César, remboursement du pass Navigo, municipales… Le "8h30 franceinfo" de Valérie Pécresse
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Marie-Pécresse, grand coup de balai hier soir dans le monde du cinéma français. La direction des Césars, dans son ensemble, a démissionné après un mois de polémique sur la place des femmes dans le cinéma, sur le manque de diversité. Aussi, est-ce que vous vous félicitez que le cinéma français soit peut-être en train de faire sa révolution ?
Je crois qu'il y a aujourd'hui dans le cinéma français un très grand nombre de femmes de grands talents. Et je pense qu'à un moment donné, elles ont poussé un coup de gueule et elles ont entraîné avec elles, je pense, une génération qui veut que les choses changent. Et je crois effectivement que l'Académie des Césars a fait les frais de ce mouvement qui est irrépressible sur la place des femmes aujourd'hui.
C'est comme la politique, les femmes ne se taisent plus ?
Écoutez, la politique, on n'est quand même pas très nombreuses, mais je pense que ce qu'on veut faire, enfin en tout cas, moi, ce que je veux faire, c'est, comme ces grandes cinéastes femmes, c'est prouver ma valeur sans avoir besoin de faire appel à des considérations de genre. Et en même temps, en réclamant l'égalité.
Renaud Deli ? L'un des événements qui a joué dans cette crise du cinéma français, Valérie Pécresse, c'est le film de Roman Polonski, qui est nominé d'ailleurs à 12 reprises pour la prochaine cérémonie des Césars. C'est un film que la région a co-financé. Vous avez contribué au financement ? Vous le regrettez ?
J'ai déjà eu à dire que si j'avais eu entre les mains le témoignage de la jeune femme que j'ai lu et qui m'a profondément bouleversée, sans doute, je n'aurais pas, moi, à titre personnel, voté la subvention. Je ne fais pas partie de la commission. Il y a l'œuvre, il y a l'auteur évidemment, mais en même temps, Roman Polonski peut avoir des financements bien ailleurs. C'est un extraordinaire cinéaste, donc je pense que je n'aurais pas voté la subvention.
Est-ce que vous souhaitez que soient mis en place des critères de sélection des films que vous subventionnez à la région Île-de-France ? Des critères plus durs ? Vous dites, si j'avais su ce nouveau témoignage pour Roman Polonski, je n'aurais sans doute pas accordé cette subvention.
Oui, il n'y a pas besoin de critères. Il n'y a besoin que de son âme et sa conscience.
C'est difficile.
Non, non, non, parce que, pardon de vous le dire, mais la commission de sélection des films de l'Île-de-France, elle est extraordinairement sélective. Il y a énormément de films qui sont présentés de très grande qualité. Donc, on fait des choix qui sont parfois des choix très corneliens et ça se joue à très peu de choses. Donc, je pense qu'en l'occurrence, si le choix s'était fait en connaissance de cause, sans doute, la région aurait préféré malgré... Parce qu'en fait, qu'est-ce qui a été retenu ? Pourquoi Jacques Hus a été retenu ? On est à la frontière entre plusieurs choses. Il n'y a pas eu de jugement dans cet affaire Polonski.
C'est parce que Zola, c'est parce que l'affaire Dreyfus, c'est parce que Polonski est un immense cinéaste. C'est pour toutes ces raisons objectives que le film a été retenu. Mais si on avait eu à choisir entre Jacques Hus et un autre film, peut-être d'un cinéaste un peu moins connu, mais qui méritait plus d'être soutenu, nous aurions soutenu ce jeune cinéaste.
Il ne s'agit pas de mettre en place une liste noire de cinéastes interdits de subvention ?
Non, d'autant plus que chaque cas est différent. On a eu une polémique sur les misérables de Lajli, parce que Lajli, comme vous le savez, a fait de la prison. Mais il a payé sa dette vis-à-vis de la société. Et quand on paye sa dette, on a le droit à l'oubli, on a le droit à la réinsertion. Donc aujourd'hui, on ne va pas demander à chaque cinéaste de ne jamais avoir commis de faute. Le sujet aujourd'hui sur Romain de Polanski, ceux qui hérissent les femmes, c'est finalement qu'il n'est jamais rendu de compte et qu'il n'est jamais eu à s'expliquer sur tout ça.
Il y a un droit au pardon, mais encore faut-il avoir purgé sa peine.
La justice fait son chemin. Quand on a été jugé, on a été jugé.
On va en parler de justice, justement. Renaud Dely.
Oui, parce qu'il y a deux élus franciliens, Valérie Pécresse, qui ont tourné la page hier. Ce sont les époux Balkany, à l'occasion du dernier conseil municipal de Levallois-Péret. On sait que Patrick Balkany a été libéré après cinq mois de détention pour raison de santé. Et voici comment, en marge de ce conseil municipal auquel lui n'assistait pas, mais où était Isabelle Balkany, voici comment Isabelle Balkany a commenté ses adieux aux Levalloisiens.
Très émouvant, parce qu'il y avait plein de gens qui dégageaient des ondes positives d'affection, de tendresse, d'amour. Voilà, donc c'est émouvant. Vous savez, c'est bon d'être aimé.
Nicolas Sarkozy a passé un coup de fil à Patrick Balkany après sa libération. Vous aussi ?
Écoutez, moi je crois aujourd'hui qu'une page est en train de se tourner à Levallois. Je pense qu'il faut aujourd'hui que les époux Balkany retrouvent la sérénité, que Patrick Balkany se soigne au sein de sa famille. Et je pense qu'ils doivent rendre compte des actes qui ont été commis devant la justice.
Une page en train de se tourner. Pour autant, le couple Balkany a choisi ces deux fins, en quelque sorte. La liste qui va être candidate, une liste qui a d'ailleurs le soutien des Républicains. et qui revendique la continuité avec l'héritage des Balkany.
Je crois qu'ils tournent une page. Ils ne revendiquent pas la continuité de pratiques condamnables. Et parmi les membres de cette liste qui va se présenter à Levallois, il y a des personnes de grande qualité. Il y a des personnes qui sont dans mon équipe au conseil régional. Il y a une jeune femme, Agnès Potier-Dumas, qui conduit cette liste, qui a été ma collaboratrice, qui est une femme de très grande qualité. Donc voilà, je crois qu'il faut écrire une nouvelle page. Les Levalloisiens ont envie d'une nouvelle page. Ils ont envie que les Balkany tournent la page. Et ils ont envie d'écrire une nouvelle page.
Ça signifie, Valérie Pécresse, que vous irez soutenir les dauphins désignés des Balkany à Levallois-Péret ?
Ça veut dire qu'Agnès Potier-Dumas, je le dis, est une candidate, une femme de qualité. Et c'est pour cela qu'effectivement, elle aura mon soutien.
Avec qui Isabelle Balkany fait campagne ces derniers jours encore sur les marchés de Levallois ?
Écoutez, aujourd'hui, il faut tourner la page. Il faut tourner la page.
La page n'est pas tout à fait tournée à partir du moment où Isabelle Balkany s'affiche elle aussi.
On peut aussi dire qu'il y a un bilan des Balkany à Levallois. Il y a du bon et il y a des pratiques qui sont condamnables et condamnées et que je condamne. Et qu'ils ne doivent pas se reproduire.
Vous irez faire campagne à Levallois ?
Ils ne doivent pas se reproduire.
Vous irez faire campagne à Levallois ?
Je vous dis que les candidats ont son de qualité et qu'ils ont mon soutien.
Bon, je n'aurai pas ma réponse. Ils ont mon soutien.
Oui, mais un soutien à distance. Ils ont mon soutien. Renaud Deli. On va changer de sujet et évoquer la crise du coronavirus et ses conséquences, y compris ses conséquences en France et plus particulièrement en Ile-de-France, puisque l'Ile-de-France accueille, je crois, à peu près 2 millions de touristes chinois d'ordinaire chaque année en temps normal. Est-ce que vous avez déjà, Valérie Pécresse, des chiffres, une estimation ? Est-ce qu'il y a des annulations en masse pour les semaines et les mois qui viennent liées à la crise du coronavirus ?
Alors, effectivement, la crise du coronavirus a un vrai impact économique sur l'Ile-de-France, un impact touristique avec beaucoup d'annulations en provenance d'Asie. Elle a aussi un impact sur toute la communauté asiatique d'Ile-de-France parce que, vous le savez, il y a un réflexe chez tous les habitants de la région qui est de ne plus aller dans des restaurants chinois, de ne plus aller dans des commerces asiatiques. Et là, j'ai réuni toute la communauté asiatique francilienne pour leur dire que nous allions les aider et les soutenir à passer cette très mauvaise période.
Et j'ajoute qu'il y a des faits de racisme, des faits de xénophobie qui s'expriment auprès de jeunes, auprès de familles. Et là encore, nous serons intraitables et intransigeants. Ce virus ne doit pas affecter l'image que nous avons de nos compatriotes d'origine asiatique.
Les représentants de la communauté asiatique en Ile-de-France s'en sont inquiétés auprès de vous du racisme qu'ils subissent ?
Absolument, et je leur ai dit que je les aiderais à porter plainte s'ils recevaient des insultes, des injures, parce qu'aujourd'hui, personne ne peut être tenu pour responsable d'une épidémie mondiale. J'ajoute que la région investit énormément dans l'infectiologie, c'est-à-dire la recherche de vaccins, et travaille aujourd'hui, les équipes de recherche financées par la région travaillent aujourd'hui sur la recherche d'un vaccin et d'un traitement contre le virus.
On va parler des municipales dans quelques instants, Valérie Pécresse, si vous le voulez bien, de la question des transports qui intéressent directement les franciliens, mais plus généralement des millions et des millions de Français. Mais d'abord, une toute petite pause à 8h40 pour le rappel de l'actualité, puisque Solène Cressan vient de nous rejoindre. Réunion de crise dans l'équipe du candidat à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux. Ce matin, il réunit son équipe de campagne. Dès hier soir, il a annulé tous ses rendez-vous médiatiques de la journée. Fin de partie au César, l'académie démissionne après un mois de crise.
Polémique sur le film de Roman Polanski, tribune signée par des centaines de professionnels du cinéma. La direction est critiquée pour son opacité, ses pratiques discriminatoires. Elle sera complètement renouvelée après la cérémonie du 28 février. Quarantaine terminée à Carré-le-Rouet après 14 jours confinés. Les 181 rapatriés de Chine à cause du coronavirus, Covid-19 s'en vont. Les premiers bus sont partis tôt ce matin. Des tests de grossesse sans le consentement des joueurs, selon France Bleu, Loire-Océan, le club de handball Nantes-Atlantique en première division féminine, a fait ses tests pendant le bilan biologique du début de saison.
Pratique inacceptable, dénonce l'association des joueurs professionnels de handball qui ne cite pas de club. Une perquisition au domicile de Gabriel Matzneff à Paris, hier soir, au lendemain d'une autre perquisition chez l'éditeur Gallimard. L'écrivain de 83 ans est visé par une enquête pour viol sur mineurs de moins de 15 ans. France Info Et tout est plus clair. Valérie Pécresse, vous avez obtenu de la RATP qu'elle indemnise les usagers franciliens qui ont été touchés par la grève.
Et de la SNCF.
Et de la SNCF, pardon, touchés par la grève du mois de décembre. 2 millions de franciliens, je crois, étaient concernés. Combien ont été remboursés à ce jour ? Vous le savez déjà ?
Alors d'abord, je me suis battue comme une lionne pour obtenir ce remboursement parce qu'effectivement, la RATP et la SNCF pouvaient le juger injuste puisque certains de leurs cadres ont remplacé les conducteurs et se sont donné un mal de chien pour que des trains circulent, des métros circulent. Donc, ils ont jugé cela au départ un peu injuste. Je me suis battue comme une lionne parce que je pensais que ce dédommagement, il était nécessaire pour, j'allais dire, marquer de la considération aux voyageurs qui ont subi une galère effroyable pendant un mois, un mois et demi, selon les lignes.
Alors, aujourd'hui, j'ai déjà 2 millions de personnes qui ont demandé le remboursement et déjà 60% de ces 2 millions de personnes qui ont été remboursées. Donc, ça veut dire qu'Ile-de-France Mobilité a fait un très gros travail pour pouvoir indemniser et qu'il y avait une vraie demande.
Il n'y a pas de bug.
Écoutez, au départ, au démarrage, on avait 50 demandes par seconde. Donc, le site n'a pas sauté. Enfin, au départ, non, non, il n'a pas sauté. Il a été embolisé au départ. Il n'a pas sauté. Non, non, il a résisté. Oui, alors, il n'a pas sauté, mais on ne pouvait pas le replier. Il a été embolisé, mais ça a duré 12 heures. Mais en revanche, ce qui est exceptionnel, c'est l'affluence de demandes. Ça montre que, quelque part, les voyageurs veulent être considérés comme des clients à part entière et ils trouvent que ce geste de remboursement était nécessaire.
Le coût total, Valérie Pécresse ?
Écoutez, s'il y a, donc, ça dépendra du nombre de demandes.
Vous avez une estimation, d'ores et déjà ?
Ce sera autour de 200 millions d'euros. Parce que ce sera plus que 2 millions de personnes à la fin. On a jusqu'à mars pour déposer.
Vous disiez que c'est un signe, selon vous, c'est votre expression, que les voyageurs veulent être considérés comme des clients à part entière. Est-ce que c'est la raison pour laquelle, Valérie Pécresse, vous voulez accélérer la mise en concurrence des transports en Ile-de-France ? Pour vous, les usagers deviennent des clients comme les autres et le privé fonctionnerait mieux que le public ? C'est pour ça que vous voulez mettre en concurrence et les bus et les métros plus rapidement ?
Mais ne confondez pas mise en concurrence et privatisation. C'est deux sujets qui ne sont pas synonymes du tout. Moi, ce que je souhaite, je souhaite deux choses. Il faut tirer les enseignements de cette grève. Un, il faut qu'on remette à plat la question du service minimum, du service garanti aux heures de pointe. Ça n'est plus possible qu'une grève ne se traduise par un service minimum pas fait. J'ai un contrat avec la SNCF et la RATP en tant qu'autorité organisatrice de transport. Le contrat n'a pas été respecté sur toute une série de lignes.
Comment on fait quand on atteint des taux de grévistes aussi importants que ceux qu'on a connus ?
D'abord, il faut un plan B. Il faut un plan B. Il faut une réserve de conducteurs. Il faut réquisitionner des conducteurs ? Non, il faut une réserve de conducteurs. C'est-à-dire, il faut former les employés, former les cadres. Il faut avoir une réserve de conducteurs plus importante. Un certain nombre ont fait rouler. Tous les trains qui ont roulé, c'était souvent des employés et des cadres de la SNCF et de la RATP qui sont allés conduire à la place des conducteurs.
Donc, il faut embaucher massivement à la RATP et à la SNCF et former des cadres de secours ou des conducteurs de secours.
Non, il faut former, pas embaucher massivement, il faut former une réserve de conducteurs en formation continue, des gens qui travailleront à la SNCF et à la RATP et qui pourront être mobilisés le jour où les conducteurs décident de faire grève. Ça, c'est la première chose. Il faut un plan B. Et la deuxième chose, il faut une loi. Il faut une loi qui dise que, comme dans les hôpitaux, il y a des postes à astreinte, il y a des postes à astreinte et la continuité du service public doit être assurée. Le service minimum doit être garantie.
En gros, vous demandez à Emmanuel Macron de faire la loi que Nicolas Sarkozy n'a pas faite.
On n'est pas allé assez loin.
Vous étiez membre de ce gouvernement, Bélai-Pécresse.
Et à l'époque, Nicolas Sarkozy revendiquait le fait d'avoir un citoyen.
Il y a une prescription de 10 ans, M. Dely. Donc là, aujourd'hui, effectivement, j'étais dans un gouvernement qui a fait une loi qui n'est pas allée assez loin. Aujourd'hui, je suis le client de la SNCF et de la RATP. Je demande aujourd'hui qu'on change d'envergure et que les contrats qui sont signés par des entreprises soient respectés. Et j'en arrive à la concurrence. Parce que mon problème, c'est que quand on est un monopole, on peut se permettre de ne pas respecter son contrat.
4 milliards de contrats avec Île-de-France Mobilité, on peut se permettre de ne pas respecter son client parce qu'on est un monopole, parce qu'il n'y a pas d'autre choix, parce qu'on sait qu'on gardera toujours ces voyageurs, parce qu'ils n'ont pas le choix. Et parce qu'on sait aussi que l'État, l'actionnaire État, renflouera toujours les caisses. Alors la concurrence, elle apporte quoi ?
Vous pensez que ça allait, par exemple, éviter la grève s'il y avait d'autres métros, d'autres bus, ou d'autres RER, ou d'autres trains privés, par exemple, qui roulaient parallèlement à ceux de la SNCF ?
M. Fauvel, d'abord, pourquoi privés ? M. Fauvel, dans les autres régions, il n'y a pas eu de grève. Pourquoi ? Parce que c'était des filiales de la SNCF et de la RATP, Keolis, RATP-Dev... Qui ne sont pas forcément dans le même régime de retraite, en l'occurrence. Ou Transdev, filiales de la Caisse des dépôts et consignations, donc des entreprises publiques, mais qui opèrent les transports dans les autres régions et qui, elles, n'ont pas fait grève. Les bus d'Ile-de-France, en grande couronne, j'ai pu en utiliser 220 de plus pour ramener du monde parce que c'était les sociétés privées qui ne faisaient pas grève. Alors oui, la diversification.
La SNCF et la RATP pourront candidater si j'ouvre à la concurrence ? Simplement, elles seront obligées de me faire des offres plus qualitatives pour les usagers. Et moins coûteuses aussi. Parce que, pardon de vous le dire, mais les tarifs de la SNCF et de la RATP qu'elles font payer à l'Ile-France Mobilité, sont beaucoup plus importants que ceux de Keolis, de Transdev ou de RATP Dev, qui sont des filiales. Là, je viens d'ouvrir à la concurrence le tramway neuf, qui roulera dans le département communiste du Val-de-Marne. Eh bien, ça s'est très bien passé. Et c'est Keolis qui va l'opérer.
Vous dites que la RATP n'a pas respecté le contrat qu'elle avait conclu avec Ile-de-France Mobilité, avec la région.
Et la SNCF non plus.
Donc, vous avez entamé des procédures à leur rencontre ?
Je leur ai demandé de rembourser. Je leur ai demandé de rembourser les usagers. Et elles ont accepté de le faire, alors que ce n'était pas dans leur contrat, ça va leur coûter 200 millions d'euros. Je les remercie d'avoir été convaincues par mon argumentation. Parce que quand le contrat n'est pas respecté, il faut dédommager.
Toujours sur cette question des transports, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo fait une proposition. La maire sortante de Paris, candidate à un deuxième mandat dans la capitale. C'était sur ce même plateau il y a quelques jours.
J'ai souhaité aider les familles, et notamment les familles avec des enfants, avec des mesures dès la rentrée que nous venons de passer, sur les tout-petits et sur les ados, où on a ramené à moitié prix. Et à partir de mars prochain, si les parisiens renouvellent leur confiance, ce sera effectivement pour tous les enfants. Et je ne vais pas m'excuser de prendre des mesures qui vont permettre aux gens de mieux vivre.
Les transports gratuits pour tous les moins de 18 ans, c'est une bonne idée.
Vous savez, la gratuité, ça n'existe pas.
Ça existe déjà pour les personnes âgées.
Non, ça n'existe pas du tout.
Vous voulez dire, il y a toujours quelqu'un qui paye.
Le coût des transports en Ile-de-France, c'est 10 milliards d'euros. Voilà, 10 milliards d'euros par an pour faire rouler des trains et pour en acheter des neufs et pour rénover. 10 milliards d'euros, il faut bien que quelqu'un paye. Donc, si ce n'est pas le voyageur, c'est le contribuable ou alors c'est les entreprises. Les entreprises qui payent déjà 4 milliards d'euros de versement de transport, l'axe la plus élevée de France, qui contribue énormément, les collectivités qui contribuent aussi un peu. Donc, voilà, la gratuité n'existe pas. Alors après, une ville a tout à fait la possibilité, si elle le souhaite, de faire payer ses contribuables, par ses contribuables, la gratuité.
C'est-à-dire qu'elle augmente les impôts à Paris si elle est réélue et comme ça, elle pourra financer la gratuité. Mais ce n'est pas vous qui paierai.
Ce sera forcément les impôts des Parisiens qui paieront la gratuité pour les adolescents. Le problème après, c'est de savoir quelle est la bonne mesure pour l'écologie. Est-ce que c'est la gratuité pour les adolescents ou est-ce que c'est, par exemple, de mettre Vélib gratuit ? Moi, je pense, moi, personnellement, je pense qu'il vaudrait mieux...
Vélib, c'est le service de vélo en libre-service. Je précise pour les non-franciliens.
Pardon, je pense qu'il vaudrait mieux inciter les jeunes à rouler à vélo que prendre le bus. Maintenant, après, c'est des choix politiques qui sont faits et c'est des choix qui dépendent de chaque maire.
Il faut accorder moins de place à la voiture comme le veut Anne Hidalgo qui prévoit de supprimer 60 000 places de parking en surface. Ça, c'est un choix écologique.
Vous savez, moi, je suis responsable de la cohésion d'une région de 12 millions d'habitants. Et je dois en permanence essayer de convaincre que oui, il faut baisser la pollution, mais il faut le faire de manière qui ne soit pas trop brutale pour tous ces habitants de la banlieue qui participent à la richesse de la vie parisienne. Alors oui, je comprends le souhait de Mme Hidalgo de limiter la place de la voiture dans sa ville. Elle en a tout à fait le droit. C'est son projet. Et la ville de Paris est très polluée. En même temps, les artisans, les commerçants, les salariés, les actifs, les familles qui ont des voitures eh bien, il va falloir permettre une transition.
Moi, je suis contre l'écologie quand elle est antisociale. Alors, qu'est-ce qu'on fait à la région ? Qu'est-ce qu'on fait ? Une prime vélo de 500 euros pour que tout le monde puisse acheter des vélos électriques. Une prime de 3 000 à 9 000 euros pour que les artisans, les commerçants, les PME, les TPE, les livreurs puissent acheter, changer des véhicules, avoir des véhicules électriques, des véhicules propres. Toute cette transition écologique ne doit pas être brutale. Elle doit être accompagnée. Elle doit être sociale. Moi, je suis contre l'écologie des privilégiés, l'écologie où on dit vous n'avez qu'à pas prendre votre voiture.
Mais oui, les Parisiens, ils peuvent ne pas prendre leur voiture. Ils ont le métro en bas de chez eux. Ils ont le bus qui est accessible 100% pour les personnes handicapées. Mais les banlieusards, est-ce que quelqu'un y pense dans cette campagne ?
Dans un instant, Valérie Pécresse, la droite, c'est-à-dire votre ancien parti des Républicains, peut-elle reprendre la ville de Paris, justement, à Anne-Hidalgo ? Et puis, si on a le temps, on parlera également peut-être de votre avenir et pourquoi pas de la prochaine présidentielle. 8h51, ne faites pas de cette tête quand je dis ça, Valérie Pécresse, non ? Vous ne voulez pas qu'on parle de votre avenir ? Si, mais j'avais
d'autres sujets en tête
très importants aussi. Bon, 8h51, Solène Cresson d'abord pour le rappel de l'actualité. Il a annulé tous ses rendez-vous médiatiques de la journée. Benjamin Griveaux réunit son équipe de campagne ce matin, réunion de crise pour le candidat à la mairie de Paris. Ils peuvent jeter leur masque, les 180 rapatriés français de Ouran à cause du coronavirus. Covid-19 partent de Cari Lerouet, quarantaine terminée, mais selon la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, il est très probable que nous ayons de nouveaux cas en France. L'Académie des Césars a fait les frais de ce mouvement irrépressible, estime sur France Info la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.
Les 21 membres de l'Académie des Césars démissionnent pour retrouver distille la sérénité contestée pour sa gestion opaque, mais aussi la polémique Romane Polanski. Le club de Nantes Atlantique Handball, première division féminine soupçonnée d'avoir fait des tests de grossesse sans prévenir ses joueuses en début de saison. Information de France Bleu, Loire-Océan, après un communiqué de l'Association des joueurs professionnels de Handball qui ne nomme pas de club, mais qui dénonce des pratiques inacceptables. Infirmier, aide-soignant, médecin de nouveau dans la rue pour réclamer plus de moyens pour l'hôpital. Le plan d'urgence décidé à l'automne ne suffit pas.
Selon eux, plusieurs dizaines d'actions et manifestations sont prévues en France. France Info et tout est plus clair. Ce n'est pas une de plus Valérie Pécresse sur la situation politique à Paris. Vous avez dit tout à l'heure au début de cet entretien qu'il faut parfois que les femmes se serrent les coudes. C'était pour parler des Césars. Est-ce que c'est valable aussi en ce moment dans la capitale ? Est-ce que vous êtes prête à vous rapprocher de Rachida Dati qui est la candidate de votre ancien parti Les Républicains pour qu'elle gagne à Paris ?
Moi, je souhaite que Rachida Dati puisse gagner Paris. Je le lui ai dit. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle ne souhaite pas d'accord au premier tour avec le mouvement libre que je représente Donc, ce n'est pas grave. On se retrouvera au deuxième tour. Pour gagner à Paris, il faut rassembler au deuxième tour. Et donc, dans chaque arrondissement, moi, je soutiendrai le candidat qui me paraît faire le meilleur maire d'arrondissement. Et ensuite, j'espère qu'on se rassemblera tous pour porter l'alternance à Anne Hidalgo.
Ce maire d'arrondissement que vous soutiendrez dans certains arrondissements et pas forcément sur liste de Rachida Dati. Il peut être sur liste
Pierre Lissia qui est le chef de file de libre qui est un jeune homme absolument talentueux qui défend depuis des années le quartier de la Porte de la Chapelle qui défend le 18ème contre l'abandon d'Anne Hidalgo. Il mérite d'être soutenu par l'ensemble des habitants du 18ème et je le soutiendrai.
Emmanuel Macron, Valérie Pécresse va présenter dans les jours qui viennent sans doute la semaine prochaine un plan contre le communautarisme. Est-ce qu'il a raison de se saisir aujourd'hui de toutes ces questions ?
Absolument. Mais là encore, il faut arrêter de tricoter. Il faut des actes et pas seulement des débats sémantiques. La menace, elle a plusieurs visages mais elle a un nom, c'est l'islamisme. Et l'islamisme, c'est quoi l'islamisme ? C'est quoi la radicalisation islamique ? C'est quand on considère que la loi religieuse est au-dessus de la loi de la République. La loi religieuse au-dessus de la loi de la République, ça ne peut pas exister dans la République française et il faut sanctionner tous les comportements qui incarnent ce combat contre les lois de la République.
Alors il y a un aspect religieux, il y a un aspect politique aussi parce que derrière, il y a les frères musulmans, il y a la volonté aussi de faire de l'entrisme dans la vie politique française et les élections municipales seront l'occasion pour un certain nombre de ces islamistes de rentrer sur les listes, de faire du chantage à certains maires. Et il faut qu'on prenne conscience de tout ce qui est en train de se passer et il faut des actes. J'ai une charte de la laïcité à la région Île-de-France que nous avons votée depuis 2017 qui interdit de verser la moindre subvention à une association qui ne respecte pas la laïcité et qui...
Combien de cas depuis 2017 ? Combien de subventions avez-vous rayées justement ? Combien d'associations avez-vous écartées ? Dans quel domaine ?
Ce qui est intéressant c'est que ça a provoqué de l'autocensure. C'est-à-dire que des associations sachant que nous avons cette charte de la laïcité n'ont pas candidaté et d'autres qui ont candidaté ont été refusées parce qu'elles défendaient effectivement des choses inacceptables. Par exemple, le port du Burkini dans les îles de loisirs pour la baignade par exemple parce qu'elles avaient une salle de prière dans les locaux de l'association. Donc oui, il y a eu si je puis dire un ménage qui a été fait dans les 3700 partenaires qui ont signé cette charte les 3700 partenaires de la région. Si on ne signe pas la charte on n'a pas la subvention.
Si on a la subvention et qu'on enfreint la charte on ne vous retire la subvention et ça c'est déjà une première mesure. Mais je pense qu'il faut aller plus loin.
Valérie Pécresse elle dit pardon de vous interrompre dans son article 6 les usagers des services publics doivent s'abstenir de tout prosélytisme. C'est quoi pour être très concret le prosélytisme ?
Je vous explique. Typiquement c'est une disposition qui a été mise pour les clubs de sport parce que nous avions constaté dans les clubs de sport du prosélytisme fait par les membres des clubs de sport qui notamment dans un certain nombre de sports de combat en fait des personnes radicalisées qui venaient recruter dans les clubs de sport. Et donc nous avons réuni l'ensemble des fédérations sportives et nous les avons formés à la prévention de la radicalisation pour qu'ils puissent détecter les signaux faibles et ils sont lanceurs d'alerte.
Et bien tenez-vous bien depuis que nous avons fait ça nous sommes la seule région à l'avoir fait en France depuis que nous avons fait ça nous avons eu 30 signalements 30 signalements pour des faits de radicalisation à l'intérieur des clubs sportifs. Donc oui on ne doit pas faire du prosélytisme quand on vient dans une association on n'est pas là pour recruter et faire du prosélytisme islamiste.
Et est-ce qu'il y a selon vous Valérie Pécresse aujourd'hui en Ile-de-France des élus qui pactisent qui s'entendent pour des raisons électoralistes avec certaines de ces associations ou de ces militants communautaristes ?
En tout cas il ne faut pas qu'il y en ait.
Il y en a ou pas aujourd'hui à vos yeux ?
Je vous ai expliqué que les frères musulmans leur stratégie l'islam politique la stratégie derrière c'est de faire de l'entrisme c'est de faire de l'entrisme sur les listes c'est de venir en disant écoutez moi je vous souhaite être adjoint sur votre liste je représente tel ou tel et j'apporte avec moi des voix donc c'est contre cet entrisme là qu'il faut se prémunir et il faut partout réaffirmer les valeurs de la république quand Inch'Allah vous savez le livre de M. Davé et de M.
Lhomme est sorti dans le livre il dénonçait une mission locale de Seine-Saint-Denis en disant elle donne des listes d'entreprises dans lesquelles on pourrait pratiquer la religion musulmane j'ai tout de suite fait faire une enquête ça n'était pas vrai c'était une fausse rumeur qui était véhiculée et donc voilà mais il faut être très très vigilant sur ces sujets vous savez que le livre sur les territoires les territoires qui sont aujourd'hui livrés à l'islamisme le livre de Bernard Rougier a été financé sur un domaine de recherche d'intérêt majeur de la région Île-de-France c'est grâce à la région qu'on a pu avoir ce travail de recherche parce que les universités aujourd'hui ne financent pas ce type de recherche
on n'a pas parlé de votre avenir du coup Valérie Pécresse mais vous reviendrez évidemment d'ici 2022 c'est pour ça que je vous disais
que j'avais des choses beaucoup plus importantes à vous dire
et on vous réinvitera merci beaucoup et l'info politique n'oubliez pas c'est aussi un podcast original sur France Info Paris, la bataille le feuilleton des municipales un nouvel épisode tous les vendredis un podcast à écouter sur franceinfo.fr disponible aussi sur l'application Radio France
Valérie Pécresse