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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 23 février 2023 44 minContradictoireMixteRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Mélenchon fracture la gauche

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes déçu aujourd'hui ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous cette mauvaise passe ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut imaginer ce que serait la gauche sans Mélenchon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00JournalisteChiffre
    « près de 20 000 morts et blessés »
  • 5:00InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon avait réussi à rassembler l'essentiel de la gauche »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous quotidien de débat et de reportage sur Public Sénat comme tous les soirs du lundi au jeudi à 18h et 22h on donne du sens à l'actualité grâce à nos experts et voici le sommaire de ce 23 février Jean-Luc Mélenchon est-il en train de fracturer la gauche la stratégie de LFI sur la réforme des retraites a fini par lasser ses alliés politiques et exaspéré les leaders syndicaux on va décortiquer les raisons de l'isolement de celui qui rassemblait son camp il y a 10 mois seulement avec près de 7 millions de voix à la présidentielle et puis pour notre second débat on continue de faire le bilan d'un an de guerre en Ukraine un conflit qui frappe aussi les civils près de 20 000 morts et blessés comment peux-tu te sentir bien quand quelqu'un meurt tous les jours quand mes amis dans d'autres villes écrivent qu'ici une bombe est tombée que là-bas quelqu'un est mort que là-bas un camarade de classe a été tué comment peux-tu te sentir bien bien sûr ça n'est pas agréable mais la vie continue et il faut continuer à vivre la situation militaire est-elle figée aujourd'hui quel armes occidentales sont livrées en ce moment quels sont les ressorts de l'extraordinaire résistant ukrainienne réponse dans trois quarts d'heure mais d'abord quand Jean-Luc Mélenchon sème la zizanie dernier épisode le conseil politique des insoumis appelle solennellement les sénateurs de la nu pas faire à tout faire pour empêcher l'adoption de la retraite à 64 ans comment vous dire ils n'ont pas vraiment apprécié la leçon d'opposition Hugo Lemonnier il n'a plus de mandat mais reste omniprésent Jean-Luc Mélenchon continue de concentrer les critiques adressées à la France insoumise exemple lorsque elle est fit demande au sénateur de gauche de tout faire pour empêcher l'adoption de la retraite à 7 ans la réaction est immédiate dans les rangs socialistes nous n'avons rien demandé à Jean-Luc Mélenchon et nous l'avons pas attendu nous ne sommes pas non plus des idiots qui attend donc son oracle tombe nous regardons par contre comment être le plus utile possible pour accompagner et soutenir le mouvement social la stratégie d'obstruction adoptée par la France insoumise à l'Assemblée à laisser des traces au sein de la nupesse en témoigne l'embarras de la députée écologiste Sandrine Rousseau je n'ai pas partagé je ne suis pas certaine qu'on puisse mener un combat comme aussi important que celui des retraites en étant sur une stratégie qui soit isolée parce que le que ce soit Philippe Martinez ou Laurent Berger ou nous au sein de nanux nous avions pour idée d'aller à cet article 7 d'en discuter puisque c'était le cœur de la réforme et que probablement nous le devions quand même aux citoyens citoyens du côté des organisations syndicales colère froide de Laurent Berger il y a des millions de citoyens de travailleurs qui manifestent plusieurs jours durant contre le rapport de l'âge principalement à 64 ans et la représentation nationale ne débat pas de ce sujet là c'est un double problème je vous dis le premier problème c'est un délai contraint on peut pas avoir un délai contraint en termes de procédure parlementaire sur un sujet aussi important que les que ce que cette réforme de retraite le deuxième problème c'est le comportement de certains députés notamment de la France insoumise qui ont considéré que l'obstruction était plus contre la vie de tous les organisations syndicales étaient plus bénéfiques que d'aller à l'article 7 en réaction Jean-Luc Mélenchon a appelé à oublier des propos diviseurs remercions les députés qui ont de la retraite à 64 ans [Musique] soutenez Jean-Luc Mélenchon il y avait eu cette une la gauche c'est lui si je me souviens bien en effet est-ce que vous êtes déçu aujourd'hui déçu non enfin je peux pas vraiment dire ça parce que pour être déçu faut tout attendre pour beaucoup attendre Jean-Luc Mélenchon avait réussi à rassembler l'essentiel de la gauche et c'est pour ça qu'on l'avait d'ailleurs soutenu à l'époque parce qu'il était le candidat qui s'imposait à toute la gauche mais on sait quand même pour ceux qui suivent la vie politique que Jean-Luc Mélenchon est quand même à Monsieur tréversatile et que il change de point de vue il y a 8 ans il y a 10 ans il quitte le parti socialiste pour créer le Parti de Gauche et maintenant il a Goni et les parties et la gauche il revendique le bruit et la fureur et en même temps il se prévaut de Jaurès et de Mitterrand c'est à dire qu'en fait il manie les choses au gré du vent au gré des circonstances avec assez peu de Constance là en ce moment il est comme en 2017 à l'issue des élections où il avait rassemblé déjà beaucoup de monde 18%, il est dans une politique de rupture et de clash il nettoie une étoile paysage une étoile paysage il a dégagé on ne se souvient il y a quelques semaines quelques mois tous ceux qui à l'intérieur du parti n'étaient pas forcément ses opposants mais simplement risqué de lui faire ombre pour sa stratégie personnelle de retour aux affaires au premier plan et donc Raquel Garrido Alexis Corbière Ruffin clémentinota Coquerel en ont fait des frais et maintenant c'est avec les alliés entre guillemets de la nupes qu'il est très très indélicat et avec l'ensemble des syndicats aussi donc c'est un monsieur qui échangeant et des fois il rassemble et des fois ils clivent et là il est dans une séquence il clean vrai X avec qui comment vous analysez cette cette mauvaise passe est-ce que il y a une stratégie Mélenchon effectivement il y a peut-être des comment dire des tactiques et par contre une stratégie constante c'est quand même assez peu lisible enfin ça dépend si on parle que de la stratégie à propos de la réforme des retraites on est en plus général plus généralement ce qui est curieux c'est que Jean-Luc Mélenchon a décidé de ne pas se représenter aux élections législatives donc se mettre en retrait et de ne pas être en mesure de peser en tout cas directement sur l'organisation de son groupe au moment même où son groupe passe quand même rappelons-le de 15 à 75 députés ça multiplication par 5 c'est quand même très très important on n'est plus dans la même configuration l'autre ambiguïté c'est que vous vous souvenez que peu après l'élection présidentielle annoncée qu'il ne brillerait pas à nouveau mandat en tout cas une quatrième candidature laissant le soin au fond à son organisation de faire naître un peu je ne sais pas comment à nouveau ou une nouvelle leader donc là tout en restant présent au fond il brouille le message c'est-à-dire qu'on ne sait pas très très bien finalement quel est son statut est-ce que ça doit être un grand sage qui prend du recul ou est-ce que ça doit être quelqu'un qui doit continuer à intervenir donc effectivement cette versatilité moi je la je la lis pas en fonction de la psychologie de Mélenchon mais par rapport à la difficulté qu'il a finalement de bien savoir ce qu'il veut c'est à dire et je pense que ce qui s'est passé aussi ces derniers mois c'est qu'il a un peu perdu le contrôle quand même sur son groupe il y a eu l'affaire Catena ce qu'il a quand même considérablement affaibli puisque c'était son poulain il a ensuite essayé de pousser Emmanuel Bompard à prendre la suite mais il était beaucoup moins consensuel beaucoup des nouveaux députés élus sous la bannière LFI ne sont pas aussi redevables que les la première génération vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon ils ont été élus grâce à la nupesse il le savent ils ont pas été élus simplement parce que Mélenchon a fait un bon score élection présidentielle parce que ils étaient candidat uniques ils ont bénéficié et je pense qu'il y a moins cette comment dire cette soumission cette dévotion qui avait avant et Jean-Luc Mélenchon le sang sans doute et donc essaye malgré tout de de peser pied un troisième problème qui est un problème constant depuis très longtemps avec les filles et Jean-Luc Mélenchon c'est son rapport aux organisations syndicales alors ça on y reviendra donc [Musique] au cœur aussi de la de la polémique on est de cette séquence et de cette séquence évidemment et ça on y reviendra en détail Pascal Perrino effectivement le c'est plus difficile bah c'est un peu basique ce que je vais dire mais de peser sur un groupe quand on y siège pas si enfin voilà si on parle de de la relation de pouvoir entre Jean-Luc Mélenchon et les députés ne serait-ce que seulement les députés elle est fille déjà c'est c'est une vraie erreur stratégique qu'il a qui l'a certainement une erreur stratégique de ne pas s'être représenté parce que on l'a vu dans le débat sur la réforme des retraites ça s'est passé c'est beaucoup dans la rue mais ça c'est beaucoup passé également à l'Assemblée nationale et donc la voix de Mélenchon n'était qu'une voie indirecte et on avait l'impression qu'il était toujours à la marge en train de corriger telle ou telle attitude de telle ou tel député du groupe mais surtout je crois que Jean-Luc Mélenchon a fait croire à la lune il a fait croire à la lune il a fait croire que la gauche était puissante en France la gauche quand vous prenez ça sous la 5e République c'est une de ces périodes les plus affaiblies quand vous regardez les enquêtes de pignon aujourd'hui à peu près un français sur 400 de gauche donc on a on est dans un niveau extrêmement bas pour la gauche il a fait croire qu'il y avait une union de la gauche mais la nuit pèse c'est pas une union de la gauche une union de la gauche c'est quand toutes les familles ont une capacité à présenter leurs candidats et ensuite au second tour les électeurs de gauche vont vers le candidat qui a été choisi au premier tour par ce qu'on appelait jadis le peuple de gauche là du peste c'est quoi c'est une mise sous influence de la France insoumise des appareils traditionnels de la gauche le Parti socialiste et et donc il était inévitable que tout ça j'allais dire éclate bien sûr les socialistes reprennent les socialistes attendaient ils se retrouvent pas du tout dans les trois quarts des positions des défis même chose pour les écologistes donc chacun reprend reprend ses billes et d'ailleurs c'était sensible dès le début quand les socialistes et les écologistes ont dit mais n'est pas question d'un groupe unique nups nous vous avons chacun notre groupe puis un vague intergroupe qui qui est là juste pour la pour la façade et pour la cosmétique donc Jean-Luc Mélenchon voilà il a fait croire aussi qu'il était qui pouvait devenir Premier ministre enfin tout le monde savait très bien à commencer par lui qui n'était pas question qu'ils deviennent Premier ministre donc ça fait beaucoup d'illusions pour cette gauche et puis c'est une couche tout à fait particulière parce que la gauche elle s'est toujours rassemblée quand il y avait un centre de gravité à cette gauche et centre de gravité c'est elle partie soci et puis avant le Parti radical est radical socialiste sous la Troisième République là voilà c'est une gauche à l'extrême des familles de la gauche et il y a jamais eu d'union durable quand c'est un parti extrême qui voilà cherche à organiser le combat de l'ensemble de la gauche on va y revenir évidemment mais je voudrais avec vous Mathilde qu'on s'intéresse peut-être un peu plus à la à la personnalité de gens du Mélenchon comment vous expliquer ce désamour croissant de la gauche vis-à-vis de lui alors nous assistons Thomas à une sorte de démêlant sonisation des esprits j'ai réussi à le dire vous aimez le risque parce que ce écrire ça dans sa chronique c'était c'était aux et bravo en quelques sortes un processus qui pourrait prendre de l'ampleur et qui révèle les faiblesses d'un chef de partie on l'a dit en perte de vitesse il faut dire que le triple candidat à la présidentielle est capable des meilleurs coups de génie on se souvient de sa formule Élisée moi Premier ministre au sortir de la présidentielle comme des pires coups de sang la République c'est moi c'était en 2018 on s'en souvient Jean-Luc Mélenchon c'est la démographie la démocratie et le peuple en étendard tout en gérant son parti plus ou moins comme une dictature et pour comprendre ces dérives il faut aller voir du côté de ses inspirations l'insoumis en chef aime les leaders charismatiques autoritaires on trouve dans son panthéon personnel Robespierre évidemment mais aussi l'ancien président du Venezuela Hugo Chavez ou encore fidèle Castro j'en ai fait Longchamp est favorable à l'Union à condition bien sûr qu'elle soit à son service or si la réussite à bâtir la nuque une alliance électorale bien fragile il a commis l'erreur on l'a dit de se placer en surplomb de ne pas se représenter et tout en voulant continuant à tirer les ficelles à l'Assemblée et difficile en réalité d'imposer sa ligne à coup de tweets et résultat la nu plus échappe et même son propre groupe de 75 députés insoumis alors est-ce qu'on peut imaginer ce que serait elle est fille et la gauche sans Mélenchon alors on imagine que Jean-Luc Mélenchon va tout faire pour tenter de retrouver le contrôle on sait qu'il a de la ressource mais il doit désormais gérer des frondeurs la rupture avec Alexis Corbière un historique de sa garde rapprochée en elle l'illustration il entretient le doute aussi sur une quatrième candidature en 2017 mais en réalité 2027 pardon autour vers le futur en fait c'est un petit peu ça et en réalité on voit bien que sa succession est dans toutes les têtes c'est François Ruffin qui dit qu'il n'exclut pas de se présenter un jour Clémentine autant qui a fait savoir qu'elle serait partie prenante pour la prochaine élection présidentielle et à gauche il n'a plus le monopole de la radicalité en témoigne la place caprice Sandrine Rousseau qui d'ailleurs n'hésite plus à le défier on écoute Sandrine je pense qu'il va que ça signe un peu la fin d'un acte 1 de la nuit Pesse qui a fonctionné jusqu'à présent qui était issu de l'élection présidentielle et que maintenant nous passons nous devons passer à un acte 2 lequel acte 2 doit être fait essentiellement enfin d'abord à mon avis au sein de l'assemblée et puis après on verra ce que les parties souhaitent faire mais en tous les cas au sein de l'assemblée je pense qu'il va falloir revoir en effet comment manière dont nous fonctionnons en faisant en sorte qu'il y ait une coordination qui prenne des décisions avec des quelque chose qui soit beaucoup plus finalement claire et démocratique j'ai envie de dire si au sein de la nuque c'est pas une question d'hégémonie c'est une question de vouloir continuer sur la ligne de LFI elle est finie enfin je pense qu'il y a une différence entre LFI et la nuance voilà cette hégémonie alors reste à savoir si c'est la gauche contestataire et protestataire qui la conservera ou au contraire si le retrait du tribun Mélenchon petit à petit ouvrira un nouvel espace pour la gauche et notamment la gauche de gouvernement et permet pour permettre le retour d'une offre plutôt sociale démocrate c'est le pari par exemple d'un Bernard Cazeneuve merci beaucoup Mathilde Catherine tricot est-ce que Sandrine Rousseau combien l'entendre elle incarne pas finalement la nouvelle forme de radicalité plus moderne que celle de Jean-Luc Mélenchon certainement c'est pas tout à fait sur les mêmes sont les mêmes sujets mais moi vous avez donc vous avez pas dans votre chronique complémentaire aussi sont d'autres façons de d'incarner une certaine radicalité ce que je crois c'est que Jean-Luc Mélenchon a réussi à rassembler 22% sur son nom pas sur une ligne justement de bruit et de fureur c'est précisément parce que c'est un caméléon qui est capable de se mettre dans la position du rassembleur de toute la gauche vous avez raison de dire que la gauche est très faible mais même dans cette faiblesse c'est lui qui a réussi sur une position relativement claire de rupture avec le bilan de de Hollande quand bien même ça ferait de la peine à Bernard Cazeneuve c'est quand même plutôt sur ce point-là que la gauche se retrouve aujourd'hui en gommant un peu ce que vous dites le bruit et la fureur pendant sa campagne présidentielle c'est très clairement la campagne de l'élection présidentielle n'était pas n'était pas du tout à l'image du comportement des députés à l'A nationale enfin c'était il a été très comme d'habitude très pédagogique sur les plateaux il était sur son habit de sénateur on va dire qu'il a été quand même pendant 30 ans il est il sait être je dirais un homme de la République française mais il sait aussi sans écarter ou quand il décide de son écarter et là il a très clairement choisi d'être dans une position de colère et de rupture et il recommence sur la colère et la rupture à l'égard de tous ses partenaires à l'égard des journaux des journalistes la dernière toujours été plus ou moins pendant laquelle pendant la nuit exactement pendant la campagne des présidentielles des témoins désagréable tandis que la dernière émission de sur BFM il est arrivé la première minute il a commencé à engueuler tout le plateau quoi il n'était pas assis que c'était déjà la crise donc je veux dire c'est on voit bien qu'il est dans des dans vraiment dans des oscillations qui correspondent et à ses hésitations et à son appréciation du moment c'est à dire ce qu'il pense être l'état d'esprit du pays comment ils pensent qu'il doit le représenter à ce moment là il sait bien que l'élection présidentielle il faut être crédible et là il pense que le pays est en colère et en éruption qu'il est on est au bord de d'une révolution en France et que donc lui se veut être dans cette dans en situation d'être présent à dans ce cas-là je sais pas si la raison mais en tout cas c'est ça son son impression je rappelle le score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de cette présidentielle c'était il y a un peu plus de 10 mois 7 millions 800 000 voix près de 7 millions 800 00021,95% des voix est-ce qu'on peut dire Frédéric salviki que il a dilapidé cet espoir où est-ce que c'était une faux un faux score parce que il y a eu beaucoup de de on va dire de vote par par défaut ou de vote efficace de la part des électeurs de gauche oui je me suis déjà le cas en 2017 donc vous souvenez qu'entre 2017 et 2022 LFI a eu beaucoup de contre-performance électorales qui ont suivi et néanmoins Jean-Luc Mélenchon et c'est aussi comme ça que ce s'imagine disons la situation beaucoup de son entourage a quand même réussi à faire mieux que il avait fait en 2017 donc finalement et après la République c'est moi pardon sur ce plateau on aurait dit l'avenir de Jean-Luc Mélenchon on peut disons trouver un certain nombre de raisons qui font que ils pensent que cette stratégie alternative entre une fois on pourrait dire le tribunal populiste et puis plutôt le rassembleur de la gauche et quelque chose qui finalement ne nuit pas à son capital électoral bon alors aujourd'hui la situation est différente parce que c'est d'abord ça serait ça serait il a déjà été candidats on l'a rappelé trois fois une quatrième fois il a pris de l'âge il est plus en position au Parlement d'être le porte-parole officiel finalement dans les des dans les dans les débats et malgré malgré tout il a même si c'est sur un capital électoral faible il a redonné des couleurs assez partenaires c'est à dire que les écologistes n'auraient pas eu un groupe d'une vingtaine de députés s'il y avait pas eu l'accord de laupestres je ne suis pas sûr que les socialistes aient réussi à sauver bon ça peut se discuter un groupe de 30 les communistes etc donc et ça a été la condition du rassemblement maintenant effectivement j'allais dire c'est parti sont beaucoup plus qui ne l'était en 2017 en situation de lui contester le leadership et bon je pense que la la le caractère cyclothymique de ses positions vise à réasseoir à chaque fois finalement ça suprématie et il faut dire que pour l'instant on a évoqué des nombres enfin on voit pas très bien aujourd'hui à gauche y compris au sein du Parti socialiste quel que soit les vérités de Bernard Cazeneuve on peut pas dire que ça déchaîne les comment dire l'engouement même s'il y a quelques Présidents de Conseils généraux ou maire de ville socialistes qui s'y rattachent enfin on voit bien qu'il y a quand même un vide quoi on voit pas on a du mal à imaginer qui homme ou femme pourrait dire heureusement c'est dans quatre ans mais bon bah non parce qu'une présidentielle ça se passe on va dire Emmanuel Macron a réussi ce hold-up en s'y préparant deux ans à l'avance mais enfin vu la situation situation politique très fragile dans laquelle et la gauche vu la nécessité quand même dans laquelle elle serait de proposer un projet crédible et rassembleur bah on voit pas très très bien effectivement qui pourrait encore aujourd'hui lui faire de l'ombre donc je n'entrerai pas forcément trop vite Jean-Luc Mélenchon non pas à cause de ses qualités intrinsèques mais aussi à cause de l'extrême faiblesse et division des autres parties et on a vu que les parties socialistes avaient pas vraiment donné l'exemple du rassemblement quant aux écologistes on peut leur faire confiance quand même sur leur grande capacité aussi à continuer de se déchirer il y a que le Parti communiste qui est réussi à rassembler derrière le leader mais enfin on imagine difficilement Roussel pouvant disons incarner un rassemblement à gauche dans la perspective présidentielle je pense quand même que la question de l'avenir de l'après Mélenchon est une question ouverte c'est à dire qu'elle de toute façon elle est ouverte par nécessité que ça nous plaise ou pas nous sommes mortels et même lui donc il y a un moment donné ça va s'arrêter cette affaire donc il va bien falloir qu'il y ait une suite et je pense quand même qu'un certain nombre de gens s'y préparent et cette stratégie de se préparer à la suite je pense qu'ils intègrent le fait qu'il va faut rassembler toute la gauche c'est à dire que quand on voit le positionnement de François Ruffin ou de Clémentine Autain on voit bien que il a passé une petite étape encore cette semaine en étant un peu plus précise sur l'ambition présidentielle de leur point de vue c'est aussi à qui il s'adresse parce que je veux dire c'est que quand François refuin dit je suis social-démocrate en fait social et démocrate ça veut pas dire qu'il est socialiste évidemment mais néanmoins il a fait un clin d'oeil assez fort assez appuyé au-delà des rives de la France insoumise Clémentine Autain elle fait aussi elle fait ses appels du côté des féministes et elles vont voilà on peut dire que l'un et l'autre cherche à dépasser le les frontières de la France insoumise pour préparer une alternative à Jean-Luc Mélenchon en 2027 aussi évidemment une question de d'espace politique alors Jean-Luc Mélenchon il a depuis 24 heures rajoutées à la liste de ses alliés exaspéré on va dire ça comme ça la sénatoriale moi je suis pas sûr que ils étaient pas déjà un peu exaspéré avant mais bref le conseil politique des insoumis a appelé solennellement les sénateurs de la nupa je les cite un tout faire pour empêcher l'adoption de la retraite à 64 ans réaction de la sénatrice socialiste de l'Oise Laurence Rossignol sur Twitter voilà ce qui nous manquait pour le débat retraite les consignes de LFI au sénateur de gauche au Sénat enigot à l'ancienne heureusement qu'ils sont là pour nous dire de nous opposer on y aurait pas penser nous-mêmes manuel Bompard coordinateur de LFI à tenté de déminer c'était lors d'une conférence de prière soit en l'écoute la France insoumise n'a pas de groupe au Sénat et donc nous pensons que puisque nous sommes dans une alliance qui s'appelle la nupes et que les trois autres composantes politiques qui participent de la nups ont des groupes au Sénat il est de notre responsabilité de leur indiquer quelle est notre regard sur la situation et il s'agit pas de donner des leçons à qui que ce soit chaque groupe au Sénat est autonome et il prendra les décisions qu'il l'entend alors bon on va aller à la source grâce à Tam traduis qui peut nous sur ce plateau bonsoir Tam et bienvenue puisque vous l'avez nous expliquer comment la gauche sénatoriale va s'opposer à cette réforme des retraites fermement frontalement au projet du gouvernement qui est soutenu au Sénat par la droite et le centre mais sa stratégie elle sera bien plus mesurée que celle que l'on a pu voir à l'Assemblée nationale à l'Assemblée rappelez-vous il y avait eu 20 000 amendements qui avaient été déposé attendez-vous à quasiment 10 fois moins au Sénat puisque les trois groupes de gauche socialistes écologistes communistes prévoient de déposer autour de 1500 2000 amendements auxquels il faudra aussi ajouter quelques centaines d'amendements de la part de la droite et du centre et en plus de ça ils vont aussi défendre toutes les motion de procédure possible et prévues ce sont les moments où les groupes demandent à ce que le texte ne soit pas débattu soit parce qu'il le juge par exemple contraire à la Constitution ou soit parce que par exemple il demande un référendum et bien ces motion Elle va être tout à tour défendues par les groupes les deux mis à jour d'examen mais il n'y a absolument aucun suspense elles vont être rejetées et donc le Sénat va ensuite débattre du projet de loi et ça fera plaisir au leader syndicaux le Sénat va enfin débattre de l'article 7 l'article central de cette réforme de l'opposition ne veulent pas du tout du scénario qui s'est déroulé au Palais Bourbon ils veulent à tout prix débattre du report de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans et ils vont pour cela et bien coordonner leur action d'ailleurs la semaine prochaine ils annoncent déjà une fée conférence de presse commune qui aura lieu d'ailleurs mercredi car il faut dire qu'il faut aussi viser finement il faut débattre de l'article 7 mais après la mobilisation du 7 mars c'est ça tout l'enjeu la mobilisation du 7 mars cette grande journée de blocage qui est déjà annoncé par les syndicats depuis plusieurs semaines la gauche natoriale ne veut surtout pas que l'article 7 soit débattu est vraisemblablement adopté par le Sénat ou je le rappelle la majorité du droit et du centre et bien vote le report de l'âge déjà depuis cinq ans dans l'hémicycle ils veulent pas donc qu'il y ait l'adoption de ce texte avant que ce qui s'annonce comme une démonstration de force vous imaginez bien sûr le coût que ça ferait au moral des troubles dans la rue si l'article contre lequel il se battent est adopté avant que les cortèges se mettent en marche et surtout les sénateurs de gauche veulent pour la plupart ne pas aller jusqu'au bout du texte ils ne veulent pas de vote finale il devrait donc aussi utiliser toutes les armes possibles pour ralentir ensuite l'examen du projet de loi outre les amendements où vous avez bien les prises de parole vous avez les rappels au règlement vous avez les demandes de scrutin public bref ils vont faire de l'obstruction plus soft qu'à l'Assemblée mais de l'obstruction quand même est-ce qu'ils vont arriver à leur fin de pas voter sur l'ensemble du texte alors franchement j'ai pas de boule de cristal j'y mettrai pas ma main à couper le gouvernement et la majorité sénatoriale ont aussi leur disposition des outils en revanche pour accélérer le débat par exemple en 2010 lors de l'examen de la réforme des retraites qui avait permis de reporter l'âge légal de départ de 60 à 62 ans le gouvernement avait fini par utiliser la procédure du vote bloqué le débat au Sénat c'était enlisé sur trois semaines et le gouvernement avait fini par demander au sénateur de ce prononcer par un seul vote sur la fin du texte en ne retenant que les amendements qu'ils voulaient et ça c'est encore possible sur ce texte vous avez aussi les armes à la main de la majorité sénatoriale par exemple l'article 38 du Règlement du Sénat qui permet d'écourter très fortement les débats en obligeant à voter sur un article ou un texte même à main levée et ça seulement après que l'orateur de l'opposition aura appris la parole enfin il faut deux orateurs de l'opposition qui prennent la parole vous avez aussi encore un autre article on a regardé tout le règlement du Sénat c'est l'article 47.2 qui permet d'attribuer un temps défini à chaque groupe bref il y a tous les outils techniques à disposition pour faire adopter ce projet de loi mais il y a une donnée qui ne figure nulle part dans le règlement du Sénat c'est l'effet qu'aurait le Rec à ses procédures sur les nombreux Français opposés à la réforme est-ce que là cela ne risque pas d'envenimer la situation bref heureusement la politique et bien ce n'est pas seulement de la technique et de la guérilla parlementaire merci beaucoup tant pour toutes ces explications des rentrées effectivement dans le dans les arcanes du fonctionnement de du Sénat et ça nous projette vers ce que sera notre antenne dans les dans les jours où les 11 jours où le texte sera examiné puisque on va vraiment donner une large part à l'examen de ce texte parce qu'elle Perrineau ça va faire du bien peut-être de parler du fond on peut aussi dire ça ça va faire du bien certainement de parler du fond et ça va faire du bien aussi de voir une assemblée parlementaire arriver à nouer un débat démocratique ce qui n'a pas été le cas à l'Assemblée nationale où l'Assemblée nationale a été transformé j'allais dire en lieu de guérilla et pas nouveau c'est déjà arrivé dans notre Histoire parlementaire oui bien sûr c'est pas la première fois avec beaucoup plus d'abandonnements l'ange d'amendement etc mais là il y avait une certaine j'allais dire attitude de nombre de députés de LFI qui montrait véritablement qu'il n'en avait rien à cirer de ce lieu de la représentation nationale qu'est l'Assemblée nationale le recours aux injures étaient en particulier tout même montrait que une partie de ce personnel n'a pas l'habitude d'être dans des assemblées élues et fonctionne donc avec complètement d'autres réactions un autre logiciel ils ne savent pas très bien ce que c'est que de représenter le peuple et il considère assez souvent quand vous écoutez parfois certains jeunes députés de LFI que la véritable démocratie au fond c'est la rue ça n'est pas une assemblée élue et je crois que pour essayer de bien comprendre cette culture de éléphant il faut bien comprendre que dans la gauche française il y a plusieurs cultures et il y a une culture en particulier qu'on pourrait appeler mouvementiste qui considère que au fond le lieu essentiel de la démocratie ce sont les manifestations c'est la rue ça n'est pas du tout l'Assemblée nationale ou le Sénat on connaît ça d'ailleurs dans j'allais dire ce que le marxisme distinguait jadis quand il distinguait la démocratie formelle et la démocratie réelle au fond le lieu des assemblées cela démocratie formelle ça n'est pas très intéressant il y a des lieux qui sont beaucoup plus significatifs de ce qu'ils appelaient la démocratie la démocratie réelle et je crois que chez Mélenchon chez nombre de députés de la France insoumise c'est là qu'il y a cette culture qu'on ne retrouve pas du tout de la même manière parmi les élus socialistes on a vu les réactions des élus socialistes ou même parmi les élus écologistes et ça pose évidemment la question de la du fonctionnement démocratique du parti elle est fille lui-même question posée par clémentinottin tiens regardé à la Une de Libération elle fait partie de celles et ceux qui demande plus de démocratie à la France insoumise elle l'avait également exprimé sur France Info on écoute la députée de Seine-Saint-Denis je pense qu'il faut avancer vers davantage de délibération collective il faut donner plus de moyens au groupe d'action et il faut faire vivre un état d'esprit qui est l'état d'esprit du plus réaliste donc c'est pas le cas aujourd'hui je pense qu'on peut progresser clairement oui on peut progresser sur ces sujets Catherine tricot est-ce que on l'a évoqué mais très vite est-ce que l'affaire katnas a été une rupture interne au sein du parti LFI je le crois pas seulement pour l'objet lui-même c'est-à-dire que c'est aussi Jean-Luc Mélenchon a exigé un absolu discipline autour de sa position c'est-à-dire que il je pense qu'il n'a pas compris le moment politique le moment social il ne comprend pas qu'il n'est plus possible de soutenir comme il l'a fait un député qui file débat face à sa femme ça paraît pas possible mais il n'a pas compris que des députés disent non ça c'est le point de limite on ne le fera pas et donc là Jean-Luc Mélenchon il exige une absolue fidélité à ses ordres et je voudrais revenir un instant sur ce qui s'est passé cette semaine de que raconte le Figaro c'est que mardi les députés de la France insoumise avaient voté majoritairement pour retirer leurs amendements de façon à ce qu'on puisse aller à la discussion de l'article 7 mais très majoritairement et Jean-Luc Mélenchon n'en a pas été satisfait donc il a fait reconvoquer le groupe pour obtenir un nouveau vote qui a inversé jusqu'à ce que vous soyez d'accord avec moi grosso modo exactement et ben ça ça n'est pas possible quoi je veux dire je pense que c'est c'est l'affaire catenens elle est révélatrice aussi de quelqu'un qui dirige de l'extérieur mais qui dirige d'une main de fer et on est avec moi où on est contre moi c'est-à-dire Jean-Luc Mélenchon est quand même quelqu'un qui exige absolu fidélité en politique ça ne peut pas fonctionner comme ça parce que on est dans un moment compliqué donc il y a besoin d'avoir une certaine liberté il faut que ça puisse respirer il faut que ça puisse discuter si ça ne discute pas ça va forcément dans le ravin à un moment donné quand bien même Jean-Luc Mélenchon serait super génial il est forcément on ne peut pas diriger seul une organisation et prétendre en plus diriger un pays comme la France simplement sur une technique je dirais d'un autoritarisme comme celle qu'il fait qu'il pratique se débarrasser de ses plus fidèles soutient comme enfin Coquerel Corbières concret des garridos sont quand même notamment Garrido et Corbières étaient avec eux au Parti socialiste c'est le point de rupture ah mais c'est accroît franchement c'est incroyable ce qui vient de se passer et ce sont des gens qui ont qui l'ont accompagné dans toute sa dans toute sa ces batailles et là d'un seul coup il leur a dit dehors je veux dire ils ont totalement surpris et même à l'égard de ses plus proches il exige absolu fidélité et si il y a le moindre doute non parce que moi je pense c'est que il y avait quand même un sens politique là pour moi ça ne fait pas sens politique voilà ce que je veux dire c'est que il y a quelque chose d'absurde à imaginer qu'on peut devenir président de la République Premier ministre chef de l'opposition en se comportant de cette manière à l'égard de tous un mot rapide oui extrêmement rapide c'est vrai que ça semble complètement absurde son attitude mais enfin quand vous regardez les cultures partisanes des différentes formations de la gauche de la gauche il y a beaucoup plus d'organisation qui sont des organisations autoritaires qui fonctionnent au culte du chef que d'organisation que d'organisation à écouter aussi pendant des années c'était pas le lieu même de la démocratie partisane et les filles au fond de la personnalisation [Musique] les modèles on le citait tout à l'heure les modèles de Jean-Luc Mélenchon sont eux-mêmes tout à fait particuliers Chavez Castro je veux dire on est on n'est pas au coeur d'une démocratie pluraliste Frédéric savity il y a un bon un autre exemple qui était cité je crois que c'était par nos confrères du Parisien Aujourd'hui en France qui raconte l'histoire de la journée du 16 février il y a un meeting de Jean-Luc Mélenchon à Montpellier qui qui est financé par EFI et le même jour et qui est organisé c'est ça qui est important le même jour à la même heure que le meeting de clémentinotta OTA Corbières etc qui lui sera pas financé par le parti donc enfin voilà c'est c'est c'est quoi c'est la démonstration que les filles d'abord qu'on parle de culture partisane mais dans le cas de LFI il y a pas de culture partisane parce que pour l'instant il y a pas de partie c'est que c'est presque revendiqué on a une organisation j'ai un trait la bile qui est essentiellement une société de cours c'est comme ça que ça c'est construit autour de la personnalité de Mélenchon qui apporte tout le crédit ou l'essentiel du crédit au parti puisque c'est grâce à son score élection présidentielle que derrière il peut y avoir des députés élus derrière il peut avoir des financements etc et donc elle est fille a refusé après 2017 de s'institutionnaliser c'est-à-dire d'adopter des procédures pour désigner les représentants d'abord les candidats aux élections ensuite les dirigeants du parti a refusé de créer des sections ou l'équivalent en tout cas d'une organisation territoriale avec des délégués et puis voilà il y a pas il y a pas véritable ronde de congrès au sein desquels on tranche les questions programmatiques doctrinales bon voilà donc c'est ça qui est en jeu aujourd'hui c'est à dire que la nouvelle en tout cas la nouvelle génération parce qu'ils sont souvent quand même beaucoup plus jeunes que Mélenchon exigent c'est ce que disait que Clémentine Autain une démocratie qu'est-ce que ça veut dire ça veut pas forcément dire une démocratie directe loin de là il y a pas beaucoup de parties qui fonctionnent comme ça mais au moins des procédures des procédures électives où on vote pas simplement qu'à malvé au coup par coup et on revote quand le résultat est pas bon et on sache exactement comment sont désignés les dirigeants on a vu que la direction qui a été constituée récemment il y a un mois et demi en fait n'obéissez pas à des procédures on a exclu certains dans la garder d'autres on sait pas très bien qui a le droit de vote donc c'est de ça dont il est question aujourd'hui c'est comment une organisation essentiellement personnelle va réussir ou non à se transformer en un parti politique c'est-à-dire en une organisation qui va survivre à son fondateur ou son créateur à son parler de gourou son prophète son leader charismatique peu importe comment on appelle ça donc le problème de Mélenchon mais Jean-Marie Le Pen a eu du mal à céder aussi à sa fille autre leader très personnel c'est effectivement d'accepter de ne plus être ce qu'il était en Incas intéressant en Italie avec le mouvement 5 étoiles où on a le gourou si on peut dire qu'il lui n'a jamais été élu PP grille et il reste il s'est petit à petit retiré mais il a joué un rôle de sage c'est un peu ce que aurait pu faire mais lorsqu'on avait imaginer la France il y a une élection présidentielle le suffrage universelle direct et que Mélenchon au bout du compte reste persuadé que c'est lui le meilleur à pouvoir rassembler et qui a personne aujourd'hui qui puisse me faire deux il nous reste quoi 5 minutes dernier chapitre dans ce débat les relations très fraîches entre le leader le chef des insoumis les leaders syndicaux la réforme des retraites on le sait offre à Jean-Luc Mélenchon une tribune tient justement je parlais de ce meeting de Montpellier on a choisi un extrait de ce meeting Jean-Luc Mélenchon écoute nos enfants ne sont pas seulement en train de se battre pour la dignité de leur grand-parents qui arrivent à la limite où il pensait pouvoir bénéficier à la Maison du fruit de leurs efforts car nous l'oublions jamais une retraite n'est pas un cadeau la retraite c'est ce que vous avez cotisé toute votre vie pour les autres et les autres cotisent pour vous regardez cette petite prétentieux notre bon maître qui nous parle avec sa badine à la main il n'y a pas de système aussi généreux qu'en France et ben pas à cause de toi mon pauvre grâce au lutte qu'on a mené parce que jamais vous avez rien donné sans la lutte voilà Jean-Luc Mélenchon qui parlait évidemment du président de la République mais alors on peut il y a un vrai talent de tribun ça c'est sûr et c'est pas et on se demande qui dans les successeurs potentiels homme ou femme politique pourrait avoir ce talent de tribunal bref on suivra ça sur la relation ça me permettait d'ouvrir le débat sur le la partie retraite et les relations avec les leaders syndicaux Pascal Perino est-ce qu'il y a pas finalement une espèce de contraste là entre voilà le bruit et la fureur je reprends la formule la tonalité des débats à l'Assemblée nationale et puis et les divisions dont on parle depuis le début de de débat et puis l'unité syndicale l'Inter syndicale qui fait la preuve de son unité qui fait la preuve qui qui organise des manifestations qui se déroulent dans le calme ce qui était pas arrivé depuis très longtemps dans notre pays donc ça aussi en creux ça isole un peu plus Jean-Luc Mélenchon bien sûr parce que le tempérament de Jean-Luc Mélenchon et ce qu'il représente c'est c'est pas une culture très très favorable à ce qu'on pourrait appeler l'autonomie syndicale l'indépendance syndicale il considère quelque part que le mouvement social c'est lui qu'il doit jouer un rôle tout à fait essentiel dans ce qu'on appelle maintenant le le mouvement social et que quelque part il y a voilà à côté des syndicats peut-être même d'ailleurs devant les syndicats il y a Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise et donc on assiste depuis des semaines maintenant à cette espèce de chicaya mais invraisemblable au niveau des agendas entre l'agenda de Mélenchon et de la France insoumise et l'agenda du mouvement social dirigé par les syndicats et on comprend que ça exaspère littéralement les leaders syndicaux qui sont tout de même quand on regarde les manifestations la composition des manifestations qui sont tout de même les entrepreneurs essentiels de la réussite ou non des des manifestations donc là il y a certainement une culture qui est assez allergique à l'autonomie syndicale les syndicales d'accord à condition que ça tout de même obéisse à Jean-Luc Mélenchon Catherine tricot qu'est-ce qui peut faire maintenant parce que c'est une période intéressante qui qui s'ouvre puisque les débats vont avoir lieu au Sénat Jean-Luc mélench envoyer Déjà pas présent à l'assemblée mais bon voilà ça ça stratégie consistait à utiliser ces troupes à l'Assemblée pour finalement donner le ton ou le la du calendrier politique parlementaire qu'est-ce qui peut faire là moi pour l'instant je sais pas ce qu'il peut faire ce que je note c'est qu'il y a un appel à la radicalisation entre guillemets du mouvement qui me paraît très problématique parce qu'elle va contre justement la recherche d'unités et d'élargissement du mouvement qui est demandé par les syndicats et par les autres parties de gauche c'est à dire qu'en fait il y a une question de d'analyse qu'est-ce qui est le plus fort est-ce que c'est beaucoup beaucoup de monde dans toutes les dans toutes les couches sociales de la société dans toutes les villes de toutes les villes c'est ce qu'on dit souvent notamment dans les villes moyennes un mouvement très fort et très large ancré ou est-ce que c'est la radicalisation elle a peut-être à la gilet jaune et donc en fait il y a un petit peu ce débat et moi je que je ce que j'entends et ce que je vois y compris par la manifestation qu'ils ont eu à la fin du vote vendredi où ils ont descendu les marches de l'Assemblée en chantant le chant des gilets jaunes c'est qu'en fait ce que Mélenchon à en tête c'est il le dit sans arrêt il faut radicaliser le mouvement moi je crois qu'il n'en a pas le pouvoir je ne crois pas que ce je pense que c'est contre l'opinion de des syndicats et j'espère que ça ne marchera pas parce que je crois que ça c'est une impasse qui nous mettrait dans une situation insensée quoi c'est à dire qu'on va on va dans un ça ne veut pas dire qu'on va pas à l'échec du mouvement mais l'échec du mouvement ne se rend contre balancera pas par un par des une insurrection qui sera battue je veux dire l'état n'est pas au bord de tomber en France un mot de conclusion enfin avec sa Viki sur la bataille de l'opinion on peut dire que le gouvernement la relativement perdu depuis depuis plusieurs semaines mais peut-être que Jean-Luc Mélenchon l'a perdu aussi oui c'est à dire que ce qui est on n'a pas le temps d'en parler on n'a pas beaucoup parlé du rassemblement national mais en embuscade lorsqu'on regarde des enquêtes aujourd'hui finalement c'est plutôt Marine Le Pen et le rassemblement national qui est la discrétion c'est la question évidemment des n'est pas là et l'autre point quand même qu'on appelle le temps d'aborder c'est que une des faiblesses de la nupes qui qui effectivement n'existe comme un accord électoral et n'a pas réussi à par exemple se doter du fameux Parlement de la nupes ou à créer une structure pérenne de discussion d'échanges enfin bon peu importe n'est pas identifié aujourd'hui comme porteuse d'un projet alternatif sur la question des retraites et manière plus générale en matière sociale économique environnementale il y a énormément de travail à faire et le risque effectivement c'est que tout ce brouha si on peut dire ou c'est diversions face perdre de vue à la fois cet objectif ne permette pas aux Français les plus mobilisés d'identifier clairement la nups comme porteuse d'une alternative il y a crédible sur le plan politique électoral à moyen terme merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat je rappelle le titre de la rue du Regard Catherine tricot Occident échec et mythe voilà proposé évidemment à trouver dans les Kios merci beaucoup à bientôt sur ce plateau

Mélenchon fracture la gauche — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote