Sommet "Africa Forward" : Afrique anglophone, le pari français ? • FRANCE 24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse directe
Quel rôle peut jouer la France dans le D3 d'Ormous avec le déploiement du Charles de Gaulle ?
- 1:24RelanceRéponse partielle
À quel moment le Charles de Gaulle pourrait-il agir, escorter des navires français ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Quel est l'objectif de la France avec le sommet Africa Forward ?
- 4:29OuverteRéponse directe
La France veut-elle investir plus au Kenya malgré la concurrence chinoise ?
- 5:34OuverteRéponse directe
Quelle peut être la demande des pays africains anglophones ?
- 7:15OuverteRéponse directe
La France cherche-t-elle à compenser sa perte d'influence en Afrique francophone ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:02Fait
« c'est une mission purement défensive »
- 3:16Fait
« la France coorganise avec le Kenya ce sommet qui regroupe de nombreux pays africains »
- 3:54Chiffre
« la France était le 4e investisseur au Kenya »
- 5:34Fait
« la francophonie c'est aussi un soft power français »
- 7:15Chiffre
« la France est l'un des principaux pays qui investit en Afrique et qui investit durablement »
Temps de parole
- ?100 %
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Question directe avec Éléonore Carrois, ministre délégué chargé de la francophonie des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Bonsoir à vous. Merci d'être là. Ce soir, vous accompagnez Emmanuel Macron donc au sommet Africa Forward qui a lieu lundi et mardi en Naéro au Kenya. On va en parler. Ce sommet a lieu en plein conflit au Moyen-Orient. On en parlait il y a un instant. la France qui a annoncé le déploiement du Charles de Gaulle dans le golfe d'Aden. Quel rôle peut jouer la France justement dans l'UD des3 d'Ormous avec le déploiement de ce Charles de Gaulle ? Bon, cela a été dit de manière très pertinente par votre invité à l'instant, mais c'est une mission de prépositionnement dans le cadre de cette mission multilatérale qui est portée par
la France et le Royaume-Uni. Rappelons-nous qu'il y a quelques jours, il y avait à Paris des représentants de 49 pays qui se disaient prêts justement à accompagner cette réouverture du D3 d'Ormouse, à assurer les assureurs, les armateurs, les négociants, tous ceux qui sont les acteurs de ce commerce international qui, comme cela a aussi été rappelé il y a un instant, a un impact sur toutes nos économies. aussi une désescalade et la France est en tête justement de ce mouvement de reprise du dialogue diplomatique de la désescalade pour permettre justement un apaisement et euh une forme de dialogue parce qu'on a parlé du coût à l'instant du coût économique de la guerre, du coup politique, on n pas parlé du coût humain. 45 millions de personnes qui sont dans un risque quasi immédiat de
famine. Il y a la question des engrais qui passent par le D3 d'ormous. Toutes ces questions qu'on a évoqué notamment lors du G7 que j'ai présidé à Paris il y a quelques la réunion ministérielle des ministres du développement. Tous ces sujets sont évidemment très importants et très préoccupants. Mais à quel moment justement ce ce Charles de Gaulle pourrait-il agir, escorter des navires français par exemple ? On a vu que le porte-conteneur de la compagnie CMA CGM, donc portecteneur français a été touché, il y a des blessés et ça malgré l'escorte américaine. Donc la France peut-elle faire mieux ? La France en tout cas euh est en train de déployer les moyens dont elle dispose et on voit qu'elle a des moyens importants pour justement favoriser cette désescalade et puis
encore une fois, c'est une mission purement défensive. Peut-elle faire mieux ? C'est beaucoup trop tôt pour le dire. En tout cas, ce que l'on voit, c'est que euh ce prépositionnement est en train de se faire. Elle le fera pas en ce moment. C'est ça. En tout en tout cas le elle est en train de se prépositionner en ce moment mais c'est encore une fois pour permettre cette désescalade. Les négociations sont en cours en parallèle entre les béérants. C'est encore une fois une action d'une nation qui n'est pas belligérante ni cobelligérante, ça a aussi été rappelé, mais qui a un rôle à jouer un cesser le feu, un accord déjà au préalable entre les États-Unis et l'Iran. Les conditions, les conditions seront de toute façon définies par nos États-majors, par le président de la
République et cetera. Mais ce que l'on voit c'est qu'on n'est pas dans l'inaction, on est positionné dans la région et d'ailleurs on l'est déjà de toute façon. On a nos bases militaires, on a nos postes diplomatiques, on a plus de 400000 français qui vivent dans la région. Donc on a tout intérêt à justement permettre cette désescalade. Le sommet Africa for World qui a lieu donc lundi et mardi à Naobi à vous accompagner le président français. Il dure 2 jours en présence de nombreux chefs d'État africains. Quel est l'objectif de la France Éonor Carois ? Est-ce que c'est de faire le du Kenya un partenaire stratégique ? Alors, la France coorganise avec le Kenya ce sommet qui regroupe de nombreux pays africains et qui va permettre justement de mettre en lumière l'évolution de nos
relations avec euh la quasi-totalité des pays du continent africain. des relations qui maintenant sont partenariales, donc équilibré à égal pas que nonophone non, vous avez vous avez des États tous les États africains quasiment à quelques rares exceptions qui participent à ce sommet et qui justement sont très impliqués des chefs d'état et de gouvernement de très nombreux pays qui vont prendre la parole et qui vont justement montrer comment ces relations évoluer. C'est des relations qui dépendent d'un contexte historique qui sont pas les mêmes en mais c'est le Kenya tout de même hein puisque ça se passe au Kenya. Ça se passe au Kenya mais c'est pas un c'est pas un somme avoir un discours du président Kenyan et du président Emmanuel Macron mais il y aura aussi d'autres présidents qui
prendront la parole et c'est très important de le dire c'est pas un sommet Kenya France c'est un sommet euh Afrique France c'est un sommet qui va voir les jeunesses qui va voir les sociétés civiles. Il y a un business forum très important la veille. Il y a des événements justement lors de ce business forum puisque la j'ai vu que la France était le 4e investisseur au Kenya, est-ce qu'elle veut investir plus même si elle est très loin derrière la Chine au Kenya ? La France la France veut répondre aux attentes de ses partenaires africains et donc la France va répondre là où on a un savoir-faire. Est-ce qu'elle veut investir plus ? Oui, mais de manière pertinente. Est-ce qu'on veut travailler ensemble pour rendre plus souveraines justement les économies africaines qui
aujourd'hui sont très dépendantes d'engrais qui viennent de l'extérieur ? Est-ce qu'on veut travailler pour la santé mondiale ? On a aussi la question de l'enjeu de régionalisation de la fabrication de médicaments. Il y a énormément de sujets qui touchent à très global he ce dont vous parlez. Pardonnez-moi, mais par exemple quand on voit que le Kenya a abandonné un projet autoroutier français pour se tourner vers les Chinois, je pense au projet autoritier entre Nairobi et Nakuru qui a été abandonné par le Kenya. On voit que c'est compliqué pour la France. C'est pas si simple. Mais vous parlez que du Kenya. Ça se passe un aér sur d'autres sur d'autres pays. Mais c'est important ça. Mais là je par exemple, je reviens, je rentre de Rabata, j'étais il y a quelques semaines
à Abidjan. On voit que la France est en train de construire notamment le métro d'Abidjan, qu'elle fait des projets d'assaignissement urbain un peu partout sur le continent africain qu'on est très présent. On peut l'être davantage. On lit par ce que l'on appelle notre investissement dans le développement ou qu'on appelait avant aide public au développement. On lit aussi par des projets d'entreprise. C'est c'est aussi ce forum des affaires entre entreprises sans nécessairement d'intervention de l'État. Mais ce que l'on voit c'est que il y a une demande des pays africains pour une présence français. Il a vraiment une demande des pays africains. Sinon on ferait pas un forum comme celui qu'on est en train d'organiser. Quelle peut être la demande des pays africains
anglophones alors qu'il n'y a pas de francophonie, il n'y a pas de partage de la langue, il n'y a pas d'héritage commun. C'est intéressant que vous me posiez cette question parce que c'est comme si on avait une relation que avec ceux qui parlent notre langue. Il y a une relation avec vous êtes ministre de la francophonie. Donc c'est intéressant. La francophonie c'est aussi un soft power français. Mais moi, je défends à fond la francophonie, mais ça n'empêche pas d'avoir des relations avec tous les pays du continent africain et de répondre à une demande, d'ailleurs, c'est ça qui est intéressant, de pays du continent africain, d'avoir ce type de forum qui est à la fois, on l'a dit, un business forum, un forum des jeunesses, un forum des sociétés civiles et puis une
rencontre de très haut niveau avec les chefs d'État et de gouvernement. Qu'est-ce qui recherchent ces pays anglophones, africains ? Qu'est-ce qu'ils veulent de la France ? Mais déjà, il voit que la France est un acteur qui pèse sur la scène internationale. Et ça, c'est intéressant de le rappeler à un moment où euh certains ici disent "La France ne passe plus, je pense à la c'est la Chine qui est la plus importante sur tout le continent africain depuis longtemps." Et mais la plus importante dans quel sens aujourd'hui ? Vous avez des demandes vous avez des demandes de nombreux pays africains qui souhaitent voir la France continuer à s'engager parce que lorsqu'on construit et ben on a un transfert de savoir-faire, on a des créations d'emplois parce que lorsqu'on s'engage, on s'engage pour la
souveraineté des pays parce qu'on est pardon dans une logique de partenariat. C'est pour ça que moi le ministère que j'ai la chance de de porter ne s'appelle pas le ministère du développement ni de la coopération. C'est des partenariats internationaux et ça ça a un sens. Mais c'est pour ça, pardonnez-moi, de revenir sur ce projet autorité français parce que justement c'était un partenariat, le Nairobi Nakuru et finalement c'est les Chinois qui ont profité de de ce chantier et pas la France. Donc les partenariats ne suffisent pas. Après, il y a l'exécution, j'imagine. C'est compliqué. Vous m'auriez posé la question inverse si on arrivait et qu'on disait on ne on investit que si c'est une entreprise française qui le remporte. Moi, depuis que je suis à la tête de ce ministère,
je m'efforce de faire en sorte que les entreprises françaises soient chaque fois plus compétitives, que les appels d'offre répondent aussi au savoir-faire, qu'on investisse en réalité là où on a des compétences. Mais euh pour autant, euh il y a aussi euh une ouverture sur des marchés libres et quand vous avez un partenariat, vous pouvez pas obliger votre partenaire à vous choisir à chaque fois. Mais en revanche, mais la France la France est l'un des principaux pays qui investit en Afrique et qui investit durablement. Et beaucoup de pays qu'il y a une dizaine d'années se sont tournés vers la Chine parce que c'était les moins 10 ans notamment sur le les offres qu'il proposaient se rendent compte aujourd'hui que les entreprises françaises ont un vrai une vraie valeur
ajoutée, que lorsqu'elles s'engagent, elles s'engagent durablement, qu'elles embauchent aussi des partenaires locaux. Donc ça c'est aussi ça qu'on va montrer, c'est la qualité peut-être parce que si vous regardez le quantitatif, la France est quand même très loin derrière en Afrique sur le business en tout cas derrière la Chine, derrière les États-Unis en ce qui concerne le Kenya et tous ces pays anglophones qui ont des liens très étroits, y compris de business avec les États-Unis, est-ce que la France cherche à compenser finalement tout de même sa perte d'influence en Afrique francophone et en particulier au Sahel en essayant d'avoir de nouvelles de nouveaux débouchés dans les pays d'Afrique de l'Est ? C'est pas du tout la logique du forum. Déjà encore une fois, c'est à la demande
des pays et notamment du Kenya et j'ai eu de nombreux échanges avec mes homologues kenyans qui nous explique c'est très important de pouvoir montrer à quel point la France est présente parce que la France a énormément de projets notamment au Kenya. Moi je vais aller en visiter quelques-uns dans le cadre du forum. Vous en avez un à citer puisque cite que celui qui n'a pas fonctionné. Oui, exactement. Non, mais il y en a d'autres. Il y a de la coopération culturelle, il y a la coopération en matière de santé. Coopération culturelle avec le Kenya qui est un pays anglophone, ça veut dire quoi ? Ça veut dire justement la présence de notre alliance française, la présence de l'enseignement du français. Justement dans un pays anglophone, vous avez tout à gagner à développer la
francophonie. Si on parlait encore une fois que on prend ce chemin et les et les Kignans sont aussi réceptifs de la même façon qu'il y a peu de temps euh en Angola, ils ont rendu obligatoire l'enseignement de la langue française pays lusophone. Donc on a tout intérêt à être présent, y compris là où on est moins attendu et puis on a tout intérêt à continuer à investir dans l'Afrique qui a un des continents qui aujourd'hui a la croissance la plus importante et on a tendance à ne pas le savoir qui a une démographie aussi extrêmement importante et qui aujourd'hui nous permet d'être le la 4e langue la plus parlée au monde que vous développez. Ils sont pas nouveaux très fortes démographie très forte jeunesse. Plus de visa par exemple pour les étudiants, les étudiants kignans par
exemple ou les chercheurs d'Afrique anglophone et francophone. Il faut avoir une politique qui encourage la mobilité des talents et c'est ce que nous faisons. Ça veut pas dire plus dans l'absolu, plus de ceux qui ont quelque chose à apporter à notre pays. Il y a aussi des mouvements avec les diasporas. Il y a des mouvements de ce qu'on appelle les repates, c'est-à-dire des personnes qui ont des origines du continent africain qui retournent dans leur pays. Ça, il y a 7 millions de Français qui ont des origines personnelles avec le continent africain. C'est un pont entre parce que eux souvent disent que les visas c'est pas suffisant, qu'il voudrai justement aller plus dans les universités françaises. Ce qui est intéressant dans la façon don dont vous me posez ces questions, c'est
que c'est assez négatif alors que c'est un sommet. Mais si parce que vous insistez sur les projets qui n'ont pas marché sur la francophonie qui serait en Berne alors que grâce au continent africain on est devenu la 4 en berne. Je dis en fait ils veulent plus de visa au contraire mais ils veulent aussi des partenariats et dire qu'on veut plus de visa sur certains secteurs parce qu'ils sont considérés comme clés c'est vrai mais dire qu'on a aussi le besoin de contrôler notre immigration et de pouvoir choisir qui rentre sur notre territoire c'est aussi vrai. Donc je pense que une logique partenarielle c'est répondre aux intérêts de votre partenaire et aussi assumer que vous avez vos propres intérêts. notamment dans la défense de vos valeurs, dans dans une politique d'influence et dans
un positionnement qui est important. La France peut-elle tirer des leçons aujourd'hui de son retrait militaire également de son recul d'influence dans les pays du Sahel ? La France aujourd'hui a une relation qui s'est transformée avec la quasi-totalité des pays du continent africain. Aujourd'hui, dans les pays du SAL où il y a des gintes et la France n'a pas de de relation, notamment parce que nous avons des diplomètes qui aujourd'hui sont dans des situations très compliquées et parce que nous avons une situation qui qui nous empêche d'avoir un dialogue avec ces pays-là. On parle de trois pays sur 54. avec la l'immense majorité des pays du continent africain, on a une relation qui est extrêmement positive, qui est tournée vers l'avenir, y compris avec ceux avec lesquels nous
avions euh une une histoire coloniale, une relation qui aujourd'hui, comme je vous le disais, est partenariale. Et je pense que c'est cela qui est important et c'est à cette demande que euh réponse ce Il y a un changement de logiciel quand vous dites partenariat, il y a complètement un changement de logiciel et surtout il y a une volonté d'avancer ensemble et une volonté de répondre ensemble aux enjeux qui sont des enjeux globaux. Lorsqu'on parle de sécurité alimentaire, lorsqu'on parle de santé, lorsqu'on parle de climat, sont des enjeux auxquels les pays africains doivent faire face et ils nous demandent de travailler avec eux parce que nos entreprises notamment ont un vrai savoir-faire. Un mot sur la loi cadre de sur la restitution des œuvres d'art qui vient
d'être votée à l'unanimité d'ailleurs au Parlement, elle doit faciliter la restitution donc de ces œuvres d'art. Pourquoi si tard ? Éléonore Carois, on a l'impression que c'est tard. Euh non, pas c'est pas si tard. Ça s'inscrit dans un cadre législatif et pour avoir été au parlement, je sais que ça peut prendre du temps et surtout c'est une très bonne chose que ça se fasse. J'ai été à la restitution du tambour parlant parleur DJ à Wway à la Côte d'Ivoire. C'était une magnifique célébration au Québranli et ensuite en Côte d'Ivoire. Et c'est justement quelque chose qui est demandé et qui est très apprécié par nos partenaires. Et donc je pense que ça n'intervient pas du tout tard. Ça intervient dans la logique de cette évolution et ça devrait faciliter du coup ces rest.
Exactement. Et ça se fait dans un cadre légal qui est bien défini aujourd'hui et qui répond aux attentes des pays africains. Merci beaucoup. Je vous en prie et bon voyage donc Caro Mise délégué chargé de la francophonie des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Merci beaucoup. Yeah.
Emmanuel Macron