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InterviewLaSemaineHebdo· 21 septembre 2010 15 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraites

Politiquement Vôtre reçoit Denis Jacquat (partie 2)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00 Denis JacquatFait
    « Il y a une crise économique dans notre pays. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Oui, Denis Jaa, on a parlé de votre travail de rapporteur, on a parlé un peu du contexte général. Encore un mot sur la retraite elle-même, sans tenir compte cette fois-ci ni de votre rôle ni d'un poids politique. Est-ce que vous trouvez que cette réforme, je veux dire, est bonne et comment on se situe par rapport à d'autres ?

Bon, le système par répartition est un bon système et je vous donnerai comme exemple. Il y a une crise économique dans notre pays. Amenez-moi un seul retraité en France qui n'a pas reçu ces derniers mois le jour X, le montant Y de la retraite qu'il devait percevoir.

Dans les autres pays, vous avez pu le lire ou l'entendre. Il y a eu énormément de problèmes. Vous prenez la Grèce, bon, c'est caricatural.

Mais mais là c'était la fite de de de l'état des pays mais vous prenez des pays qu'on cite en en exemple la Suède qui est cité tout le monde bon qui a des comptes notionnels c'est un système par capitalisation il y a une baisse de 4 % c'est-à-dire que quand c'est basé sur uniquement la capitalisation ou beaucoup de capitalisation s'il y a de l'argent dans la caisse tout va bien on peut payer les retraites mais s'il en a moin ça marche moins bien. Alors quand on vient me dire "Oui, il faut prendre au capital, je comprends très bien cette question mais le capital ou le grand capital une année c'est + x, la 2è année c'est c'est + 2x mais la 3è année ça peut x/ 2. C'est ce qui vient de se passer donc en Suède et dans d'autres pays.

En France il n'y a aucun problème. On veut garder la le système par répartition. On en connaît les paramètres he comme ça cela s'appelle.

Donc on joue sur ces paramètres. Ce n'est pas facile et c'est pour cela que en 2018, il y a un nouveau rendez-vous. Là, on a l'équilibre financier qui est assuré jusqu'en 2020.

En espérant que la crise économique quand on dit équilibre, c'est c'est réellement équilibre ou alors c'est une situation moins catastrophique. Non, c'est l'équilibre sur l'ensemble des compte. C'est pas caisse par caisse.

Par exemple, la Caisse nationale d'allocation Vieillesse, dont je suis le président donc du comité de de surveillance, on sait qu'en 2018, il aura valeur aujourd'hui à peu près entre 4 et 6 milliards donc d'euros hein de he de déficit. C'est sur l'ensemble des régimes existants. En sachant, et ça c'est extrêmement important que l'État concernant la contribution apporté pour les fonctionnaires, c'est-à-dire la différence entre les cotisations versées et le montant total des retraites est de 15 milliards4 à peu près cette année et que cette somme ne bougera plus.

L'État a décidé donc au niveau national et personne n'est venu le contester. Oui. Donc de geler son son son accorder cette somme.

C'est pour cela que pour les fonctionnaires où il y a des cotisations moindes, les cotisations vont être relevées progressivement pour atteindre les cotisations du régime général. Vous avez dit tout à l'heure que à la libération, on s'est mis en place un système qui était un système généralisé et ensuite on a l'impression qu'on a eu beaucoup de systèmes un peu particulers, les fameux régimes particuliers qui sont souvent ressentis par ceux qui n'en bénéficient pas comme une injustice. Est-ce que est-ce qu'on va donner un un coup de pied dans cette fourmilière là ou pas ?

Oui, en 1946, c'était la volonté d'un régime général pour tous, un régime unique. Et en fait euh à l'époque comme il y avait sep cotisans pour un beaucoup de régimes euh vous prenez des régimes agricoles, vous prenez la SNCF, enfin vudra pas fusil des catégories professionnelles, mais tous les régimes spéciaux et autres se sont créés à ce moment-là parce que ce sont des gens qui n'ont pas voulu jouer le jeu. En cours de route, il s'est avéré pour chacun de ces régimes qu'il y a eu plus de retraités, je dirais, que de cotisans moral de l'histoire, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a eu en cours de route des systèmes de compensation et sans compensation. Puis maintenant, bon, il y a les régimes spéciaux, vous le connaissez fort bien, vous en parlez à à ce problème là. Alors dans le texte, le gouvernement a indiqué et personne d'ailleurs ne le conteste en disant il faut une convergence entre tous les régimes, cit de revenir à l'esprit de 1946 et dans le texte sur certains points vous avez donc concernant particulier les convergences de cotisation ceci et je vois moi-même une sensibilité politique même des gens des personnes qui ont la même sensibilité politique que moi viennent me dire vous n'avez pas été assez loin dans la convergence en particulier avec le problème des références aux 25 meilleures années ou au 6 derniers mois dans dans un cas.

C'est c'est difficile, c'est complexe. Les retraites, ça ne se change pas du jour au lendemain. Alors, c'est pour ça qu'on peut s'étonner aussi d'avoir vu ce ce dossier arriver aussi vite.

On a dit tout à l'heure qu'il y avait une urgence économique, hein, qui était apparue aggravée par la crise, mais même si vous avez commencé à entendre des gens dès le mois de février, 6 mois, c'est pas je dire c'est pas très long pour un enjeu de ce type-là. Pourquoi a-t-on démarré aussi tard ? Et derrière la question de Jean-Pierre Jager, je voudrais simplement dire que à l'époque en 2003 la loi Fillon avait donné rendez-vous en 2012.

Oui, c'est je vous en ai parlé tout à l'heure de 2012 c'était on ne pensait pas qu'il y aurait une crise économique. C'est la crise économique qui avancé. On a pas respecté les les échéances prévues.

Donc on a été obligé par les faits Ah oui, on a avancé un je vous le disais c'était 20082 donc ça était avancé à 2010. Bon, ce qu'il fallait au point de vue calendrier, c'est que ça se passe cette année parce que ça va être applicable en fait à partir du la plupart des mesures, les grandes mesures du 1er janvier 2011 parce que la loi là, elle va aller au Sénatin, il va y avoir une CMP, donc une commission mixte de paritaire. Ça veut dire que pour fin octobre, elle sera discutée.

Puis il y a un volet aussi qui va se retrouver dans le PDFS, le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui discuté fin octobre. Ça veut dire que tout était en place pour novembre décembre. Or euh ensuite les caisses, il faut qu'elles s'organisent donc en conséquence.

Donc le la mesures essentielles, c'est à partir du 1er juillet 2011. Il y a pas de perte de temps, hein. L'idéal aurait été déjà en 1993 quand il y a eu la réforme sur le régime général, c'est de faire une grande réforme à ce moment comprenant tous les régimes.

Mais la France reste la France. Moi, j'ai la chance de siéger la commission des affaires sociales du Conseil de l'Europe. Quand on parle de la quand on parle de la France, il y a toujours un petit sourire hein, dans les représentants des autres pays parce que on nous reproche un manque de courage, une illusion ou quoi ?

Oh, je serais plus sévère. Ils nous prennent pour des charlots hein. J'ai l'impression d'une façon générale le le coq j'entends ils ont toujours des des symboles.

Ils disent le coq symbolise très bien la France et et il n mais vous le voyez les les grandes instances internationales, il y a peu de représentants français et même dans ce qu'on appelle les petits pays en Europe, ils veulent je dirais avoir aussi des représentants et autres. On a on a pu mais depuis des années et des années he ça date pas de maintenant on a pu le la côte qu'on avait auparavant fait à parur de donneur de leçon et j'avoue que personnellement j'en souffre quand je vois ça mais on a mal intégré le problème de la mondialisation où on s'est tapé sur les doigts donc je viens de vous parler de Charlot à un instant c'est le problème de l'Europe où on dit on veut l'Europe mais sauf les mesures qui sont pas sont des mesures collectives la France elles sont bonnes pour l'Europe Mais il faut surtout pas les appliquer en France. Alors quand vous êtes comme moi, médecin qu'on vit quand même dans l'ombre de Robert Schummann, c'est dur à faire passer.

Denis Chacard, dans votre discours, dans votre intervention à l'Assemblée nationale le 7 septembre dernier, vous utilisiez la phrase suivante : l'équité d'abord c'est la première exigence car sans cela, il n'y a pas de réforme juste. Les Français sur les mairies, c'est marqué liberté, égalité, fraternité. le problème de l'équité.

Les personnes ont l'impression que dans notre pays, il y a plusieurs catégories de de retraités. Vous avez pu le remarquer, j'ai fait très très attention à ce qu'il n'y ait pas de guerri entre les régimes d'état de fonctionnaires et le régime général. Et il y a pas eu de guerre, on aurait pu le prévoir sur ce point, ça s'est bien passé.

Mais il faut bien se dire que le problème de convergence entre les différents régimes et bien il est né donc à partir de cette réforme et c'est inexorable. D'ailleurs même au Parti socialiste, il y a une volonté d'aller vers euh un régime unique car à l'Assemblée nationale, il y a eu défense d'un régime je dirais notionnel. C'est clair et c'est net.

Le nouveau centre également. H Jean-Pierre Jager, là vous vous avez parlé un instant des des socialistes. On a parlé aussi jusqu'à présent de de choses relativement raisonnables et consensuelles.

Et pourtant depuis le début de cette semaine, on a l'impression qu'il y a une espèce de violence dans le débat je dire à l'ensemblée en terme d'obstruction dans la façon dont on nous dit c'est la manive du 23 qui va décider d'un d'un certain nombre de choses. Alors pourquoi à votre avis nos hommes politiques ou notre opinion en général n'est-elle pas prête sur un dossier comme celui-là à faire preuve de raison ? Alors, je vous dirais que c'est jamais vu une atmosphère aussi houleuse, hostile, même méchante que celle qui existe depuis certain temp.

Alors, ces derniers jours j'ai dormi pas la première fois cette nuit étant donné que j'ai participé à cette nuit blanche en tant que rapporteur he je me suis couché à levé avanthier à 7h du matin pour aller me coucher. Donc bah hier soir à à 10h mais c'est terrible. Mais le notre collègue Brodidier dit qu'il est perdu. qui ne sait que quand il arrive à Paris, il se il se demande ce qu'il fait encore dans cette mais c'est simple hein, l'esprit de bon d'élu d'un certain nombre d'organisation d'organismes au niveau national, c'est 2012.

C'est donc les élections présidentielles. Certains se sont convaincus que euh Nicolas Sarkozy ne sera pas là, ne sera plus là et que par conséquent, il faut à tout prix faire, je dirais, de l'antisarcosisme. Donc toute mesure qui est prise au niveau national, étant donné qu'on a un président de la République qui est très près de la vie politique, et bien c'est il faut à tout prix taper taper taper.

Comme le dossier des retraites est un sujet sensible, tout français concerné à jour par par sa retraite, c'était le sujet pour taper dessus. Et quand on voit comment ça s'est passé à l'Assemblée nationale, je dirais c'est dingue. Mais est-ce qu'on paye est-ce qu'on paye cette échéance présidentiel ou est-ce qu'on paye l'hyper présidence de Nicolas Sarkozy qui au début je dire était omniprésent, je veux dire sauté pratiquement le rôle du du premier ministre a fait adopter une réforme qui vous était favorable théoriquement mais où on se rend compte ensuite que dans dans un climat comme ça vous n'avez plus les moyens de travailler.

Ben il y a les il y a les deux. Il y a cet esprit donc de politique politicienne et d'ailleurs à l'Assemblée nationale publiquement, je leurais dit quand on voit qu'en Allemagne sur la réforme des retraites gauche et droite ensemble main dans la main ont réussi à mettre un système dans lequel ils ont introduit par un ministre socialiste de la capitalisation. C'est surprenant ici en France on n'est pas capable.

Alors pour répondre précisément à votre question, j'ajouterai qu'il est vrai et je je le vois moi-même qu'entre Nicolas Sarkozy donc candidat à la présidence de la République et même président de la République qui avait une code de popularité extraordinaire et puis c'est vrai que c'est quelqu'un qu'on comprend quand il parle il y a pas de il y a pas de moté pour une réforme d'une façon générale. Et oui et et puis donc ce qui se passe aujourd'hui où on sent qu'il y a eu beaucoup de déçus. Alors il est vrai que la crise économique est venue compliqué son souhait de réforme dans notre pays et que ça laisse des traces.

Bon alors moion j'ai un peu d'expérience au point de vue élu. Je Pierre Jager disait il y a quelques instants, c'est plus de 30 ans que je suis dans la vie locale. Euh au aux avant-dernières régionales, donc il y a quelques années, euh suite à la défaite de la droite dans notre pays, beaucoup de personnes disaient euh bah de toute façon aux prochaines présidentielles, c'est la gauche qui va être au pouvoir.

Là, les régionales vient d'avoir lieu. La gauche donc a a gagné d'une façon générale. On est reparti dans un esprit mais plus intense en se disant c'est la gauche qui va donc gagner au projet présidentiel hors aux dernières élection.

C'est Nicolas Sarkousi qui a gagné donc les présidentiels. Donc il faut jamais je dirais Oui. Sur le national ça reste ouvert.

Sur le local ça a l'air ancré. Vous rapporteur de ce projet est-ce que vous avez eu le sentiment de travailler en bonne intelligence avec les acteurs de ce dossier ? On parlait d'ambiance il y a quelques instants du côté de l'Assemblée nationale.

Vous avez eu l'impression que vos interlocuteurs et bien étaient de bonne foi et avaient envie de vous entendre et d'apporter des choses. Bon avec les alors les interlocuteurs, il y a différents niveaux d'interlocuteurs. Dans les interlocuteurs, bon syndicaux, professionnels, ça se passe, je dirais ça se passe très bien.

Bon, je les auditionne, je les reçois. Bah avec eux l'esprit l'esprit dans l'ensemble pas tous dans l'ensemble c'est il y a nécessité d'une réforme en particulier chez beaucoup de syndicats de salariés et de la responsabilité. Bon, il y a en a quelques-uns euh qui viennent dire il faut retourner à 37 ans et demi et c'est utopique et c'est en fait pour pas perdre je pense des adhérents de l'autre côté du point de vue politique donc que ce soit euh pour les autres formations euh politiques est toujours les mêmes quand on se retrouve je dirais en commission c'est pas mal en séance publique même la c dernier jour certains ont dit je souris encore et en disant ah le bon docteur on voit que c'est quelqu'un quelqu'un qui est sage et autres et paraît-il que j'ai très bien fait donc mon travail mais il y a quand même une violence verbale qui existe et non pas je dirais contre moi Denis Jaca mais c'est le principe de la réforme mais on était parti et ça je l'ai répété plusieurs fois dans de la politique politicienne et pas de la politique sociale.

Je prends l'exemple des 60 à 62 ans. Quand vous regardez par exemple le Parti socialiste qui vient vous dire ben non, il faut rester à 60 ans et hier cela a été encore reprécisé à l'Assemblée nationale par les représentants officiels du Parti socialiste. Et hier soir, j'aimais débat télévisé avec Pascal Terras que je connais très bien justement ce problème de retraite qui confirmait bien que dans le programme à 60 ans c'était une retraite choisie et que ces retraites choisies c'était avec une décote.

En précisant bien, ils pourront partir à 60 ans mais ils auront moins on parle de la même chose avec des images différentes. C'est le miroir aux alhouettes. Or moi dès que j'ai entendu l'annonce à l'époque par Martine qui est une personne carrée, je me suis mais c'est pas possible financièrement.

Bon cela a été dit même relaté par les médias et travailler dans ambiances comme ça ça c'est pas bon. பண்ண