Discours de Marine Le Pen à l'issue du colloque "Idées Nation" sur la Santé
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« Un récent sondage montre que 70% des Français s'estiment inégaux face à la santé. »
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« Les premières vagues de déremboursements ont commencé en août 2003, 84 médicaments. »
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« Puis il y a eu mars 2006, 282 spécialités. »
- 7:42PrésentateurChiffre
« Puis en mai 2007, 89 médicaments. »
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« Puis avril 2010, 150 nouveaux médicaments. »
- 7:49PrésentateurChiffre
« Et enfin, mais ça reprendra très vite, le 6 octobre 2011, 26 médicaments supplémentaires déremboursés. »
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« Avec tous les médicaments que j'ai achetés et qui n'ont pas été consommés, je pourrais en 13 ans ouvrir une pharmacie. »
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« Alzheimer est un problème de société et nous avons le devoir de ne pas laisser les malades et les familles seules et démunies face à cette terrible maladie. »
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« Elle touche aujourd'hui plus de 800 000 personnes dans notre pays et ce chiffre devrait doubler d'ici 20 ans. »
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« Créée en 2000 sous Lionel Jospin et exclusivement réservée aux clandestins soit environ 600 millions d'euros par an, eh bien cette somme permettra de mieux prendre en charge les malades dans des structures adaptées. »
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« Plus de 11 milliards d'euros de déficit pour la seule branche assurance maladie l'an dernier et 10 prévues cette année. »
- 22:01PrésentateurChiffre
« Les dépenses de santé en France représentent environ 11% de notre PIB. »
- 40:14PrésentateurChiffre
« plus 40% »
- 40:17PrésentateurChiffre
« le doublement des infections HIV »
- 40:31PrésentateurPromesse
« je refuse de laisser l'UMP et le PS jeter tous nos trésors par-dessus bord »
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Chers amis présents ici et chers internautes, puisque nous sommes suivis en direct sur le site internet du Front National, bonjour. Vous savez, c'est toujours pour moi un grand bonheur de participer aux colloques d'idées nations qui sont toujours d'une grande qualité et qui contribuent à démontrer que le débat d'idées est chez nous. En juin, sur les jaunes de non-droit, en septembre sur l'école, nous avons pu mieux faire connaître aux Français les grandes orientations et les propositions concrètes de mon projet présidentiel. Ce projet, je le veux cohérent et global.
Je refuse qu'il se limite à quelques sujets parce qu'il serait à la mode, mais je souhaite au contraire proposer aux Français un cap clair, précis, cohérent, sur les grandes problématiques, pardon, qui les concernent. Vos échanges n'ont pas fait d'exception, chers amis, à l'excellence qui caractérise les colloques d'idées nations. J'ai écouté aujourd'hui avec beaucoup d'intérêt des professionnels de la santé, des fins connaisseurs du système sanitaire, des praticiens qui sont aussi venus témoigner de leur expérience et je les en remercie très sincèrement. Je vous remercie d'avoir parlé avec autant de conviction, de passion même parfois, d'un sujet qui, bien évidemment, nous concerne tous.
On se la souhaite tous, tous les ans, la nuit de la Saint-Sylvestre, parce qu'on connaît le prix si précieux de la bonne santé lorsqu'on ne l'a plus. Tous, nous sommes concernés par la question de la santé, nos anciens bien sûr, mais aussi leurs enfants et leurs petits-enfants. Et tous, nous aspirons à pouvoir bénéficier d'un système de soins qui s'est considérablement renforcé au cours des siècles et en particulier au cours des dernières décennies. A ce sujet, je tiens peut-être en premier lieu à rendre hommage aux chercheurs français, aux découvreurs, qui régulièrement honorent notre pays d'une formidable avancée pour la santé publique.
Je sais aussi que nous pouvons compter sur un personnel soignant de très grande qualité en France, parce qu'il est bien formé, parce qu'il est motivé, parce qu'il a souvent cette qualité qui fait tant défaut à nos sociétés modernes individualistes, l'altruisme. Le service public de la santé est une noble mission. Je salue en particulier très salheureusement nos infirmières et nos infirmiers qui font un travail difficile, harassant, souvent mal rémunéré et parfois même ingrat, mais qui sont pour les malades et leurs familles un vrai rayon de soleil dans les couloirs, parfois angoissant de l'hôpital.
Alors nous l'avons dit, et c'est d'ailleurs le titre de ce colloque, « Il faut garantir à tous les Français l'accès à la santé ». Ce sera ma priorité essentielle. Évidemment, aujourd'hui devant vous, je ne parlerai pas de tous les sujets liés à la santé, parce qu'il faudrait multiplier les colloques comme celui-ci, notamment la dépendance et la problématique des maisons de retraite et de leur privatisation, notamment le handicap qu'évoquait tout à l'heure Marie-Christine Arnautu, qui fera l'objet d'un traitement à part, dans le cadre duquel nous aborderons aussi de front le problème croissant de l'autisme, trop souvent méconnu et trop souvent mal pris en compte.
Ma priorité absolue est la suivante, je vous l'ai dit, rétablir la justice face aux soins dans une société qui malheureusement a laissé l'injustice médicale se creuser. Tout de suite, cette première question renvoie à la seconde, celle des choix qu'il faut faire et des priorités qu'il faut définir et donc à la question financière. Vous le savez, nous sommes en pleine crise de la dette pour mille raisons qui tiennent à des choix économiques absurdes, notamment au niveau européen. Dans ce contexte, il nous faut être responsables. L'argent ne coule malheureusement pas à flot dans les caisses mal gérées de l'État ni dans celles des organismes de protection sociale.
Il faut donc faire des choix, d'autres choix que ceux de l'UMP et du PS et définir d'autres priorités que celles de l'UMP et du PS pour atteindre l'impérieux objectif que je me fixe et que je fixerai à mon gouvernement la justice entre les Français face à la santé. Je le dis tout de suite, je n'admets pas qu'il y ait une médecine des pauvres et une médecine des riches. Je n'admets pas non plus qu'un nombre croissant de Français, comme c'est le cas depuis plus d'une dizaine d'années, renoncent à se soigner faute de moyens. C'est pour moi le comble de l'ignominie qu'une politique qui laisse se développer, qui organise, qui favorise l'injustice devant la santé.
Injustice sociale entre les pauvres et les riches, mais aussi injustice territoriale entre les campagnes ou les lointaines banlieues oubliées de tous et des centres-villes bourgeois plus favorisées. La sécurité sociale est un très grand acquis de l'immédiate après-guerre, une fierté pour la France, un système qu'on nous envie souvent, et je peux vous dire, revenant des États-Unis, qu'on nous l'envie outre-Atlantique. Je refuse de voir ce système saccager peu à peu par l'incompétence des gens qui nous gouvernent, leur incapacité à faire des choix pertinents, à définir de vraies priorités. Les Français le savent. Je suis le meilleur défenseur de leur sécurité.
Et bien qu'ils sachent aussi que je serai le meilleur défenseur de notre sécurité sociale et de notre système de soins. Vous savez, sur l'inégalité d'accès aux soins, la situation devient extrêmement préoccupante et les Français le ressentent, le vivent de plus en plus clairement. Un récent sondage montre que 70% des Français s'estiment inégaux face à la santé. C'est dire quand même la gravité de la situation. D'autres enquêtes nous montrent qu'une part croissante des Français, je vous le disais tout à l'heure, plus d'un tiers, c'est considérable, renonce parfois aux soins, justement pour des raisons financières.
A l'origine de cette injustice médicale croissante, il y a des choix absurdes qui ont conduit les gouvernements successifs, UMP et PS, à développer une vision purement comptable de la médecine. À faire des coupes budgétaires là où il ne fallait pas en faire. Alors qu'on laissait prospérer des dépenses et des gaspillages inadmissibles. L'accès égal à la santé pour tous les Français se la suppose de rompre avec toutes les décisions à l'origine de cette flambée des inégalités.
D'abord, il y a ce qui renforce l'inégalité sociale et qu'il nous faut rectifier au plus vite, c'est la cherté de l'accès aux soins, qui s'explique par la multiplication des déremboursements de médicaments, la montée continue du forfait hospitalier et la poussée régulière des tarifs des mutuels. Des études très précises ont démontré la perversité des déremboursements de médicaments. Et je pense notamment à l'évaluation faite cette année par l'Institut de recherche et de documentation en économie de la santé. Les premières vagues de déremboursements ont commencé en août 2003, 84 médicaments. Puis il y a eu mars 2006, 282 spécialités. Puis en mai 2007, 89 médicaments.
Puis avril 2010, 150 nouveaux médicaments. Et enfin, mais ça reprendra très vite, le 6 octobre 2011, 26 médicaments supplémentaires déremboursés. Vous voyez que les choses s'accélèrent. Les études réalisées en France ou à l'étranger, comme en Italie par exemple, montrent deux choses. Premièrement, que la louable intention du départ, qui consiste à cesser de rembourser des médicaments supposés inefficaces, se transforment toujours très vite en actions à caractère purement budgétaire et comptable. Faire des économies en raclant les fonds de tiroirs, bref, au prix de la santé des Français.
Je vous signale par ailleurs que je pense que vous êtes comme moi, à chaque fois, sur ces longues listes de médicaments déremboursés. Et pourtant, j'ai la chance d'avoir légué par mon père plutôt une bonne santé. J'en connais un nombre incroyable. C'est donc bien qu'ils ne sont pas les plus inefficaces, mais qu'ils sont évidemment les plus vendus. Et s'ils sont les plus vendus, c'est qu'a priori, c'est parce qu'il y a le plus de médecins qui les ont prescrits. Et comme je ne crois pas que les médecins soient des charlatans, j'imagine donc que s'ils les prescrivent, c'est parce qu'ils sont les plus efficaces.
L'autre effet est encore plus pervers et qu'il ne rapporte quasiment rien aux caisses sociales. D'une part parce que les malades s'orientent plus facilement vers l'hôpital et l'on sait qu'il est très coûteux. Et d'autre part parce qu'ils se reportent, et comment pourrait-on d'ailleurs leur reprocher, vers d'autres médicaments remboursés, mais souvent plus chers aussi. Bref, là où on croit faire une économie, en réalité on crée de nouveaux coûts et dans le même temps on accroît à l'injustice médicale et tout le monde est perdant. Il faut aussi, dans la recherche nécessaire d'économie, se poser la question de la vente de médicaments au détail. Cela existe dans beaucoup de pays.
Moi j'ai trois enfants, l'aîné a 13 ans, les jumeaux ont 12 ans. Avec tous les médicaments que j'ai achetés et qui n'ont pas été consommés, je pourrais en 13 ans ouvrir une pharmacie. Parce qu'il y en a qui se périment, qu'on jette. Mais le stock, si je puis me permettre, m'aurait je pense permis d'ouvrir une petite pharmacie. Alors, nous sommes là confrontés évidemment à un gâchis qui est inimaginable. Et puis même à un problème écologique. Après tout, si on a un traitement de 2 comprimés par jour pendant 7 jours, moi ça ne me choquerait pas qu'on me donne dans un sachet en plastique les 14 comprimés et pas les 45 comprimés de la boîte.
ça me paraît être du bon sens et éviterait d'ailleurs l'automédication dont on nous rebat les oreilles. Alors il faut donc reprendre cette poétique du médicament, regarder avec beaucoup plus de discernement les médicaments réellement efficaces, ceux qui sont inefficaces, quitte à rembourser à nouveau des médicaments placés sur ces fameuses listes et impliquer bien davantage ce qu'on ne le fait aujourd'hui, les malades, via les associations qui les représentent. Leur rôle au sein de la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé doit, je le crois, être reconnu. D'une manière générale, il faut cesser d'ailleurs de les mépriser ces malades.
Partout où des décisions les concernent, des décisions importantes bien sûr sont prises, des représentants des malades doivent être associés. C'est la philosophie de mon projet et c'est ainsi que j'entends refonder aussi le pacte républicain dans notre pays. Alors à côté des remboursements à répétition des médicaments, il faut poser la question des hausses régulières du forfait hospitalier. C'est là encore une question de priorité et de choix.
Moi je n'admets pas que les écarts se creusent entre catégories de français parce qu'on ne cesse de rehausser le forfait hospitalier, au départ d'ailleurs conçu pour être relativement indolore pour le portefeuille des malades et de leur famille et qui de plus en plus pèsent lourd, très lourd. Et à ce sujet, l'hypocrisie du gouvernement devient insupportable qui crée des coûts additionnels et qui dans le même temps demande systématiquement aux mutuelles de les prendre en charge. Mais les français ne sont pas dupes. Les mutuelles ne prennent pas en charge à n'importe quel prix l'effacement de la sécurité sociale. Elles augmentent régulièrement leurs tarifs.
Et ce sont in fine toujours les français et notamment les plus modestes qui paient. A ce sujet, l'augmentation de la taxe sur les complémentaires santé votée début septembre à l'initiative du gouvernement Sarkozy était une grave erreur que j'ai dénoncée d'ailleurs comme telle. Et elle se traduira par une hausse prévisible de 6 à 7% du coût des mutuelles. Je vous rappelle d'ailleurs que le jour même où les députés votaient cette mesure indigne, ils votaient également un nouveau plan de renflouement pour la Grèce, le deuxième en quelques mois, qui a alourdi notre dette publique de 15 milliards d'euros supplémentaires. C'est toujours bon à savoir.
Concernant enfin les tarifs des consultations en médecine libérale, je serai très attentif à ce qu'on évite les dépassements excessifs de noraires en secteur 2. Parce qu'il y a, c'est vrai, énormément de gens de médecins qui se tiennent bien et puis il y en a quelques-uns qui se tiennent mal. Et il y a parfois des véritables scandales. Ça concerne une minorité, mais je veux les éviter. Les dépassements de noraires sont ainsi plafonnés en secteur 2 après concertation avec les représentants des médecins. Je ne souhaite pas que le modèle de médecine libérale auquel les professionnels de santé comme les Français sont extrêmement attachés se voient remis en cause par les abus de quelques-uns.
Vous voyez donc ce que je veux dire quand je dis et que je répète que nous avons des priorités à mettre en œuvre. Parmi ces priorités, il faut bien sûr écarter toute hausse du forfait hospitalier et toute nouvelle taxation des mutuelles pour l'avenir. Et puis, il y a l'inégalité entre les territoires. Et elle est devenue parfois révoltante. Je recevais hier des dirigeants de l'ANRAF, l'Association nationale des retraités agricoles de France, qui avait émis le souhait de me rencontrer et ils me disaient tous la même chose. Nos campagnes sont totalement oubliées.
Les services publics qui sont sacrifiés sur l'hôtel de l'Union européenne, devenus une machine à broyer les peuples et la santé n'échappe pas. L'un des dirigeants de cette association m'expliquait qu'il devait faire là où il habitait, 40 kilomètres pour trouver l'hôpital le plus proche. Nous devons établir et rétablir l'égalité d'accès aux soins entre les territoires. Les oubliés des campagnes françaises ne doivent pas, en plus, être les plus mal soignés. Et à cet égard, je demande qu'on sorte des logiques purement comptables.
Les toutes petites structures médicales qui ne pratiquent pas suffisamment pour assurer une qualité de soins suffisante et une sécurité suffisante doivent, dans l'intérêt de tous, je crois, être fermées. Mais il n'y a pas de raison que ce mouvement touche toutes les structures de taille moyenne dans lesquelles officient du personnel de très grande qualité et qui permettent à des millions de nos compatriotes de trouver près de chez eux une offre de soins. Comme c'est le cas aussi pour l'école. Dans le domaine médical, les méga-structures ne sont pas forcément la recette miracle.
Quand elles obligent certains malades, parfois d'ailleurs en situation d'urgence, à parcourir des dizaines de kilomètres, dans des conditions souvent périlleuses, dans des conditions souvent, bien sûr, de stress, avant de trouver une structure médicale, quand elles coupent les malades de leur famille, de leur environnement. Il revient au CHRU et CHU de prendre en charge les pathologies les plus lourdes ou les traitements les plus complexes. Mais des structures de taille intermédiaire peuvent très bien remplir des missions importantes de santé publique à proximité des patients.
Je prends ainsi l'engagement d'assurer la présence de centres hospitaliers ou médicaux pluridisciplinaires dans chaque bassin de santé. Je demanderai aussi que la formation des personnels médicaux intègre un stage territorial sur le terrain pour la découverte concrète de notre pays dans toute sa diversité. Voilà, je crois aussi, qui pourrait plus facilement susciter des vocations vis-à-vis de certaines régions aujourd'hui trop largement délaissées, notamment évidemment à la campagne.
Je demanderai donc, là aussi, outre le principe que j'ai posé, une meilleure association des représentants de malades aux prises de décisions concernant l'organisation territoriale du système de soins qui ne doivent pas uniquement intéresser quelques technocrates très éloignés, bien souvent, des réalités du terrain. Dans l'accès aux soins se pose en particulier un problème que je ne veux pas manquer d'évoquer parce que vous en parliez avec brio cet après-midi et qui l'inquiète légitimement les Français, c'est évidemment la maladie d'Alzheimer.
Alzheimer est un problème de société et nous avons le devoir de ne pas laisser les malades et les familles seules et démunies face à cette terrible maladie. Elle touche aujourd'hui plus de 800 000 personnes dans notre pays et ce chiffre devrait doubler d'ici 20 ans. Doubler. La première des choses à faire est d'intensifier, bien sûr, la recherche en amont. Il n'est pas question de baisser les bras face à ce fléreau qui, je l'espère, trouvera rapidement une réponse efficace même s'il y a toujours quelque chose auquel on n'a pas trouvé de réponse. C'est l'âge. L'avancée de l'âge.
Et cet âge qui, nous en félicitons d'ailleurs, recule en permanence et qui fait qu'aujourd'hui nous aurons, enfin demain je l'espère, nous aurons énormément de centenaires mais tout cela ça se prévoit et ça aurait déjà dû être prévu depuis au moins 30 ou 40 ans. A cet égard, je crois qu'il faut être beaucoup plus ambitieux dans la nécessaire coopération entre la recherche privée et la recherche publique. Coopération qui se fait et les constats sont réguliers en ce domaine de manière imparfaite dans notre pays.
Les logiques transversales de clusters ou de pôles de compétences doivent définitivement remplacer les logiques en tuyaux d'orgue qui font que certains qui travaillent sur le même sujet ne se parlent jamais. Ce sera le rôle aussi de l'état stratège que je dessine dans mon projet présidentiel et qui seul, je crois, à la capacité de jouer ce rôle de mise en relation et de créateur de liens. Inspirons-nous de la réussite japonaise à ce sujet et sortons des vieilles habitudes, des vieilles rancœurs stériles entre le privé et le public.
La santé de nos compatriotes en dépend comme en dépend l'allègement de la terrible charge psychologique et émotive qui pèse sur la famille de ceux qui sont victimes d'Alzheimer. Cette question, d'ailleurs, dépasse largement Alzheimer concerne en réalité tout aussi bien la recherche contre le cancer qui souffre de cette carence dans l'organisation de la recherche française. Il convient aussi de bannir les projets qui ont vu jour relativement concernant de possibles déremboursements, nous y revoilà, de médicaments anti-Alzheimer. Alors, c'est vrai que peut-être pour le moment ils ont une efficacité limitée, mais il est totalement exclu en ce qui me concerne de les dérembourser.
Je demanderai au contraire un meilleur accompagnement des malades et de leur famille, trop souvent démunis face à une maladie aussi pernicieuse que douloureuse à vivre. Et à cet égard, je crois qu'il faut dès aujourd'hui dégager un bénéfice, un budget, pardon, spécifique pour répondre à l'augmentation prévisible de cette maladie d'Alzheimer qui suit tout de même la ligne de l'augmentation de l'allongement de la vie. Je proposerai donc un budget spécifique qui correspondra à l'économie réalisée sur la suppression que je propose de l'aide médicale d'État.
Créée en 2000 sous Lionel Jospin et exclusivement réservée aux clandestins soit environ 600 millions d'euros par an, eh bien cette somme permettra de mieux prendre en charge les malades dans des structures adaptées et de mieux prendre en charge également leurs familles. Une directive sera également adressée aux représentants de l'État dans nos territoires leur demandant de tout mettre en œuvre pour mieux faire connaître les associations de malades et de familles de malades d'Alzheimer. Il me semble qu'Alzheimer est un enjeu premier en matière de santé publique et d'égalité aussi, d'accès aux soins.
Parce que je suis une responsable politique qui sait la gravité de la situation budgétaire dans laquelle les gouvernements successifs ont laissé la France. Je vous parle, vous l'avez remarqué, de priorité de mon action et qui dit encore une fois priorité dit choix. Alors je le dis le plus simplement du monde. La France ne peut pas continuer avec les déficits actuels. Il va falloir qu'elle fasse des choix si elle souhaite pouvoir restaurer une vraie justice médicale pour ses compatriotes et offrir à tous une médecine de qualité sur l'ensemble du territoire national. Plus de 11 milliards d'euros de déficit pour la seule branche assurance maladie l'an dernier et 10 prévues cette année.
C'est un peu plus de dettes dans l'abîme déjà immense de la dette. C'est beaucoup. Mais c'est aussi assez peu si nous nous donnons enfin les moyens d'améliorer l'efficacité du système de lutter contre les gaspillages les dépenses indues et la fraude qui nous scandalise tous. Ces questions-là doivent être traitées avec la plus grande des responsabilités. Mais avant d'en venir à mes solutions concernant ces problématiques essentielles j'aimerais vous faire part de ma vision de ce que doivent être les dépenses de santé. Les dépenses de santé en France représentent environ 11% de notre PIB. C'est beaucoup.
Mais contrairement à une légende souvent entendu ce n'est pas plus qu'en Allemagne et c'est beaucoup moins qu'aux Etats-Unis par exemple. Notre objectif n'est pas d'accroître d'une manière inconsidérée cette part des dépenses de la richesse nationale et il faut notamment j'y reviendrai très vite rationaliser nos dépenses et lutter sans merci contre les abus. Néanmoins il est important d'anticiper dès aujourd'hui que la part de ces dépenses de santé dans notre richesse nationale ne pourra qu'augmenter. pour des raisons structurelles et que nous devrons trouver de nouveaux financements pour les décennies à venir.
Les maladies chroniques essentiellement du fait du vieillissement de la population vont continuer à toucher un nombre croissant de Français. Les coûts de recherche sur les maladies orphelines ou les maladies rares vont impliquer la prise en charge par l'assurance maladie de traitements très chers parfois quelques milliers d'euros par mois pour un seul patient. Au nom de la solidarité nationale et de l'idée que je me fais de l'égalité des Français devant la santé on sait qu'il va falloir sanctuariser ces postes de dépenses. Les Français touchés par une maladie chronique ou une maladie rare doivent pouvoir accéder aux soins bien sûr auxquels ils ont légitimement droit comme les autres.
C'est là un véritable choix de société mais je l'assume parfaitement et je le dis clairement on ne pourra pas se contenter de lutter contre les dépenses inutiles il faudra aussi à long terme prévoir des sources de financement plus larges pour maintenir la solidarité de la nation face à la maladie à plus court terme néanmoins il y a et ça c'est la bonne nouvelle beaucoup de sources d'économies à faire. En premier lieu il faut mieux organiser le système de soins français.
A cet égard j'en ai parlé qu'on vient de réorganiser la carte hospitalière et le travail au sein des hôpitaux je ne le ferai pas de manière brutale à travers une loi aussi mal pensée et vécue par les professionnels de santé qu'a pu l'être la récente loi dite HPST loi hôpital patient santé territoire et à cette fin j'organiserai au début de mon mandat un grenelle de la santé où je réunirai le représentant des professionnels de santé où je réunirai les représentants des patients mais aussi les représentants des médecines complémentaires homéopathie ostéopathie éthiopathie et autres.
Je proposerai plusieurs pistes de rationalisation de l'offre de soins sur le territoire et notamment le développement de maisons de santé qui ressemblent un petit peu aux dispensaires dont parlait tout à l'heure notre ami et qui pourrait prendre en charge les petites urgences afin de désengorger les véritables services d'urgence des hôpitaux notamment en zone rurale.
Je demanderai une réflexion plus aboutie sur la délégation de tâches au sein de l'hôpital qui permettra aux infirmiers et infirmières de prendre en charge à condition évidemment de recevoir une formation adéquate certains actes médicaux courants et simples ce qui déchargerait quelque peu les médecins tout en revalorisant la profession d'infirmiers. Je mettrai en place le fameux dossier médical personnalisé. Vous savez c'est le véritable serpent de mer de la politique de santé en France ce qui favorisera la transmission des données entre la médecine de ville et la médecine hospitalière mais également entre généralistes et spécialistes au sein de la médecine libérale.
Toutes les conditions relatives à la protection des données et à leur confidentialité devront être remplies. C'est essentiel. La sécurité des données est la condition sine qua non et croyez-moi que je veillerai notamment à ce qu'en aucun cas les compagnies d'assurance ne puissent y avoir accès. Mais je pense qu'à l'heure d'Internet il est plus que temps de faciliter la circulation de l'information médicale d'éviter la multiplication d'actes inutiles et coûteux et d'améliorer ainsi la coordination du parcours de soins.
Si besoin d'ailleurs les cabinets médicaux non encore équipés en informatique seront fortement incités à le faire incités et peut-être même aidés dans les cas les plus délicats. Dans le même esprit je demanderai qu'on engage des réflexions sur les téléconsultations. Des réflexions. Parce que dans des conditions très strictes elles peuvent pouvoir être développées. Je crois qu'il ne faut pas rejeter ce système par principe. Il faut y travailler il faut y réfléchir avec évidemment l'ensemble des professionnels.
Alors je ne reviendrai pas sur la mise en place des agences régionales de santé mais je veillerai à ce que la tutelle du ministère de la santé soit renforcée afin de limiter au maximum les inégalités entre les territoires et surtout d'éviter des situations aussi absurdes que celles qu'a récemment rencontré l'hôpital Mondor à Créteil où la fermeture d'un service de chirurgie cardiaque décidé par l'ARS d'Ile-de-France a ensuite été annulée par le ministère de la santé.
Concernant le financement de la sécurité sociale sa rationalisation passe par le regroupement et la gestion harmonisée des trois régimes généraux et de tous les régimes particuliers tout en respectant leurs spécificités issues de l'histoire. Je demanderai aussi une harmonisation des comptabilités départementales des organismes de prélèvement et de prestation des trois branches avec les méthodes comptables nationales de l'agence comptable des organismes de sécurité sociale. Une bonne gestion des données publiques commence par une gestion organisée de façon cohérente et intelligente et c'est là évidemment l'objectif de ces réformes.
Il faut pour cela rappeler un principe qui me paraît élémentaire. La France ne peut pas soigner la Terre entière. Et bien sûr que nous le regrettons tous. bien sûr que nous aimerions aller au soutien en aide à des populations dont nous savons qu'elles sont en difficulté. Bien sûr que nous aimerions avoir les moyens. Mais il n'est plus admissible en pleine crise économique et sociale, en pleine crise de la dette, alors qu'on demande des sacrifices intenables aux Français, notamment en matière de santé, de continuer dans cette voie. S'exprime d'ailleurs sur ce sujet comme sur tous les autres la très grande cohérence je crois de mon projet présidentiel.
C'est toute une politique en matière d'immigration, de lutte contre la fraude sociale qu'il faut développer. Ainsi, je demanderai une fois au pouvoir la renégociation des conventions signées en matière de sécurité sociale avec les pays étrangers. L'objectif étant de mettre fin à une immigration sanitaire vers la France que nous ne pouvons pas assumer avec incitation à terme à la création d'une caisse des étrangers en France sur le modèle de la caisse des Français à l'étranger. Je l'ai dit, je mettrai fin à l'aide médicale d'État réservée aux migrants clandestins et dont le budget a été multiplié par 7 en 10 ans pour atteindre 588 millions d'euros cette année.
Il s'agit là d'une source de dépenses inadmissibles qui constitue de surcroît une pompe aspirante de l'immigration clandestine qu'il nous faut couper d'urgence. Je rassure bien sûr ceux qui imaginent que nous ne viendrions pas en aide à un clandestin qui serait mourant sur notre territoire. Nous ne sommes pas des monstres, bien entendu. Si des gens sont en situation de grave péril sur notre territoire, nous leur viendrons en aide. Mais nous ne leur paierons pas gratuitement les dents, les lunettes, les traitements de longue durée que nous ne pouvons même pas aujourd'hui assumer à l'égard de nos propres compatriotes.
Conviendra aussi, je le crois, d'instaurer un délai de carence d'un an de résidence continue en France et de cotisation avant de bénéficier de tous les avantages de la sécurité sociale pour les étrangers en situation légale. Je vous rappelle qu'en parallèle, je souhaite au cours du mandat présidentiel ramener l'immigration légale qui entre en France de 200 000, 203 000, pardon, comme c'est le cas aujourd'hui, soit juste 80 % de plus qu'en l'an 2000 sous Jospin, à 10 000, qui me paraît un seuil incompressible en 2017, soit 20 fois moins.
Les priorités que j'ai fixées supposent aussi de mettre fin à l'énorme gaspillage que représentent la fraude sociale et les abus en matière d'accès aux soins. La fraude sociale, évaluée par un récent rapport parlementaire enjoint à 20 milliards d'euros par an, c'est l'ennemi de la justice face à la santé et de l'égalité devant les soins. Quand un fraudeur peut frauder en toute impunité, c'est un malade de plus qui est plus mal soigné. Il faut donc, mes chers amis, faire preuve de la plus grande fermeté contre le poison absolu que sont la fraude et les abus.
Un vaste plan antifraude sera élaboré dès les premiers jours de mon arrivée au pouvoir parce que les Français ne supportent plus la triche et les tricheurs et qu'ils aspirent légitimement à pouvoir bénéficier des fruits de leurs efforts. En premier lieu, je le dis sans complexe et cette règle sera intégrée au plan antifraude parce qu'il faut envoyer des signaux clairs contre la fraude et les fraudeurs. Les aides sociales seront supprimées pour tous les fraudeurs récidivistes comme elles le seront pour les récidivistes justiciables d'une peine d'un an de prison au moins.
Je mettrai aussi en place les conditions de la détection et de la désactivation des cartes vitales frauduleuses ou surnuméraires dont le nombre avait été évalué en 2004 par l'Inspection générale des affaires sociales à 10 millions sur 60 millions une sur six et par la suite bien sûr il faudra vérifier l'authenticité des cartes vitales en circulation mais il faudra aussi se donner les moyens techniques pour lutter contre les falsifications. Enfin écoutez aujourd'hui dans notre monde après tout une carte vitale donne plus de droits et crée évidemment plus de coûts pour la collectivité nationale qu'un passeport.
Pourquoi est-ce qu'on ne sécuriserait pas les cartes vitales comme on sécurise les passeports ? Ça paraît tout de même être à mon sens la moindre des choses. Alors les services de l'État demanderont aussi aux collectivités territoriales notamment aux départements de contribuer pleinement à la lutte contre la fraude en communiquant aux services compétents toutes les informations dont elles disposent. Aujourd'hui il y a beaucoup trop de rétention d'informations d'ailleurs parfois pour des raisons électoralistes ou politiques et ce n'est pas acceptable. Je verrai aussi tout particulièrement sur nos services d'urgence qui ne doivent pas être engorgés par des cas qui ne relèvent pas de l'urgence.
Mais tous nous vous connaissez ce problème dans ce domaine les abus devront être méticuleusement répertoriés et rapidement punis parce que ces abus sont toujours le fait des mêmes personnes et ces abus mettent en danger la vie d'autrui par un comportement irresponsable. C'est la même fermeté que je préconise contre ces autres abus que représentent les arrêts maladie de complaisance dont chacun sait qu'ils sont le fait d'un petit nombre de médecins très bien identifiés. Il faudra que ça cesse. La question des fraudes dans le système ambulancier très coûteux pour la collectivité sera aussi étudiée de près. Et puis je m'attaquerai aussi à la fraude politique.
Oui, la fraude politique c'est celle qui tient dans les mensonges de nos élus territoriaux sur la manière dont ils font croire que nos impôts servent par exemple à la lutte contre le cancer. Dans le Nord-Pas-Calais dont je suis l'élu ils ont fait un grand plan anti-cancer.
Et puis quand on est allé gratter dans le plan anti-cancer on a appris que ça finançait la lutte contre les maladies vénériennes des migrants clandestins à Calais que ça finançait la lutte contre le paludisme à Saint-Louis du Sénégal la transparence que les élus doivent aux français à qui ils disent nous luttons contre le cancer et pour cela nous utilisons une partie de votre argent ça doit aller à la lutte contre le cancer. Le président de la république qui manifestement cherche des menteurs peut en trouver là pour le coup.
Alors si ce vaste plan qui n'est pas exhaustif évidemment parce qu'il y a beaucoup à faire mais dont j'ai voulu vous montrer les grandes lignes et quelques mesures essentielles et appliquées ce sont des milliards d'euros d'économie annuelle que nous pourrons faire. Des économies qui nous permettront d'assurer les priorités que j'ai fixées et d'assurer à tous les français un égal accès aux soins. Quant au personnel médical même si ce n'est pas tout à fait l'objet de notre colloque et que ce sujet constitue presque une thématique en soi je souhaite insister sur la nécessité absolue de desserrer le numerus clausus qui détermine le nombre de praticiens formés chaque année en France.
Mais c'est ubu. Cette histoire du numerus claus c'est ubu. C'est ubu. On fixe à 3000 on a besoin de 6000. Et chaque année c'est pareil. Et on fait appel à des professionnels de santé étrangers ou à des infirmières étrangères et c'est vrai dont il a été rappelé tout à l'heure qu'il est toujours difficile de s'assurer de la qualité de la formation et des diplômes. Il n'y a pas de numerus clausus pour les avocats. Il n'y a pas il n'y aura pas de besoin de numerus clausus pour les médecins.
Et les médecins sont assez grands et les étudiants en médecine sont assez grands pour savoir s'ils se lancent dans cette longue carrière et s'ils ont la possibilité à l'issue de cette longue carrière d'en vivre. Et moi je demanderais donc une inversion de cette logique qui est absurde au point que les médias ont rapporté que certains étudiants écoutaient ça parce que ça vaut son pesant d'or ont rapporté que certains étudiants français poursuivent leurs études de médecine à l'étranger dans l'espoir de pouvoir être admis à exercer en France. Avouez que c'est quand même le monde à l'envers. Bon.
Alors le numerus clausus est une absurdité et je pense qu'on arrivera à obtenir des chiffres des nombres de médecins qui correspondra enfin véritablement aux besoins des français en termes de santé.
Je rappelle par ailleurs qu'aujourd'hui en plus du problème de la démographie médicale qui devient de plus en plus criant se pose aussi celui de l'organisation de la médecine de ville et de la question des horaires de travail des spécialistes notamment je ne parle pas de ces médecins généralistes qui travaillent comme on l'a dit tout à l'heure parfois 70 heures par semaine et notamment en zone rurale il faudra enfin réfléchir à un système d'incitation financière pour favoriser l'égal déploiement sur le territoire national des médecins libéraux formés par nos universités.
Alors à l'occasion du Grenelle de la santé que j'organiserai je veillerai notamment à travers la question de la délégation de tâches celle de la revalorisation des salaires dans les structures hospitalières à commencer par les aides-soignants et les infirmiers à redonner toute la considération que la société doit avoir pour les acteurs du monde médical mais je ne cache pas je ne suis pas François Hollande et je ne cache pas que la situation financière du pays nous imposera de faire des choix et de favoriser le rattrapage des plus petits salaires en priorité.
Alors il est frustrant de voir clore ce colloque qui aurait pu nous amener à évoquer encore mille questions mais je l'ai dit la politique la vraie la bonne politique suppose de faire des priorités et des choix je crois que vous aurez compris à quel point je suis déterminé à me battre pour assurer le redressement de notre système de soins et l'accès de tous les français à une santé de qualité et de proximité.
Les temps que nous traversons sont difficiles mes chers amis je le sais et je les avais annoncés depuis longtemps les dirigeants actuellement en poste et en poste eux aussi depuis trop longtemps ne comprennent plus la situation ils ne savent plus quoi faire pour Nicolas Sarkozy ils ne savent même plus quoi dire concernant François Hollande vous le savez bien vous le voyez bien leur folle entêtement à vouloir renflouer à tout prix un système économique en déroute totale celui de l'Europe de Bruxelles de l'euro de l'ultralibéralisme et du libre-échange les poussent à toutes les dérives sur le tel de leurs dogmes suicidaires ils sont prêts à tout sacrifier à commencer par notre modèle social je vous conseille mes chers amis de vous renseigner sur la situation de santé des grecs à la suite des plans d'austérité à répétition outre l'explosion des suicides plus 40% et le doublement des infections HIV 30% de grecs au moment où nous nous parlons se font soigner par des ONG dans la rue et notamment par médecins du monde alors je vous le dis je refuse de laisser l'UMP et le PS jeter tous nos trésors par-dessus bord au nom d'une idéologie au goût amer très amer parmi ces trésors il y a notre système de soins avec l'abandon de notre système de santé de notre modèle social c'est une vision de l'homme que l'on nous demande d'abandonner c'est cette idée essentielle au coeur de notre civilisation que la solidarité doit s'exprimer d'abord à l'égard des plus faibles de nos compatriotes et qui est plus faible que le malade qui est plus faible que celui qui se bat pour défendre le bien le plus cher qui ait été donné à l'homme la vie je propose une autre direction un autre chemin pour la France un chemin d'espérance qui seul permettra le sursaut de notre pays la prospérité de notre peuple et nous permettra surtout en rejetant la marchandisation de l'homme de sauver nos âmes d'humains de la France