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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 11 octobre 2021 5 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

Une démocratie ne cède pas ses principes pour être efficace.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Vous êtes extrêmement minoritaire sur ce sujet, comment l'expliquez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François-Xavier BellamyFait
    « On nous dit "ah mais regardez, ça a marché, donc vous devez bien vous rendre à l'évidence, le pass sanitaire a fonctionné". »
  • 0:30François-Xavier BellamyFait
    « Dans une démocratie, on ne doit jamais - et je crois que c'était l'un des dangers du macronisme dès le départ qui voulait abandonner la dimension idéologique de la politique pour se concentrer sur la simple efficacité ; dans une démocratie, l'efficacité ne suffit pas. »
  • 1:00François-Xavier BellamyFait
    « Le modèle chinois est très efficace, et on l'a vu pour lutter contre la pandémie. Très efficace. Il est très efficace aussi pour lutter contre l'insécurité, pour lutter contre les opposants politiques. »
  • 2:30François-Xavier BellamyFait
    « Il n'y a pas aujourd'hui, et c'est très important de le dire aux Français, il n'y a pas dans tous les pays européens un pass sanitaire comme celui qu'on a en France. »
  • 4:30François-Xavier BellamyFait
    « La France se distingue aujourd'hui par l'utilisation de ce pass sanitaire. Elle a été imitée seulement par l'Italie. »
  • 6:30François-Xavier BellamyFait
    « C'est un paradigme qui se dessine qui est très dangereux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je termine en disant une dernière chose, sur cet argument de l'efficacité. On nous dit "ah mais regardez, ça a marché, donc vous devez bien vous rendre à l'évidence, le pass sanitaire a fonctionné". Mais cet argument est dévastateur !

Pardon de faire une analogie - qui n'a pas de sens, évidemment je ne confonds pas tout - mais à ce compte-là, l'État pourrait employer n'importe quelle menace la plus disproportionnée, la plus extrême, la plus radicale. Je ne sais pas, on aurait pu dire que tous les gens qui ne se font pas vacciner sont condamnés à mort par contumace, et alors les gens auraient été se faire vacciner. Est-ce qu'on aurait dit "vous voyez c'est efficace" ?

C'est très important, parce que dans une démocratie, on ne doit jamais - et je crois que c'était l'un des dangers du macronisme dès le départ qui voulait abandonner la dimension idéologique de la politique pour se concentrer sur la simple efficacité ; dans une démocratie, l'efficacité ne suffit pas. D'une certaine manière, le modèle chinois est très efficace, et on l'a vu pour lutter contre la pandémie. Très efficace.

Il est très efficace aussi pour lutter contre l'insécurité, pour lutter contre les opposants politiques, pour lutter contre etc. Est-ce que nous voulons vivre en Chine ? Mais la réponse est non.

En tous les cas moi, je tiens à ce que l'Europe contient d'idée de la liberté, et je continuerai de les défendre, quelles que soient les revendications qui sont faits en termes d'efficacité ou de gestion. Et je termine en disant que je crois que c'est notre responsabilité historique, parce qu'aujourd'hui, le modèle de la liberté tel que l'Europe l'a portée dans son histoire, et qu'elle porte aujourd'hui encore j'espère dans son présent, ce modèle-là est contesté par des modèles concurrents, et si nous voulons, et si nous tenons à l'avenir de la liberté, alors nous devons faire la preuve que nous sommes capables d'être tout aussi efficaces, y compris face à des crises, y compris face à des menaces, sans rien céder sur le principe. Mais vous êtes tout de même - pardonnez-moi du coup cette question un peu politique - extrêmement minoritaire ; et en Europe puisque le Parlement européen a été quasiment unanime je crois sur cette question du pass ; mais à l'intérieur-même de votre parti Les Républicains.

Comment vous expliquez ce décalage ? - Alors le Parlement européen n'a pas voté le pass sanitaire tel qu'on le connaît en France. Il a voté la création d'un dispositif qui harmonisait la reconnaissance de la vaccination.

Mais il s'agissait ensuite de laisser chaque État membre l'utiliser, y compris pour conditionner des actes de la vie courante, et cette simple possibilité fait que je n'ai pas voté en faveur du dispositif. Mais il n'y a pas aujourd'hui, et c'est très important de le dire aux Français, il n'y a pas dans tous les pays européens un pass sanitaire comme celui qu'on a en France. La France se distingue aujourd'hui par l'utilisation de ce pass sanitaire.

Elle a été imitée seulement par l'Italie. Mais aujourd'hui tous les pays européens, soit n'ont jamais utilisé un dispositif comme celui-ci, soit l'on abandonné. Et nous persévérons dans cette voie qui, je le crois malheureusement, est encore une fois totalement absurde, extrêmement coûteuse du point de vue des libertés publiques...

Vous avez raison mais vous n'avez pas répondu à la question ! - Et je suis oui, enfin je reconnais que dans le contexte de crise que nous vivons, il y a quelque chose qui est très inquiétant, c'est la facilité, la rapidité avec laquelle nous abandonnons des principes, encore une fois, que je crois fondamentaux. Je n'étais pas isolé parce que nous avons été nombreux malgré tout à nous élever contre, de toutes les familles politiques d'ailleurs, à nous élever contre le risque que ce dispositif représentait.

Mais je reconnais, en effet, que beaucoup ont eu le sentiment que pour lutter contre cette épidémie, il était nécessaire de mettre en œuvre les moyens qui étaient proposées par le gouvernement, et que ceci devaient d'une certaine manière nous faire passer par dessus les réticences que nous pouvions avoir face à ce type de dispositif. Et je le regrette, bien sûr, mais je crois que le débat il est encore devant nous parce que ça n'est pas la dernière fois, loin de là, que nous aurons une discussion sur un dispositif de cette nature. Et l'avenir de nos libertés sera remis en cause de bien d'autres manières à l'avenir à travers le précédent que nous venons d'évoquer ici.

Gaspard Koenig, vous avez votre pass sanitaire ? - Ben oui, j'ai dû passer des compromis comme tout le monde pour pouvoir vivre ma vie. Alors quand j'étais à cheval, je n'avais besoin de ne rien montrer à personne, je passais les frontières en catimini, mais maintenant que je reprends des trains et que je vais au café...

Moi je suis tout à fait favorable à la vaccination, donc j'ai dû faire mon pass, mais à chaque fois que je le montre, je signale mon mécontentement - au moins par principe. Je n'ai vraiment rien à retirer, à ajouter, à contester ce qu'a très très bien dit François-Xavier. Je partage tous ses mots, tous ses arguments.

J'ai essayé de le faire moi-même...

Et quand même, c'est vrai que, y compris moi dans ma propre famille intellectuelle, si je puis dire, les libéraux, je me suis senti aussi très isolé, parce que c'est là qu'on a reconnu, au fond, que les masques sont tombés, et qu'on a reconnu les libéraux, bah en fait, qui sont pour la prise de risque et contre le principe de précaution quand il s'agit de l'économie et des start-ups, mais dès qu'il y a le moindre petit risque pour leur propre personne, alors là tout d'un coup c'est ceinture et bretelles, il faut mettre l'ensemble de la société sous surveillance. Et c'est vrai, et là je rejoins vraiment aussi ce que dit François-Xavier, que c'est un paradigme qui se dessine qui est très dangereux.