Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationOdyssée· 11 septembre 2025 53 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleSantéEurope & international

L'Odyssée de Brigitte Devésa, Sénatrice des Bouches-du-Rhône

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pour commencer, qui es-tu et d'où viens-tu ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel type d'enfant étais-tu ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Et que faisaient tes parents dans la vie ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La politique était-elle un sujet abordé en famille ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous suiviez les grandes actualités politiques dès l'enfance ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, tu as trois enfants, de nombreux petits-enfants. C'est un sujet que tu continues à aborder en famille ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Brigitte DevésaFait
    « mon père était militaire de carrière, il était dans l'armée de l'air et maman était fonctionnaire à la ville d'Ex en Provence. »
  • 15:00Brigitte DevésaFait
    « j'ai poursuivi mes études avec un master de droit privé spécialisé en sciences criminelles. »
  • 23:00Brigitte DevésaFait
    « j'ai accepté de partir aux législatives en 2007. »
  • 39:00Brigitte DevésaFait
    « le lundi généralement je suis sur le territoire, le jeudi, jeudi après-midi, vendredi, souvent samedi et quelquefois dimanche aussi. »
  • 43:20Brigitte DevésaFait
    « quand on n'est pas réélu, par exemple, je prends sur les élections départementales par exemple, donc quand on a c'était en 2020, si je dis 2021, je sais plus les dernières élections c'était 2021. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est le contradictoire. On est d'accord, on n'est pas d'accord et on essaie de comprendre pourquoi euh je crois que c'est important effectivement finalement euh pourquoi je vais rester spectateur d'une d'une politique euh je dirais qui me convenait pas forcément toujours hein. Et je me suis dit j'ai envie d'être acteur acteur de de de ma ville.

On est venu me chercher me demandant si je voulais participer. Bon, j'ai accepté. J'ai dit oui, pourquoi pas ?

Il a fallu travailler travailler et travailler le dossier. On m'a demandé si je voulais être candidate aux législatives. Alors, je me suis dit "Mon dieu, mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Pourquoi moi ?" Bon, j'ai accepté. Je dis jamais non en général, je dis non après quand je me rends compte effectivement que j'aurais peut-être pas dû accepter et comme c'est trop tard, après je vais au bout.

En tant que parlementaire, on est quand même libre et ça c'est une bonne chose des choix et des décisions que l'on va prendre. C'est important. C'est important.

On garde cette liberté. Ceci étant dit, on fait partie d'un groupe et de manière générale, on suit évidemment euh je dirais euh le groupe dans ce mandat. S'il y a pas de confiance entre vos collaborateurs et vous-même, c'est pas la peine.

C'est pas possible. Bienvenue dans Odyssée, l'émission qui s'intéresse à l'humain derrière le politique. Aujourd'hui, nous accueillons Brigitte de Vesza, sénatrice des Bouches du Rône et nous allons revenir sur son parcours professionnel et politique. [Musique] Bonjour Brigitte, merci de ta présence aujourd'hui.

Bonjour. Pour commencer, qui es-tu et d'où viens-tu ? Merci de m'accueillir aujourd'hui.

Alors, qui suis-je ? Brigitte de Vesa, tu l'as annoncé, je suis donc sénatrice des Bougeron et localisé plus particulièrement en ex et donc je suis sénatrice depuis le 6 juillet 2021. Quel type d'enfant étais-tu ?

Oh, j'étais une enfant plutôt sage mais avec un caractère bien trempé. C'est-à-dire que je j'avais tendance un petit peu à être réfractaire aux ordres que l'on pouvait me donner. notamment évidemment vis-à-vis des parents mais notamment à l'école aussi où j'avais besoin effectivement d'être voilà de montrer qui j'étais et quand je n'étais pas d'accord, je le faisais savoir aux grandes dame de mes parents d'ailleurs.

Et justement que vous êtes tes parents dans la vie ? Alors mon père était militaire de carrière, il était dans l'armée de l'air et maman était fonctionnaire à la ville d'ex en Provence. D'accord.

Et la politique c'était un sujet que vous abordiez en famille ? Alors oui, parce que mon papa était très engagé politiquement comme citoyen, hein. Il n'a jamais euh voilà, il était euh il était euh donc euh voilà, c'est un homme de droite, hein.

Euh mais euh on n' jamais vraiment parlé euh de la politique. personne dans la famille n'est politique, mais on parlait des sujets évidemment au moment des élections, au moment des élections municipales ou ou évidemment présidentielle, enfin toutes les élections quand même puisqu'on était on s'intéressait quand même à ce qui se passait dans notre pays et et mais on éétait pas engagé politiquement comme je le suis aujourd'hui en tout cas. D'accord.

Vous suiviez les grandes actualités politiques ? Alors, moi, j'ai suivi les grandes actués politiques euh plutôt dans les années 70 puisque j'étais quand même jeune. Mais très tôt, à l'âge de 10 ans euh déjà, j'étais euh intéressée par ces échanges que je pouvais voir à la télé euh entre tel et tel homme ou femme politique.

Il y en avait peut-être moins à l'époque et mais c'est vrai, c'est quelque chose qui me qui me plaisait beaucoup. Voilà, toujours intéressé, c'est le contradictoire. On est d'accord, on n'est pas d'accord et on essaie de comprendre pourquoi.

Je crois que c'est important effectivement. Et aujourd'hui, tu as trois enfants, de nombreux petits enfants. C'est un sujet que tu continues à aborder en famille ?

Ah oui, totalement. Alors, d'autant plus maintenant puisque aujourd'hui et bien il y a il y a une certaine liberté entre la les discussions entre les parents et les enfants qui avaient peut-être pas à mon époque quand j'étais un peu plus jeune où on évitait de parler de certains sujets avec les enfants. Or aujourd'hui, je vois que les parents abordent tout un tas de sujets, tout un tas de sujets qui pourraient, je dirais être important pour les enfants.

Oui, absolument. Lev beaucoup de tabou. Voilà.

Exactement. On a levé beaucoup de tabou. C'est pas plus mal.

Après, jusqu'où on doit aller, ça c'est une question quand même effectivement importante. Notamment aujourd'hui avec les réseaux sociaux, ça devient quand même problématique parce que évidemment il y a il y a une approche un petit peu différente. Avant, il y avait pas les réseaux sociaux donc tous les sujets on en parlait à la maison ou on voyait ça à la télé.

Oui, il y avait un premier filtre médiatique. Voilà. Et les parents, c'est ce que je vous disais, pouvaient dire ça, c'est des sujets qui vous intéressent pas.

Donc voilà, vous retournez dans votre chambre, vous allez jouer avec vos amis, vos copains et et ça ça ne concerne que des adultes. Or aujourd'hui, il y a un petit peu un mélange des gens, je dirais et c'est pas forcément très bien. D'accord.

Et pour revenir un petit peu en arrière, tu as fait quel type d'études ? Alors moi, j'ai fait des études de droit, hein, simple, classique, euh avec un cursus un peu particulier parce que j'ai arrêté en première année. Ensuite, ben j'ai fait un choix, hein, de de me marier jeune et d'avoir des enfants.

Donc j'ai fait cette priorité. Donc, j'ai eu trois enfants et euh à un moment je me suis dit il faut vraiment que tu reprennes tes études. Bon, parce que la situation était différente, je divorçais donc et j'avais besoin aussi de voilà de reprendre quelque chose que j'avais laissé mais sans regret avec un choix évidemment déterminé.

Et donc c'est ce que j'ai fait. Donc j'ai j'ai poursuivi mes études avec un master de droit privé spécialisé en sciences criminelles. Voilà.

D'accord. J'ai fait un peu de droit européen évidemment un cursus simple à la faculté d'ex j'avais commencé la première année, je l'ai faite à Marseille et puis ensuite j'ai poursuivi sur ex- en Provence évidemment. Et tu as bien vécu de reprendre tes études un petit peu plus tard ? complètement complètement parce que d'abord aujourd'hui ça se démocratise et puis c'est vrai qu'on arrive aujourd'hui on a la possibilité, je dis toujours que celui qui veut peut qu'effectivement j'avais cette possibilité de pouvoir reprendre al pas dit que c'était très simple parce qu'il a fallu évidemment je dirais prendre en compte bah une situation familiale un peu particulière puisque j'avais trois enfants dont le dernier qui était quand même relativement jeune mais voilà les obstacles les obstacles ne m'ont pas empêché d'aller jusqu'au bout.

Ça a été une très belle expérience et j'ai vécu ça de manière vraiment très bien. Puis j'étais bien entourée, les collègues, il y avait pas de différence d'âge même si j'étais encore jeune. Mais voilà, ça s'est super bien passé.

Vraiment, on avait j'ai passé 5 ans là de de travail mais de plaisir aussi. C'est important. C'est important.

Oui. Et comment tu as débuté ta carrière professionnelle suite à ça ? Alors ma carrière professionnelle ou ma carrière politique ?

D'abord professionnelle. Professionnelle. Bon ben moi après toujours pareil, à 19 ans, je travaille je postule à la mairie d'Ex en Provence et puis ben j'ai la chance de pouvoir intégrer d'intégrer le la ville.

Alors je reste je suis pas fonctionnaire de suite hein, je suis stagiaire pendant 4 ans parce qu'à l'époque c'était 4 ans. Après je deviens titulaire et je fais le choix effectivement enfin d'embrasser cette carrière. je considérais que c'était une bonne chose pour moi, ce qui m'a permis justement de pouvoir évoluer et de pouvoir euh à un moment donné reprendre mes études.

J'avais quand même une flexibilité qui était euh qui était importante et en 2004, j'ai décidé euh tout simplement d'arrêter euh parce que le cadre fonction publique ne me convenait pas. D'accord. Tu as préféré partir dans le privé ?

Oui, j'avais besoin de faire autre chose, de travailler différemment. Voilà, j'ai besoin moi de d'expériences différentes et j'avais vraiment besoin de de m'ouvrir sur autre chose. Alors tout le monde m'a dit "Oh, on quitte pas la fonction publique, c'est compliqué." C'était la voix royale à l'époque.

Mais je me suis dit que voilà, il faut savoir aussi prendre son envol de mener à bien ses projets. C'est ce que j'ai essayé de faire et ça a plutôt pas mal réussi. Mais c'est du boulot, c'est de la persévérance, c'est de la résilience.

C'est pas toujours facile hein. Le le chemin est est bien sûr plein d'embûche mais mais ça ce qui ne tue pas, je dis toujours te rend plus fort. Donc suite à ça, tu as mis une carrière politique mais avant ça, quelle a été ta première forme d'engagement ?

Très rapidement, je me suis engagé au niveau des parents d'élèves, enseignement libre, hein, les les l'association des parents d'élèves de l'enseignement libre euh puisque mes enfants étaient donc dans un état, enfin le plus jeune était dans un établissement privé. tout sous contrat et que bon, je l'ai mis là par comment dirais-je par nécessité géographique et autres, c'était beaucoup plus simple pour moi. Et puis voilà, on est très rapidement venu me chercher pour me demander si je voulais m'engager.

C'est un peu comme ça. Et puis j'ai dit oui. Puis j'ai continué à m'engager.

Donc je suis passée présidente de l'association, ensuite présidente association locale, départementale et puis j'ai fait ça pendant de nombreuses années. Oui. Et c'est très prenant aussi mais ça a été une très belle expérience.

Voilà. très belle expérience, le lien, le contact avec euh avec l'humain quoi. C'est ce qui m'intéressait.

Voilà. Oui. Oui.

C'est vraiment le lien entre les enfants, les autres parents d'élèves et l'institution de l'école. C'est ça. Voilà.

Qu'est-ce qu'on peut apporter ? Qu'est-ce qu'on peut essayer de régler ? Et voilà, c'est important de faire partie, je dirais, d'une communauté.

Enfin, en tous les cas, euh moi, c'est comme ça que je l'ai vu et donc je me suis engagée. Mais ça a duré quelques années et puis après, je me suis lassée parce qu'évidemment, je crois qu'au bout d'un moment, il faut aussi euh remettre en question ben voilà, euh on peut pas rester président à vie, euh on passe à autre chose, puis il y a d'autres gens qui arrivent dans les associations. Moi, je dis qu'il faut savoir donner aussi euh faire voilà passer la main Exactement.

Et permettre à d'autres venir vivre ses expériences. Voilà, faut pas s'octroyer. Je dirais Vitam eternam un poste.

C'est pas en tous les cas dans Et puis on se lasse. Enfin, moi je me suis lassé au bout d'un moment. Puis j'ai l'impression que tu as quand même cette fibre de la transmission ayant été prof avant.

Tout voà, j'ai enseigné également dans ce parcours dans ce parcours professionnel où j'ai commencé dans la fonction publique. Après, j'ai été j'ai été enseignante effectivement. J'ai j'ai enseigné quelques matières comme le droit de la communication, euh euh l'économie, le droit européen, le droit communautaire parce que ça c'était des matières que je que que j'aimais bien.

Et puis euh après, je me suis occupée plus spécialement de BTS où j'ai eu l'occasion de prendre la direction d'un centre de formation. Et puis là pareil, je me suis engagée évidemment, j'ai été très loin où on a on a vraiment puis ce contact avec les jeunes, avec voilà, c'est intéressant de de faire passer aussi certaines choses. Ça s'est toujours bien passé, j'ai jamais eu de souci de ce côté-là.

Je crois que j'ai un bon rapport avec l'humain, avec les gens, avec les jeunes, quelle que soit la enfin en général ça se passe plutôt bien. Voilà, je suis assez conciliante et j'essaie de voilà beaucoup de de négociations, de discussions, mais pareil hein, il faut c'est c'est un vrai travail. C'est un vrai travail voilà mais pas inintéressant.

Voilà, j'ai fait pas mal de choses dans ma vie mais c'est vrai que l'enseignement, j'en garde un très bon souvenir. Et donc qu'est-ce qui t'a mené à la politique ? Alors la politique, ben justement c'est parce que je me suis engagée dans ma ville parce que il y a quelque chose qui qui m'a qui m'a permis un petit peu.

Je me suis dit finalement pourquoi je vais rester spectateur d'une d'une politique je dirais qui me convenait pas forcément toujours hein parce que dans une vie on voit des filets des élus et puis on se pose des questions sur le travail qui est effectué et je me suis dit j'ai envie d'être acteur acteur de de de ma ville acteur et donc l'occasion s'est faite parce que on on m'a on est venu me chercher me demandant si je voulais participer euh je dirais à une rencontre que certains élus mettaient en place à l'époque. Bon, j'ai accepté, j'ai dit "Oui, pourquoi pas ?" Et j'ai remplacé au pied levés un une personne qui était très engagée politiquement et qui ce jour-là ne pouvait pas traiter le dossier.

Et donc, on m'a demandé de le de le faire. Bon, c'était sur le patrimoine soi. Alors, j'avais expliqué que j'étais pas du tout une spécialiste du patrimoine.

Donc, qu'est-ce qu'il a fallu faire ? il a fallu travailler travailler et travailler le dossier pour au moins faire une représentation correcte puisqu'il y avait quand même beaucoup de monde ce jour-là et ça s'est très bien passé et puis finalement on a continué comme ça. Voyez, c'est un premier pas et puis un second et puis on on fait appel à vous pour d'autres raisons et et puis après bah voilà, dans la mesure où je pense que je m'exprimais plutôt correctement, où j'abordais des sujets divers et variés euh sans aucune Je me souviens un jour une journaliste, elle m'avait dit "Mais est-ce que vous travaillez dans la communication ?

Vous êtes" Ah j'ai dit "Pas du tout, pas du tout." Elle me dit parce que on n' pas l'impression que vous soyez je dirais que que l'image que voilà. Non, j'ai dit non non, j'ai pas peur de prendre la parole, ce que je fais aujourd'hui.

Euh et c'est quelque chose de plutôt naturel pour toi. Oui, parce que j'aime bien discuter et j'aime bien surtout parler de sujets qui sont quand même qui nous concernent tous quoi. C'est important.

C'est bien aussi de donner son avis. On peut ne pas être d'accord, mais c'est important de de donner son avis et surtout d'écouter l'autre parce qu'on peut apprendre beaucoup en échangeant et en discutant. On peut des fois changer d'avis.

Bien sûr. Exactement. Exactement.

C'est la toulard du contradictoire. Exactement. Et donc raconte-nous un peu ta carrière politique, les différents mandats que tu as pu briger ou avoir.

Très bien. Alors, j'ai commencé donc la première la première expérience, elle a été très importante, c'était donc en 2007. où je partais aux législatives, on m'a demandé si je voulais être candidate aux législatives.

Alors, je me suis dit "Mon dieu, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Pourquoi moi ?" Bon, j'ai accepté.

Je dis jamais non en général, je dis non après quand je me rends compte effectivement que j'aurais peut-être pas dû accepter et comme c'est trop tard, après je vais au bout. Et tu as commencé avec une grande élection. Une grande élection.

Et donc euh bah c'était pas rien parce que d'abord j'étais connu dans un microcosme bien défini mais j'avais pas cette enfin dirais les gens ne me connaissaient pas comme ils peuvent me connaître aujourd'hui puisque ça fait maintenant quelques années et donc j'ai accepté de partir aux législatives en 2007 j'avais quand même en face de moi deux grands élus qui avaient fait parler d'eux depuis très longtemps et donc ça s'est plutôt bien passé je vous avoue que ça a été très prenant très mais très enrichissant où j'ai rencontré des tas de personnes, des tas de gens qui se sont confiés, qui m'ont voilà et vraiment des journalistes évidemment tout un tas de de rendez-vous, de réunions, il fallait courir d'une d'une conférence de presse à une autre. Voilà, mais ça a été ça a été dur quand même hein. Mais ça s'est plutôt bien passé puisque j'ai quand même eu un score plutôt correct euh à l'époque et puis c'est ce qui a été c'est ce qui m'a mis le pied à l'étrier.

Oui. C'est ce qui t'a lancé vraiment lancé puisque les élus en place après ont fait appel à moi euh pour les rejoindre et c'est ce que j'ai fait. Et donc après j'ai continué.

J'ai été donc élue dans un premier temps conseillère municipal. Ensuite, je suis passée adjointe en 2014 et puis euh voilà, j'avais en charge l'éducation, la jeunesse, la petite enfance sur la ville d'Ex, hein. Et en 2015, on m'a proposé de partir euh comme conseillère départementale et puis j'ai accepté.

Donc, j'ai été élu, on était en binô avec un un monsieur que j'affectionne particulièrement, c'était c'est puisqu'il est toujours là et tant mieux, c'est un grand politique hein qui que tout le monde connaît très très bien sur sur ex et donc j'ai appris beaucoup de choses à ses côtés. Voilà, parce qu'il faut rester humble et savoir écouter ceux qui ont quand même plus d'expérience que vous. Et puis bah on a été élu et pendant 6 ans donc je suis restée donc conseillère départemental en charge donc vice-présidente en charge de la santé de la PMI protection maternelle et infantil vo sur des sujets enfance famille un peu difficile voyez les choses qui te suivent quand même depuis un certain temps.

Oui oui oui oui oui. C'est vrai que j'ai un côté un peu social très très marqué et c'est vrai que il y a des sujets qui me touchent particulièrement. Il y en a d'autres évidemment.

Et et puis ensuite bien en 2020 2020 ça a été euh les sénatorial les sénatorial et justement tu es arrivé au Sénat d'une manière très particulière. Absolument. Absolument.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment tu l'as vécu ? Alors, d'abord je me retrouve donc 4e de liste sur la liste de on avait une liste des Républicains de la du centre et du et de la droite, enfin une liste euh mixte, on va dire avec en tête de liste mon ami et regretté ami Patrick Boret.

Oui. Qui était à l'époque qui avait été maire de la Siota et qui était vice-président du conseil départemental. Et puis donc on est h sur une liste avec deux qui fermaient la liste qui était à l'époque monsieur Renou Muselier le président de région et madame Vassal qui est actuellement présidente du département de la métropole.

Et donc j'ai eu la 4e place. C'était une période où on aurait pu avoir quatre élus et vous savez les les les la politique reste la politique les enjeux politiques, les tractations entre les uns et les autres. On fait que sur le moment, on a retenu, c'est une liste évidemment, il y avait h listes enfin h on est huit sur la liste, il y avait plusieurs listes euh évidemment et donc on a eu trois euh trois sénateurs.

Voilà. Donc je ne rentre pas immédiatement et malheureusement la l'état de santé de de Patrick Bouret a fait que on savait qu'il était malade et donc il est décédé et et je suis rentrée comme pourrait rentrer celui qui est juste derrière moi jusqu'en 2026. Vous avez chacun si demain je pars ou si quelqu'un s'en va pour des raisons diverses et variées, c'est le suivant qui va rentrer sur la liste.

Voilà. Alors, c'est pas facile parce que d'abord c'était un ami, on a été ensemble sur au conseil départemental où on a partagé des moments très importants. Donc, c'est d'autant plus difficile de d'arriver derrière un personnage aussi illustre que que évidemment Patrick Boré, mais je me suis dit, j'ai pas de solution, il faut il faut y aller.

Voilà. Donc maintenant, tu prends arrivé le 6 juillet 2021 et donc j'ai pris à bras le corps ce mandat et je pense que j'ai pas déçu en tous les cas je dirais les élus du département et donc voilà, j'ai œuvré pendant 5 ans et je continue jusqu'en septembre 2026 euh date à laquelle nous repasserons évidemment devant la décision des grands électeurs. Voilà.

Absolum. Et comment ça se passe exactement dans ce type de de situation ? Comment on te prévient que tu deviens sénatrice ?

Est-ce que tu l'avais su peut-être avant de suiv son état de santé ? Bien sûr, je je l'avais compris mais je comment dirais-je ? J'ai pris beaucoup de recul avec ça où j'ai pas je n'y pensais pas.

Voilà. Oui, pas du tout même. Et c'est vrai que bah le jour le 6 juillet euh on est venu euh évidemment euh me chercher en me disant voilà madame de Vesza, vous êtes désormais sénatrice donc bah voilà et puis il y a tout un process qui se met qui se met en route.

Après il a fallu évidemment former une équipe. Il a fallu faire plus vite que les autres puisque les autres étaient déjà installés depuis 9 mois à peu près. Oui, c'est très soudain.

Donc euh on n' pas le temps de réagir, on n' pas le temps de de de se poser de questions si ce n'est que voilà, il faut il faut rapidement euh penser à mettre en place euh le travail qui est le mien quoi. Voilà, c'est ce que j'ai fait. J'ai créé une équipe et aujourd'hui euh j'ai deux collaborateurs euh voilà qui sont à mes côtés et je suis ravie d'avoir fait ce choix en tout cas.

Et donc tout au long de ton historique politique et encore maintenant au Sénat, tu as fait partie de différentes commissions aux affaires sociales, aux entreprises européennes. Qu'est-ce qui t'intéresse particulièrement sur ces sujets et pourquoi est-ce qu'on est venu te chercher sur tes sur ces sujets alors peut-être pourquoi tu t'y es mise alors sur la commission des affaires sociales euh monsieur Patrick Boret était aux affaires sociales donc impérativement je devais la récupérer la récupérer. Donc en 2023, il y a eu un changement puisque vous savez que les élections c'est 6 ans mais on renouvelle tous les 3 ans, ce qui sera le cas d'ailleurs en 2026.

Donc j'avais pas trop le choix mais bon préalablement c'est pas quelque chose qui me dérangeait puisque on a quand même sur la commission des affaires sociales, on a des sujets comme l'emploi, la santé évidemment et tous les sujets. On va aborder la question de la fin de vie. Donc c'est des sujets importants et donc évidemment c'était quelque chose qui me qui me plaisait qui me plaisait bien.

Donc j'avais pas de souci là-dessus. J'ai quand même intégré la commission des affaires la commission la délégation pardon des entreprises parce qu'on a un secteur économique sur ex avec plus de 1500 entreprises sur le territoire sur le pays d'ex. Donc c'était vraiment un sujet qui m'intéresse énormément et donc j'ai intégré ça et la Commission européenne parce que justement par attachement je dirais à toutes les les à tout ce qui se passe au niveau européen c'est important aussi de parler de l'Europe puis en tant que centriste évidemment l'Europe intrinsèquement ça fait partie aussi de c'est au cœur de de mes préoccupations.

Je dirais voilà parfois tu as décidé de ne pas suivre toutes les décisions de ton groupe. Oui. Pourquoi ?

Comment ça se passe dans ces moments-là ? Alors, en tant que parlementaire, on est quand même libre et ça c'est une bonne chose des choix et des décisions que l'on va prendre. C'est important.

C'est important. On garde cette liberté. Ceci étant dit, on fait partie d'un groupe et de manière générale, on suit évidemment, je dirais le groupe, mais philosophiquement, il peut y avoir des sujets sur lesquels on n'est pas d'accord.

Là aujourd'hui, je vous parlais à l'instant de des de la loi sur la fin de vie et sur les soins palliatifs. C'est deux textes qui seront présentés en même temps, qui vont passer au mois d'octobre. Mais on sait très bien, c'est ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale.

Euh on sait très bien que vous avez une diversité de D'ailleurs, ça s'est très bien passé à l'Assemblée nationale et on sait très bien que dans les groupes pour le coup, c'est pas je peux pas dire que c'est un sujet un sujet politique au sens politique, c'est un sujet, il y a une attente euh de des citoyens et puis après politiquement, enfin intellectuellement, philosophiquement, c'est ce que vous pensez vous. Donc il y a bah à un moment donné quand on ne pense pas et qu'on considère que ça ne va pas dans le sens dans lequel vous voilà vous êtes, on peut à ce moment-là dire "Écoutez moi là je peux pas et je ne voterai pas pour ou je voterai pour alors que le groupe peut être contre et et viceversa." Mais il y a aussi une chose importante à préciser, c'est que moi je regarde surtout ce qui se passe sur mon territoire dans la mesure où ça impacte positivement mon territoire.

Alors là, oui, je vais aller dans le bon sens évidemment en essayant aussi de présenter des amendements, en essayant d'être partie prenante de cette proposition de loi quelle qu'elle soit. Et donc ça me permet effectivement de de de me positionner. Voilà.

Et puis je trouve qu'on a cette liberté que d'autres peut-être n'ont pas. C'est peut-être un peu particulier à l'Assemblée nationale. Ceci étant dit, quand on n'est pas d'accord, on n'est pas d'accord hein.

Ça fait partie aussi ça fait partie du jeu politique. Exactement. Voilà. et de la diversité des opinions qui sont présentes et qui est important.

Mais je crois que l'essentiel c'est d'expliquer aussi pourquoi on peut ne pas être d'accord pour des tas de raisons. Et je pense que aujourd'hui malheureusement dès lors que vous ne rentrez pas dans un si vous ne suivez pas les critères ou quoi, bon des fois ça se passe pas. Les gens parfois ne comprennent pas.

Il suffit d'expliquer d'expliquer pourquoi vous avez fait le choix de voter pour ou de voter contre. Et puis après évidemment à chacun de d'interpréter comme il le veut mais ça fait partie de la démocratie et chacun a le droit de s'exprimer comme il le veut et c'est d'autant plus important de le dire parce que vous êtes vous avez aussi des comptes à rendre donc vous le dites exactement et moi je reste transparente voilà sur ce que je fais en général c'est important et donc parfois il peut y avoir des retombées médiatiques qui peuvent être virulentes ou très impactantes. comment tu les gères et est-ce que ça te laisse place à un droit de réponse ?

Ah oui et oui oui oui bien sûr. Alors j'ai de la chance, j'ai jamais eu vraiment des retours médiatiques très critiques à mon égard et tant mieux ça viendra peut-être il y en a eu mais de manière assez modérée. Et donc bah j'estime que en fonction de ce qui m'a été reproché ou en tous les cas dit, bien sûr que j'ai le droit d'avoir un droit de réponse et de m'exprimer pour expliquer clairement et peut-être non pas d'essayer de convaincre la personne qui comprend pas mon mon vote parce qu'elle a le droit de ne pas le comprendre mais j'ai le droit aussi de défendre d'expliquer tes choix comme tu disais choix et ça je l'ai toujours fait que ce soit en milieu politique et dans ma vie personnelle.

Voilà. Et est-ce que tu as déjà eu à voter quelque chose à contre-cœur ? Pas contre-cœur mais qui il a fallu quand même que je voilà que j'essaie de bien réfléchir, de mettre en en exergue les tenants, les aboutissants.

Parfois, ça m'a posé un peu problème mais à moi-même, pas tant euh pour plaire ou ne pas plaire au groupe. Mais c'est vrai que ça peut arriver, mais c'est de réfléchir en toute conscience. C'est c'est pour ça que c'est important de pouvoir prendre le temps de réfléchir et puis parfois aussi je j'en discute beaucoup aussi sur les décisions que je prends avec mes collaborateurs parce que c'est bien aussi d'échanger pour avoir un petit peu le leur avis.

Oui, voilà. C'est important aussi de pas toujours rester focalisé sur soi-même. Don j'aime bien prendre la vie des uns des autres.

C'est pour ça d'ailleurs que bah je rencontre beaucoup de gens et je j'essaie de comprendre. Voilà. Donc tu laisses la place quand même à tes collaborateurs de donner leurs propres opinions diss par rapport au bien sûr bien sûr c'est important puisqueon travaille quand même régulièrement enf on est tout le temps avec eux donc c'est important alors j'aime bien discuter avec eux ils sont assez fins ils ont de l'esprit ils sont intelligents et puis je leur fais confiance ça c'est important on peut pas travailler avec des gens qui à qui on ne fait pas confiance non s'il y a pas dans ce dans ce mandat s'il y a pas de confiance entre vos collaborateurs et vous-même, c'est pas la peine.

C'est pas possible. On le voit aujourd'hui. Il y a parfois des dérives sur des tas de sujets.

Je rentrerai pas là-dessus, mais c'est vrai que voilà, mais je pense que effectivement c'est important de leur faire confiance. Sinon, ça sert à rien de travailler avec quelqu'un si vous pensez que voilà, non, moi j'ai pas de souci en tous les cas de ce de ce point de vue-là. Et ta famille, tu leur poses des questions quand tu as des doutes ?

Il s'expriment à ces sujets ? Oui, oui, il s'exprime et j'ai pas besoin de leur poser de questions, hein. Moi, il s'exprime très librement.

Des fois, c'est même un peu plus dur que la vie politique. En fait, c'est parce que moi, j'ai trois garçons et ils sont assez vindicatifs et quand ils sont pas d'accord avec quelque chose, ils le disent. Et c'est très bien aussi hein, j'ai toujours discuté avec eux comme ça, mais finalement, c'est beaucoup plus dur de s'adresser en famille, de de de discuter en famille que finalement avec d'autres politiques.

Voilà. parce que comme on fait la même chose parfois différemment, mais on a cette culture, cette compréhension que n'ont pas forcément la famille, les représentants, les copains, les amis et des fois ça peut donner lieu voilà à des conversations un petit peu difficiles mais en général j'évite de parler politique quand je suis en famille ou avec des amis, mais je vous rassure, c'est eux qui m'en parlent. Même si j'essaie d'esquiver, malheureusement sur les sujets d'actualité aujourd'hui ça manque pas malheureusement et bien je suis très souvent interpellée par les amis, par le citoyen aussi, pas que des élus.

Évidemment, les élus en priorité, mais par tout le monde. Tous ceux qui vous connaissent et qui vous côtoient vous posent des questions. Oui, c'est difficile de laisser la politique au travail entre guillemets.

Non, quand on sort du travail euh non, c'est c'est pas possible. Quand on est politique comme ça depuis de nombreuses années, forcément tout le monde vous connaît en tant que tel et il y a toujours un sujet, une question, quelque chose qui revient et et on vous interpelle évidemment. Et comment tu réparti ton temps entre Paris et les bouches duur ?

Alors normalement on est là le enfin je suis là le mardi, le mercredi et souvent le jeudi parce que le jeudi peut y avoir des commissions, la Commission européenne, la délégation des entreprises et puis des rendez-vous importants. Donc le lundi généralement je suis sur le territoire, le jeudi, jeudi après-midi, vendredi, souvent samedi et quelquefois dimanche aussi. Et bon, j'évite aussi, j'essaie de garder un petit peu de de de vie de famille.

C'est pas c'est pas c'est pas facile, je le conçois très bien. Euh mais voilà, je partage un petit peu. Mais par exemple, dans les périodes qui vont arriver au mois d'octobre, il va y avoir, je le disais tout à l'heure, la fin de de vie, ça rentre dans les la commission des affaires sociales.

Donc là, je vais être engagé sur ces sujets-là. Euh voilà, ça va être de semaines de semaines intensifes. Je crois que ça démarre le 7 octobre jusqu'au 16 à peu près, peut-être plus.

Donc là, je je je voilà, c'est tu sais que dans ces momentsl tu peux je sais que dans ces moments-là, je vais éviter de prendre des rendez-vous sur le sur le territoire en tous les cas parce que il va falloir être présent avec les collègues et puis et puis il y aura aussi des prises de parole donc c'est important d'être là. Voilà, c'est des sujets éminemment importants. Mais tout ça ça de faire un employé du temps extrêmement chargé.

D'autant plus qu'en politique, comme tu le disais, on est toujours à l'affu de l'actualité. On est toujours interpellé à droite à gauche. Est-ce que ça laisse la place aux aléas de la vie ?

Par exemple, si tu es malade, est-ce que tu peux t'arrêter ? Si tu as un petit pépin de famille ? Alors moi, je suis euh une dure à m'arrêter, c'est vrai.

Euh la seule fois où je me suis arrêtée, c'est quand j'ai été opérée du pied. Euh et encore euh le le médecin m'a fait reproche de pas avoir fait 6 semaines euh sans me déplacer, 6 semaines sans marcher. Au bout de 3 semaines, c'était trop pour moi.

Résultat, il faudra repasser sur faudra être réopéré à nouveau. Mais bon, non, ben j'essaie de me soigner rapidement pour être opérationnel rapidement. Oui, parce que c'est toujours comme ça la nature à horreur du vide, il faut être présent.

C'est un vrai engagement et je reconnais que je je fais plutôt une priorité à ma vie politique plutôt qu'à à prendre un peu soin de moi et peu de vacances, peu de repos. Je le dis sans aucune enfin je veux dire, je me plains pas hein, c'est c'est des choix que j'ai fait sûr. Mais c'est vrai que parfois on s'oublie un peu.

C'est un engagement de tous les instants. C'est un engagement. Il faut être opérationnel.

Il faut suivre l'actualité tous les jours, essayer d'être au fait des choses et de se dire "Bah tiens, là il y a un sujet et de suite bah on appelle les collaborateur, il faut essayer de travailler là-dessus. Comment on peut comment on peut faire ?" Voilà, c'est vraiment non, c'est permanent, c'est parfois pénible hein, parce que même des fois le soir au lieu de se détendre, je me dis bon attends, je vais regarder un peu l'actualité, je vais regarder un peu les réseaux sociaux et puis le temps passe, je me couche, il est 2h du matin, le réveil à 6h c'est très dur mais bon voilà.

Non non, c'est on s'oublie un peu. On s'oublie un peu. C'est c'est une réalité.

Sur un autre sujet, est-ce que tu as vécu un grand échec en politique ou professionnel qui t'a un peu plus marqué que les autres ou qui t'a fait avancer ? Alors moi les échecs, c'est sûr que quand on n'est pas réélu, par exemple, je prends sur les élections départementales par exemple, donc quand on a c'était en 2020, si je dis 2021, je sais plus les dernières élections c'était 2021. Donc euh bah là on perd avec mon mon binomeôme, on perd les élections départementales.

Évidemment, grosse déception mais très vite il faut se remettre. Tu es surbondé. La vie politique est faite évidemment euh de moment où on va gagner puis d'autres on va perdre.

Quel est l'élu qui n'a pas à un moment donné perdu une élection voire deux même ? Voilà. Mais c'est pas c'est pas très grave. euh il faut se remettre en question et repartir euh et puis se dire que voilà, il y a puis après il y a des périodes qui sont euh euh qui sont quand même voilà euh prédisposés ou pas et il y a eu du changement, bah il faut l'accepter aussi même si ça se joue pas si ça se joue à pe certains vous disent "Oui mais alors j'ai été réélu mais mais quand même j'ai pas été élu mais bon il manquait bah peu importe 10 voix 15 voix 300 voix 1000 voix tu as perd tu as perdués Un moment résultat est le même.

Il faut savoir aussi euh partir avec les honneurs et dire "C'est pas très grave, ça me servira pour faire autrement la prochaine fois." Mais ça fait partie du jeu politique, on peut pas gagner à chaque fois. Puis on le voit avec les législatives avec lesquelles tu as commencé, c'est ce qui t'a mis le pied à l'étrice.

Exactement. Bah les législatives. Alors en plus quand je suis partie en 2007, je pensais pas du tout gagner vraiment parce que quand même j'avais en face de moi deux élus quand même connus et reconnus pour le travail qui était effectué.

Mais néanmoins, ça permet de voir un petit peu comment se passent les choses et et ça m'a déterminé à à poursuivre. Bien au contraire, c'est un challenge que l'on fait tous les jours et puis voilà. Et c'est comme ça qu'on grandit et preuve que ça t'a réussi.

Exactement. Donc c'est important de persévérer. Mais quelle que soit la situation que soit en politique professionnellement enfin dans ma vie, j'ai passé des étapes.

Si j'avais dû m'arrêter à chaque fois que j'avais un problème, je pense que je serais plus làin. Sincèrement, il faut avoir du caractère aussi. un moment donné euh il faut relativiser sur des sujets hein.

Il y a des choses plus importantes aujourd'hui que de perdre une élection ou ou voilà enfin je veux dire il faut repartir. Il faut repartir. Voilà c'est un échec certes mais il faut rester positif.

Voilà. Il faut sortir le côté positif des choses me semble-t-il. Et à contrario, est-ce qu'il y a une réussite qui pour toi brille plus que les autres ?

Bah celle qui celle qui réussit évidemment, j'aurais aimé la gagner de suite, c'est les c'est les sénatoriales parce que c'est un mandat évidemment euh c'est un mandat fort. Mais euh c'est surtout la première fois quand j'ai été élu au conseil départemental parce que c'était sur mon nom et sur le nom évidemment euh de la personne de mon binôme, je dirais, même si lui il avait une notoriété évidemment qui était très importante, mais ça c'est c'est une belle victoire quoi. C'est une belle victoire.

Et puis les élections législatives aussi, c'était quelque chose qui voilà, c'est important. Voilà, parce que c'est vous qui êtes en face et et ça c'est important aussi. Et aujourd'hui, pourquoi le Sénat plus que l'Assemblée nationale ?

Bah le Sénat comme j'ai expliqué, ça s'est fait naturellement. On est venu me chercher au Sénat parce que il faut savoir quand même que la sénatrice que j'ai enfin pas que j'ai remplacé mais en tout cas qui a souhaité s'arrêter donc est devenue mère aujourd'hui puisque c'est le madame Sophie Joissin voilà puisque sa maman a été empêchée donc elle a fait le souhait évidemment de de quitter le Sénat et donc on est venu me dire voilà tu es la seule personne susceptible de bien nous représenter donc ça c'est gratifiant et donc j'ai accepté Oui. J'ai accepté de partir au Sénat.

Mais je dois avouer que quand il a fallu laisser mon mandat de d'adjointe Oui. parce que vous savez qu'on ne peut pas cumuler les mandats. Non.

Ça aussi c'est une question sur laquelle on pourra revenir un jour. Euh j'ai eu un pincement au cœur parce que j'étais très très engagé politiquement sur mon sur ma commune. Je le suis différemment mais ce n'est pas pareil.

Ce n'est pas pareil. C'est pas la même chose. Tu vis plus le quotidien de la commun.

Voilà. Et ça, je j'ai eu un vrai pincement au cœur. Vraiment, ça a été le mandat que j'ai quitté avec beaucoup de regrets dans le sens où le simple fait parce que c'était comme ça, on pouvait pas cumuler.

Donc il a fallu faire des choix et on n pas le choix de toute façon. C'est comme ça, pas autrement. Euh au bout d'un mois, il faut démissionner.

Je je dois avouer que ouf ça a été ça a été dur, non pas pour le mandat, mais par la proximité que j'avais avec d'abord tous ceux qui m'entouraient euh et puis la proximité que j'avais avec avec les gens que je que les les citoyens que je rencontrais régulièrement quoi. Et tu aimerais revenir à un mandat plus local plus tard ? Alors j'y suis toujours puisque je suis conseillère municipal. la remise en question du mandat septembre 2026 où j'ai bien l'intention évidemment de repartir.

Alors après de quelle manière ? Ça, on en reparlera peut-être un jour. En tous les cas, c'est un sujet évidemment qui sera qu'on sera obligé d'aborder.

Euh et puis mais c'est vrai que le mandat d'adjoint reste un très beau mandat. Oui, mais pas de souci, je continuerai à défendre ma commune en tout cas du mieux possible avec les moyens qui me sont donnés et de poursuivre le travail de sénateur évidemment sur le territoire. Comment tu ressens le fait d'être une femme en politique ?

Est-ce que pour toi ça demande d'avoir plus de caractère peut-être ? Alors oui. Oui.

Alors euh évidemment être une femme en politique de toute façon être une femme au quotidien dans la vie professionnel ou ailleurs déjà il faut quand même aussi euh s'imposer. On va pas se cacher derrière notre petit doigt et dire que tout va bien, que la parité c'est génial et que tout marche. Non, la parité elle existe, c'est important et tant mieux.

Elle a au moins, voilà, elle est là. Donc il faut s'en servir. Parité sur les listes municipales, parité sur la liste des municipales, des régionales et cetera et cetera.

Sur l'ensemble des mandats. Évidemment, enfin au quotidien, on se rend compte quand même que c'est pas gagné. C'est pas gagné.

Donc il va falloir montrer bah évidemment évidemment qu'on a du caractère, qu'on a du tempérament et puis qu'on est capable, qu'on a de la compétence parce que être élu, être présente sur une liste ou là parce que je suis une femme, non. Non, je suis une femme, c'est indéniable, il y a pas de problème. Mais je sais ce que je suis capable de faire.

Je sais tu as la compétence. Voilà. Et j'ai la compétence plus qu'un homme.

Voilà. Je me souviens il y a pas si longtemps euh au sein de mon propre groupe, hein, évidemment, je terraai je terraai les noms. Euh j'avais donc souhaité faire partie d'une commission et alors ce j'ai eu de la chance, enfin j'ai eu de la chance, il y avait deux commissions en qui allaient se mettre en place, des commissions d'information, ce qu'on appelle et tout et puis dans ces commissions bien on vous demande quelles sont les personnes susceptibles d'intégrer telle ou telle commission.

Donc, j'avais validé, enfin j'avais souhaité être là et et j'avais d'ailleurs souhaité être ailleurs aussi. Et finalement après en forme, il y a un président, un rapporteur, vous avez des vice-présidents, des secrétaires, mais c'est comment dirais-je ? C'est juste des noms hein, c'est pas ça vous rapporte rien dans le sens, c'est juste comme ça.

Il en faut un certain nombre. Donc donc j'avais postulé pour être vice-présidente. Bon et j'ai un de mes collègues qui est venu me voir qui m'a dit "J'ai vu que tu étais euh euh donc dans cette commission d'information j'y suis aussi que tu as postulé pour être vice-présidente.

Moi aussi me dit comme on peut pas être deux ? Est-ce que ça te dérange pas ?" me dit-il. "Si tu prends le poste de secrétaire et je prends le poste de vice-président." J'ai dis ça ne me gêne pas.

Mais je vais te poser une question aussi puis je vais te renvoyer la question en te disant est-ce que ça ne te dérange pas que je prenne la vice-présidence et que tu prennes la secrétaire le poste de secrétariat alors qu'il y avait rien de particulier à faire hein. C'était vraiment Oui, ça rapporte pas de point bonus quoi. Exactement.

Donc finalement c'est le groupe qui décide et comme il y a eu deux commissions qui étaient voilà donc bah on a chacun de nous je trouve ça plutôt décevant. Oui, parce que parce que voilà, c'est comme ça que ça reste dans le cliché où les femmes sont les secrétaires et non pas les plus haut poste. Alors, je le dis pas avec amertume ou avec c'est pas du tout ça, c'est un constat simplement je me dis pourquoi c'est un constat de système finalement.

Voilà pourquoi donc au Sénat, on est quand même représentatif à 37 % ce qui est quand même une très belle une bonne chose. C'est plutôt bien mais ça reste encore insuffisant selon moi. Même s'il y a une parité qui est qui est faite au niveau de tous les postes.

Néanmoins, j'ai pas fait le compte effectivement des présidents de de de commission. Je sais pas s'il y a une parité. Je l'ai je sais pas là, je l'ai pas vérifié mais enfin en tout cas ça peut être un chiffre intéressant.

Voilà, j'ai pas j'ai pas regardé mais en tout cas c'est toujours voilà ça on le sent quand même hein dans le on le voit rien que sur les listes où on doit alterner hommes et femme c'est les femmes en deè et oui les hommes sont en première position en pôle position je dirais donc forcément dans les combats avec d'autres listes vous pouvez ne pas être élu ou si vous êtes élu du coup ça et puis on il y a plusieurs listes donc c'est c'est compliqué en tout cas voilà moi je considère que dans dans sur les listes, il faut aussi mettre en avant ces femmes qui sont en capacité de de mener, de porter et qui sont surtout compétentes dans leur domaine he comme comme les messieurs hein. Moi, j'ai pas d'a priori de combat féministe dans lequel je dirais un homme c'est un homme, une femme c'est une femme évidemment. Ouais, forcément.

Mais euh en politique, je peux très bien parler d'un sujet euh et puis sur tous les sujets d'ailleurs. Bien sûr. Enfin, pour le coup, la politique c'est de l'intellect.

Donc on est tous à c'est la réflexion, c'est l'intellect, c'est comment on envisage de voir les choses. J'ai autant de capacité qu'un homme de parler euh d'urbanisme ou de parler de patrimoine ou de parler je ne sais trop quoi. Enfin, il y a tellement de de sujets, il suffit de travailler tout simplement.

Donc après, mais il y a encore du travail malgré tout, il y a encore du travail. Donc comme tu le sais chez Odyssée, on s'intéresse beaucoup à la santé mentale, particulièrement à l'heure où on a pris le décès hier d'Olivier Marlex. Comment tu vas vraiment toi ?

Ah moi je vais très bien. D'abord, je dois dire que je suis évidemment très peinée et très touchée de la disparition de monsieur Marlex qui était un député évidemment haut en couleurin. Euh voilà.

Et donc évidemment la disparition euh d'une personne, c'est toujours triste et et je voilà, c'est quelque chose qui m'a qui m'a beaucoup heurté, qui m'a beaucoup touché. Euh évidemment dans ces moments-là, il y a pas grand-chose à dire si ce n'est que évidemment la famille, les amis, voilà, c'est assez compliqué. Pour ma part, on a toujours des moments où on se sent peut-être moins bien parce que on se dit tiens vraiment est-ce que j'ai fait le bon choix et cetera et cetera.

Mais après, moi j'ai pour habitude de rebondir très vite. Voilà, ça va durer 24 heures où je vais me poser un peu des questions et de me dire tiens, est-ce que je vais continuer ? Parce que des fois, il y a la pression.

On le voit à l'approche des élections. Dans un premier temps, ce sera les élections municipales, mais très rapidement, on va rentrer dans les élections sénatoriales, les enjeux, qui quoi qui tête de lise qui passive. Alors, ça va être des sujets.

Euh mais après je me dis bon allez de toute façon, il faut garder la tête froide et avancer. Non non, tu arrives à prendre du recul très vite ? Ah oui oui oui oui.

Parce que bon après voilà, on a tous des expériences, on a tous des chemins de vie différents et donc et bien ces chemins de vie que j'ai pu avoir par le passé font qu'aujourd'hui je me sens beaucoup plus forte et beaucoup plus à même de supporter et un échec et tout un tas de choses. Mais je suis aussi capable de me défendre et me capable de de dire ce que je pense parce que là par contre voilà, j'ai cette voilà cette possibilité aussi de dire ce que je pense tout en restant correct parce que j'estime que les échanges doivent rester cordiaux et que quand je vois des échanges à l'Assemblée nationale, je suis assez scandalisée, choquée même. Mais bon euh il y a une vraie différence entre les échanges à l'Assemblée et au Sénat je trouve.

Oui, il y a vraiment on a pendant longtemps, on a dit que le Sénat Oui. Euh voilà, c'était un peu plan. Écoutez, je suis désolée, il y a des élus de tout bord qui sont là pour pour défendre leur territoire, qui le font avec beaucoup de de courage, avec beaucoup de de d'envie et et même si on n'est pas toujours d'accord, je tiens à dire que vraiment le Sénat est une belle institution et je suis très très fière d'être sénatrice et de pouvoir défendre mon territoire évidemment et voilà et on apprend beaucoup auprès des autres et même dans la différence.

Et puis souvent comme je l'ai dit, on peut se tromper, on peut penser à quelque chose et finalement le fait d'échanger, de discuter, bah ça permet de réfléchir et dire "Oui, finalement pourquoi pas, j'y avais pas pensé effectivement je peux aller sur ce chemin et changer d'avis." Voilà, tout simplement. Mais c'est vrai que on a cette chance- là d'être vraiment dans une ambiance plutôt voilà avec un président évidemment Gérard Larch qui qui s'impose et c'est très bien.

On on arrive à à bien travailler en tout cas depuis quelques années. Le Sénat a repris ses lettres de noblesse hein et on compte bien sur le Sénat pour mener à bien ces ces projets de loi, enfin ces propositions de loi et voilà. Et en tous les cas, moi je suis très fière d'être sénateur.

Voilà. Pour revenir sur la santé mentale, est-ce que tu trouves que les politiques sont suffisamment accompagnées psychologiquement ? Est-ce que vous avez, je sais pas, des dispositifs de suivi par exemple des personnes à qui vous adressez ?

Si euh si vous sentez un petit coup de mou, bah écoutez, moi si je sens que j'ai un petit coup de mou, je vais voir mon médecin où je prends des vitamines. Euh je je sais pas comment réagissent les autres. Bon après je je voilà on a la possibilité de de de enfin comme tout être humain quand on se sent pas bien on va voir un médecin et en tous les cas on essaie de discuter bien sûr mais au sein des institutions.

Rien Oui oui oui. Bah moi je on a un président de groupe avec qui je dirais on arrive à discuter et puis s'il y a des choses qui nous chagrinent un peu. On peut on peut en discuter.

Je crois que c'est important. Il y a il y a il y a c cet aspect aussi humain en tous les cas que moi j'ai j'ai quelque chose qui qui me qui me tracasse ou pas, je j'hésite pas à aller voir au niveau du groupe et d'en discuter avec les collègues aussi parce que on a des moments difficiles. Moi, j'ai passé là ces dernières semaines des moments difficiles avec un drame familial.

Donc voilà, c'est bien de parler et d'échanger notamment avec des collègues et ça permet aussi de de sentir qu'il y a qu'il y a de la compassion, que vous avez du soutien a du soutien. C'est important. On est on est quand même des humains et on a besoin aussi de à un moment donné de faire part auci ce qui nous ce qui nous ce qui nous ennuie, ce qui nous a fait du mal et ce qui nous touche.

Voilà, effectivement. Donc oui, il y a quand même cette cette proximité je dirais avec alors on n'est pas en proximité évidemment avec tous les sénateurs et sénatrices évidemment. Après, il y a des affinités qui se font au sein des groupes comme partout.

Oui, mais pas qu'au sein de mon groupe. Moi, j'ai beaucoup d'affinité avec d'autres sénateurs qui sont pas de mon groupe, avec ceux de mon territoire par exemple ou pas d'autres sénateurs avec qui j'ai partagé bah des missions d'information, des déplacements sur des sujets divers et variés et que j'ai appris à connaître. Et donc du coup, il on développe évidemment de vrais liens de vrais liens et puis finalement je me rends compte qu'on est tous pareil quoi.

On est confronté à des moments de doute à des Heureusement d'ailleurs que je veux dire si on pensait que tout allait bien ce serait un peu gênant. Je pense que c'est bien que de temps en temps, il faut avoir des doutes. Ça nous permet de se remettre en question et de penser que finalement on a peut-être pas fait le bon choix et on peut y revenir.

Non, c'est important le lien avec les collègues. Voilà, c'est important. Et puis on a un président, je l'ai dit Gérard Lâcher, si on a des soucis, on peut aller le voir.

Il est très abordable. Ah oui, absolument. Voilà.

Évidemment sur des sujets qui concernent évidemment le Sénat, mais non, il y a il y a quand même on arrive à parler facilement sur des sujets plus légers. Est-ce qu'il y a une œuvre dernièrement qui t'a particulièrement touché ou qui t'a marqué un peu plus que les autres ? Alors, je suis pas dans la lecture, hein, continuellement euh parce que je ma preuve de lecture de de de magazine euh je je suis l'actualité, mais j'ai rencontré Michel Barnier récemment quand il a euh quand il a présenté son livre Ce que j'ai appris des autres.

Voilà, on connaît la carrière de Michel Barnier, il a été premier ministre euh un premier ministre. Bref, ça a été très court. Néanmoins, je le connais quand même depuis quelques années comme homme politique.

Il a été évidemment, il s'est occupé de l'Europe, il a fait plein de choses, il a été ministre. Bon et donc dans cet ouvrage, il fait un recueil finalement de des rencontres. Alors il donne pas de leçons dans ce livre, il explique un petit peu euh ce qu'il a fait et comment il l'a fait, les personnes qu'il a rencontré.

Donc j'ai décidé de de lire de le lire. Alors, je lis pas tous les jours parce que j'ai pas trop le temps, mais voilà, j'y vais régulièrement et c'est important. J'aime bien moi lire les romans, enfin les romans en tous les cas les recueils ou les liv de des hommes politiques.

J'aime bien. J'aime bien. C'est toujours intéressant et on en apprend beaucoup, je trouve.

On apprend beaucoup parce que finalement sur le temps qu'ils sont ministres ou autres, on n' pas toujours le temps de parler de ça et on les voit peut-être un petit peu différemment. Et dans ce genre de recueil, finalement, on arrive à percevoir quelque chose de plus personnel, je dirais. Et voilà, c'est donc quelque chose qui qui me plaît bien.

Et puis j'ai beaucoup d'admiration pour pour euh pour ce qu'il a été, pour ce qu'il est. Voilà. Donc, j'ai sauté sur l'occasion pour me dire tiens voilà, j'achète son livre et je vais je vais le lire.

Et puis c'est une belle expérience d'avoir aussi des points particuliers d'un monsieur qui a quand même été une grande carrière. Voilà, un un homme un grand homme politique, quoi qu'on en dise, même s'il est pas resté longtemps premier ministre. Euh voilà, j'ai beaucoup apprécier euh le temps qu'il a été.

Voilà. Très bien. En tout cas, nous touchons à la fin de notre émission.

Est-ce qu'il y a un dernier sujet de ton choix que tu aimerais aborder ou qui te tient particulièrement ? Oh bah, des sujets, il y en a beaucoup. On a parlé de la santé mentale.

Je pense que c'est important d'en parler. Il y a un sujet qui me qui me tient à cœur, que j'ai défendu récemment. Euh c'est une c'est une proposition de résolution européenne que j'ai pu défendre enfin présenter récemment sur les écrans euh les écrans pour les enfants.

Alors évidemment avec ma collègue évidemment qui est à l'origine de cette PPRE qui est à l'origine aussi d'une proposition de loi sur euh le côté néfaste des écrans. C'est madame Laurin Desailli. Et donc euh ben voilà, j'ai j'ai aimé travailler sur ce sujet parce que c'est un sujet d'actualité.

On parlait de de santé mentale, mais c'est aussi un sujet qui est revenu euh et sur les auditions que j'ai pu faire, c'est vraiment une catastrophe, il va falloir vraiment réguler euh ce sujet-là avec évidemment c'est l'Europe qui est chef de fil sur tout ce qui est numérique, mais les États évidemment ont la possibilité de faire des propositions. C'est ce qu' qu'on a été fait grâce à au bon vouloir aussi du président de la Commission européenne, monsieur Rapin, qui a accepté que je puisse présenter cette PPRE et puis ça s'est passé il y a quelques la semaine dernière et j'étais très contente. C'est vraiment un sujet important dont on doit se saisir parce que si on ne fait rien pour rendre responsable les plateforme, les parents et les interpeller sur le la la la le danger, je dis bien le danger des réseaux sociaux, je pense que là il y a un vrai sujet quoi.

Voilà. Mais ça c'est un sujet parmi lesquels évidemment je trouve intéressant. Voilà.

Et ça c'est des sujets qui me donnent envie en tous les cas de de me battre et prochainement sur la fin de vie. la fin de vie et les soins palliatifs et cetera. Ça c'est des sujets éminemment importants.

Et bien merci beaucoup pour cet échange. Ben merci à vous. Merci d'avoir regardé l'émission d'aujourd'hui avec Brigitte de Vesza.

N'hésitez pas à liker, commenter et vous abonner si l'émission vous a plu. Merci également à nos donateurs qui nous permettent de financer cette émission. Le lien est disponible dans la description.

À bientôt pour une nouvelle odyssée. [Musique]