Blocus des lycées - Réaction de Laurent Nunez : 164 interpellations et des "violences urbaines"
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Chapitres
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- 0:37Fait
« Chaque fois qu'il y a un blocage total et en accord avec le chef d'établissement, il y a des interventions des forces de sécurité intérieure. »
- 1:15Chiffre
« Il y a eu 78 interpellations, 78 interpellations vendredi. »
- 1:59Chiffre
« environ 180 établissements concernés, il y a eu 27 blocages totaux qui ont justifié une intervention des forces de sécurité intérieure et 50 tentatives de blocage. »
- 2:36Chiffre
« 12 forces membres des forces de sécurité intérieure ont été blessées. »
- 3:16Chiffre
« on a une douzaine de lycéens qui ont également été blessés. »
- 5:45Promesse
« la réponse de l'État sera très ferme. »
- 7:02Fait
« L'IGPN est saisie. »
- 7:36Fait
« Je n'ai pas cette information. »
- 8:06Fait
« le dernier rapport de l'IGPN sur les sanctions qui sont impliquées dans la police nationale me semble suffisamment démontrer que en matière de déontologie dans la police nationale, on n'a pas beaucoup de leçons à recevoir. »
- 8:42Fait
« Demain, il aura lieu. Demain, c'est une journée nationale d'action. »
- 9:16Fait
« on avait 180 établissements concernés je ne relativise pas l'importance du mouvement »
- 9:51Fait
« la loi dite ripost qui vient durcir les sanctions sur le l'usage évidemment de de ces mortiers. »
Temps de parole
- ?100 %
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point sur la journée de contestation qui s'est tenue ce matin dans les lycées d'ailleurs pour partie une partie de la journée que je qualifierai d'ailleurs d'emblé de de violence urbaine. On n pas eu des mouvements un mouvement de contestation très habituel. Je crois qu'on peut le qualifier d'emblé de violence urbaine. Vous dire que d'abord vendredi, on avait eu des actions qui avaient été lancées et réalisé donc sur une soixantaine d'établissements 61 pour être précis vendredi et qui avait déjà donné lieu à des blocages, tentatives de blocage et des interventions systématiques des forces de sécurité intérieur. Je veux rappeler les instructions qui sont les miennes et qui sont celles aussi du ministre de l'éducation nationale sur les mouvements de
lycéen. Chaque fois qu'il y a un blocage total et en accord avec le chef d'établissement, il y a des interventions des forces de sécurité intérieure. C'est une doctrine qui est appliquée depuis maintenant plusieurs années et donc on ne tolère pas les blocages en lien avec le chef d'établissement, les blocages totaux et quand il y a des blocages partiels, on s'assure qu'il n'y ait pas d'incident. Et quand il y a des dégradations, des prises à partie des forces de sécurité intérieure, il y a systématiquement des interventions de police. C'est systématique. C'est ce qui s'est passé déjà vendredi. Donc je vous dis 61 établissement concernés par des mouvements de de de lycéen. On y reviendra parce qu'on peut penser que certains ne sont évidemment pas
des lycéens. Et il y a eu 78 interpellations, 78 interpellations vendredi. Tout au long du weekend, on a pu constater qu'il y a eu de nombreux appels sur les réseaux sociaux à poursuivre le mouvement ce lundi, ce lundi matin dans les établissements d'enseignement. Il y a eu beaucoup d'appels dont une partie dont une partie a été relayée d'ailleurs par un certain nombre d'élus notamment de la France insoumise. Tout le monde a vu que monsieur le député Louis Boyard s'est beaucoup agité, j'ouvre les guillemets, tout le weekend pour inciter les lycéens à descendre dans la rue à bloquer leurs établissements. C'est ce qui s'est produit ce matin dans environ 180 établissements. Une grande partie, une très grande partie sur l'académie de Créteille et celle de Versailles. Et
puis dans les grandes métropoles, on a eu Lille, Lyon, Grenoble, Nice qui ont été concernés et donc environ 180 établissements concernés, il y a eu 27 blocages totaux qui ont justifié une intervention des forces de sécurité intérieure et 50 tentatives de blocage. Pour le reste, aux abords de ces établissements, on a eu des regroupements de lycéens, parfois émaillés d'incidents. Chaque fois qu'il y a eu des incidents, des dégradations, des prises à partie des forces de l'ordre, il y a eu des interventions de police conformément aux instructions que passe le ministre de l'intérieur. Et c'est normal, on peut pas tolérer les dégradations, on peut pas tolérer les violences à l'endroit des forces de sécurité intérieure. Et chaque fois qu'il y a eu des interventions,
elles étaient justifiées par des dégradations des atteintes aux forces de sécurité intérieure, voire au personnel enseignant. Donc aujourd'hui, il y a il y a eu un nombre d'interpellations qui est assez significatif. que nous sommes à 164 interpellations. Donc je je j'en remercie les forces de sécurité intérieure qui ont appliqué évidemment mes instruction en lien avec le ministre de l'éducation nationale. Donc 164 interpellations au moment où je vous parle. Il faut avoir à l'esprit que 12 forces membres des forces de sécurité intérieure ont été blessées. Ce n'est qu'un bilan provisoire à date que nous avons également h personnels enseignants dont trois chefs d'établissement qui ont été blessés selon les informations qui m'ont été communiquées par
mon collègue le ministre de l'éducation nationale Édouard Jeffrey et on on a une douzaine de lycéens qui ont également été blessés. Voilà. Donc ce que je veux dire c'est que on a été confronté sur de nombreux établissements en réalité à des actions qui ne sont pas des actions revendicative de manifestation classique. Je le redis ça s'apparentait beaucoup plus à des violences urbaines avec un certain nombre d'individus qui étaient cagoulés, équipé de mortiers, équipé de projectiles qui voulaient manifestement en décou avec les forces de sécurité intérieure et on était à des années lumières de ce que je peux entendre dans la bouche de certains parlementaires de la France insoumise de mouvement pacifiques, de mouvements revendicatifs. ça n'est pas de la
revendication, c'était vraiment souvent de la violence à l'état pur et encore une fois c'est normal, les forces de sécurité d'intérieur ont fait leur travail, sont intervenu pour rétablir l'ordre et je veux vraiment les en remercier à nouveau. Vous dire évidemment que le dispositif qui a été mis en place ce matin avec l'ensemble des préfets, avec le directeur général de la gendarmerie, directeur général de la police nationale, le préfet de police, ce dispositif sera reconruit évidemment dès demain. un dispositif de prépositionnement des forces prêt à intervenir quand il y a un blocage, quand il y a des violences, quand il y a des incidents. Toujours en lien très étroit, encore une fois, j'insiste, avec les autorités académiques et
les chefs et les chefs d'établissement. Vous dire également évidemment que dans le ce contexte, la participation d'un certain nombre de députés de la France insoumise ou d'élus de la France insoumise à ces mouvements est totalement irresponsable. Je je pèse mes mots, c'est totalement irresponsable. Je crois que les jeunes ont besoin qu'on leur montre un chemin qui est celui de l'éducation, un chemin du respect des forces de sécurité intérieure et surtout de la non violence. Voilà, il y a eu il y a eu beaucoup trop de violence et encore une fois les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement à Boncient et je les en félicite et je les en remercie. Voilà ce que je voulais vous dire. On reconduit évidemment le dispositif. On va évidemment
poursuivre les investigations hein. Je vous dis a il y a un certain nombre d'interpations. 164 c'est évidemment énorme mais il y a des investigations qui vont se poursuivre. Il y a des vidéos qui ont été prises, il y a des investigations qui vont se poursuivre en judiciaire et il y aura à coup sûr des interpellations à venir sur des actes de violence dont les auteurs n'ont pu être interpellés immédiatement mais encore une fois les services de police vont investiguer. Vous dire également que beaucoup de de de forces de sécurité d'intérieur me remontrent qu'il y avait quand même un certain nombre d'individus qui étaient là pour attiser la haine et et créer beaucoup d'agitation hein. Voilà. Donc on on va évidemment analyser tout ça mais voilà la réponse
ça sera elle est unique, il n'y en a qu'une, c'est la réponse de la fermeté. On ne peut pas tolérer les débordements. Vous savez, moi j'ai beaucoup d'expérience. ce qu'on a vu vendredi matin et ce matin ce matin ça s'apparente vraiment à des violences urbaines. Voilà, on n'a pas assisté à un mouvement revendicatif, un blocage de lycée euh classique au qu'a tenu monsieur Mélenchon et puis dans un tweet où il a répondu au premier ministre où il fait état d'intervention policière qui serait effectué sur fond de racisme et c'est évidemment gravissime. Les forces de sécurité intérieure dans notre pays n'interviennent que quand il y a des débordements et c'est l'honneur et d'ailleurs c'est c'est l'honneur de nos forces de sécurité intérieure de de respecter cet amède
à leur crédit, de respecter évidemment ces valeurs républicaines de base. Et la deuxième remarque car le remarque deuxième point qu'a souligné monsieur Mélenchon, c'est qu'il a appelé les élus, les militants de la France insoumise à s'interposer, j'ouvre des guillemets évidemment, ce qui est à mon sens un appel un appel une incitation aux violences et c'est évidemment totalement inacceptable et donc la réponse de l'État sera très ferme. Évidemment, le ministre de l'éducation nationale discute avec les communautés éducatives, discute avec les représentants des élèves, il y a des discussions en cours. n'est que dans ce cadre démocratique que l'expression doit trouver à s'appliquer. Elle ne peut pas elle ne peut pas s'exprimer dans la violence. Ça n'est juste
pas possible. Voilà ce que je voulais vous dire. Voilà. Monsieur le ministre, à Saintfolomon, une vidéo circule montrant à un jeune homme qui reçoit un tir de cougar visiblement ti par un policier alors que celui-ci avant avait mis un coup. Quelle est votre première réaction ? Plusieurs coup. Oui, vous avez un jeune homme qui met plusieurs coups effectivement à des forces de police et il y a l'usage d'une arme intermédiaire. Je j'ai vu comme vous la vidéo. L'IGPN est saisie. Voilà, l'IGPN est saisie. Les policiers insistent toujours dans un cadre proportionné, réglementaire et quand il y a quand il y a des des des suspicions, je dis bien des suspicions, il y a toujours l'IGPN qui est CJ qui investigue, mais tout le monde a vu ce jeune homme qui venait au contact et qui donnait
des coûts répétés sur les forces de sécurité intérieure. Voilà, donc l'IGPN est saisi de cette affaire. Que les choses soient claires, l'IGPN est saisie. Dans le 93 également, des lycéens disent avoir été victimes de violence de la part de policiers, disent avoir été emmené au commissariat en sang. Est-ce que là encore il y a une enquête qui est ouverte ? Je n'ai pas je n'ai pas cette information. Voilà, j'ai eu l'information de prise à partie nombreuses répéter des forces de sécurité intérieure. Voilà, donc il pourra y avoir des dépôts de plainte si les personnes considèrent que l'action n'était pas proportionné. Ce ce ce que je ne crois pas du tout. Je ne crois pas du tout. Je connais bien les policiers, les gendarmes et je sais le cadre dans lequel ils interviennent.
Maintenant, si ça devait être le cas, il peut y avoir des plaintes, il y aura des investigations, il y aura des suites qui seront données. Je crois que le dernier rapport de l'IGPN, pardon, j'ouvre j'ouvre les GU, mais le le le dernier rapport de l'IGPN sur les sanctions qui sont impliquées dans la police nationale me semble suffisamment démontrer que en matière de déontologie dans la police nationale, on n'a pas beaucoup de leçons à recevoir. Vous crainez que ce mouvement perdu ? Écoutez, ce qui est sûr, c'est que demain, il aura lieu. Demain, c'est une journée nationale d'action. Donc y avoir forcément un espèce de de lien qui va être recherché. Il y a des il y a des appels d'organisation syndicale hein en direction des lycéens pour qu'ils puissent manifester demain
devant leurs établissements. J'ai j'ai vu l'appel de sud de l'Union syndicale lycéenne des jeunesses révention. Il y a quelques appels. Il y a la France insoumise aussi qui appelle à continuer le mouvement. Donc il est très probable que demain il ait lieu de nouveau et nous aurons évidemment la même réaction. La même réaction que le dispositif pour être forcé le dispositif il est déjà très fort, il est déjà très musclé. Voilà donc on intermatiquement donner un chiffre sur le nombre de de forces de l'ordre qui sont j'ai pas le le le chiffre on mobilise un certain nombre de forces mobiles sont les effectifs locaux qui s'organise toujours pour pouvoir intervenir être en capacité d'intervenir je vous dis on a à peu près 180 établissements concernés il y a 2400 lycées
he dans notre pays on avait 180 établissements concernés je ne relativise pas l'importance du mouvement en vous donnant ce chiffre he je veux dire voilà ce sont des choses que nous savons gérer toujours toujours avec beaucoup beaucoup de précaution de proportionnalité mais quand il y a des prises à partie des forces de l'ordre ça devient intolérable, il faut forcément c'est un plus armé que les policiers et les policiers qui justement regrettent ce manque de moyens par rapport à la violence qui est ciblé contre eux. Oui. Alors les et les les il y a effectivement beaucoup de de lycéens et de personnes j'insiste, qui ne sont pas encore de lycéens. Je suis prudent parce que on a des personnes qui ont été en train de interpoler, on va investiguer
évidemment sur les profils et qui sont pour beaucoup effectivement doté de mortiers et c'est d'ailleurs bien pour ça que la détention, le port et l'usage a donné lieu à des sanctions qui ont été renforcées dans la loi que j'ai fait adopter par le le Parlement, la loi dite ripost qui vient durcir les sanctions sur le l'usage évidemment de de ces mortiers. Monsieur, ministre de l'intérieur est chargé des cultes. Est-ce que vous avez pris connaissance de des révélations de nos confrères de médiia part concernant des propos attribués à Jordan Bardella il y a 10 ans ? J'ai pas pris connaissance, j'ai pas pris connaissance de cette propos. Il vous a pas échappé que la journée a été chargée pour moi avec les lycées et j'étais par ailleurs à l'accueil du pape ce matin à mess. Je
suis revenu dans l'après-midi. Euh donc voilà, je je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus. Je n'ai pas de commentairire à faire. Ce matin, on a des journalistes de notre frontière qui ont été pris à partie, qui ont reçu plusieurs coups devant le lycée Poilard de Saint-Denis. Est-ce que vous avez été informé de cet incident ? Comment vous réagissez ? Je je sais qu'un certain nombre de journalistes ont été pris à partie. Voilà, quel que soit le quel que soit le média, ça n'est pas ça n'est pas normal. Voilà, ça n'est pas normal. le le tout le monde doit pouvoir éclaircer ses son son son métier et pouvoir voilà donc ça n'est évidemment pas normal et je je je ne peux qu'inciter à déposer des plaintes chaque fois qu'il y a des prises à partie du journaliste.
Ça n'arrive pas qu'aux médias de frontières he je vous rassure. Il y a parfois des des de d'autres chaînes où il y a des incidents. On a vu encore des journalistes de BFM qui ont été prêt à partis dans une manifestation parisienne. Évidemment les forces de l'ordre sont là pour assurer leur protection et intervenir chaque fois qu'il le font. Vous engagerez des poursuites contre les élus qui mettent de l'huile sur le feu ? Mais c'est la dénonciation que je fais que le Premier ministre a faite, j'insiste, le Premier ministre a faite et que je fais moi-même, c'est une dénonciation politique. Je crois que quand on aspire à exercer des grandes responsabilités, on doit respecter l'ordre. On doit respecter les forces de sécurité intérieure. La vie
démocratique, ça peut pas être le désordre. Ça peut pas être le désordre. Le mode d'expression qui passe par la violence, ça ne peut pas être acceptable. Encore moins quand on s'adresse à des lycéens, à des jeunes lycéens, des jeunes mineurs. Moins acceptable. Merci.
Laurent Nuñez