Les auditeurs ont la parole : Jordan Bardella au cœur de la polémique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28OuverteRéponse partielle
Racontez-nous, vous, quel regard vous portez sur cette affaire ?
- 1:31FerméeRéponse directe
D'abord politiquement, vous êtes plutôt RN ou pas spécialement ?
- 2:29RelanceRéponse directe
Un problème de timing, du coup, qui sème le doute, c'est ça ?
- 3:38RelanceRéponse directe
Mais ce que je veux dire, c'est que... Mediapart n'aurait pas dû sortir. C'est presque ça, ce que vous dites.
- 5:58OuverteRéponse directe
Je peux me permettre de vous demander pourquoi ?
- 6:25OuverteRéponse directe
Et quel regard vous portez aujourd'hui, vous, ancien membre du Rassemblement national ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48PrésentateurFait
« Il dénonce une tentative d'assassinat politique et dit que tout ça, c'est à l'approche de la présidentielle »
- 1:03PrésentateurFait
« Jordan Bardella qui dit c'est faux, qui annonce qu'il va porter plainte. »
- 1:58InvitéFait
« C'est qu'on l'a vu lors des dernières élections présidentielles, que ce soit avec BASK, que ce soit avec Nicolas Sarkozy, que ce soit avec François Fillon. »
- 2:19InvitéFait
« Alors, c'est vérifié après ou des fois c'est contredit. »
- 3:36InvitéFait
« on parle de faits antiques. »
- 3:52PrésentateurFait
« Jordan Bardella, par exemple, il a pris la parole pendant plus d'une heure devant les parlementaires du Rassemblement national. »
- 6:43InvitéFait
« Mais ça me rappelle légèrement, en 2012, l'affaire Strauss-Kahn, la pavée dans la mare. »
- 6:52InvitéFait
« Mais dès qu'il y a une personne, un candidat qui est vraiment haut dans les sondages, on essaye de le faire tomber. »
- 7:48InvitéFait
« Oui, parce que pendant des décennies, le Front National était le parti antisémite en France. »
- 8:01InvitéFait
« Jean-Marie Le Pen a été condamné pour ça. »
- 9:16InvitéFait
« Et j'en ai invité certains à soit quitter le Rassemblement national, soit à éviter de porter des propos comme ça. »
- 11:14AuditeurChiffre
« On va terminer le deuxième septennat de M. Macron avec 1 400 ou 1 450 milliards de dettes. »
Temps de parole
- Présentateur35 %
- Invité24 %
- Invité 215 %
- Auditeur14 %
- ?8 %
- Locuteur non identifié3 %
≈ 46 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je ne doute pas que Mediapart sorte un document qui est fondé. Quant à M. Bardella, c'est un grand naïf. Il n'a pas compris, il aurait dû voir ce qui s'est passé avec M. Florian Philippot. Le Front National appartient à la famille Le Pen. Aujourd'hui, c'est Marion Maréchal qui arrive, c'est elle qui prendra la succession. Et M. Bardella ne sera de toute façon rien du tout.
Le
message de Gilles au 3210 qui réagissait à cette affaire, je vous le disais, qui est calabousse le Rassemblement National. Jordan Bardella, c'est une nouvelle fois défendu ce matin à l'Assemblée Nationale après les accusations de Mediapart et la publication de messages ouvertement antisémites qui lui sont attribués. Il dénonce une tentative d'assassinat politique et dit que tout ça, c'est à l'approche de la présidentielle et que ça vise à le déstabiliser et à déstabiliser son mouvement. Alors, chacun campe sur ses positions pour l'instant. Vous avez d'un côté Jordan Bardella qui dit c'est faux, qui annonce qu'il va porter plainte. Et puis de l'autre, Mediapart qui maintient ses accusations.
J'allais dire ses paroles contre paroles. Mais on voulait avoir un peu votre regard à vous sur cette affaire. Nicolas, bonjour.
Oui,
bonjour Amandine.
Vous nous appelez de Nice, je crois.
C
'est ça, un petit bonjour ensoleillé de Nice où l'automne n
'est
pas encore là.
Racontez-nous, vous, quel regard vous portez sur cette affaire ? D'abord politiquement, vous êtes plutôt RN ou pas spécialement ?
Non,
pas du
tout.
On va dire que je suis plutôt centre droit si
vous
voulez. Moi, il y a deux choses qui me dérangent avec cette affaire. Alors, qu'on soit bien d'accord, enfin, c'est pas le fond, si vous voulez, dont j'ai envie de parler.
Bien sûr, mais c'est que le fond, ce
que j
'allais dire, le
fond n'a pas les éléments aujourd'hui
pour dire
qui ment.
Donc,
on
ne va pas y piloter là
-dessus. Moi, si vous voulez, il y
a
deux choses qui me dérangent. C'est qu'on l'a vu lors des dernières élections présidentielles, que ce soit avec BASK, que ce soit avec Nicolas Sarkozy, que ce soit avec François Fillon. A chaque fois qu'il y
avait
un candidat, si vous voulez, qui était potentiellement présidentiable ou un groupe potentiellement présidentiable, comme par hasard, vous avez quelque chose qui va sortir dans les médias. Alors, c'est vérifié après ou des fois c'est contredit. Mais pour moi, déjà, il y
a
ce problème de timing. Après, dans un deuxième temps, pour
moi, il y a un problème... Et donc, le problème,
pardon, je vous coupe deux secondes, Nicolas, mais un problème de timing, du coup, qui sème le doute, c'est ça ?
C
'est ça, parce que, si vous voulez, à cause de ce genre d'informations et de la manière dont elle est véhiculée, si vous voulez, les prochains débats présidentiels vont être, si vous voulez, ça va être des guéguerres entre... Voilà, ben oui, vous, Jordan Bardella, vous avez ça comme dossier, vous, Intel, vous avez ça comme dossier. Et donc, en fait, les débats, ça va se centrer sur les personnes et pas sur les problèmes que vont avoir les Français. Mais si
je vous suis,
Nicolas,
il
ne faudrait pas en parler ?
Ah non, ce n
'est
pas qu'il ne faut pas en parler, c'est juste qu'il faut en parler avec déjà un peu de retenue. Et après, éviter, pardonnez-moi ce terme, mais ce type d'informations un peu putaclic, comme on peut dire, vous
voyez.
Des trucs qui vont être des bombes d'informations. Et depuis ce matin, bon, j'écoute RTL quasiment toute la journée en ce moment, c'est vrai qu'on en parle énormément. Mais je pense que ce genre d'affaires, si vous voulez, ça doit d'abord être remis à la justice, surtout que là,
on parle de faits
antiques.
Oui, sauf que, et je vous coupe, et je ne
suis
pas là non plus pour défendre qui que ce soit, ni
les médias
d'ailleurs, mais c'est vrai que là, Jordan Bardella, par exemple, il a pris la parole pendant plus d'une heure devant les parlementaires du Rassemblement national. C'était à l'Assemblée. D'habitude, il y a cette réunion. Parfois, il y va, parfois, il n'y va pas. Là, il a pris la parole pendant une heure. C'était ouvert à la presse pendant tout ce moment-là. Ça a été diffusé en direct sur les chaînes d'info. Nous, à RTL, par exemple, ça serait complètement saugrenu de ne pas en parler du tout. Vous voyez ce que je
veux dire
? Ah
non,
bien sûr. Non,
non,
non, mais là, je ne vous reproche pas ça, Amandina.
Pas du tout. Oui, mais du coup, ce
n
'est
pas contre vous, Nicolas. Je le dis pour...
Non, non, je
sais, je vous écoute tout le temps et j'adore votre émission.
C'est gentil.
Voilà,
il
n
'y a
pas de souci. Non,
mais ce que je veux dire, c'est que... Mais, en fait, Mediapart n
'aurait pas dû sortir. C'est presque ça, ce que vous dites.
Pas de cette manière-là. Pas de cette manière-là parce que soit ils sortent l'information qui est vérifiée avec des preuves, mais là, ils vont dire non, on a des messages, mais pour l'instant, on ne dit pas à qui ils étaient adressés, ni forcément le contexte, mais on a les messages. Vous voyez, enfin,
ce
n
'est
pas jouer franc-jeu. Et en plus de ça, si vous voulez, comme je vous disais,
enfin,
voilà, c'est un peu fatigant, si vous voulez, surtout dans la stabilité politique que le pays a depuis plein d'années, si vous voulez. On va encore parler de cas personnels, si vous voulez, et on ne va pas,
au final,
parler du fond et pas parler de problèmes qu
'ont
les Français. Comme tout à l'heure, vos auditeurs parlaient de cette crise qu
'il y
a dans les lycées. Vous voyez, ou alors de ce dont vous avez parlé quelques jours par rapport au prix de
l
'essence. Enfin, tout ça, si vous voulez, voilà, ça va occulter, si vous voulez, vraiment les débats essentiels. Et on va se concentrer sur ce type de choses. Mais encore une fois, Amandine, enfin, je ne cautionne pas du tout ce qu'a dit Jordan Bardella, et je ne suis pas un électeur du Rassemblement
national. Oui, mais c'est important de...
Enfin, voilà, je vous partage aussi, nous, nos doutes, on s'interroge, on vous dit ce qu'on sait, ce qu'on ne sait pas aussi. Quand je vous dis, pour l'instant, on n'est pas en l'état de vérifier ni les accusations des uns, ni les réponses des autres. Voilà, mais effectivement, le débat est là. Nicolas, restez avec nous, on va accueillir Arnaud. Bonjour Arnaud.
Merci.
Bonjour,
Amandine.
Alors, vous, vous avez été membre du Rassemblement national
?
Oui, tout à fait, oui. J'ai quitté l'an dernier.
Je
peux me permettre de vous demander pourquoi ?
Ben, un peu comme tous les membres actuels du Rassemblement national, je ne voyais pas pourquoi on aurait eu deux pseudo-candidats pour les élections.
On
ne savait pas quelle sauce allait être mangée, Marine. Donc, Jordan a tout préparé. Et voilà.
Donc,
du coup, vous vous êtes dit, je préfère quitter.
Voilà, tout à
fait.
Et quel regard vous portez aujourd'hui, vous, ancien membre du Rassemblement national
? Je
suis un peu comme l'auditeur précédent, qui
est toujours
présent avec nous. Par contre, moi, je pense que c'est très bien d'en parler, parce qu'il n'y a rien à cacher. Mais ça me rappelle légèrement, en 2012, l'affaire Strauss-Kahn,
la
pavée dans la mare.
On
aurait pu citer l'affaire Fillon aussi
?
Oui, tout à fait. Mais dès qu'il y a une personne, un candidat qui est vraiment haut dans les sondages, on essaye de le faire tomber.
Et
en même temps, je vais vous retourner la question, Arnaud. Est-ce qu'avant de faire votre choix pour voter, vous n'avez pas envie de savoir qui sont vraiment les candidats que vous avez en face de vous
?
Ah, si.
Et
en
l'occurrence, là, il n'est pas candidat.
Mais je
pense
à Dominique Strauss-Kahn. Imaginez, cette affaire aurait été cachée et puis ressortie s'il avait été élu président. Enfin, voilà, on peut faire
de la politique
fiction. Mais en tout cas,
au moment
du vote, est-ce que ce n
'est
pas important de savoir vraiment pour qui on vote
? Ah,
mais je suis entièrement d'accord avec vous. Mais bon, voilà, c'est un pavé dans la mare à chaque fois, quand même.
Vous
pensez que ça peut avoir des conséquences, Arnaud, sincèrement, sur la campagne de Marine Le Pen
?
Là, franchement,
oui.
Ah oui ?
Oui.
C'est vrai
? Oui, oui, oui.
Pourquoi ?
Oui, parce que pendant des décennies, le Front National était le parti antisémite en France. C'est ce que tout le monde a dit. En tout cas,
Jean
-Marie Le Pen a été condamné pour ça.
Voilà, tout à fait, oui. Le Rassemblement National, Marine Le Pen s'est battue pour prouver qu'elle n'avait pas du tout les mêmes idées non plus que son père.
Et
là, on est en train de revenir, de faire marche arrière.
Et ça veut dire que quand vous l'entendez dire, jamais, je n'ai dit ça, tout ça, c'est un complot destiné à m'assassiner politiquement, vous ne le croyez pas
?
Oui et non.
Comme
tout politicien, après, il y a du vrai,
il y
a du faux.
Oui.
Qu
'est-ce qui vous
fait dire ça, Arnaud ?
Parce que, voilà,
je
connais le fonctionnement politique. Bon, voilà, j'ai tracté, j'ai ramené des adhérents.
Bon,
voilà, on nous amène à mentir.
C'est-à-dire
? Eh
bien, on est les plus beaux, on est les plus forts, on fera ci, on fera ça. Trouvez-moi un parti en France
qui
a fait tout ce qu'il a promis.
Oui, bon, mais là, on est loin des accusations d'antisémitisme.
Voilà,
tout à fait. Mais moi, après, là-dessus,
je pense pas... Vous avez eu déjà,
en étant membre du Rassemblement national,
été
face à des gens ouvertement antisémites
? Oui,
oui, oui. Et j'en ai invité certains à soit quitter le Rassemblement national, soit à éviter de porter des propos comme ça.
Des militants ou des élus
?
Des militants, pas d'élus.
Merci
en tout cas, Arnaud, pour votre témoignage. Charles, bonjour.
Oui,
bonjour Amandine et bonjour les auditeurs.
Quel regard vous vous portez sur tout ça
?
Écoutez, comme je vous le disais tout à l'heure dans mon message que vous avez passé, je trouve que ça sent un peu les égouts. C'est pas ma conception de la politique.
Le
RN, bon, je suis pas électeur du RN, mais je trouve que si on veut le combattre, il faut le combattre sur le terrain des idées, des programmes.
Et
pas ressortir des affaires comme ça à des moments importants.
Oui, vous aussi, c
'est
le timing qui vous interroge, Charles.
Oui, et puis après, on pourrait prendre tous les partis, on pourrait ressortir aussi ce même genre
d
'affaires. selon le moment, ça porte plus ou moins. Bon, moi, je
trouve
que c'est pas...
C
'est pas... Bon, après, venant de Mediapart, ça ne m'étonne pas vraiment.
C
'est-à-dire
?
Bon,
ben,
c'est que c'est plutôt un journal...
Anti
-RN,
c'est ça
que vous voulez dire ?
De gauche, oui, et même d'ultra-gauche, que moi,
M.
Plenel, je compare plutôt au NPA. En
tout cas, ce que vous dites, Charles, et
c'est un peu ce que disait Nicolas, c'est aussi ce que disait Arnaud, c'est que tout ça, ça alimente un climat pas terrible à cette mois de la présidentielle, quoi.
Oui, tout à fait. Pendant qu
'on
va parler de ça, on ne
va
pas parler des choses très importantes. On va terminer le deuxième septennat de M. Macron avec 1 400 ou 1 450 milliards de dettes.
1
535, nous disait tout. Ah non,
non, non,
pardon, 3 595 milliards.
Oui, voilà, voilà. Non, parce
que, pardon, je faisais l'amalgame, c'était plutôt avec 1 400 milliards de déficits supplémentaires depuis que M. Macron avait promis de baisser
de
60 milliards par an. Et voilà, donc c'est... Pendant qu'on va parler de ces affaires-là, un peu nauséabondes, on ne
va
pas parler de l'essentiel et c'est ça qui me gêne un
petit
peu. Merci beaucoup Charles, sachez en tout cas qu'ici sur RTL, on parlera toujours de vos préoccupations du quotidien. Et je vous l'ai dit, hier, on va aussi bien sûr prendre le temps d'aborder le fond de cette campagne. On a encore 7 mois, demain on sera à 200 jours de cette présidentielle. Donc on parlera bien sûr des thèmes importants, le pouvoir d'achat, le logement et bien d'autres avec ce que chacun propose en la matière. Nicolas, merci aussi à vous. Dans un instant, on change de sujet parce qu'on va parler gaspillage alimentaire.
C
'est la journée internationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. On gaspille encore beaucoup trop, nous Français, 19 kilos par an et par habitant. Alors si vous avez des trucs, des astuces, appelez-nous au 3210 ou un petit message sur l'application et on en parle dans quelques petites minutes.