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InterviewC à vous (sur YouTube)· 12 février 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéNumériqueEurope & international

Justice des mineurs : un texte pour « restaurer l’autorité » .- C à vous : l’intégrale - 12/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Faut-il durcir la justice des mineurs?

  • 25:00RelanceRéponse partielle

    Qui a raison entre G.Attal et E.Dupond-Moretti sur la délinquance des mineurs?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    La proposition de loi Attal répond-elle à une demande d'autorité dans la population?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Ce que questionne l'opinion, c'est la réactivité de l'institution pénale?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    B.Retailleau parle d'ensauvagement de la société. Qu'en pensez-vous?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Owen.L a-t-il agi sous le coup de la colère après une partie de jeu en ligne?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 25:00G.AttalChiffre
    « On a vu ces dernières années une violence de plus en plus débridée chez les jeunes. Il y a 2 fois plus de mineurs mis en cause pour coups et blessures. »
  • 25:00Eric Dupond-MorettiChiffre
    « La délinquance des mineurs n'a pas augmenté dans notre pays depuis 10 ans. »
  • 30:00B.RetailleauFait
    « Peut-on tuer un enfant de 11 ans parce qu'on a perdu, parce qu'on était contrarié, parce qu'on est frustré à force d'addiction à des jeux vidéo? »
  • 35:00J.FourquetFait
    « Un mineur incriminé est convoqué au tribunal 18 mois plus tard... Pendant tout ce temps-là, dans son environnement, il est en totale impunité. »
  • 45:00D.DelsenyFait
    « Il avait quitté l'entreprise dans laquelle il était en alternance depuis décembre. Depuis cette période, il passait beaucoup de temps à jouer aux jeux vidéo. »
  • 50:00J.FourquetChiffre
    « 7 Français sur 10 disaient qu'il fallait que la majorité pénale soit abaissée à 16 ans, pour que ce soit plus facile d'emprisonner des mineurs de 16 ou 17 ans. »
  • 1:00:00D.DelsenyFait
    « Les jeux vidéo sont plutôt un symptôme qu'une cause réelle. »
  • 1:10:00J.FourquetFait
    « Sur toutes les politiques d'inclusivité, sur le respect des personnes transgenres par exemple, toutes ces entreprises étaient très en pointe. Aujourd'hui, il y a un retournement de veste assez spectaculaire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Emilie? - E.Tran Nguyen: Owen, le principal suspect de 23 ans a fini par avouer avoir tué Louise, 11 ans, sous le coup de la colère après avoir perdu une partie de jeu en ligne. - A.-E.Lemoine: Il était dans un tel accès de rage qu'il est sorti pour se calmer.

C'est à ce moment-là qu'il a croisé la route de Louise, 11 ans. On en parle avec D.Delseny, journaliste au "Parisien". - M.Bouhafsi: La paix entre Israël et le Hamas ne tient plus qu'à un fil.

D.Trump avait annoncé qu'il voulait annexer Gaza. Hier, d'E.Macron lui a répondu. - P.Cohen: On parle de justice des mineurs.

C'est l'objet d'une proposition de loi de G.Attal qui sera débattue ce soir à l'Assemblée. Il y a aussi la question: y a-t-il un ensauvagement du pays? - A.-E.Lemoine: C'est l'un des sujets qu'on soumet à notre invité, J.Fourquet, politologue.

Merci de votre présence ce soir, alors que vous cosignez une étude pour la Fondation Jean-Jaurès. Lorrain? - L.Sénéchal: Ca bouge sur l'Ukraine.

Trump a annoncé avoir parlé longuement avec Poutine. Il l'a même invité à Washington et réciproquement. On fera le point sur les derniers rebondissements diplomatiques sur l'Ukraine. - P.Lescure: "Double jeu", c'est le titre du stand-up, un documentaire assez réjouissant que je vous présente tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: Il me semble que ça concerne nos invités...

Tous ont fait de la scène. Ils ont commencé par des sketches avant de se lancer sur le petit ou le grand écran. J.-P.Rouve signe la réalisation de "God Save the Tuche", une semaine en salle et 1 million d'entrées.

K.Khojandi, auteur de cette série humoristique, "bref.2" qui fait son retour en version XXL.

On est heureux d'accueillir C.Cardin, dont la France s'éprend totalement. Elle avait fait sa 1re télévision française il y a longtemps à "C à vous".

On n'est pas surpris de son succès. En cuisine, notre chef cette semaine et B.Chameroy. - B.Chameroy: Je vais vous demander de faire bref... - P.Chronopoulos: Rouge. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, L'Edito de P.Cohen. Faut-il durcir la justice des mineurs? - P.Cohen: Un texte qui reprend des mesures annoncées lorsque G.Attal était Premier ministre.

Un garçon de 15 ans avait été battu à mort à la sortie de son collège, 3 autres mineurs avaient été mis en examen pour assassinat. La proposition Attal se voulait elle-même une réponse aux violences urbaines après la mort du jeune Naël, tué par un policier à Nanterre. Elle a été relancée après le meurtre du jeune Elias, adolescent de 14 ans tué pour son portable.

Les 2 mis en cause ont 16 et 17 ans. Chaque crime retentissant suscite une demande de réforme ou de changement de loi. C'est ce que dit le rapporteur de la proposition dans "Le Monde". "On a une actualité qui nous impose de légiférer sur le sujet." Des propositions qui braquent magistrats et éducateurs, et hérissent la gauche et une partie du groupe Renaissance.

Elle vient détricoter en partie la réforme mise en place par l'ancienne garde des Sceaux, N.Belloubet en 2021. Le porte-parole du gouvernement s'appelait G.Attal.

Deux mesures principales dans le texte présenté aujourd'hui: une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans accusés de fait grave. Un renversement de logique pour l'excuse de minorité, qui n'est plus une excuse mais reste un principe fixé par l'ordonnance de 1945 qui divise par deux la peine maximale encourue par un mineur. G.Attal propose que cette atténuation ne soit plus automatique, et qu'elle devrait faire l'objet d'une décision motivée du juge.

Changement qu'il justifie ainsi. - G.Attal: On a une ordonnance de 1945...

Elle dit qu'un mineurs ne doit pas être jugé comme un majeur. Je ne propose pas de remettre ça en cause. Je propose de considérer avec lucidité qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945.

On a vu ces dernières années une violence de plus en plus débridée chez les jeunes. Il y a 2 fois plus de mineurs mis en cause pour coups et blessures. - P.Cohen: G.Attal dénonce, comme d'autres, une délinquance de plus en plus jeune et grave.

Problème, ce n'est pas ce que disait celui qui était son garde des Sceaux. - Eric Dupond-Moretti: La délinquance des mineurs n'a pas augmenté dans notre pays depuis 10 ans. - P.Cohen: Pas de hausse depuis 10 ans, disait E.Dupond-Moretti. - A.-E.Lemoine: Qui a raison? - P.Cohen: En termes de délinquance des mineurs, il n'y a pas de chiffres incontestables, mais il y a des sources différentes et elles ne se recoupent pas toujours.

Voici un graphique assez solide. J'ai pris les chiffres des mineurs mis en cause par les services de police et de gendarmerie. Ils montrent l'évolution, en valeur absolue.

C'est la courbe orange. En proportion, c'est la courbe bleue. Cela montre que l'explosion, si explosion a eu lieu, c'est dans les années 90.

En 20 ans, on est passés de 90 000 à plus de 200 000 mineurs impliqués par an, avec un pic en 2010. Depuis, il y a eu un reflux ou une stagnation. Ca donne plutôt raison à E.Dupond-Moretti.

En 2023, les derniers chiffres reconnus, plus de 160 000 mineurs ont été mis en cause. 105 000 ont fait l'objet d'une réponse pénale. 2700 sont passés en prison.

Voilà pour les nombres qui ne disent rien de la violence des actes, lesquels s'aggravent, c'est vrai. Les derniers chiffres de 2024 soulignent une surreprésentation des 16 et 17 ans dans 3 catégories: les vols avec arme, 31 % sont le fait de mineurs, les vols violents sans armes et les vols de véhicules, 28 %. Les mineurs mis en cause représentent environ 3 % de leur classe d'âge. - A.-E.Lemoine: Il y a des chiffres qui montent un reflux ou une stagnation.

L'actualité impose de légiférer. - J.Fourquet: On est bien placés pour parler de tout cela.

L'impact aussi de ces drames, avec la recrudescence de l'usage de couteau, les fameuses armes blanches. Des victimes, comme les auteurs, sont souvent mineurs, pas toujours...

Tout ça a un impact très fort dans la population. J'ai d'autres données chiffrées. Cette question de la modification de l'ordonnance de 1945, c'est un serpent de mer qui revient régulièrement.

On avait fait un sondage en 2006, 2011, 2017, 2021...

On réexpliquait aux Français ce qui était l'ordonnance et on leur demandait s'ils étaient favorables à une modification. En 2021, 7 Français sur 10 disaient qu'il fallait que la majorité pénale soit abaissée à 16 ans, pour que ce soit plus facile d'emprisonner des mineurs de 16 ou 17 ans. - P.Cohen: Dans la réalité, elle a été plusieurs fois modifiée, cette ordonnance.

Les juges ont toute la latitude de le faire à partir de 16 ans et donner des peines comme les adultes. - J.Fourquet: La formule de G.Attal, on l'a déjà entendue dans la bouche d'autres politiques, en disant qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945, sous-entendant que la violence a progressé... - A.-E.Lemoine: Ce que questionne l'opinion, c'est la réactivité de l'institution pénale? - J.Fourquet: Oui.

On voit souvent, hélas, quand on fait le pedigree d'un certain nombre de mis en cause, ils n'en sont pas à leur coup d'essai. Quand l'affaire la plus grave éclate, souvent, il y a déjà eu des signes précurseurs. Souvent, quand il y a eu une réponse pénale, soit ce n'est pas assez ferme ou ça intervient trop tard.

Un mineur incriminé est convoqué au tribunal 18 mois plus tard...

Pendant tout ce temps-là, dans son environnement, il est en totale impunité. Ca ne sont pas des signaux satisfaisant envoyés. Là-dessus, il y aurait des choses à faire. - A.-E.Lemoine: La proposition de loi de G.Attal répond à une demande d'autorité dans la population française. - J.Fourquet: Oui.

On débat assez régulièrement sur la question des OQTF, autre serpent de mer. On entend beaucoup de choses sur les refus d'obtempérer lors des contrôles de police. Il y a une demande assez forte d'autorité qui s'exprime dans le pays.

On voit comment une personnalité comme B.Retailleau tente, dans son style, de répondre à cette demande. - A.-E.Lemoine: Le débat va être vif ce soir et intéressant à l'Assemblée nationale.

Il y a une fracture entre la droite et la gauche? - J.Fourquet: C'est typiquement un sujet sur lequel le clivage gauche-droite continue d'exister.

Ce qui sera intéressant d'observer, P.Cohen en a parlé, c'est de voir, au sein du bloc central, si le clivage se réactive. Ce projet de loi est porté par G.Attal, qui, historiquement, vient plutôt de la gauche.

C'est plutôt l'aile gauche de la Macronie. Il est aujourd'hui en porte-à-faux avec des gens comme madame Belloubet, peut-être madame Borne. Que la droite et le RN demandent plus de sévérité en la matière, c'est attendu.

Que LFI et toute la gauche disent qu'il faut voir les choses autrement, c'est attendu. Ce qui va être intéressant, c'est comment les autres vont se partager au sein du courant central. - P.Cohen: La politique, c'est aussi cette annonce par B.Retailleau de sa candidature à la présidence des Républicains, qui était convoitée par L.Wauquiez.

La guerre à droite est relancée. On en parlait hier, sans penser que l'annonce de B.Retailleau serait si précoce.

On en parlait avec X.Bertrand. Il nous disait son soutien à B.Retailleau. - X.Bertrand: Il faut quelqu'un de neuf.

Je pense que B.Retailleau serait un très bon président des Républicains. Ca n'engage en rien le choix pour 2027.

Aujourd'hui, dans l'action, je pense qu'il serait un bon président. Je souhaite qu'il soit un candidat à la présidence des Républicains. - P.Cohen: Ca ne l'engage en rien pour 2027. - J.Fourquet: X.Bertrand n'a peut-être pas renoncé à 2027. - P.Cohen: C'est le contrôle d'un parti, même diminué comme LR.

C'est important dans la perspective de la présidentielle, dans 2 ans? - J.Fourquet: Surtout s'il n'y a pas de candidat naturel à la succession d'E.Macron.

Pouvoir s'appuyer sur ce qui reste de militants LR, mais aussi un réseau d'élus. C'est important. Le levier majeur pour B.Retailleau va dépendre de 2 choses: sa longévité à Beauvau, et si tant est qu'il reste assez longtemps Beauvau.

Il faudra avoir des résultats. Ce qu'on voit en l'opinion, comment cette nomination à Beauvau s'est traduit par un gain de visibilité et de popularité... - A.-E.Lemoine: C'est le tremplin de Beauvau.

Ca marche quasiment à tous les coups. - J.Fourquet: Il était 36e personnalité politique sur 50 au mois de juin, avant sa nomination et il est aujourd'hui 9e.

L'appétit vient en mangeant. Ce tremplin de Beauvau, à droite, tout le monde a en tête N.Sarkozy.

Il était resté plus longtemps et avait obtenu un certain nombre de résultats significatifs, au moins momentanés sur la situation de la délinquance. Autant là, B.Retailleau envoie des messages à l'opinion qui est en attente de fermeté, majoritairement.

Ce qui va se passer plus tard, ça va être la question des résultats. Est-ce que les résultats seront au rendez-vous ou pas? C'est tout l'enjeu vis-à-vis de l'électorat du RN.

L'électorat du RN, aujourd'hui, 58 % des électeurs ont une bonne opinion de B.Retailleau car il parle de thèmes qui leur sont chers. Mais ils attendent de voir les résultats.

Rappelez-vous la fameuse formule de N.Sarkozy sur le fait de passer au karcher certains quartiers. Aujourd'hui, le lectorat RN attend que le karcher soit passé.

S'il ne l'est pas, cet électorat préférera rester fidèle à M.Le Pen plutôt que de suivre B.Retailleau. - P.Cohen: L.Wauquiez a encore des atouts? - J.Fourquet: Sur un poste comme celui de Beauvau, vous êtes en prise directe avec l'actualité.

Il y a les moyens de l'Etat. C'est assez stupéfiant de voir la vitesse à laquelle B.Retailleau s'est installé dans ce paysage.

En cas de motion de censure qui viendrait à être votée, si on rabat les cartes, on peut de nouveau reculer de plusieurs cases. - A.-E.Lemoine: A droite, cette guerre des chefs, on en parle très peu dans votre nouvel objet d'étude: les PMU...

Ces miroirs de la France où on s'intéresse aux courses de chevaux, mais pas celles qui mènent à l'Elysée. ...

Tout le monde s'entend bien, tout le monde échange. Tout le monde parle en toute convivialité. - Il y a plus de personnes qui connaissent leur prénom dans un bar PMU que dans un bar normal.

Il y a Mehdi, Léon, JP... - On connaît tout le monde. - Il y a Yoann, aussi.

Il n'est pas là. - Il y a des chômeurs, des retraités, des travailleurs, toutes sortes de gens. - Il y a beaucoup d'échanges. - Le matin, les infos et l'après-midi, c'est les jeux. - La politique, au PMU, c'est le dernier des sujets. - On cherche un moment de détente et pas de conflit. - A.-E.Lemoine: Quand on lit votre livre, on comprend que ce n'est pas dans les PMU que se développent les plus grands débats politiques.

Pourquoi? - J.Fourquet: Ce sont des lieux perçus comme étant conviviaux par les personnes qui les fréquentent.

On veut "ne pas casser l'ambiance" en parlant politique. On va rester consensuels. On parle de la météo, de faits divers...

L'autre élément qui est intéressant, on le voit dans votre reportage, on connaît les prénoms de tout le monde mais entre eux, ils s'appellent les "camarades". Ils ne sont pas collègues, ils ne sont pas amis. Ce sont les camarades du PMU. - A.-E.Lemoine: Ils ne se voient qu'au PMU. - J.Fourquet: "Je connais son prénom mais je n'ai pas son téléphone car je ne le vois que là, ce n'est pas un ami..." Il y a une relation assez superficielle.

S'embarquer à parler de politique vous expose à vous fâcher avec quelqu'un dont vous ne connaissez pas les opinions. C'est pour ça qu'on reste en retrait sur les questions politiques et on parle d'autres sujets. - A.-E.Lemoine: Dans un PMU, contrairement à toutes les chaînes de fast-food qui se ressemblent, là, à chaque fois, c'est un univers inédit.

Un PMU dans le nord, ce n'est pas la même chose qu'un PMU à Marseille. - J.Fourquet: Il y a la marque PMU, là où les courses se déroulent, les bornes pour jouer.

Ensuite, le décor change. La population n'est pas la même selon les quartiers. Dans l'enquête, on a bien vu comment la personnalité du taulier, le patron du PMU, joue un rôle déterminant dans l'atmosphère qui va régner dans l'établissement. - A.-E.Lemoine: En quoi les PMU sont des couteaux suisses?

C'est comme ça que vous les qualifiez. - J.Fourquet: Les gens nous disent qu'ils viennent jouer mais que c'est aussi une espèce de bourse d'échange.

Il y a pas mal d'artisans. On va avoir un tuyau si on a des travaux à faire, quand on recherche un emploi...

En province, On a des gens qui vont avoir des plans pour avoir tel type d'aliments...

C'est une sorte de bourse d'échange. C'est pour ça qu'on a parlé d'un centre de ressources ou d'un couteau suisse. - E.Tran Nguyen: Une phrase revient systématiquement dans la bouche des clients: "Ici, on nous dit bonjour." Pour trouver cette convivialité, on entre dans ces bars, mais aussi pour trouver un respect qu'on ne trouve pas ailleurs. - J.Fourquet: Une civilité, on se respecte, on s'écoute, il y a une bonne ambiance.

D'où le fait de ne pas parler de politique. Même si beaucoup des gens qui fréquentent les PMU notent qu'il y a toutes les couches sociales, ce n'est pas si vrai que ça. On va être beaucoup sur des publics employés, ouvriers, demandeurs d'emploi...

Il y a des retraités, souvent modestes. C'est une France des invisibles qui trouvent leur lieu à eux. Ce sont des gens qui se disent: "Au moins, ici, on est reconnus." Il y a le fait qu'ici, on ne note pas où on doit s'asseoir.

C'est une forme de considération que ce public retrouve dans ces établissements, dont ils ne bénéficient pas toujours ailleurs. - A.-E.Lemoine: Il y a 14 000 PMU en France. "Le Longchamp" ça, c'est le nom le plus utilisé. - J.Fourquet: En hommage à l'hippodrome... - A.-E.Lemoine: Le moins utilisé, c'est "Le Flash". - J.Fourquet: Il y en a pas mal qui sortent. 14 000 points de vente, c'est assez considérable.

On a fait la cartographie de l'implantation des PMU. Même dans des départements très ruraux, on va avoir 30-50 établissements. - A.-E.Lemoine: Beaucoup plus que celui de La Poste, qui a 2 fois moins de postes. - J.Fourquet: Ou des banques, qui ont des nombres d'agences bien moindres. - A.-E.Lemoine: Cette enquête signée pour la Fondation Jean-Jaurès.

Merci. Restez avec nous. La Story de Mohamed. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un cessez-le-feu qui doit être à tout prix sauvé.

En début de semaine, le Hamas a annoncé qu'il reportait jusqu'à nouvel ordre la libération de nouveaux otages prévus initialement samedi. Selon le groupe terroriste, Israël ne respecterait pas les accords du cessez-le-feu. Depuis 48 heures, l'inquiétude régnait en Israël. ... - M.Bouhafsi: Une crainte renforcée ces derniers jours par les propos de D.Trump.

Quelques heures après l'annonce du Hamas, le président américain a promis de faire vivre "l'enfer" aux Gazaouis. ... - M.Bouhafsi: Un discours qui a conforté la position de l'extrême droite israélienne.

Pour le ministre des Finances, les Israéliens ont subi "un lavage de cerveau pour les pousser à adhérer à l'accord sur les otages." Le ministre appelle quasiment à rayer Gaza de la carte. ... - M.Bouhafsi: Alors que les familles des otages ont pu, grâce à la libération de 21 captifs, savoir que plusieurs de leurs proches étaient en vie, c'est un nouveau vent de panique qui règne dans ces foyers, qui attendent déjà depuis 1 an et 4 mois.

Des parents en viennent à supplier B.Nétanyahou. ... - M.Bouhafsi: Vous vous souvenez la semaine dernière, D.Trump avait choqué la communauté internationale en affirmant son souhait de contrôler Gaza pour en faire la Riviera du Moyen-Orient.

Tout ça en expulsant les Gazaouis vers d'autres pays. Hier, le président américain a enfoncé le clou en maniant l'ironie devant le roi de Jordanie. ... - M.Bouhafsi: Cela a fait réagir E.Macron.

En interview sur CNN, le chef de l'Etat a appelé D.Trump à respecter le peuple palestinien. ... - M.Bouhafsi: Israël annonce ce soir qu'un retour à la guerre permettra la réalisation du projet de Trump.

Cette proposition de déplacer 2 millions de Gazaouis a choqué les pays arabes. L'Arabie saoudite a rappelé qu'il n'y avait aucune autre possibilité que la solution à 2 Etats. - P.Lescure: D.Labayle avait signé un décret fin janvier pour débaptiser de "golfe du Mexique".

C'est devenu le "golf de l'Amérique". Google Maps a changé le nom pour les utilisateurs américains. Apple lui a emboîté le pas aujourd'hui.

L'application Google agenda a supprimé de ses calendriers la date du mois des fiertés et autres commémorations consacrées à des minorités comme le montre ce texte posté sur les réseaux sociaux. ... - P.Lescure: Google dit vouloir s'en tenir aux jours fériés officiels, les jours fériés d'Etat.

La tech américaine semble obtempérer à la moindre nouvelle idée de D.Trump. - J.Fourquet: Oui...

Cette tech, historiquement, est plutôt démocrate. Elle était progressiste sur toutes ces questions sociétales. On voit la trajectoire personnelle d'E.Musk.

Derrière tout ça, il y a des intérêts financiers. On se range aux injonctions du nouveau patron des Etats-Unis. Ce qui est assez surprenant, c'est la vitesse et l'ampleur du changement de pied.

Sur toutes les politiques d'inclusivité, sur le respect des personnes transgenres par exemple, toutes ces entreprises étaient très en pointe. Aujourd'hui, il y a un retournement de veste assez spectaculaire. - A.-E.Lemoine: Ils construisent une contre-réalité. - J.Fourquet: Sur le nom du golfe, c'est une question géographique.

La plus grande base militaire américaine s'appelle Fort Bragg. C'était le nom d'un général confédéré sudiste. Sous Biden, la base avait été débaptisée.

Trump veut rebaptiser la base, comme d'autres bases américaines qui portaient le nom de généraux confédérés. Il peut apparaître fantasque, mais sur toute une série de sujets, on avance très vite, comme si il y avait un agenda. Les équipes ont travaillé tous les jours.

Il y a des choses qui se mettent en place avec la collaboration zélée d'un certain nombre de grandes entreprises qui voient leur intérêt financier avant tout. - A.-E.Lemoine: Il aura fallu 30 heures de garde à vue pour obtenir les aveux circonstanciés d'Owen.L, 23 ans.

Il a d'abord affirmé ne pas être sorti de chez lui avant d'être confronté aux analyses ADN. Il a reconnu avoir tué la petite Louise. L'information a été confirmée par le procureur de la République. - Très en colère après une dispute avec un joueur en ligne, il sortait de son domicile vêtu de sa doudoune noire dans laquelle se trouvait un opinel noir.

Son intention était de voler ou racketter une personne pour se calmer. Il rencontre fortuitement Louise, qu'il ne connait pas. Il lui dit qu'il va fouiller ses affaires pour lui voler de l'argent en la menaçant avec un couteau.

Alors qu'il fouille son sac, elle se met à crier. Paniqué par ses cris, il la fait tomber à terre et lui porte plusieurs coups de couteau. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, D.Delseny.

Merci d'être là. On est sidérés, tout comme les enquêteurs, par les explications avancées par le meurtrier présumé de Louise. Elle a été la cible fortuite de la colère de son meurtrier? - D.Delseny: C'est ce qui apparaît des déclarations d'Owen.

Il sort de chez lui avec un couteau dans la poche. Il va croiser cette jeune fille qui rentre de l'école, qui normalement, a un trajet assez court. C'est un endroit plutôt passant.

Il va la suivre. Il veut l'agresser et lui prendre son téléphone. Il l'emmène dans ce bois un peu à l'écart.

Son explication, c'est qu'elle se débat, il sort son couteau et la frappe. - A.-E.Lemoine: Tout s'est joué en 2 minutes.

A 14h, il sort de chez lui. A 14h10, il est de retour chez lui. - D.Delseny: Un peu plus peut-être, mais ça s'est joué très vite dans un périmètre assez proche de son domicile.

Le téléphone s'arrête aux alentours de 14h07. Le téléphone de Louise. Il est de retour entre 14h10 et 14h15 chez lui.

Il est rentré en courant. Il a quitté son domicile très énervé. - A.-E.Lemoine: Une autre petite fille de 12 ans a échappé au pire.

C'était le 4 février dernier. Il a aussi voulu la racketter. C'était dans le même contexte, après une partie de jeu vidéo... - D.Delseny: C'est un élément qui n'est pas neutre.

Il sort dans les mêmes conditions d'énervement. Il a besoin de se défouler. C'est lui qui explique ça.

Il prend une jeune fille du même âge que Louise, avec un scénario très proche. Il essaie de l'attirer vers la forêt en lui expliquant qu'il a perdu un objet et qu'il n'a pas ses lunettes pour le retrouver. La jeune fille refuse de le suivre.

Ca s'arrête là. Quelques jours plus tard, le scénario se développe un peu plus. C'est le même point de départ, le même scénario, le même type de cible. - A.-E.Lemoine: Avec une partie de jeu vidéo qui aurait été l'élément déclencheur du passage à l'acte.

Une altercation avec un joueur en ligne? - D.Delseny: Il joue à Fortnite, un jeu de combat.

Il prétend qu'il a été insulté par un joueur. Il a dû perdre la partie. Il a cessé de jouer.

Il est parti dehors avec son manteau, son couteau dans la poche, pour se calmer, ce qu'il faisait apparemment assez régulièrement. - A.-E.Lemoine: Avec toujours un opinel. - D.Delseny: C'est sa façon à lui de se défouler quand il est contrarié. - A.-E.Lemoine: Il était connu des services de police, notamment parce que sa petite soeur avait déposé une main courante il y a 1 an et demi pour des violences à son encontre. - D.Delseny: Ce n'est pas anodin non plus.

Quand il y a une bagarre entre un frère et une soeur, on n'appelle pas toujours la police. Là, il y a eu une intervention de police. La soeur a expliqué que depuis avril 2023, elle ne lui parlait plus.

Elle craignait son frère, ses excès de violence. Tout ça mérite d'être... - P.Cohen: Le procureur n'a pas dit s'il avait été entendu par les services de police après la main courante. - D.Delseny: Il n'a pas été entendu dans cette procédure.

C'est un cadre familial. On intervient, les parents sont là...

On peut considérer que c'est une bagarre isolée. - A.-E.Lemoine: La petite soeur du meurtrier présumé a déclaré qu'un verrou protégeait sa chambre.

Les enquêteurs l'ont constaté. - D.Delseny: Tout à fait.

Dès son 1er contact avec les policiers, elle n'a pas protégé son frère. Elle a tout de suite dit que c'était quelqu'un de violent. Une soeur a tendance à protéger son frère.

Elle ne l'a pas fait. Elle en avait peur. - A.-E.Lemoine: Il n'a aucun antécédent de séjour psychiatrique.

Il a une petite amie, il n'est pas désociabilisé. Il évolue dans un milieu aisé. Il est en marge quand même.

Il était étudiant, mais sans alternance depuis plusieurs mois. Il passait ses journées à jouer aux jeux vidéo. - D.Delseny: Il avait quitté l'entreprise dans laquelle il était en alternance depuis décembre.

Depuis cette période, il passait beaucoup de temps à jouer aux jeux vidéo. Le rôle de l'instruction va être de reprendre ce parcours à rebours pour comprendre comment on en vient à ce qui est une pulsion criminelle. - A.-E.Lemoine: Et un acharnement. 10 coups de couteau. - D.Delseny: Surtout venant d'un garçon de 23 ans qui pratique la boxe face à une jeune fille de 11 ans qui se débat.

Je ne pense pas qu'on ait besoin d'un couteau pour la maîtriser. - A.-E.Lemoine: Les enquêteurs se sont intéressés à Owen dès dimanche.

Ils ont entrepris une enquête de voisinage, fait du porte-à-porte. Ils sonnent au domicile de la famille L. Ils sont immédiatement saisis d'un doute. - D.Delseny: Sur la main d'Owen et sur d'autres endroits du corps, il a des plaies récentes.

Ils lui demandent pourquoi il est blessé. "Oui, c'est un accident domestique, mercredi." Les policiers sont un peu interloqués par l'explication.

Ils vont lui faire un prélèvement ADN. Il l'accepte. Il n'était pas obligé.

Ils vont garder dans un coin de leur tête que, dans cet endroit proche du lieu des faits, il y a un garçon qui présente des plaies suspectes sur les mains. - A.-E.Lemoine: Ils ont un alibi fourni par la mère du meurtrier présumé qui explique qu'il n'était pas sorti de chez lui le vendredi.

C'est une des raisons pour lesquelles elle a été placée en garde à vue. Elle a été libérée. La petite amie d'Owen a su très vite ce qui s'était passé. - D.Delseny: Elle le voit revenir quelques minutes après le meurtre, blessé, avec du sang.

Il s'enferme dans la salle de bains. La soeur d'Owen l'entendait parler à sa petite amie. Il y a sûrement une discussion.

Elle lui demande comment il s'est blessé. Il dit qu'il s'est blessé tout seul. Elle le soigne.

Elle lui met des pansements. Elle est au courant de ce qu'il vient de faire. Il lui explique qu'il a poignardé quelqu'un.

Elle explique après qu'elle a fait le rapprochement. A ce moment-là, elle ne va pas aller dénoncer son petit ami à la police. - A.-E.Lemoine: Owen a été interpellé lundi soir.

Entre-temps, son image avait circulé dans le quartier. La voisine l'a reconnu. Les signalements se sont multipliés, jusqu'aux élus locaux qui ont appelé. - D.Delseny: C'est une particularité de l'enquête.

C'est un mélange de technologie et d'enquête traditionnelle. On a des images de vidéosurveillance, de l'ADN, mais aussi un travail très classique de police, du porte-à-porte. On essaie d'expliquer les emplois du temps de chacun, on montre des photos.

Quand on a montré la photo d'Owen aux voisins, ils ont dit que c'était lui. C'est une enquête exemplaire dans le mélange de techniques de police très anciennes et de technologies plus récentes. - A.-E.Lemoine: Owen s'est débarrassé de l'arme du crime et de la doudoune. - D.Delseny: Le ramassage des poubelles dans ce coin arrive le soir où il a commis les faits.

Il est probable qu'on ne retrouve jamais ni l'arme ni le blouson. Il n'a pas donné des explications très précises. - E.Tran Nguyen: Ce meurtre a provoqué l'émoi partout en France et dans la classe politique.

Une minute de silence a été observée cet après-midi à l'Assemblée nationale. B.Retailleau, ce matin, a dénoncé un ensauvagement de la société. - B.Retailleau: Peut-on tuer un enfant de 11 ans parce qu'on a perdu, parce qu'on était contrarié, parce qu'on est frustré à force d'addiction à des jeux vidéo?

Les écrans, les jeux vidéo, il faut y faire très attention. De là à commettre cet acte absolument irréparable, c'est terrible. Ca montre un ensauvagement, quelque chose de notre société. terme repris par le président.

On peut parler d'ensauvagement de la société? - J.Fourquet: C'est un cas très particulier.

Néanmoins, vous avez rappelé l'incapacité à se maîtriser. Face à cette frustration, les insultes d'un autre joueur, l'individu est obligé de sortir et de s'en prendre à quelqu'un pour décharger...

Tout ça a pu exister par le passé. Ca ne veut pas dire qu'il y en a plus. Ce terme de "ensauvagement" était régulièrement utilisé dans le débat public et politique.

Les Français ne sont pas criminologues ni sociologues. Quand on leur demandait si pour eux, il y avait un ensauvagement de la société, une majorité d'entre eux disait que ça correspondait à ce qu'ils vivaient. On a parlé tout à l'heure du PMU. "Ici, on se dit bonjour".

Ca commence avec l'effritement de la civilité. Le langage se relâche, les capacités à se maîtriser diminuent. Quand vous voyez comment une expression comme "le pétage de plombs"...

On l'entend très régulièrement. Il y a des gens qui n'ont plus la capacité de se maîtriser et de faire face à leurs propres frustrations. Ce sont des décharges de violence qui s'observent.

Est-ce qu'il y en a plus qu'avant? - E.Tran Nguyen: Vous constatez l'ensauvagement de la société, D.Delseny? - D.Delseny: Je suis toujours très prudent sur les réactions à chaud sur des faits divers.

On est tous émus par un fait divers comme celui-là. Quand on réagit sous le coup de l'émotion, on n'a pas de recul. Je suis incapable de vous dire si la société est plus sauvage aujourd'hui.

Les faits divers sont beaucoup plus médiatisés aujourd'hui qu'avant. Il y a une puissance médiatique qui fait que ce fait divers, on en parle tous depuis 3 jours. Peut-être que la société est moins tolérante à ce type de faits.

Je pense que les faits divers ne se ressemblent pas tous. On ne peut pas les cataloguer. La question que l'on doit se poser, au-delà de la problématique des jeux vidéo, ce sont les problématiques psychologiques et psychiatriques sur des détections qui ne sont pas faites.

Les jeux vidéo sont plutôt un symptôme qu'une cause réelle. L'ensauvagement...

Si je dis non, on va me dire ce soir que ce n'est pas normal, parce qu'on a tous en tête ce fait divers. Cette petite fille passe à cet endroit 5 minutes avant ou 5 minutes après, il ne se passe pas ce qui s'est passé. Mais je n'ai pas de recul.

Je ne peux pas réagir dans une émotion. Les hommes politiques font ce qu'ils ont à faire. Je m'en tiens aux faits. - A.-E.Lemoine: Merci, D.Delseny, journaliste, chef du service police-justice au "Parisien".

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. On parle de la conférence de presse lunaire d'E.Musk dans le bureau Ovale. - L.Sénéchal: D.Trump était dans son bureau.

Il a convoqué la presse. Les journalistes sont tombés nez à nez avec E.Musk et avec son fils de 4 ans, qui s'appelle X. ... - L.Sénéchal: Il a fini par rendre X à sa nounou.

La conférence de presse a duré une demi-heure. E.Musk s'est défendu de répondre sciemment des fake news à ses abonnés sur X.

Par exemple, sur un prétendu envoi massif de préservatifs à Gaza, il s'agit en fait d'une commune homonyme au Mozambique où l'épidémie de sida fait rage. - L.Sénéchal: Musk est souvent présenté comme celui qui tient les rênes du pouvoir aux Etats-Unis.

Le "Time" l'a mis en une derrière le bureau du président. Il a les manettes du trésor, avec son département qui juge l'efficacité gouvernementale. E.Musk supervise ses propres entreprises.

Il a répondu sur les soupçons de conflit d'intérêts. - L.Sénéchal: Pas de conflit d'intérêts à l'entendre, parce qu'il publie ce qu'il veut sur son propre réseau.

La promesse de transparence a pris un coup quand l'Associated Press n'a pas été autorisée à couvrir la conférence de presse. Une mesure de rétorsion de l'administration Trump parce que AP refuse de renommer le golfe du Mexique en "golfe de l'Amérique". - A.-E.Lemoine: Trump s'est longuement entretenu avec V.Poutine. - L.Sénéchal: Au sujet de l'Ukraine.

Le Kremlin confirme un entretien de 1 heure 30. Trump voudrait recevoir Poutine aux Etats-Unis. La même invitation est lancée en sens inverse pour que Trump aille à Moscou.

Cette annonce intervient au lendemain de la libération de l'américain détenu depuis 2021 en Russie. - L.Sénéchal: En échange de la libération de cet Américain, Washington et Moscou confirment qu'un Russe a été libéré par les Etats-Unis.

Silence radio sur son profil. La dernière fois, les Etats-Unis ont libéré un marchand d'armes notoire en échange de la basketteuse américaine B.Griner.

Les Etats-Unis nous apprennent ce soir que 3 détenus ont été libérés par la Biélorussie. Les négociations entre Etats-Unis et Russie sur l'Ukraine ont commencé. V.Zelensky va faire la paix, selon Trump.

V.Zelensky monnaye l'aide américaine. Il évoque, pour la première fois, l'échange de territoires. - L.Sénéchal: Le Kremlin a déjà balayé cette proposition.

Et l'Europe? Elle s'inquiète ce soir d'être retenue à l'écart des négociations de Trump. L'Europe est tenue à l'écart...

Mais à qui les Etats-Unis demandent de payer? Il faut que l'Europe fournisse "l'écrasante part pour la reconstruction de l'Ukraine. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou est nommé par la gauche de faire toute la lumière sur les soupçons de violences sexuelles au sein d'un collège catholique. - L.Sénéchal: Cet établissement est visé par une enquête.

Une enquête du parquet de Pau depuis 1 an. 112 plaintes ont été déposées. - L.Sénéchal: La semaine dernière, Mediapart a accusé F.Bayrou d'avoir su et de n'avoir rien fait, de s'être rendu en tant que ministre de l'Education dans les locaux de l'établissement pour le soutenir après la plainte d'un parent d'élève.

F.Bayrou a été interpellé hier à l'Assemblée. - Saisi à de multiples reprises de cette violence, vous avez toujours affirmé n'avoir rien su, rien vu, rien entendu. on s'ingénie à inventer de toutes pièces des scandales.

Je n'ai jamais été informé de quoi que ce soit de violences, de violences a fortiori sexuelles, jamais. Je peux vous assurer que tout est faux. Une plainte en diffamation sera portée. - L.Sénéchal: Dans la foulée, Mediapart a publié un nouvel article et soutenu que la 1re plainte datait de 1996, quand F.Bayrou était à l'Education.

Des témoins disent la même chose. Un porte-parole des victimes estime, lui, que F.Bayrou n'a pas couvert.

Il ne peut pas imaginer que F.Bayrou ait su qu'il y avait un système de prédation et que ces gens étaient des pervers. Les députés socialistes réclament que toute la lumière soit faite.

F.Bayrou a répété ne pas avoir été au courant. - A.-E.Lemoine: La France a le record du monde des patronymes. - L.Sénéchal: Ce sont les chiffres de l'Insee.

Il y a, dans notre pays, 1,5 millions de noms de famille différents. C'est plus que dans n'importe quel autre pays au monde. Vous pouvez me donner le trio gagnant? - A.-E.Lemoine: Martin, Bernard et Dupont? - L.Sénéchal: Martin, Bernard et Thomas.

Nos noms de famille viennent souvent du Moyen Age. Les prénoms ne suffisaient plus à nous différencier, à l'époque. Un tiers des noms de famille viennent du prénom du père.

Un tiers, des noms de lieux. Pour 20 %, un lien avec le métier exercé. Il y a des particularités régionales.

Dans le Finistère, voici le nom de famille le plus répandu. On n'a pas le temps... - A.-E.Lemoine: C'est dommage.

Certains noms sont plus faciles à porter que d'autres. C'était quoi? - L.Sénéchal: Je ne peux pas les citer.

Il y avait monsieur Labit, par exemple.