Stéphane Peu répond au discours de François Bayrou - Vote de confiance à l’Assemblée - 8/09/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Locuteur 1Fait
« Monsieur le Premier ministre, votre projet de budget 2026 n'est ni fort ni juste et vous êtes bien seul. »
- 1:28Locuteur 1Chiffre
« L'écart entre la fortune des plus riches et les plus pauvres n'a jamais été aussi important depuis 30 ans. »
- 2:13Locuteur 1Fait
« Vous avez balayé d'un revers de main toutes les propositions alternatives de notre groupe et toutes celles de nos collègues de gauche qui était orienté vers les urgences sociales et climatiques. »
- 3:40Locuteur 1Fait
« Vous n'avez, après l'annonce de vos orientations budgétaires entamé aucune discussion, aucune négociation et vous avez une nouvelle fois méprisé le Parlement. »
- 4:24Locuteur 1Chiffre
« 15 % des habitants de notre pays, 28 % Saint-Denni, 37 % dans ma ville de Saint-Denis et ce sont les chiffres de 2021. »
- 5:08Locuteur 1Fait
« Je vois des enseignants, des hospitaliers, des agents territoriaux souffrir parce que leurs salaire et leurs conditions de travail se sont dégradé. »
- 5:52Locuteur 1Fait
« Votre budget est un condensé de mes prix de classe. »
- 6:37Locuteur 1Fait
« À chaque fois que vous faites un pas vers l'extrême droite, vous la légitimez. »
- 7:21Locuteur 1Fait
« Ce que veulent les citoyennes et les citoyens de notre pays, c'est la liberté, celle de critiquer et de manifester alors que vous avez réprimé le combat politique et syndical. »
- 8:04Locuteur 1Fait
« Ils veulent un pays qui ne regarde pas ailleurs quand un peuple subit un génocide comme en ce moment à Gaza. »
- 8:47Locuteur 1Fait
« On se souviendra que vous avez augmenté les dépenses militaires et que dans la France d'aujourd'hui, des centaines de milliers d'enfants n'ont qu'un repas par jour. »
Temps de parole
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Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mes chers collègues, un acte vaut cinq dir avec coutume de répéter Henric l'un de vos héros. Faute de dire, vous posez un acte, celui de faire ce jour ce par quoi vous auriez dû commencer demander au parlement la confiance comme le suggère la Constitution. Votre décision courageuse à entendre certains n'estant fait à nos yeux qu'un péché d'orgueil. Vous posez la question alors que vous connaissez la réponse. Vous n'avez ni la confiance d'une majorité de parlementaires et encore moins celle de la majorité du pays. Vous disiez en 2018 quand on porte un projet,
si ce projet est fort et juste, on n'est jamais seul. Monsieur le Premier ministre, votre projet de budget 2026 n'est ni fort ni juste et vous êtes bien seul. Éternel fusible du président de la République, les premiers ministres de la 5e servent à le protéger. Telat Ryan, il vous faut sauver le président Macron. Vous serez donc ainsi le 4e en 3 ans à tomber pour épargner le responsable, le principal responsable de nos malheurs. Ce que vous proposez Ce que vous proposez toujours presser plus les salariés, les retraités, les chômeurs, les malades et épargner ceux qui se sont enrichis outre entièrement
depuis 2017. L'écart entre la fortune des plus riches et les plus pauvres n'a jamais été aussi important depuis 30 ans. Et nous sommes convaincus avec une majorité de Français qu'un pays où les inégalités s'accroissent est un pays qui régresse. Votre discours crépusculaire, je dirais même apocalyptique sur la dette est contredit par nombre d'économistes parmi les plus sérieux. Vous utilisez la dette pour effrayer les Français et proposer le pire budget de la 5e République. Pourtant, la dette peut être vertueuse si elle permet des investissements pour l'école, pour l'hôpital, les services publics, pour la réindustrialisation de la France et ainsi ouvrir une perspective d'avenir
pour le pays. Vous avez balayé d'un revers de main toutes les propositions alternatives de notre groupe et toutes celles de nos collègues de gauche qui était orienté vers les urgences sociales et climatiques. Les Français l'ont dit en 2024 et le répètent à l'envie. Ils souhaitent que l'on change de politique. Pensez-vous que l'appel pour le 10 septembre aurait eu un tel écho si votre politique n'était pas autant discrédité, rejetée et même détestée ? Votre responsabilité personnelle est d'autant plus grande que vous François Berérou avait été l'artisan de la victoire d'Emmanuel Macron en 2017 devenant ainsi son parrain et son tuteur. De plus,
votre formation politique a été de tous les gouvernements. Elle a soutenu toutes les lois, tous les budgets, toutes les politiques qui ont temps abîmer la France. Et vous voudriez nous faire croire qu'il faut vous sauver, vous pour éviter le chaos alors que vous en êtes l'un des ingénieurs. Vous semblez découvrir l'état de nos finances alors que vous n'avez eu de cesse de contribuer à les dégrader. Vous ne pouvez pas vous dédoiner de vos responsabilités et vous ne pouvez encore moins dire que vous ne saviez pas, vous qui avez 40 ans de politique derrière vous. Derrière vous, monsieur le premier ministre, vous le savez. Seuls les papes nouvellement élus découvrent les secrets
du Vatican le jour de leur élection. Vous n'avez, après l'annonce de vos orientations budgétaires entamé aucune discussion, aucune négociation et vous avez une nouvelle fois méprisé le Parlement. Vous avez tenté de diviser les syndicats, ils viennent de vous répondre par la mobilisation du 18 septembre dans l'unité retrouvée la plus large. Vos méthodes de discussion sont des leurs. Derrière chacune des mesures que vous avez annoncé de votre budget et qui ne sont pour vous que de froides colonnes de chiffres, je ne je vois moi des visages des familles de ma circonscription, celles qui survivent en dessous du seuil de pauvreté. 15 % des
habitants de notre pays, 28 % Saint-Denni, 37 % dans ma ville de Saint-Denis et ce sont les chiffres de 2021. Depuis la situation s'est aggravée, vous êtes l'homme de ce record jamais égalé depuis 1981. Derrière les petites pensions et les bass salaires, je vois ces personnes âgées qui ont travaillé toute leur vie et qui se voient désormais obligé de frapper aux portes des associations caritatives. Je vois des salariés renoncer au petit plaisir de la vie, mais parfois aussi à l'essentiel à cause d'un pouvoir d'achat en berne avec des salaires très loin de suivre l'inflation des prix de bien de consommation courante. Je vois ces étudiants obligés
de se saigner aux quat veines pour pouvoir étudier, manger ou se loger. Je vois des enseignants, des hospitaliers, des agents territoriaux souffrir parce que leurs salaire et leurs conditions de travail se sont dégradé. Je vois des travailleurs qui vivent dans l'angoisse d'un licenciement ou livré à l'ubérisation et à la précarisation du travail. Et ce qui vaut pour ma circonscription vaut pour l'ensemble de pays mais vaut encore davantage pour les outres mères. Là-bas, vie chère, bas salaire, chômage endémique, mépris des revendications, scandales environnementaux, survivance du colonialisme. Votre politique a aggravé la situation de nos concitoyens ultramarins. Monsieur le premier
ministre, votre budget est un condensé de mes prix de classe. En voulant faire entrer la France à marche forcé dans le carcan de la mondialisation libérale, vous avez à la fois aggraver la situation économique et sociale et plonger le pays dans une crise démocratique. parce que le président de la République a refusé de tenir compte des résultats des dernières législatives et alors que nombre de députés de votre rassemblement hétéroclite ont été élus pour faire barrage au Rassemblement national, ils n'ont eu de cesse de solliciter le soutien de l'extrême droite ou pour le moins sa neutralité. Mais ne vous inquiétez pas pour eux, monsieur Bardella vient de recevoir l'onction
patronale aux journées du Mides. Et je dis cela surtout pour les Français qui auraient pu croire un instant que le RN s'attaquerait aux inégalités sociales. À chaque fois à chaque fois que vous faites un pas vers l'extrême droite, vous la légitimez. À l'image du président de la République, vous vous ne pensez en fait qu'à diviser notre nation. À vous écouter, les chômeurs seraient des feignants, les allocataires des minim sociaux des assistés, les retraités des nantis, les malades des profiteurs, les les étrangers quant à eux cochent toutes ces cases et bien d'autres encore. Voilà votre fond de commerce. Vous le savez,
notre devise est et restera liberté, égalité et fraternité. Elle n'est pas, ne doit plus jamais être travail, famille, patrie. Ce que veulent les citoyennes et les citoyens de notre pays, c'est la liberté, celle de critiquer et de manifester alors que vous avez réprimé le combat politique et syndical. Ce que veulent les citoyennes et les citoyens de notre pays, c'est l'égalité devant l'impôt, l'égalité entre les femmes et les hommes, l'égalité devant l'accès aux services publics alors que vous n'avez eu de cesse de les mettre en pièce. Ce que veulent les citoyens et les citoyennes de notre pays, c'est la fraternité, la fin des discriminations, une France qui
combat tous les racismes. Il ne ils veulent un pays qui dialogue avec les peuples du monde pour une planète de paix. Ils veulent un pays qui ne regarde pas ailleurs quand un peuple subit un génocide comme en ce moment à Gaza. Monsieur Monsieur le Premier ministre, où est le François Berou de 2007 qui disait dans un rassemblement électoral "Les vrais ennemis, ce sont le chômage, l'échec de l'éducation, la pauvreté, les fins de mois difficiles, l'inquiétude et le souci des familles. Et depuis votre nomination, vous n'arrivez rien fait, rien pour rapprocher vos dir de vos actes. Vous aimez vous référer à Pierre Mandes France, mais monsieur le Premier
ministre, si on se souvient de Mindè, c'est pour la fin de la guerre en Indochine, mais aussi pour le verre de lait dans les écoles de vous. On se souviendra que vous avez augmenté les dépenses militaires et que dans la France d'aujourd'hui, des centaines de milliers d'enfants n'ont qu'un repas par jour. Monsieur Monsieur le Premier ministre, pour conclure, ni Margarette Toucher hier, ni vous aujourd'hui ne pouvait soutenir qu'il n'y aurait qu'une seule politique possible, surtout pas avec ce bilan. Pour ce qui nous concerne, vous n'aurez pas notre confiance et nous continuerons d'agir et de proposer d'autres choix pour notre pays. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le président
PE.
Stéphane Peu