Franck Allisio : "L'exécution provisoire n'a aucun sens et aucun fondement !" (RTL)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Avez-vous pu parler avec Marine Le Pen depuis l'énoncé de la peine ?
- 0:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous attendiez à une décision aussi sévère à l'encontre de Marine Le Pen ?
- 1:37RelanceRéponse directe
Trouble démocratique, nous dites-vous, ça veut dire que vous estimez qu'il s'agit d'une décision politique ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Pourquoi pas pour emploi fictif ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Ce qu'elle disait en 2013, Marine Le Pen, ce n'est plus valable aujourd'hui ?
- 4:12OuverteRéponse partielle
Si Mme Le Pen ne peut pas se présenter, est-ce que Jordan Bardella est prêt ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« L'exécution provisoire est déclarée en cas de risque de fuite. Marine Le Pen ne va pas quitter le territoire. »
- 1:28Invité politiqueFait
« la décision d'aujourd'hui provoque un trouble à l'ordre démocratique de ce pays. »
- 1:55Invité politiqueFait
« C'est incompréhensible d'avoir une telle décision si ce n'est pas politique à un moment donné. »
- 2:25Invité politiqueFait
« certains juges font de la politique et donc se mêlent d'entrer dans le législatif, l'exécutif. »
- 4:34Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, nous sommes 95% des adhérents qui sont venus par et pour Marine Le Pen. »
Temps de parole
- Franck Allisio63 %
- Locuteur non identifié21 %
- Locuteur non identifié 27 %
- Marine Le Pen5 %
- Locuteur non identifié 35 %
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Franck Alizio, député RN de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône. Bonsoir M. Alizio, merci de prendre la parole dans cette édition. Avez-vous pu parler avec Marine Le Pen depuis l'énoncé de la peine ? Non, bien évidemment, on a fait une réunion de travail ensemble, avec l'ensemble de porte-parole de ceux qui vont pouvoir prendre la parole auprès de
vous dans la journée. Mais au-delà de ça, nous avons échangé collectivement avec Jordan et Marine en début d'après-midi.
Est -ce que vous vous attendiez à une décision aussi sévère à l'encontre de Marine Le Pen ? Non.
Non, pour être honnête, Marine, jusqu'au bout, a cru d
'ailleurs, elle y croit toujours,
d'où les recours qui seront intentés, elle a cru jusqu'au bout dans
la rationalité, dans la raison, dans la proportion d'une condamnation.
Et jusqu'au bout, elle a cru quelque part dans la justice de son pays. Encore une semaine, elle nous disait que les condamnations pourraient être fortes, mais que ce ne serait pas cette exécution provisoire parce qu'elle n'avait aucun sens et aucun fondement. Et je le maintiens bien évidemment à votre antenne, elle n'a aucun sens et aucun fondement. L'exécution provisoire est déclarée en cas de risque de fuite. Marine Le Pen ne va pas quitter le territoire. De risque de réitération, c'est ridicule d'imaginer
qu'il puisse réitérer. C'est ce que disent les juges, risque de récidive. Oui, c'est dans les mêmes fonctions. Elle n'est plus députée européenne. Et en cas de trouble à l'ordre public,
ce que je trouve à minima, c'est que la décision d'aujourd'hui provoque un trouble à l'ordre démocratique de ce pays. Donc évidemment, ce n'est pas à l'inverse qu'il y été un trouble à l'ordre public.
Trouble démocratique, nous dites-vous un instant, ça veut dire que vous estimez qu'il s'agit d'une décision politique ? Vous dénoncez ce soir une décision à caractère politique de nos juges ? C'est sa disproportion, Calvi, qui donne à cette décision un caractère politique.
C'est incompréhensible d'avoir une telle décision si ce n'est pas politique à un moment donné. Vous savez, l'état de droit,'est entre autres, c'est la possibilité d'un recours, la possibilité de l'appel et le fait qu'on soit condamné au bout de la procédure. Déjà, ça, ce'est pas respecté. Ça, c'est l'état de droit. Il y a un autre principe fondamental en état de droit, c'est la séparation des pouvoirs. Et la séparation des pouvoirs, ça marche dans les deux sens.
Et là, on a l'impression que certains juges, je dis bien certains juges, moi je ne généralise jamais, certains juges font de la politique et donc se mêlent d'entrer dans le législatif, l'exécutif, dans ce qui normalement est de l'ordre des électeurs, tout simplement.
Je vous propose d'écouter ce que disait Marine Le Pen en 2013. Elle était alors interviewée chez nos confrères de Public Sénat. Moi,
'ai entendu le président de République dire « Oui, ce qu'il faudrait, c'est rendre inéligible la vie. Ceux qui ont été condamnés, jusque-là, j'étais parfaitement d'accord, c'était dans mon projet présidentiel. Pour corruption et fraude fiscale. Ah bon ? Et pourquoi pas le reste ? Pourquoi pas pour favoritisme ? Pour détournement de fonds publics ?
Pourquoi pas pour emploi fictif ? Franck Alizio, ce qu'elle disait en 2013, Marine Le Pen, ce n'est plus valable aujourd'hui ?
Il n'y a ni dans cette affaire ni enrichissement personnel, ni emploi fictif.
Il y a une différence d'interprétation. Oui, c'est l'avis des juges. Il y a pour nous une différence d'interprétation sur le rôle d'un collaborateur d'élus. D'un collaborateur, donc par essence, politique.
Un collaborateur politique a des missions politiques. Le collaborateur d'un parlementaire a des missions politiques. C'est là-dessus qu'a eu lieu le débat dans les prétoires. Et c'est là-dessus qu'il y a évidemment une différence d'appréciation, encore une fois. Qu'il y une d'appréciation, le
juge est souverain en matière de
élus qui décident. Mais la disproportion, là la décision elle est profondément politique, l'inégibilité de la favorite à la prochaine présidentielle de la leader de l'opposition, nous serions, ces faits seraient arrivés dans n'importe quel autre pays, en Europe
on aurait déjà envoyé
des journalistes, la commission européenne serait déjà sur place en disant mais c'est un problème démocratique, On n'exclut pas la prochaine course présidentielle, la favorite, qui est à 37% dans le dernier
sondage. Si Mme Le Pen ne peut pas se présenter, est-ce que Jordan Bardella est prêt ?
Écoutez, dans la vie, je sais que personne n'est irremplaçable, mais les gens ne sont pas interchangeables. C'est-à-dire que ceux dont on prive les Français aujourd'hui, c'est quelqu'un avec qui ils ont établi un lien charnel. Je dis bien un lien charnel. Pour eux, ce n'est pas Marine Le Pen, c'est Marine. quelqu'un qui a refondé sa famille politique. Aujourd'hui, nous sommes 95% des adhérents qui sont venus par et pour Marine Le Pen. Évidemment que ce n'est pas... Alors oui, les choses ne changent pas au moment où on parle. Marine Le Pen est toujours députée et présidente du groupe, et Jean-Anne Bardella est toujours président du parti.
Donc, eh bien, Jordan, logiquement, est notre président de parti, le restera, et donc est en première ligne. Mais les gens ne sont pas
interchangeables. Merci beaucoup, Franck Alizio, d'avoir pris la parole ce soir sur RTL.
Franck Allisio