Face à Philippe de Villiers (Émission du 09/10/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment jugez-vous l'action de l'État face à la colère des lycéens ?
- 18:09OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'il existe deux jeunesses en France aujourd'hui ?
- 27:13OuverteRéponse directe
Partagez-vous l'appréciation de William Goldnadel sur une guerre civile de basse intensité ?
- 30:52OuverteRéponse directe
Donald Trump a-t-il raison sur l'immigration et l'islamisation en France ?
- 38:43OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il trahi les policiers selon vous ?
- 52:30OuverteRéponse directe
Pourquoi annoncez-vous un retour optimiste de la France éternelle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Fait
« Le système éducatif aujourd'hui en France il est soviétiforme, il est hyper centralisé. »
- 2:06Chiffre
« Il y a eu 22000 postes au concours pour l'année 89 et il y a eu simplement 16000 postes qui ont pu être pourvu. »
- 4:53Fait
« Il faut les traiter comme des mineurs, comme des enfants. Leur dire maintenant vous allez à l'école, ça suffit. »
- 7:08Fait
« L'école c'est une hiérarchie, c'est pas une démocratie. On en est pas encore au point de savoir ce qui sont les enfants qui vont définir le savoir. »
- 12:53Fait
« On ne peut pas avoir une instruction solide dans une société liquide. »
- 19:58Fait
« L'absence de sélection au bac prépare un lumpen prolétariat des fac. »
- 20:41Fait
« L'État et le patronat ont choisi la préférence étrangère. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il est quasiment 19h. Merci d'être avec nous sur C News pour votre rendez-vous du vendredi soir face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir. Bonsoir Elliot. Bonsoir Geofroid. Jaofroid le jeune est avec nous. Cher Jafroid, bonsoir. Bonsoir les amis. Philippe Deviller pour faire face à la colère des étudiants et ce sera au cœur de notre émission. Bien sûr, le Premier ministre a annoncé la suspension des cours sur une demi-journée afin de mettre en place un temps démocratique interne. Les syndicats voient une décision hors sol et on pourrait se dire Philippe Devilier, ce que nous sommes en train de vivre en France est inédit. Et je vous propose qu'on se plonge 26 ans en arrière. Vous allez écouter peut-être quelqu'un que vous connaissez qui s'appelle Philippe Devilier. Il était
interrogé sur une crise une crise de l'éducation nationale et des tension entre manifestants, syndicat et force de l'ordre et écouter l'alerte émise à l'époque par un certain Philippe Deviler. Je crois que sur l'affaire de lycée, ce qui s'est passé il y a quelques heures est extrêmement grave. et une bavure d'état d à l'imprévoyance, à l'incompétence d'un ministre de l'intérieur qui par démagogie ne peut plus faire maintenir l'ordre et qui envoie les policiers au caspip avec un papa gâteau à l'Élysée qui reçoit le petit nasser Ramdam et Saintclique et qui dit au lycéens vous avez raison, ce gouvernement doit faire quelque chose. Je vous ai entendu, je vous ai compris, c'est de la schizophrénie fonctionnelle. C'est-à-dire que le président de la
République est responsable depuis 10 ans et en même temps il se dit irresponsable. Et puis il y a un ministre de l'éducation nationale qui tient des raisonnements d'avant Gorbatche Chef. Le système éducatif aujourd'hui en France il est soviétiforme, il est hyper centralisé. Moi je suis président d'un conseil général qu'on me donne les pouvoirs dans le domaine de l'éducation, d'expérimentation pédagogique, de recrutement et je résous les problèmes. Mais vous avez l'impression que les lycéens qui vous entendent en ce moment comprennent ce que vous dites que c'est pas à usage de politiciens seulement. Non, je crois que les lycéens demandent euh qu'on résolve les problèmes matériels et les problèmes d'enseignant. Aujourd'hui, euh il y a eu 22000 postes au concours
pour l'année 89 et il y a eu simplement 16000 postes qui ont pu être pourvu. C'est-à-dire qu'en fait, les enseignants eux-mêmes fuent ce métier. Ça veut dire qu'il y a une crise qui est très grave. 10 ans de socialiste pour arriver à cette crise là. Une crise matérielle parce que les locaux sont vêtustes, parce que l'État n'a pas fait son travail. une crise immatérielle, c'est-à-dire que l'enseignement ne transmet plus le minimum de code commun, cette sagesse élémentaire et puis et puis l'idée qu'on est un pays parce que le spectacle était sous nos yeux avec ces vitrines brisées, c'était la société multiculturelle, c'est-à-dire des bornes, des ghetos, l'apartide, des poches de violence virtuelle parce que il y a pas de politique de l'immigration, parce qu'il y a pas de
politique de l'éducation. Finalement, ça fait quand même beaucoup de questions que vous posez à travers cette manifestation, mais pour venir au lycée, bon, le ministre d'État propose un plan d'urgence. Vous pouvez y adhérer ou pas ? Je crois que c'est le tonneau des nanaïdes, vous savez. Euh comme ce ce ce Grec qui voulait vider la mer avec un gobelet. C'est pas avec de l'argent qu'on a résoudre le problème. Il faut changer la structure. Il faut décentraliser, transférer euh à la base la gestion des collèges, des lycées auprès des collectivités territoriales. Ça coûtera moins cher et ça sera beaucoup plus facile de recruter les professeurs, de revaloriser les fonctions et puis d'entendre les lycéens et les étudiants. J'en perds mon français et mes maths.
C'était pas il y a 26 ans, il y a 36 ans. 90 Geoffre le jeune. Bah c'était donc il y a il y a très longtemps Philippe. Et vous étiez déjà en colère à l'époque. Comment jugez-vous aujourd'hui l'action de l'État face à la colère de la rue ? D'abord, j'ai aucun souvenir de cet entretien ni du lieu d'ailleurs, ni du contexte, mais c'est pas de l'IA. Je vous promets que c'est pas de l'intelligence artificielle. On n pas triché. Mais mais en tout cas je me dis en en me réécoutant à cause de vous que les problèmes étaient là quoi. Et en fait à les prolonger sans les résoudre, on
les rend insolubles. C'est la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Et en fait, je pense que la France est en voie d'infantilisation, c'est ça qui me frappe. d'infantilisation, c'est qu'on a des des mineurs qui sont dans le mimétisme qui inventé adulte parodique. Et ça ça m'a beaucoup frappé et je note que personne ne l'a relevé mais vous vous rendez compte, il y a des syndicats lycéens donc il y a des petits krazukis en Playmobil. Il y a des petits bergerons, il y en a même un qui qui a repris la phrase de bergeron, un lycien de douxan. Il y a il y a pas assez de grains à moudre. C'est qu'ils se prennent pour des adultes, des lycéens, des mineurs et ils parlent de grève. Ils font grèv et les ce sont des mineurs qui se prennent pour les mineurs, les vrais mineurs, les mineurs des Corons qui qui faisaient greffe pour le coup de Grisou. Et là, le coup de grisou, c'est l'interdiction des portables. Donc on traite les des mineurs comme s'ils étaient des majeurs. Il faut les traiter comme des mineurs, comme des enfants. Leur dire maintenant vous allez
à l'école, ça suffit. Voilà. Mais quand je dis l'infantilisation, ça touche aussi le le pouvoir. On a un ministre de l'éducation nationale qui qui est euh tout droit sorti du museum d'histoire naturelle. C'est c'est Merlin l'enchanteur qui fait de l'œil aux jeunes gens euh en se prenant pour le magicien qu'il est dans la forêt de Bréliante, il s'adresse à la F Morgan dit "J'ai trouvé j'ai trouvé dit "Tu as trouvé quoi ?" J'ai trouvé 3000 professeurs comme ça. Il est au journal de TF1, il annonce Merlin l'enchanteur, il a trouvé
3000 professeurs. Alors on se dit ça veut dire qu'il y avait 3000 chômeurs qui étaient payés par l'éducation nationale qui maintenant vont vont se mettre à travailler. Non mais c'est hallucinant. Et puis et puis surtout la plateforme de concertation. Ah il y a une plateforme de on joue les cahiers de doléances. C'est que en fait c'est c'est une sorte de mimétisme euh le de la part de la société adulte qui joue aux enfants. Alors le fin du fin, c'est évidemment l'inénarable monsieur le cornur leader du BC central, futur candidat de la présidentielle comme vous le savez sans doute.
qui est là en fait, il arrive pour parler aux étudiants, il parle du gazoile donc il a une erreur de casting. Mais par-delà cette erreur de casting, il annonce, tenez-vous bien, et c'est Pierre personne a moucheté un temps de démocratie interne. Réfléchissons un instant. L'école c'est une hiérarchie, c'est pas une démocratie. On en est pas encore au point de savoir ce qui sont les enfants qui vont définir le savoir. Ça c'est la démocratie. La base va définir le savoir. Va définir ce que on va enseigner en mathématiques et
en langue française. Ah bon ? La démocratie interne. Alors là c'est le c'est la 4e étape de la dégringolade. Euh première étape mai 68. Le prof tombe de l'estrade, il y a les enseignants, les enseignés, c'est qu'il y a plus de hiérarchie, il y a plus de magistère. Première étape. Deuxième étape, on va plus loin. Le collège unique a rené il y a plus de mérite. Donc il y a plus d'hérarchie, il y a plus de mérite. Et la trème étape, c'est Jospin. Ça, je m'en souviens très très bien. Il est arabe. Jospin. L'école devient un lieu de vie. ou là
c'est le pédagogisme. L'école dit Jospin, un homme très intelligent qui a une femme académicienne donc il sait ce qu'il dit. Apprendre à apprendre. Donc en fait on apprend à apprendre. Euh, autant dire que c'est la fin du mérite. Donc en fait, on a la fin de la hiérarchie, on a la fin du mérite, la fin de toute sélection et la 4è étape, c'est la démocratie interne. C'est qu'on dit aux élèves, "Bon, allez, pendant 3 jours, on s'arrête, on discute de quoi ? On discute du salpêtre, on discute de la climatisation, on dispute des gouttières.
Euh puis après on reprendra les cours lundi. Bon, c'est une déchéance, c'est un état en faillite et ça me rappelle quelque chose, c'est ça me revient là, c'est Atal, ministre de l'éducation nationale. Un jour, il fait une conférence de presse et il dit voilà, j'ai trouvé la solution pour les les violences internes à à l'école, le harcèlement et cetera, c'est les cours d'empathie. Alors, j'ai cherché à comprendre ce que ça voulait dire les cours d'empathie. Et il a expliqué, il a expliqué, je cite, il a dit, "C'est pour une meilleure
gestion des émotions et pour une socialisation de l'autre par rapport à son vécu textuellement." Bon. Bon, donc là, je me suis dit, on est mal barré. Est-ce aussi, puisqu'on parle de la faillite de l'État, une dérive de la société de notre société ? Philippe de Villier. Bah, la société française, elle est euh euh en chemin vers l'illétrisme. Alors, on a là une révolte qui est une révolte des îles lettrées. L'ilétrice, c'est quand on n plus les mots et que donc on remplace les mots
par la violence. Toute cette violence est la marque d'unisme galopant. Et d'ailleurs, il y a une chose qui m'a beaucoup frappé. J'ai fait un exercice hier et c'est drôle parce que j'ai j'ai constaté que Michel Onf, mon ami Michel Onfay, un esprit extrêmement brillant et et percutant, performant, perforant même. Euh, il a fait le même exercice sans sans se concerter, c'est j'ai comparé les slogans mai 68 et les slogans d'aujourd'hui. Et là, on voit le décalage. Pourquoi ? Parce que moi moi je bachelier 68 donc j'ai eu mon bac dans une pochette surprise mais j'appartenais encore à une génération
qui avait reçu les humanités et cetera et donc les secondes 68 ils avaient une certaine allure. Il est interdit d'interdire je me souviens quand je suis arrivé à la fac de droit la jaunolière en première année il y avait une une pancarte qui était restée là. Si tu veux avoir des contacts avec les jeunes, engage-toi dans les CRS. Bon, il y avait quand même de de l'humour, il y avait l'esprit français encore. Et là maintenant, vous regardez les les pancart euh il y a pas d'orthographe, c'est il y a pas une seule pancarte qui est écrite en français et puis ça veut rien dire quoi. On sent que c'est une école complètement dévaluée mais ça va plus
loin que ça. Il y a plus de langage. Or le langage c'est quoi en fait quand on y réfléchit ? Le langage, c'est le plénit potentiel de la paix civile. C'est-à-dire que si vous remplacez euh si vous avez pas pour habiller les conflits, pour habiller les humeurs des mots, vous avez la violence, vous avez les coups de point et ensuite, je vais plus loin, le langage, c'est la voix d'accès royal à toutes les richesses intérieures de notre littérature. Je pense souvent à José Maria de Heredia qui dit "Je suis entré en France par la
porte de la langue côté cœur et donc on peut devenir cousin germain entre français de désir et français de souche par la langue à condition qu'on apprenne la langue à condition qu'on transmette la langue. Or qu'est-ce qu'on fait les ministres ? les h ministres successifs sauf Blanca mais ceux qui ont succédé à Blanca notamment l'inarable Papend qu'est-ce qu'ils ont fait une seule préoccupation l'éducation sexuelle à l'école pour que on permette à un enfant maternel de se poser la question-je
né dans le mauvais corps ? Voilà ce qu'on fait les ministres successifs de l'éducation nationale, l'éducation sexuelle à l'école. Ça c'était vraiment pour eux une préoccupation majeure. Et j'ajoute, je crois que non seulement on va vers l'illérisme qui gagne les élites euh mais euh on est dans une société en voie de liqu faction. C'est-à-dire qu'en fait nos élites ne sont plus capables de restituer, de transmettre le récit fondateur. Et là, je vais à nouveau citer Peggy parce qu'il a tout dit et vous rendez compte cit au début du
siècle du 20e siècle. Il dit quand une société ne peut plus enseigner, c'est qu'elle ne peut plus s'enseigner. c'est qu'elle a honte, c'est qu'elle n'est plus capable de s'aimer, de s'estimer. Voilà le mal de la société moderne Peggy dans les années 1910 avant de mourir au front en 14. Et moi ce que j'ajoute, c'est la chose suivante. On ne peut pas avoir une instruction solide dans une société liquide. Et la société liquide, elle vient elle vient d'où ? Elle vient de M 68. Ce sont les pertes spirituelles des gamins qui sont dans la rue aujourd'hui. M 68. Euh pourquoi ? Parce qu'en mai 68, on a eu la conjonction des bourgeois et des bohèmes et ils ont fabriqué ensemble le double libéralisme, le libre échangisme mondialisé et le libre échangisme sociétal. C'est-à-dire en fait c'est no bordur nos limites. Pas de limite économique donc la mondialisation heureuse sans frontière et pas de limite sociétale. Et le no border no limite a produit l'illimitation marchande. La marchandisation du désir.
Et la marchandisation du désir elle a anéanti toute forme de frontière. Or, une société peut pas vivre sans frontière. Je parle là de la frontière non pas physique, non pas seulement physique, mais anthropologique. C'est la frontière entre les sexes à cause de la théorie du genre, la frontière entre la vie et la mort avec l'euthanasie, la frontière entre l'animal et l'homme puisque désormais l'animal est devenu un sujet de droit. Pendant que l'embryon est un objet d'expérimentation. Quand j'ai perdu mon chat, j'ai eu une lettre du vétérinaire qui m'a adressé ses condoléances.
Voilà. Et en fait, on incinère notre civilisation et on ensevelit des chats avec une petite pierre tombale. On l'aimait bien mon Robinçon. Il s'appelait Robinçon. Voilà. Et enfin la frontière à venir, la frontière qui va sauter, la prochaine qui va sauter, c'est la frontière entre l'homme et le robot. l'homme proté avec le transhumanisme. C'est-à-dire qu'en fait, on est en train de tenter de vivre dans une dissociété diversitaire, une désaffiliation avec un élève qui euh va tenter de vivre sans avoir reçu
la mémoire vivante du dépôt millénaire. Et donc l'école d'aujourd'hui, si vous me demandez de la qualifier, je vous répondrai aussi après avoir réfléchi cet après-midi. C'est la fabrique de l'homme de sable. Je veux qu'on reste sur les jeunesses qui se mobilisent aujourd'hui. Vous souhaitez vous arrêter sur la sociologie des des manifestants qui participent au blocus mais également à la casse Philippe Deviler à travers deux théâtres différents. L'un vous le connaissez puisque vous étiez dans les bancs de cette école. Science Po la rue Saint-Guillaume qui a quand même manifesté avec des députés la France insoumise, il faut pas l'oublier cette semaine mais également dans les quartiers où pourtant la plupart d'entre eux était placé en zone d'éducation
prioritaire. Regardez ces deux séquences
doucement.
Jeffro le jeune. Alors ch vous l'avez déjà dit mais pensez-vous qu'il existe avec les images qu'on a vu de jeunesses aujourd'hui en France ? Alors là, on a deux jeunesses qui euh qui pratiquent la convergence des luttes, si vous me passez cette expression. Et c'est très étonnant. On a le Wistan et l'islamistan. En fait, on a les beaux quartiers et les quartiers tout courts. On a le Scor Renoire et le 93 ensemble. C'est qu'on a la rue Saint- Guillaume et la rue arabe pour prendre une expression qui je crois est de Mélenchon. C'était son rêve, la convergence de la rue Saint-Gillaume et de la rue arabe. C'estd qu'en fait c'est la la bourgeoisie des beaux quartiers
euh et puis les banlieux, les racailles, les narcos et cetera. En fait ces deux jeunesses, on pourrait les qualifier ainsi. Il y a la jeunesse sans avenir et la jeunesse sans passé. La jeunesse sans avenir, c'est une jeunesse bourgeoise qui est victime de ce qu'elle a réclamé depuis 30 ans. C'était à la fin de la sélection au nom de l'égalitarisme, la fin de de toute forme d'émulation. Qu'est-ce que ça donne cette jeunesse sans avenir ? Ça donne un bac pour tout
le monde. Ça veut dire que l'absence de sélection au bac prépare un lumpen prolétariat des fac. Puis ensuite l'absence d'orientation dans les facen proletariat du marché du travail. Or, nous sommes face à trois phénomènes. Inédit, que la jeunesse sans avenir sans pressant. Premier phénomène, l'État et le patronat ont choisi la préférence étrangère. C'estàd qu'en fait, ils veulent des migrants, ils veulent recruter des migrants parce que c'est moins cher,
parce que c'est moins exigeant. Et donc on en est plus au plombier polonais de 2005, on en est au plombier gané. On fait venir les médecins bénéinois, on fait venir 210000 étudiants étrangers qui ensuite prennent les postes. On fait venir évidemment les migrants régularisés pour devenir les les livreurs de sushi en scooter à l'avenue Foche. Et donc petit à petit les places sont prises. C'estàd que le le maintenant quand le le soudeur sonne à votre porte, c'est un un soudeur ivoirien. Et donc ça c'est le premier phénomène, c'est en fait tous les travaux manuels
sont occupés maintenant par les migrants, ils seront davantage demain parce qu'en fait l'éducation nationale a méprisé toutes les formations techniques et toutes les familles se sont dit non moi je veux des études supérieures. Donc je veux que mon fils soit sociologue plutôt qu'ingénieur. Bon, il y a trop de sociologues. Il y a un seul sociologue qui a un vrai travail, il est sur ses news, c'est Mathieu Becoté. C'est le seul que je comprenne d'ailleurs et qui est un homme remarquable. Euh en plus, il a gagné son référendum au Québec. Je fais une petite parenthèse, c'est ça s'appelle un spot. Non, son élection, pas son référendum, encore crois. C'était une élection. C'était l'élection. Oui oui, j'anticipe.
Attention, attention. Oui. Donc et le 3è phénomène euh le 2e phénomène c'est que c'est la surproduction, la surpopulation des élites. C'est d'ailleurs entre l'offre des travaux à venir et la surpopulation des des diplômé, il y a enfin ce qui est à venir c'est l'IA, l'intelligence artificielle qui va être pour les coles blanc ce que la machine à vapeur a été pour l'école bleue. Mais euh allons plus loin. cette jeunesse sans avenir qui descend dans la rue, qui est angoissée,
qui paye ce qu'elle a voulu, ce qu'on a voulu, ce que tout le monde a voulu, c'està-dire l'absence totale de sélection et d'orientation. Euh, elle est confrontée à une autre jeunesse qui est une jeunesse sans passé. C'est la jeunesse des affiliées des banlieux qui ne sait pas d'où elle vient. La jeunesse des affiliées des banlieux, il faut la plaindre. Pourquoi ? Parce que elle elle est déracinée deux fois. Elle est déracinée d'ici parce qu'elle sait pas ce qu'elle fait ici. On lui dit rien sur la France ou plutôt on lui apprend à détester la France et en même temps, elle a coupé ses liens. Elle est amputée. L'immigration est un crime en fait, un crime d'ampation. Elle est amputée de son imaginaire d'enfance.
Ça me rappelle un ami euh qui se reconnaîtra parce qu'il est toujours vivant et et bien vivant. Il s'appelle Béber. il est euh euh bûcheron et il me disait un jour "Mon petit gars, mon petit Philippe, faut pas couper un arbre à sève montante." Et je repense à ça tout le temps à propos de ces jeunes en disant "On a on les on les on les a coupé à sève montante de leur imaginaire d'enfance. Et quand vous et quand vous coupez un arbre à sève montante, il pourrit dit Béber." Il a raison. Et là en fait quand on coupe un jeune de son imaginaire d'enfance, de tout ce qui a constitué sa vie, sa première vie avant d'arriver,
euh et bien il il se retourne vers ce que Mathieu Bocoté a appelé les appartenances primordiales et et ça donne les ordres des racinement et ça donne les ordres du ressentiment. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce qu'on lui propose à ce jeune-là ? Réfléchissons un instant. euh quit à être iconoclaste par rapport au système et à ceux qui l'occupent et à ceux qui le produisent tous les jours et qui le protègent tous les jours. On lui propose quoi ? On lui propose de la laïcité alors que souvent il est musulman. Et donc la laïcité pour lui c'est quoi ? C'est le vide spirituel. C'est la
métaphysique du néant. Vous croyez que ça va le satisfaire ? Et ensuite qu'est-ce qu'on lui propose mieux que ça ? Les valeurs de la République, c'est un code valeur de la République, c'est un code froid, de plus en plus froid parce que la République, ils l'ont liquidé avec Mastrich. Les valeurs de la République, c'est un code, c'est pas un embrasement. Et vous arrêtez pas une lame de feu avec euh un code, un code de la route. Alors, ces deux jeunesses, la jeunesse sans avenir, la jeunesse bourgeoise, la jeunesse des quartiers, la jeunesse sans passé, elle se retrouve ensemble euh
dans une convergence intéressante à observer. La jeunesse bourgeoise en fait se tourne vers la révolution parce que de toute façon la révolution a toujours été une révolution bourgeoise, la révolution de 89, une révolution de la bourgeoisie. Et donc euh il se déguise en en garde-ouge en en culotte. Euh et ils reprennent la phrase de Carrier. J'ai vu ça cette semaine. Euh nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. Donc voilà pour la jeunesse bourgeoise. Et l'autre jeunesse, bah c'est la revanche post-coloniale.
C'est la revanche pour décoloniser la France accusée d'avoir colonisé l'Afrique. Et donc ces deux démarches, la passion révolutionnaire et la passion anticoloniale forment un précipité caille boteux qui est extrêmement dangereux puisque en fait on n plus du tout du tout dans les histoires de gouttière et de salpêtre. On est là dans la meute, les émeutes et le barbaricom. Et justement, Philippe Devilier, vous souhaitez répondre à la tribune de Gill William Golnadel dans les colonnes du Figaro cette semaine, l'école est devenue le laboratoire d'une guerre civile de pâte intensité, dit-il. Cette guerre civile en deux mots qui commence n'est pas encore une guerre
civile en un mot, mais nous en sommes tout prêts en ce mauvais temps de faillite économique, financière, industrielle, démographique, politique et morale dans l'ordre que l'on voudra partagez-vous Philippe Devillier cette appréciation ou plutôt cette anticipation ? Oui, je trouve que la formule est juste. La formule de William Goldnadel est juste. Euh je dirais même, c'est un laboratoire d'une guerre civile de basse intensité. Je dis laboratoire parce que je pense à Mélenchon. Il teste en fait, il teste la société Mélenchon en ce moment. Il teste pour voir entre les deux tours ou après le deuxème tour ce que pourrait être un
apocalypse insurrectionnel. Alors en fait euh pour expliciter ce ce papier de William Gonadell, je dirais deux choses. La première c'est que on voit que c'est une guerre parce que dans une guerre, il y a des blessés. Là il y a beaucoup de blessés. 800 blessés chez les policiers. Donc c'est pas rien. Ensuite c'est une guerre parce que les guerriers d'en face c'est les émettiers considèrent la police comme une bande rivale. C'est que c'est une guerre de conquête territoriale. On fait brûler les endroits dont on est un fait propriétaire. Donc on fait ce que veut comme Néron qui fait brûler Rome parce que c'est le patron.
C'est une guerre de conquête territoriale et donc la la police c'est une force d'occupation en fait. C'est comme ça qu'il parle entre eux et c'est une guerre avec des armes de guerre parce qu'ils ont des mortiers. Les mortiers ça peut faire très mal, ça peut blesser, ça peut tuer. Mais je vais plus loin. Moi, il y a une chose qui m'a beaucoup frappé. Je sais pas si on a l'image, Elliotte, mais euh si on l'a, je bien qu'on la montre. C'est Elias Dimzalen. H alors ça dit rien à beaucoup de téléspectateurs et auditeurs. On la voit à l'image là. Comment on la voit à l'image ? Et là on le voit, on l'aperçoit là. Alors c'est c'est qui ce monsieur ? C'est quelqu'un d'important. C'est un
influenceur, c'est un c'est un homme qui est très très écouté dans les milieux islamistes chez les frères musulmans et qui avait euh l'année dernière en septembre 2024 euh place de la nation fair de ma part avait appelé les manifestants à déclencher en France l'intifada. Il avait dit est-ce qu'on est capable de déclencher l'intifala à Paris dans nos banlieux et dans nos quartiers ? Et en fait, il plaque sur euh les émeutes euh l'intiffada palestinienne. Et en fait, qu'est-ce qu'on voit tous
les jours ? On voit une guerre en surfond d'Intifada avec la guerre des pierres. On retrouve les pierres, on retrouve l'idée des pierres qu'on jette sur les policiers. Et donc c'est très grave parce que cette euh cette guerria urbaine n'est plus du tout du tout du tout euh une émeute qui rappelle celle de 2005. On est dans quelque chose de différent, on le sent bien, quelque chose qui qui tourne vinaigre. Et d'ailleurs, monsieur Dimalen avait été condamné par la justice pour incitation reconnu coupable de provocation à la haine notamment pour ses propos et ses appels à l'intifada et on le retrouve
aujourd'hui dans les manifestations. Euh vous souhaitez régir également parce que ces émeutes Philippe Devilier ont été ont été relayés dans le monde entier et font réagir la classe dirigeante de ce monde. Le président américain en en personne s'est fendu d'un message sur son réseau social True Social. Il dit quoi ? Il dit "Ce qui se passe en France n'est rien d'autre qu'une immigration de masse hors de contrôle. Il ne s'agit pas des écoles. Il s'agit de l'islam qui veut s'emparer d'un pays autrefois grand." Geoffroid le jeune. Alors Philippe, est-ce qu'il a raison ou est-ce qu'il a tort Donald Trump ? Il a raison. Il y a une chose qui me frappe, je vous l'ai dit avant d'entrer en studio,
j'ai cherché une voix en Europe pour commenter ce qu'il a dit. Aucune. Ça veut dire qu'on est déjà devenu des dimis. La dimitude, la diminution capitis, on a peur. Tout le monde a peur. Donc on commande pas. Mais sous cap, j'ai croisé deux hommes politiques en arrivant sous cap. Ils m'ont dit bah oui, Trump a raison. Alors qu'est-ce qu'il a dit ? Immigration massive, islamisation. Immigration massive, on fait rentrer 500000 personnes par an, 500000 titres de séjour avec l'asile et cetera. Euh,
il y a un chiffre qui est frappant. Et à 10 ans, il y avait 5000 afghans en France. C'est Dominique Rier qui a donné ce chiffre. Je m'en souviens très bien. Aujourd'hui 100000 au point que la France est en train de négocier avec les talibans pour une ambassade pour pouvoir régler le problème parce qu'ils arrivent de plus en plus nombreux. Donc il y a une immigration invasive en France. C'est incontestable. Ça se voit le une nuu. Deuxièmement, la question de l'islam. Alors, il suffit de regarder de regarder les images. Premièrement, les drapeaux.
On a peu de drapeaux français, si loin qu'on puisse dire. Par contre, on voit des drapeaux algériens, drapeaux marocains, drapeaux turcs et drapeau palestiniens. Ensuite, les nouveaux héros de la jeunesse, ça me frappe beaucoup. C'est c'est plus un autre bergerac,
l'esprit qui souffle sur la carcasse qui tremble. Non, c'est Mohamed Mera Abdestlam, c'est-à-dire en fait l'attentate. Bataclan, euh le terrorisme en vendait territoire que je connais bien à Soulan, commune que je connais bien. Dans l'église de Soulan, il y a eu une profanation avec des petites jeunes filles notamment des petits jeunes gens vendemment. Ça veut dire quoi ? Et pareil à Bejanci des lycéens qui chantent en rap un hymne à Mohammed Mera et et à Abdlam. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait il y a une infusion d'une culture qui n'a pas les mêmes drames que nous, les mêmes larmes que nous, les mêmes saints que nous, les mêmes héros que nous. C'estàd qu'on est en train de changer d'imaginaire et ça c'est très grave. Ensuite euh vous avez vu, il y a eu un article dans le point hier très frappant disant que la chaîne Alzira, le Qatar, les associations musulmanes euh fédèrent
et infuse le mouvement. L'article du point est quand même frappant. Le point, c'est un journal sérieux. C'est une enquête avec une journaliste qui a enquêté Nabuse. Voilà. Ensuite, vous avez peut-être vu quelque chose la semaine dernière qui est passé presque inaperçu. L'Iran a fait un communiqué pour soutenir les émettiers contre la police française, contre l'État français. Il y a même le ministre le Vergène du pauvre qui est intervenu barre le ministre des affaires des transferts qui a convoqué le chargé d'affair oui et qui a dit ah bah non c'est pas bien quand même. C'est sauf que on voit pas une chose c'est pourquoi l'Iran s'en mèle là ? Ah bon ? Mais ça
veut dire que s'il y avait pas quelque chose de d'islamique derrière tout ça, ils auraient aucune raison de s'emmêler l'Iran. Et ensuite et ensuite ce risu, il y a l'imam caché pour parler comme les chites. L'imam caché c'est Mélenchon. Mélenchon euh c'est quand même l'inventeur de l'islam gauchisme. C'est Tagev qui a utilisé ce mot pour la première fois. Mais l'islam gauchisme s'est déroulé en trois étapes. Euh, il y a eu d'abord euh l'altermondialisme avec Chris Herman, le poète et le prolétariat. C'est la première étape. C'est comme ça qu'ils ont infiltré
l'université française. Puis la deuxième étape, c'est le concept d'islamophobie utilisé pour fixer au sol toute personne qui critique l'islam. Restez tranquille les amis, sinon vous allez être condamné par la justice. Et 3è 3è étape l'islamo wokisme. Et là en fait Mélenchon c'est le patron et la preuve que c'est le patron. Euh il y a eu une excellente émission sur 100 % politique il y a il y a 2 jours où il était question et ils ont très bien vu ça des brassards. C'estàd que Mélenchon a expliqué il y a de jours qu'il fallait désormais que les
parents portent des brassards. Mais en fait c'est le système qui existait en Allemagne les brassards. On met des brassards pour former une milice d'interposition entre les manifestant et la police. On est là sur la voie d'une milice qui rappelle ce que Richy Tribo avait souhaité, c'est-à-dire la constitution de brigade d'autodéfense populaire exactement à la manière des corps francs qui ont fait peur aux Allemands et qui ont permis l'arrivée d'Hitler au pouvoir en Allemagne. Donc oui, il y a un
problème islamique derrière tout ça. Il y a un problème de l'Islamistan duistan et il y a un problème qui domine tout cela, c'est Mélenchon, le grand prêtre. Mélenchon a changé de dévotion. Il était enfant de cœur, il me l'a raconté, il vidait les burettes et et euh maintenant il cherche une nouvelle prosternation. À un moment donné, c'était neuf le château, le modèle iranien. Maintenant euh et bien la nouvelle prostination c'est euh l'islam. Venons-on à Philippe Devilier au président de la République qui a demandé à Laurent Nouz de suspendre l'utilisation des grenades assourdissante pour nos forces de
l'ordre sur le terrain. Selon nos coup frères du Parisien, on apprenait même cette semaine qu'Emmanuel Macron était furieux, furax le président de la République. Il a beaucoup gueulé ces derniers jours parce qu'il considère que la réponse policière était trop dure, sans empathie. Un certain Rebabel lui a répondu au micro de Pascal pro sur europein. Je vous propose de l'écouter. Je pense que la France euh elle en train de s'effondrer. Moi, j'arrive pas à accepter ça parce que 715 forces de l'ordre blessé parce que c'est cette personne ces personnes tiennent ce genre de propos. Mais je pense qu'en fait c'est le but au final. Mais ils vont peut-être y arriver parce que je vais vous dire une chose Pascal, s'il y en a un dans nos rang qui tombe, on lâchera. On lâchera les boucliers, on
lâchera tout et on laissera tout brûler à mon avis. Et c'est et c'est ce qui me Mais non mais un moment non mais attendez Pascal vous me faites comme ça mais c'est le discours qu' tiennent les collègues. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il a juste un moment où faut que ça s'arrête même pour vous je je je ne vous engage pas forcément à à dire cela parce que vous pourriez non je suis désolé s'il y a un flic qui reste on l'acceptera pas parce que ça fait des années qu'on le dit et il y a zéro anticipation il y a au zé reconnaissance le jeune considérez-vous qu'Emmanuel Macron a trahi les policiers ? Oui, il a trahi les policiers parce que il a
il a fait un geste qui était odieux. Il y a il y a 800 blessés. Et donc vous imaginez les familles de ces blessés qui entendent le président de la République qui dit sont qui qui regrettent. Alors, il a de l'empathie pour les les émettiers mais pas pour les policiers. Or, c'est quand même le chef chef de la tribu. C'est le chef de la police. C'est le le patron du régalien par excellence. Mais moi, je suis pas étonné parce que vous vous souvenez en 2023 comment il avait lâché le policier au moment de l'affaire Naël et il avait dit "C'est une faute inexcusable, c'est scandaleux, c'est un
crime et cetera. Il a il s'était fait justicier au pilori et il prend un grand risque. Le risque c'est la rupture de la légence. Ce qu'a dit Ra Bellage tout à l'heure avec intelligence et beaucoup de courage la rupture de laégence parce qu'il y a un moment donné les policiers peuvent tomber le casque. C'est comme ça qu' a fini la 4e République la manifestation du 13 mars 58. 2 mois après c'était fini. Euh donc vis-à-vis de la police, c'est odieux et vis-à-vis du peuple français, c'est nul. Pourquoi ? Parce que c'est le désarmement de la police, parce que c'est l'abdation devant Mélenchon. En fait, c'est Mélenchon qui triomphe. Et
parce que c'est un signal très très grave, un signal prémonitoire très grave parce que ça veut dire que en désarmant la police, on la rend plus vulnérable et donc on encourage ceux qui veulent en finir avec la police. Or, le problème majeur aujourd'hui qu'Emmanuel Macron devrait connaître et résoudre, c'est le problème de la légitime défense des policiers. Parce que un policier quand il part de chez lui le matin, il sait qu'il prend trois risques. Le risque de donner la mort parce qu'à ce moment-là, il va finir en garde à vue, même si c'est pour se défendre. Le risque euh de perdre la vie parce que il peut pas se défendre,
parce qu'il a plus de grenade euh assourdissante et cetera. Et enfin le troisème risque, c'est le risque de perdre son boulot parce que avec l'IGPN, il risque d'être licencié. Voilà. Et donc en fait le policier vit avec un risque que aucun métier ne porte en lui-même. Et moi, je dis euh aux policiers, je vous admire, vous êtes magnifique. Quand vous avancez euh enfin moi je suis fils d'officier, frère d'officier, une famille de militaire. Euh voilà, ces gens-là payent un pot du sang. Philippe Devil, voilà ce qu'on pouvait dire sur les émeutes. L'autre événement,
il est littéraire et on l'avait un peu abordé la semaine dernière mais très brièvement. Cette fois-ci, il est dans tous les kiosques. Philippe Devilier, résurrection, le retour de la France éternel. Dans cet ouvrage qui est le nouveau livre Bestcellaire aux éditions Fillard, vous racontez que la France millénaire est entrée en dormission. Que voulez-vous dire par là ? Je veux dire par là que la France millénaire était portée jusqu'à ces temps-ci par des pierres d'angles qui ont cédé.
La première paire d'angle c'était l'idée du temps long. On avait un état du temps long avec le double lien entre le pouvoir et le sacré pour favoriser une obéissance d'assentiment entre le pouvoir et la famille pour favoriser une lutte constante contre le caprice, l'argent ou l'intrigue. Tout ça a disparu. On avait une société du temps long. La société était une famille de famille qui n'est pas née de l'État. Elle est née avant l'État et donc qui elle échappait à ce qu'on appelle aujourd'hui l'état léviatan.
Et elle vivait à l'abri des provinces privaté les guesses. Et puis il y avait une diplomatie du temps long qui a été formalisée par Richelieu. C'est la lutte contre toute forme d'empire universel et l'international. Or aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a ? On a un état du temps court, on a une société de l'instant et on a une diplomatie du caprice. Ensuite, le deuxè la deuxième pierre d'angle, c'était la matrice anthropologique. Il y a un philosophe italien qui s'appelle Vico qui a dit récemment une chose très juste. Toutes les sociétés, toutes les nations, qu'elles soient barbares ou civilisées, ont pratiqué la
religion, une religion. On pratiquait le mariage pour la natalité, pour l'avenir par les enfants et ont pratiquer l'ensevelissement. Aujourd'hui, c'est c'est ces trois éléments ont disparu puisque on préfère à 60 % en France à l'inumation, la crémation. Il y a plus de mariage, il y a plus de natalité. No kid, je fais ce que je veux de mon corps et euh il y a plus de religion ou presque plus. En tout cas, la religion n'est plus structurante. Et puis le dernier élément, c'était le récit fondateur. C'est la première fois dans l'histoire
des hommes. C'est la première fois dans l'histoire des civilisations que un pays tente de vivre sans récit fondateur. Le récit fondateur, il a été tué trois fois par l'école des anales en 1920 qui a préféré la statistique à l'épopée. Il a été tué ensuite par les marxistes à partir de 1945. Et enfin dernier coup René Ab c'est devenu une discipline d'éveil l'histoire est devenue une discipline d'éveil et c'est Juscard qui le 27 mai 1974 je m'en souviens très bien parce que j'ai parlé avec lui je raconte ça dans mon livre je lui dis pourquoi vous avez dit le 27 mai 1974 aujourd'hui vient le temps de la pêche blanche c'est quoi la page blanche il dit on va tout refaire en fait il pensait à l'Europe et donc en fait la page blanche
ça veut dire qu'il y a plus de récit fondateur à transmettre. Voilà. Et euh il est évident que à partir du moment où il y a plus l'idée du temps long, la matrice anthropologique et euh le récit fondateur, le pays s'écroule puisque il y a plus de lien social. J'offre le jeune. Philippe, vous avez un autre chapitre avec une autre question. Attendez, je quelque chose qui qui m'a beaucoup frappé que je raconte dans mon livre, c'est le le 30 janvier 1806, le marquis de Sabad
rédige son testament et il ajoute une précaution particulière, inouie à l'époque. Il veut il dit qu'il veut être enterré sans cérémonie. dans un ta et sans pierre tombale. En fait, on bascule d'un monde à l'autre. C'est-à-dire qu'on ne cherche plus à reposer mais à disparaître, à s'effacer. Or, toute société est une mise en perspective. Quand il y a plus la mise en perspective, il y a plus la société. Pardon ? Alors, vous demandez dans votre livre si la Nouvelle-Fance n'est pas en train de de tabular raser l'ancienne France. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait euh le concept de
Nouvelle-Fance que j'ai étudié euh en long et en large euh longuement depuis plusieurs mois, le concept de Nouvelle France est est euh a un point d'aboutissement avec un système cohérent qui repose sur une philosophie de l'homme, philosophie de l'histoire et une stratégie. La philosophie de l'homme, c'est euh c'est l'idée que on est sur trois négo trois négations solidaires. Euh d'abord, il n'y a pas de nature humaine fixe. Ensuite, il n'y a pas de d'identité nationale substantielle
et enfin il n'y a pas de culture légitime à transmettre. Ensuite, philosophie de l'histoire. philosophie de l'histoire qui qui s'appuie sur le capitalisme comme agent nécessaire dissolvant. Euh depuis 58 dit Mélenchon, le capitalisme a fait son travail puisque il a apporté la migration massive, l'individualisation massive et la métropolisation massive. Il a fait son travail parce qu'il a fabriqué un nouveau peuple jeune, métissé, interconnecté, déraciné et cetera. Il a fait son travail parce que il a coupé l'homme contemporain de ses h de de tous
ces liens euh ses appartenances, appartenances locales, nationales et morales. Et enfin la stratégie c'est la créolisation. C'est ce que propose Mélenchon, c'est la créolisation de la France par le mélangisme invasif. Il il va chercher ça chez Édouard Glisson, le poète philosophe Martiniquet, qui explique ce qu'a historique des sociétés esclavagistes des Antilles avec des individus qui ont été arrachés à toutes leurs appartences, à toutes leurs attaches et qui ont inventé une nouvelle
culture. Et il dit, c'est ça qu'il faut faire en France parce que en fait il faut faire comme l'esclave antillet qui libéré de ses chaînes s'est libéré de toutes les contraintes culturelles et a inventé une nouvelle culture. C'est ça que propose Mélenchon. Donc c'est la fin de la France. Vous parlez de la fin de la France, mais vous dites également que et vous pressentez et c'est le chien d'Avalanche qui parle que la Nouvelle-Fance va succomber dans cet ouvrage absolument passionnant que la Nouvelle-Fance va succomber à ses contradictions. Qu'est-ce que ça veut dire Philippe Deviler ? Elle va succomber à deux contradictions. La première c'est le parasitme de Couvé. J'emprunte le mot euh
de madame Berge Blackler qui a appliqué ça à ce qui s'est passé à Roubet et ensuite elle va succomber à au racisme intersectionnel. Alors, un mot sur le premier point, la première cause mortelle, c'est que en fait euh le parasadisme, le parasitisme de couvé, ça veut dire qu'en fait euh ça ne tiendra pas entre le wisme et l'islamisme. Ça ne tiendra pas parce que il se passera en France ce qui s'est passé en Iran. En Iran, il y a eu le parti Touda qui a accompagné Comédie. parti toutest et le parti communiste prooviétique
et ils étaient comme ça main dans la main, ils sont arrivés au pouvoir et quelques jours après Coménie les a liquidé, il les a pendu et c'est ce qui se passera parce que entre l'islam et le petit mélanchon, l'enfant de cœur, il y a il y a pas de discussion possible à terme, il sera liquidé parce que l'islam c'est une religion forte et que que et que le mot qui se rien du tout en fait. Et puis la deuxième raison, la deuxième cause mortelle, on la trouve dans une expression utilisée par Rimaassan qui s'est adressé à Mathilde Panu en disant le temps du porte-parola est fini. Ça veut dire qu'en fait, on le sent déjà Bakayoko qui qui place ses pions euh derrière Mélenchon et là il y a ce
qu'ils appellent entre eux les racisés et les racistes. Et vous savez l'expression de Mélenchon quand il dit tout blanc, tout moche, ça pourrait bien s'appliquer à lui et à ses amis à l'intérieur même de la Nouvelle-Fance. En d'autres termes, la Nouvelle-Fance sucombera au conflits intersectionnel entre les racisés et les racistes. Il nous reste quelques minutes Philippe Déviller. 6 minutes exactement et je veux vraiment qu'on arrive à à vous poser les deux dernières questions. Dernière question sur le livre Philippe Devilier. Alors on s'est moqué de vous un peu Philippe avec Elliot ces dernières semaines parce que optimiste parce que voilà vous avez une note optimiste dans ce livre et vous annoncez le retour de la France éternelle. Alors qu'est-ce pourquoi ?
Parce qu'il va y avoir un retour à la vie. Et le retour à la vie, il va passer par la fin de l'éclipse de la conscience nationale. La fin de cette éclipse, ça veut dire le retour de l'intérêt national. L'intérêt national, ça veut dire la sécurité nationale, la frontière, la remigration et cetera. L'intérêt national, ça veut dire réserver l'argent des Français pour les Français. Donc l'Ukraine, c'est pas la France, désolé. L'intérêt national, ça veut dire
garantir une paysannerie prospère. L'international, ça veut dire le blé, les légumes, les fruits de France et non pas la volaille ukrainienne ou la groschimie du mercour qui empoisonne nos assiettes. L'intérêt national, ça veut dire préserver l'industrie française pour que la France ne devienne pas une colonie technologique américaine ou industrielle chinoise. L'intérêt national passe par l'indépendance nationale qui passe par le retour de la souveraineté. Et c'est ça qui va se produire. Le l'incident franco-allemand sur le char du futur, il faut le suivre de très près. C'est ça y est, le couple franco-allemand fait chambre à barre. Et ça c'est mauvais signe parce que c'est
toute toute l'Europe qui va décamper. L'intérêt national, ça veut dire que il faut refaire de la France un espace de production et non pas un marché de consommateur. Ça c'est la première chose. Ensuite le retour de la vie, c'est le retour de la civilisation française avec une société qui respire, c'est-à-dire avec des prélèvements qui tombent à 40 %. Une société qui respire, c'est-à-dire qu'on refait des tissus conjonctifs, des capillarités créatives, une société qui échappe à l'état léviatant. Et enfin, un récit fondateur qui retrouve cette idée que la France est un rêve tramé dans l'étoffre des songes. Et ce que je vous dis, c'est la
chose suivante. Ne vous inquiétez pas, la France est un vieux pays, un très vieux pays, un pays spirituel, un pays métaphysique qui n'est pas simplement une enveloppe physique mais qui tient un mystère de continuité. les vieux pays. Quand un pays est très vieux, il va chercher euh dans le miroir de ses anciennes sagesses une force insoupçonnable pour se relever. Et je le sens physiquement cet énigme des des sédimentations invisibles qui sont des recharges d'énergie et qui font qu'en chaque petit français sommeil, survie, vie, murmure, un français
millénaire qui entretient le courage et les anciennes filiations. Et voici que bientôt se lèvera le français des Hafs mémorial et parce que on a commencé sur les émeutes, on va terminer sur les émeutes et justement cette France éternelle peut-être qu'elle en est une porte-parole et vous souhaitez vous adresser à au jeunes lycéens. Je vais vous parler d'une personnalité publique de 22 ans. S'appelle Louise d'Aragon. Elle euh elle d'Arangon, elle elle est déléguée national de l'Uni et euh elle a porté une parole qui n'était pas ou peu entendu dans les médias ces dernières
années lorsqu'il y avait des émeutes, lorsque les policiers étaient attaqués et elle a peut-être dit tout haut ce que des dizaines de millions de Français pensent tout bas. Écoutez Louise, vous dites que je souffle un peu sur les braises en attendant moi, j'asperche pas mes professeurs d'essence. Voilà. Donc, mais très bien pour vous. Très bien. Et vous déresponsabiliser ce qu'ils font en disant "Mais on sait pas ce qui s'est passé, qu'est-ce qu'ils ont vécu. Rien ne justifie d'asperger son prof d'essence." C'est clair et net. Vous me traitez d'égoïste mais en fait vous êtes une minorité extrêmement bruyante. Il y a beaucoup plus de lycéens qui ont simplement envie d'étudier et qui n'ont pas envie d'être bloqués qui pourtant porte vos revendications. Mais vous vous
sentez tellement puissant que vous oubliez même que bloquer des établissements scolaires entiers, c'est illégal. Vous êtes dans l'illégalité la plus totale. Donc arrêtez de nous dire que nous nous ceux qui nous faisons les fervantes défenseurs de l'ordre, on est égoïste parce que nous on défense ceux qui veulent aller travailler, ceux qui croient encore au goût de l'effort, au goût du mérite, au goût de l'excellence que vous leur que vous leur arrachez. Excusez-moi. Là, vous allez me dire "Mais c'est pas grave, on a les courants distantiels." Mais vous qui vous faites encore le porte-parole de la banlieu, comment est-ce qu'ils font en banlieu pour suivre leur cours en distantiel quand ils ont des tout petits appartements qui a tous les petits frères, les petites sœurs ?
Louise Montangon, pardonnez-moi. Ouis. Elle vous surprend Louise ? Non, pas du tout. Mais j'ai imaginé cet été en écrivant ce livre qu'il y aurait des minorités salvatrices. Voilà, on n pas le temps d'en parler mais il y a des Louises qui se lève, voilà, et qui en fait cassent la baraque ou plutôt rétablissent les murs porteurs de la maison. Euh moi, je voudrais euh m'adresser à tous les lycéens et leur dire ceci : "Si vous voulez sauver votre vie et la préparer aux visions larges qui guettent les sagesses enfouiches." Alors
euh, retrouvez et développez en vous l'esprit critique. Ne suivez pas ceux qui se sont toujours trompés. N'écoutez pas les bonenteurs qui ont détruit l'école, son exigence, son excellence. Ne prêtez aucune attention à ces faiseurs de paroles molles, à ces taureaux aux cornes de limçon, à ces demivés aux épaules de serpents qui vous inondent et vous séduisent de leur venin, qui se prennent pour des révolutionnaires et qui en fait recyclent en vous leurs amertumes. Ils vous conduisent à l'abîme. pratiquait apprenait à pratiquer chaque jour
davantage la gratitude à la manière de Camu qui le jour où il reçoit le prix Nobel de littérature prend la plume et écrit une lettre magnifique à son instituteur Louis Germain pour le remercier lui dire sa reconnaissance de ce qu'il a reçu. Et enfin, je leur dirai ceci à tous les lycéens : "Faites grandir en vous la faculté d'émerveillement. Allez chercher la France là où elle existe encore, la France des grandeurs cachées. N'oubliez jamais que la France immeale
est un être vivant et qu'il faut apprendre à voyager en son âme. Résurrection, le retour de la France éternelle, le retour de Philippe Deviler aussi dans les kiosques puisque vous pouvez désormais le découvrir et l'acheter, le lire bien sûr aux éditions Fillard. Philippe Deviler à la semaine prochaine à la semaine prochaine Jeffro le jeune. Merci à la semaine prochaine également et nous on se retrouve chers téléspectateurs dans quelques secondes pour l'heure des pro weekend. à tout de suite.
Philippe de Villiers