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interviewSud Radio — L'invité politique· 13 mai 2026 36 min

L'invité politique Sud Radio - Avec Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Il est 8h17 sur Sud Radio et votre invité Jean-François Aquili qui reste avec nous jusqu'à 9h et j'encourage déjà les auditeurs à nous appeler au 0826 300 300 et sénateur de Vendée, président des Républicains, ancien ministre de l'Intérieur et candidat à l'élection présidentielle. Bonjour Bruno Retailleau. Bonjour Jean-François Aquili. D'ailleurs, candidat à l'élection présidentielle, c'est la seule mention que vous maintenez sur votre compte X.

0:30
Bruno Retailleau

Je maintiens, je signe, je perce. Rien d'autre ? Non, rien de non, mais c'est déjà pas mal. Bon, on va parler de la présidentielle, Bruno Retailleau. C'est l'objectif suprême, ultime.

0:38
Présentateur

Mais tout d'abord, sur l'antavirus, la situation liée à ce virus en France est sous contrôle, affirme le président Emmanuel Macron depuis le Kenya. Et pourtant, il n'est pas impossible qu'on soit face à un variant, reconnaît le professeur Xavier Lescure, l'infectiologue à l'hôpital Bichat, très prudent. Qui croire dans cette histoire ?

1:00
Bruno Retailleau

Ben, plutôt les scientifiques. Je pense que le rôle des hommes, des femmes politiques, des responsables publics, ça n'est pas de jouer aux médecins sur les plateaux de télévision, dans les studios de radio. Je pense que les autorités sanitaires ont pris de bonnes décisions aujourd'hui en France, notamment, et le gouvernement d'ailleurs aussi.

1:16
Présentateur

Les deux réunions par jour, c'est nécessaire, franchement, à matinée ?

1:20
Bruno Retailleau

Ça me paraît sans doute plus de la communication que d'autres choses, mais ça compte aussi pour rassurer, je veux dire, les gens. Non, ce qui est important, c'est qu'on ait décidé d'une mesure très très ferme, c'est-à-dire de confiner à l'hôpital la vingtaine de cas contacts. Et nous verrons bien, c'est ça l'idée. On verra bien, le séquençage, ce que je sais, c'est que le séquençage d'ailleurs de ce virus n'a pas été totalement établi. Donc on ne sait pas s'il y a une mutation ou pas, on nous dit qu'il est très létal, donc il est très dangereux, mais qu'en même temps, il est très peu contaminant. Moi, je n'en sais rien, rien du tout, ce n'est pas à moi de le dire.

Donc la seule chose que puissent faire les responsables publics, c'est de veiller à ce que les autorités sanitaires, comment dirais-je, assument bien les mesures des vigilances sanitaires.

2:07
Présentateur

Et de communiquer. Bruno Retailleau, c'est l'un de vos combats politiques, le Sénat, sans surprise, rejeté pour la deuxième fois la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir, réforme de société chère à Emmanuel Macron. L'Assemblée nationale devrait avoir le dernier mot sur ce texte. Vous appelez un référendum sur la fin de vie.

2:29
Bruno Retailleau

Oui, parce que c'est une réforme qui bouleverse la société et le Sénat l'a refusé pour la seconde fois. Donc ça voudrait dire que le dernier mot, ce sera les députés. Alors vous savez que la dernière fois que les députés ont voté, moins de 52%, 51,8% seulement des députés avaient voté pour cette réforme. Je trouve que pour des réformes aussi fondamentales, on a besoin de consensus. Emmanuel Macron, le premier, l'a dit il y a deux ans. Ce n'est pas moi qui ai inventé l'idée de référendum. C'est Emmanuel Macron qui, il y a deux ans, vous regarderez dans vos tablettes, avait indiqué qu'il souhaitait recourir à un référendum sur ce texte-là. Ce texte, ce n'est pas n'importe quel texte.

Je voudrais vous dire une chose, c'est qu'il y a quelques mois, à la fin de l'année 2025, beaucoup ont été émus par l'euthanasie de la jeune Siska. C'est une jeune flamande, belge, qui avait 26 ans, qui avait tenté de mettre fin à ses jours. Elle avait des dépressions et la loi belge a accepté qu'elle puisse être euthanasiée. C'est une leçon parce que d'autres pays, avant nous, ont tenté l'expérience. La Belgique, le Canada, la Hollande. Qu'est-ce qu'on constate ? On constate dans ces pays que, lorsqu'on accepte, lorsqu'on vote l'euthanasie, on met au départ des gardes-fous, mais qu'au fil des années, les gardes-fous sautent les uns après les autres.

Ce que l'on constate aussi, c'est que l'euthanasie prend toujours le pas sur, notamment, les soins palliatifs. Pourquoi ? Parce que les soins palliatifs, ça coûte très cher. Ce sont des médecins, des infirmières, du personnel soignant, des établissements. Ça coûte cher. Et une injection utale, c'est très vite fait et ça coûte peu cher. Et c'est pour ça que, moi, ce que je ne veux pas, voyez, par-dessus tout, je respecte toutes les opinions. Et en plus, c'est une question de conscience, vraiment.

Mais moi, ce que je ne veux pas, c'est que demain, des malades, en fin de vie, soit ils soient malades ou handicapés, puissent se dire, je suis devenu un fardeau, un poids pour les miens, il faut que j'en finisse. Ça, je ne le veux pas.

4:31
Présentateur

Ça, c'est votre limite sur le texte. Vous savez, Roger Falorni, qui était notre invité ce matin sur Sud Radio, a dit, sur cette idée de référendum, ce n'est pas sérieux, le faire à quelques mois d'une élection présidentielle, c'est impossible. La question de la fin de vie, comme la question de l'immigration qui est chez lui, donc chez vous, Bruno Retailleau, une obsession, pour laquelle vous réclamez aussi un référendum, il sait que cela ne rentre pas dans le champ de la Constitution. C'est Roger Falorni qui a porté le texte, qui le dit. Non, mais je n'ai aucune obsession.

5:02
Bruno Retailleau

L'immigration, ce sont les Français qui nous demandent de reprendre la main. Évidemment, on ne peut pas tolérer aujourd'hui qu'il y ait plus de 500 000 immigrés tous les ans qui viennent, dans la mesure où la France n'a plus les capacités, simplement, d'accueil. Et c'est aussi un drame pour des immigrés auxquels on ne peut pas fournir du travail, auxquels on ne peut pas fournir de logements décents, etc. Donc, il n'y a pas du tout d'obsession.

Simplement, je pense que je suis démocrate, et je souhaite que le peuple français puisse, si j'ose dire, décider de la politique migratoire, parce qu'il n'y a pas eu, vous ne trouverez pas sans doute, depuis 50 ans, un phénomène sociétal aussi puissant que l'immigration, qui est autant bousculé notre société, sans que jamais le peuple français n'ait eu à en discuter. Sur le référendum, encore une fois, l'idée ne vient pas de moi, c'est le président de la République. Francis Spiner a recueilli près de 200 signatures pour déclencher.

5:53
Présentateur

Mais vous savez que c'est une procédure qui est très complexe, ça ne vous dit jamais.

5:58
Bruno Retailleau

Bien sûr, je n'ignore pas. Mais si on ne peut pas la tenir, je sais parfaitement que c'est compliqué de la tenir avant la présidentielle. Faisons-la après, mais je vous disais que la procédure que va prendre le gouvernement, ça va être quoi ? Il va y avoir la commission mixte paritaire, 7 députés, 7 sénateurs. On ne pourra pas s'entendre. Et ensuite, ce sera le dernier mot aux députés. Ça veut dire qu'en réalité, sur l'ensemble des parlementaires, un peu moins de 1000, il y a à peu près, cette loi serait votée par un tiers, juste un tiers des parlementaires. Donc pas assez vos yeux. Alors que c'est une loi de rupture. C'est une loi qui va bouleverser les choses.

J'ai cité hier le serment d'Hippocrate. Le serment d'Hippocrate, que chaque médecin d'ailleurs s'y conforme, c'est 2400 ans, 24 siècles. Je vous rappelle cette phrase. Je ne provoquerai jamais l'abord délibérément. C'est la boussole de la médecine occidentale. Et c'est un renversement. On va renverser cette boussole et en tout cas ce serment.

6:56
Présentateur

Pour répondre à Olivier Falorni, le maire de La Rochelle, merci Maxime Liedot, il me pardonnera Olivier Falorni. Vous lui répondez ce matin, oui j'irai au bout avec le référendum. Vous allez tenter la chose. Si vous êtes élu président de la République, est-ce que vous reviendrez sur cette réforme ?

7:11
Bruno Retailleau

J'ai déjà indiqué que pour toutes les lois sociétales, je ne souhaitais pas revenir sur les lois qui auraient été déjà votées, quel que soit le sujet. Je pense que, tout simplement parce que la France est au bord du précipice, nous sommes fracturés, il ne faut pas ajouter des raisons de fracture, de fragmentation. et je pense qu'on aura tellement fort à faire pour faire en sorte, par exemple, que le travail paye plus. Moi, ce que je veux, c'est un petit peu... Si j'ai une obsession, vous voyez, c'est celle-là. C'est faire en sorte qu'en France, les gens qui travaillent puissent gagner plus.

7:42
Présentateur

Il y aura un moratoire, comme vous l'avez récemment dit, sur toutes les lois. C'est ça, donc un moratoire, ça veut dire que vous allez suspendre, mais pas annuler, suspendre.

7:51
Bruno Retailleau

On n'annule pas, les lois votées sont votées, on n'y revient pas et on se consacre à l'essentiel. L'essentiel, c'est la prospérité. Comment on fait pour améliorer le niveau de vie ? Le pouvoir d'achat des Français qui bossent et qui souvent constatent que ceux qui, eux, ne travaillent pas, qui vivent au crochet de la société, gagnent presque autant qu'eux qui travaillent dur. C'est ça, la vraie injustice en France. Et ça devrait être ça, la priorité, d'ailleurs, de ce gouvernement.

8:16
Présentateur

Bruno Retailleau, 300 millions d'euros en moins dans les caisses de l'État, avec la hausse des prix des carburants, des rentrées fiscales en négatif. Il n'y a jamais eu de cagnotte, reconnaît Sébastien Lecornu lui-même. Qu'est-ce qu'il fallait faire, au final ? Moi, je l'ai dit, j'ai fait deux propositions.

8:32
Bruno Retailleau

Parce que l'État perd de l'argent, là. Non, mais bien sûr, c'est la raison pour laquelle j'ai pensé que les propositions du Rassemblement National étaient parfaitement démagogiques. C'est d'ailleurs la démagogie qui caractérise les élus du Rassemblement National. Parce que baisser la TVA, autant qu'ils le voulaient, c'était 12-15 milliards. Vous vous rendez compte ? Alors qu'on a une somme astronomique d'endettement. Donc, ça n'est pas sérieux. Ça peut faire plaisir. C'est populiste, vous voyez. On surfe sur la vague. Mais on ne le fait pas, parce que ça aurait voulu dire qu'on demandait à nos enfants, puisque ces 15 milliards auraient été payés par la dette, donc par les enfants.

Donc, les plaintes aujourd'hui...

9:07
Présentateur

Ça, ce n'était pas la bonne idée. Les plaintes, vous dites.

9:09
Bruno Retailleau

On faisait subventionner par nos enfants, nos petits-enfants, les plaintes qu'on faisait aujourd'hui. Deux idées. L'une que le gouvernement a retenue, c'est le ciblage sur des professions agriculteurs, pêcheurs, etc., qui utilisent leur voiture. Ça, c'est fondamental. La deuxième idée que j'ai émise il y a déjà plusieurs mois, c'est les certificats d'économie d'énergie. Là encore, c'est une surtaxe. Et je proposais, là aussi, d'arrêter, d'ajouter des surtaxes aux surtaxes. Et puisque cette année, il y avait plusieurs milliards qui ont été ajoutés à cette surtaxe de l'an dernier, je disais, surtout, on n'augmente pas cette année. Le plein est assez cher.

9:45
Présentateur

Bon. Il y a eu, par ailleurs, l'Algérie. Vous évoquez l'immigration tout à l'heure, Bruno Retailleau. Le dialogue est-il plus payant que la fermeté avec Alger, après la visite de la ministre déléguée aux armées Alice Ruffo, au président algérien Abdelmajid Teboun ? Tout va bien, apparemment. Rien n'est réglé. Non, mais rien n'est réglé. Vous avez été un peu maboule, finalement, comme le dit. Voilà. Quand il s'est adressé à vous, vous étiez le maboule de service. Oui. Il ne fallait pas faire ça.

10:15
Locuteur

Non.

10:16
Bruno Retailleau

D'abord, je pense que ce type de vocabulaire, un président de la République, ne devrait pas l'emprunter. Et demain, si les Français me font confiance, j'essaierai d'avoir un langage plus conforme au respect que j'ai pour la fonction. Vous me direz comme maboule, par exemple, et autrement ? Ce n'est pas ma personne qui est en cause. C'est la France et les Français. Le rôle d'un président, c'est de faire respecter la France, y compris lorsqu'il y a un régime. Je distingue bien le régime du peuple algérien. Et vraiment, je le dis aussi à nos compatriotes d'origine algérienne. Ils ne doivent pas s'identifier à M. Thiboune. Simplement, M.

Thiboune, ce régime-là, qui est une forme de dictature vis-à-vis de leur peuple, qui a appauvri le peuple algérien, ils expliquent leurs échecs en pointant sur une rente mémorielle. C'est-à-dire que la France est coupable de tout.

11:04
Présentateur

Mais la France s'est couchée, à vos yeux ? Oui, bien sûr.

11:07
Bruno Retailleau

A quel prix, selon vous ? Je ne sais pas, mais regardez Boilem Sansal. J'étais avec lui à un grand salon littéraire à Montaigu ce week-end. Boilem Sansal a été libéré. Vous croyez qu'il aurait été libéré si on s'était tu ? Regardez Christophe Gleize. Il a reçu la visite du consul. Ça fait deux ans qu'il a... Oui, d'accord. Il a reçu la visite du consul en prison. Et alors, on va bomber le torse ? Non, mais qu'est-ce que ça veut dire ? Un écrivain, heureusement, il a été libéré. Et il a été libéré parce qu'on a fait pression. Christophe Gleize, depuis deux ans, il est toujours...

Et aujourd'hui, au moment où je vous parle, même si un diplomate l'a visité, il est toujours sous les barreaux algériens. C'est intolérable.

11:49
Présentateur

Donc là, pour vous, la France s'est couchée. On ne sait pas pourquoi. Pourquoi d'un coup, ça s'est réchauffé ?

11:54
Bruno Retailleau

Les fameuses OQTF reprises, il y en a un peu plus d'une centaine. Mais c'est le compte-gouttes. Alors que la procédure qu'on devrait avoir avec l'Algérie, c'est de se conformer aux accords de 94, ce qui fait que, quand on a un ressortissant algérien, on le sait parce qu'on a un passeport, une carte d'identité, même périmée, eh bien l'Algérie n'a pas à baragouiner. Elle doit réadopter, elle doit réadmettre sur son sol ce ressortissant. C'est l'accord de 94. Donc, expliquez-moi. Nous, on a un accord de 68, très avantageux pour l'Algérie, que l'on respecte à la lettre. Eux, ils ont des accords qu'ils ne respectent pas. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Dans ce couche ?

Donc, il y aura une ligne de charbeté si vous êtes élue l'an prochain. J'entends que la France doit être respectée. Vous croyez ? Quelle grande nation accepterait autant d'humiliation ? Moi, je ne l'accepte pas pour les Français, pour protéger les Français. Je n'oublie pas. J'étais ministre de l'Intérieur. Quand l'attentat de Mulhouse était arrivé, c'était un ressortissant algérien que l'Algérie n'avait pas voulu réadmettre. Donc, il y a une question de protection des Français.

12:54
Présentateur

Bonheur Etaillot, il y aura de nombreuses questions avec nos auditeurs. Vous restez avec nous jusqu'à 9h. Deux mots sur la présidentielle. Que dites-vous de cet échange inattendu entre Kylian Mbappé et Jordan Bardella ? Rien du tout. Rien ?

13:09
Bruno Retailleau

Non, rien du tout. Ça n'a pas lieu d'être ? Rien du tout. Moi, je vais vous dire, je pense que 2027, c'est l'élection de la dernière chance. On est au bord du précipice. Au moment où je vous parle, c'est un sondage Opinion Well qu'il a révélé en fin d'année dernière et malheureusement, il a fait peu de bruit. C'était un sondage sur un très, très gros échantillon. Donc, vraiment, qui est très significatrice. 12% des Français, vous m'entendez bien, régulièrement vont sur des parkings de grande surface pour voir si dans les bennes où on rejette les choses, ils ne peuvent pas faire une sorte de tri. Et le taux de pauvreté va atteindre 10% de la population.

Donc, on est non seulement dans un déclassement avec l'endettement de la France, pour le pays, collectivement, mais on est dans un appauvrissement. Mais les Français le savent bien.

13:53
Présentateur

Donc, ça, ce que je vous évoque n'est pas sérieux. Jordan Bardella, qui est candidat, qui est quand même très en avance dans les enquêtes d'opinion, ne devrait pas répondre à ce type de déclaration ?

14:02
Bruno Retailleau

Écoutez, il fait ce qu'il veut. Moi, je ne donnerai aucune leçon à aucun candidat. Moi, ce que je veux, c'est utiliser le temps qu'il m'est donné pour m'adresser à mes compatriotes et pour dire que si la France va mal, ce n'est pas fichu. Demain, moi, j'ai une solution, par exemple, une proposition pour donner un 13e, voire un 14e mois aux Français qui bossent.

14:21
Présentateur

Nous allons répondre à ceux qui vous interpellent. Juste un dernier mot. Jean-François Copé, qui est chez LR, qui est chez vous, qui prend position pour Édouard Philippe. Qu'est-ce que vous dites ce matin ? C'est une surprise pour personne.

14:32
Bruno Retailleau

Je vois bien qu'il est tiraillé. En politique, vous allez le suspendre comme vous faites avec les ministres ? Peu importe. Ce n'est pas mon problème. Ce n'est pas du tout mon obsession. Je vois qu'il est tiraillé. Et voilà qu'il se mette en accord avec ses convictions profondes. Et s'il veut rejoindre, parce qu'il est haut dans les sondages, Édouard Philippe, qu'il le fasse. Mais comme les sondages risquent, à l'automne, vous voyez, de varier, et peut-être les courbes de se croiser, ce sera dommage.

14:58
Présentateur

Ce sera dommage. On verra. En conclusion, dans quelques mois, Bruno Rotaillou, vous restez avec nous jusqu'à 9h. Amis auditeurs, vous avez la parole. 0826 300 300. Vous voulez interroger Bruno Rotaillou. Vous avez des questions, des interrogations, des interpellations. 0826 300 300. Jusqu'à 9h, vous dialoguez avec Bruno Rotaillou, candidat à l'élection présidentielle de 2027. A tout de suite. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot. Jusqu'à 9h sur Sud Radio, Bruno Rotaillou est notre invité. Amis auditeurs, vous avez la parole. 0826 300 300.

Vous avez également le site internet, bien sûr, sudradio.fr, l'application, ainsi que les réseaux sociaux pour dialoguer, participer, bien sûr, aussi à la conversation. Vous êtes nombreux et on va dialoguer, bien sûr, au fur et à mesure. On parlait de l'élection présidentielle, vous parliez des mois qui restent. Quand vous voyez quand même dans votre cambre Bruno Rotaillou, les nombreux couteaux parfois qui peuvent vous arriver de recevoir dans votre dos, est-ce que vous n'avez pas envie parfois de cheffer de manière un peu plus directive et de dire, mais écoutez, ceux qui ne sont pas contents, tenez, je vous ouvre la porte et vous partez.

15:59
Bruno Retailleau

On a parlé tout à l'heure du référendum. Ma façon de cheffer à moi, ça a été de recourir aux militants. On a fait voter les militants. Ils sont 80 000, ils ont eu l'occasion de voter. Et je pense que c'était bien parce que ça m'a installé comme le candidat, le seul candidat légitime de LR.

16:17
Présentateur

Ça fait des militants, mais vous voyez bien à quel point on en parlait à l'instant sans trahir les conversations en off. Mais parfois, le poids politique, si ce n'est politique, pardon, médiatique de certains qui font beaucoup de bruit, est-ce qu'il n'y a pas une volonté parfois de clarifier la situation et de dire, vraiment, partez ? Non, les chiens boient la caravane. Vous êtes trop attaché au coût de Jean-François Copé, franchement.

16:36
Bruno Retailleau

Non, pas du tout. Je viens de répondre sur le cas de Jean-François Copé. Ce que je veux dire, c'est que dans la vie politique et médiatique, il ne faut jamais s'éloigner de l'idéal, de ce que l'on veut dire aux Français. Et tous ces bruits médiatiques, parce que vous avez tel individu qui ne représente rien du tout, mais qui a, si j'ose dire, une surreprésentation dans les médias. et ça fait beaucoup de bruit, mais ça ne représente rien. Donc nous, je pense que le rôle, notamment lorsqu'on est candidat à la Présision de la République, c'est d'avoir cet objectif. Alors là, du coup, c'est une obsession. L'obsession, c'est de servir les Français.

Et l'obsession, c'est de proposer concrètement des choses pour améliorer la vie quotidienne des Français. Sur le salaire, le pouvoir d'achat, contre l'immigration totalement, aujourd'hui, hors de contrôle, la justice qui n'est pas suffisamment ferme, la fierté française. Vous savez, les hommes et les femmes politiques sont devenus matérialistes. Ils pensent qu'un être humain ou un peuple n'est gouverné que par des questions matérielles de pouvoir d'achat. Bien sûr, je viens d'en parler, c'est important. Mais il y a autre chose. C'est comme une équipe de foot, de basket ou autre. On doit être fier de ce que l'on est.

Et si demain, on doit relever les défis pour nos enfants, nos petits-enfants, il faudra à nouveau donner, notamment aux plus jeunes, l'amour de la France. Et ça, c'est des conditions immatérielles.

17:52
Présentateur

Mais quand vous dites que les politiques sont devenues un peu trop matérialistes, ça veut dire que Bruno Rotaio, président qui ne serait pas matérialiste, ça donnerait quoi ? Qu'est-ce que vous feriez de différent par rapport à ceux qui voudraient succédé ?

18:03
Bruno Retailleau

Justement, tout le côté immatériel, c'est ce qui nous constitue, notre identité. Je vais vous donner quelques exemples. Moi, je serais le défenseur de notre mode de vie, de notre culture, de notre civilisation. Je pense que l'échec le plus grave depuis un demi-siècle, c'est l'école. L'école, ce n'est pas matériel, c'est de l'immatériel. C'est la transmission de l'immatériel. Et l'école française, le pire pour l'école française, c'est que c'est devenu une machine à reproduire les inégalités. Quand vous êtes un enfant d'une famille qui est riche, qui a une position sociale, alors vous avez toutes les chances de réussir.

Mais quand ce n'est pas le cas, vous avez beaucoup, beaucoup moins de chances de réussir. Donc, arrêtons de parler de l'école républicaine. L'école républicaine, mes amis, c'est devenu, je m'adresse aux auditeurs et pas à vous, c'est devenu un slogan. Et moi, je veux dire, je veux que ce soit une réalité. Je veux donner la chance à chaque petit Français, quelle que soit son origine, quelle que soit sa condition sociale, de réussir à la condition du mérite et à la condition de l'effort.

18:57
Présentateur

Bruno Rotaillot, vous parlez des choses immatérielles. Dans ces choses immatérielles, il y a la culture française. Et beaucoup de nos auditeurs aimeraient vous interroger sur le sujet. 0826 300 300. Bonjour Jean-Jacques.

19:09
Auditeur

Oui, bonjour Maxime. Bonjour M. Rotaillot.

19:11
Présentateur

Bonjour Maxime. Bruno Rotaillot vous écoute.

19:14
Auditeur

Donc du coup, moi je vous appelle du sud-ouest et pas loin de Toulouse. On a éviné mon cher Jean-Jacques.

19:22
Présentateur

Oui, on a un petit accent. L'accent vous a trahi. Allez-y, posez ma question.

19:28
Auditeur

Disons qu'aujourd'hui, le problème qu'on a, c'est qu'on voit qu'on est attaqué de partout au niveau de la ruralité, de nos traditions, au niveau de l'art maintenant, c'est l'art culinaire qui est attaqué. Parce que tout ce qui est français est vu franchouillard et complètement dénigré. C'est devenu même politique. Même le vin est devenu une question politique. Vous pensez notamment

19:54
Présentateur

à ces fameux canons français qui ont été vivement critiqués, Jean-Jacques, c'est ça ?

19:57
Auditeur

Bien sûr, il y a ça. Mais on voit que, dernièrement, un député socialiste s'est mis une couche de nouveau sur le vin. Et ceci et cela, ces gens-là sont pour l'allégalisation de drogue et de notre côté pour faire des fêtes illégales dans les territoires ruraux au mépris de loi républicaine. Et ces gens-là se disent républicains en plus. C'est ça qui est terrible quand même. Oui, donc vous faites la différence

20:25
Présentateur

entre ce que parfois on tolère et parfois ce qu'on ne sait pas protéger. Jean-Jacques pose quand même une question. Quand on a vu, notamment, ce député socialiste Arthur Delaporte envoyer une lettre au ministre de l'Intérieur Laurent Nunes pour interdire le canon français, est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce que vous-même, vous avez pu être chiqui parce que vous avez vu au canon français Bruno Rotaio ?

20:43
Bruno Retailleau

Ça ne va pas du tout dans le bon sens. Jean-Jacques, l'auditeur, l'a très très bien dit. Quel paradoxe entre cette gauche morale souvent qui voudrait légaliser les drogues, qui voudrait excuser les tuffeurs dans les rêves partis et croyez-moi, j'ai été ministre intérieur. Ces rêves partis, c'est en réalité les grands supermarchés de drogue à ciel ouvert. C'est des gens qui se font de l'argent sur la santé des jeunes qui croient simplement vouloir venir se détendre. Ce que je veux dire, c'est que je crois que c'est un rural. Et je dis à Jean-Jacques, il y en a très peu de femmes politiques au niveau national qui sont issues de la ruralité.

Moi, j'habite le même village rural, le Vendée, depuis que je suis né. Voilà, donc cette ruralité, elle me parle. Simplement, quand je vous parlais des aspects matériels de notre mode de vie, moi, j'en ai marre

21:28
Présentateur

de la repentance. On parlait tout à l'heure de l'Algérie. Et quand on critique, mais quand on critique par exemple le canon français, parce que certains vous diraient on a observé des saluts nazis, il y a eu des propos inacceptables. Pour vous, c'est de l'ordre de la repentance qu'on n'accepte pas ce type de célébration ? Non, mais il y a deux choses. Attendez, il y a deux choses.

21:42
Bruno Retailleau

Qu'il y ait des dérives individuelles, ces dérives individuelles, elles doivent être punies. Évidemment. Mais on ne va pas interdire des banquets populaires parce qu'il y a du cochon, il y a du vin ou je ne sais quoi. Donc de quoi est-ce que je nomme ça

21:55
Présentateur

quand vous voyez un député socialiste vouloir interdire ce type de rassemblement ? De quoi c'est le nombre, Noreau Taillot ? De la mélanchonisation des esprits.

22:04
Bruno Retailleau

Voilà. Et je termine ce que j'étais en train de vous dire. Pour moi, c'est fondamental cette fierté française. Vous ne relèverez pas la France parce que 2027, c'est ça. C'est ou bien l'effacement, l'effondrement de la France, vraiment, ou bien le relèvement. Pour relever la France, il faut cette fierté française. Moi, j'en ai marre du sport national, de l'autodéligrement, c'est-à-dire d'une repentance perpétuelle. On devrait toujours s'excuser. Ah ben non, on est un grand peuple, un grand pays. On a apporté plein de belles choses au monde, donc il y en a marre

22:32
Présentateur

de s'excuser. Vous présentez Bruno Rotaille, on vient de l'entendre, comme un homme de la ruralité et Jean-Jacques qui nous a appelé à un instant qui était en effet un peu déphasé quand il voyait que certains voulaient interdire les rassemblements du canon français. Jean-Jacques, il est aussi éleveur de poulets. Il travaille dans la France rurale et lui, prêtez à sourire, bien sûr, mais célébrer la fameuse enseigne Testi-Crousti.

Alors, je ne vous en ai pas ramené pour que vous puissiez le goûter ici, rassurez-vous, mais est-ce que vous, en tant qu'élu que vous vantez comme rural, il faut donner la possibilité aux maires de choisir les enseignes qui s'installent dans leur ville et parfois même interdire pour éviter ce qu'on a pu voir avec Testi-Crousti ou autre ?

23:11
Bruno Retailleau

Il y a aussi une question d'ordre public, de respect et ce qui s'est passé d'ailleurs chez Caïma Moine, c'est qu'il y avait en même temps des interdits qui n'avaient pas été respectés en matière d'urbanisme. Mais simplement parce que, regardez le poulet, c'est terrible. Le poulet, l'agriculture française, on était la deuxième puissance agricole au monde juste après les Etats-Unis et désormais on a chuté. Le poulet, désormais, un poulet sur deux qu'on consomme en France vient de l'étranger parce qu'on a imposé à nos agriculteurs des contraintes qu'on n'impose pas aux importations. Donc, c'est cette injustice qui conduit parfois des agriculteurs au suicide.

C'est chez la profession agricole où on a le plus de suicides. Et là, il y a une responsabilité

23:54
Présentateur

énorme. Karim Bouhamran à Saint-Ouen a raison de s'opposer à Master Poulet parce que ordre public est mal bouffe. Moi, je lui donne totalement raison. Bien sûr. Suite de la conversation, amis auditeurs, 0826 300 300, on revient, vous voulez interroger, interpeller Bruno Rotaillot qui est avec nous jusqu'à 9h, 0826 300 300, vous avez également, bien sûr, les réseaux sociaux, le site internet ainsi que l'application Bruno Rotaillot, vous restez encore un peu avec nous et vous répondez, vous dialoguez avec nos auditeurs jusqu'à 9h. A tout de suite. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot. 8h47 sur Sud Radio, on est ensemble jusqu'à 9h avec Bruno Rotaillot.

Jean-François Achilly, bien sûr, est resté candidat à l'élection présidentielle. Pas Jean-François Achilly, Bruno Rotaillot. 0826 300 300 300. J'ai eu peur, j'ai tremblé. Encore un. Un nouveau concurrent. Encore un adversaire. Mais lui, lui n'est pas dans votre camp officiellement, donc ça fait la différence. 0826 300 300, amis auditeurs, vous participez à la conversation. Bonjour Sandra.

24:53
Auditeur

Bonjour. Bonjour Rotaillot.

24:54
Présentateur

Merci beaucoup d'être avec nous. Bonjour Sandra. Bruno Rotaillot vous écoute.

24:58
Auditeur

Alors moi, je voudrais revenir un peu plus sur tout ce qui est plus politique, on va dire. Il y a de nombreuses personnes de qualité chez les LR, vous évidemment, M. Lissnard et d'autres, même si on peut mettre à part un petit peu tout ce qui est M. Copé, tous ceux qui créent un peu la controverse. En gros, voilà, la controverse.

25:19
Présentateur

On est polis.

25:19
Auditeur

Alors, certains vous présentent, vous et M. Lissnard, en compétition, en confrontation. Pour ma part, je pense que vos différences et vos qualités personnelles sont plutôt complémentaires. Et moi, j'aimerais savoir quelles sont vos relations et qu'est-ce qu'on peut espérer de vous voir travailler ensemble pour l'avenir parce que je pense que vous avez un point commun, vous aimez la France. Je trouve que c'est dommage de vous voir vous séparer.

25:43
Présentateur

Sandra, d'une certaine manière, si d'un mot je peux résumer votre question, c'est est-ce que avant l'élection présidentielle en soi, est-ce que Bruno Rotaillot et David Lissnard pourront se retrouver pour travailler ensemble ? Ça vous va comme ça ? Oui,

25:54
Auditeur

ça me va parfaitement.

25:56
Bruno Retailleau

Écoutez, Sandra, bien sûr que je pense qu'on a même plus d'un point en commun avec David Lissnard qui est un homme de qualité et je ne doute pas qu'on se retrouve à un moment avant la présidentielle. Vous voulez dire quoi ? Lui, derrière vous ? Bien sûr, bien sûr. Je pense que, en tout cas, je déploierai tous les efforts qu'il m'est possible de faire pour que David puisse travailler, apporter ses idées et on en a besoin. il est sans doute un peu plus libéral que moi mais je pense que, en tout cas, c'est quelqu'un qui est droit. Il a choisi de quitter l'air pour mettre en accord, si j'ose dire, son positionnement puisqu'il va être candidat à l'élection présidentielle et il est fait.

Mais vous lui dites quoi ce matin ? Rejoins-moi ? Reviens ? Non, il travaille, il fait son bout de chemin et j'espère simplement que nos deux chemins se croiseront à l'automne prochain.

26:53
Présentateur

Est-ce que vous avez entendu certaines critiques de David Lissnard qui, finalement, constatait que LR était presque un parti socialiste de droite, c'est-à-dire enquisté dans des vieilles pratiques avec des éléphants peut-être lassés d'y revenir mais de certains qui, certes, ne pèsent pas grand-chose politiquement mais qui pèsent beaucoup trop médiatiquement. Est-ce que ça, vous l'avez entendu ?

27:09
Bruno Retailleau

J'en suis la première victime. C'est pour ça que j'ai voulu, finalement, passer au-dessus des chapeaux à plumes pour m'adresser directement. Vous dites ce matin je suis la première victime des chapeaux à plumes de mon propre parti. Mais je suis, évidemment, comment dirais-je, la première victime dans la mesure où ceux qui critiquent matin, midi et soir font du mal à la famille politique. Et là encore, après les votes du budget à l'Assemblée nationale, si j'ai choisi aussi de sortir la tête de l'eau en disant je serai candidat à la présidentielle, c'était pour affirmer ma ligne, la ligne qui est soutenue, je vous rappelle, par les trois quarts de nos adhérents.

27:48
Présentateur

Mais vous êtes soulagé de voir notamment Laurent Wauquiez qui tout d'un coup dit hier ça y est, je soutiens Bruno Rotaillot. Vous dormez mieux là ?

27:56
Bruno Retailleau

Non mais je pense que... Oui, j'ai été sensible d'ailleurs à ce que Laurent Wauquiez a dit. Simplement, c'est acter le verdict des urnes. Moi je suis pour le référendum pour le pays et je suis... Mais j'espère qu'il y aura moins de candidats. Mais vous verrez, vous verrez, il y aura, il y aura, bien sûr qu'il y aura une sélection naturelle. Voilà. Il en restera très peu et au bout du compte je suis persuadé que je serai le candidat de la droite en 2027.

28:22
Présentateur

et qui sera s'imposer 0826 300 300. Bonjour Frédéric.

28:27
Auditeur

Bonjour et merci de me prendre à l'antenne. Je vous en prie. Voilà, voilà M. Rotaillot. Bon, bien entendu, votre candidature est très intéressante mais est-ce que vous pensez que élu, vous mettrez en oeuvre toutes les mesures vraiment urgentes concernant l'immigration et l'insécurité parce que tout est lié et lié aussi tout ça derrière au budget de fonctionnement de l'État et du programme social parce que je crois qu'il faudrait malheureusement un gros travail de fond à faire là-dessus. Est-ce que vous sentez que votre majorité vous aiderait et tout ça à prendre ces mesures pour une fois ?

29:06
Présentateur

D'un mot Frédéric, est-ce que Bruno Rotaillot, président de la République, mettra le paquet sur l'insécurité comme quand il était ministre de l'Intérieur, c'est ça ? Voilà. Bruno Rotaillot vous répond.

29:13
Bruno Retailleau

C'est une question qui est très importante. Oui, je le mettrai et justement pour le montrer, c'est que je réviserai la Constitution François Achilly pour faire en sorte que dans l'article 11, c'est lui qui décide des possibilités du référendum, on puisse mettre au référendum une politique migratoire et une politique pénale. Parce que si vous ne faites pas ça, je vous le dis, si vous faites voter des lois, elles seront sanctionnées et censurées par le Conseil constitutionnel. On l'a bien vu il y a très peu de temps l'été dernier, il y avait un texte qui voulait être un peu plus dur sur la justice des mineurs. Vous savez, c'est terrible ces mineurs qui maintenant tuent.

J'ai été malheureusement, j'ai vu trop de cas au ministère de l'Intérieur et à chaque fois, ces mineurs avaient 20, 25, 30 ans de décédence judiciaire parce qu'ils avaient bénéficié finalement d'une impunité. Pour changer ça, il y a une loi qui a été votée l'été dernier qui a été censurée par le Conseil constitutionnel. Donc oui, je vous le dis, je réviserai la Constitution pour permettre aux Français de voter sur deux points, la nouvelle politique migratoire et une nouvelle politique pénale qui sanctionnera.

Et là, le Conseil constitutionnel ne pourra pas censurer parce que depuis 1962, voilà, le Conseil constitutionnel a dit « Jamais, je ne censure, évidemment, le résultat des référendums Vox Populi, Vox Dei. »

30:29
Présentateur

Pour répondre à Frédéric d'Arcachon, il y aura, comme l'a dit à votre place ici même, Thibaut de Montbréal hier matin, un choc d'autorité si vous êtes, vous, à l'Élysée demain.

30:38
Bruno Retailleau

Parce qu'il faut ça dans ce pays. Croyez-moi, il y aura un choc d'autorité. Et cette année, au ministère de l'Intérieur, m'a, comment dirais-je, permis de voir les verrous qu'il fallait faire sauter. Et j'en suis sorti parfois accablé par la noirceur de l'art humain, par l'insécurité et le défi qu'il faut relever. Mais j'en suis sorti motivé parce que je sais désormais les points de déverrouillage qui permettront aux Français de vivre plus tranquillement. Il faudra beaucoup de courage. J'en ai. Parce que si je me présente, ce n'est pas pour moi, ce n'est pas par égotisme, par narcissisme, c'est pour mon pays que j'aime et pour les Français.

31:12
Présentateur

Mais est-ce que vous allez y arriver, beaucoup ont le souvenir de vous bien sûr à l'intérieur ? Beaucoup se souviennent par exemple de ce qui s'est passé il y a quelques jours à Paris, qui s'est passé aussi quand vous étiez au ministère de l'Intérieur, c'est-à-dire des émeutes après la victoire du PSG. Beaucoup sont inquiets de la finale qui aura lieu le 30 mai. Qu'est-ce qui fait que ce que vous n'avez pas pu empêcher en tant que ministre de l'Intérieur à la dernière victoire du PSG en Ligue des Champions pourra éventuellement être totalement balayé d'un revers de main si vous êtes président de la République ? Au mois de septembre,

31:38
Bruno Retailleau

j'avais changé la doctrine du maintien de l'ordre, souvenez-vous, dans Blanc-Contout et j'avais demandé aux policiers, aux gendarmes d'aller au contact dès qu'ils recevaient par exemple des pierres ou un pavé. Donc un, et ça avait été efficace, on voyait les images d'ailleurs où les CRS, les gendarmes mobiles allaient au contact directement et on avait fait beaucoup d'arrestations. Deux, la limite moi quand j'ai été ministre de l'Intérieur, c'est que je ne pouvais pas faire voter de loi et encore moins un référendum. D'abord, je n'étais pas chef de l'État, j'étais empêché, mais croyez-moi, une fois président de la République, croyez-moi, j'aurai les leviers et on modifiera tout

32:11
Présentateur

et c'est possible. 0,826, 300, 300, vous évoquiez les narcotraffics, ça fait réagir Hakim. Bonjour Hakim.

32:18
Auditeur

Bonjour, bonjour tout le monde.

32:19
Présentateur

Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Bruno Retailleau vous écoute et une question liée aux narcotrafiquants ou aux narcotraficains.

32:25
Auditeur

Oui, c'est-à-dire pour pallier à ce problème narco qui pullule et qui, comment dire ça, qui dure depuis quand même des années. Je voulais savoir que par rapport à ça, au quotidien, on le voit, on le sent, c'est de pire en pire, c'est-à-dire même pour acheter une baguette carrément, on a la peur au ventre. Il y a des coups de part et d'autre, de calage, surtout la nuit aussi, c'est très prisé. Maintenant, c'est dans la journée et je voulais savoir, on a tous la boule au ventre par rapport à ça. sincèrement. Et ça ne se passe même plus dans les quartiers.

33:06
Présentateur

Donc, qu'est-ce que Bruno Retailleau ferait au quotidien, Hakim ? C'est un peu ça la question.

33:10
Auditeur

C'est un peu ça, oui, exactement. Sachant qu'Hakim nous appelle d'Avignon, Bruno Retailleau.

33:15
Bruno Retailleau

Merci, merci Hakim de votre témoignage. Un, j'ai déjà fait passer une loi narcotrafic qui va porter ses fruits, mais ce n'est pas suffisant. J'ai présenté un nouveau dispositif que je mettrai en place une fois élu président de la République pour verrouiller les quartiers qui sont totalement gangrénés. Un état d'urgence sur le narcotrafic qui permettrait de vérifier les entrées, les sorties, si on doit utiliser d'ailleurs les blindés, les centaures. Vous vous rappelez que ce gouvernement a utilisé les centaures contre les agriculteurs. Moi, je les utiliserai contre les narcotrafiquants. Vous verrouillez les quartiers.

On bouclera un quartier, ce sera un état d'urgence où il y aura des facilités de saisie administrative, de perquisition, où on aura un pouvoir de la police et un pouvoir administratif des préfets renforcés, précisément pour pouvoir traiter les quartiers et les nettoyer les uns après les autres. Et il faudra sans doute aussi une autre politique pénale pour être encore plus dure avec les narcotrafiquants. Et notamment avec la justice des mineurs. Parce que si les narcotrafiquants utilisent des gamins de 14 ans ou de 15 ans pour tuer, c'est parce qu'ils savent qu'il y a l'impunité.

Donc, pour les mineurs, ma nouvelle politique pénale, ce sera, dès les premiers délits, important, ce sera des courtes peines de prison.

34:29
Présentateur

Ultime question, Bruno Retailleau, pour compléter celle de Sandra Capelet de Chaland tout à l'heure. C'est chez vous, en Vendée, sur la droite, sur la politique. Nicolas Sarkozy fait face aujourd'hui aux réquisitions dans le procès dit libyen. Il risque de prendre cher l'ancien président. Est-ce qu'il est toujours à vos yeux aujourd'hui la figure tutélaire influente de la droite républicaine ? D'abord, ce que je veux dire,

34:54
Bruno Retailleau

c'est que dans un procès, il y a plusieurs étapes. Là, c'est la réquisition. Là, on charge, si j'ose dire, le prévenu. Après, il va se défendre. Donc, n'anticipons rien. Première chose. Deuxième chose, Nicolas Sarkozy a été président de la République. C'est le dernier président de la République de notre famille politique. Il a fait une campagne magistrale en 2007. Vous vous souvenez, il était parvenu à réduire d'ailleurs de façon drastique le score du Rassemblement National. Et donc, cette campagne-là, oui, c'est encore une source notamment d'inspiration. Le travail qui paye beaucoup plus que l'assistanat de la fermeté. Donc, il reste pour vous une figure tutélaire ?

Il reste une figure de notre famille politique.

35:38
Présentateur

Merci beaucoup, Broudon Rotailleau, d'avoir été l'invité de Sud Radio ce matin de Jean-François Kéli d'avoir répondu aux nombreuses questions de nos auditeurs au 0826 300 300. Bon courage dans cette course qui s'avère longue et pénible surtout au vu de votre famille politique. Merci,

35:52
Bruno Retailleau

mais je suis motivé pour mon pays,

35:54
Présentateur

pour ma maîtrise, pour la France. Dans un instant, c'est Jean-François Kéli qui prend le relais pour la vérité en face. A tout de suite.