Apolline Matin du 29 octobre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 40 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:10RelanceRéponse partielle
Le ministre de l'économie dit que les taxes sur le carburant n'empêchent pas de dormir. Ça pourrait peut-être quand même, non ?
- 23:45RelanceRéponse directe
Est-ce que vous jugez de la forme ?
- 23:51RelanceRéponse partielle
Est-ce que le ministre de l'économie de la France peut dire une phrase pareille ?
- 24:19RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous ne vous dites pas qu'on est maladroits, on ne sait plus parler aux Français ?
- 25:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez affiné l'impact réel que ça aurait à la fin ?
- 27:15OuverteRéponse directe
Comment allez-vous faire techniquement pour que les petites stations ne soient pas les dernières à bénéficier de la baisse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13PrésentateurFait
« Emmanuel Macron dénonce, lui, une désinhibition du racisme et de l'antisémitisme. »
- 7:26InvitéFait
« Le ministre de l'Économie, Roland Lescure reconnaît que les prix des carburants en France sont plus élevés que la moyenne européenne parce qu'on taxe plus. »
- 7:44InvitéFait
« Sachez, M. Lescure, qu'elles empêchent des millions de travailleurs retraités et de familles de dormir et même de vivre. »
- 8:00InvitéChiffre
« On est à quasiment 2,40 le litre pour le diesel. »
- 23:37PrésentateurChiffre
« On a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires sur le gaz, sur l'électricité et en appui à l'achat de carburant. »
- 24:31PrésentateurFait
« Le 1er novembre c'est dimanche prochain. »
- 30:21PrésentateurFait
« Le 1er novembre c'est férié, c'est un dimanche donc en tout état de cause au plus tard lundi matin. »
- 31:15PrésentateurFait
« Grâce à l'action qu'a menée le président de la République à l'international pour négocier cette libération de 100 millions de barils à l'échelle du G7. »
- 32:05PrésentateurFait
« En tant que ministre de l'énergie, on a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse et notamment pour pallier à des risques d'approvisionnement. »
- 32:18PrésentateurFait
« On demande à Total d'être exemplaire, on demande à Total de répercuter encore une fois à la baisse l'avantage de la libération des barils. »
- 34:34PrésentateurFait
« Nous ne laisserons rien passer et nous serons intraitables avec les délinquants, les factieux, avec ceux qui cassent. »
- 36:06PrésentateurFait
« Nous sommes favorables à faciliter d'ici à Noël l'ouverture le dimanche. »
- 37:15PrésentateurFait
« Tout est mis en place, je vous le confirme. Il y a eu un conseil de défense et de sécurité nationale qui s'est tenu hier autour du président de la République et du Premier ministre qui visait précisément à préparer les échéances à venir. »
- 38:23PrésentateurFait
« Je veux dire à titre personnel en tant que porte-parole du gouvernement quand vous entendez le président de la République hier qui dit qu'aujourd'hui on a un antisémitisme et un racisme décomplexé. »
- 40:09PrésentateurFait
« C'est le Premier ministre qui présidera cet hommage. »
- 41:59PrésentateurFait
« Nous avons aujourd'hui des partis politiques qui agitent et instrumentalisent différentes formes de communautarisme. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Présentateur 28 %
- Invité5 %
- Invité 25 %
- Auditeur5 %
- ?4 %
- Invité 32 %
≈ 14,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez RMC, RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texer, bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Le suspect de l'attentat de Trapp va être présenté à un juge d'instruction ce matin. Emmanuel Macron dénonce, lui, une désinhibition du racisme et de l'antisémitisme. Début de trois jours de deuil national en Espagne, où la colère et l'incompréhension dominent au lendemain d'une nouvelle catastrophe ferroviaire qui a fait au moins 68 morts. Le bilan pourrait s'alourdir, nous serons sur place dans ce journal. Et puis alors, au total, s'apprête à dévoiler des bénéfices records au troisième trimestre. Une petite phrase du ministre de l'économie fait polémique.
L'assaillant de Trapp va être présenté à un juge d'instruction. Sa garde à vie a pris fin dans la nuit. Il a été transféré dans la foulée au tribunal de Paris en vue de sa mise en examen en direct. Ce matin, Pierre Bazin, service police-justice RMC, l'homme de 39 ans, doit être présenté à un juge antiterroriste. Oui, depuis cette nuit, il se trouve au dépôt du tribunal judiciaire de Paris en attendant sa présentation devant un juge d'instruction à l'issue de son interrogatoire de première comparution. Il devrait être mis en examen. Et c'est ensuite un juge des libertés et de la détention qui devrait décider de son incarcération provisoire dès ce soir.
Et au cœur de l'enquête, Pierre, il y a le mobile de son geste, les potentielles motivations racistes. Le service police-justice de RMC a pu se procurer des éléments qui démontrent une obsession du suspect.
Oui,
ce sont des messages issus de conversations Messenger datées de 2022-2023 dans lesquels Kevin T multiplie les réflexions
racistes
et islamophobes, notamment lors d'importants mouvements sociaux qui marquent l'actualité. Kevin T écrit « Je ne supporte plus d'être envahi et de ne rien faire contre ça ». En mai 2023, il s'insurge. 10 millions de musulmans en France, presque tous islamistes. Ça ne fait pas peur. Puis il ajoute « Islam égale soumission. Alors vas-y, soumets-toi ». Plus tard, il envoie « Le problème, ce n'est pas le pouvoir d'achat, c'est aussi l'immigration massive ». Et
malheureusement,
la gauche est contente d'être envahie. Dans ses messages, il explique clairement son soutien au Rassemblement National et aux idées d'extrême droite. Des propos supprimés par Kevin T à la fin de l'année 2023. Et un hommage sera rendu aux victimes de cet attentat. Hier sort une marche blanche à la verrière. Dans les Yves,
il
y
a
rassemblé 300 personnes en présence de la famille de la plus jeune des victimes. Une fille de 12 ans blessée vendredi dernier. Un acte dénoncé par Emmanuel Macron. Thomas Becker du service politique est avec nous en direct dans un entretien avec le youtubeur Hugo Décrypte. Le président de la République a dénoncé, Thomas, un racisme d'atmosphère, une désinhibition des violences.
Oui, le président décrit ce climat ambiant qui règne en France et il pointe des responsabilités politiques.
Je
crois qu'il y a des mouvements politiques qui ont laissé s'installer cela à l'extrême droite,
par
l'Assemblée nationale, ceux qui leur sont proches,
et
qui a une forme de désinhibition des propos. Un racisme d'atmosphère. On a eu une désinhibition d'un antisémitisme
chez
certains et une désinhibition du racisme.
Vous
l'entendez, il cite, le Rassemblement national responsable, selon lui, d'une désinhibition du racisme, dans la lignée, en fait, de ce que dit le maire de Trapp, Ali Rabet, qui dénonce des discours qui finissent par armer et tuer. Ce matin, Jean-Philippe Tanguy, du Rassemblement national, répond au président sur TF1, je cite, M. Macron gère la France depuis 9 ans. C'est sous son mandat que l'antisémitisme, l'homophobie et la haine s'est propagé en France. C'est lui le responsable. Dans l'interview hier soir, Emmanuel Macron ne s'en prend pas qu'au RN. Il cible aussi les insoumis sur la montée de l'antisémitisme.
Un président qui appelle les Français au sursaut, mais à six mois de l'élection présidentielle à laquelle il ne peut pas être candidat, le constat est là. Un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui le scénario le plus probable. Selon plusieurs sondages ces dernières semaines, les candidats héritiers du macronisme ont toutes les peines du monde à exister dans la campagne et imposé leur récit face au RN et à la France insoumise.
Autre sujet abordé par le chef de l'État, la colère des lycéens. Appelez à retourner en classe dans le calme lundi, jour de la rentrée. Il est 8h04, vous écoutez RMC. On en vient à cette nuit de colère en Espagne. D'ailleurs, ont opposé les forces de l'ordre et des manifestants venus réclamer des comptes au gouvernement espagnol après cette nouvelle tragédie ferroviaire. La deuxième, en moins d'un an, sur cette même ligne reliant la capitale à l'Andalousie. Un train à grande vitesse a percuté. Hier, un train à l'arrêt, une possible erreur humaine est évoquée par les autorités. Et le bilan, il est lourd, toujours provisoire. 68 morts au moins, plus d'une centaine de blessés.
Les secours continuent de s'activer à la recherche de survivants. Rachel Sadodine, vous êtes l'envoyée spéciale RMC en Espagne du côté de Tolède, où de nombreuses familles sont accueillies dans l'espoir d'obtenir des nouvelles de leurs proches.
Oui, et des policiers de la Guardia Civil sont postés ce matin devant l'entrée du centre d'accueil où je me trouve. Leur but, protéger au maximum les familles de disparus qui refusent systématiquement de s'adresser aux journalistes tant l'émotion est grande. Hier soir, plusieurs groupes se serraient dans les bras. J'ai aperçu deux jeunes femmes en pleurs, le visage caché par leurs longs cheveux, avant de s'engouffrer à nouveau à l'intérieur de ce centre où les attentes des bénévoles de la Croix-Rouge comme Rézos. Lorsque les gens arrivent ici, il
est
difficile de leur
fournir des informations précises sur leurs proches. Vous comprenez bien la complexité qu'il y a à déterminer la situation d'une personne dans de telles circonstances. C'est précisément ce laps de temps qui s'avère le plus éprouvant pour tout le monde. L'attente, l'angoisse.
Alors,
les bénévoles, les psychologues présents les soutiennent comme ils le peuvent face au choc, à la tristesse, mais aussi à la colère qui monte. La piste de l'erreur humaine se confirme. Publié par le quotidien El Pais, un enregistrement audio dévoile la consigne du responsable du centre de contrôle ferroviaire au conducteur du train à grande vitesse qui a provoqué la collision. Reprenez votre marche à allure normale. Ces mots enfreignent directement le protocole de sécurité habituel. Le train a donc repris sa marche pendant 20 kilomètres sans que personne ne l'arrête avant la collision fatidique.
Rachel Sadodine, envoyée spéciale RMC du côté de Tolède ce matin en Espagne où trois jours de deuil national ont été décrétés. Quelle sera l'ampleur de la mobilisation samedi acte 3 contre la Vichère ? Les autorités redoutent de nouveaux débordements. Raison pour laquelle le chef de la police nationale a envoyé ses consignes aux forces de l'ordre. RMC vous le réveillait hier. Il appelle Julie Brault au renforcement des effectifs.
Oui, dans un télégramme que nous avons pu consulter, le directeur général de la police nationale appelle les policiers, je cite, à une occupation particulièrement visible de la voie publique. Des fonctionnaires pourront être rappelés de congés pour assurer un taux de présence à 75% dans chaque service. A leur côté, le RAID sera de nouveau mobilisé samedi prochain. Des engins lanceurs d'eau et des drones seront également déployés. en plus d'une forte présence policière.
Dans la rue, des contrôles préventifs seront réalisés, dans les gares, les transports en commun, mais aussi dans les cages d'escalier et sur les toits de certains immeubles situés dans des secteurs sensibles, secteurs où les préfets pourront, comme le week-end dernier, mettre en place des couvre-feux afin de protéger des lieux pris pour cibles ou d'empêcher de nouveaux attroupements violents.
Et parmi les sujets de contestation, le prix des carburants au plus haut depuis la guerre au Moyen-Orient. Cela profite aux pétroliers comme Total Energy qui devraient dévoiler ce matin des bénéfices records au troisième trimestre. Le sujet pose question en plein débat sur la fiscalité des carburants dans le prochain budget débattu en ce moment à l'Assemblée nationale. Le gouvernement refuse toujours de bloquer les prix, de baisser les taxes. Confirmation hier du ministre de l'Économie qui s'est attiré les foudres du RN avec une phrase loin d'être passée inaperçue. Sonia Gobry.
Dans
l'hémicycle, le ministre de l'Économie, Roland Lescure reconnaît que les prix des carburants en France sont plus élevés que la moyenne européenne parce qu'on taxe plus et il lance.
Moi, ce n
'est
pas une taxe qui m'empêche de dormir. Je sais que ça en empêche d'endormir d'autres. Et moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures. C'est très bien.
Il se tourne vers les bancs du RN qui poussent pour une baisse drastique des taxes sur les carburants. Sachez, M. Lescure, qu'elles empêchent des millions de travailleurs retraités et de familles de dormir et même de vivre, lui répond Marine Le Pen sur X. Insupportable mépris macroniste, ajoute Jordan Bardella. Indignation aussi du député RN, Mathias Renaud. C'est vraiment une grosse bourde déconnectée. On est à quasiment 2,40 le litre pour le diesel. C'est extrêmement compliqué pour des millions de Français. Et il y
a
des millions de Français qui attendent tout simplement une baisse des taxes. Et donc là, cette réaction imprépensible, moi, ça ne m'empêche pas de dormir. Écoutez, moi, je lui laisse cette bourde. Mais pour le gouvernement, la proposition du RN de réduire les taxes sur les carburants est intenable financièrement. Pour faire baisser les prix à la pompe, il a préféré mettre sur le marché 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques.
Et je ne manquerai pas de poser la question à la porte-parole du gouvernement qui est également ministre de l'énergie, Maud Bréjon. Elle est mon invitée à 8h30 dans le face-à-face. Et puis, notez que l'ancien patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, s'apprête à prendre la tête du comité d'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030 en France. Ce sera dans les Alpes. Sa nomination doit être officialisée aujourd'hui.
C
'était le journal de Thibaut Texer. Il est 8h09 sur RMC. Il y a eu le 17 octobre. Il y a eu le 24 octobre. Et on s'apprête à vivre l'acte 3 ce week-end à votre demande, notamment Benjamin Ball. Bonjour. Bonjour. Vous êtes à la gilet jaune, ancien gilet jaune, mais nouveau gilet jaune également, puisque ça recommence. Et vous êtes à l'origine du mouvement du 17 octobre. Ces manifestations qui seront, c'est ce que le président de
la
République a dit, loin des centres-villes, avec parfois des couvre-feux dans certaines de ces villes. Vous estimez que si le gouvernement, je vous cite, interdit vos manifestations, alors il faudra bloquer le pays.
C
'est votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant, mais je vous attends aussi au 32 16. N'hésitez pas à venir réagir, interpeller notre invité, le 32 16 ou le WhatsApp 06 12 424 424. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. 8h13 sur RMC et à la télé sur RMC Story. Acte 3 des gilets jaunes. Ce samedi, partout en France. Benjamin Ball, vous êtes toujours avec nous. Vous êtes porte-parole de la coordination des gilets jaunes. Après le 17 octobre, le 24 octobre, vous appelez donc de nouveau à des rassemblements. Ce samedi, vous voulez bloquer le pays
? Oui,
c'est nécessaire, puisque le président de la République refuse de répondre aux revendications de l'ensemble des secteurs mobilisés. Il est nécessaire de créer un rapport de force pour pouvoir faire en sorte qu'au lieu de s'occuper de ses amis milliardaires,
il s'occupe du peuple.
C'est quoi les revendications à proprement parler ? Vous dites tant qu'il n'aura pas répondu. Qu'est-ce que vous attendez ? Qu'est-ce qui pourrait vous faire renoncer à ces samedis après samedi dehors en manifestation ? Je l'ai déjà dit, nous l'avons déjà dit. Nous souhaitons des états généraux, c'est
-à
-dire une rencontre avec l'ensemble des secteurs concernés, l'ensemble des secteurs mobilisés et qu'il
puisse répondre aux étudiants, aux paysans, aux gilets jaunes, aux profs, à la fonction publique, aux travailleurs-travailleuses, au mouvement climat. Tout le monde demande un plan d'urgence et donc on
prend
l'ensemble des revendications, on les liste, à la fin ils répondent et on ressort de là et on a à régler les choses de manière tranquille et pacifique. En attendant, il y a donc cet appel à nouveau à manifester samedi avec déjà des casserole-lades dès vendredi, c'est bien ça ?
Oui,
la casserole-lades c'est quelque chose qui est intéressant parce que ça permet aux gens de faire des petits regroupements, de se rassembler de manière légère, de pouvoir faire des casserole-lades aux fenêtres, dans la rue, devant des permanences parlementaires, que sais-je encore. Et nous, on en fait une devant l'Assemblée nationale dès demain soir à 18h. Vous êtes très remonté aussi sur les tracés des manifestations qui avaient été retoquées par les préfectures la semaine dernière. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron l'a dit, désormais, les manifestations se feront autour des villes mais non pas dans les centres-villes.
Il n
'y a
écrit nulle part dans la Constitution ni dans les textes associés que c'est le Président de la République qui décide des tracés de manifs.
Mais je n'arrive pas à comprendre
Benjamin Ball en quoi pour vous c'est problématique que la manifestation n
'est
pas lue dans le centre de Paris ? Alors j'imagine que symboliquement, République, Nation, Centre-Ville, ça pourrait au niveau de l'image médiatique...
C
'est pour Paris. Mais le fait, parce que j'ai en tête la manifestation le week-end dernier aux portes de Paris, dans les grandes tours qu'il
y a
aux portes de Paris, on avait de très belles images, de très belles photos, on voyait la foule, la masse, et ça, même médiatiquement, c'est impactant. Écoutez, je
vais
vous dire que vous
avez raison
sur les deux points.
C
'est-à-dire que premièrement, sur l'aspect symbolique, nous, quand on déclare une manifestation, quand on propose quelque chose, c'est pour porter un message, c'est pour porter un message politique et évidemment, le symbole, ça fait partie de ça. La deuxième chose,
c
'est qu'effectivement, moi j'ai été agréablement surpris, surprise, quand nous avons manifesté sur ces boulevards extérieurs, quand bien même ce n'était pas notre choix. Nous avons vu ces gens autour dont beaucoup nous applaudissaient et ça crée de l'engouement. J'espère que ces personnes seront avec nous dans la rue
samedi.
Benjamin Ball,
si le président de la République a évoqué des interdictions dans les centres-villes, même si ce n
'est
pas lui qui revient à cette décision, ce n
'est
pas pour protéger ses amis milliardaires, je reprends vos propos, c'est pour protéger des commerçants qui ont perdu des fortunes, des commerçants qui sont subventionnés par de l'argent pris sur l'argent des Français. Donc en fait, vous
voyez
là, je ne parle pas de riches.
Subventionnés, qui
vont être compensés avec
de l'argent... On
parle jusqu'à 10 000 euros par
petit commerce qui a été
effectivement
pillé.
Mais
ce sera de
l
'argent qui sera donc pris sur l'argent des Français, naturellement. Et là, on ne parle pas de riches, on parle de commerçants, de gens qui en fait réclament juste un peu de dignité dans leur travail. Est-ce que vous pensez parfois au problème des autres
? Oui,
moi je pense que ces commerçants qui ont vécu quelque chose de dramatique et terrible, ça doit être terrible pour eux parce qu'en fait, ils ont mis toute leur vie, ils ont mis toutes leurs économies pour pouvoir
ouvrir
un commerce. Moi-même, j'ai ouvert un commerce et je sais ce que c'est de travailler jusqu'à pas d'heure et de voir que ça peut se casser la gueule. Et là, que ça se casse la gueule parce qu'il
y
a des gens qui ont pété les commerces, c'est franchement terrible. Moi, je crois que nous devons arrêter de nous diviser entre nous,
arrêter
de penser que le problème, c'est de la faute du voisin. En fait, on doit se dire
qu'on doit se mettre ensemble pour pouvoir régler l'ensemble des problèmes de la société et donc demander réparation au président de la République. Pour vous, vous estimez que le 17 octobre, c'est une réussite ou c'est un désastre
? Pour
moi, le 17 octobre, c'est
un début. C'est quelque chose où quand on met seulement 800 000 personnes dans les rues, ce n
'est
pas assez pour pouvoir faire céder un gouvernement. C'est
beaucoup.
C'est beaucoup, mais ce n
'est
pas encore assez. C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a besoin d'aller plus loin. On voit qu'il y a besoin d'élargir
le mouvement.
Le 17 octobre, c'est aussi les images de pillage, c'est aussi les images de casseurs. Alors dire que pour vous, c'est un début d'un mouvement qui pourra prendre ou pas avec les Gilets jaunes et avec votre prochain mouvement de
ce
week-end.
C
'est
la mairie de Limoges ? C
'est aussi la mairie de
Limoges, c'est les rues de Marseille totalement délabrées, cassées, pillées, c'est les rues parisiennes qui ont continué d
'ailleurs
les pillages ont continué dimanche. Donc dire que c'est un début à vous écouter, que le début d'un mouvement qui pourra permettre d'améliorer la situation des Français, je pense qu'il y
a
beaucoup de gens qui nous écoutent et qui disent non, au contraire.
Benjamin Ball.
Moi, je comprends
qu
'il y
a
des gens qui aient peur et je comprends qu
'il
y
a
des gens qui se disent si c'est ça la mobilisation, moi, je n
'ai
pas envie d'y participer, je n
'ai
pas envie de soutenir quand bien même je serai d'accord avec les lycéens et je serai d'accord là-dessus.
Mais
en fait, ce qui se passe, c'est qu'il y a l'immense majorité des images,
l
'immense majorité des modes d'action qui sont bon enfants, que ce soit sur un rond-point avec le barbecue des Gilets jaunes, que ce soit sur un péage filtrant où les gens se disent bonjour, etc. Ou même quand il y a des actions qui sont un peu plus dures de type piquet de grève, blocage, etc. On voit qu'il
y
a la solidarité, de la convivialité. Vous voyez dans les rues ces pancartes qui sont diversifiées avec beaucoup d'humour. Donc, ces images-là, ça vaut le coup de les montrer aussi pour que les gens puissent se faire une idée. Et quand on dit qu'on va continuer et que je dis qu'il faut qu
'on
soit plus nombreux et nombreuses, nous préparerons le 31 octobre, le 5 novembre. Mais vous allez peut-être y venir dans
une prochaine.
Non,
non,
le 5 novembre, c'est effectivement cet appel à la grève, y compris de la part des syndicats. Exactement. Donc, le 5 novembre, les syndicats appellent à la grève. Nous, on pense qu'on doit faire en sorte que le 5 novembre ne soit pas un 5 novembre intersyndical seulement, mais le 5 novembre du peuple, que le peuple fasse irruption dans cette mobilisation. Et nous, après le 5, on appelle à un 6-7. À un 6-7. Donc, c'est-à-dire que vous enchaignez, puisque le 5 est un mercredi, je crois, que vous enchaignez ou un jeudi, donc que vous enchaignez jusqu'au week
-end. Et
on vous imagine, évidemment, qu'il
y a
une référence aussi au fameux 6-7. Merci Benjamin Ball. Vous êtes porte-parole de la coordination des Gilets jaunes, cofondateur du site qui regroupe les points de mobilisation des Gilets jaunes. Il est 8h19 sur RMC. RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche.
Arnaud Demanche est en vacances, mais on vous en a gardé le meilleur. Arnaud qui revenait sur la primaire social-démocrate.
Les
amis, attention, je vous préviens, ce matin, la chronique va être punk.
L
'amateur du Hellfest et l'ancien
métalleux
par ailleurs, Mathieu Béliard. Non, mais ce n
'est
pas de ma faute. Là, c'est Raphaël
Glucksmann. Après sa victoire triomphale à la primaire
de gauche, il a promis une campagne punk pour la présidentielle. Il a vraiment dit ça ?
Ça, c'est une campagne punk. Vivement la crête.
Raphaël, il s'est torché au lait de soja fermenté toute la soirée. Il s'est réveillé avec une épingle à nourrice dans la joue. Et maintenant, il est punk. Et ouais, je suis un gros malade. Ce matin, je n
'ai
même pas repassé mes chaussettes. Ah ouais. Ouais. J'ai traversé quand le petit bonhomme était rouge. Anarchie. Anarchie. Elle est où, ma meuf ?
Léa,
ce soir, attention, poupée.
Après le scrabble, on ne range pas les pions. Et je te propose un instant coquin. Et ouais, deux soirs de suite. on va faire du sale. On va laisser la vaisselle tremper dans l'évier pendant qu'on se fait
des bisous tout nus.
C'est pas une victime.
J'en ai pour six mois.
J'en ai pour six mois d'un
enfarinage
dimanche. Il n'a même pas eu le temps de se défendre en ouvrant sa braguette. Fous-moi le camp ou je te pisse dessus.
Je
vais boire 12 litres de kombucha par jour. Le prochain assaillant à 200 mètres, je peux le dégommer.
Plus punk que jamais.
De son côté, Gabriel Attal était en meeting à Lyon.
Ouais,
entre punk et amateur de bistrot et de boissons fortes. Donc, il présentait son
pacte
pour la jeunesse. C'était les jeunes avec Attal, quoi. C'est le seul mouvement de jeunesse où les membres sont plus vieux que le candidat. Vas-y, gamin ! Il me rappelle moi quand
j'avais son âge. Ouais, il est beau, il est brillant. Je lui donnerais bien des cours de théâtre si vous voyez ce que je veux dire. Brigitte ? Qu'est-ce que tu fais là ? Et alors, pendant son discours, Gabriel Attal a essayé de surfer sur le mouvement de contestation des lycéens. C'était spectaculaire.
Je suis comme vous, les jeunes.
Moi
aussi, j'ai été au lycée.
J
'ai brûlé des poubelles.
Moi aussi, j'ai cassé du keuf. J'ai fait de la zonzon.
J
'ai numéro d'écrou 65-28. Ouais, signe de Jules.
De
Jules Ferry aussi. Ouais,
vous étiez à l'école
alsacienne en sixième.
On
va se détendre. Bon, j'ai souffert quand même. Vous croyez que c'est marrant de manger de la femme le cul chez tous les midis à la cantine ? C'est quand même bourratif.
Alsacienne
! Oh !
Il a donné un grand discours sur le chaos ambiant. Tout est
chaos. À côté, tous mes idéaux, des
mots
abîmés. Je suis d'une génération désenchantée. Désenchantée.
Je suis
libertine.
Qui c'est qui m'a écrit ce discours de merde ? Arnaud
Demange qui sera de retour lundi. Il est 8h23. C'est l'heure de vous offrir vos vacances. Laetitia, félicitations ! Oh, super ! Merci,
Apolline ! Merci, Apolline ! Vous êtes
où, Laetitia ? Vous êtes... Oui, c'est ça, dans la charpente mécanique. Dis donc, dans la charpente mécanique ! Félicitations, Laetitia,
vous
êtes déjà sur zone au boulot là ou ? Oui, je suis déjà au bureau. Vous
êtes déjà au bureau.
On est très heureux que vous soyez fidèles à RMC. On est très heureux de vous en féliciter. Laetitia, vous avez gagné le séjour Bélembrun. Vous allez pouvoir partir à la mer, à la montagne. Vous allez pouvoir vous faire plaisir. Ils vont surtout s'occuper de tout là-bas.
Ils
s'occupent des
repas, des
activités. Donc, félicitations, Laetitia. On est très heureux de vous offrir ces vacances. Et comme Laetitia, vous pouvez gagner vos vacances si vous envoyez dès maintenant vacances au 7.3216. Vacances au 7.3216. Le prochain ou la prochaine gagnante sera en direct tirée au sort pendant les grandes gueules. Vacances au 7.3216. Bonne chance à tous.
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Et dans un instant, le face-à-face. Mon invité, c'est Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'énergie. Le gouvernement qui promet une baisse des prix à la pompe. Comment ça va se passer et quand ? Réponse dans un instant. RMC, Apolline Matin. Le rappel des titres, Solène Gardré. Début de trois jours de deuil en Espagne après l'accident de train qui a fait au moins 68 morts hier. Les premières investigations évoquent une erreur humaine. Le suspect de l'attentat de Trappes transféré au tribunal cette nuit fin de sa garde à vue. Six jours après l'attaque raciste qui a fait un mort et sept blessés dans les Yvelines.
Il doit être présenté devant un juge d'instruction dans la journée. 927 personnes sans domicile fixe sont mortes en France en 2025. Chiffre légèrement en baisse du collectif Les Morts dans la rue qui publie son rapport annuel. A Paris, une enquête ouverte par l'IGPN saisie après la mort d'un homme noir dans un commissariat de Seine-Saint-Denis. Vers un changement majeur dans la justice française, le Sénat a voté cette nuit pour que les crimes sexuels commis sur les mineurs deviennent imprescriptibles.
Emmanuel Macron appelle les lycéens à reprendre les cours dans le calme deux jours avant un nouveau samedi de mobilisation à l'appel des syndicats, des lycéens, des étudiants et des gilets jaunes. En foot, Lyon a gagné 6-0 hier contre l'Inter Milan lors de la troisième journée de la Ligue des Champions féminines. Ce soir, le Paris FC affronte le BK Haken à 18h45 puis c'est PSG Manchester City à 21h. La météo pour finir du brouillard sur le quart nord-ouest ce matin. Brouillard qui va se décaler peu à peu vers le sud-ouest. Mais cet après-midi, le soleil va dominer quasiment partout. Fin de l'épisode venteux aussi en Méditerranée. Les températures, ça commence très frais ce matin.
Moins 0,5 degré en Haute-Saône, 0 degré à 9h. Cet après-midi, il fera jusqu'à 15h à Rouen, 16h à Nantes et Limoges, 18h à Gap, 19h à Tarbes et jusqu'à 21h à Ajaccio. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin, face à face. Apolline de Malherbe.
Il
est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Maude Bréjon. Bonjour à tous. Vous êtes la porte-parole du gouvernement. Vous êtes aussi ministre de l'énergie. Vous avez bien dormi
? Et
vous ? Moi, j'ai très bien dormi
mais
je me suis levée un petit peu tôt. Mais si je vous pose cette question,
c
'est parce que le ministre de l'énergie, pas de l'énergie mais de l'économie qui s'occupe aussi notamment des taxes sur le carburant dit que les taxes sur le carburant,
ça
n'empêche pas de dormir. Ça pourrait peut-être quand même, non ? Roland Lescure, je travaille avec lui depuis des années dans des gouvernements et dans des majorités qui ont tout fait pour baisser les impôts des Français et singulièrement pour baisser les taxes particulièrement lorsque c'était nécessaire. Je pense notamment à la crise énergétique de 2022-2023 où on a mis sur la table 70 milliards d'euros dans les boucliers tarifaires sur le gaz, sur l'électricité et en appui à l'achat de carburant. Et puis on va peut-être parler de ce qu'on fait sur
le fond. Non mais pardon, cette expression. On va peut-être parler
de ce qu'on fait sur le fond.
Vous
pouvez juger de la forme. Moi ce
qui m'intéresse... Non mais est-ce que vous vous jugez de la forme ? Est-ce que vous vous trouvez que dans le
contexte actuel quand on sait qu'il y a pour certaines stations essence jusqu'à 40% de baisse de consommation, ça veut dire que c'est 40% de moins de trajets... Mais c'est des difficultés qui sont évidemment réels. Mais est-ce que le ministre de l'économie de la France peut dire une phrase pareille ? Moi franchement c'est pas une taxe qui m'empêche de dormir. Alors je sais que ça empêche d'autres de dormir mais moi ça ne m'empêche pas de dormir. Ça permet de financer plein d'infrastructures, c'est très bien. Oui, c'est peut-être maladroit sur la forme. Moi ce qui m'intéresse c'est ce qu'on fait sur le fond.
Ce qu'on fait sur le fond c'est la libération de 10 millions de barils de diesel qui permettront de faire baisser les prix entre 12 et 18 centimes là,
dans
quelques jours. Le 1er novembre c'est dimanche prochain. Ce qui m'intéresse c'est de reconduire les aides pour les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs. Ce qui m'intéresse c'est qu'on puisse aider les Français les plus précaires qui roulent beaucoup. 5,5 millions de Français qui sont éligibles à l'aide qu'on a mis en place. Je pense qu'au bout du bout ce qui intéresse les Français c'est la manière dont on les aide et c
'est
ce qu'on met en place. On va y venir évidemment savoir comment ça va se passer et quelle baisse d'aide puisque c'est dans les tout prochains jours. Mais dans le contexte actuel où on sent quand même non seulement une extrême douleur on va y venir après la journée du 17 octobre après l'attentat de Trappes dans un contexte où tout est explosif laisser entendre que bon allez on n'est pas à 10 centimes près que ça ne l'empêche pas de dormir. Est-ce que vous ne
vous
dites pas on est maladroits on ne sait plus parler aux Français ? Encore une fois je vous ai répondu sur la forme et je pense que vous auriez tort et qu'on aurait tort de réduire l'action du gouvernement et singulièrement du ministre de l'économie à une phrase prononcée à l'Assemblée nationale. Encore une fois ce qui compte ce qui compte c'est ce que fait ce gouvernement pour être aux côtés des Français c'est ces 10 millions de barils qui vont être libérés parce que c'est la vraie bonne nouvelle pour les consommateurs. Quand ? Comment ? Et est-ce que vous avez affiné vous avez pu anticiper l'impact réel que ça aurait à la fin ?
Oui on a publié deux décrets et un arrêté notamment pour encadrer les choses d'abord préciser les volumes qui allaient être libérés leur répartition leur répartition par distributeur leur répartition par zone géographique l'obligation pour l'ensemble de la chaîne de suivre de suivre l'évolution sur les prix de cette remise de telle sorte que les Français de la faire immédiatement apparaître exactement de
la faire
immédiatement apparaître que personne ne puisse faire de gras encore une fois sur l'ensemble de la chaîne de distribution on abaisse évidemment l'obligation de stockage stratégique le temps de mettre en place cette libération pendant les mois à venir et donc on aura la semaine prochaine une baisse visible à la pompe et on s'assurera parce que c'est important que l'ensemble des distributeurs le mettent en place que l'ensemble des stations puissent en bénéficier y compris les stations plus isolées les stations indépendantes dans les zones rurales parce qu'on sait que c'est aussi là où
les Français vous allez
faire pour vous en assurer
on
va suivre encore une fois sur l'ensemble de la chaîne du déstockage des barils jusqu'à la station de service en passant par le transporteur les grossistes les distributeurs que cette baisse est bien répercutée à chaque étape de la chaîne pardon mais des questions très très techniques jusqu'à l'affichage jusqu'à
l
'affichage en station de service de la baisse que ça aura permis pour les Français il y a une question j'allais dire très technique logistique de remplissage ou non des cuves c'est-à-dire qu'il y a ces barils que vous allez réinjecter ces barils achetés moins cher que vous allez réinjecter dans
toute
la filière mais il y a ce constat qu'un certain nombre de stations essence ont vu parfois des baisses de consommation je disais le chiffre il est saisissant il a été annoncé par plusieurs distributeurs jusqu'à 40% de moins de consommation dans certaines comptes ça veut dire aussi que c'est littéralement des cuves qui mettent beaucoup plus de temps à se vider et donc qui vont être re-remplies plus tard que d'autres comment est-ce que vous allez faire techniquement pour que ça ne soit pas en fait un cercle vicieux c'est-à-dire que ces petites stations qui sont déjà très impactées seront aussi probablement les dernières à pouvoir afficher un prix à la pompe plus léger on va les aider sur la trésorerie
on
va les aider sur la trésorerie pour leur permettre d'appliquer en avance de phase et donc avant le remplissage de ces cuves on y travaille précisément avec ces stations indépendantes dont je vous parlais leur permettre de répercuter à la baisse c'est pas seulement une question
de trésor la
trésor ce serait s'ils pouvaient re-remplir la cuve mais si la cuve n
'est
pas vidée d'un pétrole pardon d'une essence qu'ils ont déjà acheté plus cher techniquement ils ne peuvent pas la vendre à 12 centimes de moins on leur permettra d'abord de faire cette remise avant d'avoir acheté de nouveaux volumes de pétrole en l'occurrence de diesel et ensuite on les aide encore une fois en matière de trésorerie pour leur permettre de faire cette aide de mettre en place cette aide en avance de phase et le dispositif dont je vous parle là a été précisément travaillé avec les organisations encore une fois qui regroupent je pense à Mobiliens mais il y en a d'autres qui regroupent ces stations indépendantes je repose la question vraiment très technique pour essayer de comprendre pardon c'est vraiment une histoire de remplissage du frigo là en l'occurrence c'est la cuve mais c'est exactement la même logique c'est que vous allez donc payer la différence c'est à dire que si c'est de l'essence qu'ils ont acheté très cher les prix récents la semaine prochaine ils ont encore cette essence là dans leur cuve donc quand on met à la pompe c'est encore cette essence achetée très cher qu'ils ont la différence les 12 centimes ou 18 centimes par litre c'est vous qui allez les payer on va permettre une avance de trésorerie qui leur permettra de répercuter immédiatement encore une fois cette baisse entre 12
et 18 centimes
je ne
peux
pas vous le dire autrement
vous ne payez pas
la différence vous prêtez et moi ce que je dis encore une fois aux français qui nous écoutent ce matin c'est que tout a été mis en place pour que lundi prochain cette baisse puisse être visible encore une fois sur l'ensemble du territoire dans
l
'ensemble des distributeurs
ce sera
plutôt 12 ou ce sera plutôt 18 ça dépendra des distributeurs ça dépendra encore une fois des stations service mais on sera entre 12 et 18 centimes et c'est une très bonne nouvelle pour le consommateur parce que sur un plein ça représente une somme d'argent importante est-ce que vous avez une précision sur le calendrier c'est-à
-dire
qu'on dit la semaine prochaine est-ce que vous vous dites à partir de lundi oui au totem des différentes stations essence nous on
aura
tout mis en place pour que ça puisse être effectif au 1er novembre le 1er novembre c'est férié c'est un dimanche donc en tout état de cause au plus tard lundi matin et on fera les contrôles et les vérifications pour s'assurer encore une fois que c'est bien appliqué
les
commerçants mais je note
d'ailleurs
que les distributeurs que vous recevez sur vos plateaux Michel-Edouard Leclerc était sur BFM TV hier vous en recevez aussi régulièrement dans votre matinale accueille cette mise en place ce dispositif de manière plutôt positive c'est bien la preuve qu'on arrive à travailler ensemble avec un objectif commun c'est le pouvoir d'achat des français parce que notre objectif à tous je crois c'est de protéger les français et cette mesure là qui est inédite il faut bien que les uns et les autres comprennent c'est la première fois dans l'histoire
qu
'on va piocher dans des stocks stratégiques de manière si massive pour faire baisser les volumes et ça c'est grâce à l'action qu'a menée le président de la république à l'international pour négocier cette libération de 100 millions de barils à l'échelle du G7 et c'est grâce ensuite à la déclinaison qu'en fait le gouvernement et le Premier ministre donc ce n'est pas rien ce n'est pas rien c'est en fait une disposition inédite qui
n'a jamais été mise en place
Dans
le même temps le
groupe Total s'apprête à publier ses résultats ça devrait être d'excellents résultats peut-être même des résultats records il n
'y a
pas un truc qui ne va pas
?
Écoutez moi je crois qu'on aurait tort de sombrer dans le Total Bashing je sais que c'est un sport national pour une partie de la classe politique moi ce que je vois concrètement c'est que depuis plusieurs mois Total a mis en place des plafonnements sur l'essence sur le diesel c'est une bonne chose parce que ça permet là aussi de tirer les prix à la baisse ça contribue à protéger les français quoi qu'on en dise donc ça c'est la première chose et la seconde d'un point de vue plus macro et je peux vous le dire s'il
y a
7,5
milliards de
bénéfices je vais terminer je peux vous le dire en tant que ministre de l'énergie on a de la chance d'avoir un grand major pétrolier dans une crise telle que celle que l'on traverse et notamment pour pallier à des risques d'approvisionnement donc nous on demande à Total d'être exemplaire on demande à Total de répercuter encore une fois à la baisse l'avantage de
la libération des barils mais juste qu'ils se sont engagés à faire de poursuivre l
'affonnement autant que nécessaire tant que cette crise perdure 7,5 milliards de bénéfices est-ce que vous ne
vous
dites pas dans le contexte actuel où vous cherchez des sous partout jusqu'à envisager de doubler le
nombre de radars sur les routes
non
ça c'est faux
pardon c'est faux ? non ça c'est faux c'est du renouvellement de radars existants on ne double pas le nombre de radars sur les routes pardon on s'éloigne
un peu du sujet vous n'allez pas
doubler non mais c'est intéressant parce que vous
n'avez pas doublé
on
ne va
pas doubler le nombre de radars sur les routes on remplace des radars existants par
d
'autres radars et d'ailleurs quand vous regardez 2026 et 2027 l'estimation de ce que ces amendes rapportent pour l'Etat vous êtes à volume constant revenons
-en on a fermé la parenthèse mais la précision est importante
7,5 milliards d'euros de bénéfices est
-ce que vous ne pouvez pas en prendre un peu
?
est
-ce que vous ne
vous
dites pas tiens dans le moment actuel où sont faits ces bénéfices ? j'imagine dans l'ensemble du monde mais voilà dans l'ensemble du monde et spécifiquement pas en France en France Total a plafonné les prix ça a permis d'avoir encore une fois des avantages importants pour beaucoup de Français c'est une bonne chose ils doivent continuer à le faire je vois qu
'ils
se sont engagés à continuer à le faire et puis encore une fois on a aussi le droit d'être fiers parfois d'avoir des champions pardon des champions en France qui nous permettent d'avancer et notamment singulièrement dans ces crises Maud Bréjon les commerçants je le disais il y a eu le 17 octobre il y a eu le 24 octobre samedi à nouveau appel à des manifestations samedi 31 jeudi 5 peut-être même le 6 et le 7 qui sont déjà évoqués grande inquiétude des commerçants manque à gagner casse et cette annonce jusqu'à 10 000 euros par commerce par très petit commerce qui aurait été pillé ou cassé est-ce que vous n'auriez pas mieux fait de mettre cet argent dans la sécurité plutôt que d'avoir à réparer la casse derrière je crois que la question ne se pose pas comme ça et pour les semaines à venir il y a au fond trois axes qui définissent l'action du gouvernement le premier c'est l'ordre public nous ne laisserons rien passer et nous serons intraitables avec les délinquants les factieux avec ceux qui cassent c'est absolument inadmissible la journée de samedi dernier le 24 c'est globalement bien passé c'est la preuve qu'on y arrive ensuite il y
a
la question des discussions des négociations du dialogue social et là ça touche à des revendications qui sont légitimes qui n'ont rien à voir avec les casse qu'on a pu voir ces derniers jours et ces dernières semaines il faut avancer avec les lycéens il faut avancer avec les partenaires sociaux les organisations syndicales les organisations
patronales les lycéens ce que vous allez le revoir
vite et ensuite il y
a
l'accompagnement des commerçants et on continuera à être extrêmement vigilants sur le tracé des manifestations sur la mise en place de coups pour l'instant vous n'êtes pas mis d'accord sur
la manière dont on préserve les centres-villes c
'est la manière dont on préserve les centres-villes pour qu'il
n'y aura
plus de manif dans les centres-villes pour que en tout cas là où c'est nécessaire on garantisse aux
commerçants il n'y aura plus de manif dans les centres-villes on
garantisse aux commerçants d'avoir des français qui réinvestissent les centres-villes singulièrement dans
une période de fête où la consommation est d'importance tant que
le calme n'est pas complètement revenu il n
'y
aura plus de manif dans les centres-villes en tout cas là où ça pose et ça se fait au cas par cas vous savez que c'est une discussion avec les préfets d'abord ensuite avec les maires là où il y a des risques de violences telles que celles qu'on a connues le 17 octobre il faut évidemment adapter le tracé des manifestations est
-ce
que certains magasins se disent est-ce qu'il ne faudrait pas peut-être ouvrir le dimanche là où pour l'instant c'est interdit pour tenter de compenser les manques à gagner est-ce que c'est une question à laquelle vous êtes sur la piste qui est sur la table et nous sommes favorables à faciliter d'ici à Noël l'ouverture le dimanche vous savez qu
'il
y
a
déjà des dérogations possibles qui peuvent être données par le maire le préfet peut étendre le nombre de dérogations le nombre de dimanches ouverts par an dans chacune encore une fois dans chacun des départements et donc on facilitera l'ouverture le dimanche d'ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner de rattraper ce chiffre
d'affaires après certains vous
disent déjà
j'en avais ce matin sur
RMC qui témoignait qui disait le problème c'est que moi j'ai des salariés des vendeurs des vendeuses et que les payer le dimanche du coup les payer encore plus parce que ce serait un dimanche et que ce serait un jour en extra ça leur paraît difficile est-ce que vous les accompagnerez éventuellement ?
L'ouverture le dimanche en tout cas de manière plus souple que ce que la loi ne prévoit aujourd'hui en tout cas enfin pardonnez-moi de ce que la réglementation ne prévoit aujourd'hui indépendamment de la décision que pourraient prendre les préfets c'est une demande des commerçants eux-mêmes donc faciliter cette ouverture-là c'est répondre à leurs demandes La journée du 31 en termes de maintien de l'ordre est-ce que vous pensez que tout est sous contrôle pour reprendre un mot du ministre de l'Intérieur qui avait reconnu qu'il avait perdu le contrôle ? Tout est mis en place je vous le confirme il y
a
eu un conseil de défense et de sécurité nationale qui s'est tenu hier autour du président de la République et du Premier ministre qui visait précisément à préparer les échéances à venir et notamment l'échéance du week-end prochain pas uniquement mais notamment et donc tous les moyens en termes de dispositifs de forces de l'ordre déployés sont évidemment mis en place des couvre-feux d'ailleurs sont encore appliqués dans certaines villes en France Le maire de Paris évoque trois rassemblements d'ultra-droite de néo-nazis qui sont prévus normalement ce week-end dans les rues de Paris ou juste autour de Paris est-ce que est-ce que vous avez pris des dispositions pour les interdire ?
C'est
une décision qui sera prise par la préfecture vous savez que ce n'est pas au gouvernement d'autoriser ou d'interdire des manifestations c'est d'abord au préfet et le préfet le fait sur des considérations juridiques de troubles de risques de troubles à l'ordre public ce
sont des événements
néo-fascistes voilà ce que dit Emmanuel Grégoire vous vous dites qu'il ne
faut
pas que ça ait lieu indépendamment de la préfecture je dis que c'est au préfet de prendre cette décision mais je veux dire à titre personnel en tant que porte-parole du gouvernement quand vous entendez le président de la république hier qui dit qu'aujourd'hui on a un antisémitisme et un racisme décomplexé qu'on a un racisme d'atmosphère est-ce que dans ce contexte-là on peut laisser des manifestations de cette sorte au ferré ? je trouve ça incompréhensible qu'on puisse aller manifester
dans
de telles organisations et dans de tels rassemblements c'est une évidence du reste est-ce que en droit les fondamentaux sont réunis pour l'interdire ça c'est au préfet encore une fois de le dire il a parlé Emmanuel Macron je le cite d'une désinhibition d'un antisémitisme chez certains d'une désinhibition du racisme chez les autres il visait semble-t-il la France Insoumise et le Rassemblement National il parle d'un racisme d'atmosphère il a aussi évoqué une forme de désinhibition des propos mais aussi des violences évidemment il était interrogé d'ailleurs chez Hugo Décrypte avec le drame de Trapp on parle d'un hommage national est-ce que vous avez une date
?
non et cette date sera discutée avec la famille pour des raisons que chacun comprend avec qui leur a lieu pardonnez-moi cette expression dans les temps à venir et ce sera bien sûr décidé en discussion avec
la famille de la
patine est-ce que c'est le premier ministre qui présidera cet hommage ? c'est le premier ministre c'est le premier ministre qui présidera cet hommage le président de la république ces dernières années présidait les hommages lorsqu'il s'agissait d'attentats qui avaient touché des fonctionnaires de l'état notamment en exercice des policiers des gendarmes et le reste est présidé par le premier ministre en revanche c'est bien une décision qui a été prise par le président de la république comment on fait pour tenir jusqu'à la présidentielle dans ce climat ?
écoutez l'atmosphère a quelque chose d'irrespirable il y a beaucoup de tensions il y a beaucoup de violences il y a beaucoup d'inquiétudes il y
a
beaucoup de peur aussi je crois dans une majorité de français et je les comprends complètement ce qui m'a frappée suite à cet attentat raciste terrible survenu à Trappes la semaine dernière c'est à quel point la politique avait très vite repris ses droits et à quel point la dualité singulièrement entre l'extrême droite et l'extrême gauche avait en quelques heures pris le dessus sur l'émotion et sur la solidarité une forme de concorde nationale qui devrait nous unir au moins quelques jours regardez les questions au gouvernement que nous avons vécues mardi dernier regardez l'attitude de la France insoumise regardez l'attitude des écologistes regardez hier encore une députée qui accusait le premier ministre d'avoir je la cite abattu une seconde fois la victime comment peut-on prononcer de tels mots et ensuite prétendre à rassembler les français vous considérez qu'aujourd'hui une partie de la gauche instrumentalise je considère qu'une partie de la gauche instrumentalise
ce
qui s'est passé attrape instrumentalise la violence et je vous le dis comme je le pense
je
n'ai aucune leçon de républicanisme à recevoir de l'extrême gauche de la France insoumise d'Europe écologie les verts absolument aucune nous avons aujourd'hui des partis politiques qui
agitent
et instrumentalisent différentes formes de communautarisme ça va à l'encontre de ce qui doit nous amener à faire société ensemble ça va à l'encontre des fondamentaux de la république qui nous permettent là encore de vivre ensemble malgré nos désaccords malgré nos différences et c'est extrêmement dangereux les propos colportés encore une fois par certaines forces politiques sont parfois et vous parlez notamment de cette accusation qui
a été lancée à l'endroit de le Premier
ministre sont parfois des coups extrêmement violents contre l'unité nationale Maude Bréjon le tout dans un contexte de campagne présidentielle vous vous soutenez Edouard Philippe Gabriel Attal propose ce matin une primaire est-ce qu'il faut à un moment se rassembler vous appeliez une concorde nationale est-ce qu'il faut au moins que ceux dont les idées ne sont pas si éloignées se rassemblent et décident d'aller ensemble vers une primaire moi j
'ai
toujours prôné le rassemblement toujours et j'ai d'ailleurs rejoint Edouard Philippe parce que je suis convaincue que c'est le meilleur aujourd'hui pour rassembler et pour rassembler la droite et le centre
j
'ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Attal hier j'entends qu'on parle d'une primaire qui irait de quelque part à gauche à quelque part à droite je crois que dans la période de grande tension qu'on vit l'heure est à la clarification et pas à la confusion
qui
pense sérieusement qu'on pourrait mettre dans un même programme pardonnez-moi dans un même meeting dans une même primaire en l'occurrence Raphaël Luxman qui veut augmenter la fiscalité qui veut régulariser 300 000 c'est son programme 300 000 travailleurs sans papier et Bruno Rotaillot qui veut réformer la constitution et appliquer une réforme des retraites pour vous ça n'a rien à voir donc il n'y a pas de primaire possible c'est que
il
faut partager un certain nombre de plus petits dénominateurs communs voilà et je crois que le bon espace de rassemblement c'est celui de la droite et du centre et je crois qu'Edouard Philippe est aujourd'hui et de loin et de loin le mieux placé pour faire ce rassemblement là merci Maude Bréjean d'avoir répondu à mes questions ce matin porte-parole du gouvernement ministre délégué à l'énergie il
est
8h50 sur RMC et BFM TV
et
tout de suite les grandes gueules sur RMC avec Olivier Truchot Olivier vous nous donnez le menu
oui très rapidement Pauline on va revenir sur l'acte 3 de la mobilisation qui se prépare ce samedi mobilisation contre la vie chère mais on a l'impression que les manifestations sont organisées jusqu'à la présidentielle est-ce qu'on doit le craindre ou au contraire sans féliciter on va en débattre dans l'EGG à tout de suite