GUET-APENS, LIENS NÉOFASCISTES : FAUT-IL DISSOUDRE LE COLLECTIF NÉMÉSIS ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Elle se présente comme un collectif féministe identitaire. Elle cible l'immigration, l'islam, les hommes étrangers. Elle participe aux actions coup de point dans les universités et les manifestations.
L'extrême droit tracise dans toute sa splendeur. Il y a même quelques mois, elles étaient même adoubées par Bruno Rotaillot, l'ancien ministre de l'intérieur. Et aujourd'hui, la France insoumise, François Rufrin, demande la dissolution du groupuscule Némésis.
Le journal de l'humanité vient de révéler des échanges internes au collectifs montrant des tentatives de coordonner des actions avec des militants néofascistes afin d'attirer des antifascistes dans des guetapans. Laurent Nouz, l'actuel locataire de la place Bovau, affirme qu'aucun groupeuscule n'échappe au contrôle et que la dissolution est possible si un groupe appelle à la haine, à la discrimination ou à la violence. Némésis, rentre-t-elle dans cette case ?
Doit-on dissoudre ce groupuscule fémon nationaliste ? La dissolution est-elle la solution pour faire reculer ces mouvements d'extrême droite ? On essaiera de répondre à ces questions avec nos invités ce soir, il y a Marie Coquille Chambel, militante féministe qui est avec nous, Juliette Guilbau, juriste et doctorante.
Et notre troisème invité est Elsa Marcel, avocate et membre de Révolution permanente. Elle arrivera en cours d'émission. C'est parti pour l'entretien.
Tout d'abord, merci à toutes les deux d'avoir accepté notre invitation. Je vais commencer avec vous Marie Coquisie Chambel. Vous faites partie de celles qui demandent la dissolution de Némésis.
Pouvez-vous nous dire justement quelles sont les raisons qui vous poussent à demander cette dissolution ? En fait aujourd'hui, on on assiste à un immense problème à gauche, c'est qu'on a un groupe de femmes d'extrême droite qui utilisent des apinger des guet à pans avec des militants des militants néonazis sur des militants antifascistes. C'est un groupuscule qui aujourd'hui en fait est une vitrine pour l'extrême droite groupusculaire et qui par sa constitution avec des jeunes femmes et cetera a un regard on va dire présentable et en fait toute la notion de d'Appâ qu'on a vu sur sur l'humanité avec toutes ses révélations et cetera et la responsabilité en fait qu'on peut leur accoller dans la mort de Quentin de Rank.
Il y a une nécessité aujourd'hui en fait de briser leur médiatisation, leur aspiration politique pour ne pas être en danger en fait à gauche parce qu'elles font des happenings dans la plupart des événements de gauche, que ce soit la manifestation du 10 septembre, que ce soit un meeting unitaire contre les OQTF, que ce soit d'autres événements comme ça ou même devant la cour d'appel pour le procès l'OLA, enfin je veux dire là on a un besoin point à gauche de faire en sorte de casser cette cette vitrine, on va dire présentable de l'extrême droite groupusculaire et ça passe par la dissolution de némésis parce qu'on risque d'avoir encore plus de faits de violence parce qu'elle cherche en fait l'affrontement. Elle cherche l'affrontement pour avoir des images sur le même modèle que frontière et donc montrer la violence de l'extrême gauche sans euh toutefois préciser qu'elles sont accompagné soit d'un service d'ordre professionnel, soit informel qui met en danger tout le monde. Et j'ai vraiment peur pour le 8 mars, j'ai vraiment peur en fait qu'elle soit accompagnée de de groupuscules armé dans une manifestation où il y aura des enfants et des personnes âgées.
Vous n'êtes pas la seule à réclamer cette dissolution Marie Kouichambelle. La France insoumise la demande également le député du nord Hugo Bernalis à interpellé le ministre de l'intérieur Laurent Nouz à l'Assemblée. Je propose de l'écouter.
Monsieur le ministre de l'intérieur, avez-vous pris connaissance des révélations publiées par l'humanité concernant les liens entre des militantes du collectif d'extrême droite Némésis et des néonazies du groupe Audace ? Je vous les lis. On peut être deux ou trois filles à tracter là où vous voulez les choper un peu pour faire l'a pas.
Ces échanges intervenus en octobre dernier à Lyon vis à organiser un guetapan contre des militants antifascistes. Les faits sont graves. Ils décrivent des méthodes d'intimidation et de violence politique assumées.
Des fémeux nationalistes qui échangent avec des néonazies pour piéger et frapper des opposants politiques. Je vous pose donc une question précise. Z-vous saisir la justice pour demander la dissolution judiciaire du collectif Nemmésis ou bien comme votre prédécesseur Bruno Rotaillot vous dites bravo pour votre combat, vous savez que j'en suis très proche.
Nous nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains. Et vous et vous on vient justement de recevoir notre troisème invité Elsa Marcel avocate et membre de Révolution permanente et est avec nous. Du coup je vais vous poser la question.
Tout de suite, on vient d'entendre un député LFI qui demande au ministre de l'intérieur de justement penser à la dissolution de de Némésis. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Est-ce que il faut dissoudre ce groupuscule ?
Bah le problème de manière générale, c'est que au-delà de la question de Némésis, demander à l'État d'soudre des organisations, c'est vraiment la fausse bonne idée parce qu'en fait c'est ce qui permet à l'État de s'ériger un peu en arbitre et qui au bout du bout non seulement corrobore un peu son récit d'arbitre entre les extrêmes, mais dans la pratique une dissolution de droite, c'est 10 dissolutions de gauche. Et ça se vérifie historiquement. Enfin, on sait que la loi sur les dissolutions euh elle intervient après la tentative de coup d'état en 34 euh et que c'était déjà à l'époque un débat au sein du mouvement ouvrier qui était dire attention alerte quand c'est l'État qui s'emmêle, c'est taper la droite pour mieux pouvoir taper sa gauche.
C'est ce qui s'est vérifié historiquement puisque'ensuite dès 37, c'est le Front populaire qui dissoute l'étoile nord-africaine et ensuite dans les années 40, c'est la dissolution des organisations indépendantistes, malgaches et autres. Et puis enfin dans les années 60, on arrive à la dissolution, vous savez, de la JCR, voie ouvrière et cetera. Et si on reprend que sur la période courte à partir de 2015, il y a une intensification énorme en fait des dissolutions et en particulier sous Macron puisque entre 2021 et 2025, il y en a presque une vingtaine, donc c'est quasiment autant que dans les 20 dernières années.
Et en fait effectivement, ils peuvent dissoudre un coût Génération identitaire, un coût lion populaire euh mais c'est pour mieux dissoudre ensuite, c'est pour pouvoir justifier politiquement d'être en fait l'extrême centre qui ensuite peut taper sur sa gauche et il dissolve beaucoup plus facilement le CCI, toutes les organisations de gauche qui ont suivi. Ils ont pas du tout la même exigence ensuite vis-à-vis des reconstitutions puisque là par ailleurs ils sont en train de d'annoncer qu'ils vont à priori ouvrir une procédure pour reconstitution de ligue du soude contre la jeune garde alors qu'on voit que par exemple au lion c'est complètement reconstitué de manière tout à fait tranquille et de ce point de vue je m'inscris plus dans d'autres tendances y compris du mouvement antifasciste comme la position de la FA qui écrivait déjà en 2023 et même avant que c'était vraiment la fausse bonne idée parce que si l'État refuse enfin de dissoudre une organisation de droite ou en tout cas si elle la dissous plutôt, me prenons l'exemple de génération identitaire, c'est pas parce qu'elle a un problème avec ses idées racistes et réactionnaires. Ça ça la dérange pas.
En revanche, ce qu'elle veut revendiquer, c'est le monopole des politiques réactionnaires et que ça lui permet en plus de se situer en fait comme celui qui arbitre entre la gauche et la droite et de se point de vuire pour terminer euh face à la situation de Nemmésis parce que je partage évidemment que c'est un collectif ultra réactionnaire qui a des liens avérés avec des collectifs fascistes. La meilleure politique à avoir, c'est de savoir comment renforcer notre camp sans s'en remettre à l'État puisqu'infiner son objectif, c'est de nous affaiblir sur un terrain plus de long terme et de renforcer ses propres dispositifs autoritaires en pouvant dire regardez c'était une revendication de la gauche. De ce point de vue, moi je pense que par exemple autour du 8 mars, il va y avoir un enjeu important.
Moi, je milite aussi dans un collectif qui s'appelle du pain et des roses qui pense que effectivement il faut construire un pôle de résistance dans la rue qui va s'opposer, comme c'est pas la première fois dans le casre du 8 mars, mais aux instrumentalisations de Némésis, mais plus en général. que la séquence, elle ouvre une vraie politique de durcissement autoritaire euh qu'on voit que il y a des locaux de solidair de la CGT qui ont été attaqués sans parler des permanences de la France insoumise et que ce qu'il faut se préparer à faire, c'est convoquer en fait bah des grandes réunions de toutes les organisations politiques, syndicales et associatives qui se préparent à résister à ce durcissement répressif, à voir comment c'est possible de défendre nos libertés démocratiques les plus élémentaires, de continuer à tenir des meetings politiques, de continuer à tenir des permanences électorales ou avoir des locaux syndicaux et que ça c'est pas l'état qui va nous permettre de le faire. Au contraire, Juliette Guidou, vous êtes juriste doctorante et notamment le sujet de votre test, c'est la dissolution.
Euh on l'entendu le député LFI demander au ministre de l'intérieur de dissoudre Nemmésis. On vient d'entendre Elsa Marcel qui trouve que c'est une fausse bonne idée. On a entendu Marie Coquille Chambel qui trouve justement qu'il faut le faire car c'est un groupe très dangereux.
Quels sont les critères pour justement dissoudre un groupeuscule comme celui-là ? Alors, il y en a plusieurs. C'est l'article L212-1 du code de sécurité intérieure.
Il y a cette alinéa pour ceux qui nous intéressent parce qu'il y en a deux, l'alinéa 4 et 5 qui concerne la suite de la Seconde Guerre mondiale et donc le les la rétablissement de la légalité républicaine. Ça, je je viendrai pas dessus. Mais sinon c'est des groupes qui appellent à des agissements violents à l'encontre de personnes ou de bien qui sont constitués en groupe de combat et milice privée qui vise à attenter à la forme républicaine du gouvernement ou à l'intégrité du territoire national ou sinon l'alinéa qui est le plus utilisée aujourd'hui c'est l'alinéa 6 qui vise à réprimer des associations qui provoquent à des discrimination à la haine et à de la violence contre un groupe de personnes.
Et est-ce que justement les révélations de de de l'humanité ne permettent pas de mettre Nemmésis dans ce cadre-là, dans justement ce que vous êtes en train de dire ? Ah bah peut-être ça sera le travail du ministère de l'intérieur si il décide de dissoudre Nemmésis. Et dans ce que vous pouvez travailler justement sur la dissolution dans les Martial rappeler un historique de la dissolution euh des différentes associations, est-ce que pour vous c'est aussi une fausse bonne idée ou au contraire euh là en ce qui concerne Nemmésis particulièrement, il faut la il faut il faudrait la faire ?
Euh bien, je suis d'accord avec ce qui a été dit. Je pense que c'est vraiment une mauvaise stratégie euh pour plusieurs choses. D'abord euh du point de vue des effets de la dissolution, euh on voit qu'en fait sur les groupes d'extrême droite les effets sont très relatifs parce que euh c'est une c'est un outil qui est utilisé initialement pour viser les pour viser les groupes d'extrême droite, les ligues d'extrême droite dans les années 30 euh qui sont des groupes déjà comment dire clandestins qui s'organisent de manière souterraine et donc cette dissolution n'a que peu d'effets.
D'ailleurs, je renvoie aux travaux sur le sujet de Nicolas Lebourg qui montre que depuis les années 50, il y a un groupe d'extrême droite qui est le mouvement génération qui se reconstitue sans cesse jusqu'à aujourd'hui. Euh donc au niveau des effets, en fait, c'est très relatif et je pense que penser que un décret gouvernemental va permettre de vaincre le fascisme, ça relève ça relève de la croyance en fait. Euh ça c'est pour l'aspect pour les effets de de l'outil de dissolution.
Ensuite euh la demande de dissolution, à mon avis, elle est problématique parce qu'elle vise à légitimer un outil qui est profondément problématique euh euh et qui porte atteinte à la liberté d'association. Voilà. Euh Marie, est-ce que vous vous entendez ce que disent vos enfin vos camarades de plateau en tout cas ce soir ?
En fait, je suis totalement d'accord avec vous deux concernant les groupes d'extrême droite en règle générale, tout l'aspect groupusculaire et cetera, je suis parfaitement d'accord avec vous. Par contre, sur Nemmésis, vu que ce n'est pas un groupe euh d'extrême droite qui a exactement le même anonymat que tous les autres groupe qu'on peut voir à Lyon, l'Unis et cetera, enfin c'est pas du tout le même fonctionnement. Et donc en fait, si on attaque là maintenant euh ce collectif là, on empêche en fait une vitrine médiatique assez importante et du coup en fait ça peut avoir des répercussions sur les luttes.
Je suis d'accord avec le fait qu'il faut renforcer les bases et cetera, mais est-ce qu'on veut aujourd'hui avoir une présence policière dans nos manifestations encore plus comment dire immense avec cette défense de cortège de Némésis ? Est-ce qu'on est du coup pour qu'il y ait la préfecture qui soit un peu mise dedans ou est-ce qu'on veut couper la tête de l'extrême droite, on va dire, au niveau au niveau médiatique ? Et en fait, je pense que ce serait un vrai coup d'éclat à gauche d'obtenir ça.
Ça permettrait de nous renforcer et bien sûr que les idées resteront, bien sûr que l'extrême droite va encore être là. Mais si ça enlève un aspect médiatique et qu'on empêche en fait ces femmes-là racistes d'aller dans euh des événements de gauche, d'aller provoquer euh des militants de gauche, parce que il y a je ne sais pas combien de camarades qui ont été mis en garde à vue à cause de leur happening. En fait, elles ont un double objectif, c'est à la fois de faire en sorte donc de présenter leurs idées au niveau médiatique avec la formation d'imag d'affrontement et cetera, mais aussi de faire en sorte que des camarades soient fichés, soient placés en garde à vue et mettre en danger un certain nombre de de personnes.
Donc en fait, on on agit pas de la même manière avec un groupuscule qui est protégé à ce point-là au niveau médiatique à ce point-là au niveau médiatique contrairement en fait à d'autres groupes fascistes néonazies et cetera. Et je je j'ai l'impression que là tous les moyens sont bons. On on est arrivé trop loin avec ce groupe-là et si la vitrine se casse, oui, on va encore lutter sur le terrain contre d'autres groupuscules d'extrême droite.
Mais par pitié, faisons en sorte au moins de retirer ça parce que ces filles-là ne pourront plus aller dans les événements de gauche, ne pourront plus se présenter de la même manière sur les plateaux de Boller et cetera. Et on l'a bien vu pour génération identitaire, la seule chose euh qui a été positive, c'est que ça a vraiment éclaté leur groupe aussi d'une certaine manière et que OK euh Damien Rieux et Taï Skuffon ont encore aujourd'hui euh comment dire une portée importante mais Taï a arrêté de militer. Euh il y a d'autres personnes qui commencent à arrêter à cause de ça et en fait ça les met en difficulté même financière si on empêche Nemmésis d'avoir autant d'argent d'aller en Hongrie, de criminaliser l'antifascisme parce que c'est leur but derrière.
Elles font tout pour faire en sorte que les groupes antifascistes soient qualifiés de terroristes euh en faisant leur happening là. Et donc si on obtient la dissolution de Némésis, ça peut nous protéger sur du court terme. Et j'ai vraiment envie de protéger toutes les personnes qui seront présentes le 8 mars et malheureusement quand bien même on soit dans de l'autodéfense et cetera, là le danger il est total.
Mais après, j'entends vos vos vos vos éléments et cetera sur d'autres cropuscules. Je suis d'accord avec vous sur euh l'essentiel, mais sur Nésis, j'ai l'impression qu'on est sur quelque chose qui est différent. Alors, juste avant que vous puissiez euh répondre et qu'on puisse suivre le le débat, je vous propose de de d'écouter euh une petite interview de notre collègue André Manivite.
Il a posé la question la dissolution Nemmésis à Olivier Minot, journaliste et auteur de AA, l'État, les flics et les fachots. Écoutez la réponse d'Olivier Mino sur la dissolution de Nemmésis. Je suis pas sûr que les dissolutions soient quelque chose de de vraiment efficace.
Je crois qu'il faut plutôt arrêter de faire la promotion comme je le enfin je me répète encore mais euh je crois qu'il faut plutôt prener des idées de solidarité, de non sexisme, de non racisme, se former à toutes ces [rires] à ces à ces questionsl contre contre toutes les formes de racisme, contre l'islamophobie, contre l'antisémitisme, contre le sexisme, contre les violences, contre les minorités. Je pense que c'est ça que les gens devraient faire plutôt que se dire si on interdit un groupuscule, il va renaître avec un autre nom. Enfin, on le voit bien à Lyon avec la succession de tout ce qui a été dissou, le GUD, les identitaires, le bastion social, ils sont sans cesse en train de renaître sous un nouveau nom.
Euh ils bénéficient de toute façon d'une de certaines largesses de la de la justice dans toutes les agressions qu'ils ont pu faire. Donc en fait je suis pas sûr en fait que les dissolutions soient soient une bonne idée. [grognement] Euh Elsa Marcel, on vient d'entendre Olivier Minoto, on a aussi entendu juste avant Marie Coqubelle qui elle dit elle est assez d'accord avec vous sur l'ensemble de vous avez dit toutes les deux mais sur Nemmésis elle a une différence pour elle.
Est-ce que pour vous Nemmésis est un cas différent ? Non et je suis même pas sûre que tu dises que ce soit vraiment différent puisque tu disais aussi que pour génération identitaire au final ça avait permis de les affaiblir, de les disloquer, de faire en sorte que tes desfons militent plus. Enfin si j'ai bien si je te suivais bien du point de vue de tu avais l'air de dire que génération d'ar les avait quand même affaiblis mais auelà c un exemple mais c'est vraiment des mésisis qui pour moi un autre pour moi ça change rien en fait c'est la même discussion parce que les arguments qui sont évoqués on pourrait aussi les évoquer pour tous les groupuscules fascistes qui aussi bah sont violent peuvent avoir les mêmes méthodes de provocation pour moi ça change pas fondamentalement la discussion je pense que le problème c'est de penser que c'est Némésis qui donne à l'État l'occasion de réprimer le mouvement antifasciste ou la gauche radicale ou les manifestations du 8 mars alors que pour moi l'État n'a pas du tout besoin de ça et au contraire on voit qu'en réalité sa rétorique c'est vraiment de renvoyer à dos l'extrême droite et l'extrême gauche et d'ailleurs les si vous avez vu les déclarations récentes de Nunè Nemmésis ça peut être un débat mais à la suite de ce qui s'est passé de la mort de Quentin de Ran il annonce dissous des groupes d'extrême droite pour justifier ensuite de s'attaquer à la gauche à des secteurs on sait pas exactement lesquels ça va être crois qu'il parle des émanations un peu de la jeune garde.
C'est pas très clair encore ce qu'ils vont cibler, mais eux leur logique c'est vraiment de renforcer l'autorité de l'État pour s'attaquer à leur droite mais pour s'attaquer 10 fois plus à leur gauche. Et je pense que c'est important de comprendre ça parce que sinon on risque de de d'avoir les mauvais outils pour se défendre et en fait de renforcer l'autorité de l'État dont l'objectif final c'est beaucoup plus de s'attaquer au mouvement social, à la gauche radicale, au mouvement antifasciste qu'à la droite et parce qu'en fait il finit leur projet converge plus avec les secteurs de droite y compris radicalisés qu'avec les secteurs du mouvement social qu'on a vu se mobiliser ces dernières années. Et de ce point de vue, je voudrais souligner quelque chose par rapport à ce que vous disiez qui [grognement] est que en fait depuis la loi séparatisme donc 2021 les motifs de dissolution c'est pas seulement le fait de participer à des des actions violentes.
D'ailleurs, c'est surtout sur ces fondements là que des groupes de d'ultradroite ont été dissous. En revanche, pour les groupes de gauche, c'est pas du tout sur ça. C'est pour des simples propos.
Donc quand vous moi par exemple, je défends Urgence Palestine euh qui a été menacé dissolution, pour l'instant c'est suspendu. Euh c'est absolument pas parce qu'on en rapute la commission d'actes violents euh d'une quelconque sorte, mais c'est sur la base de de rumeurs infondées et de témoignages anonymes qui euh selon le ministère de l'intérieur Intal aurait dit que et cetera, bim, euh Bruno Rotaillot décide de de d'entamer une procédure de dissolution qui à ce jour est suspendue. C'est pareil, si vous regardez comment ils ont essayé de dissoudre les soulèvements de la terre, faut lire, les arrêter. les motifs qu'ils invoquaient, il y avait notamment le fait qu'il y avait des kits de d'autodéfense juridique qui étaient distribué dans les manifestations.
Le collectif Palestine Vincra, c'est des commentaires sous des publications, donc ils ne sont même pas des commentaires par des des militants du du groupe, des commentaires sous des publications publiées par des personnes anonymes. Alors qu'en [grognement] fait quand il dissolvaient la droite, donc les générations identitaires et compagnes, c'est parce qu'il faisaient de l'apologie du trè rich et qu'ils étaient en train d'organiser des ratonnades et de commettre des actes violents. Ce que je veux dire c'est que sous l'aspect formel d'une mesure identique, la dissolution, il tape beaucoup plus dur sur la gauche que sur la droite.
Et c'est pour ça que ne pas nourrir des illusions sur les outils du régime, c'est fondamental parce que sinon on risque de se de se tirer une balle dans le pied. Alors qu'au contraire, ce qu'on doit faire depuis le mouvement social, depuis les les le l'ensemble en fait des secteurs qui se revendiquent de la gauche, du mouvement antifasciste et cetera, c'est défendre en fait à partir de nos propres outils, à partir de ceux de la mobilisation, à partir de ceux de l'unité dans la rue, les libertés démocratiques, mais sans donner à l'État les outils pour se renforcer contre nous en dernière instance. Euh quelle mesure en fait être juridique ou autre pourrait être efficace plus que la dissolution contre ces mouvements ?
Euh ben tout tout d'abord, je voudrais quand même rappeler que il y a quelque chose qu'on qu'on oublie euh c'est que il existe une dissolution euh judiciaire et d'ailleurs si j'ai bien entendu, il me semble que Hugo Bernalis c'est ça qu'il demande et non pas une désolution administrative. Euh ça c'est l'article 3 de la loi 1901. Euh et donc je pense que c'est important de rappeler qu'il existe un ordre judiciaire et que c'est pas le pouvoir exécutif qui protège nos libertés.
Euh le problème c'est qu'en fait là euh en demandant la désolutions administratives, on veut du droit mais on se place sur le terrain politique. Euh je pense que c'est vraiment à l'heure que que de penser que le pouvoir politique qui est ému par des considérations partidaires et qui répond à un agenda politique va nous protéger de l'extrême droite. Bien sûr.
Euh est-ce que justement est-ce que Néi, c'est ne pourrait pas voir si demain euh ce groupe est est dissous euh cela comme une censure politique et dans un sens une sorte de victoire pour eux euh enfin à rebour de dire voilà regardez on est censuré, on ne veut pas nous laisser euh parler, on nous on nous prive de notre liberté d'expression. Est-ce que finalement je je vous pose la question, ça pourrait pas être perçu comme ça pour ce grouuscule ? Et de toute façon, ils le font pour absolument tout.
C'est-à-dire que Mathilde Pan a demandé à ce que Nemmésis n'aillent plus dans leur dans leurs événements. Elles ont sorti la carte du droit des femmes et de la liberté d'expression des femmes et cetera. Enfin, je veux dire, c'est sur le même modèle que frontière.
En fait, leur économie ne repose que sur de la victimisation et ça marche extrêmement bien sur sur les réseaux sociaux. Donc oui, il y a ce risque là mais comme c'est la même chose pour la condamnation de de Marine Le Pen en fait et au bout d'un moment très sincèrement oui, je suis pour la condamnation de Marine Le Pen qu'elle puisse pas se présenter au présidentiel comme je suis pour la dissolution de Nemmésis et on aura beau faire toutes les manifestations qu'on veut et je suis pour et je suis à fond avec et cetera, en fait au bout d'un moment on on a un un besoin là qui est très urgent qui est de protection sur du court terme sur vraiment du court terme parce que moi j'ai pas envie de voir mes camarades en prison, j'ai pas envie de voir mes camarades être assassinés. J'ai vraiment comment dire une une peur qui est ancrée et de toute façon si le pouvoir veut s'attaquer aux antifascistes et c'est pour ça que je parlais de la criminalisation et du fait que des groupes d'extrême droite essayent de faire passer l'antifascisme pour un terrorisme, ils le feront en fait, ils le feront.
Donc autant utiliser toutes les cartes qu'on a maintenant. Rappelons aussi justement quelle est la fonction en tout cas de Némésis dans ce panel des néofascistes et de l'extrême droite. Nemmésis en fait cette ce cropuscule fémon nationaliste.
Quelle est sa fonction si on pouvait élargir ? Est-ce que c'est justement l'ouverture comme on dit de la fenêtre d'Overton ? Pour ça qu'elles sont là pour montrer jusqu'où on peut aller dans le dans le dans dans le féminisme ou en tout cas dans la revendication féministe entre guillemets.
En fait, il y a quelque chose qui est assez intéressant chez Nemmésis, c'est qu'on ne regarde jamais, c'est qu'elles ont un site internet où dedans elles ont une espèce de charte où elles expliquent un peu ce qu'elles veulent faire. et euh sur leurs quatre objectifs, il y en a un qui est effectivement lié euh euh au féminisme, donc à montrer, on va dire, les euh violences euh euh commises sur les femmes par des personnes étrangères et cetera, mais il y a aussi la volonté de s'attaquer aux associations et partis politiques dit immigrationnistes. Donc en fait, c'est pas seulement un cheval de tr, on va dire, dans le féminisme pour faire en sorte de criminaliser davantage les personnes racisé, mais il y a aussi une volonté politique derrière qui est très affirmée sur enfin vraiment raciste et cetera pour s'en prendre à des associations comme Utopia, comme la SIMAD et cetera.
Et donc en fait leur fonction c'est de faire en sorte euh à travers le genre et à travers leur jeunesse d'avoir une nouvelle présentation de de l'extrême droite et de radicaliser euh des des femmes à l'idée de remigration parce qu'elles sont non pas du côté du Rassemblement national mais vraiment de reconquête et elles sont dans une volonté de de guerre civile, de suprémisme et cetera et donc c'est de former un nouveau visage qui soit comment dire pas seulement français mais aussi européens. Donc elles ont dire des cousines en Allemagne, elles ont leur propre groupe en Belgique, en Suisse et cetera. Euh et c'est pour ça qu'elles sont aussi euh très proches, on va dire, de euh de politique euh de poids euh à l'étranger.
C'est que c'est un objectif en fait européen global pour euh nous faire euh entrer euh collectivement dans le fas le fascisme avec un visage euh qui soit présentable mais qui a été engagé à l'origine par Marion Maréchal Le Pen. Et en fait, c'est la suite logique de toutes ces procédures là de féminisation, on va dire, de l'extrême droite et du titisation du genre à des fins fascistes. Si la dissolution n'est pas la solution, comment on lutte concrètement contre ces mouvements de ce que vient de nous raconter Marie Coquille Chambel ?
Comment on fait justement pour lutter contre ? Je pense que c'est ça la question qu'il faut se poser parce que à mon avis moi le le la le débat sur la dissolution c'est pas de dire à long terme ça ne servira à rien alors que de manière immédiate c'est utile. C'est aussi dire même de manière immédiate ça n'est pas utile.
Déjà parce que c'est pas ça qui empêche les groupuscules d'extrême droite de Némésis jusqu'aux autres de se reconstituer et de militer. Enfin c'est documenté. Je je je détaille pas ici mais c'est avéré à Lyon.
C'est là où c'est le plus explicite, mais même pour Némésis, c'est la même chose. Mais non seulement parce que sur un terrain extrêmement très extrêmement court, en fait ça permet à l'État de de de donner plus d'autorité à la dynamique liberticide en fait dans laquelle il est engagé. C'est là où c'est important de dire contre quoi on se bat et avec quel outil parce que le problème c'est qu'il y a pas Némésis d'un côté et le gouvernement de l'autre.
Il y a un continuum en fait entre le les offensives autoritaires de l'État et les formes les plus extrêmes que prend cette polarisation politique. Parce que moi je voudrais insister sur une chose, c'est que Nemmésis bien sûr c'est un groupe ultra réactionnaire qui n'est même pas féministe. Enfin, je pense qu'on devrait même pas le qualifier comme ça, qui n'a absolument aucun rapport avec la défense bah des droits des femmes et la lutte pour l'émancipation qui instrumentalise cette question au service d'un agenda raciste totalement xénophobe.
Mais par contre, ça répond à une situation plus profonde. C'est-à-dire que ça fait à peu près plus de 10 ans si vous voulez. On peut même le dater avant si on mettons on peut dater ça à partir de 2008 où en fait on fait face à une crise extrêmement profonde du capitalisme de l'hégémonie néolibéral.
Il y a des phénomènes de polarisation à l'échelle internationale où on voit bah voilà Trump aux États-Unis, la montée de l'extrême droite en France, le Brexit, tout un tas de Bolsonaro au Brésil, tout un Mil en Argentine mais qui répond aussi à un phénomène de polarisation sur la gauche parce qu'en fait ça fait aussi 10 ans si on prend juste à l'échelle de la France qu'il y a un mouvement de lutte quasiment par an. Euh et dans le mouvement féministe, c'est vrai aussi euh on parlait en général de 4e vague du féminisme qui s'est manifesté en France surtout plus sur les réseaux sociaux avec Balanceport et cetera, mais il y a eu un immense mouvement en Argentine autour de Namenos. Euh, il y a eu des luttes très importantes en fait partout dans le monde.
Et si je dis ça, c'est parce qu'en réalité ce qui se joue, c'est que face à la crise en fait euh bah de l'hégémonie néolibérale qui s'était euh euh consolidé depuis les années 80 90, il y a une une accélération de la polarisation avec un projet de droite, mais un projet de droite qui n'est même pas que celui des groupes fascistes, mais qui est même celui du gouvernement, quand on entend les les les les les le chef d'état-major des armées qui dit "Écoutez, il va falloir vous préparer à perdre vos enfants à la guerre." Quand on voit qu'il y a une tendance de fond à la militarisation, bah ça faut préparer les esprits et bien sûr qu'il faut mener une guerre idéologique contre la lutte contre les oppression, contre tout le phénomène aussi de solidarisation qui s'est passé avec le génocide en Palestine. Je veux dire, les classes dominantes, elles ont un gros problème.
Il y a toute une génération de jeunes et de moins jeunes même de travailleurs quand on voit ce qui se passe en Italie avec la grève des dockers et cetera qui s'est radicalement engagé contre le colonialisme et contre le colonialisme de son propre régime. Donc le problème c'est que face à ça le régime il a besoin de réponse radicales et tout ça est en dispute. Donc comment on lutte contre l'extrême droite ?
En faisant en sorte que toutes les forces sociales qui se battent en fait de manière quasiment continue depuis un an qu'on pense au secteur féministe, qu'on pense au mouvement antiraciste, qu'on pense à la jeunesse politisée contre le génocide, qu'on pense au secteur, il y a 3 millions de personnes contre la réforme des retraites he à ce moment-là là, ils ont pas pu faire passer la loi immigration. Le RN ne pouvait pas sortir en manifestation avec une une écharpe parce qu'il se faisait virer des manifestations. Donc la question c'est comment est-ce que toutes ces forces sociales là qu' ont la capacité non seulement de s'affronter à l'extrême droite mais aussi aux politiques du gouvernement qui lui pavent la voix parce que c'est ça la réalité quand on voit Bruno Rotaillot il hurle à bas le voile que Darmanin il explique que Marine Le Pen elle est trop molle face face face à l'islamophobie c'est aussi une politique de l'État et du coup il faut organiser consciemment la force de frappe de ces secteurs-là autour d'un projet commun qui est bah de de défendre un autre avenir face à la crise et face à ce qu'on nous propose et effectivement de lier les combats contre le génocide en Palestine, les combats, la lutte pour le droit des femmes.
Les revendications en fait pour un autre avenir pour les les centaines de milliers voir les millions de travailleurs qui se sont battus mais vraiment avec acharnement contre la réforme des retraites. C'est pas qu'il y a rien, c'est pas que pour les classes dominantes c'est facile et qu'ils sont en train d'appliquer un plan et qu'il y a pas de résistance. C'est compliqué.
L'issue elle n'est pas jouée. Et pour moi, la c'est ça la perspective et c'est pour ça que c'est important de dire que c'est là que les les les forces sociales des différentes organisations politiques, syndicales et associatives, elles doivent s'organiser en ce sens. Elles doivent pas donner des illusions aux gens en leur disant "Remettez euh faites confiance aux institutions, ils vont dissoudre pour vous et comme ça on sera tranquille." Euh Juliette Guilbau, quelle serait justement, si la dissolution, je répète, n'est pas la solution, quelles pourraient être les mesures efficaces face à un mouvement comme Némésis par exemple ?
Bah, encore une fois, je rappelle qu'il y a une dissolution judiciaire. Judiciaire. Et ça consiste en quoi ?
Quelle est la différence entre B différence, c'est que ça n'est pas le pouvoir politique euh qui décide de dissoudre une association et qui décide qui a le droit de s'exprimer, qui doit se faire. Mais c'est un juge judiciaire. Donc les garanties procédurales sont là, contrairement à une procédure décidée par le pouvoir exécutif.
D'accord. Donc ça c'est pour la dissolution judiciaire. Et ensuite bah je rappelle qu'il y a un juge pénal si on veut aller sur le terrain du droit.
Voilà. et le Conseil d'État dans tout ça parce que on en parle beaucoup notamment même pour la jeune garde ou d'autres associations qui ont été dissoutes et maintenant après on attend l'aval du Conseil d'État et c'est quoi son rôle dans ce moment-là ? Bah le conseil d'État on peut le saisir après une dolution pour annuler un décret de dissolution ou le suspendre dans le cas de d'un référension.
Voilà. D'accord. Euh Marie Coquelle, vous parliez en tout début de la lors de première intervention du 8 mars qui arrive donc dans quelques jours hein euh dans une de dans 2 semaines.
Euh vous aviez cette crainte pour ce jour-là. Vous Elsa Marcel vous disiez justement ce 8 mars, il faudra justement montrer euh notre des grands cortèges féministes anti-impérialistes, antiraciste. Et c'est qu'est-ce qui vous vous avez peur de quoi pour ce jour-là ?
Barquichon ? Donc bah évidemment, j'ai j'ai peur que Nemmésis utilise la manifestation du 8 mars pour montrer la la prétendue violence de l'extrême gauche et cetera et utilise ce moment pour être dans la continuité, on va dire, des mobilisations qui ont eu lieu dans ce qu'ils appellent l'hommage à à Quentin de Rank. J'ai j'ai peur qu'effectivement leurs sympathisants, parce que elles appellent depuis 2 ans, je crois à ce que leurs sympathisants viennent et que ce soit plus simplement un cortège de de femmes.
Et donc leurs sympathisants, on a très bien vu que c'était des militants nationalistes, fascistes et néonazies. J'ai de la préhension vis-à-vis de ça. Par contre, j'aimerais aussi dire que Alice Cofin a fait un post là sur Instagram pour demander à la préfecture de de d'empêcher en fait Nemmésis de de pouvoir défiler le 8 mars et elle appelle l'intégralité des élus parisiens à faire exactement la même demande pour éviter des débordements et surtout moi en fait l'appréhension que j'ai c'est peut-être pas temps sur le cor le la manifestation en elle-même mais sur les abords ou quoi que ce soit ou des militants comment dire nationalistes vont attendre des militantes antifascistes parce que effectivement, je suis d'accord avec toi pour qu'il y ait vraiment une revendication contre le fascisme et cetera anti-impérialiste et tout et du coup qui est en fait ces groupuscules qui puissent être aux abords des manifestations en soutien à Nemmésis, ça peut être je pense un vrai vrai vrai danger. [grognement] Allez Elsa.
Bah le le problème de Nemmésis, c'est effectivement comme tu disais, c'est pas juste là. Je pense que ça doit faire 2 ans qu'elles font le 25 novembre et le 8 mars et qu'elles le font avec le collectif Nous vivrons. Euh donc qui a un collectif en fait qui vient aussi perturber les manifestations en disant féministe proamas.
Voilà. Et en fait, en en cherchant à construire une rhtorique selon laquelle toutes les militantes féministes euh qui expriment leur soutien à la Palestine et qui défendent une ligne anti-impérialiste serait en fait antisémite et qui cherchent à aussi beaucoup accumuler les provocations de ce type. Euh chose queon conteste extrêmement fermement avec du pain et des roses parce qu'on considère que bien sûr que une orientation féministe cohérente, elle a aussi une dimension internationaliste, antiraciste et anticoloniale. [grognement] Mais mais je pense que le problème auquel on fait face depuis en fait ces là les dernières manifestations, c'est que c'est pas la préfecture qui va résoudre cette difficulté à notre place dans la mesure où c'est une question d'ordre politique.
C'est une question d'ordre politique et que d'ailleurs l'attitude de la préfecture c'est plutôt de faire de les laisser défiler et de faire en sorte que elles puisse s'introduire dans cette manifestation qui est un problème d'ordre politique puisque elle revendique elles elles instrumentalisent la question féministe au service d'une d'une politique ultra réactionnaire xénophobe. Pour ça que moi je pense que ce qu'il faut faire pour le 8 mars, au contraire, c'est avoir un front extrêmement uni des différentes organisations féministes autour de mots d'ordre clair qui sont ceux de refuser évidemment les les la présence de de ce groupe réactionnaire xénophobe, mais aussi de s'opposer à la rhtorique du gouvernement qui consiste à renvoyer dos à dos le mouvement antifasciste et les néonazies qui ont manifesté samedi et qui disent que les féministes seront là pour aussi faire face aux offensives autoritaires que prépare le gouvernement et que ça il va falloir le faire en en fait en nombre et il va falloir avoir une position forte. Je le disais, il y a des organisations syndicales qui sont d'ors et déjà attaquées he que ce soit la CGT solidaire et cetera.
Pour moi, le mouvement féministe fait aussi partie de la liste de ce que détestent non seulement les fascistes, mais même le l'état réactionnaire. Enfin, je veux dire le le quand dans dans la bouche de quelqu'un comme Retaillot ou ou même dans la bouche d'Emmanuel Macron, [grognement] je veux dire c'est des on a vu toute l'histoire de Brigitte Macron et cetera, c'est des figures profondément antiféministes et de ce point de vue, le mouvement féministe a une responsabilité de jouer un rôle dans la séquence pour faire en sorte que le la droite n'avance pas, que l'extrême droite n'avance pas, que le gouvernement n'avance pas. Mais ça le la préfecture ne le fera pas à notre place euh parce qu'en fait c'est pas son objectif et que c'est à nous d'être en mesure de construire des cortèges extrêmement massifs.
Nous avec des PDR du Paris des roses, on va manifester ce 8 mars autour de de mots d'ordre très clair comme je le disais anti-impérialiste, internationaliste, révolutionnaire et il faut que toutes les féministes, toutes les jeunes filles, toutes les femmes préoccupées de la question des femmes rejoignent massivement su Mars avec la perspective aussi de jouer un rôle dans la polarisation qui est en train de s'exprimer dans la séquence. En tout cas, merci à toutes les trois sur pour ce débat, cette discussion intéressante. Donc Marie Coquelle, merci d'avoir été avec nous, militante féministe.
Elsa Marcel, avocate et membre de révolution permanente et du pain et des roses. Merci d'être avec nous. Et Juliette Guilbau, juriste, doctorante et qui a fait une qui fait une thèse notamment sur la dissolution.
Bruno Retailleau