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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 2 juin 2017 8 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalÉconomie & entreprises

Trump / Macron : poignée de main et bras d'honneur - Les questions SMS #cdanslair

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Quels sont les recours des citoyens américains, des démocrates, pour contester la décision de Trump ?

  • 2:40OuverteRéponse partielle

    Ne serons-nous pas mieux sans mauvais élèves pour atteindre les objectifs fixés ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Macron peut-il avoir commis une erreur diplomatique en irritant Trump ?

  • 3:31OuverteRéponse partielle

    Trump n'offre-t-il pas à l'Union européenne l'occasion rêvée de reprendre le leadership sur la question du climat ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Trump ne voulait-il pas uniquement renégocier la participation financière des États-Unis ?

  • 6:12OuverteRéponse partielle

    Les intérêts financiers personnels de Trump sont-ils en cause ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11InvitéFait
    « Il y a 30 États sur 50 à l'intérieur des États-Unis qui vont continuer d'appliquer l'accord de Paris. »
  • 2:32InvitéChiffre
    « Les États-Unis doivent donner, je crois, 3 milliards par an. »
  • 5:08InvitéChiffre
    « Les Américains s'étaient engagés sur 3 milliards, c'est quand même, effectivement, pas beaucoup. »
  • 5:13InvitéChiffre
    « Obama avait versé déjà 1 milliard. »
  • 5:46InvitéChiffre
    « Si on appliquait le principe du pollueur-payeur, les États-Unis devraient mettre 50-60 milliards par an. »
  • 5:59InvitéFait
    « les Européens nous doivent tellement de sous avec l'OTAN qu'il n'y a pas de raison qu'on fasse des sacrifiés. »
  • 7:07InvitéFait
    « puisque Obama n'était pas passé devant le Congrès. »

Temps de parole

  • Invité36 %
  • Invité 227 %
  • Invité 314 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 46 %
  • ?5 %

≈ 25,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Quels

0:04
Présentateur

sont les recours des citoyens américains, des démocrates, pour contester la décision de Trump ? Il n

0:09
Locuteur

'y

0:09
Présentateur

en a pas,

0:10
Invité

si ? Il n'y

0:11
Locuteur

en

0:11
Invité

a quand même pas directement. Ils ne peuvent pas mettre par terre ce décret présidentiel qui abolit un autre décret présidentiel. Mais par contre, Thomas parlait tout à l'heure de procès sur la qualité de l'air, sur la qualité de l'eau, etc., où l'État peut être mis en cause. Et puis, on a vu que les recours, évidemment, ce sont les élections, les prochaines élections en 2018 pour le Congrès. Et puis, les choix faits par les gouverneurs, par les maires. Et il y a une vraie révolte. Par exemple, en Floride, où le gouverneur est tout ce qu'il

0:40
Locuteur

y a

0:40
Invité

de plus républicain. Je l

0:42
Locuteur

'ai

0:42
Invité

entendu dire hier que c'était une catastrophe, que la Floride est directement menacée. Ça veut

0:46
Locuteur

dire

0:46
Invité

qu'au

0:47
Présentateur

plan local, les autorités peuvent contester cette décision de Trump ? Ne

0:54
Invité

pas respecter ? Ça ne fonctionne pas comme ça aux États-Unis. On échangeait là-dessus avant l'émission avec Mme Bacharan. En gros, on considère que les deux tiers des États-Unis... Pour le coup, un pointage a été fait. Il y a 30 États sur 50 à l'intérieur des États-Unis qui vont continuer d'appliquer l'accord de Paris. Il y a plusieurs centaines de villes qui ont envoyé des papiers. Il y a eu déjà, lors de la conférence de Marrakech,

1:25
Locuteur

il

1:25
Invité

y a 360 entreprises américaines qui ont dit, nous, notre bac à sable, c'est le monde. On ne

1:30
Locuteur

va

1:30
Invité

pas s'enfermer dans les 50 États, derrière le rideau de carbone. Et donc, aujourd'hui, il faut considérer qu'il y a les deux tiers des structures américaines qui vont appliquer de leur propre initiative, sans demander l'autorisation à la Maison-Blanche, qui vont appliquer l'accord de Paris. Donc, de ce point de vue-là, les choses vont être très, très tendues dans les années qui viennent. C

2:01
Locuteur

'est

2:01
Invité

-à

2:01
Locuteur

-dire

2:01
Invité

que ça va être très, très difficile.

2:04
Locuteur

En

2:04
Invité

revanche, ce qui pourrait manquer, c'est les

2:05
Locuteur

milliards

2:06
Invité

du fonds vert. Ah ben ça,

2:07
Locuteur

il ne mettra pas d'argent. Et

2:09
Invité

ça, c'est quand même des

2:10
Locuteur

milliards. Ça, ça va. Alors ça, il faut expliquer.

2:13
Invité

Tous les ans, selon l'accord de Paris, il y a 100 milliards, je crois, 100 milliards de dollars versés par an par les pays les plus riches, théoriquement, pour aider les pays les plus pauvres à assumer la transition énergétique, qui est très, très coûteuse pour des pays qui, souvent, sont très pauvres et qui sont les principales victimes. On en parlait tout à

2:30
Locuteur

l

2:30
Invité

'heure, du réchauffement climatique. Les États-Unis doivent donner, je crois, 3 milliards par an. Alors là, pour le coup, s

2:35
Locuteur

'il

2:35
Invité

y

2:35
Locuteur

a

2:35
Invité

bien un truc contraignant, c'était bien ça. Ça, il peut décider. Ah non, ça, il l'a annoncé, c'est clair.

2:40
Présentateur

Ne serons-nous pas mieux sans mauvais élèves pour atteindre les objectifs fixés ? Ça ne marche pas comme ça.

2:46
Invité

Oui,

2:47
Locuteur

moi, je pense que quand il y a une dynamique, c'est

2:48
Invité

une dynamique globale. Donc là, il y

2:50
Locuteur

a

2:50
Invité

encore une fois la première puissance, donc la plus riche, qui dit qu'elle ne peut pas faire des efforts pour protéger son économie.

2:55
Locuteur

Vous

2:55
Invité

avez 190 autres pays derrière. Enfin, qu

2:57
Locuteur

'est

2:57
Invité

-ce qu

2:58
Locuteur

'ils

2:58
Invité

vont dire ? George Bush père disait que le mode de vie des Américains n

3:01
Locuteur

'est

3:01
Invité

pas

3:01
Locuteur

négociable.

3:02
Invité

C

3:02
Locuteur

'est

3:02
Invité

en 1992. 25 ans plus tard, on y est encore. On y est encore, oui.

3:07
Présentateur

Macron peut-il avoir commis une erreur diplomatique en irritant Trump ?

3:11
Invité

Sûrement pas. Sûrement pas. Il est extrêmement susceptible. Il déteste l'Europe. Il déteste la diplomatie. Il déteste être remis en cause. Il apprécie assez bien le rapport de force, finalement. Et c'est un peu ce qu'Emmanuel Macron a essayé d'instaurer. Non, là, vraiment, je pense qu'il n'a pris aucun risque.

3:31
Présentateur

Trump n'offre-t-il pas à l'Union européenne l'occasion rêvée de reprendre le leadership sur la question du climat ? On l'a abordé, en effet, brièvement tout à l'heure. Mais, Pierre Radan ?

3:41
Invité

Il faut aller plus loin que ça. Il faut un axe Europe-Sud-Est Asiatique. D'accord. Parce que la Chine et l'Inde, par rapport à ma petite définition de tout à l'heure, c'est des pays pleins. Ce ne

3:52
Locuteur

sont

3:52
Invité

pas des pays qui ont des ressources considérables. Et donc, ils ont intérêt, eux aussi, à aller vers, dans un monde qui est plus économe en énergie. Ils ont, la Chine et l'Inde, d'énormes problèmes de pollution, avec une classe moyenne qui est en cours de constitution, qui n'acceptent plus que leurs enfants soient malades systématiquement.

4:14
Locuteur

Et

4:14
Invité

donc, il y a aujourd'hui un axe,

4:17
Locuteur

je

4:18
Invité

dirais, Europe-Sud-Est Asiatique pour construire ce nouveau mode de développement. Et d'ailleurs, ce qui est très intéressant, c'est que la Chine,

4:28
Locuteur

à

4:28
Invité

la différence de 2009 pendant la campagne, pendant la conférence de Copenhague, où il disait, nous, non, on ne prend pas d'engagement, on n'est pas prêt, etc. Six ans plus tard, la richesse chinoise a doublé,

4:41
Locuteur

avec

4:43
Invité

leur taux de croissance. Et maintenant, la Chine prend la stratégie de l'Allemagne, nous allons fournir les équipements dont le monde aura besoin.

4:52
Locuteur

Et

4:52
Invité

donc, si vous avez un axe Europe-Sud-Est Asiatique, alors là, l'affaire est gagnée. –

4:58
Présentateur

Trump ne voulait-il pas uniquement renégocier la participation financière des États-Unis ? On l'a évoqué, non

5:05
Locuteur

? – Il

5:05
Invité

ne

5:05
Locuteur

veut

5:05
Invité

pas payer, il ne veut pas payer, c'est aussi simple que ça. Les Américains s'étaient engagés sur 3 milliards, c'est quand même, effectivement, pas beaucoup. Obama avait versé déjà 1 milliard. Et Donald Trump a employé une phrase extrêmement codée aux États-Unis, qui, ça a été de dire, le fonds vert, c'est de la redistribution de richesses. C'est un slogan que l'on entend sans arrêt dans les campagnes électorales américaines sur les impôts. Pour évidemment demander des baisses d'impôts, ça veut dire, il s'agit de prendre l'argent des gens qui réussissent parce qu'ils travaillent, pour le donner à des pauvres qui ne font rien. Je ne simplifie même pas. Donc ils ne paieront pas, ça c'est sûr.

Si on

5:47
Locuteur

appliquait le

5:47
Invité

principe du pollueur-payeur, les États-Unis devraient mettre 50-60 milliards par an. Voilà. Donc déjà, 3 milliards, c'était rien du tout. – Et tout en se victimisant, avec un truc délirant dans son discours d'hier, les Européens nous doivent tellement de sous avec l'OTAN qu'il n'y

6:03
Locuteur

a

6:03
Invité

pas de raison qu'on fasse des sacrifiés. C'est-à

6:04
Locuteur

-dire

6:04
Invité

qu'on a un pays qui se victimise alors que, depuis la Seconde Guerre mondiale, le monde entier leur permet de vivre au-dessus de leurs moyens, y compris d'un point de vue écologique.

6:11
Locuteur

–

6:11
Invité

Oui.

6:11
Locuteur

–

6:12
Invité

Les intérêts financiers personnels de Trump

6:14
Locuteur

sont

6:15
Invité

-ils en

6:15
Présentateur

cause

6:15
Invité

? – Ça

6:17
Locuteur

rentre

6:17
Invité

en… – La justice américaine, il faudra voir. Non,

6:20
Locuteur

là,

6:20
Invité

quand je parle des frères Cox, c'est plutôt sur le financement des campagnes. Après, il a certainement des intérêts dans des pays qui sont un peu réticents à ces questions-là, mais je ne crois pas que ce soit la clé d'explication.

6:30
Locuteur

–

6:30
Présentateur

L'Europe a-t-elle des moyens de pression sur Trump

6:32
Locuteur

? –

6:33
Invité

Non. – Alors,

6:34
Présentateur

on a vu Macron

6:34
Locuteur

hier soir.

6:35
Invité

–

6:35
Locuteur

Écoutez-moi,

6:35
Invité

quand je rencontre des responsables américains, et ça a été le cas aujourd'hui, et les responsables sont responsables, c'est-à-dire qu

6:42
Locuteur

'ils

6:42
Invité

sont assez atterrés,

6:43
Locuteur

parce que

6:43
Invité

vraiment la situation est pour eux très très difficile, ils vous disent, bon, il faut essayer de le mettre dans un cadre où il ne se sente pas provoqué, que ça ne dure pas trop longtemps, qu'on ne lui récite pas des arguments autour d'un repas, c'est pas mal, s'il

6:56
Locuteur

n'y a

6:56
Invité

pas d'interprète, c'est encore mieux. Donc voilà, il faut essayer de faire avec, mais il n

7:00
Locuteur

'y

7:00
Invité

a pas beaucoup de moyens de l'influencer.

7:02
Présentateur

– Un passage devant le Congrès ne se justifiait-il pas pour prendre cette décision ? –

7:06
Locuteur

Non,

7:07
Invité

puisque

7:07
Locuteur

Obama

7:08
Invité

n'était pas passé devant le

7:09
Locuteur

Congrès.

7:09
Invité

–

7:09
Locuteur

Plus

7:09
Invité

brutalement, le système politique américain est un système de corruption, il faut dire les choses telles qu'elles sont. C'est-à-dire que c'est les entreprises qui financent les candidats, et depuis 20 ans, les États-Unis n'ont pas été foutus de prendre la moindre loi sur l'énergie et sur le climat à cause de ce système-là. Donc il y

7:29
Locuteur

a

7:29
Invité

un moment où il va falloir revenir sur le mode de fonctionnement

7:32
Locuteur

américain.

7:32
Présentateur

–

7:32
Invité

Dernière question, Trump fait-il un beau cadeau à la Chine ? – Oui.

7:36
Locuteur

–

7:36
Invité

Oui, maintenant une place se libère, donc c'est à la Chine, mais même à l'Europe de prendre cette place et de prendre le leadership sur ces questions.

7:42
Présentateur

– Merci beaucoup à tous les quatre, merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, Anne-Sophie Lapix pour C'est à vous. Ce soir, la Rodif est à 22h50. Très bonne soirée sur France 5.

7:50
Locuteur

– Votre

7:58
Invité

magazine d'actualité.