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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 10 janvier 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Gabriel Attal "va être un Premier ministre placebo", estime le RN Jean-Philippe Tanguy

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Gabriel Attal a réservé son premier déplacement à des sinistrés, des inondations. Vous lui donnez raison ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    La gauche réclame un vote de confiance à l'Assemblée. Et vous ?

  • 1:52RelanceRéponse partielle

    Si la gauche propose une motion de censure, vous la voteriez avec la gauche ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Vous pourriez conforter Gabriel Attal ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Vous avez salué certaines mesures d'Attal comme ministre de l'Éducation. Pourquoi ?

  • 4:02RelanceRéponse directe

    Il reprend vos idées, mais ça lui réussit. Comment l'expliquez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Invité politiqueFait
    « Ah oui, moi je ne peux que me satisfaire qu'il aille voir les personnes qui souffrent »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « et les mesures qui avaient été annoncées n'ont pas été prises, on l'a vu sur le terrain »
  • 2:35Invité politiqueChiffre
    « la seule ligne de conduite aujourd'hui de M. Attal. C'est comment trouver 12 milliards d'euros qu'ils n'ont jamais trouvés »
  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « M. Attal avait annoncé, quand il était ministre des Comptes publics, une baisse d'impôt de 2 milliards pour les classes moyennes »
  • 2:57Invité politiqueFait
    « Si, les 2 milliards ont été enterrés à Noël, juste avant Noël, par le rapporteur général qui a dit que cette baisse d'impôt pour les classes moyennes n'existerait pas »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « M. Attal, c'était Attrape-moi si tu peux, c'est qu'il passe suffisamment peu de temps à chaque poste pour qu'on se rende compte qu'il était incompétent »
  • 3:33Invité politiqueFait
    « Quand il met fin au collège unique, qui était un tabou du système français et qu'on demande depuis 30 ans »
  • 4:53Invité politiqueFait
    « Et nous, on continue notre route, celle tracée par Marine Le Pen, à savoir montrer que nos idées... »
  • 5:36Invité politiqueFait
    « Moi, je pense qu'en fait, la nomination de M. Attal, c'est contre M. Glucksmann »
  • 6:34Invité politiqueFait
    « le soi-disant poison du RN était en fait l'antidote pour sauver la France et que le macronisme pur et parfait était le poison de la France »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « ça prouve que la France a toujours été ce que j'ai su, perçu, aimé dans mon pays. C'est un pays tolérant »
  • 8:10Invité politiqueFait
    « C'est consternant. Moi, je ne connais pas la réglementation italienne sur ce genre de manifestation intolérable »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « moi, j'ai toujours demandé la dissolution des groupes d'extrême-bouche et d'extrême-droite en les qualifiant comme tels »
  • 8:59Invité politiqueFait
    « Ça nous donnera raison sur le fait qu'à la présidentielle, on a été les seuls, contrairement républicains, à dire que oui, ce que nous proposions, demander un changement de la constitution »
  • 9:11Invité politiqueFait
    « M. Macron a voulu utiliser le Conseil constitutionnel d'une manière contraire à l'esprit de la Vème République »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy72 %
  • Invité27 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Invité

France Inter, le 7-10.

0:04
Présentateur

Il est 7h48, Sonia De Villers, votre invitée ce matin est députée Rassemblement National de la Somme et président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale.

0:14
Invité

Alors, Jordan Bardella domine pour l'instant les intentions de vote aux élections européennes, mais voici que la majorité dégaine, elle aussi sa carte jeune, Gabriel Attal. Pendant la présidentielle, les médias avaient adoré les faire débattre tous les deux. A lire la presse ce matin, on découvre que nombreux sont les cadres du RN qui apprécient ou qui craignent ce nouveau Premier ministre. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Madame de Villers. Gabriel Attal a réservé son premier déplacement à des sinistrés, des inondations. Vous qui êtes élu de la Somme, où ça a débordé aussi, dès le jour 1, vous lui donnez raison ?

0:49
Jean-Philippe Tanguy

Ah oui, moi je ne peux que me satisfaire qu'il aille voir les personnes qui souffrent, mais il va aussi voir un mauvais bilan gouvernemental, puisque c'est le deuxième épisode d'inondation du Pas-de-Calais en partie de la Somme, et les mesures qui avaient été annoncées n'ont pas été prises, on l'a vu sur le terrain, que ce soit pour les agriculteurs, que ce soit pour les sinistrés, que ce soit pour les collectivités territoriales, les visites de la semaine dernière et les événements qui se sont produits ont montré qu'il ne s'était rien passé.

Donc, aller voir les sinistrés c'est bien, être solidaire c'est bien, mais l'action gouvernementale n'a pas suivi, et je crains qu'elle ne le suive toujours pas, puisque la nomination d'une personnalité, même si elle apparaît sympathique aux yeux des Français, aux yeux de certains, ne va pas changer la politique menée par Emmanuel Macron.

1:28
Invité

Alors, politique, justement, la gauche réclame à Coréa Cris que le Premier ministre se soumette à un vote de confiance à l'Assemblée Nationale. Et vous ?

1:35
Jean-Philippe Tanguy

Il ne le fera pas, donc on peut demander des choses qui n'arriveront pas, mais la configuration politique de l'Assemblée n'a pas changé, et Gabriel Attal n'amène aucune voix. Il n'amène aucun député nouveau, il ne va pas détacher les LR ou d'autres centristes pour élargir sa majorité. Donc, en fait, on part sur la même configuration politique.

1:52
Invité

Et si la gauche propose une motion de censure, vous la voteriez avec la gauche ? Vous pourriez voter une motion de censure proposée par la gauche ?

1:57
Jean-Philippe Tanguy

On verra ce qu'on fera, ça dépendra de ce qu'annonce M. Attal. Mais bon, je ne pense pas que les Français veuillent qu'on ferme la porte a priori, qu'on censure a priori un gouvernement qui n'a encore rien fait ou qui n'a encore rien annoncé. Mais en fait, je pense qu'Attal va se révéler être en fait un Premier ministre placebo. C'est-à-dire qu'on pense soigner un mal, mais il n'y a pas de mal. Ça peut être une molécule sympathique, ça peut être plaisant, il peut y avoir du marketing, mais il ne va pas réduire le mal.

2:20
Invité

Vous pourriez le conforter, le Rassemblement national pourrait conforter Gabriel Attal.

2:24
Jean-Philippe Tanguy

Peut-être que là, M. Attal surestime ses forces et son image. On ne va pas conforter M. Attal. Ce qu'on dit, c'est qu'il n'y a pas de raison de censurer a priori quelqu'un qui n'a pas encore annoncé. Mais peut-être va-t-il annoncer quelque chose. Parce que la vraie nouvelle, qui a fait peu d'écho jusqu'à présent, c'est l'annonce de M. Le Maire d'un plan d'austérité de 12 milliards d'euros en début de semaine. Et donc c'est ça, la seule ligne de conduite aujourd'hui de M. Attal. C'est comment trouver 12 milliards d'euros qu'ils n'ont jamais trouvés. Et M. Gauze disait, oui, M.

Attal avait annoncé, quand il était ministre des Comptes publics, une baisse d'impôt de 2 milliards pour les classes moyennes. Vous avez dit, il n'y a pas eu de nouvelles. Si, les 2 milliards ont été enterrés à Noël, juste avant Noël, par le rapporteur général qui a dit que cette baisse d'impôt pour les classes moyennes n'existerait pas. Donc en fait, vous connaissez ce film, Attrape-moi si tu peux. M. Attal, c'était Attrape-moi si tu peux, c'est qu'il passe suffisamment peu de temps à chaque poste pour qu'on se rende compte qu'il était incompétent. Donc là, il va être rattrapé par les événements, il va devoir rendre des comptes sur les 3 dossiers qu'il avait élus.

3:17
Invité

Incompétent à chaque poste, Gabriel Attal, et pourtant, ces mesures comme ministre de l'éducation nationale, vous les avez saluées.

3:25
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est les nôtres. C'est sûr qu'on salue généralement ce qu'on fait. C'est comme sur le texte immigration, à la fin, quand est enlevé les quelques mauvaises mesures et que ça va un peu dans le bon sens, on le soutient. Donc quand il met fin au collège unique, qui était un tabou du système français et qu'on demande depuis 30 ans, on le soutient. Quand il l'expérimente, l'uniforme notamment en Perpignan avec Louis Alliot, évidemment, on va le soutenir. Mais ce sont des annonces. L'éducation nationale, c'est un ministère du temps long. Le fait que M. Attal ait choisi de ne pas assumer ce ministère du temps long est pour moi une preuve d'irresponsabilité.

Je pense que les Français vont le voir. Et moi, j'alerte les Français là-dessus. Je comprends aujourd'hui.

4:02
Invité

Sauf que vous dites, il reprend nos idées, il reprend nos propositions, Jean-Philippe Tanguy. Mais ça prouve d'abord que vous n'avez pas le monopole de l'interdiction de la baïa. Ça prouve que vous n'avez pas le monopole de la réforme du collège ou du brevet. Mais ça prouve surtout que ça lui réussit. Il caracole à une cote de popularité élevée. Il est en rien assimilé à l'extrême droite. Et il passe même pour un adversaire dangereux de Jordan Bardella.

4:25
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous savez, on l'a vu avec M. Darmanin, qui avait été annoncé il y a deux ans, moi j'ai un peu de mémoire, pareil comme une arme anti-RN. Et en fait, non. Le fait de valider nos thèses rend possible et probable et souhaitable, en réalité, aux yeux des Français, notre arrivée au pouvoir. L'original gagne toujours sur la mauvaise copie ou la pâle copie. Ou même la copie excessive concernant M. Darmanin. Donc moi, je ne comprends pas la stratégie de M. Macron. Je n'ai pas spécialement à la connaître d'ailleurs et à la comprendre. Et nous, on continue notre route, celle tracée par Marine Le Pen, à savoir montrer que nos idées...

La stratégie de la fameuse cravate, ce n'était pas une stratégie pour une stratégie. C'était montrer que des idées qui avaient été caricaturées, diabolisées à tort, étaient en fait non seulement possibles, mais souhaitables. Et en fait, la Macronie, en allant systématiquement dans notre sens après avoir voulu combattre et incarner l'anti-RN, nous montre qu'en fait que le chemin que nous préparions pour la France est le bon et que nous serons les seuls à vraiment prendre ce chemin.

5:22
Invité

Parlons des européennes parce que ça approche. Gabriel Attal, renforcé par la majorité, la montée en puissance d'un Raphaël Glucksmann à gauche, ça commence à se compliquer pour Jordan Bardella ?

5:31
Jean-Philippe Tanguy

Non, justement, je crois en fait, tout le monde, vous savez, il y a toujours les faux semblants. Moi, je pense qu'en fait, la nomination de M. Attal, c'est contre M. Glucksmann. C'est un retour aux sources de la Macronie et la force de la Macronie, c'était les sociodémocrates, le centre-gauche. C'est qu'en fait, M. Attal ne vise pas à prendre des électeurs à Jordan Bardella, ce serait totalement vain par rapport à ses objectifs politiques. C'est de reprendre le centre-gauche. Et même à l'éducation nationale, c'était ça son but, c'était en fait de reprendre la base de centre-gauche de la Macronie. Tout le reste, c'est vraiment du cinéma.

5:59
Invité

Parce que Jordan Bardella, il est parti très tôt, il était très seul. Donc, il n'avait pas vraiment d'adversaire costaud. Là, il commence à en avoir.

6:05
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais Jordan, il est connu. Le fait qu'il lance sa campagne, ce n'était pas, comment dire, un choc pour la population française. Tout le monde savait qu'il serait tête de liste aux européennes. Non, je ne pense pas que l'enjeu se pose là. Il y a deux projets qui sont dans la réalité et dans la durée, puisque en politique, il n'y a que le temps long qui compte quand les grandes décisions arrivent. Deux projets extrêmement différents.

Une Macronie qui devait être l'antidote, soi-disant, contre les dangers du RN et qui, en fait, chaque jour, chaque jour, montre que le soi-disant poison du RN était en fait l'antidote pour sauver la France et que le macronisme pur et parfait était le poison de la France. Et M. Attal, il va être confronté à des contradictions. Et surtout, il va enfin devoir prendre lui-même des décisions et pas seulement dézinguer ses prédécesseurs. C'est facile de taper comme une piñata sur M. Papendiaï en prenant les friandises, puisque personne n'était en fait d'accord en France avec Papendiaï. Et donc, la réalité, c'est que maintenant, c'est lui qui va se faire taper.

Et je pense que ça va être très difficile pour lui, parce que c'était un peu le golden boy de la Macronie. Et que maintenant, il va falloir payer la facture des Français. Et elle va être très chère. 12 milliards d'euros à payer pour les Français.

7:03
Invité

Le New York Times, Jean-Philippe Tanguil, le New York Times titre. Alors, je vous épargne mon anglais qui est catastrophique, donc j'ai traduit. Le New York Times titre. Gabriel Attal est le plus jeune et le premier Premier ministre français ouvertement homosexuel. Vous, vous-même, vous assumez publiquement votre homosexualité. Est-ce que vous saluez ce symbole ?

7:21
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, ça prouve que la France a toujours été ce que j'ai su, perçu, aimé dans mon pays. C'est un pays tolérant, mais aussi un pays pour lequel ça ne compte pas. Et on a raison du fait que ça ne compte pas. La France est un pays de tolérance et d'indifférence à la vie privée des gens. Et je pense que c'est quelque chose qu'il faut respecter. Et d'ailleurs, Gabriel Attal, on n'a jamais, comment dire, on n'a jamais joué de manière indigente ou contraire aux valeurs de la République, aux valeurs de la France. Donc moi, voilà, mais il ne faut pas non plus essentialiser les gens. Et ce n'est pas ça qui compte aux yeux des Français.

Ce qui compte, ce n'est pas qu'on parle de nous, c'est ce qu'on parle d'eux et surtout qu'on règle leurs problèmes. Et les Français sont très lassés du fait que le monde politique parle beaucoup de lui-même.

7:57
Invité

Dimanche à Rome, un millier de personnes vêtues en noir se sont rassemblées devant le siège de l'ancien parti néo-fasciste et tous, en même temps, ont salué le bras tendu. Que pensez-vous de la résurgence du salut fasciste ?

8:10
Jean-Philippe Tanguy

C'est consternant. Moi, je ne connais pas la réglementation italienne sur ce genre de manifestation intolérable. Vous savez que moi, j'ai écrit avec Marine Le Pen à plusieurs reprises à Elisabeth Borne pour lui demander l'interdiction de tous les groupes extrémistes qui considèrent la violence comme un moyen d'action. La libération révèle que des jeunes gens proches du Rassemblement National étaient présents à Rome. Ils ne se trompaient de parti parce que je crois qu'ils n'ont pas bien lu nos statuts et surtout écouté Jordan et Marine. Mais c'est intolérable.

Et en France, vous savez, moi, j'ai toujours demandé la dissolution des groupes d'extrême-bouche et d'extrême-droite en les qualifiant comme tels.

8:42
Invité

Lundi, Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, a tancé Emmanuel Macron. Je résume ces propos. C'est irresponsable de faire voter une loi qui est contraire aux lois fondamentales. Le Conseil constitutionnel va rendre son avis d'ici quelques jours sur la loi immigration. Si l'intégralité de cette loi est censurée, que ferez-vous ?

8:59
Jean-Philippe Tanguy

Ça nous donnera raison sur le fait qu'à la présidentielle, on a été les seuls, contrairement républicains, à dire que oui, ce que nous proposions, demander un changement de la constitution. On n'a jamais menti aux Français. On n'aura jamais dit que ce qu'on propose peut être appliqué sans changement de la constitution. Par contre, là où M. Fabius, je dois dire, a raison, c'est que M. Macron a voulu utiliser le Conseil constitutionnel d'une manière contraire à l'esprit de la Vème République. Je rappelle que selon De Gaulle, le seul juge suprême, c'est le peuple français et que le Conseil constitutionnel n'est pas là pour arbitrer les différents politiciens. Merci Jean-Philippe. Merci à vous.

Gabriel Attal "va être un Premier ministre placebo", estime le RN Jean-Philippe Tanguy — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote