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interviewBFMTV· 15 juillet 2026 2 min

Incendies: "Il y a un problème de production de Canadair", estime Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Bruno Retailleau

Il y avait un problème de production. Il y a un problème de production de Canadair, puisque l'usine, qui n'est malheureusement pas une usine française, c'est là aussi le problème. Alors que nous, on a une industrie aéronautique, et quand j'étais ministre de l'Intérieur, j'avais demandé à ce qu'on étudie des solutions souveraines, où on pourrait fabriquer des bombardiers d'eau, justement, sur le territoire français. Qu'est-ce qu'on vous avait répondu ? Et c'est très compliqué. C'est compliqué, parce que c'est une technologie... Tout le monde dit qu'il faut construire des Canadair en France. Vous avez entendu Yabroul Alatale et Edouard Philippe.

Tant mieux, tant mieux, parce que, comme il est à l'Intérieur, j'avais aussi étudié ce dossier-là. Mais le problème des Canadair aujourd'hui, c'était un problème, vous l'avez dit il y a quelques instants, budgétaire, mais c'est aussi un problème de souveraineté de la production et d'usines qui ne produisaient plus de Canadair. On le voit bien qu'il nous faut des Canadair. Je veux rebondir. Il y a aussi des hélicoptères bombardiers d'eau que nous avions aussi commandés. Qu'on loue actuellement. Pardon ? Qu'on loue actuellement. Et qu'on loue. Mais ça, louer, acheter, parfois, il faut se poser la question, comme un chef d'entreprise.

Parfois, quand ça sert simplement deux mois ou trois mois, il faut parfois mieux louer qu'acheter, à la condition d'être sûr de la disponibilité de l'appareil. Simplement, on parlait du numérique, là. J'ai été mise à l'intérieur et donc en charge de la sécurité civile. J'avais demandé à ce qu'on accélère l'intelligence artificielle, notamment pour la détection des feux. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, souvent, vous avez des guetteurs, des sapeurs-pompiers, avec des jumelles qui guettent un départ de feu. Demain, vous mettrez des caméras qui savent parfaitement distinguer et faire la différence entre une poussière ou entre une fumée.

Et l'important pour les feux, c'est qu'on les détecte immédiatement et qu'on puisse les attaquer dans les 5 à 10 premières minutes. C'est là qu'on a, justement, le maximum de chance. Et vous voyez qu'avec l'intelligence artificielle qui permettra de détecter, mais qui fera beaucoup plus, parce que certains modèles de détection permettront de dire aux sapeurs-pompiers, en fonction de l'hydrométrie, de la température, du vent, et aussi broussailles ou telle ou telle végétation, voilà la modélisation du feu. Et ça, pour moi, c'est l'avenir. Quelques départements, 3 ou 4 départements, se sont équipés très partiellement, mais je pense qu'il faudrait un plan d'équipement.

Et on voit bien qu'il n'y a pas les départements du Sud qui sont concernés aujourd'hui. Puisque regardez Fontainebleau.