemble,
ensemble,
la France des gens heureux.
De
ce meeting, je voudrais bien sûr saluer les camarades de la direction, représentés par Hélène et Chorlet. Merci parce que ce soir, nous allons parler
du
droit des femmes. Merci
à
tous les élus qui ont parrainé ma candidature. Et ils sont très nombreux en Nouvelle-Aquitaine. Merci à vous toutes, à vous tous. Merci à ma collègue sénatrice, Marie-Claude, Bar-Elias, aux maires que j'ai salués,
aux
conseillers généraux régionaux qui sont là. ...d'apporter leur soutien, leur parrainage, et qui fait que notre candidature maintenant... ...remerciez bien sûr, bien sûr, vous tous,
les
acteurs du mouvement social, les responsables syndicaux, les militants syndicaux associatifs, et tous ceux qui sont issus de la gauche, dans leur diversité, et qui sont là aussi ce soir, socialistes, républicains, laïcs, amis d'Arnaud de Montebourg. Dans votre diversité, vous êtes ici, chez vous, sans étiquette politique,
et
qui faites le choix de participer à ce grand rassemblement.
Je
veux vous dire combien je suis fier, et tellement fier, de construire avec vous les jours heureux. Merci à toutes et à tous. Ma force,
c
'est vous, et c'est notre force. Ces moments de rassemblement, de rencontre, de fraternité humaine, sont tellement
importants, dans
le contexte si lourd que nous vivons
en
ce moment.
Et
je voudrais forcément commencer par ça,
après
être intervenu cet après-midi, au nom des députés communistes à l'Assemblée nationale.
D
'abord en disant
qu
'il nous avait promis la paix et la prospérité,
et
que nous n'avons ni l'un ni l'autre.
Et
je suis intervenu cet après-midi à l'Assemblée nationale,
d
'abord pour exprimer toute notre solidarité au peuple
ukrainien, et
toute notre inquiétude d'un élargissement du conflit
à
l'ensemble de la planète, à l'ensemble de l'humanité.
N
'a-t-on pas retenu les leçons des deux précédentes guerres mondiales
? L
'invasion de l'Ukraine par l'armée russe
sur
décision du président Poutine est un
acte
d'une extrême gravité.
Il
faut le mesurer.
Et
je le dis avec beaucoup de solennélité, M. Poutine
a
fait le pire des choix, et le choix du pire, c'est celui de la force, c'est celui de la violence,
c
'est celui du sang.
Je
veux dire ici,
et
je veux le dire en votre nom à toutes et à tous, notre solidarité la plus totale avec les populations ukrainiennes,
solidarité
avec le peuple ukrainien,
et
les mobilisations
qui
se lèvent dans le monde entier en solidarité avec le peuple ukrainien
sont
importantes, déterminantes.
Elles
seront déterminantes aussi dans les jours qui viennent, il faut les maintenir. Ce sont elles qui peuvent faire vaciller le président russe. Ces mobilisations
populaires,
sincères,
pour
la paix, sont celles qui, par le passé aussi, ont forcé des pays qui s'affrontaient à se retrouver autour d'une table de négociation
pour
la paix.
Eh
bien, il faut le dire aujourd'hui,
que
ce sont ces mobilisations qui comptent,
ce
sont ces mobilisations pour la paix qui sont importantes, car ce sont celles des peuples du monde, dans leur grande diversité, et avec eux que nous voulons crier tous ensemble
«
Stop à la guerre
! Stop
à la guerre !
Stop
à la guerre ! Stop à la guerre ! Stop à la guerre
! Stop à la
guerre !
»
C'est ce cri,
c
'est cet appel au cessez-le-feu que nous voulons faire entendre
en
solidarité au peuple ukrainien face à l'horreur qui s'abat sur eux.
Et
c'est par la force de ce mouvement international, de ces marées humaines, que nous arriverons aussi à établir des ponts,
avec
les pacifistes russes, qui, eux aussi, veulent faire entendre leur voix, avec tellement de courage, tellement ils sont réprimés. Oui, ils ont du courage. Le courage de s'élever contre l'autocrate Poutine. Le courage de s'élever contre ce serviteur zélé des milliardaires qui s'enrichissent
sur
le dos du peuple russe. Le courage de s'élever contre cet ami des oligarques. Il faut les saluer.
Ils
ont le courage de s'élever contre ce compagnon de route
de
l'extrême droite en France et en Europe, si prompt à installer le salvenin de la division et de la haine. Nous faisons la différence entre le dirigeant Poutine et le peuple russe. Et nous sommes solidaires du peuple russe. Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe.
Et
notre condamnation
est
totale.
Et
cette condamnation
doit
aussi être internationale.
Il
faut l'unanimité des nations
pour
condamner ce qui vient de se passer.
Et
nous arriverons
aussi
à faire condamner Poutine,
à
avoir l'unanimité des nations, à faire respecter le droit international qui a été bafoué, si nous nous battons aussi
à
faire respecter le droit international partout, dans tous les pays, pour tous les peuples. Il ne peut pas y avoir deux poids,
deux
mesures en matière de droit international.
Toutes
les résolutions de l'ONU doivent être respectées.
Oui,
notre détermination
est
totale, comme elle l'est
à
chaque fois pour nous,
quand
la paix est menacée, piétinée.
Nous
avons toujours été du côté
des
peuples qui se battent pour leur liberté, pour leur indépendance,
pour
la paix. Notre continent
a
payé trop cher le prix de la guerre pour en accepter le principe.
C
'est pourquoi nous voulons tout faire
pour
obtenir le plus rapidement possible un cessez-le-feu,
un
retrait des troupes russes d'Ukraine
et
le respect de ses frontières
et
de sa souveraineté. Nous voulons tout faire pour que ce conflit, surtout, ne s'étende pas, ne se transforme pas
en
guerre mondiale
aux
conséquences terrifiantes.
Paul
Vaillant Couturier
avait
écrit
« L
'intelligence choisit la paix, l'intelligence a horreur de la guerre
». Nous
faisons le pari de l'intelligence.
Nous
faisons le pari de la diplomatie,
de
la politique
et
des sanctions les plus efficaces contre les dirigeants russes.
Et
je rappelle d'ailleurs à ce titre
la
proposition que nous avions faite déjà en novembre 2019.
Il
y a plus de deux ans, en effet, au mois de novembre 2019, j'appelais à des initiatives françaises pour la paix
en
Ukraine et plus largement en Europe.
alors
que s'enlisaient les accords de Minsk.
Je
disais à l'époque qu'il était urgent que la France prenne l'initiative d'une conférence européenne extraordinaire de paix et de sécurité collective, réunissant l'ensemble des Etats, de plus de 40 Etats européens, dont l'Ukraine
et
la Russie. Cette conférence aurait dû être chargée d'aboutir à un règlement négocié global permettant de traiter les causes du conflit et d'ouvrir une perspective de paix et de sécurité durable
en
Europe.
Ce
sont les principes
de
l'accord d'Helsinki de 1975 et de la charte de Paris de 1990.
Ces
principes sont toujours d'actualité.
J
'ai renouvelé cette proposition ce lundi, à Matignon, de la rencontre avec le Premier ministre.
Bien
sûr,
aujourd
'hui,
à
l'Assemblée nationale, dans les discussions partout, nous pouvons toujours débattre
des
causes de ce conflit, débattre de ce qui a précédé à ce conflit, débattre de l'obstination de ces 30 dernières années de la part des Etats-Unis, de certains membres de l'OTAN à toujours vouloir implanter de nouvelles bases aux portes de la Russie. Mais
le
débat n'est pas là.
En
revanche,
le
danger de voir ce conflit s'élargir
et
s'étendre,
ce
danger,
il
est là,
il
est réel.
Et
c'est de ce danger-là dont nous devons débattre
et
parler.
C
'est pour cela que,
je
l'ai dit cet après-midi, la France doit tout mettre en œuvre
pour
éviter l'embrasement, pour éviter que l'OTAN participe directement ou indirectement à cette guerre, car les conséquences en seraient terrifiantes pour l'humanité.
Et
nous n'avons pas besoin pour cela que les Etats-Unis nous soufflent notre politique à l'oreille.
Nous
avons notre propre politique étrangère.
C
'est nous qui vivons sur ce grand continent
qui
va de l'Atlantique à l'Oural. Et c'est à nous, ici, l'ensemble des peuples, de ces pays, de ces plus de 50 pays,
c
'est ensemble que nous pouvons résoudre nos différends et nos désaccords.
Nous
sommes donc déterminés
à
soutenir
et
à tout faire pour mettre en œuvre toute offre de paix que la France pourrait prendre, toute initiative visant une résolution politique de ce conflit permettant tout simplement d'aboutir
à
un cessez-le-feu.
La
paix,
notre
horizon, c'est la paix, rien que la paix, toute la paix.
C
'est aussi, en ces heures si périlleuses, le choix de la solidarité
avec
les réfugiés ukrainiens.
Je
le dis parce que,
à
l'heure où certains
rêvent
d'ériger des murs, ils ne font pas que le rêver, d'ailleurs.
Ils
l'ont écrit dans leur programme.
Ils
le disent. Eh bien, notre honneur à nous, l'honneur de la France, dans les semaines et les mois à venir,
l
'honneur des pays d'Europe,
ce
sera d'accueillir les réfugiés qui viennent d'Ukraine, ce sera de tendre la main à toutes celles et ceux qui fuient la guerre.
Et
toutes celles et ceux qui fuient la guerre, et pas seulement la guerre d'Ukraine.
Et
je mets au défi
certains
de les trier et de les choisir.
Oui, il
faut accueillir, et nous l'avons toujours dit, celles et ceux
qui
fuient la guerre, leur offrir l'asile.
Qui
osera aujourd'hui faire le tri parmi ceux-là
? Je
propose,
d
'ailleurs,
et
je le propose à nouveau,
que
les villas des oligarques russes,
ces
villas de milliardaires occupées deux semaines par an et laissées vides pour le reste du temps, soient saisies,
qu
'elles soient réquisitionnées,
qu
'elles soient mobilisées pour héberger les réfugiés ukrainiens et les réfugiés qui fuient la guerre
et
qui cherchent asile en Europe, en France. Voilà au moins une utilité qui leur donnera
pour
toutes ces villas qui, jusqu'à présent, n'ont pas servi à grand-chose.
Mes
chers amis, avec le capitalisme, les gagnants sont toujours les mêmes.
Que
ce soit pendant la Covid ou pendant les guerres,
les
mêmes vont s'enrichir.
Et
les perdants sont malheureusement aussi toujours les mêmes, les peuples,
les
travailleurs,
les
plus fragiles.
C
'est bien pourquoi, les jours heureux,
le
droit au bonheur
est
pour nous indissociable de l'exigence de paix et de prospérité.
Et
je veux, comme disait Aragon, je veux toujours
croire
au soleil quand tombe l'eau.
La
condition du bonheur, pour toutes et pour tous, c'est aussi l'égalité.
L
'égalité.
L
'égalité, ce beau principe républicain inscrit sur le fronton de nos mairies, ce beau principe au cœur de notre République est pourtant si souvent foulé au pied,
car
l'égalité
est
la condition du bonheur partagé.
Il
n'y
a
pas de bonheur partagé quand il y a encore dans notre pays 10 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.
C
'est encore le cas aujourd'hui.
Et
c'était le cas avant la pandémie.
Il
n'y a pas de bonheur partagé quand tant de retraités, après une vie au travail, essayent tout simplement de vivre avec des pensions toujours plus basses, des factures en hausse, des mutuelles excessives.
Il
n'y a pas de bonheur partagé quand des salariés, dans le privé comme dans le public, travaillent dur et n'arrivent pas à vivre de leur travail, de leur salaire, tout simplement.
Comment
est-ce possible dans notre pays
l
'égalité comme condition du bonheur ? Je veux donc, nous voulons donc l'égalité, la construire,
la
bâtir, l'égalité au cœur de toutes les politiques de la nation, au cœur de la République que nous voulons.
Et
l'égalité qui est au cœur de notre projet,
c
'est celle qui concerne les femmes. Car il est inadmissible qu'au XXIe siècle, la moitié de l'humanité subisse encore une telle discrimination durant toute sa vie. En faire une priorité, c'est d'abord lui en donner les moyens et en faire un objectif politique, un projet de société. C'est notre révolution féministe. C'est ça, une république
féministe. Ce
que nous voulons,
dès
le mois de juin, dès les élections passées, ce que nous voulons, c'est un ministère des droits des femmes, de plein droit, de plein exercice, avec un milliard dédié contre les violences conjugales, pour l'égalité salariale,
pour
la lutte contre la précarité, et toutes les précarités, comme la précarité menstruelle et bien d'autres encore,
le
gouvernement en a fait une grande cause nationale. D'ailleurs, c'est grande cause nationale, grande cause toujours. Encore une fois,
et
vous allez voir, encore une fois,
ils
vont se réveiller
le
8 mars, peut-être la veille, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Mais
pour nous, ce n
'est
pas que le 8 mars, c'est toute l'année que nous aspirons à l'égalité, aux jours heureux.
Les
femmes subissent une triple peine, précarité économique, violence sexiste et sexuelle, et mise en danger sanitaire. Elles sont les premières à subir les conséquences directes du capitalisme et du patriarcat. Ces conséquences sont
mortelles,
cruelles, injustes. Et ici, à Mérignac,
nous
avons aussi voulu, et je veux le faire ce soir, rendre hommage à Chahinez Daoud, victime d'un féminicide en pleine rue. Et à travers elle, rendre hommage à toutes ces femmes, à leurs enfants,
à
leurs familles abandonnées par l'État.
Comment
cela peut-il encore arriver
? Ne
classons jamais
les
féminicides dans la rubrique des faits
divers.
Jamais.
Ils
sont le fruit d'une inaction politique
qui
laisse une femme être tuée par son conjoint
ou
son ex-conjoint tous les trois jours dans notre pays.
Oui,
il est urgent que la société française opère un
virage
politique
global,
radical.
Et
je proposerai donc
le
vote d'une loi cadre sur le plan répressif comme préventif, accompagnée d'une hausse considérable des moyens publics. Oui, il faut un milliard d'euros pour protéger les femmes. Il faut y mettre les moyens.
Sinon,
ça ne marchera pas.
Un
milliard d'euros alloués à la lutte spécifique contre les violences conjugales
et
qui permettra d'apporter une réponse à la hauteur pour les endiguer.
Je
veux que toutes les victimes de violences sexuelles et conjugales puissent accéder rapidement, immédiatement, gratuitement aux soins en psychotraumatologie dans le cadre d'une prise en charge totale de la sécurité sociale,
ce
n'est pas encore fait.
Et
je le dis, je le répète,
ce
n'est pas aux femmes victimes de violences
de
quitter leur domicile quand elles subissent des violences.
C
'est le conjoint violent qui doit partir.
Et
malheureusement,
nous
savons que ce n'est pas le cas
et
que c'est bien compliqué d'en arriver là.
C
'est pour ça que je veux travailler
à
la prise en charge des auteurs de violences.
Mais
il faut aussi que, dans chaque département, dans chaque département, il y ait un centre dédié pour l'accueil et le suivi des victimes afin d'éviter le parcours du combattant qu'elles doivent emprunter aujourd'hui. y mettre les moyens,
les
protéger, les héberger s'il le faut,
avec
leur famille, avec leurs enfants.
Et
oui, aussi,
aussi, la
sécurité et l'accès à la justice sont un droit pour tous et pour toutes.
Je
sais que quand j'ai parlé de sécurité, certains m'ont cherché des noises
et
que j'ai été régulièrement attaqué là-dessus.
J
'assume
et
je veux le redire ici clairement. Je continuerai à défendre la sécurité et le droit à la protection et à la protection de tous et de toutes et des femmes en particulier.
mais
aussi
des
femmes et des hommes victimes de discrimination
en
fonction de leur couleur, en fonction de leur sexe, en fonction de leur genre. Nous leur devons le droit à la protection sans distinction. Et donc, il faut investir dans la sécurité. Il n'y a pas d'alternative.
C
'est une condition
d
'égalité parce qu'on ne vit pas heureux quand on vit sous la menace
d
'être agressé. parce que les femmes sont les premières victimes de l'insécurité.
Disons
-le. Et c'est pour ça qu'on veut investir dans la sécurité et pour que la sécurité de toutes et tous soit garantie. Elle doit s'accompagner de moyens à la hauteur
pour
protéger, pour prévenir
et
quand il le faut,
pour
réparer et pour sanctionner.
Cela
exige des moyens, des choix politiques
pour
renforcer le rôle et les missions des services publics, de services publics et de la police et de la justice.
C
'est pour ça
que
je veux augmenter
les
moyens
pour
la police,
pour
la formation
des
policiers,
des
gendarmes, mettre des moyens pour les enquêteurs,
pour
faire la lumière, pour croire la parole de la femme à chaque fois qu'elle vient la déposer
dans
un commissariat ou une gendarmerie.
C
'est aussi pour ces mêmes raisons
que
nous devons donner plus de moyens
à
la justice française.
La
justice française
a
été déshabillée par 20 ans de politique d'austérité. Elle est en bas de tableau
des
pays européens en nombre de magistrats par rapport au nombre d'habitants.
En
redonnant des moyens à la justice,
aux
enquêteurs, aux magistrats,
les
crimes sexistes et sexuels relèveront d'une cour d'assise et non d'un tribunal correctionnel.
C
'est ça aussi
la
justice
pour
les femmes.
Je
mettrai
d
'ailleurs en place des brigades et des tribunaux spécialisés sur les questions de violences sexistes et sexuelles car cela exige un temps, une formation, des compétences spécifiques que nous devons renforcer.
Mais
la lutte contre les violences sexistes ne peut pas se restreindre bien sûr à la seule répression. Il faut aussi
une
action forte dans la prévention.
Je
souhaite qu'elle commence dès le plus jeune âge, dès l'école.
Il
faut en finir avec cette société du patriarcat
qui
a déjà fait tant de mal aux femmes et qui,
je
pense, et je suis désolé de le dire,
perdure
encore largement dans notre société.
Oui, les
garçons
doivent
apprendre dès les petites classes et tout au long de leur scolarité que les filles sont leurs égales.
Nous
devons faire respecter dès l'école l'égalité de sexe comme l'égalité de genre.
Des
comportements,
des
expressions,
les
insultes, je le dis avec gravité,
doivent
disparaître doivent
disparaître
définitivement de notre horizon.
Il
est intolérable
que
de jeunes garçons,
des
hommes, des adultes, puissent encore dans la France du XXIe siècle
penser,
dire même, qu'il est possible d'infliger une bonne correction à une femme. Imaginez l'association de ces deux mots, une bonne correction. Ces mots ont un sens, il faut les changer, il faut les bannir.
Nous
devons éradiquer ces comportements qui menacent la sécurité des femmes
et
minent
de
fait la société toute entière. Ils nous font honte. Cette éducation que nous devons repenser s'adresse
aussi
aux filles, naturellement. Nous devons les conforter, elles, dans l'idée qu'aucune domination
n
'est légitime. Aucune domination n'est légitime. Il faut aussi leur dire aux jeunes filles dès l'école que l'égalité des sexes et des genres
soit
désormais la norme, que l'égalité des sexes et des genres devienne la norme. Voilà ce que nous devons apprendre à nos enfants dès l'école.
Il
faut pouvoir enseigner et dire
dès
l'école que de pouvoir jouer au même jeu et avoir les mêmes droits quel que soit notre sexe
et
notre genre, c'est la norme aussi.
et
comme le chante si joliment Carla Luciani,
l
'amour ne cogne que le cœur.
Voilà
le message que nous portons
et
que nous devons à notre jeunesse pour une société d'égalité
et
débarrassée de ses racines machistes.
Je
tenais aussi à dire
et
à rappeler ce soir pour que ce soit clair une bonne fois pour toutes que pour nous, le corps humain
n
'est pas et ne sera jamais une marchandise.
Jamais.
Jamais.
Tout
ne se vend pas.
Tout
ne s'achète pas.
N
'en déplaise à ceux pour qui les seules valeurs qui comptent sont les valeurs boursières. Nous, nous refusons la marchandisation du corps.
Et
donc, nous respectons tellement l'être humain que nous sommes aussi totalement opposés à la vente d'organes, à la marchandisation du sang et du plasma. Ça va mieux en le disant, mais ce n
'est
pas évident pour tout le monde.
Mais
nous refusons aussi
la
marchandisation du corps et nous ferons tout.
Tout
pour abolir la prostitution. Abolir la prostitution.
Car
aujourd'hui, 95% des femmes qui se prostituent sont en fait
des
femmes d'origine étrangère, exploitées par rien d'autre que des esclavagistes.
C
'est rien d'autre que ça. Et derrière cette prostitution,
aussi,
il y a des réseaux de pédocriminalité.
Il
y a derrière ces réseaux de prostitution
une
véritable industrie du sexe.
Une
industrie du sexe
qui
réussit à prendre nos enfants.
Nos
enfants.
Nos
enfants qui, du coup, se retrouvent
totalement
détournés
de
tout ce qu'il y a de plus beau dans une relation amoureuse, faites
de
respect,
de
respect du corps, de respect de l'autre
et
du respect de son plaisir, faites de découverte, faites de tendresse et d'amour. Alors, les jours heureux, c'est dire non à la prostitution.
Et
c'est, d'ailleurs, dans le même esprit de lutte contre la marchandisation du corps que nous nous sommes engagés aussi
contre
la gestation pour autrui. La GPA, car pour nous, un ventre n'est pas à vendre ni à louer.
Et
nous disons en même temps la PMA pour toutes, oui, mille fois oui, mais la GPA, c'est non, mille fois non.
L
'égalité femmes-hommes, c'est aussi permettre aux femmes de décider de leur maternité.
C
'est pourquoi le droit à l'IVG sera inscrit dans la Constitution comme un droit fondamental avec des moyens associés et personne ne devra revenir dessus. Il faut le garantir en l'inscrivant dans la Constitution.
Bien
sûr, l'accès libre est gratuit à la contraception sous toutes ses formes
et
sur tout le territoire sera garanti.
Et
enfin, les révolutions sociales et féministes se mènent ensemble,
en
pleine complémentarité.
L
'un, l'une ne va pas sans l'autre. Car ce sont les femmes qui sont aujourd'hui en première ligne de la précarité. Ce sont elles qui, à 86%,
sont
à la tête
des
familles monoparentales.
À
86%.
Ce
sont elles aussi
qui
occupent majoritairement les métiers du lien.
Écoutez
-les
comme
ils sont beaux. Assistantes sociales, aide à domicile, assistantes maternelles,
aide
aux enfants en situation de handicap.
Femmes
de ménage, gardes d'enfants.
Ce
sont elles,
les
prolétaires du 21e siècle.
C
'est ça, le prolétariat des services que nous, nous voulons remettre au cœur de la société.
Ce
sont elles et eux qui sont essentiels à notre pays.
et
la crise sanitaire a révélé le rôle et l'importance de ces métiers,
de
ces héroïnes du quotidien.
Il
y a quelques hommes parmi eux,
mais
majoritairement des femmes quand même.
Et
pour nous, tous ces métiers, ce sont les plus beaux métiers du monde, les métiers essentiels, indispensables. Un trader, ça ne sert à rien. Elles sont indispensables et ce soir, nous leur devons un tonnerre d'applaudissements. Pourtant, et pourtant,
nous
sommes tous d'accord là-dessus.
Et
pourtant, malgré leur forte utilité, ces professions sont dévalorisées, sous-payées, précarisées,
bien
souvent en temps partiel, subis,
avec
des horaires tellement inconciliables, avec une vie de famille,
avec
une vie avec des enfants.
Ces
emplois
sont
en plus appelés à se développer.
Et
nous en avons
tellement
besoin, il en manque tant.
Oui,
nous embaucherons 100 000 aides à domicile, nous embaucherons et nous formerons 90 000 AESH
pour
aider nos enfants en situation de handicap,
nous
embaucherons des assistantes maternelles,
nous
formerons et nous embaucherons dans toutes ces professions
où
nous voulons tout simplement remettre de l'humain.
Nous
voulons remettre des relations humaines, remettre de la chaleur humaine et du temps
pour
pouvoir développer cette chaleur humaine. Combien nous disent
qu
'elles n'ont plus le temps
d
'avoir le temps de prêter une oreille,
d
'écouter la parole
d
'un patient, d'un malade,
du
temps
et
de l'humain.
Ce n
'est pas si compliqué pourtant.
Alors
oui, nous, nous voulons apporter une réponse progressiste, forte,
à
tous ces salariés, à toute la société et c'est pourquoi, et je voulais vous l'annoncer ce soir,
je
propose de mettre en débat
un
statut unique des métiers du lien
et
la création d'une nouvelle fonction publique de l'action sociale. c'est la fonction publique du lien de l'humain. Créons-la, inventons-la ensemble,
c
'est la garantie d'un statut,
c
'est la garantie d'une formation.
Avec
les jours heureux, nous voulons remettre l'humain au cœur de la société, vraiment.
Nous
voulons remettre les liens plutôt que les biens au cœur de toute la République. Toutes ces professions,
de
l'accompagnement de la petite enfance, de l'animation périscolaire, de l'accompagnement des personnes âgées, des personnes handicapées, seront considérées comme vitales dans notre République.
Elles
seront protégées par un statut et par un salaire de début de carrière qui ne devra pas être inférieur à 1 700 euros net
de
1 100 euros brut.
Il
faut parler en brut.
Vous
savez combien d'emplois sont concernés aujourd'hui,
sans
les créations,
à
venir,
si
je suis président de
la
République.
Aujourd
'hui, 1 300 000 salariés sont concernés.
1
300 000.
Ce
n
'est
pas une petite fonction publique, quand même.
Et
il y en aura 1 800 000
au
terme des 5 ans de mon mandat. Et une grande majorité de femmes seront de fait protégées socialement.
à
travers
cette
nouvelle fonction publique, je veux le dire en cet instant, ce qu'après, j'aurai plus le temps de le dire, je voudrais rendre hommage
à
toutes les fonctions publiques, à tous les fonctionnaires, à tous les cheminots, les postiers, les douaniers, les magistrats, les catégorissés de la territoriale et de l'État.
Vous
êtes importants, nous avons besoin de vous, nous vous aimons. Vive la fonction publique française !
Vous
vous rendez compte
que
vous êtes tellement
importants
que ces 10 dernières années, ils ont gelé votre point d'indice.
Eh
bien nous, nous le revaloriserons. 30% d'augmentation pour la fonction publique, c'est ce qu'il faut faire pour rattraper les retards de ces 10 dernières années. Revenons à l'égalité femmes-hommes.
J
'ai bien conscience qu'il y a encore du chemin pour parvenir à l'égalité professionnelle
femmes
-hommes et surtout à l'égalité salariale. Et ça a l'air simple comme ça de dire il faut l'égalité salariale.
Tout
le monde le dit, tous les candidats, tous, ne vont pas mettre forcément les mêmes propositions derrière, on dirait. On va bien regarder.
Il
y a eu 14 lois en tout en 40 ans. depuis Yvette Roudy
pour
promettre, garantir l'égalité salariale. 14 lois
et
encore aujourd'hui, malgré ces 14 lois, il y a toujours
un
écart de salaire de 16,5% entre les femmes et les hommes. Encore aujourd'hui, les femmes subissent ce fameux plafond de verre.
Il
y a quelques semaines, je vais vous raconter cette anecdote. J'étais invité par les étudiants de Sciences Po Paris.
Ils
me posent une série de questions et à un moment donné, il y a un professeur qui a voulu me donner une leçon.
Et
donc, il a dit,
M.
Roussel, je vais me permettre, ce n'était pas prévu, mais je devais vous poser des questions, mais je ne
vais
pas vous poser des questions. Je vais quand même vous faire la polémique parce que quand même, vous vous rendez compte, vous voulez l'égalité salariale femmes-hommes. Jusque-là, je ne prêtais pas beaucoup attention à ce qu'il disait, mais là, je me suis dit,
qu
'est-ce qu'il me veut sur l'égalité salariale femmes-hommes ? Il me dit, vous vous rendez compte, vous voulez l'égalité salariale femmes-hommes. C'est bien, mais enfin, M. Roussel, ça coûte 140 milliards d'euros.
Je
vous avoue qu'à ce moment-là, j'ai arrêté, je n'ai plus bougé, je me suis retourné vers lui et il continue. Il dit, bon, on pourrait faire chacun un pas, augmenter le salaire des femmes et baisser celui des hommes.
Mais
vous vous rendez compte,
c
'est un professeur qui enseigne à nos enfants, à Sciences Po, les futures têtes, qui leur explique que ça coûte cher. Comment voulez-vous que ça avance
?
Comment voulez-vous que ça avance
?
Des professeurs
! Bon, je
ne
vais
pas mettre tous les professeurs dans le même sac
et
je fais confiance aux enseignants pour rectifier.
Et
en tout cas,
il
y en a qui pensent ça.
Il
y en a
qui
disent qu'il faut faire l'égalité par le bas
parce
que ça coûte trop cher. Non, mais ce n
'est
plus cinq fruits et légumes qu'on va manger. C'est les pissenlits par la racine, comme je vous
ai
dit. Jusqu'où ça va aller
? Ils
veulent l'égalité par le bas. Eh bien, nous, nous ferons l'égalité par le haut. Point bas.
Et
ça coûtera
que
ça coûtera. Oui, oui, nous contraindrons les entreprises à rendre effectif l'égalité salariale en un an de temps dans le secteur privé. Et si elles ne le font pas, je nommerai un administrateur judiciaire à la demande des syndicats pour le mettre en œuvre tout de suite. Et c'est l'administrateur qui le fera.
L
'État devra bien sûr montrer l'exemple en la mettant en place en six mois dans la fonction publique.
Nous
voulons bâtir la France du travail, la France de l'égalité et de la bonne paie pour tous et pour toutes. Fini ! M. Gagnepin et Mme salaire d'appoint. C'est l'égalité salariale
que
nous voulons.
C
'est tellement vrai, ça, que le salaire de Mme c'est le salaire d'appoint.
C
'est terrible. Même
pour
les personnes en situation de handicap
c
'est présenté comme ça. Eh bien, avec nous, l'allocation adulte handicapé ne sera plus versée en fonction des revenus du conjoint.
Quelle
aberration
de
devoir le dire.
C
'est énorme de devoir mettre ça encore dans un programme en 2022.
Vous
voyez, il y a les places de parking, ils ont fait une belle campagne,
l
'APF.
Si
tu prends ma place,
prends
mon handicap. Moi, je dis, si tu prends mon allocation, prends mon handicap aussi.
C
'est ça qu'il faut leur envoyer.
Alors, dès
la première séance du Parlement en juin 2022, dans quatre mois,
nous
déposerons ce
texte tellement
bien défendu par Marie-Georges Buffet et soutenu par tous les groupes de gauche
et
de droite même.
pour
la déconjugalisation de l'AAH
et
ce sera adopté dès septembre.
Bien
sûr, la bataille contre la vie chère, contre les bas salaires concerne tout le monde, les femmes et les hommes, bien sûr. Et nous commencerons ce mandat par des mesures immédiates contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat en augmentant le SMIC à 1 900 euros brut. Et le brut, ça compte. et l'augmentation générale des salaires et le dégel du point d'indice des fonctionnaires.
Et
tout de suite, dans le même élan,
nous
porterons les retraites et la pension minimum à 1 200 euros net et nous rétablirons la demi-part fiscale pour les veuves et les veuves supprimées par Tarposie et Hollande.
et
toujours dans le même élan.
Nous
mettrons tout de suite en place pour la rentrée 2022 le revenu étudiant afin de garantir à nos enfants le droit d'étudier sans être obligés de travailler. Voilà.
Ça,
c'est pour vous.
L
'égalité comme condition du bonheur partagé. L'égalité entre les femmes et les hommes. Cette révolution féministe
et
bien sûr, vous l'avez compris, c'est pour ça que nous voulions y consacrer une soirée toute entière.
Cette
révolution féministe est l'un des piliers de notre projet
d
'une France
des
jours heureux.
L
'égalité, c'est bien sûr l'égalité sociale.
C
'est la lutte contre les injustices sociales qui défigurent notre République. La France des jours heureux,
c
'est celle
qui
mettra donc fin,
qui
mettra un terme
à
la toute puissance de la finance, des conseils d'administration des grandes multinationales qui décident tout seuls entre eux
du
sort de nos entreprises et de nos emplois. Nous devons reprendre la main sur la finance, sur l'argent,
enfin,
que nous puissions décider de comment on l'utilise cet argent, au service de quels objectifs. Oui,
nous
voulons une République
nouvelle qui
fait confiance à ses travailleurs et à ses travailleuses, à ceux qui produisent les richesses et leur permet de disposer de vrais droits d'intervention dans la gestion de leur entreprise. Réapproprions-nous nos outils de production.
faisons
confiance au monde du travail, bon sang.
C
'est avec eux que nous pouvons produire autrement en respectant autant les hommes et les femmes la dignité humaine
qu
'en respectant la planète, la biodiversité, nos ressources naturelles.
C
'est en faisant confiance aux salariés
que
nous modifierons nos modes de production pour tenir nos objectifs climatiques, entre autres.
Réfléchissons
à ce titre ce que serait devenue
la
papeterie de Bègle,
l
'usine Blanquefort, Gettrag,
si
les salariés et leurs représentants avaient leurs mots à dire sur l'avenir de leur entreprise. Imaginez,
et
je veux d'ailleurs saluer ces salariés qui font le choix d'une scope, d'une coopérative, et j'ai eu le plaisir d'en visiter à Tarnos. Quelle belle expérience quand des salariés décident ensemble
comment
ils produisent, à quoi servent les richesses, qui est le patron. Merci pour cette belle visite, Jean-Marc.
C
'est aussi pourquoi nous rétablirons les comités d'entreprise et les CHSCT en les dotant de droits nouveaux
à
sa part, à des salariés, il
y a
du syndicalisme dans la salle.
Et
pas qu'un peu.
Oui,
nous rétablirons les CE et les CHSCT en les dotant de droits nouveaux, dont un droit d'initiative,
afin
que l'on puisse prendre en compte, nous, les pouvoirs publics, mais aussi les dirigeants des projets alternatifs
de
développement des activités, de maintien des emplois.
Je
pense aussi, bien sûr, en ce moment, aux salariés de l'automobile qui doivent,
comme
moi, comme vous, avoir le tournis
avec
ces annonces de super profits réalisées par les deux grands groupes que sont Renault et Stellantis. Stellantis, ex-Peugeot, Stellantis. 13 milliards d'euros de bénéfices réalisés en 2021, l'année où ils devaient tout perdre, où ils ont tellement pleuré qu'ils ont eu des milliards d'aides publiques. 13 milliards d'euros
de
bénéfices.
Ils
n'ont pas honte.
Il
n
'y a
personne qui leur dit aujourd'hui qu'ils ne doivent rien distribuer en dividendes.
13
milliards d'euros,
dont
quelques miettes reversées aux salariés du groupe
sous
forme de primes. Ben oui, parce qu'évidemment,
quand
il faut redistribuer les richesses créées par les travailleurs, les conseils d'administration ne pensent jamais salaire. Eux, ils pensent primes, à mon avis, comme ils pensent carottes. Pour vous faire avancer. Eh bien nous, on ne veut pas de primes. La prime, c'est la déprime. On veut des salaires et la France de la bonne paye.
Que
ce soit clair.
Je
peux vous dire que ça va changer.
Les
jours heureux à l'Elysée,
ça
change de ton.
Oui,
parce que nous, c'est l'égalité.
C
'est le travail pour toutes, pour tous.
C
'est un salaire. Un salaire.
Pas
compliqué, un salaire. Avec des cotisations qui financent une protection sociale,
pas
des primes,
pas
une carotte.
C
'est un salaire
qui
permet de vivre dignement,
qui
permet
d
'avoir des loisirs, de sortir, de se payer des vacances,
d
'élever ses enfants
le
mieux du monde
en
leur apportant tout le bonheur dont ils ont besoin et des sorties
et
des loisirs.
un
salaire,
c
'est tout ça. Derrière le salaire,
derrière
le salaire tel que nous, nous le présentons,
il
y a les jours heureux que nous voulons. C'est ça, le salaire et la France de la bonne paie que nous défendons.
Et
ce salaire, nous le voulons
pour
tous et pour toutes. Et c'est aussi pour ça que j'ai voulu, ce soir, parler de l'égalité entre les femmes et les hommes et parler d'égalité sociale.
Mes
chers amis, vous l'aurez compris, sans révolution féministe,
il
n'existera pas
de
transformation réelle et profonde de la société.
Parce
que pour la mettre en œuvre, cette révolution féministe,
il
faudra plus que de la volonté,
il
faudra avoir le courage de s'attaquer au mur de l'argent
et
à la finance.
Sinon,
ça ne marchera pas.
Et
nous disons aussi que ce que nous voulons pour les femmes,
ça
vaut pour la France
et
ça vaut partout dans le monde.
Et
je pense,
nous
pensons ce soir
à
ces femmes qui se battent pour leurs droits
et
pour leur liberté dans le monde.
Je
pense
aux
valeureuses femmes kurdes, admirables de courage dans leur combat magistral contre l'État islamique.
Je
pense aux femmes iraniennes à qui la loi impose le port du voile et qui bravent l'interdit en se dévoilant dans l'espace public au risque d'être réprimées.
Et
je pense aux femmes d'Afrique qui se lèvent contre cette mutilation barbare qu'est l'excision.
Oui, je
pense et nous pensons à toutes ces femmes qui refusent les interdits que les hommes leur imposent sous couvert de religion. Nous pensons à elles, honneur à elles.
Et
bien sûr,
je
rêve d'une France et d'une République
qui
se battra à leurs côtés
pour
défendre partout dans le monde la liberté des femmes et les valeurs de cette République que nous chérissons tant.
Ces
transformations, cette révolution sociale féministe,
nous
la ferons ensemble,
nous
la ferons avec vous. Alors,
mes
chers amis, à 40 jours
du
10 avril,
à
54 jours du 24 avril,
il
faut penser aux deux, ne partez pas entre les deux tours.
Ah
ben, ça me paraît évident quand même.
C
'est sûr, depuis le début de cette campagne, nous avons parcouru du chemin,
des
millions de Françaises et de Français, de nos concitoyens,
nous
découvrent,
me
découvrent,
beaucoup
s'interrogent,
beaucoup
découvrent aussi
qu
'une lueur à gauche
est
en train de grandir, qu'il se passe quelque chose de nouveau,
de
neuf,
de
frais, comme je disais au début.
Ça
pousse.
On
se dit tous ensemble, et je veux le redire avec vous,
et
que nous le disions aussi,
que
nous ne sommes pas condamnés à revivre le scénario de 2017.
Nous
ne sommes pas condamnés à revivre
une
gauche qui renonce
à
écouter les attentes des classes populaires, du monde du travail et de la jeunesse,
et
qui, de fait, a éliminé la gauche
et
nous a amené à ce quinquennat désastreux.
Nous
devons continuer de croire
dans
la force des valeurs de la gauche, de celle qui nous unit, de celle qui fait qu'aujourd'hui on nous regarde avec intérêt. Nous pouvons porter cette gauche sincère, authentique, populaire, laïque, féministe, universaliste, c'est ça notre gauche.
Elle
est tellement belle quand elle porte tout ça, tout ensemble.
C
'est pas l'un sans l'autre, c'est tout.
Oui,
ce que
nous
réussissons à faire naître en ce moment
et
à grandir,
nous
devons le mettre à disposition
de
tout notre peuple.
Sans
distinction, sans leur demander leur carte d'électeur pour qui ils ont pu voter avant.
Nous
devons parler à tout le monde.
Et
je vois bien qu'on arrive même à convaincre
des
gens qui ont pu voter à droite
et
même à l'extrême droite. Tout le monde n'est pas un militant politique.
Il
y a de plus en plus de,
comment
ils appellent ça,
de
volatilité.
C
'est horrible.
Mais
il y a beaucoup de gens qui un coup votent à gauche, un coup votent à droite
et
qui au final se disent qu'ils n'ont plus confiance
et
qu
'ils
n'ont plus confiance dans personne. Certains sont tellement en colère
qu
'ils vont même se perdre dans des votes d'extrême droite. Parlons à tout le monde. Parlons à tout le monde pour redonner l'espoir
du
bonheur,
de
leur dire que c'est possible. Parlons à tout le monde parce que je crois sincèrement que dans notre France, il y a toujours
une
classe ouvrière
qui
est peut-être noire de colère, mais qui a toujours le cœur rouge
et
à qui nous devons parler sincèrement, leur tendre la main et construire avec elle les jours heureux. Faisons-le.
C
'est notre histoire.
Et
nous sommes en train d'en écrire une nouvelle.
Ce
qui se passe dans le pays est neuf.
C
'est nouveau. Nous portons ça.
Et
nous voulons le porter jusqu'au bout. Dans le rassemblement, les bras ouverts, nous voulons gagner les élections présidentielles, nous voulons gagner les élections législatives aussi, avec tout le monde.
C'est
vous qui avez le pouvoir de changer.
Ce
n
'est
pas moi.
C
'est vous. Alors oui, vous avez ce pouvoir immense, celui de rassembler le peuple de France dans les urnes et de lui redonner le pouvoir pour enfin réussir, faire réussir la gauche. Une gauche populaire, une gauche sincère, une gauche qui ne trahira plus.
Mes
chers amis, mes chers camarades, allons-y, avec confiance. Vive la France, vive la République, vive les jours heureux, tous ensemble.
Fabien Roussel