Yoann Gillet : "En l'état, on ne peut que censurer le gouvernement !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous laissez la porte ouverte aux discussions pour éviter la censure ?
- 1:24OuverteRéponse directe
C'est quoi votre interprétation de l'interview de Marine Le Pen ?
- 2:44RelanceRéponse directe
Vous avez bien lu comme moi qu'elle se plaint que François Bayrou n'ait pas appelé pour un rendez-vous ?
- 3:36OuverteRéponse partielle
Que pense-t-on du côté de la France insoumise ?
- 6:48OuverteRéponse partielle
La suppression des deux jours fériés proposée par François Bayrou, ça vous exaspère ?
- 7:12OuverteRéponse partielle
Vous parliez d'un budget courageux ce matin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueChiffre
« Les réformes structurelles, c'est 1,8 milliard sur les 40 et quelques milliards d'euros annoncés par François Bayrou. »
- 0:30Invité politiqueChiffre
« Ces fameuses agences, ça coûte 80 milliards d'euros par an. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Dans le logiciel de la Macronie, il est inscrit, on s'attaque aux Français, on s'attaque aux travailleurs, on s'attaque aux retraités. »
- 2:50Invité politiqueFait
« Marine Le Pen était présidente du premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale. »
- 12:36Invité politiqueFait
« Monétiser les congés payés, en réalité, c'est baisser le salaire des Français. »
- 10:26InvitéChiffre
« Avec l'année blanche, si l'inflation l'année prochaine est à 1%, ça fait 1% de pouvoir d'achat en moins. »
Temps de parole
- Invité31 %
- Yoann Gillet24 %
- Invité 217 %
- Invité 315 %
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- Invité 44 %
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En l'État, effectivement, on ne peut que censurer le gouvernement. Encore une fois, il n'y a aucune réforme structurelle dans ce qui a été annoncé par François Bayrou. Les réformes structurelles, c'est 1,8 milliard sur les 40 et quelques milliards d'euros annoncés par François Bayrou. Donc, c'est strictement rien. Ce qu'il faut, c'est dégraisser le mammouth, c'est faire en sorte que l'État se serre la ceinture et ne s'en prenne pas aux Français. Donc, quand François Bayrou parle de suppression, de fusion d'agences d'État, en réalité, c'est qu'à hauteur de 1,8 milliard, et encore, pas pour la totalité. Et donc, il faut aller beaucoup plus loin.
Nous, ce que nous disons, c'est que ces fameuses agences, ça coûte 80 milliards d'euros par an. Donc, il y a des économies à faire en la matière.
Ça ne va pas assez loin. Mais est-ce que vous laissez la porte ouverte aux discussions où, comme elle le dit, je crois peu à des changements dans cette proposition qui puissent nous permettre d'éviter la censure ?
On n'y croit peu parce que ce n'est pas dans le logiciel de la Macronie. Et que dans le logiciel de la Macronie, il est inscrit, on s'attaque aux Français, on s'attaque aux travailleurs, on s'attaque aux retraités. Mais pour autant, François Bayrou peut peut-être se réveiller un beau matin en se disant, finalement, je vais reprendre le programme et les propositions du Rassemblement national. Et dans ce cas-là, nous applaudirons. Mais effectivement, nous ne sommes pas naïfs et nous savons pertinemment que chez François Bayrou, comme chez ses prédécesseurs, on aime s'attaquer avant tout à la France qui travaille.
Le RN, pardon, allez-y. Non, non, je me demande si on a lu la même interview de Marine Le Pen ce matin dans Le Parisien. Moi, je ne la lis absolument pas comme vous. C'est quoi votre interprétation ? Évidemment, elle est dans l'opposition, elle s'oppose, elle dit que tout ce que présente Bayrou est mal. Bon, de ce point de vue-là, il n'y a pas de surprise et elle dit en l'état, on censurera. Mais l'information de cette interview, elle n'est pas là. C'est qu'elle supplie François Bayrou de négocier avec elle. Un, elle dit qu'il n'y aura pas de censure, a priori, on va laisser une chance au dialogue. Elle se plaint même que... Ah, vous le comprenez comme ça, vous ?
Mais attendez, j'ai une preuve. Elle dit même, c'est incroyable, le Premier ministre a pris la parole mardi, on est mercredi soir et il n'a toujours pas proposé de rendez-vous. Donc ça veut dire quoi ? Oui, mais elle le dit plutôt sur le ton de la critique, non ? Non, elle veut négocier parce qu'elle a eu une crainte, c'est qu'il se passe en octobre prochain ce qui s'est passé lors de la négociation du précédent budget. A savoir que François Bayrou négocie avec la gauche. Elle ne veut pas, elle veut que François Bayrou négocie avec elle, comme Michel Barnier avait tenté de le faire. On sait d'ailleurs comment ça s'est terminé. Il a fini par quitter Matignon.
Mais c'est ça qu'elle envoie comme message. Vous n'avez pas compris ce que disait votre patronne alors ? Elle critique le contenu du budget, mais ça, il n'y a pas de nouvelles.
Je vous rassure, j'ai très bien compris, mais vous savez, au Rassemblement National, nous sommes toujours ouverts à la discussion. Et tout ce qui peut permettre d'améliorer effectivement les choses pour les Français, nous y sommes favorables. Et si François Bayrou est prêt à négocier et à reprendre nos propositions, alors évidemment, nous serons au rendez-vous.
Mais vous avez bien lu comme moi qu'elle se plaint que François Bayrou n'ait pas encore appelé pour fixer un rendez-vous. Mais c'est normal. Ah d'accord, donc on a bien lu la première interview alors.
Marine Le Pen était présidente du premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale. Et donc dans nos institutions, il est tout à fait normal que le Premier ministre prenne son téléphone et contacte les autres groupes politiques et surtout le premier parti de l'Assemblée Nationale, le premier groupe à l'Assemblée Nationale pour pouvoir négocier. Mais ce que nous disons effectivement, c'est que nous ne sommes pas naïfs et nous savons pertinemment, encore une fois, quel est le logiciel de la Macronie.
Mais pour ne pas être censuré, François Bayrou devra dire, je ne m'en prends pas aux Français, aux travailleurs, aux retraités, et devra faire de vraies réformes structurelles, celles que nous demandons, celles que nous avions proposées dans notre contre-budget.
Et on va revenir point par point sur ces réformes possibles, ces autres pistes d'ailleurs qu'on a moins évoquées hier. On y reviendra dans un instant, mais on sait en tout cas que le RN seul ne peut pas renverser le gouvernement, il faudra l'appui de la gauche. Que pense-t-on du côté de la France insoumise ? Éric Coquerel était l'invité des cas de vérité ce matin. Ça arrive, me dit-on. Ce budget est mauvais, il faut les arrêter. Cette politique, elle sévit depuis 2017. Je ne connais pas d'autres moyens qu'une motion de censure pour les arrêter. Voilà pourquoi nous, nous proposerons au plus vite une motion de censure.
Olivier Faure dit, le budget est mauvais, on va essayer quand même d'aller discuter. Moi, je pense que ce n'est pas la bonne stratégie, mais moi, je fais le pari aujourd'hui. Je vous le dis, je pense que ce budget sera censuré. Donc je ne vois pas comment quelqu'un de gauche, aussi modéré soit-il, aussi, j'allais dire, enclin à négocier avec le gouvernement, pourrait ne pas censurer ce budget. Pour lui, il n'y a même pas la possibilité de discuter, de négocier. Mais contrairement à Olivier Faure, qui a commencé avec une réponse assez virulente et qui, finalement, vous l'apporte à des discussions, c'est ça ? Oui, parce que vous avez dit quelque chose de très juste.
Il ne peut pas y avoir de censure si le RN ne censure pas. En revanche, le RN censurant, il ne faut pas seulement que la France Insoumise censure, il faut que toute la gauche censure. Et là, oui, le gouvernement Bayrou tombe. Or, la dernière fois, on a vu ce qui s'est passé. Il y a eu un pacte de non-censure. Là, aujourd'hui, avec l'état de la copie présentée par François Bayrou, on en est très, très loin. Il y a un nombre de lignes rouges, de mines antipersonnelles sur les retraités, sur le pouvoir d'achat, sur les salariés, sur la fonction publique, qui fait que la gauche, aujourd'hui, ne peut pas voter un tel budget et ne peut pas ne pas censurer. Mais on est le 17 juillet.
Et la session parlementaire commence que le 22 septembre. Le vote aura lieu, sans doute, mi-octobre, fin octobre, peut-être même plus tard. Donc, en trois mois, il va se passer un nombre de choses terribles. Et comme vous avez bien écouté François Bayrou comme moi, vous avez remarqué que plus de la moitié des 40 milliards dont il a parlé mardi ne sont pas explicités. Donc, ça veut dire que la marge de négociation, elle est colossale. Amir Reza Tofidi, vous êtes président de la CPME, je disais, les patrons sont globalement plutôt satisfaits, se sont montrés plutôt satisfaits des mesures proposées par François Bayrou. Ça vous exaspère, ces appels à la censure ?
Moi, je pense qu'on est dans un moment politique compliqué qui crée un contexte économique très, très compliqué. On a une crise internationale avec les droits de douane. On a, depuis la censure précédente, eu un contexte économique très compliqué. On a des défaillances qui n'ont jamais été aussi élevées qu'aujourd'hui. Donc, moi, je ne rentre pas dans les jeux politiques. Moi, le seul message que je passe, c'est qu'aujourd'hui, on a besoin d'avoir, on va dire, une stabilité pour les entreprises, une stabilité pour notre économie, parce que lorsque les entreprises ferment, qu'est-ce qui se passe ? C'est des salariés qui perdent leur emploi sur les territoires.
C'est des chefs d'entreprise qui perdent leur entreprise. Et c'est une économie qui, parfois, ne se reconstruit pas, parce que derrière, c'est des entreprises qui vont aller à l'étranger ou qui, parfois, ne vont plus jamais se créer en France. Donc, moi, je redis juste une chose. Au-delà de tous ces jeux politiques, au-delà de la négociation, et c'est important qu'il y ait une négociation sur le budget, bien évidemment, l'ensemble des parties doivent trouver un accord. Mais c'est la vie des entreprises qui est en jeu aujourd'hui. Et donc, moi, j'appelle juste, en effet, avoir un budget qui soit courageux. Donc, diminution de la dépense publique, bien évidemment.
Baisse de la dépense sociale pour qu'elle soit maîtrisable. Aujourd'hui, on voit bien qu'elle est hors contrôle. Et, bien évidemment, toujours favoriser le travail par rapport au non-travail. Ça, c'est capital aujourd'hui. Il faut que le travail...
C'est pour, par exemple, d'un mot, la suppression des deux jours fériés proposée par François Bayrou ?
Nous, tout ce qui pousse au travail, on a toujours été pour. Encore une fois, pendant deux jours, on a toute la France qui travaille, et pas comme la journée Solidarité, où les écoles étaient fermées, où, au final, c'était un peu à la carte. Nous, on a toujours dit que si on pouvait pousser plus de travail, on est pour. Donc, oui, sur ça...
Oui, pour la suppression des deux jours fériés, malgré l'impopularité de cette proposition. Vous parliez, vous aussi, Christophe Boissieu, d'un budget courageux, ce matin ? À ce matin, j'ai dit ça, je l'ai dit hier, je crois, ou avant-hier, peu importe. Je ne savais pas que vous l'aviez dit, c'est une question. Non, mais je vais vous dire par là, je vais vous dire. Bayrou tire la sonnette d'alarme en disant « la France n'est pas la Grèce de 2010, mais la France pourrait devenir la Grèce de 2010 ». Bon, et il propose un certain nombre de mesures. Bon, à partir de là, le débat est ouvert. Juste un mot, moi, je ne rentre pas dans le jeu politique, ce n'est pas mon rôle.
Je dis simplement que s'il y a une instabilité politique à l'automne qui s'ajoute à une situation économique compliquée, compte tenu du contexte international, le sujet ou le risque, c'est la crise financière, qui se rajouterait à la crise politique. Alors, je ne suis pas en train de dire qu'il ne faut pas censurer, ce n'est pas mon rôle d'économiste. Je ne suis pas dans le jeu politique. Je dis simplement que nos taux d'intérêt se sont tendus, y compris par rapport à nos voisins d'Europe du Sud. Nous sommes sous surveillance, comme tous les pays, mais peut-être plus que d'autres pays européens. Et donc, il faut faire attention à ça.
Alors, deuxième point, ou deuxième marque que je voudrais faire, ce qui m'a frappé dans la comparaison entre l'intervention du Premier ministre et ce qu'a dit le Président de la République hier. M. Bayrou fait un plan de partie, première partie, la dette, faire en sorte que la dette devienne soutenable, alors que si on prolonge, elle n'est pas soutenable. Deuxième partie, la production, c'est-à-dire sortie par le haut, et c'est là-dedans que se situe le débat sur les jours fériés, qui camoufle, à mon avis, d'autres sujets peut-être plus importants dans les mesures proposées. Le Président de la République hier, ce que j'ai compris des déclarations de M.
Macron, il n'a pas beaucoup parlé de la dette hier. Bon, il privilégie la deuxième partie de la leçon de M. Bayrou, si je puis dire, d'assortir par le haut, par plus de croissance. Plus de croissance, moins de déficit public. Bon, je pense qu'il faut les deux. Il faut les deux, c'est-à-dire que, je termine là-dessus en disant, sur le plan du réarmement économique de la France et de l'Europe, le rapport Draghi a été présenté en septembre dernier. Il fait le diagnostic quand même assez sévère de l'État, de l'Europe, vis-à-vis des États-Unis, vis-à-vis de la Chine. Il propose des pistes pour améliorer, à côté du réarmement militaire, il y a le débat sur le réarmement économique.
Depuis dix mois, l'Europe, et donc la France aussi, nous n'avons pas avancé sur le rapport Draghi. Et donc, on peut discuter, on va discuter des mesures les unes après les autres, si ça vous intéresse, et si ça nous intéresse tous, évidemment. Et dernier point par rapport aux entreprises, c'est vrai que les entreprises s'en sortent bien, c'est la compétitivité, c'est la deuxième partie, la production. Il y a un sujet qui reste incertain, c'est ce que j'appelle le troc proposé par le Premier ministre, moins de subvention de l'État et plus de simplification. Donc là, c'est à éclairer ou à éclaircir ce sujet.
Et j'ajoute, dernier point, que les entreprises s'en sortent bien, mais il y a une variable qui s'en sort moins bien, ce sont les consommateurs et la consommation. Et que ça, ça peut peser aussi... Le pouvoir d'achat des consommateurs qui va forcément baisser. Forcément avec l'année blanche, si l'inflation l'année prochaine est à 1%, ça fait 1% de pouvoir d'achat en moins. Donc, le débat sur la consommation va se poser, que ces mesures vont avoir un effet... Pardonnez-moi, je profite de votre présence d'experts sur le plateau. Oui, leur pouvoir d'achat va baisser, mais de quel ordre ? Est-ce qu'on parle d'une inflation très faible par ailleurs ?
Oui, mais d'abord, l'hypothèse, c'est que l'inflation l'année prochaine sera à 1%, alors qu'en 2025, cette année, elle est un peu... Mais il y a une incertitude avec le débat des droits d'entre vous posez. Parce que si les droits de douane... Si il y aura douane de M. Trump auxquelles on réagit, etc. Bon, on est dans la guerre commerciale, et la hausse des tarifs douaniers provoque un peu partout, aux États-Unis et chez nous, une hausse de l'inflation. Donc, je termine ma réponse.
Si on a une inflation de 1%, avec l'année blanche, qui projette sur 2026 les dépenses de 2025, les dépenses budgétaires, globalement, ce n'est pas catégorie par catégorie, ça fait une perte de pouvoir d'achat de 1% en moyenne, globalement. Si l'inflation passe à 2%, le sujet est différent. Non seulement les pertes de pouvoir d'achat sont différentes, mais, parenthèse, les recettes pour l'État sont différentes. Là, avec 1% d'inflation, c'est 7 milliards d'euros récupérés à travers l'année blanche. Si jamais l'inflation est supérieure, les consommateurs vont en prendre un peu plein la figure, les ménages, le pouvoir d'achat, et l'État va être gagnant.
Donc, il y a un jeu perdant-gagnant dans cette affaire-là. Et il y a des propositions dont on a un peu moins parlé hier et qu'on voulait détailler ce matin. C'est Astrid Panosian, la ministre du Travail, qui propose, par exemple, de monétiser les congés payés, qui dit la chose suivante. Nous avons un objectif d'augmenter le temps de travail, avec, par exemple, cette possibilité-là de monétiser la cinquième semaine de congés payés. En gros, troquer la cinquième semaine de vacances contre rémunération. Ça, c'est une bonne chose ?
Déjà, monétiser les congés payés des jours de repos, ça existe déjà partiellement. Ça dépend, évidemment, des conventions collectives, mais ça existe déjà. Deuxièmement, il faut traduire. Monétiser les congés payés, en réalité, c'est baisser le salaire des Français. Voilà, c'est une réalité. Parce qu'une fin, ils vont travailler davantage pour une monétisation qui ne sera pas forcément équivalente. C'est aussi empêcher les Français... Pourquoi, pardon ? Pourquoi c'est baisser le salaire ? Mais c'est empêcher aussi un certain nombre de Français de faire des heures supplémentaires. Non, mais pardon, pour détailler ce que vous dites, parce que c'est important,
vous dites que ça va forcément faire baisser le salaire des Français. Vous êtes d'accord ou pas ?
Non, mais on a deux... Ça donne un peu de pouvoir d'achat, alors, le problème. C'est un faux pouvoir d'achat, puisque c'est en contrepartie deux congés qui ne seront plus. Donc, on ne peut pas dire que ce soit une augmentation du pouvoir. Ce n'est pas une augmentation du taux horaire du travail. Donc, c'est une fausse bonne idée. Et ça existe déjà, je vous l'ai déjà dit, d'une convention collective à une autre, il y a des différences. Mais aujourd'hui, des salariés du public ou du privé peuvent déjà monétiser une partie de leur congé en fonction de leur convention collective. Donc, ce n'est pas ça qui va radicalement changer les choses.
Ce n'est pas ça qui va redonner du pouvoir d'achat aux Français. Ce n'est pas ça qui va permettre aux entreprises, d'ailleurs, de se porter mieux. Les défaillances sont nombreuses, monsieur le disait. C'est vrai, mais les entreprises n'ont pas besoin que les Français perdent en pouvoir d'achat. sans quoi le monde de l'entreprise se portera mal. Donc, il faut avoir une réflexion beaucoup plus large et il ne faut pas chercher les fausses bonnes idées comme celle-ci.
Yoann Gillet