Iran/États-Unis : "On est dans une situation d'escalade",|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et voici l'heure de votre rendez-vous politique du dimanche sur LCI en toute franchise. Soyez les bienvenus. Bonjour Manuel Bompard, député LFI des Bouges du Ron, coordinateur national de la France insoumise.
À mes côtés pour vous interroger ce matin à la Tchabo, éditorialiste politique à LCI, Olivier Baumont, chef adjoint du service politique du Parisien aujourd'hui en France, notre partenaire. Bonjour à tous les deux. Euh, on a vu les images, on va peut-être aussi euh les revoir.
Terran euh qui attaque de navires dans le D3 d'Ormouse. Totalement refermé jusqu'à nouvel ordre. Les États-Unis qui ont frappé ce matin 140 cibles en Iran.
Euh vous Manuel Bompard, vous dites "Ça y est, la guerre reprend, la paix est enterrée. Qui est responsable ? Ter Washington ?
Bah et ma significativement les deux parce que on est dans une situation qui est une situation d'escalade. Alors les uns vont dire euh c'est parce que euh il y a un navire commercial qui a été frappé dans le D3 d'Ormouse. Les autres vont dire euh c'est parce que il y a eu des tirs sur le territoire iranien.
La vérité, c'est que en déclenchant cette guerre initialement, Donald Trump et Benjamin Netaniaou ont déstabilisé en profondeur l'ensemble de la région, queon avait une bonne nouvelle avec cet accord de cesser le feu et qu'aujourd'hui on voit bien malheureusement que cet accord de cesser le feu, il est remise en cause. Donc qu'est-ce que doit faire la France ? Parce que c'est ça qui nous interpeller.
Je crois je crois que la France, elle doit faire le maximum pour essayer de faire respecter cet accord de cesser le feu et qu'il soit respecté par l'ensemble des partis. Elle est audible aujourd'hui la France ? elle l' très peu d'ailleurs.
C'est ça fait partie à mon avis des éléments catastrophiques du bilan de de des présidences Macron puisquon arrive au terme de de 10 ans de de présidence Macron. C'est l'affaiblissement de la voix de la France sur la scène internationale et son incapacité à jouer quelque rôle que ce soit dans ce type de conflit. Il y a pas un pays européen qui soit audible si la France ne l'est pas.
Aucun autre État européen ne l'est. Ah c'est Vous avez raison. C'est peut-être d'ailleurs l'Europe de manière générale qui est dont la voix a été profondément affaiblie.
Euh mais je pense que la France et le président de la République lui-même porte quand même une responsabilité. C'est on a affaibli les instances du droit international, de la légitimité internationale. On a donné l'impression sur un certain nombre de conflits internationaux d'avoir en quelque sorte des doubles discours, des doubles standards.
Quand je vois par exemple que on n' pas été capable d'infliger un seul train de sanction au gouvernement israélien de monsieur Netanyahu alors que il a il occupe là par exemple une partie du territoire libanais alors que dans le même temps l'Europe a été capable d'infliger plus de 20 train de sanctions à juste titre au président russe Vladimir Poutine. Après, il faut pas s'étonner que notre voix, elle soit affaiblie parce que notre voix, elle a de la force, elle a de la puissance si on donne pas l'impression si on donne pas l'impression que le droit international s'applique à géométrie variable. Olivier Baumont, ce regain de tension, il était prévisible selon vous ?
Selon vous, on a revu les images à quelques instants du protocole d'accord signé sous les ordres de Versailles en présence de Emmanuel Macron. C'était juste du cinéma, du spectacle. C'était pas je je non je dirais pas que c'était du cinéma mais évidemment qu'il était prévisible parce que quand dans les premiers jours après la signature de l'accord qui prévoyait qui était un accord qui incluait l'arrêt des hostilités entre l'Iran et les États-Unis mais qui prévoyait aussi le retrait de l'armée israélienne du territoire libanais quand dans les premiers jours de l'accord le gouvernement de Netano ne respecte pas déjà une partie de cet accord.
Évidemment que l'accord était déjà très largement fragilisé. Et ce qu'il faut quand même souligner, pardon, c'est que en rentrant dans cette guerre, à mon avis, de manière irresponsable, euh monsieur Trump non seulement a subi quand même d'un certain point de vue une défaite militaire parce qu' il pensait euh l'emporter militairement et il a montré aux Iraniens qu'il disposaient avec le D3 d'Ormous d'une arme dans le rapport de force qui est une arme absolument décisive puisque on voit bien qu'elle fragilise l'ensemble de l'économie mondiale. Donc maintenant, les Iraniens à cause de Donald Trump ont réalisé à quel point cet outil était un outil de très grande importance.
Et donc dès que l'accord va être mise en cause par une partie, il suffit de leur dire ben on va fermer le D3 d'Ormous et tout le monde se retrouve dans une grande difficulté. Donc je trouve que c'est le c'est ça renforce la dimension absolument irresponsable de la décision de Donald Trump de déclencher cette gare. Manuel Bonparre actualité en France 37 départements en vigilance rouge canicule un/3 du pays environ des températures qui vont pouvoir atteindre les 41°gr 25000 hactares ravagé par les incendies depuis le début de l'année.
Trois épisodes canulaires en 2 mois. Bref, vous diriez qu'aujourd'hui la France, je dirais même les Français craquent et sont au bord de la rupture. Oui, je pense qu'on a sous-estimé le la dimension traumatique notamment de la canicule qui a eu lieu il y a il y a il y a quelques jours là, de la deuxième vague de canicule qui a quand même été la pour l'instant la plus la plus brutale et je crois qu'il y a des choses qu'on a pas dit, qu'on a pas vu, c'est-à-dire bah des habitants, moi j'ai j'ai eu des témoignages d'habitants d'habitants vivants dans des bouilloirs thermiques obligés de dormir dehors la nuit.
Euh et et le la souffrance sur les sur les corps, sur les les vies. Mais qu'est-ce qu'on fait par exemple ces personnes les plus vulnérables en urgence et puis je vais dire sur le long terme, si je vous projette même à 1 an, vous vous arrivez au pouvoir, vous faites quoi ? Bah vous avez raison de poser cette question.
Il y a ce qu'on doit faire en urgence et parce que là on est confronté à une situation d'urgence, on répond à cette situation d'urgence. Donc euh mettre à disposition des lieux de de fraîcheur, prendre en charge et et s'occuper des personnes âgées, mobiliser par exemple la médecine de ville pour faire en sorte qu'il y ait du travail aussi de de prévention parce que souvent dans dans des phénomènes comme celui-ci, c'est les personnes qui sont les personnes isolées seules qui sont les plus vulnérables. Donc il y a des des et les maires insoumis par exemple pour prendre ces exemples là prennent des mesures d'urgence.
Je vous donne un exemple. élargir les horaires de de la piscine, faire en sorte qu'elle soit gratuite pendant les les phases de canicule pour que les gens puissent se rafraîchir. Bon voilà, quelques exemples comme ça qu'on peut prendre mais honnêtement on se trompe et on passe à côté du sujet si on pose pas la question des réponses de moyen et de long terme.
Or ce qu'on peut quand même dire aujourd'hui, c'est que on a le sentiment que sur chacun de ces événements, il y a absolument aucune anticipation et qu'on se met à réagir une fois qu'on est au pied du mur. Et c'est le cas sur la canicule comme c'est le cas sur les méga insondis qu'on a vu Manuel part. Imaginons vous Jean-Luc Mélenchon remporte la prochaine élection présidentiel, on va on doit s'attendre à nouveau à des épisodes caniculaires l'été prochain.
Une fois élu, quelles sont les premières mesures immédiatement applicables qu'il met en place pour aider les Français à surmonter cet épisode ces épisodes là ? Je vais vous répondre sur les mesures concrètes, mais d'abord je veux dire si on veut éviter à chaque canicule de se poser la question de pourquoi qu'est-ce qu'on doit faire de manière urgente, il faut à mon avis ça doit être un principe d'abord de politique publique qu'il faut mettre en place, c'est rétablir le temps long dans les décisions politiques parce que sinon on se retrouve toujours dans la même situation où une fois qu'on est au pied du mur, on se dit qu'est-ce qu'on a pas fait avant pour éviter de se retrouver dans cette situation. Et ça c'est le principe de ce qu'on appelle la planification écologique que Jean-Luc Mchon a introduit dans le débat public.
Je veux quand même le rappeler, il y a une dizaine d'années, à l'époque, on disait "Oh, la planification, la planification c'est l'Union soviétique." D'ailleurs, on oubliait que le général de Gaul lui-même faisait de la planification et maintenant tout le monde parle de planification. C'est une bonne chose.
Mais maintenant, il faut pas seulement en parler, il faut le faire. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On planifie.
On planifie la rénovation énergétique des logements pour qu'il y ait plus de bouilloir thermique où il fait trop chaud l'été et de passoir thermique où il fait trop chaud. C'est que faire le gouvernement avec le projet Jambrin. Non.
Ouais. Non. Ce que fait le gouvernement avec le projet Jambrin, c'est pire.
Non seulement il fait rien, mais en c'est en même pire, il remet à la location euh des passoirs énergétiques parce que comme ils ont rien fait pour favoriser la construction du logement, ils se retrouvent confrontés à cette situation. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On investit des dizaines de milliards d'euros, ça coûte des dizaines de milliards d'euros dans la rénovation énergétique des logements, de nos bâtiments publics, de nos écoles, de nos hôpitaux.
On fait en sorte qu'on soit mieux préparé, qu'on ait une politique d'adaptation dans l'urgence. Qu'est-ce que vous feriez différemment euh que ce que fait le gouvernement aujourd'hui ? Et si vous arriviez au pouvoir en mai prochain pour affronter tout parce que le gouvernement, excusez-moi de vous le dire, mais a quand même rien fait.
Alors là, on arrive à la troisème canicule. Donc comme on arrive à la troisème canicule, le gouvernement a commencé à comprendre qu'il fallait pas laisser les gens tout seul face à la canicule. Mais c'est quand même la trè s'il faut à chaque fois trois canicules pour que le gouvernement commence à réfléchir, on va quand même avoir des problèmes.
Donc moi je pense, je vous ai dit ce qui ce qu'il faut faire de mon point de vue, c'est que ce qu'essa par exemple les maires insoumis là où ils sont au responsabilité, bah c'est d'utiliser tous les levis à notre disposition. Il y a des lieux frais, je sais pas, par exemple, on pourrait décider qu'on rendit les musées euh les endroits où il fait un peu plus frais pour que les gens puissent euh parce que il y a des a des gens qui n'ont pas le droit à la fraîcheur aujourd'hui. On a besoin de d'offrir ce droit à la à la fraîcheur.
C'est les logements, c'est les lieux publics. Évidemment qu'il faut climatiser les hôpitaux à les écoles. Pour l'instant, la question ne se pose plus en tout cas pendant quelques pendant quelques semaines.
Euh et donc il faut des plans d'adaptation au changement. organisation du temps de travail. Ça fait un Oui.
Oui, bien sûr. Merci de me relancer parce que c'est vrai que j'en avais pas parlé. Il faut modifier, adapter le droit du travail.
Et alors, je sais que certains parlent par exemple de congé climatique de ça. Bon, sur le principe, je comprends la philosophie, mais si vous voulez, pourquoi 5 jours ? Pourquoi pas 9 ?
Pourquoi pas 15 en fonction de l'ampleur de la vague de canicule ? Moi, je pense qu'il faut faire autre chose. Il faut adapter le droit du travail, c'est-à-dire dire il y a des seuils de température et au-delà d'un certain seuil de température, il y a des activité qu'on arrête.
Faire travailler des gens sur un chantier au-delà de 33, 34, 35°gr, c'est c'est juste dangereux en fait. Et il y a des gens qui en meurent. Et puis ensuite il y a on on fait des seuils intermédiaires dans lequels on dit bah là on va réduire un peu le temps du travail, on va augmenter les temps de pause.
Voilà, on on adapte, on module le le droit du travail pour faire face à ces événements. C'est ce que nous on a appelé le droit de retrait climatique. Voilà.
Manuel Bpard canicule électricité nucléaire aussi nucléaire parce qu'on a besoin d'électricité, on a besoin d'énergie. Il y a une énergie décarbonée, c'est le nucléaire. Vous voulez toujours sortir de l'énergie nucléaire ?
Et à quel rythme ? à terme, oui, bien sûr. Notre mais à terme, ça veut dire quoi monsieur ?
Bah, écoutez, je vais je vais je vais vous répondre madame madame Chabot. D'abord, je vais vous dire euh aujourd'hui, la priorité ça doit être de sortir des énergies carbonées. Oui, ça tout le monde est pour sortir.
Oui, ben tout le monde est d'accord mais personne le fait si je peux me permettre. En tout cas, ils le font pas puisque la France est le seul pays en Europe qui n'a pas respecté ses objectifs de développement des énergies renouvelables. Si vous voulez sortir des énergies carbonées, c'est aujourd'hui la seule solution à ce stade dans les délais imparti, c'est-à-dire si vous voulez faire en sorte qu'à horizon 2030 2035, vous avez plus d'énergie carbonée, le débat sur le nucléaire, il intervient même pas dans cette réflexion.
Pourquoi ? Parce que les projets de nouveaux réacteurs nucléaires que le gouvernement Macron a mis sur la table, ils arrivent au mieux à Horizon 2040. C'est trop tard sur la question de la sortie des énergies carbonées.
Donc la première étape, c'est sortir des énergies carbonées. Et pour ça, qu'est-ce qu'il faut faire ? Faire monter en puissance les énergies euh euh renouvelable, mais de manière beaucoup plus massive que ce qu'on fait euh aujourd'hui.
Avoir des politiques d'efficacité énergétique, j'en ai parlé, rénovation thermique des bâtiments euh et et cetera et cetera. Ensuite, une fois qu'on a rempli cet objectif, évidemment que de mon point de vue, il faut sortir du nucléaire. Je vais vous dire pourquoi.
Parce que la phase qu'on est en train de vivre aujourd'hui, elle devrait tous nous éclairer. Le nucléaire n'est pas résilient au changement climatique. Est-ce que vous avez vu que la centrale du budget par exemple a été arrêtée parce que le le le le nucléaire qui est au bord des fleuves a besoin de l'eau la centrale defier ? et il y a des réglementations environnementales mais qui sont pas juste des réglementations qu'on pourrait changer comme ça qui sont indispensables pour notamment préserver la biodiversité et donc on est obligé d'arrêter les centrales.
Donc peut-être qu'on devrait là aussi planifier et anticiper et pas se retrouver dans un monde dans lequel la température a augmenté de 2 2,5 ou 3°gr et on se retrouve avec la moitié du parc nucléaire qui pendant les épisodes caniculaires qui vont être sans doute multipliés par de par 3 par 4 et ben on peut plus utiliser nos dire que si vous arrivez au pouvoir vous stoppez le programme de construction de nouveaux réacteurs ah bah il faudra regarder dans quelle mesure les travaux qui ont été engagés sont engagés de manière irréversible ou pas mais s'ils sont pas engagés de manière irréversible oui je Je pense que mais pas par dogmatisme ou idéologie madame Chabo, c'est que si vous voulez faire monter en puissance les énergies renovlèves, c'est des investissements de plusieurs dizaines de milliards d'euros par an. Et donc si vous mettez ces investissements dans un programme de nouveaux réacteurs nucléaires, vous les mettez pas là. Et donc c'est la question de la priorité qui doit être posée.
Mais je rassure tout le monde ou en tout cas je précise les choses parce que j'entends beaucoup de bêtises sur les positions de la France assoumise. On n pas dit on arrive au pouvoir et toutes les centrales nucléaires qui fonctionnent aujourd'hui, on va les arrêter. Enfin, on est on ess et et je vais même vous dire euh on a conscience du fait que sur ces 10 dernières années, comme rien n'a été fait, on a perdu du temps et ça nous rend plus compliqué le fait de pouvoir se se passer du nucléaire rapidement.
On va parler budget rapidement. Juste, vous pourriez signer la pétition pas de volet, pas de loyer ? Euh oui, je pourrais.
Bon, écoutez, c'est quand même un peu c'est quand même assez extraordinaire. Euh on parle de gens, si j'ai bien compris, c'est une pétition de de gens qui sont dans le signataire plutôt dans le parc public, hein, dans le parc social, hein. Oui.
Bon, quand même là, les bailleurs ont quand même une très lourde responsabilité. Euh je veux dire en contrairement à ce que dit le président de la République qui disait qu'il aurait pu prédire, on aurait pu prédire quand même qu'il allait avoir des phénomènes caniculaires. Et donc on on a pas pensé que dans les logements sociaux, le mieux ce serait quand même d'avoir des volets ou des stors.
J'ai vu une étude qui a été faite parce que vous savez sur ce fameux débat sur la climatisation qui disait qu'on pouvait en en ayant un programme d'isolation des toits, d'installation de store ou de volet, on pouvait régler à peu près 70 % des problèmes de de de manque d'isolation des logements dans lequel il fait trop chaud l'été. Ça devrait être ça la priorité. D'abord ça et ça c'est quand même pas très compliqué à faire les volets.
Excusez-moi ça, on a inventé ça il y a quelques années quand même quoi. Mais pour tout ça, il faut aussi pas mal d'argent et vous avez vu le comité des finances publiques de Bercy qui officialise, j'allais dire le coup de rabot sur la croissance 07 au lieu de 0,9 pour l'année 2026. On dit même que le chômage pourrait atteindre 8,4 % en décembre prochain. 1 est-ce que 2026 est définitivement pour vous manuel Bompard une année noire ?
Mais le plus inquiétant c'est que le gouvernement il a pas de marge de manœuvre. Alors si il a beaucoup de marge de manœuvre, mais je je vais y venir. Mais d'abord, je vais vous dire le problème des coups de rabo, c'est que précisément on revient à la discussion qu'on avait à l'instant.
Quand vous faites des coups de rabot, vous réfléchissez pas tant long. Alors, on est dans un une semaine où on a vécu des incendies extraordinaires. Ah bah, le coup de rabo de monsieur Atal en 2024, c'est deux commandes de Canada en moins.
C'était dans le décret d'annulation des crédits. Et donc après aujourd'hui, on en paye le prix. On parle d'incendie, les coûts de rabo, ça a été le budget euh de de d'adaptation des forêts au changement climatique a été divisé par 5 en raison de leur coût de rabot.
Voilà. Donc d'abord en terme d'adaptation au changement climatique, les coûts de rabot, c'est extrêmement. Donc le gouvernement a une responsabilité dans la gestion de la crise des feu de forêt.
Il a plus qu'une responsabilité. Il a une très lourde responsabilité. Enfin, pardonnez-moi hein.
Après, je viens vraiment sur GR pour traduire ce que dit Olivier, si pas de Canader aujourd'hui, c'est parce que le gouvernement fait les mauvais choix et et a mal géré dépensé. Excusez-moi, mais monsieur Macron après sa réélection 2022 avait promis quatre nouveaux Canadaes. Il y en a combien aujourd'hui ?
Zéro. H pourquoi ? Parce que les premiers n'ont les deux premiers n'ont été commandés qu'en 2024.
Ils vont arriver en 2028 et d'autres en 2032. Pourquoi en 2032 ? parce que monsieur Atal quand il était premier ministre a annulé la commande de deux canadaires supplémentaires et donc finalement cette commande n'a eu lieu qu'en 2026 et donc ils vont arriver en 2032.
Premier problème. Deuxième problème, il n'y a pas de filière souveraine de production des Canadaires. On est obligé d'aller les commander ailleurs.
Bah peut-être que c'est peut-être une petite question quand même pour Bref, pardonnez-moi, vous me posiez une question sur la situation économique, mais je voulais dire les coups de rabot parce que c'est on en parle comme ça, mais après ça a des conséquences dans notre vie quotidienne. Deuxièmement, l'année dernière au moment du budget, je parle même pas des coups de rabot, au moment du budget, on a dit attention attention, votre budget de coupe budgétaire massive va avoir un impact sur l'économie, ça va diviser la croissance par deux. Ah ben on y est.
Donc moi, je veux bien qu'après on fasse comme si on se rappelle plus des débats qui ont eu lieu à l'époque. Mais pourquoi ? Parce que même le FMI dit que les politiques d'austérité budgétaire ralentissent l'activité économique.
Quand vous êtes dans un pays dans lequel 50 % de la croissance, elle est tirée par la consommation populaire, et ben si vous avez une politique qui se traduit par une baisse du pouvoir d'achat, bah ça fait moins d'activité économique, moins de recettes fiscal, moins moins de croissance. Ah Arlet, une question dernière notamment sur LFI et le déficit priorité ou pas, ça fait bon ménage. Oui, on est alerte rouge, c'est pas juste sur le plan climatique, c'est aussi sur le plan évidemment du déficit budgétaire. alerte effectivement vous le savez de la banque de la cour des comptes aussi du FMI.
Tout le monde dit c'est un sujet essentiel de la campagne présidentielle pas pour vous ce problème de la dette l'objectif de revenir au 3 % 2029 c'est pas dans vos c'est pas un souci. Bah moi je évidemment qu'un déficit à 5 ou 6 % c'est pas tenable. Ah ce n'est pas tenable.
Ah bah 5 ou 6 % un déficit non c'est pas tenable. Donc évidemment qu'il faut réduire le déficit. Mais ensuite la question c'est comment on réduit le déficit ? de la nécessité de la réduction du déficit imposé une coupe dans les dépenses publiques qui se traduit par le fait queon a une croissance tellement à ton baisser le déficit cette année.
On va pas le baisser. Vous augmentez les impôts, vous faites comment ? Alors attendez d'abord je vous dis donc le le problème de d'un déficit à 5 ou 6 % il existe.
La dette c'est autre chose. Attendez la dette c'est autre chose parce que s'endetter pour des investissements pour l'avenir ça à mon avis il faut le faire. D'ailleurs, peut-être que vous avez remarqué que les Allemands, dont on dit souvent qui sont plutôt des partisans de l'orthodie budgétaire viennent de décider l'année dernière un plan d'investissement de 800 milliards d'euros ou sur la mandature.
Non, je dis ça parce que quand nous on parlait d'un plan d'investissement de 200 milliards d'euros en 2022, on nous disait "Vous êtes des irresponsables, vous allez écouler le pays." Les Allemands sur une mandature proposent un plan d'investissement de 800 milliards d'euros. Ouais.
Mais qu'est-ce qu'ils disent ? parce que c'est quand même intéressant parce que pas j'ai pas l'habitude de citer les Allemands. Ils disent bah à force de faire des économies, on a détruit notre pays.
Donc je j'essaie d'être précis dans ma réponse. L'endettement pour des investissements pour préparer l'avenir, c'est indispensable aujourd'hui. Sinon, on prépare pas l'avenir et après on va se retrouver avec encore plus de difficultés.
Le déficit, c'est autre chose. Et donc pour lutter pour réduire le déficit, bah évidemment, il faut des recettes nouvelles. Et ces recettes nouvelles, c'est dans la fiscalité.
Mais dire ça, enfin c'est pas que dans la fiscalité, mais c'est en particulier dans la fiscalité. Mais dire ça, c'est pas augmenter les impôts pour tout le monde, c'est renforcer la contribution des plus riches et au contraire baisser les impôts. De mon point de vue de celles et ceux qui ont déjà vu leur pouvoir d'achat largement baisser ces dernières années, eux, il faut leur donner de l'oxygène.
Et pour ça, il faut mettre à contribution davantage celles et ceux qui eux par contre ont beaucoup profité puisque le patrimoine des 500 plus riches de ce pays a été multiplié par depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, la campagne présidentielle pour 2027, on en parle, vous nous répondez dans un instant. Manuel Bompar.
La suite dans toute franchise. La suite d'en toute franchise sur LCI avec Manuel Bompard, député LFI et coordinateur de la France insoumise, coordinateur national. Vous avez suivi sur LC bien évidemment la décision de la cour d'appel concernant Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires.
Marine Le Pen qui tout de suite se pourvoie en cassation, qui décide d'être candidate à la présidentielle et la Cour de cassation qui précise qu'elle se prononcera au plus tard début avril 2027. Un, vous dites logique normal que Marine Le Pen se défende. De bah oui, il vaudrait mieux que la Cour de cassation rende euh son sa décision se prononce avant le 18 avril.
Bon, d'abord, moi je dis que c'est pas à moi de dire à la Cour de cassation quand elle doit rendre sa sa décision. Je dis que madame Le Pen utilise les voies de recours qui sont prévues par la loi, c'est évidemment son droit. Par contre, je ne peux pas remarquer ne pas remarquer que elle se contredit par rapport à ce qu'elle avait dit précédemment puisqu'elle avait dit "En gros, j'en resterai à l'appel parce que je ne veux pas faire peser pendant la campagne présidentielle une forme d'épé de damoclè judiciaire." Alors là, c'est ce qu'elle fait puisque maintenant on ouvre une incertitude sur est-ce que la Cour de cassation va se réunir avant, pas avant et donc vous êtes sur la même ligne que ce que déclare ce matin Xar Gnafo chez Olivieron dans le Parisien aujourd'hui en France qui dit Marine Le Pen place la campagne présidentielle dans la main des alléas judiciaires.
Bah c'est pas c'est pas une histoire de ligne ça. factuel puisque il peut il peut y avoir une décision de la Cour de cassation avant l'élection présidentielle et en fonction des hypothèses de ce que déciderait la Cour de cassation, ça pourrait aboutir par exemple sur le fait que madame Le Pen se retrouve avec un bracelet électronique. Donc voilà, je je ça c'est c'est factuellement vrai de dire ça.
Maintenant je vais vous dire franchement moi j'ai pas l'intention de passer mon temps euh à commander les hypothèses de si la Cour de cassation va faire c ou ça. Je remarque que madame Le Pen défend avec le Rassemblement national un programme qui se prononce pour davantage de sévérités judiciaire contre le bracelet électronique et l'adaptation des peines parce que on parle beaucoup de bracelet électronique. Je rappelle que la condamnation en première et en seconde instance sont des condamnations à une peine de prison ferme que le bracelet électronique est une un aménagement de peine contre laquelle d'ailleurs madame Le Pen se prononce dans son propre programme.
Donc je trouve que ce sentiment si vous voulez que finalement il y aurait la justice pour tout un chacun et que madame Le Pen elle, elle aurait une justice particulière pour elle et que les règles qu'elle veut appliquer à tout le monde, elle se les applique pas à elle-même, je trouve assez choquant. Voilà, ceci étant dit, maintenant je pense que il faut aussi dénoncer le programme de Madame Le Pen qui est un programme dangereux. On y viendra peut-êtreourag judiciaires qui sont à sa disposition.
Elle utilise les moyens judiciaires qui sont à sa disposition. que c'est le peuple qui tranche. Ce sont les Français qui tranchent.
C'est la démocrou. Attendez, vous pouvez pas faire comme si madame Le Pen n'avait pas dit avant. Non, non, mais je euh voilà, donc je je je fais remarquer euh le fait que quand Madame Le Pen dit quelque chose en campagne électorale, manifestement, il faut pas la croire parce qu'elle fait l'inverse une fois qu'elle est en Au bout du compte, c'est auc de trancher en votant pour elle ou contre elle.
Ah bah, le peuple français va trancher. Va trancher. Vous avez raison.
Moi je vous savez nous on a toujours dit on ne compte pas sur les tribunaux pour battre le rassemblement national et comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon cette semaine au festival d'Avignon pour nous que ça soit monsieur Bardella il s'en fout madame Le Pen on s'en fiche assez Manuel Bompard vous craignez pas malgré tout ce contexte perturbe parasite un peu cette campagne le climat de la campagne. On a vu lors de son premier déplacement à la flèche ce constat de casserole. Est-ce que d'ailleurs les sympathisants et les filles vont aussi organiser à chacun ses déplacements ?
Attendez d'abord si le contexte perturbe la campagne présidentielle, c'est de la responsabilité de madame Le Pen elle-même qui met la campagne présidentielle dans ce contexte-là. Après, vous pouvez pas reprocher à des gens, et moi je comprends tout à fait qu'il le fassent, euh d'aller exprimer une forme de colère et d'indignation, de voir quelqu'un condamné pour avoir détourné plus de 3 millions d'euros d'argent public pour payer des majord d'hommes et des gardes du corps euh et condamné à une peine de prison ferme. Être candidat à l'élection présidentielle, je comprends quand même que ça écœur des gens et qu'ils ont envie d'exprimer le indignation.
Cette compagne risque d'être occulté par ça et qu'on parle pas du reste justement. On risque c'est pas le Oui, mais ça c'est pas enfin je veux dire il y a pas ça c'est pas un petit sujet, c'est un sujet de la campagne. C'est [raclement de gorge] pas c'est une question de fond la question de la probité de de de l'éthique de de comment on pense la justice et de savoir est-ce que la justice doit traiter différemment les puissants et l'ensemble du peuple.
Bah ça c'est quand même des questions qui sont des questions de fond. Mais évidemment que la campagne ne doit pas se faire que là-dessus. Mais en l'occurrence vous avez vu, on a parlé tout à l'heure pendant 20 minutes du changement climatique, la planification.
Nous, on a mis sur la table un certain nombre de thèmes. On a proposé ce qu'on appelle les écorégions, par exemple, pour faire en sorte que la France s'adapte euh au moment écologique que l'on vit, au défis écologique que l'on vit aujourd'hui. On a d'autres propositions, on a un programme et donc on n pas l'intention de faire la campagne que làdessus.
Disiez Manuel Bompard à la à la question d'Olivier. Oui, ça ça peut écœurer un certain nombre de de personnes. Si on regarde les sondages, bah écoutez que ça soit celui qui était sorti pour LCI de l'IFOP ou un sondage ce matin chez nos confrères de la tribune dimanche, chez nous 36 % au premier tour pour Marine Le Pen dans tous les hypothèses, dans tous les scénarios et dans l'hypothèse dans second tour face à Jean-Luc Mélenchon, 70 pour Marine Le Pen, 30 pour Jean-Luc Mélenchon.
A priori ça ne la pénalise pas, ça ne unite pas. Ça reste approuvé. Je je si vous voulez citer des sondages, il y a eu aussi d'autres sondages qui disaient par exemple que 2/3 des un/3 des sympathisants du Rassemblement national pensait que madame Le Pen devait pas être candidate.
Donc je pense qu'il y a quand même des gens que ça interpellent. Après là, vous citez ce qu'on appelle des sondages d'intention de vote. Bon bah, attendons de voir comment évoluent ces sondages d'intention de vote dans le temps, mais je vous rappelle que les sondages d'intention de faute à 1 an de l'élection présidentielle n'ont à peu près jamais prévu qui allait être le président de la République.
À peu près jamais, hein. En 2022, il y avait des sondages d'intention de vote à 4 mois de l'élection présidentielle qui disaient que ce serait madame PCRES qu' allait être présidente de la République hein. Elle a fait 5 % des voix.
Voilà. Bon, donc doucement à mon avis sur le fait qu'on utilise ces outils-là pour commenter la vie politique. Ce que j'observe, c'est que indépendamment des sondages, la campagne présidentielle qu'on a engagé avec Jean-Luc Mélenchon est en dynamique, une dynamique très importante.
On a 330000 personnes qui appuient sa candidature. Vous avez vu le meeting de Saint-Den qui je pense attesté de cette dynamique et nous on considère que cette dynamique, elle nous permet non seulement de nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle et ensuite qu'on a la possibilité de convaincre une majorité pour l'emporter au second tour. C'est notre objectif et on y travaille.
Oui, vous dites, c'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, à la fin se jouera entre eux et nous. Et vous avez entendu Marine Le Pen comme Jordan Bardella dire exactement la même chose, c'est-à-dire vous êtes la principale cible, chacun ayant choisi l'autre comme adversaire principal, se disant qu'il a une chance de gagner. Bah, c'est pas choisir son adversaire figure.
Ah bah, c'est votre cible principal et eux vous regardent aussi comme B, c'est notre cible principale parce que c'est pour moi le plus gros danger pour ce pays. Vous avez raison madame Chabot. Enfin, écoutez, parce que vous vouliez qu'on parle de proposition, quand dans son programme le Rassemblement national par exemple veut que certains français parce qu'ils ont une double nationalité ne puisse pas exercer certains emplois.
C'est une rupture absolue avec les principes d'égalité qui sont prévus dans notre République. J'ai vu ça passé inaperçu que le Rassemblement national proposait qu'aux élections professionnelles, les travailleurs qui ne sont pas de nationalité française ne puissent pas voter. Je veux dire, ça c'est quand même des choses qui sont des choses d'une gravité euh absolue quant à la question économique et sociale.
Parce que le Rassemblement national va avoir à cœur, j'imagine, pendant cette campagne de taper, il y a de quoi taper hein sur le bilan de la Macronie. Mais est-ce que vous savez que 75 % des lois votées à l'Assemblée nationale l'ont été en commun par le Rassemblement national et les Macronistes ? Alors, ils peuvent essayer de se faire passer si vous voulez comme une alternative.
La vérité c'est que 3/4 du bilan depuis 2024 des gouvernements macronistes, c'est aussi le bilan du Rassemblement national. Vous avez vu dans quelle situation ça a mis le pays. Aujourd'hui, la seule candidature de rupture dans cette situation, seule candidature d'alternative, de changement, c'est la candidature de Jean-Luc Mchon et le programme que l'on porte.
Manuel Bompard, vous écoutez la radio le matin ? Ça m'arrive la journée. RTL, ça vous dit quelque chose ? arrive aussi question d'Olivier Bombou et oui un comédien humoriste qui s'est longtemps défini comme un opposant au rassemblage national et avant même le Front National il a déclaré he qu'il est surtout un opposant à la France insoumise.
Alors il s'excuse he auprès des auditeurs mais il dit "J'ai vraiment beaucoup de mal avec ce parti avant d'affirmer je trouve LI plus dangereux que le RN peur du bordel organisé par LI." Qu'est-ce que vous lui répondez ce matin ? Je lui réponds que il se trompe et que quand on affirme des choses aussi graves, il faut les démontrer.
Et je donner quelques exemples de proposition du Rassemblement national qui me paraissaient être extrêmement dangereuses. Je mets au défi quiconque, monsieur Simoun comme qui que ce soit, de trouver dans le programme de la France insoumise des propositions, des mesures qui sont des remises en cause des principes fondamentaux qui sont les principes fondamentaux de la République française. Il y en a aucune.
Je faire gagner du temps. Il y a 800 mesures, il y en a aucune. Par contre, dans le Rassemblement national, il y en a beaucoup.
Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle alors qu'on les avait annoncé très largement victorieux en 2024, entre le deux tours de l'élection législative de 2024, quand les Français ont commencé à regarder vraiment ce qu'il y avait dans les propositions des uns et des autres, ils se sont massivement mobilisés pour les empêcher de gagner. Et donc, je pense que monsieur Semoun comme d'autres qui disent ça aujourd'hui, en vérité, je vais vous dire dans un second tour entre le Rassemblement national et la France insoumise, je prends le Paris qu'à la fin, ils voteront pour la France insoumise. Ah ouais, faites le paris là.
Ouais, bien sûr, parce que parce que il y a il y a il y a si vous voulez les les discours, les caricatures médiatiques et cetera, puis après il y a la réalité des programmes, des propositions, des engagements des uns et des autres. Euh et dans la réalité des programmes, des propositions, des engagements des uns et des autres. Aujourd'hui, le le garant de la République telle qu'elle est euh de ces principes élémentaires euh de la de la de la Constitution euh de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen face à un pouvoir qui voudra remettre en cause un certain nombre de principes de l'état de droit, ça sera Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise le programme de la France insoumise, la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, vous croyez pas qu'elle fait peur aujourd'hui ?
Non, je crois que ce qui fait peur, c'est la caricature que certains veulent faire de la Nouvelle-France. Mais la Nouvelle- France, c'est pas d'abord, c'est elle fait peur. Elle est là la Nouvelle- France, c'est factuel.
Ah, c'est pas ce que dit Marine Le Pen ce matin, a dit cette soi-disant Nouvelle-France, c'est en réalité la fin de la France telle que nous la connaissons, sa liquidation au profit d'une vision communautariste et racialiste de la société. C'est en fait de France qui s'affrontent. Mais non, mais justement encore une fois, pardonnez-moi, mais moi j'ai jamais dit que c'était de deux Frances qui s'affrontaient.
Je dis que la la Nouvelle-France est la France telle qu'elle est aujourd'hui, c'est-à-dire un un pays dans lequel euh euh la situation euh y compris interne, sociologique, démographique a a tellement bougé depuis euh euh le années 60 au moment où a été installé euh la fin des années 50 au moment où a été installé la Constitution de la 5e République, que ça pose des défis qui sont des défis nouveaux et qu'il faut un programme qui fait face à ces défis nouveaux. C'est ça notre idée de Nouvelle-Fance. La campagne, ce sera pas la France éternelle défendue par le Rassemblement national. face à la nouvelle regarder Jean-Luc Mélenchot, ça se présente comme ça dans la mesure où chacun il y a son mais excusez-moi madame Chabon, mais la France éternelle par définition, ça ne veut rien dire.
La France a toujours été euh balayée, irriguée euh de de de vagues de de cultures qui se sont mélangées et c'est comme ça et c'est une bonne chose. Et le ce pays, c'est celui-là. Madame Le Pen, pardonnez-moi, mais elle idée, elle rêve ou elle pense une une France qui n'a jamais existé.
C'est pas seulement qui n'existe pas aujourd'hui, qui n'a jamais existé. Donc, il y a pas d'opposition entre une ancienne France et une Nouvelle France. Nous, on n' jamais utilisé ce vocabulaire.
C'est Madame Le Pen qui fait. Mais par contre, Madame Le Pen, elle elle veut poser dans la population qui vit en France aujourd'hui, elle veut poser un affrontement. euh elle veut euh faire en sorte que en gros, il y ait des droits qui soient réservés qu'à une partie des Français et pas aux autres.
Encore une fois, pardonnez-moi, mais je vous le dis, mais quand vous dites que certains emplois ne peuvent pas être exercés par certains français parce qu'ils ont une double nationalité, mais c'est une rupture élémentaire avec des principes qui sont des principes d'égalité de l'ensemble des citoyens qui sont inclus dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen depuis 1789. Donc, vous voyez, en terme de éternelle, c'est pas LFI qui conflictualise plus que le Rassemblement national. Mais en fait ça ça dépend ce que ça veut dire conflictualiser.
Moi j'assume que dans une campagne présidentielle, il y a des clivages entre des propositions politiques différentes. C'est le principe de la démocratie. La démocratie, on n'est pas tous d'accord.
On propose des ça. Si c'est ça que vous appelez conflictualiser, moi je revendique le fait que le programme que je défends, il déplaît à un certain nombre de Français et de Français. J'imagine que les 13000 millionnaires qui payent aujourd'hui zéro impôts sur le revenu en France, on pas être très contents si notre programme arrive au pouvoir parce qu'ils vont se mettre à payer des impôts.
Mais c'est peut-être plutôt normal qu'il se mettent à payer des impôts. Qu'est-ce que vous en pensez ? Donc si c'est ça que vous appelez de la conflictualisation.
Bon mais moi en tout cas je souhaite un programme qui rassemble l'ensemble des Françaises et des Français sur les défis qui sont les défis qui se présentent à nous aujourd'hui. Peut-être qu'il rassemble d'autres partenaires politiques. Clémentin qui était chez vous prend acte hier de l'échec de la primaire de la gauche.
Elle renonce à être candidate et elle ouvre main la voie un soutien à Jean-Luc Mélenchon alors qu'on connaît leur désaccord. Vous lui dites ce matin Clémentine revient à la maison. C'est ça.
Elle elle fait évidemment ce qu'elle veut. Je lui dis qu'il y a 330000 personnes qui soutiennent la candidature de Jor Blancon et s'il y a des personnes supplémentaires qui veulent s'engager dans cette dans cette campagne, c'est une bonne chose. Après, je veux faire remarquer que il y a aujourd'hui des gens après le vote qui a eu lieu jeudi soir au Parti socialiste qui a tourné le dos en fait à cette idée qui de mon point de vue était mort née de de primaire euh de petitte primaire.
Euh le le Parti socialiste a en quelque sorte enterré cette définitivement cette cette primaire et il y a des gens qui réalisent à ce moment-là que le Parti socialiste et depuis euh euh la dernière élection législative de 2024 s'est engagé dans une forme de réorientation de changement d'alliance avec euh la la Macronie. Et pardonnez-moi mais ça fait longtemps qu'on le sait. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs nous-mêmes nous étions pas favorables à ce dispositif parce qu'on ne peut pas faire confiance à des gens qui ont fait la NUPES avec nous et qui l'ont détruite un an plus tard.
Ensuite ont fait le nouveau Front populaire avec nous et l'ont détruite un an plus tard pour aller sauver la Macronie et laisser passer les budgets dont on est en train de mesurer aujourd'hui les conséquences. Donc il faut de la clarté dans le combat politique. Donc vous êtes persuadé que les écologistes, que les communistes et que une grande partie des socialistes finira par revenir derrière vous.
Gen Luc Mélenchon, il paraît même que vous leur donnez se mettent à poser un ultimatum, ils ont jusqu'au mois de septembre ou octobre pour décider. Euh je suis persuadé de rien. Je me bat politiquement.
La seule chose que je peux je seule chose que je peux vous dire à madame Chabot, c'est que aujourd'hui toutes celles et ceux qui veulent être fidèles à l'esprit du nouveau Front populaire, à son programme Ouais. qui a quand même quand même arrivé à fait élire le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale en 2024 à gagner les élections. Bon, tout ça qui veut être fidèle à cet esprit à ce programme aujourd'hui ce qui porte cet esprit ce qui porte ce programme c'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon et c'est le programme que nous allons porter dans cette élection présidentielle.
Donc je dis que s'ils veulent être cohérents dans leurs engagements à mon avis évidemment c'est là que ça se passe. Dans un instant Olivier Baumo, une question sur le budget de l'armée de la défense. Juste avant on parlait le primaire Sgolen Royal le retour sans ég beaucoup d'humilité et critel pour être candidate dans la future prière socialiste.
Bah c'est le là aussi vous répondez comme Jean-Luc Mélenchon je m'en fous ou bah c'est l'affaire des socialistes de savoir qui sont les candidats dans leur primaire et qui vont désigner ou ne pas désigner. Je ne sais même pas si monsieur Gluxman va participer à la primaire qui a été taillée sur pièce pour lui. Donc là, j'ai envie de dire qu'il se débrouille.
Nous, on est en campagne. Si je peux me permettre, il y a 9 mois avant le premier tour de l'élection présidentielle, excusez-moi de vous dire que moi, j'ai plutôt envie de passer mon temps à essayer de convaincre les Françaises et les Français. 14 juillet, défilé dernier pour Emmanuel Macron en tant que chef d'État et donc un budget de la défense aussi des armées.
Oui, grosse démonstration de force sur les Champs Élysées mardi le 1er juillet. Une nouvelle rallonge budgétaire a été accordée sur le budget le budget militaire de la France. 36 milliards de plus, ça fait une enveloppe totale quand même de 436 milliards d'euros mobilisé jusqu'à 2030.
Vous avez voté contre la la France insoumise que vous nous expliquez pourquoi. Et puis si demain Jean-Luc Mélenchon était au pouvoir, ça ressemblerait quoi l'armée française ? Il y aurait moins de militaire, moins de soldats ?
Alors d'abord, on a voté contre vous avez raison et on a expliqué pourquoi. Mais je veux bien le le le refaire devant vous. Tout simplement parce que en fait normalement on devrait raisonner en partant d'abord de quelles sont nos priorités en matière de défense par là même de faire une évaluation de quels sont nos manques et à ce moment-là de décider d'investissement.
Bon ça ce serait la manière avec laquelle on devrait réfléchir si on fonctionnait de manière intelligente. Qu'est-ce qui s'est passé là en vérité ? En vérité ce qui s'est passé que le gouvernement ne veut pas admettre mais c'est quand même la réalité factuelle. vous pourrez la vérifier, c'est que monsieur Trump est venu et a dit "Écoutez, si vous voulez qu'on garde l'OTAN et que vous puissiez continuer à travailler avec moi dans cette alliance qui à mon avis une alliance périmée, il faut que vous passiez votre budget de la défense à 5 % de votre PIB." [grognement] Alors, monsieur Macron au début, monsieur Lecnu qui était ministre de la défense à l'époque a dit "Non, non, il en est pas question, ça sert à rien en fait.
C'est on a pas besoin de 5 % du PIB." Puis après, comme monsieur Trump lui a mis la pression, il a cédé, il a dit "D'accord, on va augmenter notre budget de la défense." Mais personne n'est capable de vous dire "Pourquoi Donc il y a un contexte international quand même qui est très tendu.
Il y a le front il y a l'Iran mais il y a le front ukrainien aussi. On rattrape quand même aussi le problème n'est pas le montant du budget. Le problème c'est à quoi ça sert ?
Parce que moi je vais vous dire je peux dépenser 100 milliards d'euros. Attendez écoutez-moi. Je peux défenser je peux dépenser 100 milliards d'euros acheter des arcs et des flèches et je vous promets qu'on sera pas mieux défendu que ce qu'on est aujourd'hui.
Donc le problème n'est pas le montant. Le problème c'est pourquoi faire. On nous dit qu'on a une vulnérabilité en matière par exemple de cybercriminalité.
Bon bah alors là pourquoi pas réfléchissons aux investissements qu'on fait pour être mieux protégé en matière de cybercriminalité. Mais avant de demander un montant, une enveloppe, on dit pour quoi faire. Enfin, on le fait dans n'importe quel sujet.
Pourquoi on le fait pas dans le sujet de la défense ? Donc pour répondre à votre question, à quoi ça ressemblerait ? Ça veut dire on doit être en capacité de se défendre.
Ça il y a pas de sujet. Évidemment qu'il faut être en capacité de se se défendre, mais pas question de dépenser des dizaines de milliards d'euros pour commencer à s'engager dans des dépenses militaires pour nous nous amener dans des aventures guerrières derrière les chars de monsieur Trump et des États-Unis d'Amérique. Ça, il en est pas question.
Vous pourriez revoir la loi de programmation militaire justement ? Il faudra la revoir évidemment à la baisse. Et à la baisse alors ah bah oui euh il faudra la revoir pour mettre les investissements au bon endroit. peut ça sera sans doute à la baisse, mais en fait c'est même pas à tout à fait le sujet.
Le sujet, c'est pour quoi faire, voilà. Et pas pour aller dans des guerres conventionnelles euh déclenché par Trump euh euh au quatre coins du monde parce que la France, ça n'a rien à gagner à ça. On accueille Frédéric Delpêche du service politique de TF1, LCI pour ces questions du tac auc Frédéric veut bien venir.
Questions et réponses courtes juste pendant que Frédéric s'installe. Le 14 juillet, le défilé vous vous le maintiendrez si vous arrivez au pouvoir ? Bah le 14 juillet, je rappelle que c'est c'est d'abord fêter la l'anniversaire de la prise de la Bastie, la révolution française.
Heureusement qu'on va le maintenir. Très bien. Question, je rappelle que la révolution française c'était quand même l'abolition des privilèges.
Ser bien que certains s'en rappellent. Question réponse courte Frédéric. Alors Éric Sioti a écrit au président de la FIFA pour demander une minute de silence avant la demi-finale France-Espagne le 14 juillet pour commémorer les 10 ans des attentats de Nice.
Est-ce que vous y êtes favorable ? Pourquoi pas ? Enfin, je suis pas je comprends queon est il faille commémorer et que ça soit nécessaire et et très important de commémorer ces événements.
Maintenant, je j'imagine que la FIFA euh qui quand même une organisation internationale euh va devoir faire beaucoup de minutes de silence si l'ensemble des pays dans lequels il s'est se sont déroulés des événements dramatiques l'interpellent pour lui demander une minute de silence. Mais si la FIFA accède à cette demande, ça je trouverais ça très bien. Le vote définitif de la loi fin de vie mercredi à l'Assemblée.
Alors, il y a quand même des résistances toujours. Gérard Larch qui veut saisir le Conseil constitutionnel et François Fillon qui est sorti de son silence pour demander à Emmanuel Macron de reporter l'examen pour que les Français tranchent en 2027. C'est un sujet très important, dit-il.
Il faut que ce soit validé par les Français à la présidentielle. Euh c'est un sujet important, c'est sûr. Maintenant euh on est à l'aboutissement d'une discussion parlementaire qui a quand même duré plusieurs années dans lequel il y a eu un débat dans lequel le texte d'ailleurs a été modifié pour prendre en carte en garde pour prendre garde aussi et prendre en compte euh les inquiétudes et les oppositions qui pouvaient s'exprimer.
Maintenant, je veux quand même dire aux gens qui nous écoutent une chose quand même très simple qu'il faut comprendre. Il s'agit pas de de poser une obligation, il s'agit d'ouvrir un nouveau droit, c'est-à-dire la possibilité pour quelqu'un de pouvoir avoir recours à ce nouveau droit. Je comprends tout à fait que pour des raisons spirituelles, religieuses, intimes, personnelles, on n'est pas envie d'avoir recours à ce nouveau droit.
Il y a pas de débat là-dessus. Mais on va pas empêcher quelqu'un d'autre qui ne partage pas les mêmes options spirituelles, religieuses ou intimes que vous d'y avoir recours. Alors que quand on interroge les Français sur cette proposition, il me semble que de manière très majoritaire, les gens considèrent que c'est une évolution nécessaire.
Il y a des gardes fous, on fait pas n'importe quoi, il y a des formulations qui ont été très précisément choisies, hein. Il faut que le pronostic vital soit engagé. Il faut que la maladie soit un stade avancé ou terminal.
Bon, il y a il y a des médecins qui encadrent. Donc et moi je suis favorable. Je trouve qu'on a trouvé un bon équilibre et même si je peux comprendre qu'il y a des inquiétudes, je pense que maintenant il faut adopter cette loi.
La campagne, vous en parliez, est-ce qu'il faut la poursuivre cet été ? Gabriel Tal ne va pas arrêter de faire campagne ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon doit se reposer, prendre des vacances ou est-ce qu'il sera présent pendant ce B ?
Tout le monde a le droit, tout le monde a le droit de prendre des vacances et puis je pense que les Français aussi ont peut-être avis de prendre quelques vacances. Maintenant, nous on on mènera comme on on les mène d'ailleurs chaque été. ce qu'on appelle des caravanes populaires notamment pour l'inscription sur les listes électorales.
Vous savez, il y a beaucoup de gens qui partent pas en vacances, qui ont pas la chance de pouvoir partir en vacances. C'est aussi l'occasion d'aller à leur rencontre et d'échanger avec eux. Donc nous, on fera campagne cet été.
Je mélchant mais Jean-Luc Mélenchon, il sera le 14 juillet à Pimpon en Bretagne pour prendre la parole et puis dès le 15 août, nous vous savez, on a ce qu'on appelle nos universités de rentrée, d'abord des jeunes et puis ensuite les universités de rentrée du mouvement insoumis. Donc vous savez l'été va être court. Merci beaucoup Frédéric.
Juste juste un mot Emmanuel Bompard 14 juillet match France Espagne à Dallas. Euh vous aimez le football demi-finale de la Coupe du monde. Un pronostic sur ce match ?
Oh là question dangereuse. C'est difficile de pronostiquer quand on supporte mais je vais quand même comme ça en essayant d'être objectif. Allez je vais dire 2-1 pour la France. 21 pour la France.
OK. Ah ben on vous rediffusera, on sait jamais cet extrait. Si j'ai juste sinon si vous avez juste.
Merci beaucoup Manuel Bompard. Merci Harlet. Merci Olivier Frédéric, merci à Clara Piré à l'édition et dans l'oreillette.
Merci au programmateurs, merci à vous de nous avoir suivi. Oui, c'était la dernière dans toute franchise avec Ellisabeth Martichou. On a pris beaucoup de plaisir à animer cette émission.
La saison prochaine, bah vous le savez, elle s'annonce dense, riche, passionnante. On vous dit donc à très vite. D'ici là, bonnes vacances.
Vivent la politique bien sûr sur LCI.
Manuel Bompard