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Podcast / conversationSorry Children· 20 avril 2020 103 minComplaisantFond programmatiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Amandine Lebreton, Serge Papin et Pablo Servigne : #lapireexcusevsCOVID19 e2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 8 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à la pire excuse et au contexte de crise ?

  • 8:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que la crise renforce ou confirme la pire excuse ?

  • 15:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous ne voudriez pas dire à vos petits-enfants dans 20 ans ?

  • 21:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que la pandémie est un virage ou une rupture ?

  • 22:34OuverteRéponse directe

    Quels sont les verrous pour changer le système alimentaire ?

  • 1:00:19OuverteRéponse directe

    Quelle recommandation urgente pour l'après crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 26:13non_speechFait
    « Si on veut pas dépendre, il faut aller vers plus de proximité et plus de liens sur l'ensemble des filières. »
  • 29:50non_speechChiffre
    « 88% des Français aspirent à une sanctuarisation des biens communs. »
  • 1:16:51Fait
    « la problématique est plus politique et le fait de n'avoir aucune visibilité sur ce qui en sortira »
  • 1:20:49Fait
    « une des solutions sur l'arrêt territorialisation et la résilience notamment elle doit être locale »
  • 1:36:46Fait
    « la résilience voulant dire l'adaptation au contexte c'est ça que ça veut dire la résilience »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

bonjour à toutes et à tous je pense que on est en direct c'est parti merci beaucoup d'être présent avec nous désoler pour le petit souci technique on a eu avec la l'envoi des liens de confirmation bon on est la grande majorité certaines personnes vont encore arriver mais on peut commencer donc je suis grégory poinsenet pierre charrier est également avec nous en pull col roulé visiblement à lyon une île un petit peu plus froid donc comme les cofondateurs de sory children et de cette campagne la pire excuses avec notamment joseph élie et on à la grande joie d'avoir avec nous trois participants à cette campagne que je vais très rapidement présentés mais où il se présentera également notamment dit le breton et directrice du plaidoyer de la prospective à la fondation nicolas hulot serge papin qui est consultant aujourd'hui qui a été pdg de du groupe système u pendant des années et pablo serving qui est chercheur interdépendants si je me trompe pas alors on va pendant une heure va y avoir un échange avec nos trois participants essentiellement pour la partie agriculture alimentation résilience alimentaire comment en période de crise comme ont tenu aujourd'hui mais peut-être encore plus demain on peut continuer à nourrir les territoires on va parler donc de sart essentiellement on peut sortir un petit peu du cadre du sujet notamment via vos questions donc pendant une heure on va d'abord rentrer sur lakers excuses de nos participants et voir comment ils réagissent par rapport à ce moment là par rapport à leurs excuses ensuite va y avoir une discussion entre les trois participants n'hésitez pas là commençait à poser vos questions et dans la dernière demi heure on va prendre vos questions et on essaiera d'en voler y ait le maximum sachant essayé peut-être d'être assez concis dans les questions et si possible de les opposé à une personne en particulier voilà donc serge on commence par toi comment est-ce que ça va et comment donc est ce que par rapport à tapir excuses que peu de personnes ont vu puisque tu as été le tout dernier à rejoindre la campagne avant le confinement comment est-ce que tu réagis un petit peu par rapport à ça alors bonjour à tous alors comment ça va pas trop mal je suis surpris j'ai l'impression d'être dans une autre dimension jeu on se surprend parce que l'on passe d'une vie on était en mouvement à une vie où on est à l'arrêt et évidemment ça amène à réfléchir sur est peut-être ce sera cohérent avec ce qu'on va dire sur le sur ce qui va se passer après et donc c'est un moment intéressant qui ne me suis jamais arrêté de ma vie bah voilà j'y suis contraint forcé j'essaie de d'en tirer un bénéfice pour moi même et puis pour peut-être des contributions fusse-t-elle modestes alors provenir à la pire excuses je sais pas si les les gens voient la photo parce que c'était en fait chez moi je la vois pas juste il ya sur le panneau je ne vois pas non plus voilà il y avait marqué lé pa lé voilà alors là on voit pas la faute aux meilleurs en fait il faut imaginer sur la photo y voilà nous avons donc consommer bon évidemment quand on a été acteur dans la grande distribution est bon même si c'était moi c'est un mouvement coopératif un que j'ai dirigés évidemment ça a du sens aux aussi comment dirais-je d'une certaine manière de se servir de cette caricature parce que moi je crois beaucoup que le commerce donc l'alimentation en l'occurrence finalement il reflet d'une époque et moi qui suis le plus ancien ici j'ai participé quand je suis je tue pas fait d'études et je me suis retrouvé embarqué en suivant mon prédécesseur d'ailleurs john hayes qui m'a embarqué avec lui j'avais 19 ans et en fait on avait l'impression du à l'époque d'une grande utilité parce qu'on rendait la consommation accessible c'est à dire moi j'étais dans les années soixante dix moi je suis rentré en 75 je ressentais bien à l'époque cette avidité de consommation et je me disais au fond abba allons-y nous plaît à bout mais on va ouvrir des magasins on ouvrait en bretagne à ploërmel par exemple des petits supermarchés il faut imaginer à l'époque voilà on était assez fier de nous dans dans ce qu'on faisait parce qu'on avait l'impression d'être utile et au fond de co2 correspondent à l'époque et voilà j'ai vu moi en plus j'avais la vision de défendre aussi des familles puisqu'on était en coopérative et que ça pouvait être une alternative aussi c'était pour système u c'est ça existe depuis 1894 donc je me disais on est moderne finalement et puis on a tous consommé donc nous avons tous consommé moi j'ai été confronté à l'est dans ma rencontre notamment et que jean marie pelt 2005 je prends la présidence de système u et mon père est décédé à ces jeunes d'un cancer et je m'intéresse à à la génèse de cette maladie j'y vois si vite en m'informant un lien entre ce qui se passait dans ce domaine des maladies dites de civilisation dont le cancer dont l'ia bêtes dont l'obésité et autres je regarde aussi ce qui se passe dans le domaine donc d'aider de l'agriculture expira et jean marie pelt qui je fais le le bouquin consommer moins consommer mieux doc en 2009 m'amène à réfléchir différemment et à partir de là changement d'époque et donc on passe de nous avons tous consommé et je me rends compte que on va vers un désastre à cette époque là et j'essaie à ma manière de détourner un peu l'avion en étendant et en essayant de faire en sorte de changer cette consommation quantitatives pour essayer de la faire évoluer vers une consommation beaucoup plus qualitative et donc ils soient beaucoup plus réconciliatrice il réconcilie pas avec la planète avec la santé avec les paysans avec les transformateurs aussi voilà et donc je suis passé d'un stade où j'étais fier d'être utile à une société qui étaient avides de consommation à comment dirais-je une prise de conscience et queyrac est raccord avec l'époque aussi parce que l'époque au fond maintenant elle elle demande aussi ça elle demandait pas ça de la même manière d'ailleurs pablo et amandine qui vont s'exprimer sont des gens de leur époque moi quand j'avais leur âge c'est si j'avais leur âge aujourd'hui je serai dans cette dedans dans cet engagement là mais à l'époque j'avais là on était tous ça qu'il faut pas non plus c'est ce que je disais avec jean marie pelt faut pas pointer du doigt il faut essayer de corriger les choses c'est ce qu'il faut en prendre conscience mais il faut pas chercher systématiquement des coupables alors évidemment la pire excuses c'est un aveu d'une certaine manière mais quand même à partir du moment où on a cette lucidité cette conscience et je pense que de plus en plus de gens de compris de ma génération l'on sait de conscience et ils ont envie les gens c'est pour ça que je suis content aussi de voir ce que font pas blot et amandine est assez heureux de partager ce débat avec eux aujourd'hui merci beaucoup serge pour cette production amandine bonjour à toi comment vas tu et je partage donc sapir excuses également bonjour à tous j'ai vraiment hâte après midi donc quand et seulement je travaille à la maison maintenant et je me suis occupé des récoltes en mai tandis que grenoble est donc j'ai suivi en fait j'étais je suis l'évolution de la perception de citoyens louis système alimentaire quelles sont les politiques publiques sur le sujet voilà c'est un regard qu'on va partager cet après midi donc j'ai vraiment ravi d'être là avec donc pourra comme en a pas question de rigoler en pâte bien ce que j'ai la chance d'être continuer dans un endroit à la campagne dans le vert et voilà les accès la nature donc ce qui n'est pas rien et sont conscientes donc tout va bien du coup la question qui est posée c'était voilà est-ce que c'est ce contexte de crise et de confinement en france force donc matière excuses qui était de croyez trop en l'humain alors il ya plusieurs éléments de réponse à ça c'est pour dire que c'est assez fascinant dans l'est dans la période dans laquelle on vit c'est que la moitié de l'humanité snif et que finalement après cette seul moment où un événement a une résonance comme ca global et c'est vrai que quand on travaille depuis quand même pas mal d'années a expliqué la question des fondements de la biodiversité lutte contre le changement climatique sont des questions globales était parfait qu'on dit aujourd'hui voilà pose beaucoup de questions parce qu'elle s'interroge sur ce que l'on nous vient la crise est ce qu'il ya un lien évidemment avec cette crise écologique on pourra en parler mais aussi voilà quel a été le moteur au delà du moteur politique qui fait qu'aujourd'hui il ya malgré tout une moitié de l'humanité continue et qui comprend l'enjeu sanitaire qui la dernière et d'outils finalement agi pour taperont collectivement à cette crise et ça c'était assez intéressant à analyser parce que la conscience c'est de savoir forcément avec d'autres leviers mais comment on fait pour le baliser une clé une prise de conscience sur le tas et globale digne de confiance et la perversité donc voir une forme de conscience commune même si la baie est évidemment le projet orienté piloter voilà ça c'est le premier point qui m'a voilà qui m'interpelle dans ce contexte j'imagine le deuxième point par rapport à la place de l'humain c'est la question de la mobilisation des personnes notamment ceux en première ligne de la crise sanitaire évidemment personnel hospitalier mais aussi voilà les agriculteurs et les personnes qui sont dans le système qui peut être l'alimentaire qui font qu'on peut se nourrir maintenant continue chaque jour mais aussi tous les métiers qui soit une première bulle est en fait cette mobilisation va dire au fond et je trouve assez exemplaire et presque est presque gentil le panneau mais voilà renforce une conviction est que finalement une société peut réagir dans un contexte de crise et se met en branle et s'organiser pour répondre à une crise collectivement et faire en sorte que cette société fonctionne donc par rapport à ça clairement ça voilà ça renforce cette croyance en l'humain et puis ce n'est pas ce qui n'est pas anodin c'est ses soutiens même si c'est symbolique convois à 20h les soirs fenêtres des maisons qui est une forme de prise de conscience aussi que cette partie de la population qui s'engagent chaque jour pour faire en sorte que ces prix soient moins pénible pour tout le monde mais la question de sa pause pour moi plus largement un qui fait écho justement un attire excuses c'est plutôt la suite c'est plutôt la question de la question de la capacité à faire face est ce que c'est humain qu'il ya un électrochoc pour reprendre un mot qui vous est cher est-ce que voilà est-ce que cet électrochoc est assez profond pour faire en sorte que voilà qu'on prenne le temps de se poser les bonnes questions surtout en sortie de continuer ou même si tu es trop facile d'un style des petites tendances qu'on veut observer à une forme de relocalisation en forme de voile à de prise en compte des biens social qui nous manque voilà est-ce que ça va perturber pertur perdurer et donc la question c'est pas tant pour moi est ce que cette prisme renforce ma pire excuses c'est peu la sortie de crise valeur n'a confirmé ou la renforcer et je pense que c'est tout l'enjeu de la question à venir parce qu'évidemment j'imagine ça comme un carrefour on est par rapport à une porte on a une projection qui fait que je peux faire c'est suffisamment poser la question pour projeter dans une société qui voilà qui verse à ses hôtes un bus écologiques et sociaux il ya deux autres partis à une cohorte s'appelle qui peut s'appeler statu quo ou finalement sans rien on revient fonctionnement d'avant donc voilà on va le voir face à d'autres crises une en plus importante mais aussi une dernière porte et que le père des reculs comme l'accès encore et les phénomènes qu'on observe donc voilà la question c'est ce que cette pire excuses avait confronté à un tel portail va être confronté et voilà est-ce que ça sera parfait merci beaucoup amandine on aura l'occasion de développer tout ça après pablo alors tapir excuses il me semble s'est il excusé ces gens n'avaient rien à c'est drôle hein c'est ça quand je me devais présenter le projet de photos c'était qu est-ce qu qu'est ce qu'on voudrait vraiment pas dire à nos petits-enfants dans 20 ans quoi plus et ben moi ça je voulais je voudrais pas leur dire c'est c'est précisément l'un vers ce que depuis dix ans j'ai tout fait je me suis impliqué corps et âme dans la lah l'information par rapport aux catastrophes aux ruptures voilà tout ce qu'on a appelé la coloc solo j en ai les la connaissance sur les catastrophes et des effondrements et pour moi ça a été ça quoi c'est un rôle de lanceur d'alert de prendre soins des populations d'informer un maximum de gens pour pouvoir se préparer le plus tôt et le plus sainement possible le plus collectivement possible pour pas qu'on se tape dessus quand quand les temps sont trop difficiles et c'est justement ça celle inverse quand même mois chez les catastrophes j'en ai quelque chose à aujourd'hui depuis 10 ans et ça continue avec la crise due la pandémie avec le co vide ben ça montre bien le tout ce qu'on disait depuis dix ans c'est à dire que l' pour reprendre le thème des systèmes alimentaires parce que je suis là je suis à grenoble donc cessé mais mes premiers amours entre guillemets quand je suis sorti de là de la recherche en 2008 j'ai fait d'éducation populaire et j'étais donc déjà à grenoble mais je me suis dirigé est vraiment un fonds vers l'agroécologie la permaculture et et d'autres manières de de produire de fer d'alimentation et puis de fil en aiguille j'ai découvert tout cette question de la résilience des catastrophes qu en fait le système alimentaire était très très vulnérable est très fragile très fragile plutôt très toxique pardon est très vulnérable et c'est un paradoxe la vulnérabilité qu'on a pas mal qu'on voit difficilement parce qu'on a l'impression que nos sociétés sont très puissantes qu'elles dépendent sur des dll sont basés sur les énergies fossiles sur une puissance démesurée en fait on est un colosse aux pieds d'argile on voit très bien avec cette crise comment les chaînes d'approvisionnement à flux tendu l'absence de stocks comment la précarité etc rend très en fait très vulnérable notre société et donc pas traitée en 2013 j'avais fait un rapport pour le parlement européen qui s'appelait nourrir l'europe en temps de crise justement et ça date déjà mais ça n'a pas pris une ride c'est à dire c'était yves cochet qui m'avait demandé il était euro députés il m'avait demandé de penser l'avenir de l'agriculture ou plutôt des systèmes alimentaires on va définir système alimentaire comme tout de toute la chaîne du du champ à l'assiette même aux toilettes même après l'assiette en passant par la distribution de l'agriculture la demande là la cuisine tout ou la gestion des déchets etc c'est énorme le système alimentaire il n'y a pas que les agriculteurs ja pas que l'agriculture est donc tout repenser sous l'angle de la résilience ça veut dire sous l'angle des catastrophes faut tout revoir c'est ça que j'avais découvert et ce qui me passionne depuis c'est les risques de rupture c'est comme on est dans une société de continuité de voilà on va changer à l'horizon 2050 on va progressivement sortir des énergies fossiles peut être sortir du nucléaire non à faire une transition tout ça c'est continue ses objectifs continus et toute notre politique sous d'autres manières de gouvernance manière de décider et basée sur des sur une certaine continuité or on arrive dans l'époque t&d discontinuité des ruptures de l'incertitude des catastrophes des cygnes noirs des événements imprévisibles et la pandémie on est un examen très bel exemple personne n'avait vu venir certains scientifiques le savez personne n'y croyait et personnes s'est préparé à ça et là on voit bien le manque de préparation et et criminel quoi donc ça c'est une crise sanitaire et ça peut déboucher sur des crises alimentaires parce que ça met en tension une chaîne d'approvisionnement les stocks etc et l'agriculture la main d'oeuvre les les routiers plein plein de choses qui sont qu'ils sont c'est une crise systémique dont comme voilà moi j'en ai plus que jamais quelque chose à et il ya il ya beaucoup beaucoup de pain sur la planche aujourd'hui enfin très rapidement mais parce qu'on en parlera dans la suite mais je pense qu'il faut revoir nos politiques entièrement et c'est pour ça que c'est intéressant de vous avoir

20:23
Non speech

[Musique]

20:25
Locuteur

serge et amandine sur sur comment on conçoit des systèmes alimentaires comme on change comme on prend un virage par rapport aux années 70 aux années 80 aux années 2000 qu'est ce qu'on peut faire de nouveau dans le sens de de préparation rupture c'est à dire qu'il faut avoir une politique à la fois de continuité il faut continuer à m'en faire manger les gens quoi approvisionner les gens mais en même temps il faut réfléchir à comment fait ce cas des grandes sécheresses il s'il ya des pertes immenses au niveau agricole eh bien il faut que les systèmes de distribution tiennent le coup avec des stocks et comment on fait s'il n'y a plus de pétrole s'il ya plus de système de distribution il faut que les systèmes agricoles tiennent le coup pour nourrir la population on a besoin des deux pour pour pour tenir le coup si l'un des deux est défaillant mais ça et les ruptures elles peuvent venir de partout ça peut être des pandémies mais ça peut être des grèves massives ça peut être un manque de décence ça peut être un black out imaginez un black out pendant dix jours à paris c'est quelque chose de deux d'impensable au niveau alimentaire au niveau de la prise en main en eau etc donc penser à la fois les continue et les discontinuités voilà l'enjeu en tout cas politique au niveau des systèmes alimentaires j'aurai plein de propositions à faire mais on va faire tourner la parole ouais ouais bah on va les voir tout à l'heure où justement donc merci à vous trois lavoirs confronté ce moment avec votre pire excuse donc là pour vous on est on est on est dans un épiphénomène de notre histoire on est dans un moment clé on est dans un moment charnière où on est dans le début en effet le tableau de ce qu'on appelle un le début d'un effondrement de civilisation technique avant de répondre est ce que parce que par rapport à ce que mon dîner serge on dit au début j'ai des questions je les réserve pour après où des gens je les garde pour plus tard mais on répond à ta question et après on reviendra ou par six mois que l'entamé organisez-vous auto-organisé nous servent du seul je viens de le demander en vidéo mais vas-y si tu as des questions pablo vas-y à serge est de retour j'avais le jade et l'ue sont d'accord ouais t'as question donc la deuxième c'était par rapport à la à cette pandémie est ce que c'est un virage et une rupture une étape mais l'asie serge si tu veux vous fait rêver oui alors moi je crois que le virus si on peut dire qu'ils sifflent la fin de la récré on on était déjà me semble-t-il sur une tendance doré territorialisation où on s'apercevait des excès d'une agriculture productiviste et d'une agriculture très spécialisés où on fait les carottes dans les landes du cochon bretagne de manière quantitative avec tous les inconvénients que ça et on est parti sur une depuis quelques temps déjà sur une ré territorialisation pour faire en sorte que l'on puisse s'approvisionner dans des qualités plus intéressantes les en circuits courts notamment les métropoles par exemple moi j'avais d'ailleurs c'est juste pour l'anecdote mais quand j'ai quitté mes amis de système u en 2018 et à la question qui m'étaient posées si c'était à refaire qu'est ce qui ferait g d'écouté si j'avais 30 ans et j'ouvre un magasin je voudrais d'abord une ferme et tranquille et je vendrai les produits de ma ferme dans le magasin ce petit une image mais voulait janvier à ça mais non mais ça veut dire et alors c'est drôle parce que dira la qui brûlent faire il y en a même qui ont commencé à le faire mais oui parce que il ya besoin finalement 2 d'intégrer les filières et ça sera une des réponses s'il y avait une catastrophe il ne s'est pas exclure et qu'on met un reset yens soit 2 3 ème climatique ou autre et et à ce moment là bas est ce qu'il faut aussi que les filières il soit en rythmant réconcilier c'est à dire que il faut qu'on revienne sur une espèce de deux contractualisme c'est la terre la théorie du du du contrat qui est le contraire du du des zones sismiques et la théorie de la plate forme où c'est le règne d'amazon mais la théorie du contrat c'est des liens c'est des liens entre des paysans les transformateurs des distributeurs et des consommateurs est aujourd'hui doivent aussi pesé c'est eux qui vont changer des choses c'est eux qui vont faire peser les consommateurs ou les citoyens d'ailleurs et faire en sorte qu'on réconcilient et que et et qu'on soit autonome de à ce moment là et que s'il y a des problèmes avec des circuits courts on aura toujours de quoi s'alimenter et du nez et d'une manière complètement différente aujourd'hui où on est en dépendance là c'est aujourd'hui que s'il faut aller chercher à regarder les fruits et légumes on va s'en sortir parce que du coup il ya une production française qui est là mais la plupart des produits détruisent et légumes venait d'espagne il trouve qu'il ya des des ruptures aussi parce que l'espagne a promise plus les les frontières sont fermées donc si on veut pas dépendre il faut aller vers plus de proximité et plus de liens sur l'ensemble des filières me semble t'il ce sont des des conditions pour pour répondre peut-être que pour partie mais pourrait-on tour peut-être pour grande partie a atteint remarques pablo donc c'est la fin du modèle de la grande distribution avait déjà commencé un de cas comment ça les met distributeurs ils sont comment dire âge il c'est pas eux qui qui avant que les choses c'est pas avec eux mêmes ils ont créé ils ont créé une demande ils ont créé le monde mais sur le roc 1,6 m d'euros nettement vim oui mais ils sont le reflet de ce que des attentes des gens je dis ça les attentes sont en train d'évoluer ce qui fera bouger les choses ce qui fait bouger macron c'est quoi c'est l'opinion ce qui fait bouger il doit il va bien aujourd'hui qu'il est obligé de bouger il va passer du côté jupitérien aux côtés coopération macron et a entendu tableau il est y voit bien que c'est la voie enfin m si c'est pas toi y'a encore des progrès à faire mais voit bien que la voix est là et je pense que là la grande distribution elle elle est obligée prendre les responsabilités des engagements nouveaux toutes les entreprises sont obligées d'aller sur le bien comme il y aura plus de leadership d'aucune entreprise d'aucune marque qui ne sera pas sur le développement du bien commun d'ailleurs il faut le gros problème c'est que il faut quitter le rapport de force on a tous les dirigeants du monde de du monde d'avant ont été configurés dans le rapport de force dans la loi du plus fort est en fait il faut qu'ils se transforment en médiateur d'avery faut qu'ils se transforment en réconciliateur et c'est ça qui étiez pas simple et ils trouveront des nouveaux leaderships je vais prendre un exemple je connais bien comment il s'appelle pascal demeure gère qui est le patron de la maif ce type là est un énarque il a pris la maif assureur militants bla bla bla en 2012 je crois et à ce moment là une de ses collaboratrices devant l'ensemble des des collaborateurs lui pose une question et lui dit mais monsieur pascal si vous raisonnez plus avec votre coeur qu'avec votre tête vous verrez que ça changerait les choses par rapport à la gouvernance et le titre sale l'a complètement bousculé et il a il a construit le leadership de la maif qui est en train de devenir un des principaux assureurs sur la bienveillance donc ça veut dire que il a quitté son rapport de forces qu'on lui avait appris l alena et il gagne des parts de marché grâce à la bienveillance donc demain c'est ça je prends l'exemple parce qu'il est très concret mais demain les les leaders seront des gens empathique donc il faudra que les entreprises et singulièrement la grande distribution aille sur le bien commun c'est ce que tu portes un la fondation depuis des données il me semble alors comprendre les revendeurs sur ce que dit serge parce que là où je pense que dans toute meilleure communauté d'entreprises et ses citoyens il ya toujours des pionniers et saint cannat miles très extrêmement intéressant la manière dont on doit absolument changer dont l approche de la société sa relation à la société paiera donc c'était hyper intéressant en revanche je je je pense que les politiques publiques ont un rôle pour généraliser ça autrement dit je ne sus c'est là où je le croyais trop en l'humain qui excusent intéressante c'est que je suis d'accord avec toi sur l'état d'esprit je pense que plus personne ne peut être insensible aux signaux énormes sont envoyés en ce moment de signaux faibles alors parlé de maquereau est ébahi les utiliser les mots de résilience de sobriété carbone des mots qui sont intéressants dans la bouche d'un président de la république qui se met lui-même en cause dont on verra sur la suite mais oui il faut il faut il faut mais au-delà de ça il ya toujours des pionniers il ya toujours des gens qui nous coucherons absolument jamais qui a toujours ni le coeur d'un coeur d'activité un coeur de communauté qui attend des signaux qui attendait des signaux faibles des signaux forts mais des inspections là où je te rejoins c'est que c'est vrai que je pense qu'un chef d'entreprise de demain vous pourrez ne peut plus penser comme il le pensait avant mais aussi pour la le bien-être la bonne santé économique de sa structure donc ça c'est un également très intéressant la crise écologique ce n'est pas juste pour faire plaisir aux écolos c'est que économiquement ne pas faire face à la crise écologique c'est aussi un drame dans cinq ans voire 10 ans sur beaucoup de secteurs on pense à l'aviation pense le secteur audio je pense que si nous y met pas tout de suite compliqué pour eux très vite donc sur l'argument économique malgré tout on est dans une telle urgence que se comporte à la snh et c'est sur quoi on travaille quand même beaucoup c'est de se dire qu'on doit avoir des outils de politique absolument incitatif pour qu'on n'ait pas toujours ces pionniers qui vont être probablement de plus en plus nombreux mais qui reste malgré tout assez peu nombreux face à la masse des entreprises qui eux dont un a aucun souci à le passé ne pas s'intéresser au bien commun et il faut des règles de politique publique des réglementations des investissements et des fiscalités soit absolument incitatives et trentenaires ont servi deux fois que l'internaute et en termes d'objectifs donc ça répond aussi à un petit peu à pablo tout à l'heure qui disait voilà il faut finalement il faut prendre le problème par les deux bouts assumer qu'il faut une transition mais anticiper les ruptures et ça moi je crois beaucoup à la place des politiques publiques pour faire ça parce que malgré tout des acteurs économiques et sociaux dans un contexte où les dons d'injonction sociales économiques quotidiennes et du temps long les élections entre temps voilà qui va mettre un pic de discussions politiques et on les oublie pendant cinq ans voilà tout ça c'est un certain nombre d'options qu'il faut prendre en compte au quotidien je pense que l'état est là on voit d'ailleurs le renouveau de l'état stratège de l'état central qui doit protéger les citoyens de leur protégé sa société mais l'état a un rôle majeur à jouer les pionniers dont on parlait même s'ils sont plus nombreux demain voilà entraîne l'ensemble des acteurs économiques donc là où je crois qu'il ya vraiment un changement d'accord avec toi en revanche sur le fait que ce soit accéléré etc il faut clairement que la puissance publique s'en mêle et c'est là où on a des difficultés entre le discours d' emmanuel macron est ce qu'on pourra avoir dans ce pouvoir dans un plan d'urgence par exemple de 20 milliards contre secteur de la gestion qui est votée ce soir et un plan de relance dans un second temps qu'il relance quoi ton relance quels secteurs qui restent secteur vers quoi donc là on va être mis à l'épreuve collectivement de savoir si normalement oui ou non ces mots ont un sens dans la bouche du président de la république juste j'ai laisse la parole tout de suite à pablo 1 mais je je je regarde un peu les j'observe à dire les entreprises évoluent et elles sont maintenant quand même de plus en plus et le second sur ce qu'on appelle la raison d'être bon bah ça c'est la loi pacte quand même un qui l'âge l'époque c'est parfait mais bon c'est quand même la loi pâques qu'il a favorisé les collaborateurs et ça c'est très important il faut qu'ils trouvent leur raison d'y être et vous verrez que si les collaborateurs trouve pas le sens ils ne resteront pas il est colin porte je pense aux jeunes donc ça pour taxer les orateurs elle et les gens qui travaillent dans ses centres les gens qui travaillent raison d'être si la mission d'entreprise raison dit y est c'est le sens que vont trouver les collaborateurs ce qui fera la raison d'y venir du consommateur citoyen et on voit bien élément de réconciliation déjà entre raison d'être raison d'y être raison d'y venir raison d'y acheter et et ça c'est des choses qui sont me semble-t-il à je veux pas être dans un optimisme béat mais c'est les choses qui marquent ce que ce que tu appelles amandine des pionniers bas on envoie ils sont pas encore nombreux les lacs la communauté d'android a mission c'est sans une centaine ou 150 entreprises pas forcément des grosses d'ailleurs mais bon ça va quand même faut le signaler de plus en plus et c'est ça qui est intéressant c'est à dire que ce n'est pas seulement le pionnier 10 à 20 ans donc le seul exemple quand on parlait là on était comme tu dis d'une communauté ce qui se crée d'entreprises qui en sera autrement mais les injonctions nationale mais surtout internationale on en parlait de chritine 6 pour le mec qui rachètent des actifs et le choix et qui rachète alors que les plateformes gazières pour en disant que de toute façon comme c'est pas cher maintenant il se fera du profit après l'humain est aussi faite de ça parce qu'on sait qu'il faut saisir ces opportunités donc c'est là où je dis qu'il ya forcément besoin d'un l'autorité publique on va dire comme un résultat mais vous avez eu pardon juste un petit une enquête menée par dans libé là il ya quelques jours que qui dit que 88 français 88% des français aspirent à une sanctuarisation des biens communs sur l'air de qualité ou encore la biodiversité donc c'est un servat sur cette dimension de biens communs qu'il est comprise c'est vrai que les entreprises vont devoir s'y non mais ce n'est pas assez et 88% c'est incroyable que 12% des gens ne pensent pas au bien commun c'est insupportable machinisme 6 1 voilà bien commun mais ce qui est intéressant c'est que justement la crise du coc vie de montres qui a un grand retour des états souverains et et que on se rend compte enfin la fable diaries nous alternative mais non on peut pas arrêter la machine maintenant on a peut-être pouvoir contre les banques maintenant on n'a pas de pouvoir contente du strict en fait c'est des conneries il ya des leviers et là ils s'en sont emparés ils ont même arrêté le monde et c'est faisable c'est juste faisable on a là une expérience grandeur nature que on a les leviers pour arrêter alors moi dans mes conférences je parlais tout le temps de deux après je réagis sur ce que vous avez dit mais sur deux et sur les exemples il y en a un qui m'a marqué c'est ce que moi je suis à moitié colombien et j'ai été six mois en amérique du sud justement quand je suis sorti de là du monde universitaire là et j'ai été voir à cuba et au venezuela et il faisait des expériences d'agroécologie absolument magnifique et c'est ça en tant qu'agronome moi qui suis agronome tropicale qui a été formée pour développer le sud entre guillemets pour aller nourrir les pauvres quoi c'est vraiment ça qu'on vous a mis dans la tête et ben moi j'ai eu un déclic c'est à dire que à partir de ce voyage j'ai vu l'europe comme sous développés elle a 15 ans de retard en agroécologie l'europe est donc survenu en europe avec l'objectif de développer les pays du nord parce qu'on est arriérée ans malgré que j en ai vraiment on a vraiment 15 ans de retard et et à cuba ce qu'ils ont eue c'est un choc majeur de fonds dormants du bloc soviétique comme il était sous embargo étasunien ils ont plus et est un pays très industrialisés le plus de toute l'amérique latine et ils ont eu tout à coup plus rien de rallier soviétique les stocks dans le sucre le riz le l'essence le diesel tout tout s'est arrêté donc la moitié du pays s'est effondré en fait et ils sont en cinq ans ils sont passés à ils ont été résiliés ils ont rebondi grâce entre autres à l'agroécologie mais grâce surtout la grande leçon de cuba on pourra discuter des heures là dessus et je fais pas un impôt une apologie de régime autoritaire je dis juste qu'une grande transition à un marché à cuba contrairement à la corée du nord il ya eu des millions de morts à cause de famine suite avec fondremand du bloc soviétique c'est qu'il ya eu une convergence entre des mesures fortes et atic intelligente en faveur d'une transition est une nécessité qui vient d'en bas comme disent les anglais s'étaient bottom up et hop donne en même temps certes les gens ont eu faim ils sont bouger le cul ils ont fait des potagers urbains ils ont fait de l'agroécologie parce qu'ils n'avaient pas de pesticides ils ont fait voilà ils ont fait des choses super chouette en plus c'est un milieu tropical où tout pousse by way et et donc ils ont réussi ils ont eu des méthodologies de transmission des connaissances horizontale la recherche s'est remise la recherche en agronomie s'est remise à faire de la traction animale ils ont rappelé des vieux paysan pour former des ingénieurs à la traction animale non mais ça ça on a quinze ans de retard nous venons d'arriver dans dix ans mais on leur ont leur eau moi ça fait dix ans que je dis ça et on va en valeur on va mettre en place trop tard tout ça pour dire que on peut faire les choses quand il ya une nécessité quand tu dis serge les gens le demandent mais ça suffit pas il faut aussi des mesures qui viennent du haut qui sont intelligentes et qui vont dans la femme dans la dans le sens du bien commun et or aujourd'hui on a retrouvé les leviers en tout cas la l'imaginaire de la possibilité d'avoir des leviers grâce à la pandémie et ça nous ramène à l'exemple que donne souvent c'était les victory gardens pendant la 2 m guerre mondiale quand il ya eu pearl harbor en 41 les états unis et le peuple américain a voulu participer à l'effort de guerre cette île était en guerre alors qu'il voulait pas rentrer dedans et donc là comme dit macro on est en état de guerre comment on peut participer à ça et bien les militaires à l'époque il disait ben l'armée c'est quelque chose pour les professionnels donc vous pouvez faire des potagers et les gens ont fait des potagers chez eux mais il ya eu d'énormes campagnes de publicité il ya eu des potagers devant le capitole dans les arts varde dans les universités harvard smithsonian et tout ça les laits tous les gens faisait des potagers si bien que deux ans après la moitié des légumes aux états unis et est produit par les citoyens en effort de guerre édicterait garden pourquoi pas ce qu'est une planification centralisée parce qu'il ya eu un effort à une volonté une puissance de la base parce qu'il est tous vers un effort commun en deux ans on peut faire des trucs de fou mais il faut il faut suivre les pionniers il faut que les suiveurs bascule comme tu dis amandine il ya en fait c'est les 20 80 il ya 10% de pionnier il ya 80% de suiveurs et à 10% qui feront jamais ce qu'on leur dit oui et les es donc les égoïstes qu'ils pensent pas aux gains bien commun et ce1 il faut les contraindre et donc ma question de nice denis serge pardon c'est est-ce que tout est prêt et et successeurs sont dans la même lignée que toi est-ce que quelques elles sont les verrouillages financiers juridiques psychologiques que tu as dont tu as été témoin qui empêche ce changement parce que toi et on voit que tu as une vision mais ce n'est pas le seul j'imagine que tu as dû vivre des freins d'aider des gens qui n'étaient pas d'accord avec toi des actionnaires comment par exemple on arrête de rémunérer des actionnaires et saas etc remettre en question la raison d'être des multinationales des entreprises de rémunérer le le privé avec des actionnaires et si par exemple la moitié des bénefs n'allez pas aux actionnaires mais été redirigés vers un revenu de base aux paysans locaux tu vois il augmente la tva était de 18% pour les produits alimentaires venant de l'étranger ou d'autres régions et était très faible pour les produits locaux et si et si et si on peut en fait contraindre beaucoup de choses aient changé même la raison d'être des entreprises voyez donc oui après c'est juste excuse moi je fais toute petite parenthèse parce qu'il ya énormément de questions qui sont posées je vous invite chacun à voter pour les questions qui vous intéresse le plus comme ça elles vont remonter ou iron man les ont les besoins en premier parce qu'on pourra pas poser du tout toutes les questions mais comment on fait pour bloquer la partie questions et à droite de la question tu as un petit numéro avec une flèche vers le haut tu clique dessus réellement moi je me concentre sur la discussion ça va être chaud de tours mais pas vous vous concentrez vous je parle aux gens qui nous d'accord c'est à nous de beauté ok alors nouveautés pas cliquer ok alors rapidement par rapport mois enfin quand j'ai basculé c'était en 2005 j'ai demandé à un ingénieur agro qui s'appelle maximilien horaire je lui ai dit écoute fais-moi la liste des ce qu'on pourrait appeler des substances contreversé doxique j'en sais rien qui font partie des recettes ou qui servent à produire toute honte j'ai une idée donc ça allait des molécules de dans les pesticides à l'huile de palme au bisphénol à l'aspartame au dioxyde de titane et c'est donc gba une liste de 90 substance donc voilà que je me suis dit pas comment on peut les enlever ddd des produits que nous commercialisons donc en l'occurrence les produits à notre marque et j'ai dit on va y aller donc j'étais président comme j'avais cette conscience je trouvais entre président influencer des choses je me suis heurtée à une opposition à l'intérieur de mon groupe à ce que m'ont dit mais c'est pas notre boulot à quoi ça sert nous on est des commerçants dans ce qui se vend ça coûtait plus cher et c'est bon on est il se trouve qu on était un petit groupe quand même assez déterminés et on a réussi à voile à faire quand même passer ça parce que système u c'est une coopérative c'est une instance c'est démocratique moi j'ai un pouvoir deux ans plus qu'un pouvoir hiérarchique et qui a freiné plus tôt les actionnaires ou les salades ont plutôt les a plus plus tôt les associés non pas des salariés ce qu'on appelle les âges et tous les adhérents les commerçants qui dit il mais c'est pas notre boulot m'a jamais fait ça et finalement on a tenu bon et qu'est ce qui a fait qu'on a basculé à un moment et que c'est devenu un projet d'entreprise c'est quand les gens les associés se sont aperçus que c'était ça correspondait aux attentes des gens est ce qu'il voyait bien que l'opinion de leurs consommateurs avaient changé sur ces questions là et que ça a permis même a insisté mme hughes qui était pas le premier qui était pas le plus fort mais d'avoir son terrain de leadership différents et donc c'est ça pour répondre à à pablo il faut quand même que lily est pour que ça marche bien il faut que c'est pour ça que pour moi c'est important il ya des hommes il ya une adhésion qui nation voilà ça c'est important après sur l'axé le côté actionnaires moi je suis complètement d'accord avec ce que tu évoques oui mais il faudrait puisqu'on est en système capitaliste donc c'est difficile de remettre en cause le capitalisme et classieux narnia et c'est capitalisme c'est l'actionnaire qui décide alors on peut le grand soir de bon pourquoi pas mais en attendant est-ce qu'on peut pas modifier les règles moi je pense qu'il faudrait qu'ils aient une part des actions qui soient réservés à autre chose que la rémunération de ceux qui possèdent on pourrait même imaginer que les collaborateurs qu'ils fassent partie d'une entreprise et une part d action qui serait pas tout à fait les mêmes elle pourrait d'ailleurs au passage ne pas être spéculatifs dire que le collaborateur qui rentrent le corps social pourrait avoir une part de 2 du capital ce qui paraissait le gestion ça existe depuis 50 ans oui mais qui sera oui mais c'est pas forcément d'autogestion si une part de deux voies dans un conseil d'administration et caetera et et que par contre il s'en va il laisse les choses comme ça donc ça ça pourrait jouer par contre pour ce qui concerne les paysans pour ce qui concerne les les transformateurs il faut revenir à des vrais engagements contractuels c'est à dire il faut faire sauter le ce qu'on appelle les négociations et d'ailleurs au passage que ce qu'ils sont en train de se passer créer des liens un peu différent au nom de l'intérêt général moi j'ai participé j'ai été président de l'atelier 5 des états généraux de l'alimentation j'ai tout n'a pas été parfait mais enfin on s'est mis d'accord sur un certain nombre de choses du passé je pas être trop long et trop techniques sur ce dossier là mais j'avais dit à l'époque où misery culture représente la république si vous voulez vraiment faire une chape une vraie réforme vous faites sauter les neg les négociations parce que ces négociations c'est du rapport de force tous les ans c'est de la confrontation épicé coca cola contre carrefour donc ils sont parce que c'est ça mais par contre quand il s'agit de petites entreprises ou paysans mais ils sont le maillon faible donc ils en prennent plein la gueule donc il faut il faut revenir à des vrais engagements contractuels il ya comme ça que ça marchera parce que c'est le lycée des liens dire à un moment c'est un contraste comme un contrat de mariage un contrat de mariage voilà c'est yahia où il ya l'amour mais il ya aussi la partie comptera donc c'est la même chose pour elles et avec les ags il faut revenir à des vrais contrat qui engage et un partage parce que le contrat il va garantir le partage de la valeur donc c'est bien ça la question est la valeur la plus importante ça sera la valeur qualitative pour le consommateur qui est de la garantir à la transparence et je trouverais ça intéressant de mettre dans les processus de décision démocratique pas seulement les salariés en autogestion mais les actionnaires qui détiennent le capital donc le travail et le capital mais m aussi les consommateurs et les paysans oui quoi oui oui je suis d'accord moi j'aimerais bien entendre consommateurs allaient décider ce que ce qu'on vend au système ça serait intéressant là pour le coup on ouvrirait oui non mais je suis d'accord et puis je pense à toutes les choses c'est juste comme ça quand on a mis en place les ce qu'on appelle les contrats tripartites don paysan transfo et transformateurs et distributeurs ça a changé la donne ça a changé la donne parce que du coup on était / en plus on est sur le temps long on n'est pas sur un rapport à noël ou remet tout en cause tous les ans et donc il faudrait y rajouter les consommateurs je suis bien d'accord moi j'ai trois super proposition à fermer avant peut-être un an binh si tu veux réagir non non je suis absolument d'accord sur la question des contrats qui m'amène à dire plus largement que ce qui manque pour alimenter alimentaires en général mais comme beaucoup de secteurs économiques c'est la question de la visibilité et de la lisibilité c'est sûr qu'un agriculteur aujourd'hui enfin benzaki fait des choix qu'elle échoue au quotidien dans une contexte de faire le travail créés dans donc il est vrai plutôt tout seul aujourd'hui ça ça des acteurs qui sont relativement bien organisée qui sont les fédérations etc donc il ya déjà cette dissymétrie mais tu sais ce que vous disiez tout à l'heure le choix de poids de aussi de connaissance de cause il ya ce premier première chose mais quand on apporte la visibilité que ce soit par des contrats il part des politiques publiques qui sont claires dans les intentions les objectifs et les caps ça rassure énormément d'acteurs si on a des politiques comme les politiques agricoles qui d'un côté ne donne des objectifs si on prend par exemple les objectifs d'ecophyto diminution par deux en dix ans des pesticides entre 2008 et 2018 et l initiale on a le même objectif en 2009 5 mai à m on divise par deux objectifs un pesticide mais que par ailleurs l'ensemble des outils économiques des incitations des fiscalités comble inverse on comprend qu'un acteur là ici un paysan qui essaye de faire des choix au quotidien soit absolument perdu et donc la question c'est vraiment celle de la visibilité dans le temps donc il ya deux choses il ya le contrat qui garantit un accord et il ya le fait de le faire durer sur du temps long ça c'est hyper important évidemment l'agriculture et parce qu'on n'est pas sur des rythmes des sons des rythmes annuels parce que c'est comme ça que la société fonctionne mais réellement l'agriculture finalement ça pourrait lui sur des rythmes de 5 ans de 10 ans on pourrait aussi se projeter s'ils ont des rythmes le plus longtemps quand on parle d'un gros et connolly de diversification de rotation etc et donc ça aussi ça doit évoluer ça doit prendre l'empreinte et le fonctionnement des acteurs des contrats et du temps l'on doit prendre en considération le fait que seulement en agroécologie c'est le temps long c'est la réflexion sur le temps long d'un système de production est temps qu'on a c'est ces dissonances en fait cesser les différentiels de prise en compte du temps en temps pour temps long un système agricole et son et son contexte même local à économique local ou entre des objectifs de temps long de politiques publiques sur les pesticides mais au temple où on vous dit qu'il faut voilà qu'il faut utiliser tel outil il faut maudire moderniser son exploitation agricole en deux ans alors qu'on avait modernisé ya deux ans voilà ça c'est des signaux complètement perturbant pour des acteurs d'autant plus s'ils sont les acteurs eux dispersé comme sont les paysans qui font leur choix en propre comme les chefs d'entreprise et si on peut dire ça comme ça permet pas adaptés mais mais malgré tout ils sont en responsabilité sur une une unité économique qui gérait et en plus ce qui est très liée à leur vie quotidienne que voilà ça mais encore beaucoup plus d'énergie et 2 voilà d'argent et le capital mais voilà ce que je veux dire c'est que voilà il aurait il faut régler cette question de la dissonance tan lontan cours et c'est vrai que la question des contrats de la visibilité des politiques publiques et puis le travail en collectif aussi la question des groupes d'agriculteurs la question de des cuma fava la question du partage comment comment mutualiser aussi ses outils de production je pense que ça fait trois choses qui peuvent apporter de la sérénité au notamment aux acteurs de la main la valse et d'autres dimensions mais mais mais je pense dont on a besoin c'est de la forme de sérénité d'action ne pas avoir le sentiment que quand on fait un choix aujourd'hui demain le choix pour une raison soit privé économique soit public peut être démentis contrarier changer etc puisque évidemment ça apporte juste de l'insécurité et est-ce qu est-ce qui est ce qui est intéressant je trouve dans cette crise actuelle c'est que là où il ya deux mois on entendait ce mode agri bashing qui a été donné à toutes les sauces en lisant la l'agriculteur il a fait le saut à celle utilisée qui le mettait comme un simple porte drapeau je porte n'avait pas transfèrement machine mais ce lien qui se demandent si c'était il ya quelques temps et là il ya une forme de revalider valorisation s'il ya un enseignement que l'on peut tirer de cette crise c'est que lorsque la société a vu que dans le rang 1 des personnes qui étaient face à ces crises il y avait ces paysans en fait tu devais être là qui devait voilà penser une nouvelle organisation une forme de relocalisation aussi et ça je pense que c'est un enseignement qu'on va j'espère qu'il va perdurer après la crise si un certain nombre de paysans 60r leurs prix de certaines marques de la société etc je pense que ça peut donner un petit coup de un petit coup de pex si toutefois ce à dire ce monde paysan continuent à se poser les bonnes questions c'est à dire bah voilà qu'est ce qui compte qu'est-ce qui compte que c'est de nourrir mon voisin où c'est de nourrir les pays la chine dans un petit cochon donc voilà en tout cas c'est toujours très graduelle si tu veux le là on discute de mesures qui pourraient améliorer le système alimentaire progressivement si je peux juste profiter des trois dernières minutes avant les questions c'est c'est que j'aimerais revenir à la question des ruptures on oublie tout le temps mais là on risque franchement avec cette pandémie d des ruptures de stock parce qu'il ya un provisionnement qui vient d'étrangers parce que les gens ne se ruent sur les magasins parce qu'on a fermé les marchés les producteurs locaux sont dans la merde en tout cas dans notre région c'est c'est compliqué je suis dans la drôme là et il ya beaucoup d'efforts qui sont faits pour maintenir les marchés et soutenir les producteurs locaux donc là on est vraiment en tension parce qu'on n'a pas fait de stock parle on est sur les flux tendu des chaînes longue d'à président restera donc en termes de rupture c'est la succession des ruptures en fait c'est les chocs qui vont qui vont impacter notre super organisme social qui vont peu à peu le modifier le transformer leur anti fragile le rendre plus fort plus plus résilient sauf si les chocs arrive trop vite là ça va nous tuer et quand je dis choc c'est des grandes sécheresses des je ne sais pas moi des ruptures d'approvisionnement des pandémies des n'importe quoi au niveau climatique au niveau de diversité le fait qu'ils aient plus d'abeilles c'est catastrophique si on a un climat déréglé et c est donc on va transformer peu à peu mais il faut il faudra gérer les ruptures et donc il ya ya ya des mesures clés qui s'emmerdent la sécuriser les terres il faut des mesures fortes voire des bétonner les terres et surtout sécuriser les systèmes les les ceintures périurbaines s'ils sont en général les meilleures terres c'est pour ça que les villes s'installer là c'est parce que autour des villes y avait des très bonnes terres et donc pourquoi pas démanteler des hypermarchés pour refaire des vergers et démanteler des parkings non mais je dis ça c'est pas en rigolant c'est pourquoi je disais une boutade à l'époque de notre dame des landes quand les hadîths t'avais avait gagné en fait il faut même c'est pas qu'il faut pas faire l'aéroport de notre 96 qu'il faut démanteler l'aéroport le premier aéroport de nantes pour en faire des champs c'est là qu'il faut aller il faut régénérer le vivant si on se contente de le protéger on est foutu il faut le régénérer le revivifier et regagner des terres sur l'artificialisation et du coup il ya des mesures génial comme bernard friot du réseau salariat si une association d'éducation mon père veut populaire qui propose une sécurité sociale alimentaire c'est à dire qu'avec la carte vitale chacun beebip aurait le minimum vital pour vivre pourquoi pas ils ont fait les calculs avec ses collègues des chercheurs c'est tout à fait faisable au niveau des du budget il n'y a aucun souci c'est un levier politique génial on pourrait aussi envisager plus palpable c'est le même tarif d'ailleurs je crois que le budget si tu dis le budget alimentaire et le budget de la sécu ça doit être à peu près à peu près pareil c'est complètement faisable c'est juste un déclic dans l'imagerie avec le rationnement qui permet de sécuriser l'accès aux pauvres enfin l'accès à la ressource pour les peaux et de limiter le gaspillage des riches le rationnement c'est génial au niveau politique égalitaire enfin équitable seulement il ya un mauvais souvenir de la guerre par contre les anglais ou un très bon souvenir du rationnement et on pourrait s'entraîner en tout cas mettre en place des politiques de rationnement sans panique va vraiment c'est un outil exceptionnel yves cochet en parle dans son dernier bouquin mais surtout et c'est stéphane linou un élu d'occitanie kiki qui parle de ça il faut faire de l'alimentation ou une question de sécurité nationale et ça l'est plus du temps de louis xiv 1016 etc c'était la principale préoccupation de l'état c'était de ne pas avoir de famine patience et la révolution aujourd'hui on l'a oublié donc il faut faire des stocks et pourquoi pas obliger les distributeurs la grande distribution a assuré des stocks pour les populations je vois qu'ils soient réquisitionnés qui puisse gérer les stocks les stocks de en tant de catastrophes former les gens formés des agriculteurs stimule l agriculture urbaine à londres il y avait un super un projet de l'agriculture sur les toits des supermarchés et à direct les légumes qui sont produits à 5 mètres au-dessus d'eux des rayons où ils sont vendus tu vois vous froome sky s'appelait et a plein de choses à faire qui font que comment dire de qui il faut il faut juste faire sauter novero imaginaire c'est possible de le faire et la pandémie nous a montré que c'était possible d'avoir les leviers politiques merci beaucoup avant de poser de passer aux questions parce qu on en a beaucoup je voulais vous demander donc et du coup ça fait la transition entre la première question d'erick tardy nous direz tout d'accord avec ces constats mais on fait comment pour que l'après ne soit pas pire que l'avant si vous avez une recommandation le plus importante plus urgent pour vous c'était ce qu'on change qu'est-ce qu'on se transforme la après confinement donc ce soit pire qu'avant au niveau alimentaire au niveau là ce qui me touche parce que dans la drôme il ya vraiment une mobilisation une entraide général solidarité envers les producteurs locaux et et les politiques favorisent les supermarchés au détriment des marchés des producteurs locaux et ça c'est il ya un profond sentiment d'injustice dans la population et et franchement c'est génial le fait que maintenant les supermarchés sont obligées de s'approvisionner localement je trouve ça un bel exemple que d'être devant le fait accompli donc pour moi il faudrait pérenniser grave et ça dans le marbre tiens une priorité aux approvisionnements locaux dans tous les supermarchés et que c'est un luxe d'aller voir dans d'autres régions et que c'est un super luxe de commandes et de l'étranger des produits voilà en minimiser les camions et assurer l'approvisionnement local et e et la production locale et pour rebondir ce que dit pablo ce qui est intéressant c'est que dans les échos aujourd'hui là il disait qu'il y avait 93 % des français qui déclarait que la relocalisation c'était une priorité de l'après crise pour le loto ni agricole de la france est une priorité pour moi 93% évidemment on parlait alors des deux boules ça dérape automoto m'dame voilà il ya peut-être là le terreau d'une prise de conscience et qui fait quoi est ce que tu viens de dire est par ailleurs pour aller un peu plus loin si ce qu'il faut ce qu'il faut faire parce que ce qui nous manque au delà de la veut dire l'amont de la production agricole est en vie dans l'aval de débouchés les marchés c'est des outils portes de transformation locaux on a systématisé la fermeture des abattoirs locaux par exemple par le bien aimé de tous les outils de transformation la plupart des outils de transformation et il ya une vraie question à mon avis encore trop impensé en france les rues l'occasion relocalisation des outils de transformation alimentaire alors oui il ya les produits bruts il faut apprendre à cuisiner etc mais malgré tout on peut retrouver aussi des petites unités de transformation qui sont loués à destiné à alimenter les marchés locaux ou les voiles et des commerces locaux mais ça on s'est complètement voilée c'est aller dans une optimisation qui n'était pas optimisé vu les crises contenir les problèmes auxquels on va devoir aborder mais mais dans le contexte des 20 dernières années voilà on s'est dit que c'était plus très utile est ce qui fait que la rallonge les circuits de production de lait circuit entre la production et la consommation donc je voulais parce que c'est un point vraiment important sur lequel nous apporte beaucoup d'importance parce que quand ce maillon là également on n'a pas une chaîne alimentaire diversifiée et s'est du coup le batteur a tendance à aller chercher notamment supermarché de crs qui ne trouvent pas en termes de diversité serge pourquoi la réunion importante urgente oui je crois que ce qui est ce qu'on dit amandine et pablo jeu je partage mais il me semble c'est ce que j'ai et déjà dans un autre contexte mais que ce qui est en train de se passer va probablement changer les choses sur les liens entre les distributeurs les producteurs petits producteurs mondes agricoles transformateurs parce que ils pourront pas oublier oublier ce qu'ils quittent ce qu'ils ont mis en place au nom de l'intérêt général là je suis en vendée moi je suis vendéen et j'étais par exemple avec le président du conseil général qui qui qui me disait écoute serge il faudrait que les magasins u achète aux paysans vendéens qui peuvent plus qui fournissait les les restauration dans les écoles parce qu'ils savent qu'ils fassent un peu comme le disait pablo dans la drôme les comme les marchés sont fermés ce qui est d'ailleurs un peu injuste 1 c'est vrai les magasins se sont tout de suite ont répondu présents sur ces terres là donc je pense que ce qui s'est passé là ça va avoir ça pourra pas revenir comme avant donc il faut profiter aussi de ça pour que sans doute le ministre de la culture demain puisque c'est lui qui incarnera les les choses du point de vue législatif en profite pour pour peut-être évoqué une modification des liens sur le rapport industrie commerce monde agricole là il y a une opportunité formidable et il faut que les pouvoirs publics s'en empare c'est ce qu'on a voulu faire avec les états généraux de l'alimentation et là ça s'est fait à cause de cet élan grâce à cet élan de solidarité qui s'est mis en place et puis après moi je crois est ce que j'ai dit dans dans le bouquin là que j'ai fait et périco légasse qui s'appelle du 2 et du panier à l'assiette il faut absolument que l'alimentation soit remise dans les écoles c'est très important en décompte les gamins aujourd'hui mais mais même les toubibs je crois qu'ils ont deux heures dans ces temps de formation de nutrition et et les gamins il faudrait qu'ils sachent comment il faut d'où viennent les produits quels sont les meilleurs produits il faut les former à ça parce que c'est tellement important l'enjeu de l'alimentation si on arrivait à bien nourrir les gens on aurait beaucoup moins de malades beaucoup moins ça dit mais on aurait pu besoin de but du 2-2 de budget peut-être sur la santé donc il faut reprendre à bras le corps et avec les jeunes générations notamment cette conscience que l'alimentation c'est la vie très bien merci beaucoup à tous pour cette première partie on va prendre les questions pierre si tu peux revenir en vidéo et le temps qu'ils reviennent du coup je vais prendre la première ça y est chez aurel allez vas-y moi je vous laisse à tout à l'heure j'en viens au pour la fin alors j'ai essayé de noter les questions tu peux les plus populaires donc on en a qui sont posés à vous tous d'autres qui sont spécifiques donc on a pour pablo manon qui dit beaucoup pensent que nous sommes en train de vivre les formant tel qu'évoqué depuis des années par l'école absolue qu'en pensez vous est-ce selon vous des prémices pensez vous que cet effondrement surviendra lorsque les réserves de pétrole seront à sec et en complément pauline que cette crise du code vide n'est pas une crise mais un virus qui perd est bien plus que ce que l'on croit aujourd'hui alors ce à quoi j'ai pas entendu peu ce qui perdure bien plus que l'on croit aujourd'hui je peux répondre la wave asie ouais vous placer la question à 100 balles que tout me pose de bien plus d'un mois est-ce que c'est l'effondrement et la réponse allait les bateaux c'est est ce qu'on vient un effondrement c'est une question pour les historiens du futur où les archéologues du futur donc c'est pas si on est en train de vivre parce que c'est parce qu'il y aura après n'est pas madame soleil donc c'est ce qu'on disait est ce que disent les colocks qu'il ya des risques majeurs systémique de rupture brutale et de 2,2 deyglun gâchez pas comment 10 de notre société par des effets dominos des effets de seuil et ça peut être beaucoup plus rapide que prévu et la pandémie fait partie des risques systémiques qui peuvent en déclencher d'autres donc tout dépend de comment les populations et les élites vont réagir dans les jours qui viennent sachant qu'il ya déjà toutes les pré condition pour que ça ça ça empire et tout le monde sait et jared diamond l'a démontré dans effondrement l'année en 2005 son best-seller qu'il y a il ya plusieurs facteurs des effondrements de civilisation mais le seul qui est commun à tous les effondrements c'est la mauvaise décision les mauvaises décisions des élites en temps de catastrophe c'est pour ça qu'on a un rôle à jouer en tant que que je sais pas moi citoyen elle été terrassée de groupes de pression maintenant il ya il faut il faut peser que cette brèche puisse ouvrir des possibles quoi il faut peser de tout notre poids politiquement il faut tout faire pour pas qu'on revienne à la normale parce que revenir à la normale ces criminels donc peut-être peut-être qu'on y est alors c'est sûr qu'on peut faire justement ma unités sur général pour vous tous et les associations les collectifs n'ont pas de poids face aux collectivités pourquoi n'ont ils pas plus c'est une question assez large aux collectivités c'est à dire aux mairies well et les communes ou les mairies moi je dirais plutôt que les communes là sont progressivement on leur enlève du pouvoir justement et des budgets au profit des régions des communautés de communes et sert à des échelons un peu plus haut moi je dirais qu'il faut se réapproprier l'échelon municipal ouais je sais pas j'ai passé au cul pour ça et puis je m'arme généralement sont la place des associations se battent on se rend compte c'est que malgré tout c'est de voir hier ce qui est parfois lanceur d'alert parfois parfois fait des propositions et c'est respectives dans la société après un expert ne peut pas dire qu'il soit très écoutés mais mais malgré tout et joue un rôle qu'on sous-estimé le problème encore encore assez alors au niveau national mais aussi au niveau local et je pense que si on faisait un bilan des rôles ont joué les associations c'est d'emmerdeur année son environnement parce qu'elles ont faites le si ce qu'ils ont fait en lieu et place des pouvoirs publics c'est à dire que certaines associations jouent un rôle vite de gestion des biens communs qu'il ya une forme de délégation qu'il fait alors certes par par certaines formes de subventions aux associations et si les associations étaient pas là pour entretenir certains les lieux pour proposer des outils nous par exemple avec la nation a lancé un outil qui s'appelle j'agis pour la nature qui mêle heureux qui met en lien les associations qui cherche des bénévoles pour faire une action en faveur de la nature et des personnes qui voudraient donner de temps 1h 2h une journée ou une semaine ça on pourrait se dire que c'est la vocation d'un des politiques publiques dans le gouvernement de mettre ça en place donc nous à la fnh on le fait en se disant que c'est absolument et in et que et que voilà donc si on faisait le bilan de ce que faisaient les associations je pense que c'est assez intéressant après ce qu'on a aussi sur les associations c'est qu'en fait les personnes dans les citoyens ne s'engagent plus de la même manière il ya encore 10 ou 15 ans finalement s'engager enfin en cause de celui d'arrêter d'environnement c'est adhérer à une association faire partie d'un bureau et militer et finalement l'engagement s'est déplacée est devenue de plus conclut elle plus individuel aussi discuté on a froid cosette et ramé mais c'est à entendre ou alors s'inscrire dans une amap ou alors acheter différemment l'engagement qui est différent de celui d'il ya 10 ou 15 ans et ça ce que les sociologues le montre et d'ailleurs le mouvement des jeunes le monde le mouvement des jeunes qu'on l'a observé sept dernières années montre que c'était hors bannière organisations de la société civile donc on voit bien qu'il ya un autre élan qui secrète et plus et plus centralisée au quart des associations mais qui je pense voilà créhin une forme de pression citoyenne même au sein des collectivités des petites collectivités a perdu serge et l'impression le temps qu'ils reviennent je vais vous poser une autre question à vous deux alors on à vincent qui demandent enfin qui constate que les seuls chiffres suivi pour diriger une entreprise ou celle là celle là je vais la garder en fait parce que ça la salle- ça ne concerne pas mal alors une question assez gênant que pensez-vous de la convention citoyenne pour le climat oui alors on a un gros déficit quand même depuis depuis très très longtemps et trop longtemps probablement deux sur deux choses d'une part la place du citoyen dans la décision ça c'est une chose et deuxième chose c'est le fait de ne pouvoir tenir compte des enjeux de long terme dans la décision publique et c'est vrai que la loue à l'iphone à chaud on a porté depuis quelques années ce qu'on appelle la chambre citoyenne du futur une forme de refonte du 16h01 conseil économique social et environnemental qu'est la troisième chambre par le poteau et une refonte majeure pour qu'elles puissent intégrer à la fois justement un corps de citoyens le aussi un corps d'experts et qu'ils puissent éclairer les décisions du parlement et du sénat sur des enjeux de long terme et soit dotée d'un droit de veto suspensif c'est à dire que si l'assemblée vote une loi qui va à l'encontre des enjeux écologiques cette fameuse chambre citoyenne du futur sur l'appui d'experts et conseil scientifique de dire non 7 cette loi va à l'encontre de notre avenir bon ça c'était voilà c'était une proposition absolument prospective mais qui visait à la fois la replacer le long terme et de citoyen au coeur de l'action publique et de la destine donc cette convention citoyenne pour le climat c'est un outil extrêmement intéressant par sa dimension citoyenne par les 150 citoyens c'est très intéressant de voir comment ils travaillent ils travaillent vraiment très dur ils ont auditionné énormément d'experts est ce qu'ils ont l'air de dire à ce que je entendre c'est que d'une part ils ont énormément appris lecoindre le temps d'écouter lire de comprendre des enjeux qui sont absolument complexe finalement ce n'est pas souvent on n'a pas forcément toute vocation de le faire dans une vie donc les 150 citoyens envers vous dire qu'ils ont beaucoup appris pour certains il viendra choc voilà une vraie prise de conscience mais profonde et intime et pour la plupart d'entre eux si ce n'est tous ils ont présenté leurs propositions faire changer les politiques publiques donc on voit la question c'est pas tant l'intérêt de cet outil citoyen et du travail de ses 150 personnes qui ont travaillé d'arrache-pied pour faire des propositions et les strings voix citoyenne se penchera le gouvernement derrière et donc la question c'est de savoir si c'est le composent depuis le début c'est qu'elle est la règle du jeu bien qu'appartenant à partir du moment où on nous propose à des gens de travailler pour faire des propositions il faut que les règles du jeu soient claires or elles ne sont absolument pas présents la république et a dit c'est qu'elle se sera sans filtre ça passera par mois espérait ce que le retrait mais jouer un jeu quand on connaît pas la règle et l'issue c'est compliqué donc en gros il ya l'outil qui est intéressant de prendre le temps de travailler sur des sujets la transition écologique et sociale et ça fait absolument fondamental mais la problématique est plus politique et le fait de n'avoir aucune visibilité sur ce qui en sortira plus vite mais c'est le problème majeur de ce travail là mais évidemment la place du citoyen et à consolider un analyseur côté que c'est légitimer un peu macro où ils étaient quand il était bas dans les sondages mais j'ai assez d'accord avec toi il ya une inventivité politique très très intéressante chez des chez les citoyens et on a vu ça avec les gilets jaunes en un an passer de l'indignation à la aux propositions politiques avec le rich ou avec d'autres choses il ya vraiment quand on laisse les citoyens s'emparer de la politique ça donnait ça donnait ça peut donner de très belles choses c'est sa team un second temps le pouvoir qui décident aujourd'hui est scandé par des élections et le fait de solliciter des citoyens qui n'ont pas d'autre perspective quelque part que de donner le meilleur d'eux mêmes et de leurs réflexions c'est extrêmement frustrant parce que c'est une base extrêmement légitime ce qu'on sait qu'il ya pas de vue électoraliste derrière etc et d'autre part ça laisse le temps de construire quelque chose qu'ils ne soient pas inscrits dans un camp politique rythme absolument toute notre vie quotidienne et donc ça c'était c'est un élément très intéressant mais évidemment comme ça c'est une proposition politique d'abord parce que c'est après le grand débat national à toutes les questions certes tu me réponds oui alors c'est vrai que la société civile aujourd'hui doit être une partie prenante plus importante de l'intérêt général donc après il ya une question les ong par exemple sur les représentants de la société civile et sont quand même elles ont quand même vos droits au chapitre il peut y avoir aussi le monde de l'entreprise sur le bien commun mais il fera intéresse moi je m'étais intéressé beaucoup au travail qui avait été fait en islande il ya une dizaine d'années c'est ça ils ont demandé à la société civile de 2,2 d'inventer une autre constitution et il était en faillite d'exhaler pas le choix jusqu'à alors évidemment c'est un petit pays et tout mais je pense que le moment est venu mais c'est pas simple il faudrait sans doute réfléchir à une constitution différentes qui fasse que le bien commun qui fasse que l'intérêt général ne soit pas contre les mains des politiques qui par ailleurs malheureusement ou une représentation qui peut être discutable puisque on voit bien des élections aujourd'hui il ya quand même cette démocratie de représentation elle est quand même un peu disqualifié par la toux ceux qui ne votent pas et c'est donc il faudrait sans doute poser un peu les valises et réfléchir à notre futur souhaitable dans ce domaine il ya on le fait on le fait jamais ce travail-là de se dire au fond on a moyen aujourd'hui qu'est ce que veulent les générations futures qu'elles vivre ensemble c'est ça c'est ça qui nous intéresse c'est comment on peut vivre ensemble c'est pas les réformes on doit pas être les champions du monde toutes catégories des réformes mais c'est comment on peut retrouver dudu de l'intérêt du vivre ensemble ça vaudrait le coup que une génération politique invite à poser les valises et à réfléchir à ça ça nous empêchera pas qu'il y aura toujours la dette il faudra faire des choses au quotidien dans tous les cas mettre un peu les choses en perspective et je voulais réagir aussi juste je peux pas être très long mais ce que vous avez évoqué sur les communautés les mots les localités moi je pense qu'une des solutions sur l'arrêt territorialisation et la résilience notamment elle doit être locale je crois que il faut mobiliser l'énergie collective il faut que l'on crée une dynamique locale parce que les problèmes sont pas forcément les mêmes si on est dans la drôme pablo les enjeux sont pas les mêmes que si on est à la grande syrte dans le nord et que à chaque marée haute il ya de l'eau dans les maisons si en normandie le trait de côte et repoussée dans les dans les dix quinze vingt ans qui viennent si il ya plus de neige sur les montagnes donc il faut vraiment que ont créé une dynamique localement les associations les entreprises les citoyens et que l'on réfléchisse à une résilience locale sur les dix quinze vingt ans qui viennent et ce sera pas forcément la même réponse au même endroit et j'ai aimé et là je trouve que le le pouvoir enfin celui qui comprendra ça qu'on peut qu'il faut ré territorialisée aussi l'action il ramènera de la cohésion parce que c'est une espèce de paradoxes la cohésion viendra aussi de de la résilience locale et des initiatives locales et de l'intelligence collective locale qu'on n'ait pas le sentiment d'abandon qui s'est manifesté d'ailleurs par le mouvement des gilet jaune léger léger on y revendique sur le pouvoir d'achat c'est certain mais il revendique aussi l'abandon teddy risée espèce de d'abandon des des eaux de certaines zones rurales en particulier donc il faut je pense revenir à l'essentiel sur les territoires ok merci pablo m'ont dit non à une question pour vous on dit qu'il reste dix minutes ça on va se dire ça la question c'est comment faire pour les agriculteurs pour que les agriculteurs change de pratiques pour aller vers la polyculture et l'agroforesterie par exemple s'il n'y a pas d' aides publiques ou un changement de la pac et la pax la politique agricole commune ouais non mais c'est clair qu'il faut des politiques publiques et européennes qui est qui incite au changement après si on n'a pas ça on peut faire avec nos petits bras musclés ce qu'on peut de voilà les mesures et des actions citoyennes pour moi le plus efficace que j'ai vécu mais peut-être j'en oublie un c'est faire des groupements d'achats et comme dit serge contractualiser faire des contrats comme on dire avec directement avec l'agriculteur donc c'est ce qu'on avait fait il ya une dizaine d'années à bruxelles il y avait une assoce qui s'est créée en mai et en quelques mois 80 gac des groupes d'action des groupes d'achats collectifs des groupes d'achat commun celle ci s'appelait ou par exemple 50 familles à les contacter un s'associer à les contacter un producteur et écrivait en un contrat pour lui fournir tous les mois une paye quoi et en échange ils envoyaient des légumes mais on ne savait pas ce qu'on allait avoir tous les mois enfin toutes les semaines on allait chercher un panier et c'était un peu la surprise mais au moins lui il avait un salaire fixe et ils pouvaient aller vers l'agriculture qui voulaient ils n'étaient pas dépendants des banques parce que ça surtout l'important c'est de défaire les agriculteurs de ceux de ce lien odette et aux banques qui contrôle total ou industrie donc c'est ce et voilà ces soutiens solides à solidaires de groupement citoyen à citoyen envers les agriculteurs et contractuels en drague mais pablo juste parce que moi j'ai vu des mouvements comme étant paradoxaux parce que entre dans les années 70 où on dit aux agriculteurs la seule façon de gagner de l'argent pour vous c'est la mécanisation le remembrement et l'utilisation des intrants aura lisa et moi quand je suis allé c'est juste pour l'anecdote mais je me souviens en 2005 je vais voir 400 producteurs de lait étaient 400 bio dada d'un groupement il était organisé en mouvement qui s'appelle biolay j'arrive je des gens ils croyaient pas jeu je me suis dit je vais me faire je vais me prendre un coup de fusil webzine je vous écoute et on va s'engager pour vous payer le lait à 40 centimes d'euro à vous car 45 centimes a augment de producteurs et on va chez risée les terres parce que 400 dépassé il faudrait qu'on arrive à 2000 et pendant l'ag lâché risation on va vous donner tant d'élite 2 du 3 ou 4 centimes pour que vous puissiez muté voter on a fait ça voilà dix ans après ils sont 18 cents ils ont toujours été payé 40 centimes d'euros qui gagnent des ronds alors que le lait était payé conventionnelle moins de 30 centimes parfois et du coup il ya on pourrait citer plein d'exemples comme ça où finalement tous ceux qui sont engagés dans le bio on gagner de l'argent et donc ça a créé un mouvement parce que évidemment les consommateurs suivent aussi les pousse les choses et je crois que si on veut y arriver il faut aussi prouvé que la permaculture que l'agroforesterie c'est aussi productifs que d'utilisation d'utiliser enfin on peut gagner en tous les cas pour un agriculteur peut gagner aussi bien sa vie quand en traitant conventionnellement avec des intrants et des pesticides et on voit bien que le mouvement est en train de gagner à sa cause le bio la permaculture l'agroforesterie et loupiots c'est pas assez le cahier des charges est vraiment très très léger donc celui non mais attends celui celui qui s'est vraiment engagé là dessus c'est comment il s'appelle merde tu cherches selon la ministre la culture d'hollande culture c'était faire une folle le foll le foll honnêtement avait une vraie vision sur l'agroforesterie mais après derrière là honnêtement les mises avec trop sur une démarche conventionnelle trop dans la main je me semble-t-il à des dés de certains lobbies ou qui il faut revenir à des ministères qu'ils soient plus objectif dans ce domaine là et qui pousse en effet les choses parce que on peut faire des choses aussi productive aussi rentable pour les paysans est beaucoup plus agréable par rapport à la planète et surtout à la halle à chanter quoi donc voilà il faut là c'est de là les pouvoirs publics ont une responsabilité dans une amandine sur la pac ouais sans la pac ses compliments aux parents la pac dont 50 milliards au niveau européen de conditionnalité un verdissement mais ça va pas très loin de ça aussi bien que moi donc c'est vrai que sans ce levier là qui est dit énorme simon battu 6 1 6 7 6 en train de tous les autres bon c'est pas une question ne pas y arriver en fait une question dans quel pacte on y arrive et si on n'a pas ces outils un peu un peu costaud qui vraiment bonne cette impulsion c'est vrai que l'on aurait du mal à vraiment faire ce saut qualitatif facility mais au-delà de ça et du coup je rebondis sur les serbes stéphane le foll stéphane le foll avait lancé ce qu'il appelle g2o mon intérêt économique moi je suis assez convaincu de la place du groupe en agriculture c'est à dire que les agrégateurs cédé selon thomas il ne croit que ce qu'il voit et le fait de partager et des expériences et des interrogations de chercher une forme d'autonomie ou simplement notre indépendance en tout cas quoi de se poser ses propres questions et ne pas être dicté par on va dire laval qui a des exigences de taille de qualité de marché et de de calendrier c'est aussi une force qui se crée je trouve c'est un espace de dynamisme qui est sous investi aujourd'hui alors même que c'est là une force d'entraînement assez assez intéressante et le deuxième élément pour moi c'est là où vous revenir la question de saint-thomas c'est qu'en fait malgré tout quand on parle d'agroécologie d'agroforesterie encore une fois c'est pas que pour vous faire plaisir nous désirons le monde écolo c'est qu'à un moment on va avoir besoin d'une agriculture qui soit résiliente face aux aléas une agriculture qui soit effectivement au moins émettrices de gaz à quai s'adapte aux changements climatiques une agriculture qui s'adapte même fondement de la biodiversité dont je suis d'accord avec toi pablo honey des steppes à 10 ans montait à minima conagra turquie produisent la biodiversité mais pas dans l'absolu aussi pour elle même quand se garantir un avenir parce que la biodiversité c'est source de ces facteurs de production de l'agriculture ne peut pas et il faut une agriculture qui soit aussi résiliente face aux aléas économiques on voit bien que un grain de sable dans la grande mécanique mondiale va pas dire que la clause de l'économie de cinq ans évidemment mais on voit bien que chaque aléa aujourd'hui peut avoir un coût très important pour tous les secteurs industriel ou économique et pour la garniture c'est d'autant plus vrai qu'on travaille avec le niveau donc moi je crois aussi à la halle à la force de l'art de la robella de la preuve quelque part on a besoin le modèle agricole actuel uniformiser mondialisé et simplifié montre ses limites face à des crises qui sont là en fait qu'ils vont s'amplifier donc on a besoin d'accélérer sa mais mais mais je le peins je pense que le monde agricole même s'il ne dit pas encore commence clairement à s'en rendre compte les résistances de certains rappeurs à certains pesticides c'est pas pour un terrain qui n'est pas courant activité de cinq ans plus tard je pense que mon agricoles commencent par se comprend qu'il discutait de la passe d'accès on a besoin des voix unique mais et je pense que le terreau est là pour se dire banale absolument trop loin et du coude et des médecins des modèles de production comme la l'agroforesterie par m l'arbre au coeur des systèmes agricoles c'est absolument essentiel mais ça va venir et pas un choix ça navigateur ou des mails il faut il faut il faut actuellement parce que avec la crise que l'on vit quand même ça lui loue aussi quand même que font les agriculteurs parce qu'ils assurent actuellement après évidemment il faut que les choses évoluent et c'est tout ce dont on parle mais la dent dans l'instant présent j'ai dit bon c'est pas simple pour eux parce qu'il faut il faut qu'ils te lis qu'il trouve pas non plus de toujours de deux personnels pour bosser et ils sont légion quand même son grain présent quand même la question ça va venir c'est absolument d'accord à la question ça du pactole si ça vient dans vingt ans c'est trop tard oui non mais c'est là n'attendez est-ce que c'était trop tard mais c'est juste que on va avoir plus de mal mais juste quand même là je devais allez voir les coopératives agricoles viticulteurs j'ai bon il se trouve que j'ai salle certains puissent faire un petit peu vide mais je regardais tous les efforts qu'on fait a lancé les coopératives à l'école mais qui sont d ailleurs y sont dans beaucoup sont dans la drôme un n'aimait pas que dans l'hérault et tout ça en occitanie et ils sont tous engagés pour le développement du bio pour le développement haute valeur environnementale 3 avec iliad et des ruches donc il ya un effort de fait ce monde-là qui complètement l'utilisateur excessif d'intrants viticulteurs ils sont en train de muter et ils veulent être dans dans deux ans je crois couper complètement clair et clean du du point de vue d'utilisation des pesticides donc il ya quand même une volonté parce que d'abord il doit bien et c'est ça encore une fois j'ai envie à ce qu'on a pu aborder en début de débat c'est qu'il fait changer c'est quand même la pression des du consommateur citoyen il ya une il ya une exigence et une attente aujourd'hui qui fera qui aura qui aura pas de retour en arrière moi j'ai un petit chiffre à vendre pour finir à cuba en quatre cinq ans ils ont fait un virage à l'agroécologie qu'une transition hallucinante suite à l'effondrement de leurs économies après cinq ans un quart de la population alors qu'ils avaient ravagé leur paysanne rien c'est un pays industrialisés il avait pas là pas beaucoup d'agriculteurs et c'était tout mécanisée et après cinq ans de transition forcer un quart de la population était dans l'agriculture donc vous imaginez si on a des ruptures majeures là dans cinq ans 20 millions de français sont dans l'agriculture et ils ont appris vite voilà c'est tout donc soit on fait maintenant l'anticipent soit on va le faire à la hache et ça va être dur pour tout dérapage et pablo il n'y aura pas de terrain ça ça risque d'être un projet d'une école ya des terres partout ah bon on diminue les terres agraires je crois que c'est l'équivalent d'un département tous les dix ans qui viennent d'accord mais il ya deux choses un peu d bétonner les parkings les routes et de au bec hellouin il montrait qu'on peut faire un équivalent temps plein pour mille mètres carrés bonus équivalents temps plein par hectare donc si tu si tu as si tu reprends et sûrs nationaliste sais pas comment tu fais tu reprends des terres des bonnes terres de la beauce tu distribues à à plein de néo ruraux mais bien formés et motivés organisé il ya moyen de produire quoi sans compter l'agriculture périurbaine rebelles bon merci ben non alors on n'a pas à redon vas-y bien excuse moi non je me demandais juste on en a pas reparlé eu plusieurs questions sur les entreprises donc globalement je l'aurais voulu avoir votre avis à tous est ce que vous pensez que les entreprises ont notamment les dirigeants d'entreprises ont une marge de manoeuvre pour se transformer vers des modèles résilience et séoul pour en gros synthétiser de tout ce qui a pu être posée sur les sur les entreprises il ya une personne qui dit globalement par exemple la grande distribution à j -c des choses un peu parfois anecdotiques gens arrêtés les sacs jetables mais la rse sont prêtés à côté du coeur de métier c'est à dire l'offre qu'est ce qui freine les enseignes à mettre en avant de manière plus volontaire des produits plus verte c'est là aussi et georges ça rejoint ce que j'ai pu déjà dire ils ont ils n'ont pas le choix lycéens qui là aussi c'est une question de pérennité points donc la résilience donc la résilience voulant dire l'adaptation au contexte c'est ça que ça veut dire la résilience assez l'adaptation à l'époque droid cessé d'aller vers des produits beaucoup plus vertueux plus je le disais des produits plus réconciliateur respectueux de l'environnement respectueux de la santé est respectueux heureux de l'emploi respectueux du made in france delà de la rémunération des paysans et cetera d'icare donc ça c'est des choses qui comptent désormais et il ya une attente de ce point de vue là il ya une attente engagement ils n'attendent de responsabilités nouvelles donc les les entreprises elles seront elles ont à s'engager sur sur l'intérêt général autrement ils ne seront plus pour répondre à la demande pour répondre à la demande sinon ils survivent pas entre autres ils peuvent le faire volontairement ah oui oui mais ils sont que l'on soit aujourd'hui convaincus que l'on soit cynique il ya besoin d'aller sur ces engagements la d'accompagner les transitions de tenir compte du des problèmes du climat et caetera et je vois toutes les entreprises y vont même le diable kharg il va faire du bio c'est bon les allées on gagne ça fait peur merci beaucoup on a un petit peu dépassé merci à vous trois je vais vous poser une toute dernière question est-ce que vous avez un livre un film documentaire une série à nous recommander pendant cette fin de confinement on en a parlé frédéric laloux sur réinventer les organisations c'est génial génial comment on revoit la raison d'être on enlève les hiérarchies la compétition tout ça c'est vraiment vraiment magnifique un best-seller mondial déjà depuis quelques années la voilà et puis une bd sinon duflot dans l'est ont parlé des années 70 ils ont ri long publier l'intégrale de d'une bd post apocalyptique des années 70 qui est absolument génial simon du fleuve en trois tomes intégral les petits bleus c'est du bonheur merci beaucoup pablo merci pour content c'était passionnant tout ça n'avait pas deux conseils la nounou droit on anime ce mois ci alors à la rigueur moi je suis sur les sur tiff de alain damasio des minjan ça me parle d'évolution ça parle de résilience de désobéissants de sade ses portes et amandine moi j'ai pas le petit brun fait comme ça voilà quand on m'a posé la question j'ai pensé lui demander la non seulement vers la liberté bon forcément l'écran prison s'est enfermé donc toute vraisemblance avec le contexte non c'était intéressant c'est la prospection qui la réflexion et cet élan qu'on peut trouver des solidarités qu'on trouve dans ces moments difficiles et par ailleurs mandela à gré c'est un potager en présent voilà donc en tout cas si vous n'avez pas utilisé le bon ok merci beaucoup amandine pourtant de temps serge alors oui elle a livre que j'ai lu il ya pas très longtemps qui s'appelle la seconde vie de du philosophe françois julia est là c'est assez marrant vous pourrez de transposer parce qu'évidemment il parle de la vie d'un individu mais au fond il dit et ça pourrait tout à fait convenir symboliquement est ce que l'on vit dit la première mais on la choisit pas parce que c'est souvent des circonstances les opportunités c'est vrai c'est ce qu'on vit en général quand on quand on quand on vit sa vie professionnelle et puis la seconde vie il il faut que ça soit la vie qu'ils choisissent pour vous et d'une certaine manière le la vie nous envoie ce message en disant fait les bons choix maintenant parce que via le viatique quel virus et nous dise dans cette seconde vie qui vous est offert à fait les bons choix donc je vous invite à lire ce livre qui est intéressant et puis pablo me faisais par rapport à fait penser si vous voulez relire des bd il faut relire ça peut il faut relire margerin des années 70 oui lisait marge de ram c'est un peu rock'n'roll et ça ça nous fera ça vraiment vous détordre voilà où les vieux fourneaux pierre tu veux partager une oeuvre ne jugez pas réfléchi particulièrement en revanche il ya un bon documentaire qui va sortir prochainement au cinéma qui s'appelle quand on sait que j'encourage tout le monde à aller voir ça quand ça concerne va sortir mais j'ai vu c'est sur le parcours de la d'un homme qui se plongent dans la colonne zoologie comment il le vit émotionnellement et qui traverse en fait en découvrant petit à petit toutes ces données voilà merci beaucoup à tous et ni à ceux qui nous ont si bien thomas charles nouvelle session en live merci beaucoup moins de trois intervenants portez vous bien à très bientôt non ça lui ont valu merci