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InterviewC à vous (sur YouTube)· 6 décembre 2023 6 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheInstitutions & élections

Le plan Attal pour « remonter le niveau » - L’Édito - C à vous - 06/12/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    A l'école, l'électrochoc Attal, en réponse au choc PISA.

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Commençons par le totem, la fin du collège unique.

  • 2:17RelanceRéponse partielle

    Certains spécialistes soulignent le risque de stigmatisation et d'aggravation des inégalités.

  • 3:04RelanceRéponse directe

    Et diviser des classes, ça suppose aussi plus de profs.

  • 3:27OuverteRéponse directe

    À part les crédits et les postes de profs, que manque-t-il au plan Attal ?

  • 4:20RelanceRéponse partielle

    Aurez-vous ce temps-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13Invité politiqueFait
    « PISA, le programme international de suivi des acquis, mis en place il y a un peu plus de 20 ans par l'OCDE pour mesurer et comparer à travers le monde le niveau scolaire des élèves de 15 ans. »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « Niveau donc qui n'a jamais été aussi bas en France en maths. »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « près de la moitié des élèves de 4e n'ont pas le niveau attendu en fluence, c'est-à-dire en fluidité de lecture, la moitié. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « Ce qui est certain, c'est que si elles sont menées à bien, ce seront les réformes du collège les plus importantes depuis des décennies »
  • 1:09Invité politiqueFait
    « Le totem auquel vous vous attaquez, c'est celui du collège unique. »
  • 1:14Invité politiqueFait
    « Le tabou, c'est l'instauration d'une épreuve coup près à l'entrée du lycée, avec la transformation du brevet en examen d'entrée au lycée, ce qui ne s'est jamais fait. »
  • 1:18Invité politiqueFait
    « La volte-face, c'est le retour du redoublement. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « que le mélange des niveaux et la surcharge des classes tirent au contraire tout le monde vers le bas. »
  • 2:10Invité politiqueFait
    « mais de mettre en place des groupes de niveau dans deux matières, français et mathématiques, trois groupes de niveau, dès la rentrée prochaine, en 6e et en 5e »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « nous avons l'une des écoles les plus inégalitaires au monde, c'est en France que l'origine sociale pèse le plus sur la réussite des élèves. »
  • 3:06Invité politiqueChiffre
    « Plusieurs milliers, avez-vous dit Gabriel Attal, alors qu'il en manque déjà, les concours ne font pas le plein et le budget 2024 prévoit 2500 suppressions de postes »
  • 3:15Invité politiqueChiffre
    « dont près de 500 justement au collège. »
  • 3:20Invité politiqueChiffre
    « c'est en France que les classes sont les plus chargées, 26 élèves contre 21 en moyenne dans l'Union européenne. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « La constance, le temps long, l'assurance qu'il n'y aura pas d'autres revirements. »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Jean-Michel Blanquer avait supprimé l'enseignement obligatoire des maths en première, c'était à la rentrée 2020. »
  • 3:53Invité politiqueFait
    « Politique de l'essuie-glace encore sur le retour du redoublement, avec la suppression du veto des parents et le dernier mot laissé à l'enseignant »
  • 4:01Invité politiqueChiffre
    « Cela concernait près d'un adolescent sur trois, environ il y a 15 ans, avant le coup de frein qui a rendu ce redoublement exceptionnel. »
  • 4:59Locuteur non identifiéFait
    « Tout ça pour vous dire que les fruits des réformes qu'on a engagées depuis 2017, parce que le président de la République était déterminé sur ce sujet, on commence à les mesurer dans nos évaluations. »
  • 5:09Locuteur non identifiéChiffre
    « Il y a moins d'élèves en difficulté en sixième aujourd'hui qu'il y en avait il y a cinq ans. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal63 %
  • Locuteur non identifié28 %
  • Présentateur8 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A l'école, l'électrochoc Attal, en réponse au choc PISA.

0:04
Gabriel Attal

PISA, le programme international de suivi des acquis, mis en place il y a un peu plus de 20 ans par l'OCDE pour mesurer et comparer à travers le monde le niveau scolaire des élèves de 15 ans. 690 000 adolescents testés l'an dernier dans 81 pays, dont environ 8 000 Français. Niveau donc qui n'a jamais été aussi bas en France en maths. Certes, la tendance est mondiale, on le voit sur ces courbes, en partie à cause de la crise Covid, mais le décrochage est plus marqué chez nous et c'est valable aussi en science et en compréhension de l'écrit. Cela dit, pas besoin de PISA pour crier au loup, nos propres évaluations suffisent.

Vous le rappeliez, Gabriel Attal, il y a quelques semaines, un seul exemple, près de la moitié des élèves de 4e n'ont pas le niveau attendu en fluence, c'est-à-dire en fluidité de lecture, la moitié.

0:51
Présentateur

D'où les mesures chocs présentées hier.

0:53
Gabriel Attal

Choc des savoirs, avez-vous dit, électrochoc. Ce qui est certain, c'est que si elles sont menées à bien, ce seront les réformes du collège les plus importantes depuis des décennies avec un totem, un tabou et un revirement. Le totem auquel vous vous attaquez, c'est celui du collège unique. Le tabou, c'est l'instauration d'une épreuve coup près à l'entrée du lycée, avec la transformation du brevet en examen d'entrée au lycée, ce qui ne s'est jamais fait. La volte-face, c'est le retour du redoublement.

1:20
Présentateur

Commençons par le totem, la fin du collège unique.

1:23
Gabriel Attal

Alors Gabriel Attal préfère parler de la fin du collège uniforme, c'est la manchette du monde aujourd'hui. Rappel rapide, le collège unique, c'est la loi BID 75 mise en place à la rentrée 77 pour un tronc commun de formation de la 6e à la 3e, avec l'idée, la belle idée, de faire réussir tous les élèves ensemble, dans les mêmes classes, en tirant vers le haut les enfants en difficulté. Et le constatent beaucoup d'enseignants, malgré l'attachement de leur syndicat au collège unique, au principe du collège unique, c'est que ça ne marche pas ou plus, que le mélange des niveaux et la surcharge des classes tirent au contraire tout le monde vers le bas.

Ce que vous proposez n'est pas de rétablir des classes de niveau, comme il pouvait y en avoir il y a 50 ans, mais de mettre en place des groupes de niveau dans deux matières, français et mathématiques, trois groupes de niveau, dès la rentrée prochaine, en 6e et en 5e, et l'année d'après pour les 4e et 3e.

2:17
Présentateur

– Certains spécialistes soulignent le risque de stigmatisation et d'aggravation des inégalités.

2:21
Gabriel Attal

– Oui, et les inégalités, c'est l'un des angles morts de votre plan, avec d'ailleurs les rythmes scolaires qui ne sont pas un petit sujet, mais qu'on a oublié, alors qu'il en a beaucoup été question à propos des vacances d'été ces derniers mois. Or, l'étude PISA nous le rappelle, nous avons l'une des écoles les plus inégalitaires au monde, c'est en France que l'origine sociale pèse le plus sur la réussite des élèves. Est-ce qu'en les séparant par groupe, en plaçant les meilleurs avec les meilleurs et les moins bons ensemble, vous ne risquez pas d'aggraver ce déséquilibre et d'enfoncer encore les plus fragiles en les séparant des autres ?

Est-ce que les profs des groupes de petits niveaux ne seront pas enclins à abaisser leur niveau d'exigence ? Ce sont des questions.

3:02
Présentateur

Sur lesquelles on reviendra l'une après l'autre. Et diviser des classes, ça suppose aussi plus de profs.

3:06
Gabriel Attal

Plusieurs milliers, avez-vous dit Gabriel Attal, alors qu'il en manque déjà, les concours ne font pas le plein et le budget 2024 prévoit 2500 suppressions de postes, dont près de 500 justement au collège. Au passage, les syndicats le rappellent à juste titre, c'est en France que les classes sont les plus chargées, 26 élèves contre 21 en moyenne dans l'Union européenne.

3:27
Présentateur

À part les crédits et les postes de profs, que manque-t-il au plan Attal ?

3:30
Gabriel Attal

La constance, le temps long, l'assurance qu'il n'y aura pas d'autres revirements. Je rappelle qu'avant que vous n'annonciez la mise en place d'une nouvelle épreuve de maths au bac, en fin de première, sur le modèle de l'épreuve anticipée de français, Jean-Michel Blanquer avait supprimé l'enseignement obligatoire des maths en première, c'était à la rentrée 2020. Politique de l'essuie-glace encore sur le retour du redoublement, avec la suppression du veto des parents et le dernier mot laissé à l'enseignant, puisque la France a longtemps été la championne du monde du redoublement.

Cela concernait près d'un adolescent sur trois, environ il y a 15 ans, avant le coup de frein qui a rendu ce redoublement exceptionnel. Et votre décision maintenant de pousser le balancier ou l'essuie-glace dans l'autre sens. Certains spécialistes affirment qu'il faut 10 ans pour mettre en place, voir les effets et évaluer une politique éducative. Aurez-vous ce temps-là ?

4:22
Présentateur

Avant de revenir en détail sur toutes les questions soulevées par l'édito de Patrick, cette réponse sur la question du temps long ?

4:27
Locuteur non identifié

Ce qui est certain, c'est qu'il faut effectivement une dizaine d'années pour transformer un système éducatif. C'est ce qu'on a vu au Portugal, par exemple, qui avait de très mauvais résultats à PISA et qui remontait après 10 ans de réformes. Mais en réalité, les réformes du système éducatif français, elles ont commencé dès 2017, quand le président a été élu. Elles se sont concentrées ces cinq dernières années sur le primaire et le premier degré, parce que c'est là où tout se joue.

Et la réalité, c'est que les élèves qui ont passé l'épreuve PISA, qui donnent le classement qu'on voit aujourd'hui, c'est la dernière génération qui n'a pas bénéficié de ces réformes du premier quinquennat, parce qu'ils étaient en sixième quand le président a été élu. Tout ça pour vous dire que les fruits des réformes qu'on a engagées depuis 2017, parce que le président de la République était déterminé sur ce sujet, on commence à les mesurer dans nos évaluations. Il y a moins d'élèves en difficulté en sixième aujourd'hui qu'il y en avait il y a cinq ans. Il y en a encore trop et on va continuer à agir, mais donc on est au milieu du guet, en fait. La réforme, elle a commencé en 2017.

5:18
Présentateur

Est-ce que vous avez la garantie que la réforme ne sera pas enterrée avant de porter ses fruits par un autre qui ira dans le sens inverse du vôtre ?

5:24
Locuteur non identifié

En tout cas, je crois que sur ce quinquennat, évidemment que l'objectif, c'est de porter ces réformes. D'ailleurs, dans les déclinaisons que j'ai annoncées, la mise en œuvre de ces réformes, c'est un calendrier sur plusieurs années. – Oui, sur trois ans, qui va jusqu'à 2026. Donc évidemment, l'objectif, c'est d'avoir de la constance. Après, il y a des échéances en 2027. Moi, je ne peux pas vous dire ce qui se passera et ce qui sera fait. Mon souhait, c'est qu'à ce moment-là, on ait pu commencer à mesurer évidemment les effets positifs des réformes que je suis en train de porter et qu'on souhaite évidemment les maintenir. – Sous-titrage FR 2021

Le plan Attal pour « remonter le niveau » - L’Édito - C à vous - 06/12/2023 — Gabriel Attal · Pourquijevote