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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 26 mars 2018 26 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéJusticeImmigration & asile

Déficit public ramené à 2,6% du PIB : une "bonne nouvelle", "nous avons tenu nos engagements", affirme Bruno Le Maire

Au micro : Jean-Michel ApathySource d'origine 4 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Bruno Le Maire, était-ce évitable ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    À quoi attribuez-vous ce chiffre de 2,6% de déficit pour 2017 ?

  • 6:20RelanceRéponse partielle

    Les dépenses publiques ont augmenté de 2,5% en 2017 contre 1% en 2016. Comment l'expliquez-vous ?

  • 8:58OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une cagnotte à redistribuer avec ce bon résultat ?

  • 9:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous admettez qu'il faut redistribuer une partie des recettes fiscales ?

  • 12:18OuverteRéponse directe

    Vous maintenez la prévision de déficit à 2,8% pour 2018 ou vous pensez qu'on peut faire mieux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:56InvitéFait
    « C'est une bonne nouvelle pour les Français. C'est la preuve que la stratégie qui a été définie par le président de la République en matière de réduction de la dépense publique, de redressement des comptes publics et de croissance est la bonne. »
  • 5:30InvitéFait
    « Nous avons pris avec Gérald Darmanin et avec le Premier ministre un certain nombre de décisions qui étaient difficiles, de réduction de la dépense publique, de surtaxe à l'impôt sur les sociétés pour compenser l'annulation de la taxe sur les dividendes. »
  • 5:54InvitéPromesse
    « Nous serons sous les 3%, nous tiendrons cet engagement. »
  • 6:38InvitéFait
    « Ce sont des faits, Jean-Michel Apathy. »
  • 6:51InvitéFait
    « Quand nous avons décidé de réduire les aides au logement, Dieu sait que ça a fait couler de l'encre, mais c'est de la réduction à la dépense publique. »
  • 7:00InvitéFait
    « Quand nous avons décidé, pour la première fois depuis très longtemps, de réduire le nombre d'emplois aidés, parce que nous, nous faisons confiance aux emplois dans le secteur privé, beaucoup plus qu'aux emplois aidés qui sont des impasses. »
  • 9:52InvitéChiffre
    « Je rappelle que si demain, ce qui est fort probable, les taux d'intérêt augmentent d'un point, eh bien il faudra dépenser 3 milliards de plus chaque année pour rembourser notre dette. »
  • 10:18InvitéChiffre
    « L'endettement public continue à augmenter. 2 milliards 218 millions. Comme 2 200 milliards. »
  • 10:28InvitéChiffre
    « 97% du PIB en 2017 contre 96,6% l'année précédente. »
  • 14:48InvitéPromesse
    « Le 1er janvier sera le moment où démarrera le prélèvement à la source. »
  • 14:58InvitéPromesse
    « Il s'appliquera au 1er janvier 2018. »
  • 19:45InvitéFait
    « Il n'y a aucune naïveté de la part de ce gouvernement. »
  • 20:03InvitéFait
    « Oui l'islam politique gangrène notre société. »
  • 20:53InvitéFait
    « Je pense qu'il a pris toute la mesure des défis qui sont les siens quand il faut lutter contre l'immigration illégale. »
  • 22:35InvitéFait
    « Il n'y a pas un document, pas une photo, pas un compte, pas une preuve matérielle, il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance et la calomnie. »

Temps de parole

  • Invité62 %
  • Invité 220 %
  • Locuteur non identifié10 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 33 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:16
Présentateur

L'invité de France Info ce matin est Bruno Le Maire, ministre de l'économie et des finances, Jean-Michel Apathy. Bonjour Bruno Le Maire. Bonjour Jean-Michel Apathy.

0:23
Invité

L'attentat de Trèbes et le sacrifice du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame ont évidemment marqué l'actualité de ces derniers jours. Le secrétaire général des Républicains, Geoffroy Didier, était l'invité de Radio-J hier et il a évoqué le cas de ces personnes que l'on sait radicaliser, mais dont on n'imagine pas qu'elles passeront à l'acte. Que faire avec ces personnes ? La réponse de Geoffroy Didier. J'appelle le gouvernement, j'appelle Emmanuel Macron à faire preuve de moins de naïveté. Je demande qu'on mette ces personnes qui ont été considérées par les services de renseignement comme pouvant passer à l'acte hors d'état de nuire.

Si Emmanuel Macron avait suivi cette proposition constante de Laurent Wauquiez, eh bien ce qui s'est passé vendredi n'aurait pas eu lieu. C'est vrai que les circonstances dans lesquelles se déroule cet attentat doivent nous amener à réfléchir. On repère des individus radicalisés, mais comment déterminer le passage à l'acte ? C'est une question difficile. Oui, avant de rentrer dans les polémiques que les Républicains souhaitent visiblement ouvrir, vous me permettrez tout de même de rendre hommage à Arnaud Beltrame et aux trois autres victimes des attentats. « Je meurs et France demeure, mon amour et mon refus. Ô mes amis, si je meurs, vous saurez pourquoi ce fut.

» C'est le poème d'Aragon auquel me fait penser l'acte d'héroïsme du lieutenant-colonel Beltrame. Et permettez-moi de vous dire que ça me semble plus important que les polémiques que certains veulent ouvrir. Il n'y a aucune naïveté de la part du président de la République, aucune naïveté de la part de ce gouvernement, qui, je le rappelle, a décidé d'embaucher sur la durée du quinquennat 1900 personnes supplémentaires pour faire du renseignement, en particulier sur l'islam politique, qui a décidé d'augmenter les moyens de la gendarmerie, qui a décidé de recruter davantage de fonctionnaires de police.

Je ne veux pas rentrer dans la polémique consistant à faire des comparaisons avec ce qui a pu être fait par le passé. Je veux simplement vous dire que le président de la République, le Premier ministre, l'ensemble du gouvernement, dans les fonctions qui sont les leurs, sont totalement déterminés à combattre le terrorisme, et ce qui est à la racine du terrorisme, l'islam politique. Ça n'est pas dans votre compétence, évidemment, mais tout de même, la scène qui s'est déroulée vendredi pose quelques questions. Voilà un individu repéré par les services de police, mais qui, malgré tout, passe à l'acte.

Et la détermination de ce moment où on passe à l'acte est sans doute complexe, mais là, visiblement, la surveillance n'a pas fonctionné ou a mal fonctionné. Il y aura une enquête. Nous verrons ce qui a pu ne pas fonctionner, si les choses n'ont pas bien fonctionné. Je rappelle qu'il y a plus de 10 000 personnes qui sont fichées S, notamment pour radicalisation. Donc ça interroge, évidemment, à chaque fois, les services de renseignement, les services de police. Les Français ont droit à la transparence, à la vérité totale sur le sujet. Ils l'auront, mais je pense qu'il serait préférable d'éviter toute polémique sur ce sujet.

3:23
Présentateur

Bruno Le Maire, était-ce évitable ? C'est le mot utilisé par Geoffroy Didier.

3:29
Invité

À chaque attentat, on se pose cette question. Est-ce qu'on aurait pu éviter ? Moi, après chaque attentat, je me dis, comme responsable politique, ou même comme simple citoyen, nous pouvons toujours faire mieux. Nous pouvons toujours améliorer les choses. Nous pouvons toujours tirer les leçons de ce qui s'est passé. Et je crois qu'un responsable politique doit toujours tirer les leçons de ce qui s'est passé. Mais je pense qu'on peut le faire en évitant de rentrer dans des polémiques politiciennes dans lesquelles certains s'engouffrent à chaque fois, systématiquement, de manière presque pavlovienne. Comme si les attentats étaient pour eux une possibilité de sursaut politique.

Eh bien, je le regrette, parce que je pense que la France mérite mieux et que les personnes qui ont été victimes de ces attentats, le lieutenant-colonel qui s'est sacrifié pour un otage, mérite de la part de toute la classe politique mieux que des polémiques politiciennes. Voilà donc ce que on pouvait dire, ce que vous avez dit sur l'attentat qui s'est déroulé vendredi à Trèbes. Nous allons maintenant aborder votre actualité de ministre de l'économie. L'INSEA a rendu public ce matin à 7h30. Les chiffres du déficit public pour 2017, ils sont meilleurs que prévus. 2,6%, donc c'est l'un des meilleurs résultats depuis 10 ans. À quoi vous attribuez ce chiffre-là, 2,6% de déficit pour 2017 ?

D'abord, c'est une bonne nouvelle. Oui. C'est une bonne nouvelle pour les Français. C'est la preuve que la stratégie qui a été définie par le président de la République en matière de réduction de la dépense publique, de redressement des comptes publics et de croissance est la bonne. Comme la stratégie est la bonne, ne changeons pas de stratégie. Moi, je l'attribue d'abord à la croissance qui revient et qui revient parce que la confiance est là, parce que les entrepreneurs investissent, parce que les investisseurs retrouvent confiance dans notre pays. Je l'attribue aussi aux décisions que nous avons prises avec le gouvernement, avec le Premier ministre, avec Gérald Darmanin.

Moi, je rappelle que lorsque la Cour des comptes a rendu son rapport au mois de juin 2017, elle estimait que le déficit serait au-dessus de 3%. Et nous avons pris avec Gérald Darmanin et avec le Premier ministre un certain nombre de décisions qui étaient difficiles, de réduction de la dépense publique, de surtaxe à l'impôt sur les sociétés pour compenser l'annulation de la taxe sur les dividendes. Et c'est ce qui nous a permis d'être sous les 3%. A l'époque, quand je disais en juillet 2017, nous serons sous les 3%, nous tiendrons cet engagement, ce genre de déclaration était suivie d'un scepticisme généralisé. Eh bien, nous avons tenu nos engagements.

Nous avons tenu les engagements du Président de la République qui, pendant la campagne, avaient dit nous respecterons nos engagements européens. Alors, j'ai l'une des pêches AFP, 7h45, pardon, les dépenses publiques ont augmenté de 2,5% en 2017 contre 1% en 2016. Donc, on ne va pas faire une querelle de chiffres, mais du moins, on va dire que la croissance a permis d'engranger des recettes fiscales supérieures. Oui, bien sûr. Plutôt que la baisse des dépenses publiques qui... Non, non, je ne suis pas d'accord avec cette analyse, Jean-Michel Apathy. Je vous ai répondu... Je ne sais pas si c'est une analyse... Mais non, non, mais ce sont des faits. Ce sont des faits, Jean-Michel Apathy.

Mais dépêche AFP, dépenses publiques ont augmenté. Eh bien, nous allons compléter les éléments de la dépêche AFP. Oui, la croissance, comme je vous l'ai dit, explique ces bons résultats, mais également les décisions courageuses que nous avons prises. Quand nous avons décidé de réduire les aides au logement, Dieu sait que ça a fait couler de l'encre, mais c'est de la réduction à la dépense publique. Oui. Quand nous avons décidé, pour la première fois depuis très longtemps, de réduire le nombre d'emplois aidés, parce que nous, nous faisons confiance aux emplois dans le secteur privé, beaucoup plus qu'aux emplois aidés qui sont des impasses. C'est de la réduction de la dépense publique.

Donc, c'est la conjugaison de cette croissance qui revient parce que la confiance est retrouvée, parce que nous avons fait une réforme fiscale de grande ampleur et de décisions courageuses sur la baisse de la dépense publique qui donnent ces résultats.

7:22
Présentateur

Vous restez avec nous, Bruno Le Maire. Il est 8h40. L'essentiel de l'info avec Edwige Coupez.

7:27
Locuteur non identifié

La compagne de Radouane Lagdim était elle aussi fichée S. Elle était suivie par les services de renseignement. C'est ce que confirme France Info ce matin. Elle est toujours actuellement en garde à vue avec un ami du terroriste. Tous deux sont soupçonnés de complicité dans la triple attaque de vendredi qui a fait 4 morts dans l'Aude. 3 blessés sont toujours à l'hôpital. 1 est entre la vie et la mort. Une première depuis 2007. La France repasse sous la barre des 3% de déficit public à 2,6% exactement. C'est mieux que les prévisions du gouvernement. La France était le dernier pays européen avec l'Espagne à ne pas respecter le seuil fixé par les traités européens.

Après deux délais déjà accordés, Bruxelles avait prévenu qu'il n'y aurait plus de rallonge. 90 blessés hier soir à Barcelone dans des affrontements entre la police et des indépendantistes venus manifester par milliers pour dénoncer l'arrestation hier de Carlesch-Puchdemont en Allemagne. L'ex-président catalan doit être présenté ce matin à un juge. La justice allemande doit décider de le placer en détention et ensuite de l'extrader ou non vers l'Espagne. Un trafic SNCF très perturbé ce matin. Un train est en panne à l'entrée de la gare du Nord à Paris. Un problème électrique. Les dépanneurs sont sur place depuis 8h moins le quart et plusieurs trains et TGV sont bloqués en Seine-Saint-Denis.

8:49
Présentateur

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances et l'invité de France Info ce matin, Jean-Michel Apathy.

8:53
Invité

Réduction du déficit, meilleure rentrée fiscale. Alors bien sûr, il y a le problème et le débat de la cagnotte qui se posent. Je vois venir votre question. Mais bien sûr, Joël Giraud, rapporteur général du budget, disait, donc, il fait partie de la majorité, disait dans les échos, il y a un mois, nous pouvons redistribuer une partie de cette bonne fortune fiscale. Est-ce que vous admettez qu'il y a un débat et peut-être qu'il faut redistribuer un peu des recettes fiscales que vous avez engrangées ? Moi, j'admets tous les débats. Toutes les discussions sont les bienvenues avec la majorité. Mais je voudrais rappeler quand même quelques évidences. Nous avons 2,6% de déficit public.

Je le redis, c'est une bonne nouvelle et c'est la preuve que la stratégie du gouvernement et du président de la République est la bonne. Mais ça reste un déficit. Ça veut dire qu'on continue à dépenser trop d'argent. Et comme dirait la Palisse, tant que nous ne sommes pas en excédent, nous sommes en déficit. Tant que nous sommes en déficit, il faut continuer à emprunter pour rembourser notre dette. Et ces emprunts pour rembourser notre dette, ça coûte très cher. Je rappelle que si demain, ce qui est fort probable, les taux d'intérêt augmentent d'un point, eh bien il faudra dépenser 3 milliards de plus chaque année pour rembourser notre dette. Est-ce que c'est vraiment ce qu'on veut ? Non.

Donc moi, je souhaite que nous tenions notre cap de réduction de la dépense publique et surtout de réduction de la dette. Parce que vous avez été très aimable avec moi ce matin, Jean-Michel Apathy, mais vous avez pu rappeler que l'endettement public continue à augmenter. 2 milliards 218 millions. Comme 2 200 milliards. 2 000, oui, pardon. 2 200 milliards de dettes. 2 200 milliards de dettes. Mais surtout, vous voyez que je vais être très honnête avec vous. 97% du PIB en 2017 contre 96,6% l'année précédente.

Donc je le redis, ça veut dire que parce que les déficits publics restent encore trop importants à mes yeux, nous sommes obligés d'emprunter, nous sommes obligés de nous endetter et la dette est un poison lent sur l'économie française

10:47
Présentateur

et sur les français. On va atteindre 100%.

10:49
Invité

Tout le combat va être justement de ne pas atteindre ces 100%. De prendre toutes les mesures de réduction.

10:54
Présentateur

Si vous restez à votre poste le plus longtemps possible, on peut vous le souhaiter, vous serez peut-être le ministre de l'économie et des finances qui aura ce 100%.

11:01
Invité

Je ne souhaite pas décrocher cette timbale, Bruce Toussaint. Mais c'est inéluctable, non ? Je souhaite au contraire, non, rien n'est inéluctable. On nous disait que dépasser 3% c'était inéluctable, nous sommes arrivés à passer sous cette barre des 3%. La réduction de la dette, ça doit être un objectif prioritaire pour le gouvernement, prioritaire pour les français. Parce que demain, c'est nos enfants qui paieront. Parce que c'est de l'argent mal employé.

Moi, quand je vois la situation des hôpitaux, quand je vois la situation de certains services publics, je me dis que j'aimerais bien qu'on dépense moins là où c'est moins nécessaire pour retrouver des marges de manœuvre pour aider les français qui en ont le plus besoin, pour aider le système hospitalier, pour aider notre système de soins, pour avoir des unités de soins palliatifs pour tous les français, quels qu'ils soient, où qu'ils se trouvent en France. C'est ça mon objectif. Je ne fais pas de cet objectif des 3% ou de la réduction de la dette un totem.

J'en fais une volonté pour améliorer la situation des français, pour que chaque français, demain, puisse avoir de l'argent public bien employé. Donc c'est clair, Bruno Le Maire, il n'y a pas de cagnotte. Et comment peut-on employer ce mot que je ne prononce même pas quand il y a 2200 milliards de dettes ? D'accord. Alors il faut, pour cette année, la prévision de déficit est de 2,8% pour l'instant. Vous la maintenez comme ça ou vous pensez qu'on se rend dessous ? Je la maintiens. Je la maintiens et je ferai tout avec le reste du gouvernement, avec Gérald Darmanin en particulier, pour faire mieux que ce qui a été annoncé.

Alors pour être précis, le commissaire Pierre Moscovici rappelait que la moyenne dans la zone euro Elle est de 1,1%. De 0,9. 0,9 pour 2018, 1,1% pour 2017. On a du chemin à faire. Donc ça veut dire qu'il nous reste un chemin important à faire. Mais réjouissons-nous de ces chiffres parce qu'ils prouvent que pour la première fois depuis 10 ans, nous sommes dans la bonne direction. La stratégie est la bonne. Et je le rappelle, au-delà de ce que ça va nous permettre de faire ensuite pour les Français, ça nous permet aussi de retrouver notre crédibilité en Europe. Aujourd'hui, quand le président de la République s'exprime en Europe, il est écouté et il est respecté.

Dans ce résultat, rien à mettre au crédit de François Hollande ? Il n'y est pour rien dans ce résultat ? Les choix qu'il a fait ? Rien ? Tout à mettre au crédit des Français. Je rappelle que si nous avions... Non, non, non. C'est pas la question. Est-ce que ce bon résultat est aussi le résultat du choix de François Hollande ? Je ne veux pas rentrer dans de mauvaises polémiques là-dessus, mais je dirais simplement que lorsque nous sommes arrivés au ministère de l'Économie et des Finances avec Gérald Darmanin, nous avions trouvé un déficit public au-dessus des 3%. Relisez le rapport de la Cour des Comptes. Il dit beaucoup mieux que moi ce qu'il y avait à dire sur la gestion passée.

Pierre Gattaz, président du Medef, s'inquiète d'une réforme que vous apprêtez à mettre en œuvre. Le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source dès janvier prochain, c'est beaucoup trop tôt pour Pierre Gattaz. On l'écoute, il était sur RTL.

13:45
Auditeur

Nous sommes très inquiets sur le prélèvement à la source. Nous l'avons dit depuis 3-4 ans. Moi, je demande à ce qu'on soit très prudent. Je demande en effet de préparer ce sujet. Attention à l'impact psychologique auprès des collaborateurs des salariés, des Français, du pouvoir d'achat, de la consommation.

14:04
Invité

Les entreprises ne sont pas prêtes, dit Pierre Gattaz. Vous l'entendez ? On ne fait pas une politique avec des moratoires. Sinon, on n'avance pas beaucoup. J'en vais retarder de non. J'entends les inquiétudes des chefs d'entreprise. J'entends les inquiétudes des PME. Beaucoup. François Asselin, le président de la Confédération des PME est venu me parler de ces inquiétudes. Donc nous allons regarder très attentivement, c'est Gérald Darmanin qui est responsable de ce sujet, comment est-ce qu'on peut répondre à chacune des inquiétudes des chefs d'entreprise ? Comment est-ce qu'ils feront leur déclaration ? Qu'est-ce qu'ils risquent si la déclaration n'est pas bien faite ?

Moi, je les entends ces inquiétudes. Elles sont légitimes. Donc nous allons y répondre. Mais le 1er janvier sera le moment où démarrera le prélèvement à la source où vous pourriez retarder le début du prélèvement. Nous nous sommes donnés du temps pour justement améliorer le dispositif parce que nous estimions qu'il n'était pas prêt. Nous nous sommes donnés une année supplémentaire. Nous avons corrigé certaines choses. Il s'appliquera au 1er janvier 2018. Ce que dit Pierre Gattès de l'impact psychologique. Vous le redoutez ? Les gens verront la faille de paye amputée de l'épo. J'entends une fois encore. Vous savez, je n'écarte pas d'un revers de main les critiques et les inquiétudes.

Nous les écoutons et nous y répondrons. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que si on peut... L'impact psychologique qui va être important ou pas, à votre avis ? Ce décalage d'un an pour le paiement des impôts... C'est une minorité. Une minorité minimum. Toutes les personnes qui sont en CDD, toutes les personnes qui ont des revenus variables auront cette fois-ci une imposition qui suivra la réalité de leur revenu. Pour être clair,

15:33
Présentateur

vous pourriez éventuellement décaler le prélèvement à la source pour certaines sociétés ? Non, non. C'est tout ça. Ce n'est pas ce que je dis. Vous disiez à l'instant qu'on va répondre aux inquiétudes.

15:42
Invité

Je dis qu'il y a des inquiétudes très précises des chefs d'entreprise sur les modalités de déclaration, sur les protections dont ils ont besoin. Nous répondrons à ces inquiétudes. Donc, 1er janvier, prélèvement à la source. Pour tout le 1er janvier, c'est le délai qui a été fixé. Il sera tenu. Vous avez déclaré ceci jeudi qui est un peu surpris. Vous étiez chez Alstom-Belfort. La décision est prise. Elle sera effective. La commande des 100 TGV du futur aura lieu pour le site de Belfort, pour le site de La Rochelle en particulier. Je crois que c'était très important d'entendre que cette nouvelle-là était confirmée. Vous avez même dit que c'est l'État qui commande 100 TGV du futur.

Alors, c'est le conseil d'administration de la SNCF Mobilité qui devra le faire ? Je vous confirme que c'est le conseil d'administration de la SNCF. Je vous confirme aussi que ce n'est pas une grande nouvelle puisque je m'étais rendu avec Elisabeth Borne, la ministre des Transports à Belfort et j'avais déjà confirmé cette commande qui est une ancienne commande mais qui est une bonne nouvelle pour Belfort. Comme je recevais les représentants de Alstom, je leur ai confirmé une nouvelle que je leur avais déjà annoncée il y a plusieurs mois. Alors, SNCF Mobilité a refusé de commenter la nouvelle parce que visiblement ils ont été un peu pris de court.

Sur ces 100 TGV du futur, vous pouvez nous dire si ce sont 100 commandes fermes ou s'il y aura des options parce qu'on nous dit d'un côté que la SNCF est endettée à hauteur de 45 ou 46 milliards et puis là, voilà une commande qui tombe dont on ne sait pas si elle sera financée en fait. Eh bien, laisser à la SNCF Mobilité le soin de répondre à cette question. Est-ce qu'on n'avait pas parlé un peu vite Bruno Lamel ? Non, je n'ai fait que confirmer des propos que j'avais tenus il y a déjà plusieurs mois sur lesquels nous travaillons l'État avec la SNCF Mobilité. Et en pleine réforme de la SNCF, est-ce que c'est un signal qui correspond à ce que l'on veut faire de la SNCF ?

C'est-à-dire un établissement autonome qui n'est pas sous la coupe des pouvoirs politiques. À côté de la réforme de la SNCF, il y a la vie qui continue. Il y a aussi la vie d'Alstom. Il y a la vie de ce grand constructeur ferroviaire qui a besoin de savoir quelles vont être ses activités dans les mois qui viennent. Il y a les inquiétudes des salariés de La Rochelle. Il y a les inquiétudes des salariés de Belfort. Et mon rôle de ministre de l'Économie est aussi de tenir compte de toutes les inquiétudes et de répondre aux attentes de l'industrie française en la matière de l'industrie ferroviaire. C'est la SNCF qui prendra la décision.

Mais ce sont des choix qui ont été faits il y a maintenant plusieurs mois. Vous restez avec nous. 8h50, l'essentiel de l'Info de Vichcoupès.

18:00
Locuteur non identifié

2% de croissance en 2017 et un déficit public à 2,6%. Les bons chiffres de l'économie française, c'est la première fois depuis 10 ans que le pays repasse sous la barre des 3% exigés par les traités européens. Baisse liée à une hausse des recettes fiscales. La dette, elle, continue de se creuser plus de 2 000 milliards d'euros, 97% du PIB. Un nouveau moratoire d'un an, c'est ce que réclame Pierre Gattaz au MEDEF pour mieux préparer le prélèvement de l'impôt à la source, une réforme applicable au 1er janvier prochain, déjà testée dans 500 entreprises. Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics dans l'Oise aujourd'hui avec l'ensemble acteur concerné.

L'enquête sur la triple attaque terroriste dans l'Aude. Deux personnes toujours en garde à vue, un ami du tueur et sa compagne, fichée S, elle aussi, suivie par les services de renseignement. C'est ce que confirme France Info ce matin. Garde à vue aussi pour Stéphane Poussier, ce candidat de la France Insoumise aux législatives, accusé d'apologie du terrorisme pour s'être félicité samedi dans un tweet de la mort du gendarme Arnaud Beltrame. Jean-Luc Mélenchon a annoncé hier soir son intention de porter plainte contre lui.

19:05
Présentateur

France Info. Bruno Le Maire est l'invité de France Info ce matin au sujet de cette attaque terroriste dans l'Aude. Marine Le Pen qui est invitée de BFM TV ce matin demande à l'instant la démission de Gérard Collomb. Monsieur Collomb est complètement dépassé dit-elle par les événements. Il faut qu'il démissionne et par ailleurs elle estime qu'Emmanuel Macron n'a jamais pris la mesure du risque terroriste. Que répondez-vous à la présidente du Front National ? Je vais vous faire

19:33
Invité

la même réponse que tout à l'heure. Moi je suis stupéfait pour ne pas dire scandalisé par les réflexes pavloviens de la vieille politique française. Quels que soient les événements c'est toujours la réaction on peut quasiment vous les écrire à l'avance. Les appels à la démission la condamnation pour naïveté il n'y a aucune naïveté de la part de ce gouvernement. Il y a la volonté de faire face à cette réalité terroriste et faire face à quelque chose qui de toute façon prendra du temps. Cela fait des années que je parle de ce combat. c'est le combat contre l'islam politique. Oui l'islam politique gangrène notre société. Oui l'islam politique est présent partout en France.

Et on en a pris la mesure d'après vous ? Je pense que nous en avons pris la mesure. Je crois aussi que ça prendra du temps pour arriver à répondre à cet islam politique à le combattre avec efficacité. C'est l'éducation. C'est un combat culturel. C'est un combat qui se joue dans nos écoles dans nos classes dans nos collèges dans nos lycées dans nos universités. C'est un combat qui se joue dans la vie de tous les jours. C'est un combat qui se livre pas simplement dans les quartiers mais dans les consciences. La lutte contre l'islam politique c'est la lutte d'une génération. Ce n'est pas du jour au lendemain que nous arriverons à obtenir des résultats sur ce front-là.

Mais c'est un combat qui doit nous engager tous. Tous sans exception. Solidarité donc autour de votre collègue de l'intérieur M. Gérard Collomb. Mais moi j'estime que Gérard Collomb fait depuis le début un travail remarquable. Je pense qu'il a pris toute la mesure des défis qui sont les siens quand il faut lutter contre l'immigration illégale et qu'il prend un certain nombre de décisions qui sont difficiles et qu'on lui reproche d'aller trop loin. Moi j'estime au contraire qu'il a pris la pleine mesure de ce défi migratoire de la nécessité d'apporter des solutions nouvelles sur le terrorisme.

Moi je vais vous dire au plus profond de moi-même ça me choque ses réactions parce que je les trouve vieilles, je les trouve datées et je les trouve profondément déplacées. C'est bien la preuve qu'il y a dans la classe politique des gens qui feraient peut-être bien de changer de métier parce qu'ils n'ont pas compris que les Français étaient passés à autre chose. Vous voulez dire que c'est Marine Le Pen qui devait démissionner ? Mais quand j'entends Marine Le Pen appeler à la démission de Gérard Collomb parce qu'il y a eu un drame qui nous touche tous, je me dis mais il faut faire preuve d'un peu plus d'inventivité et surtout de responsabilité. Ça fait partie du débat ?

Lui demander de démissionner enfin dire à certains de démissionner ça veut dire quoi ? Vous pensez qu'il y a des gens qui n'ont plus droit à la parole ou ne peuvent pas dire ce qu'ils disent ? Mais chacun est libre de dire ce qu'il veut dire Jean-Michel Apathy. Je dis simplement que c'est décevant. C'est profondément décevant. Et je pense que les Français aspirent de la part de la responsable politique à des propos différents qu'on puisse critiquer évidemment. Apporter des réponses nouvelles évidemment. Faire des suggestions évidemment c'est ça le débat politique. Mais je le redis l'appel à la démission c'est un côté pavlovien et profondément décevant.

Nicolas Sarkozy a été mis à l'examen la semaine dernière dans le cadre du supposé financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Il se défendait jeudi soir sur le plateau de TF1. Nous sommes en mars 2018 il n'y a pas un document pas une photo pas un compte pas une preuve matérielle il n'y a que la haine la boue la médiocrité la malveillance et la calomnie. La calomnie. Vous y croyez la calomnie ? Vous pensez que c'est la calomnie ? Je pense que la justice fera son travail il faut la laisser travailler sereinement moi je n'ai aucun commentaire particulier à faire sur cette affaire vous avez confiance dans l'honnêteté de Nicolas Sarkozy ?

ni les aboutissants vous savez moi j'ai une relation personnelle avec Nicolas Sarkozy je l'ai appelé pour lui dire mon amitié et mon soutien parce que c'est une épreuve le moment qui le traverse pour le reste comment vous l'avez trouvé au 20h de TF1 ? vous l'avez regardé ? oui je l'ai regardé comment vous l'avez trouvé ? c'est un homme qui se défend il est légitime qu'il se défende et il est légitime que la justice fasse son travail mais vous pour le reste vous avez confiance dans sa démarche dans l'honnêteté de sa démarche ?

mais je n'ai pas exprimé une confiance si vous l'avez appelé c'est que vous avez une forme de confiance en lui c'est parce que j'ai une relation personnelle avec lui vous pensez qu'il est accusé à tort et quand vous avez un ami qui fait face à une difficulté vous lui apportez son soutien ensuite il y a une affaire de justice la justice tranchera doit faire son travail librement sereinement comme dans n'importe quelle autre démocratie sa garde à vue était inutile et humiliante a dit Laurent Wauquiez vous êtes d'accord avec ça ?

je n'ai pas à juger je n'ai pas à juger des décisions qui sont prises par la justice de mon pays le contrôle judiciaire se prit pas à juger des décisions de la justice de mon pays mais je pense que c'est très important dans une démocratie surtout une grande démocratie comme la France que les responsables politiques ne se mettent pas à juger la justice la justice elle est libre elle est indépendante et elle fait son travail vous apparteniez à l'UMP aux républicains lors des deux campagnes électorales de 2007 et de 2012 toutes les deux font l'objet d'une enquête de la part de la justice pour financement illégal c'est pas pas terrible quoi alors j'ai fait partie effectivement de la campagne de 2012 davantage que celle de 2007 je rappellerai le passé politique de 2007 mais voilà oui j'ai fait partie de cette campagne politique et toutes les deux sont suspectées d'un financement illégal par la justice aujourd'hui on ne nous a pas échappé que je n'étais pas membre de ces équipes de campagne mais enfin c'est un constat un peu triste pour la démocratie mais laissez la justice faire son travail et attendez ses conclusions de tirer aucune conclusion à titre

24:57
Présentateur

tout dernier mot la croissance donc 2% ça vient d'être confirmé pour 2017 et pour 2018

25:04
Invité

pour 2018 on va tout donner pour faire aussi bien 2% c'est votre objectif non aujourd'hui la prévision c'est un 7 la prévision est en dessous de cela donc je peux vous dire simplement que toutes les mesures que nous prenons et notamment le projet de loi sur la croissance et la transformation des entreprises que je présenterai le 2 mai au Conseil des ministres a vocation à libérer le potentiel de croissance de nos entreprises en particulier de nos PME Merci beaucoup Bruno Le Maire bonne journée à vous Merci Bruce Toussaint