Comment fonctionne une élection présidentielle anticipée, réclamée par Édouard Philippe?
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Eddouard Philippe réclame ce 7 octobre une élection présidentielle anticipée mais comment ça fonctionne ? Si Emmanuel Macron venait à démissionner, une nouvelle élection présidentielle s'organiserait immédiatement en vertu de l'article 7 de la Constitution. Celle-ci doit avoir lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du président en exercice.
Pendant ce délai, c'est le président du Sénat qui occuperait la fonction du président par intérim. Actuellement, ce serait donc Gérard Larcheter. Ce scénario s'est présenté à deux reprises dans l'histoire de la 5e République.
Après la démission de Charles de Gaulle en 1969 et le décès de George Pompidou en 1974, c'est Alain Power alors président du Sénat pour ces deux cas de figure qui a assuré l'intérim. Une autre procédure actuellement poussée par les insoumis peut conduire à une élection anticipée. Jean-Luc Mélenchon a réclamé l'examen immédiat d'une motion de destitution visant le président de la République en application de l'article 68 de la Constitution.
Malgré plusieurs tentatives, aucune procédure de destitution n'a abouti. Mais si cela venait à arriver, le processus d'élection anticipée serait le même qu'en cas de démission. Les règles de candidature à ce scrutin restent identiques. 500 parrainages d'élus sont requis pour prétendre à l'Élysée.
Et en cas de nouvelle élection, le mandat du nouveau président serait complet. Il ouvrirait donc un nouveau quinquéin. En cas de démission, si l'idée venait à Emmanuel Macron de se représenter, il ne pourrait pas le faire pour la prochaine élection présidentielle, un troisème mandat consécutif étant interdit.
Depuis la démission de Sébastien Lecornu, le président ne s'est pas encore prononcé. Plusieurs options s'offrent à lui. Renommer un Premier ministre, dissoudre l'Assemblée nationale ou présenter sa démission.
Édouard Philippe