Extraits du discours de Bruno Retailleau Congrès les Républicains Dimanche 7 Septembre 2025
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je voudrais tous vraiment vous remercier, je voudrais remercier l'équipe qui a fait un son. J'ai recueilli beaucoup de confidence des uns et des autres. C'est de voir depuis hier, porté par une espérance, porté par un espoir, et heureux tout simplement d'être ensemble. Ça fait si longtemps que ça ne nous était pas arrivé. Est-ce que vous êtes le président de la charismatisation que Gérard ? Je ne le crois pas, merci vraiment. Et d'avoir à côté de moi, croyez-moi, des ministres qui tiennent la route. Je ne veux pas hésiter tous à dire qu'il fait un bout fantastique. Je voudrais évidemment avoir un mot particulier pour Michel Barnier, parce que c'est lui qui, je crois, nous en parle.
Comme Premier ministre, et tu nous as... Les amis parlementaires qui sont ici, bien sûr, les députés, par la charge justement de nos convictés, par... Et je me suis toujours promis, nos militants. Il y a une moisson à faire. Il y a tellement de choses. En quelques mois, nous occupons déjà envers. Nous avons aussi renoué avec les victoires. Les victoires municipales partielles, aux législatives partielles aussi. Et demain, j'espère la victoire, aux législatives à Paris, de Michel Barnier. Trop fragile. Ah, c'est un sondage qui est paru il y a quelques jours. Ce sondage placé. Que nous avons fait, mais une droite courageuse. Je vais y revenir.
Nous n'avons pas en tout cas de plaisir, par esprit de sincérité, cet après-midi. C'est que si on ne doit pas brouiller ce plaisir, tout peut être... Parce que la droite de laquelle nous sommes entrés, ce sont des semaines, ce sont des mois sans doute qui sont en jeu. Où tout est en train de brouiller. Écoutez, ils sont fragiles, mes amis. C'est ce que... Cette ligne de l'indépendance est... Arithmétiquement, je savais que le 7, c'est avant le 8. Mais ce que je ne savais pas, c'est que... Évidemment. Mais cette question, ce n'est pas pour ou contre le Premier ministre. Qui est une question, pour nous, qui est cruciale. Nous avons été constatés. Et qui a dit, redit aux Français.
Que la dette, le sur-en-souveraineté de l'île, par les mains... Nous avons dénoncé, je n'ai pas député que moi, que ce n'est pas grave que ce mois de septembre est dangereux. Le 8, crise politique. Ils installent le désordre. Alors oui, pour moi la dette, c'est une bombe à retardement. Et moi je ne souhaite pas rejoindre celles et ceux, ces ingénieurs du chaos. Ces ingénieurs du chaos, oui je le dis, je le répète. Qui voudraient allumer la mèche lente, et même peut-être rapide, plus rapide qu'on ne pourrait le croire, de cette bombe, de cette explosion financière. C'est une question de constance. Et je pense que, d'un jour, nous ne sommes pas macronistes.
Nous appartenons, dans les conditions que je vous ai citées il y a quelques instants, ça ne fait pas de nous, qui est autant affirmé que moi, c'est sur la Corse, etc., sur l'immigration, vous n'en trouverez pas. Que nos socialistes soient nommés, nous ne nous associerons à des mesures, à des vieilles lunes. Ça ne peut pas être automatique. Je compte sur Annie et sur vous tous, qu'on puisse se projeter vers l'avenir. Mais pour terminer, je crois fondamental, vraiment, de vous affirmer, de déclarer sur les deux. Que je vois très bien le chemin qui m'y avance, est à droite, et nous représentons le baril centre de ce que veulent les Français. Des idées qu'ils souhaitent.
Le grand ennemi de la droite, ce n'est pas la gauche, c'est la droite. Et au perspective, devant vous, le rendez-vous de la droite, c'est à la fois une fin, et j'espère, qui, à mon avis, a souvent été trop paresseuse, trop heureuse. Et la vêtement, d'une droite, qui veut faire le neuf. Avec des visages qui sont neufs, mais aussi avec des visages qui le sont moins, parce qu'on a besoin des deux, de l'enthousiasme des jeunes, de l'expérience des plus anciens. Et ça, j'y tiens beaucoup. Mais on doit tourner la page. On doit tourner la page d'une droite qui a trop souvent été paresseuse, trop souvent été peureuse. Par ce, je vais prendre simplement un exemple.
Je suis heureux, j'ai entendu tout à l'heure, mon cher Hotman, les scores pour les statues. Vous savez que les anciens statues ont failli nous tuer. On avait proscatiné, on avait empilé, ce qu'on ne veut pas faire d'ailleurs au niveau national, des règles sur des règles, à tel point que tout ça paralysait la vie de notre parti. Et désormais, grâce notamment à Guillaume, l'arrivée, et puis aussi à Daniel Fasquel, nous avons de nouveaux statues qui vont permettre aux présidents de présider, ça je l'assume, quand on est un parti un peu gaulliste, on est un petit peu aussi bonapartiste, mais aussi avec un certain nombre de contre-pouvoirs, une vie démocratique. Et je vous la mettrais en œuvre.
Mais ce qu'on a fait pour les statues, on doit le faire aussi en trouvant des idées nouvelles. Mais il va falloir qu'on sorte de notre zone de confort. Quelqu'un que j'aime beaucoup et dont j'ai dans mon bureau, dans mes bureaux même d'ailleurs, le portrait c'est le maréchal Jean-Delat de Tassi, celui que vous savez qui a signé le 8 mai 1945 à Berlin, l'acte de capitulation de l'Allemagne nazie. Il y a une phrase, qui est une phrase que je reprends, que je cite devant vous, en disant c'est bien trapper l'adversaire, mais c'est encore mieux trapper les imaginations. Ben c'est ce qu'on va faire, c'est ce qu'on doit faire.
On n'a pas toujours été les meilleurs pour trouver des idées nouvelles, pour imaginer quelque chose d'entièrement neuf, parce que c'est difficile. Souvent c'est condamné à des perroquets, à répéter inlassablement, comme des tracts, des slogans. Il va falloir qu'on invente, qu'on défriche des nouveaux chantiers, parce qu'il y a des questions nouvelles qui se posent à nos compatriotes, et qu'on réinvente aussi des nouvelles solutions sur des questions qui sont plus anciennes, et qui sont des questions qui sont permanentes. C'est ça qu'on doit faire. Et j'espère que, comme moi, vous êtes convaincus.
J'entendais, il y a quelques instants, Robert Ménard qui taquinait d'un député européen, Céline, sur les années 68, faire du vieux. Évidemment, en politique, la nostalgie, ce n'est pas une stratégie. Et c'est aussi stupide de dire qu'hier c'était génial, mais c'est aussi stupide de dire que demain ce sera extraordinaire. C'est stupide. Moi, ce que je souhaiterais vous proposer, c'est faire en sorte, en adoptant ce qu'avait dit un jour, il y a un peu de temps, un premier ministre britannique, il y a suffisamment de temps pour qu'il soit oublié d'ailleurs, c'était pratique. Ce que je souhaite, c'est qu'il faut que l'on réforme ce qu'il faut justement, et que l'on conserve ce qu'il faut.
Je m'explique. Réformer. Réformer parce qu'on est au bout d'un cycle. Il n'y a aucune résine, Russine, qui résistera. Il faut faire du neuf. Le statut quo, ça n'est même plus une option aujourd'hui. Vous avez vu, à Tiantil, il y a quelques jours, toutes ces puissances qui nous contestent, qui contestent nos valeurs, qui contestent notre modèle. En Chine, la Russie, l'Inde, etc. 3 milliards et demi d'habitants qui se dressent face à nous, face, comme ils disent, à l'Occident collectif. Le monde dans lequel nous sommes entrés, ça n'est pas un monde plus civilisé, c'est un monde plus archaïque, où la force cherche à s'imposer au droit.
Ça suppose évidemment que nous aussi, nous ayons une réponse continentale, parce que ce sont des plaques continentales qui se dressent aussi contre nous, avec leur civilisation, leur idéologie. L'Europe a toute sa place à jouer, à la condition qu'elle abandonne sa naïveté. Bien sûr, l'Europe a fait le choix, plutôt que de l'innovation, de la réglementation. Elle a fait le choix des consommateurs, plutôt que des producteurs. Et on a juste, ça a donné, les usines qui se sont délocalisées, les emplois industriels qui ont été écrabouillés. L'Europe doit se réveiller, doit assumer une puissance, elle doit abandonner ce à quoi elle a cru croyant sans doute, un philosophe du 19e siècle, français.
19e siècle, donc ça n'est pas François-Xavier Bénadou. Et lui ne se trompe pas. Benjamin Constant, l'âge de la guerre est terminé, l'âge du commerce commence. Eh bien non, la guerre est partout. Et la guerre, elle est même dans le commerce. Donc il faut changer cette Europe. Il faut changer sa réponse. C'est l'officiel. Mais la France, ce monde d'hier, il est révolu définitivement. La France d'hier aussi, on n'y reviendra pas, mes amis. C'est une évidence. Réformer, oui, réformer ce qu'il faut, parce que sinon c'est la paralysée. Et tous les autres pays, tous nos partenaires, se sont réformés. Ils ont eu ce courage.
Mais conserver ce qui vaut, conserver ce qui vaut extérieur, intérieur, culturel, des cadres communs, qui doivent être mis à part et qui ne peuvent pas être broyés par la loi du mouvement permanent. Non, ça n'est pas possible. Je sais qu'en disant cela, je serai critiqué.
Mais je n'ai aucune leçon, pas plus moi que vous, les compagnons, à recevoir, de celles et de ceux qui depuis des années, des décennies, vous ont fait justement la leçon, en disant que le temps des nations s'était terminé, les frontières, il fallait les abaisser, la globalisation, à tout craint, c'était génial, que les peuples étaient interchangeables pour les besoins économiques, évidemment, du matérialisme, du consumérisme. Or, les êtres humains qui composent des peuples ont besoin de racines, ne sont pas des plantes artificielles.
Et partout, d'ailleurs, dans toutes les nations occidentales, il y a cette révolte, il y a cette colère, comme l'expliquait d'ailleurs un peu, ce matin, de Mélique Reynier. Le patrimoine immatériel, ça compte. Et ça compte, ceux qui veulent parler aux catégories populaires oublient souvent une chose. Bien sûr qu'il faut parler pouvoir d'achat. Mais ce sont les Françaises et les Français les plus modestes qui tiennent de plus à leur patrimoine immatériel. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas de patrimoine. Il y a quelqu'un avait dit qu'il était gauche à l'heure. Il avait dit en disant « Voilà, la patrie, c'est le seul lien de ceux qui n'en ont pas.
On tient à ce patrimoine, à ce patrimoine immatériel. Et on doit pouvoir parler aux Français, à tous les Français, de toutes les catégories, d'améliorer leur sort, leur niveau de vie, bien sûr, et aussi leur mode de vie, au moment où parfois ils se sentent étrangers. Alors nous, on devra faire aussi ces choix. Nous aussi, on devra faire ce travail. Et quand je disais qu'il va falloir revisiter les thèmes anciens, regardez la politique familiale. Là encore, il en a été question pendant le week-end. Vous vous rendez compte que désormais, il y a plus de décès que de décence. La démographie, c'est le destin d'un peuple, c'est le destin d'une nation.
Est-ce que nous voulons disparaître ou est-ce que nous voulons précisément demeurer ? Partout, partout, il y a une demande de continuité historique, il y a une demande pour des repères, pour la mesure, pour des limites, pour la politique familiale. Il ne suffira pas de dire qu'il faut augmenter le quotient, qu'il faut rédabli l'universalité. Il faut trouver un certain nombre d'autres solutions et il y en a, on y reviendra. Idem sur l'État. Quel État nous voulons ? Bien sûr que, quand je parle du social-étatisme, moi je suis français et je sais que c'est l'État qui précède la nation, que c'est l'État qui a fait la nation et je sais que le monde dangereux réhabilite le rôle de l'État.
Mais à quoi ça sert un État bureaucratique qui est en train de s'effondrer sur lui-même, tatillon dans le détail, pour s'immiscer dans la vie des Français et qui oublie précisément ce pourquoi il a été fait ? L'État régalien, je peux vous le dire, j'en sais quelque chose. Mais là encore, les conditions actuelles font qu'il faudra réfléchir sur ce que doivent être demain les services publics au moment où l'intelligence artificielle peut, chère Constance, chère Virginie, faire le travail de centaines de guichets. Aider d'ailleurs, aussi bien les prises de notes de nos gendarmes, nos officiers de police judiciaire, il faut y réfléchir.
Quelle fonction publique voulons-nous avoir au moment où les carrières sont beaucoup plus fluides ? On ne fait pas le même métier à 20 ans qu'on va le faire à 30 ans, à 40 ans. Est-ce que le statut est compatible ? Oui, sans doute, pour le régalien. Mais il faut aussi développer le contrat. C'est beaucoup plus souple, évidemment. Donc, il va falloir, mes amis, changer et je pense surtout renouer avec ce qui a été au fil des années et par le passé la grande inspiration de la droite française.
Cette inspiration lui a permis d'accorder, de conjuguer les grandes permanences de notre nation, les grandes permanences françaises avec ces sursauts, ces sous-bresseaux, les grands bassinements du monde. C'est ce à quoi nos secrétaires nationaux devront se préoccuper, se confronter. Nous les nommerons dans les prochaines semaines. Il y a un énorme travail aussi à faire dans les différents groupes justement qui sont en train de nous proposer un certain nombre de solutions. Donc voilà, la droite paraisseuse au travail. C'est notre job. La droite pheureuse. Celle qui a fait partir tant de nos compagnons, tant de nos électeurs, pas par centaines de milliers, par millions, par millions.
Ils sont partis parce qu'ils ne nous reprochent pas d'en avoir trop fait, de ne pas en avoir suffisamment fait. Je suis de cette génération qui a connu une droite qui avait peur de ce monde. De cette génération qui a retenu ce que Maurice Drouan avait dit un jour sur la droite. En France, il y a deux partis de gauche dont l'un par convention s'appelle droite. Dont l'un par convention s'appelle droite. On en est alors. Pour la gauche, tout ce qui n'était pas à gauche était fasciste. Condamné à 10 terres. C'était clair. Là encore, souvenez-vous, un premier ministre de François Mitterrand, quelle est la différence entre la droite et l'extrême droite ? Vous savez ce qu'il répondait ?
C'est la différence entre une pensée et une arrière-pensée. Ça dit tout. Et ça nous a tétanisés. Ça nous a paralysés bien souvent. Eh bien, mes amis, grâce à vous, grâce à votre courage, à votre présence, ce temps-là, il n'y a pas peur de l'immigration. Ça n'est pas une chance au moment où l'assimilation, mais tout simplement de l'un par un désir de toute puissance. Les Françaises et je suis retenu parce que je ne sais pas ce que ce sera demain. Qui a pris une circulaire pour abroger un circulaire au préfet ? 24 du code civil. L'estin qui arrive a le choix d'un homme. Forcément, il s'évapore dans la nature, cette directive. C'était populaire.
Un certain nombre permettra de faire un transport parce qu'il ne fallait pas quand même faire en sorte. Je suis désolé. En Allemagne, 11% par rapport à la population de postes de fonction. C'est un des grands postes qu'on préfère. On est en même temps des économiques et là aussi, on ne coupera pas. On est dans la police ou l'administrant. C'est là que les postes de départ en retraite, à quoi ça sert ? D'invoquer les mains du Mélenchon. Le pays, la prospérité sont à recevoir de ce côté-ci de l'échiquier politique. Soyez fiers, vos amis.
La droite, ça doit être une page qui se tourne pour la droite pour que nous entrions définitivement dans le 28e siècle avec les fraises avec ses menaces, ses opportunités. Et nous les saisirons, croyez-moi. Mais c'est aussi une page qui est en train de se tourner pour le pays, pour la France. Parce que nos compatriotes, on le sent, sont taraudés. Ils ont pris en donnant par un sentiment, un double sentiment. Sentiment de déclassement économique et social d'un côté, sentiment de dépossession culturelle. Vous parlez du patrimoine immatériel de l'autre. C'est ce qui crée le grand mal-être, le grand mal-être français. Nous sommes et nous habitons le monde sous cette...
L'État est bureaucratisé et la nation est archipélisée. Ceci qui renforce justement le mal-être français. Et il faut le soigner. Nous le soignons. Mais il faut faire le bon diagnostic. Qu'est-ce qui a conduit au déclassement ? C'est le social-étatisme, repris par plusieurs gouvernements, plusieurs présidents de la République. Aujourd'hui, la France a ce qu'on appelle un double déficit budgétaire, vous le savez, et de grands excédents commerciaux. Les deux sont liés. L'excédent commercial, ça veut dire que, tout simplement et concrètement, on consomme plus que ce que l'on produit. On appauvrit le travail qui est. Et le budget, ça veut dire que l'État dépense plus que ce qu'il ne gagne.
Les deux sont liés parce que, comme l'État dépense trop, il lève des impôts et les impôts levés à baisse de compétitivité, la compétitivité des entreprises et augmente, évidemment, le déficit commercial. Aujourd'hui, le point, je pense que fondamentalement, on peut relever le pays, la preuve, tant depuis autour de nous, la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Irlande se sont relevés. Donc, nous devons porter un message d'optimisme, un message d'espoir. Mais il faut arrêter les bonimenteurs, les faux prophètes du social-étatisme, les amis. On proférait, les publics faisaient la croissance, faisaient la qualité aussi des services publics. On a vu ce qui se passait.
Les ruraux qui ont vu déguerpir les services publics, les malades qui n'ont plus correctement accès aux soins, les élèves qui voient leur chance de succès se réduire, sauf s'ils sont des noms de bonne famille, qui va compenser culturellement, etc., en termes d'instruction. Tout ça est choquant, évidemment. Des classements économiques qui fait que, désormais, les Français perdent du niveau de vie. La smicardisation de la France, la prolétarisation des classes moyennes, évidemment. Ce grand malaise que nous devons prendre en compte. Explosion des impôts. Depuis 1995, la CGM qui est dépargée par 10 en valeur, au total. L'impôt sur le revenu multiplié par 3. Les Français le sont.
Et le problème de pouvoir d'achat, il vient de là. Mais c'est le social-étatisme. La dépense publique et on le... Il faut travailler moins. Et c'est ce qui a créé l'appauvrissement des Français. J'y reviendrai dans quelques instants. Et puis l'autre sentiment, sentiment de dépossession, ça, ce sont les faux procès du progressisme. Les enracismes territoriaux, les ancrages, les héritages aussi culturels, ces chaînes, vous devez les briser. Et ils ont fait advenir l'hyper-individualisme. L'homme délié de ses semblables. Tocqueville avait une phrase extraordinaire qu'il avait prévue bien avant, disant, et en désignant cet individu comme existant par lui seul et pour lui-même. Nous y sommes.
C'est le temps des grandes solitudes parce que ce programme de désaffiliation, de dés... des êtres humains, seuls, isolés, coupés de tous. Qui peut croire que l'état de nous ? Qui peut croire aussi qu'une nation... Parce que les peuples sont comme les individus. Ils ont besoin de se reconnaître de quelque part. De se reconnaître dans quelques-uns. De croire en quelque chose. Voilà les exemples. Parce que nous savons que dans une communauté nationale, ce qui est important, c'est que les uns et les autres soient liés, quelles que soient leurs origines, quelles que soient leurs croyances. Nous avons parti lié les uns avec les autres. l'être humain.
Les êtres humains ne sont pas faits pour être des monades isolées, mais en relation avec les autres. C'est ce qui donne du goût à l'existence. Comme on l'a vécu d'ailleurs. Pendant tout le week-end, nous étions ensemble. Ça, c'est le modèle de société que nous voulons promouvoir. Et puis, bien sûr, le temps des faux prophètes, du social-étatisme, comme du progressisme, ce temps, je le crois, fondamentalement terminé. Ce temps est passé. Et ce que nous voulons, ce que je souhaite, c'est construire le temps de la France des honnêtes gens. La France, c'est l'espoir de rebâtir du neuf, de repartir du neuf, de rebâtir du neuf. La France des honnêtes gens, ce n'est pas une France.
Ce n'est pas la France moisine. Ce n'est pas une France égoïste. C'est cette France qui vit quotidiennement la générosité, la solidarité, dans la famille, dans son village, dans son quartier. C'est cette France qui sait parfaitement que si l'État ne peut pas tout faire, la société peut faire beaucoup. Et c'est cette France aussi qui sait par cœur, qui sait d'expérience, qui sait de bon sens dans une communauté nationale. Le sort de chacun dépend des efforts du monde. Et ce qui rend fou, dingue, les honnêtes gens, c'est l'injustice. C'est de voir que ce sont toujours les mêmes qui cotisent, les mêmes qui payent.
Ce qui n'allait pas, c'est ce qui ne va pas dans le projet du Premier ministre des 44 milliards d'euros. C'est que beaucoup de Français, des deux Français, ont eu ce sentiment d'injustice. Pas les Français qui ne travaillent pas, les Français qui cotisent et qui travaillent justement. Trois exemples, si flagrant. La déménage ne touche pas, pour partie des retraites de ceux qui ont travaillé dur, plus de 35 heures, pendant toute une vie. Alors, il faut plafonner les allocations de ceux qui ne travaillent pas du tout. C'est extraordinaire. Vous avez tous une fiscale de chacun. Pourquoi ? Parce que vous avez un revenu fiscal de référence et surtout, parce que vous avez un compte fiscal.
Nous ayons des allocations. Ce sera synthétisé. C'est nous qui en ont retravaillé à avoir la plus petite quantité de ces heures travaillées dans une année, pour partie, et puis parce que les Françaises, donc on a un double. Les Françaises et les Français à travailler, il faut qu'ils vont avoir une augmentation, ils donneront. C'est ça que les Français ne peuvent plus comprendre. S'abroger. Ça, c'est le bon pont. Mais ce que nous avons, nous, ce que j'appelle un seul. Aujourd'hui, c'est 35 heures, ça veut dire 1607 heures. Un seul au-dessus de ces 1607 heures qui sera discuté. on considère que les Françaises et les Français, ils ont payé leur vie. Ils ont fait leur contribution.
Ce qui va nous permettre, nous allons vous donner de travailler plus et aux entreprises, leur dire ce pouvoir d'activité. Et ça, avec un revenu, justement, d'incitation à l'activité qui va, justement, agréger le RSA, la prime d'activité. Et grâce, justement, à cette formule-là, mes amis, croyez-moi, croyez-moi, et dans notre système, on ne leur demande même les Françaises et les Français quand c'est impossible. Donc, là encore, on n'a pas été découragé en France, qui n'a pas vieilli brutalement avec les grosses anxiétés. Les jeunes, vous ne faites pas voler votre jeunesse. Et mes amis, pour terminer, et c'est fondamental, la France qui en a marre de voir la puissance sur la France.
J'ai été choqué, comme vous, sans doute, cet été, de la censure par le Conseil constitutionnel de cette loi, de cette loi que nous avons imaginée après le viol et le meurtre. Cette loi qui consistait simplement à retenir pendant sept mois les plus dangereux. Les étrangers qui n'ont rien à faire sur notre sol, ils y sont venus en violant nos frontières et notre loi. Ils ont violé, ils ont violé, ils ont tué parfois, blessé criatement. Parfois, ce sont des terroristes. Nous prétendions simplement les retenir pendant sept mois. La loi dispose qu'on peut les retenir dix mois, quatorze, c'est dix-huit mois.
Et le futur règlement justement dont je vous parlais retour prévoit que ce sera 24 mois sans même que... Et dans un journal du soir, j'ai eu une interview de Pierre Rosenvalon parce que la phrase m'avait stupé. Cette phrase, je vous la cite au mot, parce que cette phrase contient tout de ce que je veux vous dire. Pierre Rosenvalon avait dit « Les juges ont la même légitimité que les élus pour incarner le principe démocratique de la souveraineté populaire. » Les amis, la source de l'état de droit, c'est la souveraineté populaire. Mais surtout, le principe de l'état de droit, c'est la séparation des pouvoirs.
Si demain, on confond les juges, ceux qui doivent juger, ceux qui doivent interpréter la loi, cher maître, qui votent la loi, ça n'est plus les... rien dit Marseilleau. Mais un cadre juridique, ça devient un cadre des gens dangereux. On ne peut... Et demain, ça ne sert à rien de voter. Puisque quand on vote en jurisprudence, des jurisprudences qui, au passage, je pourrais, si je t'avais le temps vous en citer, le juge doit être, comme disait Montescu, des bouches de la loi. Et ça, c'est un principe qui est capital. J'étais heureux pendant les vacances. J'avais un peu de temps. Francis, que je trouvais excellent.
Il a parlé de vétocratie pour pouvoir bloquer des projets, pour pouvoir bloquer des lois. Et plus rien n'avent de la vétocratie. C'est faux, ce n'est pas Bruno Retailleau. Ce n'est pas... C'est Francis Fukuyama. Eh bien, les amis, notre proposition, ce sera de réconcilier l'état de droit et la démocratie. Dans la démocratie libérale, il y a deux mots. Aucun des deux termes ne doit prendre le pas sur l'autre. La démocratie, la souvaineté populaire. Le libéralisme, bien sûr. Les écueils, il ne faut pas qu'on ait un libéralisme qui soit adémocratique, qui ne tienne pas compte du vote des gens.
Et il ne faut pas, évidemment non plus, qu'il y ait une démocratie qui soit illibérale, qui marcherait, qui écraserait le droit, qui écraserait, y compris, le droit des minorités. C'est ce que nous ne voulons pas. Ce n'est pas notre tradition en termes politiques. Mais le grave dysfonctionnement aujourd'hui est un dysfonctionnement dans toutes les nations et qui explique, sans doute d'ailleurs, une grande partie du vote populaire pour Donald Trump. Eh bien, demain, je veux qu'on y apporte un remède qui devront changer la Constitution pour que nous puissions faire des référendums, notamment sur des sujets comme l'immigration, parce que nous n'y arriverons pas ensemble.
Nous y avions à l'époque réfléchi, cher Valéry, en 2022. Il y avait des propositions qui, malheureusement, mais croyez-moi, ce principe-là, cette idée que... C'est qui gouverne ? La majorité silencieuse et qu'elle a besoin d'une voix que nous porterons tous ensemble. Mes amis, pour conclure, parce que vous attendez la fin, bien sûr, une droite sans peur. Et pour autant, qui m'habite et qui, parfois, me tabourent dans les courtes nuits du ministre de l'Intérieur, cette crainte, cette menace, votre génération n'avait pas fait assez. Vous n'avez pas été à la hauteur du que nous traversons, que vous avez traversé. Ça, c'est une vraie crainte.
Comme moi, demain, je veux regarder mes enfants dans les yeux, mes petits-enfants, qu'on n'a rien léché, on n'a rien cédé, qu'on a tout donné pour notre patrie. Je veux pour leur dire qu'on a rétabli la France dans son rang. La dette, c'est une question de rang. Une nation qui ne tient pas ses comptes est une nation qui ne peut pas tenir. Vous savez bien, nous avons rétabli... C'est une question de rang.
Bruno Retailleau