Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 27 novembre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Il n'y aura pas de chaos. Michel Barnier essaye de jouer sur les peurs ! - Thomas Ménagé (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 44 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Monsieur le député, bonsoir.

  • 0:03OuverteÉludée

    Sébastien Lecornu serait un Premier ministre mieux dans le casting pour vous que Michel Barnier.

  • 0:35RelanceRéponse partielle

    Sur la facture d'électricité des Français, il a quand même dit quelque chose.

  • 1:54RelanceÉludée

    Des consultations sont encore en cours, il ne peut pas annoncer des choses concrètement ce soir.

  • 2:07RelanceÉludée

    Vous ne pouvez pas nier qu'il a fait un geste vers vous en parlant de la baisse de l'électricité ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Est-ce que Michel Barnier a fait un pas vers le RN avec sa prise de parole dans le 20h de TF1 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « On n'a jamais fait le casting, c'est pas à nous, c'est au Président de la République. »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « Le Premier ministre, il est venu parler aux Français pour ne rien dire. »
  • 1:18Invité politiqueChiffre
    « 14 milliards de contre-mesures d'économies supplémentaires qui ont été données par Marine Le Pen directement à Michel Barnier. »
  • 4:14InvitéChiffre
    « Le bouclier tarifaire a coûté 20,5 milliards d'euros. »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « Le chaos, ce sera quand nos entreprises connaîtront une hausse jamais vue du coût du travail. »
  • 7:26Invité politiqueChiffre
    « On n'est pas responsable quand on a participé à des gouvernements qui ont fait 3 200 milliards. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé45 %
  • Présentateur15 %
  • Invité15 %
  • Présentateur 212 %
  • Invité 210 %
  • Invité 33 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Monsieur le député, bonsoir. Bonsoir. Bon, alors donc, c'est Sébastien Lecornu, serait un Premier ministre qui serait un peu mieux dans le casting pour vous que Michel Barnier.

0:11
Thomas Ménagé

Non, mais c'est pas le sujet, absolument pas. On n'a jamais fait le casting, c'est pas à nous, c'est au Président de la République. Mais là, il y a le Premier ministre, et le Premier ministre, il est venu parler aux Français pour ne rien dire. Le Premier ministre, il a consulté hier les groupes politiques pour au final être totalement dans un monde parallèle, ne répondre à rien, n'apporter aucune réponse et continuer comme avant. Donc c'est très inquiétant de voir qu'il fait un 20 heures de TF1, qui est quand même pas quelque chose d'anodin, pour au final ne rien dire aux Français.

0:35
Présentateur

Thomas Ménager, je vous trouve cruel, car sur une des lignes rouges du Rassemblement National, qui est la facture d'électricité des Français, il a quand même dit quelque chose, un peu, écoutez-le.

0:47
Invité

L'électricité va baisser, M. Boulot. Oui, mais si vous n'augmentiez pas les taxes d'autant, elle baisserait encore plus. Elle va baisser de 9%, et on va voir si on peut faire plus pour préserver le pouvoir d'achat des Français.

0:59
Thomas Ménagé

Vous voyez qu'il a dit quelque chose, Thomas Ménager.

1:02
Présentateur

C'était pour vous, ça, M. Ménager.

1:04
Thomas Ménagé

Non, mais on a compris l'appel du pied, mais on va voir, on va essayer. À un moment, c'est maintenant qu'il faut un arbitrage. On a proposé à Michel Barnier des économies supplémentaires, structurelles, un certain nombre de contre-mesures qui compensent totalement les mesures qui sont nos lignes rouges. 13 milliards sur lesquels on demande des efforts pour redonner du pouvoir d'achat aux Français, et 14 milliards de contre-mesures d'économies supplémentaires qui ont été données par Marine Le Pen directement à Michel Barnier. Et là, il ne se rend pas compte. Il est vraiment dans un monde parallèle en considérant qu'il pourra rendre ses arbitrages plus tard.

Là, on est maintenant au pied du mur. C'est à lui de décider, de prendre ses responsabilités. Nous, nous avons proposé un contre-budget. Il ne peut pas toujours prétexter le manque de temps et n'apporter aucune solution. Moi, je suis inquiet. Je pensais qu'il allait aller devant les Français pour leur dire qu'il renonçait à un certain nombre de mesures, qu'il allait nuire à l'économie, nuire aux entreprises, nuire aux retraités.

1:54
Présentateur

Mais M. Ménager, vous savez comme nous que des consultations sont encore en cours, que vu le calendrier politique, il ne peut pas annoncer des choses concrètement ce soir. Mais malgré tout, il fait un geste vers vous lorsqu'il dit ça. Vous ne pouvez pas le nier ?

2:08
Thomas Ménagé

On attendra de voir si le geste est assorti d'actes très concrets, très précis, parce qu'aujourd'hui, c'est encore très flou. On ne sait pas du tout où on va. Et s'il n'avait pas fini ses consultations, ça ne servait à rien de venir devant les Français. Il n'avait qu'à travailler le budget ce soir, rester à Matignon, continuer les consultations, travailler, trouver des équilibres. On lui en a proposé un grand nombre qui permettrait de protéger nos entreprises, protéger nos retraités, protéger tous ceux qui sont aujourd'hui sacrifiés de ce budget. s'il n'était pas prêt, il ne fallait pas venir devant les Français. Parce qu'au final, qu'est-ce que les Français ont retenu ce soir ?

Qu'est-ce que vous avez vu ? Rien ! Rien ! On va essayer, on va voir qu'ils fassent ses arbitrages et qu'ils reviennent devant les Français.

2:49
Présentateur

Restez avec nous un instant, Thomas Ménager. Je le rappelle, porte-parole du RN. Laurent Neumann, vous qui avez regardé, avec l'acuité qu'on vous connaît, ainsi qu'à Mandine Atalaya, la prise de parole dans le 20h de TF1, très attendu de Michel Barnier, est-ce qu'il a fait un pas vers le RN ?

3:07
Invité

D'abord, le premier pas qu'il a fait, c'est qu'il a renvoyé la responsabilité aux autres formations politiques. Je le répète, depuis des jours et des jours, il est acculé dans les cordes où il se confronte chaque jour aux lignes rouges de chaque formation politique. Il est venu essayer d'inverser la donne en disant, c'est vous les responsables. C'est à vous de décider ce qui va se passer dans quelques jours. Et donc, par ricochet, de mon sort personnel. Maintenant, je réponds à votre question. Oui, il a envoyé un certain nombre de signaux. Au RN. Il a envoyé des signaux, mais au RN, et pas seulement.

La facture d'électricité, le Rassemblement National la réclame, mais les socialistes la réclament, la gauche dans son ensemble la réclame, les LR la réclament. Donc, ce n'est pas un message que pour le Rassemblement National.

3:51
Présentateur

Moi, depuis que Gaëtan Mélin m'a expliqué il y a 10 minutes, un quart d'heure, qu'au pic le plus haut de l'électricité, on était à 700 euros le mégawatt-heure, et que maintenant, on est à 100 euros le mégawatt-heure, je me dis qu'elle aurait pu baisser la facture d'électricité des Français de plus de 9%.

4:08
Invité

Non, mais non, les Français ont été protégés. C'est-à-dire que les Français, c'est ce qu'on a appelé le bouclier tarifaire. Je vous rappelle que le bouclier tarifaire a coûté 20,5 milliards d'euros. Il a été protecteur à ce point, sur des différenciels aussi importants. On a eu une augmentation des prix de l'électricité, pardon Laurent, qui a été limitée à 13%. Donc oui, on n'a pas eu l'intégralité. Et d'ailleurs, regardez ce qui s'était passé dans les autres pays européens, notamment au Royaume-Uni, où là, il n'y a pas eu le même niveau de protection, où il y avait des Britanniques qui étaient dans les rues contre cette augmentation des prix de l'électricité.

Et encore une fois, on rappelle, parce que ça aussi, c'est très important, le bouclier tarifaire, 20,5 milliards d'euros, ça nous a coûté. Donc aujourd'hui, en augmentant la taxe, au niveau d'avant, ou peut-être un peu plus, le gouvernement espère retirer 3 milliards d'euros. On est loin des 20,5, encore une fois. Que ça nous a coûté. Exactement. Mais effectivement, en augmentant cette taxe, on ne permet pas aux Français de bénéficier encore plus de cette baisse des tarifs sur les marchés.

5:16
Présentateur

On est encore avec M. Ménager. Il a beaucoup insisté, le premier, ce soir, sur les éventuelles conséquences économiques d'une censure du gouvernement, que d'ailleurs Marine Le Pen, elle, a eu plutôt tendance à minimiser. Et il dit à ce sujet, si le gouvernement tombe, il faudra reprendre les discussions. Il y aura une tempête assez grave sur les marchés financiers. Nous empruntons déjà très haut. Il y aurait d'autres conséquences. Tout cela s'arrête pendant ce temps. Prenons l'exemple des agriculteurs. Ils savent qu'ils peuvent compter sur moi. Je suis en train de tenir leurs engagements. Là aussi, tout cela s'arrêterait.

Vous, vous êtes prêts, au Rassemblement national, à participer d'une certaine manière à ce chaos, à fragiliser le pays ?

5:58
Thomas Ménagé

Mais il n'y aura pas de chaos. Le premier ministre, comme toute la majorité, la faible, très très faible majorité qui soutient, et qui est chaque jour de plus en plus faible, ce premier ministre essaie de jouer sur les peurs. Il l'a même avoué, il y aura une loi spéciale, il y aura une continuité du budget. Et je tiens à dire à M. Barnier qu'il ne doit pas être soumis au marché financier, mais qu'il doit être soumis aux Français, à la démocratie, à la souveraineté populaire, qui ont envoyé un signal très clair, surtout les classes populaires et les classes moyennes, qui souffrent énormément.

Et le chaos, ce sera quand nos entreprises connaîtront une hausse jamais vue du coût du travail, quand les Français vont voir leur électricité augmenter, alors qu'elle avait déjà augmenté de 42%, du moins ne pas baisser.

6:37
Présentateur

Oui, mais les agriculteurs, par exemple, M. Ménager, qui sont mobilisés encore chaque jour, vous leur dites quoi ? Il va falloir attendre encore des semaines avant d'avoir des réponses ?

6:45
Thomas Ménagé

Mais vous savez, ce qu'ils attendent, c'est qu'ils aillent réellement taper du poing sur la table et dire stop au Mercosur, notamment, ça fait partie des attentes. Et aujourd'hui, on se rend bien compte que là, ils n'ont absolument pas la main, parce que là, encore une fois, comme sur les règles de fixation du marché de l'électricité, où je tiens à rappeler à ce qui a été dit en plateau, que l'Espagne, le Portugal ont demandé des exceptions. Le problème, c'est que nous produisons une électricité peu chère, mais qui rentre sur un marché européen de l'électricité, et qui a entraîné, en fait, ce coût du bouclier tarifaire que vous citez.

Mais s'il y avait eu le Rassemblement national au pouvoir, il y aurait eu un changement sur ces mécanismes et il n'y aurait pas eu ce coût, aujourd'hui, de l'électricité. Donc, à un moment, c'est ceux qui ont créé les problèmes qui viennent, à un moment, appeler à la responsabilité. On n'est pas responsable quand on a participé à des gouvernements qui ont fait 3 200 milliards, comme c'est le cas de M. Barnier et de tous ceux qui l'entourent.

7:31
Présentateur

Merci M. Ménager. Première réaction du côté du Rassemblement national.