ELLE a fait PASSER le BUDGET - avec Amélie de Montchalin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Moi personnellement, d'abord un, je réalise très bien que on n'est pas populaire. Chers amis, comme vous le savez, notre système de santé et notre système de protection sociale sont sous pression. C'est le moins qu'on puisse dire.
On en parle tout le temps et en même temps, on en parle jamais assez. Les hôpitaux sont saturés, les pénurites soignants sont chroniques, le financement de la sécurité sociale est pas garanti. C'est des sujets qui reviennent sur la table dans le débat public et on est dans la perspective de l'élection présidentielle de 2027.
Donc pour assurer un avenir à notre système de santé et à notre système de protection sociale, il y a un collectif qui s'est créé, un énorme collectif d'organisations, fédération, association, fondations, ONG, syndicat du monde de la santé, du social, du médico-social pour lancer ce qu'on appelle les états généraux de la santé et de la protection sociale. Cette opération qui va durer surtout 2026 pour peser sur la présidentielle, Baxit en est partenaire. Et justement, on voudrait vous dire que vous avez un rôle à jouer là-dedans.
Et c'est pour ça que je fais cette petite vidéo, c'est parce qu'il y a une consultation en ligne anonyme qui est lancé pour que vous puissiez vous aussi participer à réinventer notre modèle de protection sociale et notre modèle de santé. Ça durera jusqu'au 17 février 2026. Tous les citoyens sont invités à y participer.
Que vous soyez simple citoyen, patient, professionnel de santé, professionnel du médico-social, votre avis compte. Vous aussi, vous pouvez contribuer à ce travail collectif. Ensuite, on aura l'occasion de recevoir sur le plateau de backsite les membres du collectif des États généraux de la santé et de la protection sociale.
Mais d'abord, c'est à vous de jouer. L'objectif, c'est vraiment de faire émerger des propositions concrètes pour qu'elles pèse et pour que les candidats à l'élection présidentielle soient obligés d'y prêter attention et de les reprendre. On vous met un lien en description.
Participez à cette consultation les amis et je vous dis à très bientôt. Bonsoir madame la ministre. Bonsoir, merci d'être avec nous sur le plateau de backsited.
Je rappelle que vous êtes donc ministre de l'action et des comptes publics, ministre du budget comme je dis plus régulièrement puisque c'est bel et bien votre euh projet de loi que vous euh tentez de faire adopter chaque année. On va y revenir. Euh vous êtes pas au bout de vos peines.
Vous êtes presque au bout de vos peines à Améline Monchalin puisque le budget 2026 est quasiment bouclé. Il a été passé par 493. Le gouvernement, votre gouvernement a échappé à quatre motions de censure déjà en une semaine.
La 3è et dernière devrait avoir lieu lundi prochain. Pas de suspense sur le fait que les votes devraient être similaires. Les députés vont pas changer d'avis dans le weekend et ce sera donc la clôture du marathon budgétaire après 4 mois. barathon budgétaire qui avait commencé par une promesse de de Sébastien Lecorni d'ouvrir, il le disait je crois le moment le plus parlementaire de de l'histoire de la 5e République, un moment de négociation pour trouver un compromis. 4 mois plus tard, c'est un 493 qui vient clore le débat.
Est-ce que c'est un aveu d'échec ? Bonsoir déjà à vous tous et et toutes. Bon, on a vite oublié quand même qu'il s'est passé un truc entre les deux, c'est quand même le vote du budget la sécurité sociale.
C'était début décembre. C'était début décembre. Euh et c'est le fruit d'une grande négociation puisque globalement on a ni majorité absolue ni 493 sur le projet de sécurité sociale.
ça représente quand même la moitié de la dépense publique et ça veut dire que pour les dépenses, pour les hôpitaux, les infirmières, toutes les dépenses de retraite, l'ensemble des politiques du handicap, l'ensemble des politiques de dépendance, l'ensemble des politiques familiales, en fait on a réussi avec beaucoup d'énergie collective, beaucoup de dialogue à trouver au fond une voie de passage qui a permis Oui, mais c'est un lot de consolation. C'est un lot de consolation par rapport au budget. Mais oui, mais ça a commencé d'abord enfin juste remettons les choses dans le bonheur.
Ça a commencé par et je tiens à le dire he un Parti socialiste qui a voté pour, un parti écologiste qui s'est abstenu, des communistes qui ont choisi des positions variées. Et je pense que c'était pour moi pour le coup un moment politique très important parce que depuis 1958 en fait si vous regardez les budgets historiquement, c'est soit des majorités absolues, j'en ai fait partie en 2017. Euh à ce moment-là, je m'occupais, j'étais la députée qui organisait les débats et quand je levais la main pour dire oui, il y avait 350 députés qui votaient oui.
Enfin, en général, il y en avait quelques-uns qui parfois avaient des idées tempants mais donc c'était quand même et c'est comme ça que la 5e République a marché à peu près à 90 % du temps. Les 10 autres pourc'aient les 493, il y a eu Michel Rocard, il y a eu effectivement quelques épisodes euh avec la ce qu'avait pu faire Ellisabeth Born en majorité relative. Et donc ce qui est vrai que ce qu'on a posé comme gouvernement c'est de dire bon on a une assemblée qui est le fruit du vote des Français.
Il y a deux façons de faire. Soit on se dit qu'on n'est pas content de ce qu'on voté les Français, on refait des élections et ça c'est la grande obsession du Rassemblée national. Ouais.
Les insoumis d'ailleurs nous disent toujours eux qu'il préféraient même refaire une présidentielle parce qu'il considèrent que les Français avaient mal voté en 2022. Bon et donc ce que je veux dire pour revenir à votre question ben justement répondez à ma question. Est-ce que c'est un aveu d'échec de finir ce marathon pour moi ? que c'est un, je vous le dis, c'est un échec politique collectif que ce qu'on a réussi à créer sur le budget de la sécurité sociale, à l'instant où on l'a eu sur la sécurité sociale, en fait, on a un de parties d'acteurs politiques qui ont dit mais ça on le fera pas sur le budget de l'État, on le fera pas sur le budget des collectivités.
Et je peux vous raconter des moments moi qui étaient un peu je pas c'est désespérant mais qui quand même montrent qu'il faut qu'on change de culture. C'est même pas changement de constitution, c'est un changement de culture politique. Il y a des gens qui nous ont dit sur le budget de l'État, on viendra plus à vos réunions, on viendra plus vous demander quoi que ce soit, on votera contre quel que soit le contenu du texte.
Vous parlez des insoumis et du rassemblement national. Je Non non non, je parle des écologistes et des communistes qui en fait sur le budget de la sécu ont eu beaucoup de poids, ont pesé beaucoup mais à la fin ils ont fait évoluer le texte. Et moi, je suis contente que le texte en évoluant devienne un texte d'union au fond un peu voilà collective, peut-être pas nationale parce que le mot est parfois un peu chargé, mais d'union collective.
Quand on a entre guillemets perdu ces deux forces de gauche républicaine qui sont voilà qui étaient qui dès le début avaient quand même mis beaucoup d'énergie, bah à un moment donné on a constaté qu'on avait pas de majorité. Il y avait deux options, soit les ordonnances c'est qu'on aurait dit voilà ça fait 90 jours, 100 jours qu'on y est, ça n'avance pas. On a quand même plein de projets qui sont bloqués, ça va de la rénovation énergétique aux armées.
Et donc le gouvernement dit "Bon bah, j'applique le texte initial et je mets tout de suite un texte pour le corriger." Ça aurait fait durer encore et encore. Soit on faisait le 493.
Et donc j'ai bien aimé les les blagues d'Adel en disant "C'est 493 triste." Oui, pour moi il était triste. Il était triste parce qu'on a pas réussi à refaire ce qu'on avait fait sur la Est-ce qu'on a pas aussi un problème de fonctionnement des institutions ? parce que vous l'avez dit, effectivement, nous sommes en train de vivre un moment exceptionnel dans l'histoire de la 5e République.
C'est elle est pas faite pour fonctionner comme ça la 5e République. On vit un moment effectivement d'éclatement du du paysage politique à l'Assemblée. Pas de majorité absolue, extrêmement difficile d'en construire une.
Or, le la méthode d'élaboration d'un budget n'est pas n'a pas été pensée pour ça. Est-ce qu'il faut faire changer nos règles pour ch pour permettre d'adopter des budgets plus facilement à l'avenir ? Moi, je vous j'ai passé 450 heures assise sur le banc.
Le banc pour être clair, ça ressemble à un banc au Sénat. Je sais pas pourquoi on l'appelle un banc à l'Assemblée parce que c'est c'est un strapontin. H bon et donc j'ai beaucoup défendu euh et j'ai essayé de voilà d'expliquer ce qui était au fond le débat mais j'ai aussi vécu euh des moments quand même ça fait réfléchir comme vous dites aux institutions.
Ma conviction profonde c'est que après 2027 il est très possible que soit on se dit tous ensemble bon ben en fait c'est bon leur assemblée national fait l'Union des droites. Ils ont la majorité absolue et on les regarde. C'est clairement pas mon intention.
Soit il y aura peut-être une grande fragmentation à nouveau de l'assemblée, mais on pourrait se dire bah on va peut-être pas laisser tout de suite voilà Bardella et ses amis gouverner. Donc il faudra qu'on trouve une manière de faire. Mon mon intuition in public truc comme ça.
Non mais mon intuition c'est que je pense c'est pas un sujet de constitution. Je pense que c'est pas un sujet d'institution. Je pense c'est un sujet de culture.
Mais ça comment on peut pas changer une culture politique ? Ah ben moi je pense qu'on peut changer une culture politique. On peut pas forcer les gens à adopter une culture politique.
On peut pas forcer quelqu'un à un compromis. C'est pas possible. S'il ne veut pas, il ne veut pas.
Non, mais sur la sécurité sociale euh les gens quand on a commencé la discussion, les acteurs, les commentateurs, les journalistes, les député eux-mêmes dit "Nh mais on y arrivera jamais." Bon bah on y est arrivé, on y est pas arrivé par la force, on y est pas arrivé par la contrainte, on n'y est pasé j'ai acheté j'ai acheté aucune voix, c'est pas la corruption. Simplement qu'à un moment, les gens sont dit "Bah entre rien et en fait servir les Français, soutenir les soignants, les infirmières, les patients, les personnes en situation de cap, en fait, on va le faire." Et ma conviction vraiment au fond de moi, c'est que je crois que la politique c'est le dialogue.
Moi, j'ai appris tout ça en faisant du compromis du négociation avec des syndicats de de fonctionnaires. J'ai été nommé à la fonction publique en 2020. Tout le monde a dit voilà l'ultibéral, la World Company, ça arrive à la fonction publique.
Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Moy en quoi après 2 ans, on a signé plus d'accord majoritaires avec les syndicats de fonctionnaires grâce à la négociation qu'on a engagé que jamais auparavant. Pourquoi ?
Parce que moi je pense qu'à moment donné quand les gens sont sincèrement engagés, on peut se mettre d'accord dans la vie. D'ailleurs, on se met d'accord euh nous tous avec nos voisins euh dans nos entreprises, dans nos familles, on n'est pas tous d'accord, on y arrive. Et donc, je pense que la politique c'est le dialogue.
Mais je vois bien que notre culture c'est l'affrontement. On aime dire qu'il y a la majorité. Je vois ce que vous voulez dire mais la politique c'est pas que le dialogue, c'est aussi le rapport de force et parfois il parfois on gagne, parfois on perd.
C'est des choses qui arrivent. Mais je pense qu'il y a une très grande différence entre le rapport de force d'une élection et le rapport de force parlementaire aussi. Oui.
Mais ce que ça crée ensuite comme expression démocratique qui est ensuite une assemblée et ensuite dans une assemblée capable de dire bon bah on est là tous différents. Quels sont les projets nécessaires au pays sur lesquels on peut se mettre d'accord ? Les Allemands qu'est-ce qu'ils font ?
Bon ils écrivent 50 pages de contrat de coalition. Ils disent voilà les trucs sur lesquels on est d'accord on va le faire ensemble. Ils y passent pas mal de temps, ça demande pas mal de travail et ils disent et sur le reste chacun reprend voilà ses billes, fait son rapport de force.
Je pense honnêtement si on change pas notre culture, si on reste dans cette vision binaire de la majorité avec un grand M d'un côté et l'opposition avec un grand ha de l'autre côté, à la fin les Français, ils nous dégageront tous les politiques parce qu'ils considérent ça pourra arriver. Oui, effectivement Rachel et et on l'aura mérité. Donc moi, je pense qu'il faut vraiment qu'on change cette a pas de majorité en plus là il y a pas de majorité en ce moment.
Il y a ni majorité ni opposition puisque tout le monde est à la fois dans la majorité de l'opposition puisqueen fait personne n'a les clés tout seul, personne n'a raison tout seul. Après ce qui est quand même enfin moi ce que je trouve intéressant c'est quand même qu'il y a une force qui est arrivée en tête aux élections en 2024 qui n'a pas eu l'opportunité de former un gouvernement. Ça s'appelle la gauche.
Mais elle a pas la majorité absolue non plus. J'ai j'ai pas dit ça. J'ai dit qu'elle avait pas eu l'opportunité d'essayer de former un gouvernement.
Elle a même pas eu l'occase. Moi, j'ai l'impression pour se revenir sur ce plan-là que on a plein de motions de censure. Euh, il y a eu plein de moments où euh cette gauche euh aurait pu proposer une candidature.
Euh, bon, j'ai quand même l'impression que la candidature de Lucy Castet était pas aussi unanime et soutenue que ce que certains voulaient faire croire. Oh si elle était 2024, elle l'était clairement mais il y avait les JIO. Donc ensuite [rires] ensuite j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de personnalités de gauche qui auraient pu justement aller chercher une majorité dite absolue en disant bah voilà moi je viens de la gauche et je vais chercher les voix qu'il faut au modèem ou chez Renaissance je pense par exemple à Bernard Casneuve qui à mon avis en étant nommé aurait perdu immédiatement toute une partie de la gauche enfin je je sais même c pas évident Bernard exactement donc moi ce que je vois c'est que notre paysage à l'assemblée non mais ceci est je c'est qu'il y a pas enfin il y a pas de maj sûr que le sest aurait réussi à aller chercher des voies du côté des de de d'électeur de renaissance enfin de députés pardon de renaissance pour former une majorité de projets avec des insoumis.
Je je voilà je crois pas une coalition qui va des insoumis à quelques renaissance. Donc en fait vous dites la même chose que ce que je dis c'est il y a pas de majorité absolue nulle part. Il y a pas il y a pas de majorité alternative majorité de projet non majorité de censure.
On a vu qu'il y en avait d'ailleurs y a un point qui nous différencie des autres pays c'est que dans les autres pays d'Europe vous ne pouvez pas censurer un gouvernement si vous ne proposez pas une autre majorité. Oui, mais dans les autres pays d'Europe obligatoirement, c'est quand même une différence. C'est exactement mais ce qui est vrai, c'est que nous, on peut censurer un gouvernement sans montrer où est la majorité alternative.
Et ça, ça crée quand même de l'instabilité potentielle parce que bah vous pouvez dire "J'aime pas ce qui se passe mais ça vous oblige pas à trouver une solution." Et ça, je crois que les Français en fait ce qui est intéressant quand même, pardon, je reviens là-dessus mais parce que pour nous, c'est quand même un traumatisme démocratique en fait. C'est-à-dire que on a fait campagne, on est arrivé en tête et on n pas eu l'occasion de former un gouvernement.
Oui, on l'a toujours mauvaise là. Non mais faut le dire en fait c'est un trauma démocratique pour les gens. Enfin moi mon travail c'est d'aller faire voter les gens.
Donc les gens on leur dit il faut aller voter. Si on est en tête on a le droit de gouverner. OK, on était en tête, on a même pas eu l'occasion parce que ce qui est là vous dites en gros ils allaient ça allait pas fonctionner mais avec les vôtres non plus ça a pas fonctionné en fait.
Mais je donc du coup je autant suivre la démocratie et nous laisser au moins une chance. Enfin moi franchement je je vous le dis ça et alors le le 493 en plus ça ça devient au-delà de de du du côté partisan. Hm hm. que moi je suis pas d'accord politiquement avec vous mais c'est même pas le sujet là.
Le sujet c'est la foi des gens dans la démocratie. Je je c'est pour ça que je vous dis que le 493 nous a rendu triste, c'est que vraiment enfin je vous le dis parce que en fait ce qu'on a réussi à faire sur le budget de la sécurité sociale qui était précisément de montrer que même si on était pas tous d'accord, même s'il y avait pas de majorité pour aucun camp, on était capable de mettre les Français avant nos intérêts partisans. Et moi je l'ai dit très clairement, je quitterai Ber le jour où il faudra partir.
Mais en ayant donné un budget au pays. Si on se dit on fait pas de 493, je vous le dis l'alternative c'était qu'on ait un débat infini. On aurait pu faire une espèce de pingpong. où j'aurais passé toute l'année à aller passer 15 jours au Sénat voir que ça marchait pas, revenir à l'Assemblée, voir que ça marchait pas.
À la fin, ça aurait quoi comme conséquence ? Bon, d'abord un spectacle à mon avis que les Français auraient trouvé risible assez vite et surtout on aurait mis le pays à l'arrêt. Ça veut dire que on aurait pas investi dans notre justice, on aurait pas investi dans notre sécurité intérieure, on aurait pas investi dans nos armées, on aurait pas investi dans la transition écologique, on aurait pas investi dans ma prime renov, on aurait pas réformé la formation des enseignants.
Après, on peut être d'accord ou pas avec une sorte. dans la justice, c'est des prisons. Donc c'est pas que des prisons, c'est aussi la réforme de la PJJ, la protection judiciaire de la jeunesse.
Je pense que c'est assez c'est assez utile. Après, on peut être d'accord ou pas avec ce qu'on fait pour le budget, mais entre être d'accord ou pas et budget d'investissement d'avenir ou de je sais pas quoi, il y a pas de grand souffle dans ce budget là. Il y a pas de souffle mais voyez si on se dit que dans le monde où on est, on met pas 1 € de plus dans notre défense, je sais que c'est problématique pour certains.
J'ai entendu encore un sénateur communiste aujourd'hui dire qu'il faudrait mieux de ne jamais investir dans la défense parce que ça veut dire qu'on serait dans ce cas-là en train de font préparer un conflit difficile. Mais moi je pense qu'il faut ce qu'on est clairement en train de faire. Je pense qu'il faut quand même qu'on se protège.
Et ben moi je voilà après on peut être d'accord ou pas mais à minima un pays aujourd'hui je vous le dis on a un budget on a arrêté d'investir. Comment vous le qualifiez ce bud parce que on est on n pas les moyens de faire. Donc avoir un budget c'est quand même nécessaire.
Comment vous le qualifiez ce budget ? Vous avez dit sans souffle la droite qui dit ça ou vous l'avez reconnu derrière vous avez fait ou je suis d'accord. Non mais c'est sûr que c'est pas un budget de conquête c'est un budget de compromis.
C'est un budget de fin de quinquena de toute façon c'est pardon c'est je veux pas moi je l'assume de dire 2026 c'est une année de transition une année de transition vers une présidenti qui a fragmenté le pays politiquement et une présidentielle qui j'espère qu' ris qualifiez ce ce budget parce que j'ai entendu la droit de dire que c'était un budget socialiste et même des députés du de des républicains qui avaient du mal à avaler la couleœuvre de s'abstenir de voter une censure sur un budget qu'il qualifiait de trop à gauche. La gauche de son côté le juge absolument austéritaire peut-être le plus austéritaire qu'on ait eu. Euh il est quoi ce budget ? en même temps, c'est ça ?
Non, c'est un budget de compromis de Je peux vous donner la liste mais voilà, mon métier à un moment donné, mon rôle avec le premier ministre c'était pas de faire des trucs dans les couloirs ou je ne sais quoi. C'està dire voilà, dites-moi chacun ce qui compte le plus pour vous. Et donc ça va de bah on va soutenir la jeunesse parce qu'à un moment donné il y a une forme de consensus et heureusement parce qu'après un budget la SQ qui a quand même beaucoup beaucoup été en soutien des retraités et c'est très bien mais il fallait quand même aussi qu'on soutienne la jeunesse.
Il y a eu des éléments plutôt voyez sur la fiscalité la droite nous a dit on augmente aucun impôt sur les ménages. Bon c'est dommage parce que 84 % des Français soutiennent la taxe Zucman par exemple. Ça ça aurait pu être une mesure collective.
Oui mais je vois ça c'est un bon exemple. Vous m'avez dit tout à l'heure la gauche aurait pu gouverner. Hm hm.
Et je vous donne un exemple, la taxe du votée par tous les députés anciennement rattachés au nouveaux front populaire, ça fait pas de majorité. Donc ça c'est c'est un c'est un c'est une confirmation que la gauche comme on l'appelle n'a pas de majorité. Donc ce budget à la fin bah il y a des trucs de droite, il y a des trucs de gauche, des trucs du centre.
Nous on a essayé de faire une espèce de potion et au fond son mot clé c'est stabilité. stabilité, c'est pas je sais pas bien que ça beaucoup de Français auraient préféré qu'il y ait plus d'ambition mais moi j'assume que c'est la stabilité parce qu'il transition Rachel et donc on peut pas le qualifier politiquement économiquement ce budget parce que c'est pas qu'un texte technique un budget c'est un budget c'est c'est un texte politiquement très signifiant comme Jean l'a dit certains parlent de budget soci de d'autres de budget extrêmement austéritaire vous on peut pas se contenter de dire c'est juste un budget de compromis c'est pas juste un alignement de de de mesure. Comment vous vous le qualifiez ce budget ?
Bah, je pense qu'il y a un axe fort sur la souveraineté et ce qui est vrai, c'est qu'on augmente de 7 milliards d'euros nos dépenses de sécurité, de souveraineté, défense, justice, sécurité intérieure. Lutte contre le narcotrafic très clair, c'est beaucoup de moyens et moi, j'assume pleinement parce que je pense que c'est très dangereux pour notre pays. Les narcotrafiquants, ils veulent saisir, ils veulent corrompre notre pays.
C'est ça. Donc voilà, là, il y a un bloc souveraineté, il y a un bloc jeunesse. On peut discuter de son emploi.
Pourquoi le bloc jeunesse ? Bah, les repas un euro. Non.
On assume de remettre de l'argent dans l'apprentissage. On assume de remettre des moyens pour la loi de programmation de l'Ache dans les universités. On assume de remettre des moyens, voyez, pour les missions locales.
On assume de mettre des moyens pour J'ai écouté ce matin la présidente de l'université de Montpellier qui racontait que là enfin les budgets tout le monde était à l'os. Il y avait plus d'une dizaine de de d'universités qui sont en faillite, en état de déficit mais peut-être bientôt en état de faillite qu'on que les politiques publiques faisaient que bah ils allaient devoir taper dans leur fond de roulement. l'argent qu'ils avaient de côté et que là l'état se disait bah très bien et ben qu' tap dans leur fond de roulement quoi c'est pas grave que ça fait des économies à l'état tout ce que ils vont mettre eux et que bah elle elle a publié un truc elle a dit carrément on crève dans les universités c'est devenu du zola non c'est pour ça qu'on a remis dans le on a remis quand même voyez l'objet de la recherche toute la recherche publique en France c'est plus de 700 millions de plus entre 2025 et 2026 ça c'est la recherche pour les universités on a remis 150 millions d'euros en plus de ce qu'on avait prévu.
Alors après, est-ce qu'on doit aller plus loin ? Peut-être. Il y a des universités qui sont aujourd'hui euh notamment au Montpellier où il y a beaucoup d'étudiants et probablement qu'il faut aller plus loin.
Donc voilà, si je reviens à votre question, il y a souveraineté, il y a un bloc jeunesse et il y a un bloc quand même investissement d'avenir notamment transition euh écologique énergétique. On continue de souvenir de soutenir le fond vert pour les communes, la prime. Il y a le crédit impôt recherche et tout de non, c'est vraiment la subvention la la subvent à tous les organismes publics de recherche, c'est 700 millions de plus entre 2025 et 2026.
Donc après voilà, moi je il y a il y a un point Jean qui me semble essentiel, c'est que autant moi je peux vous parler de toutes les mesures, ce qu'il y a dedans, ce qu'il y a pas dedans, ce qu'on a fait, ce qu'on a pas fait, ce que j'aurais voulu faire, ce qu'on aurait pu faire. Mais ce que je vois moi depuis 15 jours, c'est qu'on a un débat qui est devenu trumpiste sur le budget. Vous avez un débat qui est très alimenté.
Ça peut être Trumpiste, un débat là. Si vous avez, on est dans la réalité parallèle, on est dans la fake news permanente. Vous avez des gens qui vous disent "Ce budget il il est l'augmente massivement les impôts." Ben non, il augmente pas massivement les impôts.
On a précisément limité parfois certaines ardeurs. Je pense notamment au Rassemblée national qui a voté des haus d'impôt stable par rapport à l'année dernière. Comment c'est même plutôt stable ?
C'est stable. Voilà. Mais vous avez tout un débat alors c'est pas tellement les gens qui regardent backsit mais il y a tout un débat sur Twitter là de gens qui vous disent "C'est horrible, on va se faire raser fiscalement." Je dis mais je sais pas de quoi vous parlez.
Faut arrêter Twitter aussi. Vous [rires] avez que des que des naz mais vous avez à l'inverse, je vous donne un exemple Louis Boyard qui fait des vidéos et des insoumis là qui député insoumis massive en disant les étudiants vont perdre leurs APL. H bon, il y a une disposition du texte qui dit les étudiants étrangers non européens non boursiers donc en gros les Canadiens, les Américains, les Japonais, on va peut-être arrêter de leur donner des APL parce que les Français eux quand ils vont aux États-Unis, au Canada, au Japon, ils ont rarement les appel étudiants eux aussi.
Donc il a raison de dire qu'il y a des étudiants qui vont perdre leur appel. Ouis. entre faire croire à tous les étudiants de France que dans un mois il y a plus d'APL.
C'est ça le trumpisme. Bah en fait c'est de racisme il y a des rafles et tout. Oui mais c'est c'est de faire angoisser les gens.
C'est de faire angoisser les gens sur des choses qui sont pas la réalité créer des peurs et ensuite du coup avoir un débat public qui n'a plus rien à voir avec les faits. Moi je suis prête à débattre autant que vous voulez sur la mesure là sur les APL pour les étudiants étrangers non européens non boursiers. Très bien, c'est un bon débat mais c'est pas le débat de ce que je supprime ou pas les ép pour tous les étudiants.
Mais je voudrais revenir sur vous de ce budget concrètement vous étiez déjà là en 2017, vous étiez la whip du groupe la République en marche. Ça veut dire quoi ? Whip la Wi coordinatrice sur le Ça veut dire fouet mais bon c'est pas franchement Zoro voyez c'est c'est autre chose.
Est-ce qu'on peut et voilà le vous avez impulsé une politique économique en en 2017. Euh est-ce qu'on peut dire que sur ce budget-là, il y a ne serait-ce qu'une inflexion de cette politique économique-là ? Je pense est-ce que c'est pas quandme la tiré est-ce que c'est pas la poursuite de cette politique économique en mode un peu dégradé mais un peu la poursuite de cette politique économique ?
Bah il y a des choses qu'on poursuit. Moi je pense que par exemple dire que pour les TPE, PME, les boîtes industrielles, on les matraque pas de charge parce qu'on a besoin d'avoir une production notamment française et européenne. Ça, j'assume qu'on a continué.
Mais je vous donner un élément où on a changé et moi-même d'ailleurs ça a pu surprendre mes collègues macronistes, c'est tout ce qu'on a porté sur la lutte contre la suroptimisation fiscale. On a réformé un truc qui s'appelle le pacte du trail. C'est la manière dont on peut transmettre des entreprises pour sortir légèrement Oui.
Mais on a sorti tous les biens personnels et en fait il y avait toute une partie de ma famille politique qui dit faut surtout pas y toucher du tout. Je d'accord mais bon quand le truc c'est un effet d'ob quand il y a une forme de suroptimisation voire de fraude moi j'assume que c'est pas un tabou que d'ouvrir ce sujet on a proposé une taxe sur les holding quand on propose ça là il y a aussi l'idée de se dire on doit tirer les leçon tax la taxe sur la holding elle a été vidée de son contenu par un amendement qui fait que elle veut plus dire grandchose à la fin quand même on a sorti des holdings sauf si les gens veulent payer 20 % d'impôt mais je crois qu'ils auront pas très envie tout ce qui sont les biens personnel vous pouvez plus mettre dans votre holding la maison de vac vacances pas grandos bien sûr que c'est normal mais pendant des années c'était un tabou pour ma famille politique d'imaginer même l'écrire dans une loi bon et ça suffit à dire qu'on infléchit la politique économique qui est menée depuis 9 ans. Moi je pense que la politique économique qui consiste à par exemple essayer de produire plus d'industrie en France c'est une bonne politique.
N'importe qui nous dira qu'il veut produire plus d'industrie en France. La question savoir comment on le fait. Ouais bah je pense que voilà moi j'assume que c'est une politique d'attractivité.
J'assume qu'on a une politique industrielle. J'assume de dire que j'ai tenu assez fort contre ma propre famille politique le fait que on ait le droit de poser des débat qui sont pas des tabous. J'assume de dire que on doit mieux voilà rééquilibrer aussi la contribution de chacun parce que mais parce que ça mais parce que je pense qu' juste il faut il faut rappeler la situation dans laquelle on est la fortune des milliardaires depuis que vous votre famille politique est au pouvoir a explosé.
Donc en fait c'est ce système qui s'est radicalisé. Donc c'est bien normal d'adapter les lois. Mais là, vous nous faites croire que avec ces lois-là, vous arrangez quelque chose.
En réalité, la situation, les inégalités ont explosé. La situation s'est détériorée. Donc même si vous faites juste un peu de rattrapage, ça ne rattrape pas une situation préarrivée du macronisme au pouvoir.
Ça je pense enfin je je et surtout je je pense que quand enfin moi je suis désolé he mais je quand vous parlez de pas désolé, vous avez le droit d'avoir un débat, on a le droit de pas être d'accord, c'est pas grave. Parle de fake news et cetera. Enfin, je sais pas si vous réalisez l'image que les gens ont. du macronisme.
Enfin, je veux dire aux États-Unis là, on est en train de voir ce que ça donne aussi quand on a fait les politiques pour les milliardaires. Maintenant, les milliardaires veulent être les politiques. Et la continuation de ça, c'est qu'on va se retrouver en effet avec littéralement leur politique à eux.
On voit bien où ça nous mène des grands jusqu'où ça va quoi. Est-ce que la dégradation aussi de notre vie démocratique vient pas aussi du fait qu'on a jamais considéré qu' fallait s'attaquer quand même à ces puissances qu'on a laissé émerger, ces puissances économiques qui deviennent des puissances politiques. Vous pouvez plus faire grand-chose sans leur aval.
Je me souviens que pendant le après les résultats des législatives, Bernard Arnaud est allé dire à Macron alors surtout pas la gauche. D'accord. Bon bah si Bernard Arnaud a dit à Macron surtout pas la gauche, il y aura pas la gauche.
On a créé un vrai problème là en favorisant les riches à Monchalin. Il va falloir faire des quelque chose. Il va falloir faire quelque chose.
Pour les a, vous savez la fiscalité sur le capital la plus élevée du monde. Alors bah regardez, ça a pas l'air de les gêner. Donc on peut faire plus je pense.
Ouais. Trouve que juste juste avant de d'être voilà au gouvernement, moi j'étais à l'OCDE, je travaille avec Gabriel Zucman. Je travaille avec Pascal Saint-Amand qui est un des plus grands fiscalistes français a créé une coopération des pays riches et pas riches pour que on arrête la suroptimisation des milliardaires dans le monde.
Et la France a porté ça, alors je vais dire peut-être des gros mots mais Bruno Lemire a porté ça. Emmanuel Macron a porté ça, j'ai porté ça au G20. On a fait une coalition avec le Brésil.
C'était Loula qui présidait le G20. Et au début, je peux vous dire qu'à l'OCDE qui est quand même le club, on dit des nations plutôt riches de ce monde, quand j'ai expliqué que c'était pour nous une priorité qu'on arrête la suroptimisation parce que je suis d'accord avec vous qu'il y a des mécanismes de suroptimisation, je suis d'accord avec vous pour dire qu'il y a l'évitement de l'impôt. Mais si on le fait tout seul en France, ça n'a pas de sens.
Est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que vous êtes d'accord avec l'ancien ministre de l'économie Éric Lombard qui a révélé que quand il était ministre, il a eu connaissance de tous les mécanismes qui permettent au plus riches d'échapper littéralement à l'impôt, de faire baisser leur assiette fiscale pour sans rentrer dans le détail pour ne pas payer d'impôt tout simplement. Je suis d'accord avec Éric Lombard sur le fait qu'il y a de la suroptimisation.
C'est pour ça d'ailleurs que j'ai défendu la taxe holding et que c'était un tabou absolu et qu'elle n'est pas sortie du débat comme elle y était entrée. Que c'est pour moi une déception mais que j'assume qu'à un moment donné c'est le compromis. C'est comme ça qu'on a réussi à avancer.
Je suis pas d'accord avec Éric Lombard sur l'idée qu'il y aurait 10000 personnes en France qui payent zéro impôt sur le revenu. Donc Éric Coquel, le président de la commission des finances, insoumis, il est venu à Ber, il a le pouvoir de faire ouvrir les placards, les bibliothèques, les casiers, on lui a tout sorti. Il a constaté que les équipes qui travaillent dans l'administration avaient pas du tout de déniosition.
Lui, il dit il faut aller plus loin dans la manière ensuite d'arriver à le faire voter. Et ce que je vous dis juste, c'est que sur l'enjeu des milliardaires, en gros, chaque pays européen, on a entre 5 et 10, très grands milliardaires. Si chacun y va tout seul, bah enfin, c'est pas compliqué.
Comme je dis hein, les gens ils prennent le TGV, le Talis, le Rostar, ils déménagent. Mais du coup, on fait quoi en fait ? Donc on fait quoi ?
Mais on fait un truc international. On l'a fait sur les multinationales. On a réussi à créer un impôt mondial sur les multinationales.
Ça a été 10 ans de combat et en 2021 140 pays se disent "Ouais, c'est vrai qu'on pourrait peut-être mettre un un plancher, un minimum et maintenant toutes les multinationales du monde payent au moins 15 % d'impôts. La France voulait au moins 25, on a fait compromis, on est à au moins 15." La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises a été maintenue dans le budget.
Elle devrait rapporter 8 milliards d'euros, je crois. Combien de temps ça va durer ? Est-ce que ça va être Est-ce que ça va être pérenne comme dispositif ?
L'année dernière quand j'étais venu, je crois, vous voir au mois de mai, ou je vous avais dit "Oui, on aimerait ne pas la garder trop longtemps parce que ça peut nuire à notre capacité d'investissement. Ces grandes boîtes, elles sont c'est les premières posè à être touché par les surtaxes douinièr de Trump par exemple. C'est les premières boîtes qui souffrent, c'est elle.
Et derrière ces entreprises, bah il y a des filières entières. On l'a remise effectivement à 8 milliards. Je dois dire que ça finance aussi beaucoup la défense. 8 milliards, c'est aussi ce qu'on met dans la défense, la police, la justice.
Donc c'est aussi une forme de patriotisme et j'assume de le dire comme ça. Combien de temps ça va durer ? Il me semble qu'on a des choses à mon avis plus intéressantes à faire avec des entreprises qui est peut-être de dire on peut peut-être baisser cette taxe si elle considère qu'elle est excessive mais en face on peut aussi peut-être baisser des aides aux entreprises.
Oui parce qu'on a un truc bizarre en France on lève énormément d'impôts. Les entreprises tout le monde dit bah on a beaucoup beaucoup d'impôts. Puis de l'autre côté on a une énorme lessiveuse on redonne plein plein d'aide.
Je dis bah peut-être qu'on peut juste baisser les impôts, baisser les aides. Ça permettra de nous remettre un peu plus dans le rang mondial des impôts et puis ça évitera d'avoir les effets d'OBen parfois qui existent sur les aides aux entreprises et qui je sais font beaucoup de débats. Rachel, il y a un truc très particulier avec le 493, c'est qu'on a le texte le vrai texte budgétaire assez tardivement et on a eu la substantifique moelle que vendredi dernier avec le 493 sur la partie dépense.
Et depuis, vous avez précisé euh certains points du budget parce qu'effectivement, il y a des choses qui sortent ici ou là et euh vous l'avez fait sur les APN mais euh vous avez même été interrogé là-dessus par Arthur de la Porte aux questions gouvernement. Mais il y a aussi la question de la prime de Noël euh des chômeurs dont il était question de la euh réserver, je finis juste ma question, euh la réservé au aux personnes avec enfant. Euh vous avez dit que non, pas du tout, ça ne changerait pas.
Sauf que vos oppositions de gauche, en l'occurrence expliquent que ben dans la lettre du budget, ce budget-là, cette ligne budgétaire là, elle baisse toujours de 200 millions d'euros, soit la moitié. Donc c'est là que je vais pas vous parler de la tambouille budgétaire. Je pense que tout le monde va s'y perdre.
Et la recette, est-ce que on désappille pas Paul pour habiller pierre ou l'inverse ? En fait, on a quand on fait quand on gère un budget de l'État, on met de l'argent en réserve pour justement combler les trous éventuelles qui peuvent apparaître dans l'année. Soit parce qu'il y a des crises, des cyclones, des séismes, tout ce qui peut arriver ou besoin d'envoyer, je sais pas, l'armée dans un territoire parce que c'est quand même utile qu'on puisse se protéger ou gérer ce genre de sujet.
Donc la parole politique, c'est on ne touchera pas la prime de Noël en 2026. Mon job de ministre, c'est de m'assurer que on pourra bien la payer et donc je vous garantis qu'avec les mécanismes budgétaires que j'ai à ma main, on pourra bien payer cette rime de Noël. Donc c'est pas financé par de la dette, par exemple.
Non, c'est financé par euh ce qu'on appelle la réserve. Euh c'est de l'argent qu'on met de côté pour ce genre de de sujet. Euh mais voyez derrière ce sujet, c'est aussi comment ce que je disais sur comment on fait peur au français, comment on abîme le débat.
à un moment donné, il y a une parole politique, elle est tenue et donc on peut légitimement se poser la question quand il y a une ligne budgétaire où il y a moins 50 % comment on fait pour financer quelque chose ? Voilà, donc je vous confirme, la ministre que je suis le mettra, les personnes recevront leur aide et il y a pas il y a pas de fausse économie, il y a pas d'entourel et c'est aussi, je crois, mon rôle de pouvoir dire les choses clairement en fait. Pardon, je vas-y Lomir, je je suis désolé, je je Arrêtez de dire vous êtes désolé parce que vous avez le droit d'être en désaccord.
C'est pas c'est pas grave. Je suis pas je suis pas en désaccord. Juste je on ne vit pas dans la même réalité.
Vous dites des mots qui me semblent lunaire comme la réalité, c'est on tient notre parole. Le le l'histoire dont on est en train de parler, enfin on est là autour de parler d'un budget dont on nous avait promis qu'il passerait pas au 493. Paf, il passe au 493. et les mensonges de de la macronie sont, je veux dire, ils sont tellement, il y en a tellement, je mais juste comme ça, je peux vous en sortir le le grand débat, la convention citoyenne pour le climat, enfin je veux dire et donc je ne sais pas si vous réalisez, c'est une vraie question que je vous pose honnêtement, euh si vous réalisez parce que vous dites beaucoup "J'assume, j'assume, j'assume, OK, mais est-ce que vous réalisez l'impact que ça a sur les gens ce le fait que en fait vous parlez de trumpisation du débat mais une des choses sur lesquelles moi moi j'en une zone qui vote de plus en plus pour le RN mes proches de plus en plus penchent vers le RN et en fait malgré je je je toute l'énergie que je mets à à essayer d'empêcher cette vague je ne peux pas leur en vouloir parce qu'en fait quand ils me disent c'est toujours la même chose on nous promet des trucs on nous ment on nous dit qu'on allait faire que qu'on va faire la convention citoyenne pour le climat pour que ce soit enfin Enfin, pour qu'on décide collectivement de ce qu'on fait pour la transition écologique.
Soit-disant on devait tout faire puis en fait après on mettait un véto puis de puis tr enfin je sais pas si vous réalisez à quel point ça abîme la confiance que les gens ont et pas juste dans votre force politique mais dans la capacité que les gens ont dans la dans dans le enfin dans la capacité de la politique à changer la vie des gens et à et à compter pour eux. Je sais pas si vous réalisez le mal que ça fait vraiment et je suis encore une fois je vous dis je suis désolé mais mais ma question c'est est-ce que vous réalisez ça et comment vous vous et vous vous positionnez par rapport à ça ? Comment vous vous positionnez vous en tant qu'individu à participer à ça ?
Moi personnellement d'abord un je réalise très bien que on n'est pas populaire j'ai pas de doute. Je réalise [rires] très bien je réalise très bien que c'est Oui. Je je je vais vous je vais vous dire j'ai à la fois beaucoup d'humilité. et le sentiment que on n pas tout réussi, sentiment qu'on a fait des erreurs, sentiment qu'il y avait des choses à corriger, sentiment que dans nos mots et moi j'essaie de parler le plus simplement, pas parce que je me force mais parce qu'à un moment donné, il faut que la politique aussi on soit des gens engagés, authentiques, sincères.
Si c'est juste du théâtre, ça n'a aucun intérêt. Est-ce que c'est pas aussi parce que malgré le compromis que vous ventez, vous menez la même politique économique de je vais je vais terminer. Le président de la République, il a été élu, il a été réélu. et il a été réuit deux élections législatives depuis voilà j'entends que il y a eu des élections législatives et une dissolution que le le président lui-même a provoqué en disant je constate que manifestement la la l'assemblée d'aujourd'hui n'est plus vraiment adaptée.
Les Français ont voté n'ont plus adapté à ce que manifestement les gens ont voté dans une autre élection. Espéré Bardella pas de bol, c'est la gauche qui est devant. Bon, il y a eu plein d'épisodes, je vais pas revenir.
Si la conséquence de ce que vous dites peut amener à deux à mon avis euh différence, enfin de deux approches, soit on se dit la politique ça sert plus à rien, c'est ce que je dis malheureusement, on se détour, on les dégage tous, on regarde ailleurs parce que les politiques nous dégoûtent. H h c'est quelque chose que moi je prends très au sérieux et j'essaie modestement de dire voilà, il y a des trucs sur lequel je m'engage et j'essaie d'aller jusqu'au bout. Et je vous donne un exemple, entre 2020 et 2022, j'étais ministre la transformation publique, la fonction publique, je tenais un truc s'appelait le baromètre.
Ça faisait chier, pardon, c'est pas le droit de parler sous mes collègues ministres parce que j'avais dit on prend les 50 trucs sur lequels on s'est engagé, on fait une carte de France et on dit est-ce que oui ou non dans votre département ça existe ? Parce que sinon ça fait exactement ce que vous dites. Blabla sur BFM, rien dans ma vie.
À quoi ça sert ? Je vote plus. Et je pour et je suis d'accord avec vous que ça décourage et à la fin ça hab la démocratie et à la fin ça veut dire que les autocrates gagneront. 2è option.
Bon c'est donc ça c'est une option. L'autre option, je pense qu'il faut aussi bien l'avoir en tête, c'est le président était élu pour 5 ans, il va partir dans 5 ans, il y aura dans 5 dans 5, il va partir. [rires] Non, non, il va partir au bout de 5 ans, en 2027, il y aura des élections, sera plus lui le président, mais il me semble que soit on se laisse aller à se dire "Il y a plus rien à faire, c'est foutu, on bloque le pays, il y a pas de budget, on s'en fout." On a eu ça là, tout le débat.
Faisons des élections, des dissolutions, on recommence. C'est qu'on voit le monde aller à 1000 à l'heure et nous on est là, on est toujours bloqué dans le Macron, fatigué. Mais si c'est vrai, j'aurais pu vous dire voilà on bloque tout puis on va essayer de bah voilà, nous on s'est dit voilà, on va ranger la maison, on va essayer de faire un truc qui est un budget stable, c'est pas le budget de l'ambition.
Je peux vous dire quand vous lisez les journaux, vous voyez bien que mes mes collègues qui ont renoncé à la réforme des retraites, qu'on fait des concessions super difficiles, bah ils disent quand même voilà, nous on a essayé de rendre les choses possibles parce qu'on voit bien qu'on est plus en majorité, qu'on a plus tout le pouvoir et qu'il y a plein de choses qui sont dans notre budget qui sont vraiment pas notre projet initial mais on va essayer d'aller proprement au bout du mandat. Pourquoi ? Je finis là-dessus.
Le jour où vous forcez un président à partir avant son mandat, ça veut dire que tous les mandats d'après, vous pourrez plus jamais les terminer que dès qu'il y aura une contestation qu'en dissolvant l'assemblée, il a demandé aux députés de rendre leur mandat. Oui. Parce que c'est la constitution qui fin mais la destitution dont on en parlait toute la journée en disant la meilleure chose qu'on pourrait faire c'est dégager la démission.
Mais c'est dans la constitution aussi. Oui, mais la destitution, elle est provoquée par des circonstances qui sont pas justes. On l'aime plus, on veut changer de tête, le monde va vite comme vous dites.
Nous, on en a marre, on change. Ça, je pense que c'est affaiblir les institutions. Et donc, c'est ça que j'essaie moi en tout cas de me dire voilà pour mon pays justement, allons au bout du quinquena.
Il y aura des élections. Essayons que ces élections se passent bien. Attention aux ingérences, attention aux fake news, attention à tout ce qui pourrait quand même beaucoup perturber le débat et nous amener à finalement pas voter sur des faits, mais voter sur des perceptions, sur des angoisses, sur des peurs.
Et ça, moi ça me fait assez peur parce que ça ça serait un débat où qui serait capturé et volé au français. Euh ça m'intéresse justement que que vous nous expliquiez comment est-ce que vous allez aller jusqu'au bout du quinquena parce que c'est dans longtemps, c'est dans 15 mois la fin du Quinquena d'Emmanuel Macron. Euh euh vous n'avez toujours pas de majorité, personne n'en a au demeurant.
Euh le contexte économique et budgétaire est et est serré et difficile et assez imprévisible tenu de ce qui se passe dans le monde. Euh comment ça va se passer ? Est-ce qu'on va continuer sur cet immobilisme comme depuis 2024 où il se passe pas grand-chose, où il faut 4 mois pour accoucher d'un budget par 493.
Il va ressembler à quoi le budget 2027 ? Alors là, je vous dis si vous me permettez, je fais une petite pause avant de préparer tout de suite le budget 2027. J'essaie juste déjà d'avoir le budget 26 et ça c'est lundi euh soir puis après on l'enverra au conseil constitutionnel et la promulgation du budget j'espère que c'est autour du 10 12 13 février plus tard donc j'ai pas encore commencé à savoir comment va faire le budget 27 mais quand même si on se projette sur mais vous avez raison enfin qu'est-ce qu'on va faire là dans les prochains mois moi je pense qu'il y a des sujets quand même où on peut avancer police municipale par exemple c'est un texte qui est là depuis des mois et des mois les maires de droite et mes de gauche ont des visions différentes mais quand même on pourrait dire on fait un cadre on laisse chacun avancer on a euh je vous donne un exemple sur le narcotrafic sur les tribunaux, vous savez qu'il y a 4500 dossiers de violence fait aux femmes en attente de jugement parce qu'on a embolisé nos tribunaux.
Bah ça c'est une loi, je pense que c'est pas absurde de dire qu'on peut avancer. Non non mais c'est marrant parce que c'est deux exemples sur lesquels vous allez vous retrouver à construire des majorités avec le Rassemblement national. Attendez si désengorger les tribunaux c'est un truc d'extrême droite, j'ai un problème la justice ça me paraît pas être un truc que la nar pour le coup c'est plus le RN de la gauche qui va voter.
Police municipale pareil. On l'a vu avec l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, c'est plutôt avec le RN que vous allez finir ce quinqued ? Moi je pense que la police municipale, je pense que je vous dis désengorger les tribunaux pour que notamment je vous le dis à nouveau les les dossiers de viol quand même de violence faite aux femmes qu'on mette pas autant de dossiers en comment on dit en en attente ou en non mais surtout en classement sans suite parce qu'on a juste pas les moyens de faire les enquêtes.
Ça je vois pas ce qui est d'extrême droite là-dedans. Je vous donne un autre exemple. organiser euh ce que font les mairies, les départements, les régions dans le bazar qui est devenue l'action publique.
Je vois pas si c'est un truc d'extrême droite. Donc il faut trouver des sujets peut-être d'ailleurs des sujets où tout le monde dit non, on fera ça plus tard, on fera ça plus tard. Bah peut-être qu'on là, on peut le faire et trouver des compromis.
Et vous voyez sur ces sujets-là, bah moi je serais fier que on se dise "Bah voilà, on n'est pas obligé de s'écharper, se taper dessus sur tout ce qui fait à mon avis quand même euh une vie collective." Non mais je vais être lourd mais la taxe duman pourrait faire l'objet d'un compromis [rires] mais voilà mais je veux bien mais vous pouvez réessayer. Vous savez moi j'ai eu un débat à l'assemblée sur le sujet en juin.
J'ai eu un débat sur au Sénat sur le sujet en juillet. J'ai à nouveau eu plusieurs débats sur le sujet euh voyez à l'automne je constate qu'il n'y a pas de majorité pour voter la taxe dubmane. Après ça sera peut-être un très grand projet de la présidentielle.
S'il y a une majorité bah elle s'appliquera. Mais est-ce que il y a pas de majorité pour voter le budget non plus. Donc bon.
Est-ce que les socialistes sont est-ce que les socialistes sont des alliés durables ? Est-ce que ça y est maintenant les socialistes font partie de la famille ? Non non si enfin si je dis autrement s'il était dans la famille ça aurait pris moins de temps, ça aurait été plus simple et euh on serait mis d'accord plus vite.
Donc ça c'est la première ça vous aurait coûté moins cher. Deuxième chose, moi je vous le dis Olivier Fort et Boris Valot depuis le début euh ils sont engagés dans un discussion avec un principe. Si on ne montre pas maintenant qu'on est capable de se mettre d'accord sur l'essentiel, alors au fond, on a déjà acté collectivement nous les partis a priori de gouvernement qui ne voulons pas que Bardella et le RN et tout de suite les clés de la France en 2027, bah on aura montré qu'on est incapable en fait de résister parce que vous voyez si vous avez un c'est par antifascisme qu'ils ont c'est pas exactement comme ça qu'ils nous l'ont dit sur le plateau mais je trouve ça intéressant.
Moi je peux vous dire qui collabore avec les macronistes, ça ça inspire les gens qui étaient déjà sur l'UMPS avant. C'est ça aussi c'est un peu la différence c'est que honnêtement personne n'imagine que le PS est devenu dans la majorité voyez de ce gouvernement. Il y en a il y en a il y en a il y en a peut-être moi vu de ma place j'ai quand même l'impression qu'ils sont dans l'opposition et qu'ils resteront.
Je pense qu'on est assez clair sur qui est au gouvernement, qui le soutient et qui a mis peut-être les intérêts des Français de la vie quotidienne avant ses intérêts partisan à court terme. Mais je peux vous dire que ce qui m'a moins engagé euh dans ce débat, c'est que j'ai vu au Parti socialiste un certain nombre d'acteurs, au début pas tous, dire soit on fait une expérience en fait collective démocratique de dire on peut y arriver et on peut montrer aux Français que il est possible que des gens arrivent à se mettre d'accord pour ne pas laisser les clés au RN, pour ne pas avoir une dissolution forcée par Marine Le Pen et Jordan Bella tout de suite où bah on se dit qu'on est même pas capable et en fait on abandonne et dans ce cas c'est qu'on abandonne aux extrêmes le P. Moi, je veux revenir sur ce que vous avez dit tout à l'heure.
Bon, maintenant, on va être les aimables organisateurs des prochaines échéances électorales, lutter notamment contre les ingéces. Et c'est vrai que là, ça va taper fort. Ça va taper depuis les États-Unis via les GAsfames et cetera.
Ça va taper depuis la sphère bolorée avec des influences à la fois russes et américaines. Ça pilonne déjà. Euh comment comment vous préservez le pays des ingérences en vous attaquant au gafam ?
En sachant qu'il peut y avoir après des nouveaux droits de douan ou je ne sais quoi. Il y a un vrai bras de fer qui s'engage là-dessus au niveau de l'Union européenne mais là les échéances c'est en France. Il va peut-être falloir agir vite plus vite que Nagi aujourd'hui reçu la Vlen plus vite que ce pauvre Tiret Breton quand même qui est sous voilà qui peut plus aller aux États-Unis.
Qu'est-ce qu'on peut faire là tout de suite ? Parce que là on parlait de d'investissement et cetera. Il aurait peut-être fallu investir avant aussi dans une autonomie.
Tu sais d'ailleurs ce que dit Thierry Breton maintenant, qu'il faudrait un plan sur 5 ans pour investir, pour qu'on ait nos propres Microsoft, nos propres réseaux sociaux, nos propres trucs parce que là, on est hyper vulnérable. Qu'est-ce qu'on fait en un an contre ça ? Ah, déjà, il y a un truc que les Français connaissent ou connaissent pas qui s'appelle Viginum euh qui est quelque chose qu'on a créé il y a quelques années pour déjà faire une cartographie d'où viennent les ingérences.
Et on est un des rares pays qui dit voilà, on regarde d'où viennent les débats et quand ça vient de l'étranger, on le rend public. D'accord. Et on le fait de manière, je crois incontestée les médias euh mais sur X, on garde X, on garde, on continue de s'intoxiquer sur X.
Bon et donc ça c'est la la première chose, c'est déjà qu'on puisse attribuer des campagnes à des acteurs étrangers. Il y a très peu de pays qui le font et nous on assume de le faire et on assume de dire bah telle campagne, enfin les mains rouges là qu'on avait vu, voilà les toutes sortes de choses qui apparaissent. Voilà, c'est pas spontané déjà.
Donc ça c'est la première chose, c'est attribuer d'où viennent les campag. D'accord. Mais pour l'écosystème informationnel qui est quand même déjà bien visé et le groupe Boloré, je le compte dedans aussi quoi.
De chose, la deuxième chose c'est euh on continue quand même de considérer que l'audiovisuel public alors il y a des coupes budgétaires chez France, c'est chez France Télé, je je le sais mais Radio France un certain nombre de nos médias, on essaie quand même de leur donner les moyens de continuer à pouvoir être des lieux de parole libre. Et moi, je vais vous parler d'un moment très flippant dans l'hémicycle, c'est quand j'ai et j'étais pas prête. Peut-être que j'étais naïve.
C'est la violence avec laquelle RAssemblée nationale on sait ce qu'il pensent des immigrés des d'immigration. On sait ça. Ce que je je ne je n'avais pas anticipé c'est la violence qu'ils ont mise pendant des heures contre tout ce qui ressemblait à un soutien à la culture, au théâtre, aux artistes, aux médias.
Et on sait ce qu'ils disent mais ça a été en fait il y avait à la fois le fond mais il y avait surtout la forme. Puis regardez, c'est un débat qui m'a glacé parce qu'il y avait la bave aux lèvres, il y avait une espèce de d'acharnement contre tout ce qui représente une parole libre peut-être subversive peut-être d'un débat où ils sont voilà et ça répond pas à ma question tout ça. Et donc qu'est-ce qu'on fait ?
On soutient on soutient des émissions comme la vôtre. On soutient des médias. On pas parce que [rires] on n pas l'argent du gouvernement du gouvernement et puis enfin bref parler.
Non mais [rires] je vous je ne suis pas en train de dire que je veux ni argent ni bal mais c'est juste il est utile que dans un pays des émissions comme la vôtre puissent exister. Il est utile que dans un pays des médias puissent exister. Il est utile qu'on continue d'avoir des financements des aides à la presse.
On est un des très rares pays qui donnent 1 milliard d'euros d'aide à la presse compris à la presse de Bernard Arnaud. Qu'est-ce qu'on fait de news par exemple ? Non, moi ça m'intériser les gens dans l'idéologie d'extrême droit.
C'est clair, c'est net, c'est précisé. Je veux dire, il y a rien. Ils veulent privatiser France Télévision.
Est-ce qu'on pourrait pas nationaliser ces news ? Ouais, madame la ministre du budget, vous étz en début de semaine. Attends, mais moi je veux bien une réponse à ma question. [applaudissements] Je veux bien, je veux bien une réponse à ma question sur Cs.
Moi, je le vois tous les jours de des gens qui se radicalisent dans l'idéologie de l'extrême droite à cause de ces news, notamment des néoretités qui passent de plus en plus de temps devant la télé et qui sont radicalisés. Leur famille les voit se faire haper par le le ce truc qui nous dépasse sur lequel on peut donc dire que vivement les rafles, hein, parce que pourquoi pas après tout et on entend des trucs prorusses fusion. Qu'est-ce qu'on fait de ça ?
Ben on soutient l'ARCOM déjà chaque fois qui fait une notification. Ouais, c'est marant, c'est pas ce qu'on a entendu récemment euh sur les articules. Moi, je moi je soutiens l'arrcom à chaque fois qu'elle fait, c'est une autorité administrative indépendante.
Bah, soit on considère qu'elle est indépendante et on la soutient parce que on la soutient par principe et on la soutient pas parce qu'elle décide, mais juste déjà on soutient nos autorités indépendantes. Mais du coup, ça c'est que réactionnel. Qu'est-ce qu'on fait pour pré en préventif de ça ?
J'ai je me suis j'ai été répondre à des questions, voyez, de C News je sais plus quel matin là de cette Ah, vous allez chez C News ? Bah c'est une question mais moi je considère que il vaut mieux que j'aille dire voyez par exemple dans sur des chaînes que le Rassemblée national porte un mensonge par exemple quand il dit d'un côté j'aime les entreprises et qui vote le contraire dans l'hémicycle bah c'est aussi mon rôle plus c'est pas c'est pas choque en plus mais voyez comme toute la journée on entend dire que le RN aime les entreprises parfois sur les médias de que vous citez bah moi je considère que c'est aussi là que j'ai besoin d'aller dire il y a ce qu'on vous dit puis il y a ce que sont les votes puis voilà où sont les mensonges voilà où sont les entoureloupes voilà où on a dans un dans la réalité parallèle Ça c'est vous qui allez sur ces news. D'accord.
Qu'est-ce qu'on fait maintenant pour je en fait il va y avoir de plus en plus de propos racistes xénophobes, antisémite sur qu'est-ce qu'on fait ? On laisse faire ça sur une on a quand même un des cadres. On a un des cadres en France ce qui explique d'ailleurs pourquoi certains de l'autre côté de l'océan Atlantique considèrent que nous sommes un pays qui a de la censure.
On a quand même un pays qui a pharaos. On peut on peut dénoncer des comptes quand il colleporte des paroles de haine. On a l'ARCOM qui est quand même un système indépendant qui peut montrer les choses.
Et après, moi je pense que nous les politiques, on a aussi une responsabilité. Donc là, c'est assez régulé. Il y a assez de dispositif la galère.
Bien sûr que non parce que on voit bien que l'ingérence, elle est massive. J'ai pas de solution magique. C'est pas une question d'ailleurs qui se règle avec de l'argent.
Ça se règle avec un corps démocratique qui est armé. Pourquoi on l'interdit ? Bah déjà on est interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Donc ça c'est quand même C'est quoi le rapport ? Il y a pas de rapport. Bah si c'est aussi de considérer nos enfants.
Quand on a moins de 15 ans, on sait pas vraiment détecter ce qui est de l'influence de l'ingérance. Encore pas à la question pardon. Est-ce qu'on peut interdire ces news ?
Oui ou non ? Bah quand l'arcom considérera qu'ils sont hors du champ informationnel. Oui.
Est-ce que moi c'est moi ministre qui veut dire j'interdis ça, j'autorise ça ? Vous voyez bien que le le risque si je le fais si le risque si c'est moi qui vous dit ce soir faut interdire, faut autoriser, on est plus en démocratie. démocration pe dire qu'on un problème de concentration là ça commence à avoir absorbé beaucoup de choses par de l'édition en plus c'estàd que c'est en train de même toute la sphère de production des idées et cetera ça commence à être un poids considérable le cinéma ils ont tout mais je vais vous don vous dire j'ai une idée qui m'a été apportée par notamment des acteurs de la presse indépendante qui est de dire on devrait forcer un certain nombre d'annonceurs à réserver une part de leur budget pub pour la presse papier je trouve que c'est une Très bonne idée pour que la presse papier la presse dite donc JD GD news non justement [rires] plus non précisément pas cela non pas cela mais de dire si vous voulez garder des journaux je sais pas West-Fance si vous voulez garder des journaux indépendants Westfance oui mais aujourd'hui ils ont un modèle économique est extrêmement attaqué plus personne une partie de leur modèle économique c'est la pube la pub est partie sur les réseaux sociaux sur internet toutes les tous les magazines artistiques libres en fait ils ont plus d'argent Donc ils se font rachetés par des groupes de presse de plus en plus concentrés, de moins en moins diversifiés.
Moi cette idée-là, je la soutiens. Je la soutiens parce que je trouve que c'est une bonne idée. C'est d'ailleurs une idée que Julac porte par ailleurs.
C'est quel modèle de financement on s'attaquer au groupe Boloré directement dévantlé av membre d'un gouvernement, je vais pas vous dire je choisis un truc, je l'interdis. Soit il respecte la loi, soit il la respecte pas. partie des attributions.
C'est l'ARCOM qui fait ça. C'est l'ARCOM qui fait ça et qui a déjà supprimé l'ARCOM régie à une modifie. En plus vous t approche évidemment on arrive dans l'interminable.
J'ai dit quoi ? 17 [rires] mais non mais il va bah il va y avoir un bout de question qui va ressembler un peu à ça quand même. 202 arrive la séquence budgétaire se clos.
On rentre petit à petit dans un nouveau psychodrame qui est l'élection présidentielle. Les déclarations de candidateurs commencent à se multiplier. Il y a des débats qui sont assez vifs à droite et à gauche sur la question du mode de désignation des candidats.
Je vous ai entendu dire que vous étiez favorable à une primaire ouverte la plus large possible. Oui. Mais alors large comment ?
C'est moi je suis curieux. Prim entendu Adelle dire "Bah ça s'appelle la présidentielle." Je suis complètement d'accord avec elle.
C'est bien ça qu'on essaie d'organiser. Je dis autrement, si tout le monde part tout le monde si plein d'hommes et quelques femme manifestement plus des hommes pour l'instant manifestement partent à la présidentielle en se disant c'est super on va faire 10 % on va avoir raison tout seul, on va galvaniser un socle voyez de militants et on va gouverner le pays. Bah on a un gros problème en fait c'est que dans ce cas-là on laisse honnêtement le RN gagner.
Donc moi mon intuition c'est qu'il faut quand même qu'à un moment donné les gens qui ont des idées qui se ressemblent beaucoup, les gens qui pourraient gouverner ensemble, les gens qui pourrait faire coalition, les gens qui pourraient faire bloc, si à un moment donné on s'organise pas avant le 2e tour voir le 3è tour des qui est un peu l'équivalent de législative, bah on est juste en train de faire un boulevard aux extrêmes. Et je du coup ça répond pas à ma question. Le macronisme ça va jusqu'où ?
Est-ce que vous incluez un Raphaël Gluxman un François Hollande potentiellement ? Mais ça aurait beaucoup de sens ça aurait beaucoup de sens qu'un moment donné qu' a eu le soutien de Renaissance. Après après je sais pas si mais je trouverais que ça a beaucoup de sens que des gens qui se disent comment au fond ce que je veux dire aussi c'est je pense que beaucoup de gens sont en train de s'inventer l'idée qu'il y aurait un projet présidentiel derrière un homme providentiel et que ça viendra s'appelle Emmanuel Macron en 2016.
Je pense que le projet providentiel derrière un homme providentiel, ça ne correspond plus du tout à la réalité politique de notre pays. Donc soit on se dit qu'on est dans cette illusion et cette illusion amènera une immense fragmentation. Ça s'appelle 2002. 2002 c'est plein plein de gens qui pensent qu'ils ont tous raison.
À la fin, on se retrouve avec un choix qui est quand même à l'époque très surprenant par c'était pas ce qu'on avait prévu. Non. Donc si on se dit que euh tout le monde part sur la ligne de départ, au mieux tout le monde fait 10 12 % euh et qu'à la fin tout le monde se tape sur la gueule et qu'on fait gagner les extrêmes, je pense que c'est pas le projet qu'on devrait euh poursuit.
C'est marant parce que juste pardon, vous dites beaucoup les extrêmes et en même temps vous parlez que du RN. Alors du coup vous Non parce que je je suis poli parce que je sais que [rires] ici on a une vision peut-être un peu différente de la mienne de ce Jeanl Mél dans vos milieux on dit les extrêmes. C'est vrai.
Je considère quand je regarde quand même ce qui se passe à l'Assemblée, le projet des insoumis, c'est globalement de déstabiliser nos institutions et quand même de considérer qu'il faut des élections présidentielles anticipées parce que le projet projet de Mathilde Panè, il faut faire partir Macron c'est à chaque fois qu'elle parle donc Édouard Philippe il est extrémiste. Je sais pas s'il est extrémiste. Moi je vous ai dit très clairement pourquoi je pense que c'est une très dangereux pour une démocratie que de faire abréger un mandat avant son terme.
Non non. OK, d'accord. Non non mais très bien.
Gabriel Atal a fait un grand rassemblement aux aires de meeting. C'était avant hier soir. Est-ce que vous y étiez ?
Non je n'étais pas je j'étais chez moi avec mes enfants après le dernier 493 et ce soir-là je m'étais réservé voyez un dîner avec mes enfants. Ça peut se comprendre. Non d'accord je suis désolé on arrive en présidentielle.
Je pose des questions débiles. Mais vous pourriez être candidate dans une primaire ? Non.
Non. D'accord. Non, je pense que c'est pas le moi j'ai envie d'être active pour mon pays.
J'ai envie de porter des idées s'il faut, mais je ne les mettrai au service de personne si personne dans notre classe politique n'arrive avec l'idée de comment on va gouverner dans un pays fragmenté s'il y a pas du rassemblement. Moi, j'ai cru au dépassement de 2017 et je pense que vu croyez plus. J'y crois toujours parce que vu ce que je viens de vie pendant 450 heures à l'Assemblée, les gens qui ont raison tout seul conduiront notre pays soit aux extrêmes, [rires] j'assume, soit dans le mur.
D'accord. Et Gabriel Latal, par exemple qui quand on dit dans la presse là, sa candidature présidentielle, c'est vraiment une question de semaine. Ça paraît pas répondre à ce que vous attendez.
Je sors envoyé du bureau exécutif de Renaissance. J'étais juste avant de vous voir. Je lui j'ai dit exactement ce que je viens de vous dire.
J'ai dit moi vous savez je pense que les bonnes idées c'est super. Si on réfléchit pas au comment on gouverne, avec qui on gouverne, quelle coalition on crée et comment on se réunit plutôt qu'on se divise, je crains que tout ça soit quand même voué à une forme d'échec. Et vous nous avez dit que Raphaël Gluxman potentiellement c'était dans votre périmètre.
De l'autre côté, le périmètre ça va jusqu'où ? Bruno Retaillot par exemple, le renvoquier bah je pense que par exemple il faut qu'on soit extrêmement clair sur ceux qui considèrent que la fameuse union des droites euh pour moi elle est pas possible. D'ailleurs, je le tiens à dire, ceux qui sont à droite devraient arrêter de penser que le Rassemblée nationale est de droite économiquement.
Ils ont souvent voté avec la France insoumise. Donc manifestement, ils sont pas au même endroit. De moins en moins quand même.
Euh 34 milliards d'impôts en plus, c'était quand même euh Ouais. pour le coup. Euh alors après, on les met pas aux mêmes endroits quoi, l'extrême droite et la gauche.
Non, je les mets pas. Non, je les mets pas au même endroit, mais je dis que économiquement contrairement à ce que certains dans certains partis dit de droite pensent, je pense que le rassemblement national sur pas mal de sujets n'est pas dans ce qu'ils appellent la droite. Je dis pas que je fais le campagne Bardella mais voilà Bardella il fera Bardella il dit non Bardella il dit à des patrons qu'il est libéral et ses propre députés vote le contraire toute la journée dans l'hémicycle toute la journée et à plusieurs moments je prenais même le micro pour leur dire vous faites ce que vous voulez mais j'ai quand même l'impression que là vous êtes pas du tout en train de faire ce que Jordan Bad dit sur ces news ou ailleurs vous faites la whip du RN sur le budget non j'ai [rires] j'ai essayé de leur montrer plusieurs fois qui me semblait qu'ils étaient en train quand même de se prendre eux-mêmes les pieds dans leur propre tapis.
Voyez, après, ils se sont débrouillés tout seul, hein. Ils Est-ce que est-ce que est-ce que le macronisme c'est est-ce que le macronisme va se terminer et et marquer une espèce de fin de parenthèse qui aura duré 10 ans au cours de laquelle une force nouvelle est apparue autour du centre, a réussi à grapiller pas mal à gauche et à droite, c'est maintenu enfin de plus en plus difficilement au fur et à mesure que les élections avançaient. Macronis pour moi c'est pas une insulte parce que non mais est-ce que le centre français à vocation a perduré ou est-ce que vous pensez qu'on va retomber dans un clivage gauche-droite avec des poids lourd à gauche comme la France insoumise et à droite comme le RN ?
Ah moi ce que je vous dis en creux c'est ça sûrement pas le macronisme mais ceux qui pensent que la vision un peu binaire droite gauche va permettre de sortir le pays de l'ornière euh je pense qu'il se trompe. Et ce que je porte comme message ou bien c'est le rassemblement. Moi, j'ai pas honte d'avoir travaillé avec Boris Vallot, Olivier Fort, les députés socialistes parce que j'ai vu des gens qui croyaient quand même en des choses qui s'appellent la République, le pluralisme, la défense d'une pensée libre, la défense de la culture, la défense de notre place en Europe qui sont pas voyez achetés ou vendu à des causes soit russes, soit Trumpistes de l'autre côté.
Et je pense que c'est quand même quelque chose qu'on peut dire et que c'est pas c'est pas honteux de le dire, c'est pas honteux de le porter et que le dépassement, moi j'assume que ça peut encore être ça et que c'est peut être un projet politique. Est-ce que c'est encore le dépassement ? Est-ce que le macronisme de 2024 non, ça sera différent.
Peut-être s'appellera une coalition, peut-être ça s'appellera un rassemblement ce que je veux dire c'est est-ce qu'on peut encore dire que c'est un mouvement qui dépasse les clivage gauche droite ? Mais le ce qui se fera en 27 par définition sera différent de ce qui s'est fait en 2017 mais je le dis à nouveau, le cœur de ce qui peut aujourd'hui quand même remettre notre pays, je dire en marche, [rires] en mouvement. Je crois que en mouvement, c'est le mot de François Hollande.
J'ai vu ça ce matin. Bref, en en en capacité d'avancer, je pense que c'est pas de faire des espèces de chapelles de guerre plicrocoline et que honnêtement on se réunisse. La deuxième chose, je pense du macronisme qui j'espère restera, c'est quand même qu'on croit que on est plus fort quand on est des Européens unis que quand on est des Français seuls.
Et j'espère que ça du macronisme, si ça s'appelle le macronisme parce que depuis 10 ans, s'il y a bien une chose sur laquelle le président s'est engagé un peu contre vents maré au début avec pas mal de sourire en coin, c'est quand même le la fameuse autonomie stratégique européenne. Souvenez-vous en 2018 quand il dit ça, tout le monde se fout de sa gueule en bah on est quand même bien content que depu moi j'ai été ministre d'affaires européenne. J'ai porté ça en 2010 2020.
Honnêtement, ça fait gentiment sourire toute l'Europe qui disit non, on a l'Otan Américains, vous c'est parce que vous êtes gauliste. Non, c'est vrai que c'est une identité politique claire ça. J'espère j'espère que ça voyez du macronisme qu'on puisse dire bah en fait travailler des gens qui sont pas juste la droite avec rappellera aussi de la politique sociale quand même globalement.
On va pas relancer le débat puisqu'on est déjà à la fin de notre interview. Merci beaucoup Amélie de mon chalin. Ah.
Amélie de Montchalin