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interviewSénat (sur YouTube)· 10 avril 2026 89 min

Fédération des entreprises de charcuterie traiteur (FICT)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de votre présence. Nous recevons ce soir la Fédération des entreprises de charcuterie traiteur donc madame Christiane Lambert présidente. Merci madame de votre présence, monsieur Fabien Castagnier, délégué général et madame Stéphanie Fuiret, responsable des affaires économiques.

Donc encore merci mesdames messieurs. Je vous rappelle les règles de nos commissions d'enquête qui consistent à prêter serment avant d'avoir été entendu. Donc je vais vous demander peut-être d'ouvrir vos micros en vous assurant que voilà et et peut-être l'une après l'autre lever la main droite et dire je le jure je le jure.

Merci madame. Je le jure. Merci.

Je jure. Merci monsieur. Madame pardon.

Est-ce que vous avez par ailleurs d'éventuels liens d'intérêt à communiquer à la commission dans des entreprises ou des pas ? Non, rien de particulier. me concernant non aucun parfait très bien parfait donc nous sommes ravis de de vous recevoir.

Votre fédération représente plus de 300 entreprises je crois he des rentes. Vous allez nous préciser tout ça avec près de 30000 salariés. Vous êtes membre de l'Association nationale de de l'ANIA euh que nous avons donc déjà reçu. [grognement] Euh vous pourrez nous nous rappeler euh quel est votre lien avec la l'interprocine ligne àort puisque je crois qu'il y a eu un peu des je dirais des allers-retours.

Donc nous expliquer ce qui ce qui a motivé cette situation. Euh et puis ben nous sommes particulièrement intéressés à entendre votre analyse sur tout ce qui concerne, je dirais d'une manière globale, la répartition de la valeur de la matière première agricole entre producteur, transformateur et et distributeur d'une part et puis savoir comment vous construisez le prix donc à la fois avec vos producteurs fournisseurs et en même temps avec les distributeurs. Vous nous parlerez aussi des modalités de négociation avec l'amont et la manière dont vous respectez la matière première agricole ainsi que les négociations avec la Val.

Ce qui nous permettra peut-être de mieux analyser, de mieux comprendre comment se font les marges et comment se font les éventuelles péréquations de marges qui sont opérées par la grande distribution. Est-ce qu'elles se font à votre détriment ? et puis enfin votre regard sur l'impact des lois égalimes, je dirais avantage inconvénient.

Voilà, donc je me propose de vous laisser la parole madame Lambert. Je pense que c'est vous qui intervenez pour une dizaine de minutes. Ensuite madame la rapporteur pourra vous poser des questions et puis après avec mes collègues au moment de la commission nous complétrons éventuellement.

Donc vous avez la parole pour une dizaine de minutes. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la présidente, madame la présidente, madame la rapporteur, madame la satrice, je vous remercie pour cette proposition d'audition euh au titre de la ficte la fédération des industries charcuterie traiteurs de France.

Quelques mots. Christian Lamberg, je suis éleveuse de port dans le Mené Loire. J'ai eu l'honneur de présider la FNSA et le COPA et je préside aujourd'hui la FICT, cette fédération qui représente 440 entreprises dont 95 % sont des PME, 75 % d'entre elles comptent même moins de 50 salariés.

Nous sommes une fédération membre de l'ANIA, vous l'avez dit, et nous sions à l'interprofession Porsine au titre de la transformation puisque c'est une interprofession longue où il y a à la fois la génétique, l'alimentation animale, la production, les abatteurs et les transformateurs, les industriels de charcuterie et les charcutiers traiteurs eux-mêmes, mais aussi la grande distribution qui est présente au sein d'INaport. Donc nous sommes une grande famille au sein de l'interprofession. 440 entreprises donc employé en 32000 salariés réalisent 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires dont presque 1 milliard réalisé à l'exportation et cette filière transforme les viandes en charcuterie 82 % de portill en croissance et 5 % de bœuf et de gibier donc ce ne sont pas des multinationales délocalisables, ce sont majoritairement des entreprises prise familiale ancré dans les territoires et qui est d'abord des produits de charcuterie qui font la fierté de nos régions comme la carte qui est afficher ici le montre qui régale les français et que le monde entier nous envie puisque la gastronomie française est très réputée.

La grande distribution est le principal débouché puisqu'elle représente plus plus de 70 % du chiffre d'affaires du secteur. C'est dire si notre dépendance à la grande distribution est forte. Qu'en est-il de la consommation ?

Elle a baissé lors de la crise inflationniste, mais elle repart aujourd'hui à [raclement de gorge] la hausse. Les achats de charcuterie ont ainsi progressé de + 1,2 % en grande surface sur l'ensemble de l'année 2025. Et si l'on ajoute la consommation de viande de porc et de charcuterie à domicile et hors domicile, c'est une augmentation de + 2,7 % en 2025.

Et sur une période plus longue 10 ans, puisque c'est bien de situer en perspective, il y a eu une baisse de 0,1 % seulement sur les 10 dernières années. Ce qui veut dire que les Français sont attachés à la consommation de viande de porc et de charcuterie abordable goûter accessible. Les entreprises de charcuterie ont également fait des efforts, sont responsables et engagés dans de nombreuses démarches de progrès avec des résultats tangibles dont nous sommes fiers.

Depuis 2010, nous affichons de façon volontaire l'origine des viandes et 80 % des références aujourd'hui en rayon de la grande distribution sont d'origine port français, 80 % grande distribution et nous avons une progression de 15 points en 5 ans selon la dernière étude Inapport comme le montre la diapo suivante que nous avons. Non, c'est B là non plus. Celle d'avant avant avant la verte celle qui est verte elles sont pas dans l'ordre vous les avez je crois dans l'ordre dans votre dossier.

Voilà la verte là. Non c'est pas celle-là. Euh bref.

Alors je cite aussi une amélioration nutritionnelle. C'est très important puisque c'est un questionnement croissant des des Français. Selon le dernier rapport au Kali réalisé donc par l'anine RA qui a été publié en juin 2025.

Nous avons un tiersc gagnant 4 5 6 - 4 % de sel - 5 % d'acide gras saturé et - 6 % de gras, c'est-à-dire de matière grasse et concomitamment plus 1 % de protéines sujet très prisé sur la période 2013-2020 donc - 4 - 5 - 6 sur des sujets où nous sommes questionnés et + 1 sur les protéines sujet plébiscité. Nous avons également une réduction volontaire des additifs. Au niveau européen, 350 additifs sont autorisés, mais en France, nous n'utilisons que 90 additifs parmi les 350 et c'est un engagement conjoint des charcutiers traiteurs qui sont en frontline avec les consommateurs et nous-mêmes industriels qui livront la grande distribution, la restauration au domicile et certains charcutiers traiteurs qui font appel à nos produits.

Le sujet des nitrites qui est un sujet souvent débattu. Euh la France a longtemps été 40 % inférieur au seuil européen. Ce seuil européen a été modifié en octobre 2025 et même s'il a été encore réduit au niveau européen, la France se situe en dessous 20 % en dessous du niveau européen de la réglementation nitrique.

Donc nous sommes maillot jaune ou médaille d'or comme on veut selon les l'actualité dans ce domaine. également des engagements RSE pris par les entreprises sur la sobriété hydrique, la décarbonation, la réduction des emballages qui sont pratiqués de façon importante. Une inquiétude en ce moment avec l'augmentation du pied, du pétrole et donc du plastique qui nous qui commence à nous venir avec des propositions de hausse de + 20 % qui nous inquiètent qui commencent à nous inquiéter.

Et prochainement avec le gouvernement l' lors de notre assemblée générale en juin, nous allons prendre des engagements pour un accord collectif sur l'améliéoration nutritionnelle et la durabilité. Voilà pour les aspects qualitatifs. Qu'en est-il de la situation économique des entreprises ?

Elle est très précaire. Les chaque année, nous avons une étude réalisée par la Banque de France pour notre secteur et qui fait un constat alarmant puisque 24 % des entreprises, 24 % sont déficitaires, résultat négatif sur l'année 2024 et 22 % ont un résultat entre 0 et 1 %, c'est-à-dire extrêmement faible et avec de tels niveau de rentabilité, c'est très inquiétant. Les investissements ont chuté de 30 % sur les trois dernières années.

Donc les entreprises ont du mal à faire les investissements en innovation, en décarbonation et en transition. Alors que le chiffrage que nous avons évalué, c'est qu'il faudrait 2 milliards d'euros d'investissement sur 10 ans pour réaliser justement ces enjeux de transition, d'innovation produit. Notamment le taux de marge puisque nous sommes ici beaucoup sur ce sujet, le taux de marge net de notre secteur est de 1,7 %.

C'est-à-dire la moitié de la moyenne de l'industrie agroalimentaire que vous avez par ailleurs auditionné récemment qui elle se situe aux alentours de 3,5 %. J'ajoute que ces niveaux très faibles de rentabilité et d'investissement nous préoccupent notamment au moment où nous avons où nous avons aussi un enjeu démographique qui est souvent cité pour l'agriculture mais qu'il faut citer pour notre secteur puisque 38,5 % des dirigeants d'entreprise ont 60 ans et plus. Alors à 60 ans, on est encore jeune.

Malgré tout, il faut penser à la transmission mais avec faible rentabilité, difficulté d'investissement, ça ne facilite pas l'attractivité. Donc nous souhaitons vraiment citer ce chiffre qui est tout aussi important que les 36 % de production agricole de port détenu par les plus de 55 ans avec un enjeu identifié notamment dans le chantier souveraineté. Euh nos coûts de fabrication sont basés sur le prix de matière première, c'est les pièces de port que nous achetons.

Nous n'achetons pas de port ni de carcasse. Nous achetons des pièces de port et euh 53 % de nos coûts pièces de port et 47 % ce qu'on appelle les MPI, les matières premières industrielles, c'estàd tout ce qu'il faut pour transformer énergie, emballage, transport, salaire dont nous avons subi une augmentation sur les dernières années. Depuis les dernières années, la production porciine a connu des jours meilleurs.

Donc, il y a eu une augmentation du prix du port, de la matière première agricole. Plus 28 % sur le prix des pièces puisque le prix du port avait lui augmenté de + 27,3 % entre 2021 et 2025. Ça a été des années fastes pour les producteurs de port et tant mieux, il y en avait besoin mais ça s'est répercuté par des augmentations importantes de prix des matière première agricoles.

Concomitamment MPI ont augmenté aussi et une fraî répercuté tout cela. Donc le croquy qui est ici montre que nous sommes passés dans des niveaux beaucoup plus élevés par rapport aux années précédentes et comme le prix du port a baissé en janvier, les distributeurs n'ont pas manqué de nous dire "Mais voyez, le prix du port a baissé, vous devriez baisser." Donc on aura l'occasion de parler de ces chiffresl après ça tombait vraiment au mauvais moment.

Le croquy suivant montre justement le 53 et 37 et on constate que sur les 5 dernières années, tous nos intrans MPI ont beaucoup augmenté. Je cite gaz seulement puisque pour chauffer, cuire, stériliser euh puis refroidir, congeler, nous sommes très très utilisateurs de gaz. Venons maintenant à la composition de la filière Porcine.

Elle est particulière puisqu'il y a 10000 éleveurs environ, une dizaine d'abatteurs spécialisés, 440 entreprises de charcuterie qui achètent pièces et découpes aux abatteurs et cinq principaux distributeurs dont trois centrales d'achat qui regroupent un certain nombre d'entre eux. Donc nous sommes jamais en situation de force tant vis-à-vis de la mont que vis-à-vis de nos avales dans les discussions que ce soit pour l'achat des pièces ou pour l' ou pour la la négociation de la valeur de nos produits transformés. Et en fait le cœur du problème pour nous c'est le déséquilibre structurel de la répartition de la valeur.

Pourtant et on touche là un sujet EG ALI, nos entreprises sont transparentes avec leurs clients distributeurs puisque pour 73 % d'entre elles, elles ont recours aux options 1 et 2 des lois EGALM pour sanctuariser la matière première agricole. Donc là où il est reproché d'avoir trop souvent recours à l'option 3, pour nous c'est 73 % 1 et 2. Il n'y a pas la même transparence du côté des distributeurs et nous le regrettons.

Pour affiner cette affirmation, nous avons référence à l'observatoire de la formation des prix et des marges. Je siège dans cette instance. Et le rayon charcuterie est historiquement le premier contributeur à la marge nette des distributeurs.

Le taux de marge nette avant impôt du rayon Charcuteri était de 8,2 % en 2023. 8,2 % c'est le dernier chiffre officiel, c'est-à-dire 7 fois supérieur à la moyenne des rayons alimentaires qui sont eux en moyenne à 1,1 %. Donc 1,1 % en moyenne, 8,2 % euh c'est un déséquilibre très important.

Et les chiffres 2024 ne sont pas encore publiés, ils le seront seulement en juin 2026. Nous avons hâte de les connaître. Toujours selon l'observatoire, c'est le croquy qui est affiché, la marginette avant impôt générée par le rayon charcuterie pour la distribution s'élève en 2023 à 600 millions d'euros.

Le 8,2 donne ça, en hausse de 200 millions depuis 2020, soit une hausse de + 40 à + 50 %. Donc pour eux c'est + 40 à + 50 % de marge et pour notre secteur pour les industriels dans le même temps, c'est moins 48 % entre 2020 et 2023. Donc voilà où est l'explication des difficultés que nous rencontrons.

Et si on remet la diapo d'avant, s'il vous plaît, la les marges très importante en rose sur le rayon Chacuteri permettent de compenser les marges négatives du rayon boucherie, du rayon maré et du rayon pâtisserie viennoiserie. Ce qui nous a fait dire récemment que nous étions la vache allée de la distribution. C'est pas très joli mais c'est explicite puisque ça dure et malheureusement ça nous met en situation délicate.

Donc la grande distribution opère une péréquation de marge. Ça c'est pas anormal entre ces rayons mais c'est systématiquement et depuis des années le rayon charcutrique contributeur nous mettant à l'agonie si on peut dire. Donc ce déséquilibre est insupportable pour nous et on peut se demander où est la responsabilité des des distributeurs envers les entreprises du secteur composé à 95 % de PME alors qu'ils ont régulièrement des expressions gentilles ou condescendantes en direction des des PME.

Et malgré la signature de la charte largement médiatisée, les négociations commerciales qui viennent de s'écouler ont été particulièrement dures. Je fais une parenthèse par rapport au questionnaires que vous nous avez envoyé vendredi à 16h30. où cette question est posée.

Donc nous l'avons intégré, nous n'avons pas pu répondre depuis vendredi 16h30 en raison de du weekend des fêtes pascales. Euh on a tous mangé du gigot au français, mais on vous le fera parvenir très très vite, le plus vite possible. Toutefois, ce qu'on veut vous dire, c'est que malgré la signature très médiatisée de la charte, nous avons eu des signatures très tardives des contrats, y compris pour les PME qui ne correspondaiit pas du tout aux affirmations de la grande distribution sur le taux de signature au 15 janvier. des exigences massives de déflation sans prise en compte des besoins tarifaires des entreprises mais avec des hausses des coûts de services imposés par les distributeurs.

Il nous est remonté entre + 5 et + 30 % d'augmentation des coûts de service. des menaces de dééférencement et même des dééférencements qui ont été cités dans la presse par certains grands groupes brutaux avec arrêt de commande et qui ont obligé les entreprises à détruire de la viande puisque quand elles avaient commandé les pièces, elles devaient les acheter mais elles ne pouvaient pas les transformer car elles n'étaient plus acceptées en rayon donc ils les ont détruites ce qui est quand même aberrant et qui a coûté très très cher à certaines de nos entreprises. le non respect par certains distributeurs de la sanctuarisation de la matière première agricole obligeant les industriels à renier sur leur propres marches.

Donc ça c'est un non respect flagrant de la loi des lois alimentation. des clauses de révision automatique de prix le plus souvent imposé par le distributeur avec des indicateurs ou des modalités d'application inadapté. Je reviendrai dans la partie proposition sur ce que nous souhaitons.

Et enfin des mauvaises pratiques hyperdures puisque des pressions, des rendez-vous le weekend, des appels nocturnes. Bref, ça a été particulièrement compliqué. Alors euh alors que le gouvernement a pour ambition la souveraineté et que nous soutenons fermement, je préside le groupe viande blanche de la souveraineté et j'anime le groupe avec beaucoup d'ambitions pour produire plus de viande blanche en France étant donné que la demande est là et que malheureusement l'augmentation de la demande est satisfaite par une augmentation des importations, ce qui est très regrettable.

Euh nous affirmons que la souveraineté industrielle est une condition synéquonne. Il peut pas y avoir de souveraineté agricole et alimentaire sans production et transformation. euh qui sont compétitives.

Donc, il faut améliorer les outils à disposition des industriels. Il est urgent pour nous de contrôler et de faire appliquer les lois actuelles. Je crois que c'est votre préoccupation également.

Réaffirmer et contrôler la non négociabilité de la MPA. C'est malheureusement pas le cas dans notre secteur, mais dans d'autres secteurs aussi, j'ai écouté certaines auditions. Faire respecter absolument la date putoire, c'est indispensable selon nous d'une part pour permettre à l'administration de contrôler mais aussi pour sécuriser les entreprises et éviter que les négociations se prolongent indéfiniment dans le temps.

Et enfin, sanctionner durement les pratiques illégales, les diréfoncements abusifs comme moyen de négociation. Il faut également ajuster les principes GALIM en précisant deux dispositions. Premièrement, affirmer que les clauses de révision automatique de prix qui sont dans la loi soient définies par le fournisseur qui mieux que lui pour déterminer la réalité de l'augmentation des coûts et de l'évolution des prix des matières premières sur son tarif.

Aujourd'hui, les distributeurs ne l'entendent pas de cette oreille. et deuxièmement, inscrire dans la loi l'exclusion des produits à fortes composantes agricoles des négociations commerciales internationales qui tire les prix vers le bas. Là, notre déception est forte puisque nous avions entendu à plusieurs reprises certains distributeurs direent qu'il fallait exclure les produits à fortes composantes agricole des négociations internationales.

Or, ce sont les mêmes qui l'ont dit, qui l'ont pratiqué et qui ont été extrêmement durs. Donc en conclusion et pour respecter le temps imparti, les entreprises françaises de charcut trator innov s'engagent mais elles ne pourront pas être pérennes avec des taux de marge à seulement 1,7 % et faire face en même temps à une concurrence européenne féroce puisque aujourd'hui et c'est un phénomène nouveau, une charcuterie sur 5 en rayon est étrangère. Une charcuterie sur 5 importé produits finis en rayon est étrangère car la compétitivité des entreprises françaises est inférieure à celle de nos concurrents européens.

Vous le voyez, quatre fois plus faible qu'au Pays-Bas, deux fois plus faible qu'en Allemagne ou en Espagne. Et donc ces pays nous challengent et arrivent dans dans nos rayons. Avec 38 % de chefs des entreprises de plus de 60 ans sans rentabilité améliorée, nous ne trouvons pas de de jeunes repreneurs.

Le maillon des entreprises est en grande surface. Or, il transforme 75 % de la production porcine, 75 % des volumes de euh de de port de produits de pièces enfin en pièces représente 75 % du volume de la production française est transformé en charcuterie en plus de la volaille qui va crée et vous on suit cette évolution là aussi et c'est donc l'ensemble de la filière qui est affaiblie et la souveraineté alimentaire qui est compromise. Pour nous, il est urgent de retrouver une meilleure répartition de la valeur beaucoup plus équilibrée et qui permettent vraiment à tous les maillons d'être viables.

Pour avoir visité beaucoup d'entreprises, j'ai rencontré des chefs d'entreprise extraordinaires très attachés à leurs équipes, à leur produits, leur présence en région, à satisfaire les Français mais qui aujourd'hui, sans être pessimistes, sont très demandeurs d'amélioration. Merci. Merci madame la présidente.

La parole à madame la rapporteur. Oui, merci madame la présidente. Je vais revenir sur un grand nombre d'éléments que vous avez donnés puisque vous avez balayé tout le spectre de la de la commission d'enquête.

C'est aussi ça quand on arrive à la fin d'une commission d'enquête, on commence à bien comprendre sur quoi elle va porter. Donc je ma première question porte sur la santé des entreprises qui sont vos entreprises membres. Euh vous nous avez déjà dit euh certaines choses, 24 % sont déficitaires.

Là, vous nous dites euh vous nous dites qu'il y a une forte concurrence de la charcuterie étrangère. Euh vous nous dites également que les négociations sont très rudes. Euh on entend de la part des distributeurs que vous la période récente vous a permis de recomposer vos marges.

Vous vous avez expliqué que ce n'était pas vrai. Est-ce qu'il y a d'autres éléments que vous pouvez nous donner pour pour j'allais dire attester de cette faiblesse de cette faiblesse économique qui est liée à une éion des marges successive et progressive ? J'imagine ?

Je ne sais pas quelle est la vision à 10 ans ou quelle est l'évolution à 10 ans démarche. Si si vous avez ce type de d'éléments, nous sommes preneurs. Nous avons entendu plusieurs de vos membres et plusieurs j'allais dire plusieurs composants de votre de de la chaîne de la charcuterie.

Et effectivement, on se rend compte que c'est ce sont les produits les plus vendus les enfin les plus margés pour la grande surface, quels que soient les distributeurs. Et pourtant, ce sont euh ce sont les entreprises qui se portent, je vais pas dire le plus mal, mais en tout cas qui se portent assez mal parmi les industriels français. Alors, dites-moi, c'est pas un sujet, c'est c'est le cœur du sujet. 24 %.

Alors, c'est une étude très sérieuse de la Banque de France donc qui est réalisée chaque année. Depuis que nous le réalisons, d'autres secteurs veulent nous copier, notamment le secteur laitier qui a beaucoup communiqué cette année sur sa réalité. L'année dernière, l'étude montrait qu'en 2023, c'était 34 % des entreprises qui étaient dans le rouge.

D'accord. Cette année, c'est 24 %. D'accord.

Mais c'est quand même 26 % qui sont à moins de 1 % de rentabilité. moins de 1 % de rentabilité. C'est un niveau extrêmement faible qui permet pas d'avoir les marges de manœuvre pour investir, innover, moderniser, faire de la recherche, du marketing, mais surtout faire ce qui est obligatoire, de la décarbonation, la sobriété hydrique, les réductions des emballages et cetera.

Bien sûr. Euh, j'ai entendu les distributeurs dire les industriels sont incapables d'expliquer leur hausse de charge. Si tout à fait capable, le tableau d'avant, sur les 5 dernières années, l'augmentation des MPI, elle est là.

Donc nous sommes capables de dire et c'est parce que nous n'avons pas réussi à répercuter ces que nous avons des entreprises en difficulté. Donc quand ils disent lycé, quand on est à 1,7 et pour beaucoup à moins de 1, c'est extrêmement difficile de lisser. D'autre part, le prix du port augmenté beaucoup pour différentes raisons.

Il a augmenté entre 2021 et 2024 de 43 %. entre 2021 et 2025 parce qu'il y a eu une baisse. En 2025, il a augmenté de 28 %.

Il a augmenté de 28 % et les pièces représentent 53 % de nos coûts. Donc quand le poste de charge le plus important augmente de 28 %, c'est extrêmement difficile de tenir et de répercuter. Est-ce que vos prix de session à la grande distribution ont aussi augmenté ?

Malheureusement non, au moins proportionnellement au 50 % que représente la NPA et au 28 % d'augmentation. Non. Et je voudrais vous donner plus actuel.

Vous savez que bon les négociations commerciales se passent décembre janvier, février avec une pression très forte sur janvier-février. Sur les 12 derniers mois jusqu'à fin février, le prix du [raclement de gorge] port a baissé de 15,9 %. 15,9 %.

Et vous avez entendu à la télé dans les médias, les distributeurs disent "Mais le prix du port a baissé, donc vous devez baisser." Sauf que sur la même période, le prix des pièces que nos industries achètent n'a baissé que de 2,2 %. Et pour vous dire toute la difficulté, on a un industriel qui est à la fois acheteur de pièces chez un abatteur et fournisseur de produits transformés chez un distributeur qui est également abatteur.

Achat de pièces, tu dois me payer plus cher. Vente des produits finis, concède-moi des baisses. Où est la logique ?

Donc on vous dit qu'on est compressé par notre amont et par notre aval, c'est l'illustration parfaite mais aussi d'une aberration. Le même qui dit "Tu dois me payer les pièces plus chères" et qui dit "À la fin, tu as transformé les produits mais il faut que tu me concèdes des baisses." C'est quand même sans fois ni loi.

Juste juste pour notre réflexion, il y a pas beaucoup de distributeurs qui ont des capacités d'abattage. Donc on pense bien au même. Il y en a pas beaucoup.

Il y en a qu non, il y en a deux. Bon, heureusement sinon je l'aurais pas dit. Si il y en a deux si vous pouvez nous guider pour qu'on puisse bien comprendre.

Merci. Je veux bien qu'on revienne sur la concurrence. Alors peut-être j'ai pas peut-être je demanderai à Fabien sur la Fabien Castegnier pardon sur la partie coût MPI l'augmentation des coûts notamment de recyclage d'emballage la faibleité du recyclage mais la forte augmentation des contributions.

Pardon. Effectivement, en plus de ces coûts de ces coûts qui ont été mentionnés, on a aussi d'autres coûts qui qui impactent directement le coût [raclement de gorge] enfin le l'économie de de nos entreprises. Le premier c'est les écocontributions emballage qui ont quasiment doublé en 5 ans et donc c'est un montant qui est majeur et qui est absorbé aujourd'hui par les entreprises.

On peut également citer la redevance haut qui a fortement augmenté. Donc on a aussi des coûts annexes qui ont pas forcément cité là été cités là et qui impactent directement et fortement aussi euh les entreprises. Bien parce que nous sommes c'est noté même si même si on comprend quand même qu'il faut augmenter le niveau à la fois de recyclabilité et de recyclage des emballages parce que là pour amélioré beaucoup d'emballage.

Tout à fait. Et il a été amélioré notamment par un allégement euh des emballages, un changement de de composition des plastiques, de l'utilisation de certains contenants également. Il y a aujourd'hui des cartonnages qui euh qui peuvent remplacer des emballages plastiques, mais ça demande beaucoup de recherche innovation.

Les entreprises les plus importantes ou les plus rentables peuvent le faire. Les plus petites ont ont du mal. On a aussi d'autres sujets comme le gré qui est une particularité de de des produits de charcuterie sur les riettes ou les pâtés sur lesquels malheureusement on est importateur de gré essentiellement du Portugal mais il y a pas de filière de recyclage ce qui est quand même un comble.

Donc les bouchers débordent de terrine de jolis plats les offrs n'ont pas de deuxième vie en quelque sorte. Ils ont une deuxième vie familiale mais ils ont pas une deuxième vie en industrie. D'accord.

Et peut-être en complément si vous me permettez he mon propos n'était pas de dire que la recyclabilité n'était pas important. Nous avons plusieurs programmes d'étude et de recherche pour développer la recyclabilité des emballages plastiques. Donc c'est vraiment un sujet que nous traitons et sur lequel nous avançons.

D'ailleurs, on a des la création de filière de recyclage qui nous permet d'espérer justement beaucoup plus d'emballage recyclable. Donc c'est bien c'est bien un angle. Mon point était vraiment sur le doublement de l'éco alors même que le taux de recyclage avait peu évolué. le en terme de MPI, c'est ça et et et effectivement la difficulté de répercuter en MPI.

Alors comme nous sommes une fédération, nous ne pouvons pas parler de hausse de besoins tarifaires nécessaires. Chaque entreprise exprime son besoin tarifaire. Nous nous ne donnons pas de consignes, même si parfois certains journalistes nous harcellent pour qu'on donne des chiffres, nous n'en donnons pas. et selon les entreprises, leur degré d'investissement, de transformation, leur intériorité, leur débouché euh mais toutes toutes demander des hausses et toutes n'ont pas obtenu des hausses et beaucoup ont dû concéder des diminutions.

Est-ce que vous pouvez nous présenter vos analyses de la répartition de la valeur de la mont à la Valle et peut-être vos préconisations ou en tout cas la répartition idéale selon vous ? [raclement de gorge] Alors dans la filière Porsine, on pourra toucher un mot également de la filière volaille. Dans la filière porsine, il y a une cotation buit hebbdomadaire du port.

Ça c'est pour la partie port. C'est entre les producteurs et leur premier acheteur que sont les abatteurs. Donc sur le premier acheteur, c'est l'abatteur.

Nous nous arrivons ensuite et nous achetons seulement des pièces, des gorges, des jambons, des épaules, des longes et cetera. Et donc nous avons une cotation qui est à Ris, une cotation des pièces qui est hebdomadaire également et que nous suivons. Comme je l'ai dit, parfois le port baisse et les pièces ne baissent pas au prorata, mais on le sait, les hausses prennent l'ascenseur et les baisses prennent l'escalier.

C'est un grand classique dans notre secteur. Les producteurs ont pu et ses bien des années fast, ce qui a permis de moderniser de faire qu'il y avait qu'il y a eu sur l'année 2025 moins de baisse de la production parce que nous étions dans une tendance baissière de la production poursine alors qu'on est à l'équilibre. Ça c'est quelque chose qu'il faut peut-être détailler.

Pardon, j'ouvre une parenthèse dans votre question. Euh nous avons 21,5 millions de ports et nous souhaitons rester à ce niveau. Sur ce volume global, une partie est exportée, ce que les Français et les Européens globalement ne mangent pas.

Les oreilles, les pâtes, les queues, les visseres, les vessis, bref tous ces produits qui vont vers la l'Asie. Alors, la Chine mais qui nous a taxé, les Philippines à Thaïlande, le Japon et cetera et cetera. Euh c'est 29 % qui va qui est que nous devons exporter.

Et en parallèle, nous importons des pièces qui nous manquent puisque les Français sont des très grands consommateurs de jambon. Le produit number one consommé en viande de porc, c'est le jambon. En deux, c'est le lardon. en trois, c'est les saucisses à gros hachage.

Plus encore quand il y a des étés magnifiques comme ces weekends là, quand il pleut trop comme en 2024, on a un effondrement parce qu'on est très climatodépendant également en terme de consommation et donc nous importons beaucoup de pièces notamment jambon notamment d'Espagne et qui sont ensuite transformés en France mais qui peuvent pas être étiquetés pour français puisque provenant d'Espagne et c'est 29 % aussi que nous importons. Donc en fait, on est à 100 % mais en exportant 29, en important 29 parce qu'il y a un commerce de pièces qui est très différent. Tout à fait.

Ce qui s'est passé en Espagne avec la fièvre poursine africaine depuis fin novembre a beaucoup perturbé le commerce. Les espagnols ont vu leurs exportations fermées sur différentes destinations asiatiques. Donc ils ont reflué sur la France qui a occasionné aussi la baisse des cours que nous avons connu sur la fin de l'année 2025. les taxations chinoises à partir de septembre de 22 à 62 % qui sont revenus à 9 % seulement en décembre.

C'est énorme les taxations que les Chinois ont imposé et les les la fièvre porine africaine qui a eu cet effet reflux de viande sur la France qui a fait baisser les cours également font que nous avons subi cette baisse là. Donc sur la les producteurs de port ont la MPA respectée puisque c'est la loi et tant mieux et même si certains au début étaient assez négatifs par rapport à la loi alimentation dans le secteur poursin à titre personnel étant présent de l'FNS soit je l'ai beaucoup défendu mais vous vous en rappelez et je continue à le défendre et je vois d'ailleurs qu'aujourd'hui certains secteurs s'est réalisé Vicol s'y intéresse alors qu'auparavant il s'y intéressait un petit peu moins. C'est voilà, c'est ainsi.

Et par contre pour le sujet des MPI, évidemment que il n'a pas été écrit qu'il y avait automaticité comme pour la MPA et non négociabilité. Ce qui fait que le le le prix en étriel et c'est aussi pour ça que l'expression régulière, fréquente, télévisuelle, récurrente des distributeurs qui n'arrêtent pas de dire les affreuses industrielles se gavent et cetera. Je crois qu'il faut opérer un distingo entre les différences industrielles et les différents secteurs.

Toujours est-il que les chiffres parlent de même et la faible rentabilité, elle est prouvé par l'étude Banque de France. Donc nous, nous n'avons pas le retour dont dont nous avons besoin. Et siégeant à l'observatoire des prix et démarges, j'ai eu l'occasion de dire au représentant de la distribution que même quand le prix du poulet avait baissé, les marges du distributeur sur le poulet avaient augmenté. dixit, l'observatoire des prix et des marges sur les chiffres de 2023.

Bon, il est resté quoi qu'il n'a pas répondu, mais c'était quand même une réalité affirmé par François Grimer et par l'observatoire. D'accord. Très bien.

Mais écoutez, je je vous remercie. Alors, quand vous dites que la MPA est respectée, euh on sent bien on sent bien que vous le dites, j'allais presque dire par effet de style. par effet de style puisque en même temps vous nous expliquez que la MPI n'est pas du tout respectée.

Et donc si vous nous expliquez que la MPI n'est pas du tout respecté, c'est que pour faire respecter la MPA, on rogne sur l'autre partie, on négocie sur l'autre partie sur laquelle on peut négocier et c'est la MPI. Donc en quelque sorte, ça revient quand même à ne pas respecter la MPA. Oui, mais les ceux qui payent les producteurs, ce sont les abatteurs, ce sont pas les les Non, je parlais je parlais de la deuxè partie de la négociation, celle que vous avez avec les avec les les abatteurs, non avec distributeurs, puisqueen fait vous nous expliquez que les distributeurs respectent la MPA mais négocient la MPI.

C'est ça que vous nous dites. Ou alors vous parliez de la de la MPA de la MPA à Amont peut-être ? Non, c'est il ne respecte pas la MP.

On va reprendre. Vous respectez vos entreprises respectent la sanctuarisation de la MPA lorsqu'elle s'adresse aux abatteurs et qu'elles achètent euh la MPA française en particulier au prix qui est demandé. C'est ça que vous nous dites.

Vous nous dites dans ce sens les lois égalimes sont respectées. Et là il y a pas de MPI. Là il y a pas de enfin il y a pas de MPI.

Il y a pas de MPI. Non mais c'est important parce que excusez-moi la variante elle porte sur la MPI. Donc je dire vous dans la négociation avec l'Amont, il y a pas de part de MPI du tout.

Dans ce que vous payez, vous payez vos ce que vous vos pièces. Il y a il y a pas de facteur MPI dans ce que vous payez à l'amont. Vous avez déjà une une par que vous payez à qui abur qui est lié aux abatteurs.

Ouais mais ouais d'accord mais glob alors peut-être reprendre la cha il y a forc forcément ou peut-être pour éclairer ce qui est important c'est que les entreprises de charcuterie n'achètent pas de port des pièces ab et en fait ce qu'il faut comprendre c'est que il y a une dizaine d'abatteurs spécialisés c'est ce qui est et donc en fait on a soit on achète au prix qui est proposé soit on n pas de matière enfin Ça a été précisé, c'est qu'aujourd'hui la matière 73 enfin la matière la production porcine couvre 71 % des besoins des industriels. Donc aujourd'hui, on manque de matière première française. Donc vous négociez pas le prix.

Oui mais quand même. Enfin moi si je peux me permettre, je voudrais vraiment insister, on comprend bien ça. C'est vous avez pas le choix, vous prezon et vos fournisseurs une distinction MPA MPI ?

Et est-ce que là vous avez des éléments à nous dire sur la part des MPA et sur la part des MP ? Alors nous n'avons pas de distinction puisque effectivement les abatteurs c'est c'est assez c'est c'est un savoir-faire. il reçoivent un port euh en l'occurrence et ensuite ils vendent des pièces de découpe donc ils répartissent la valeur et aussi les MPI c'estàd que vous avez d'accord vous n'avez pas et donc nous on n pas la dynction on a juste le prix de la pièce de découpe dans lequel l'abatteur intègre le coût de la matière première agricole et bien évidemment le coût de ces matières premières industri donc si j'entends ce que vous me dites vous me dites clairement que vous respectez le prix de la matière prom agricole déjà parce que vous n'avez pas le choix puisqueen fait la production est inférieure à l'aliment Si j'ai bien pris le reste c'est l'importation.

Donc vous respectez cette MPA. Lorsque vous vendez vos produits finis au distributeur, il y a la part de MTA qui est reportée dans votre privilé dans la négociation. Vous expliquez avec les options vous l'avez dit en préalable dans l'option 1 sur l'option 1 et sur l'option 2.

Et donc c'est quand même par rapport aux autres industriels, c'est quand même un effort qui est important. C'est-à-dire que vous avez à l'éfortill de transparence, même si l'option 3 est tout à fait est tout à fait régulière et tout à fait honorable. Là, vous êtes sur les options les plus transparentes.

Donc vous respectez, vous demandez à la sanctuarisation de la NPA. Est-ce que vous l'obtenez ? un sondage que nous avons réalisé justement en préparation à notre audition et qui est sur lesquelles nous avons une trentaine d'entreprises qui nous ont répondu.

Nous pouvons dire que pour 47 % d'entre elles, il n'y a pas de respect du principe de non négociabilité des matières premières et l'école. D'accord. Donc pas de respect.

Ça veut dire qu'elle est% Ouais. pour la moitié la moitié d'entrée qu'il n'y a pas de respect des lois de la matière première agricole la sanctualisation de la matière première agricole pour les autres elle considère qu'il y a ce respect est-ce que pour autant elle les efforts qu'elles doivent faire sur la matière première industrielle sont acceptables euh alors sont accep sont pas acceptés euh et ce qu'on peut dire d'après ce même sondage c'est que pour 83 % des entreprises interrogées il n'y n' pas une prise en compte de leurs besoins tarifaires. Donc si on considère qu'effectivement il y en a déjà près de 50 pour lesquels on ne respecte pas la MPA, on voit bien que pour quasiment 80 enfin pour 83 % des entreprises, il n'y a enfin il n'y a pas de respect de même vie.

D'accord. D'où les résultats d'où les résultats négatifs ou très faible pour 46 % d'entre d'entre ell ? Donc donc c'est bien en fait que la MPA n'est pas respectée y compris pour la moitié qui consid enfin qui disent qu'elle l'est. elle ne l'est pas puisque le l'effort est demandé sur la MPI, ce qui de toute façon érode la marge et ne permet pas ne permet pas aux entreprises d'être bénéficiaires.

Mais je vais continuer parce que j'ai j'ai beaucoup de questions. Je voulais savoir si vous aviez recours à la contractualisation dans vos achats et enfin si les entreprises si vos entreprises membres ont recours à la contractualisation et si oui à quelle hauteur ? Alors, il y a un autre phénom sur la contractualisation.

On Fabien Cassigner a des chiffres. Mais vous dire aussi que euh et vous le savez, les marques de distributeurs sont en augmentation, enfin la vente en produit sous marque de distributeur sont en augmentation. Pour ces produits sous MDD, les distributeurs veulent une origine française parce qu'ils craignent la pression des producteurs dans les rayons parce qu'ils veulent afficher qu'ils sont très français.

Et donc les les les industriels qui ne sont pas abatteurs et qui n'ont pas la chaîne totale ont du mal à trouver suffisamment de pièces françaises. C'est-à-dire que il y a plus de produits importés en marque nationale qu'en MDD puisque les distributeurs voulant des MDD, quel que soit le distributeur je donne aucun nom mais quel que soit le distributeur, ils veulent dire "Mais moi en MDD je suis français." Ouais.

Et donc le déficit de pièces, il retombe sur ceux qui sont en marque propre euh d'industriel et qui ont du mal à trouver des produits français. Ce qui fait dire certains observateurs très présents sur les réseaux sociaux, mais il faut que les entreprises soient plus transparentes sur l'affichage bien sûr parce qu'en comparaison avec les MDD, on a un pourcentage de produits espagnols plus importants que les MDD qui sont français. Mais quand ils tarissent la le sourcing français, c'est difficile pour les grandes marques et les marques de trouver des produits français.

Donc ça c'est quelque chose de parce que dans la dans la filière il y a enfin parmi les abatteurs, il y a effectivement je crois qu'on peut citer les des grands noms quand même hein euh coperle prier c'est bigar aujourd'hui en abatteur le deuxème c'est coperle 3è c'est Intermarché avec Gatine et puis ensuite c'est le clair avec Carmené. Donc quand vous avez deux très grands distributeurs qui se challengent pour les parts de marché qui sont eux-mêmes des abatteurs et qui capte une part importante pour leur MDD que dont vous connaissez les noms, ça tarie beaucoup. Bien sûr.

Voilà. Bien sûr, je savais pas que c'était au point Je ne savais pas que c'était au point de reporter le déficit intégralement sur les marques. Oui, pas intégralement pour une grande partie et et c'est vrai que même par rapport au sujet origine info origine France, c'est pas nous voudrions plus de produits français.

Voilà pourquoi on se bat aussi pour maintenir la production en France voir pour développer le sourcing français. Oui, pour pouvoir justement avoir plus de produits français dans les entreprises. Très bien. [raclement de gorge] Euh sur la question, elle porta je m'excuse, j'ai oublié euh la contractualisation par sur la contractualisation.

Oui. Alors aujourd'hui, elle est elle est en voie de développement. Elle est compliquée à mettre en œuvre au niveau des produits de circuterie pour deux raisons.

La première, c'est qu'on a une chaîne qui est plus longue que dans d'autres secteurs. C'estàd que quand vous voulez contractualiser pour un une entreprise de charcuterie, je crois que ça a été présenté d'ailleurs par certains acteurs de la charcuterie, vous devez avoir vous devez contractualiser avec l'abatteur et avec l'éleveur que vous avez de niveau. Et ce qui ce qui rend aussi l'élément compliqué, c'est que la enfin le la contractualisation et la filière nécessite après de valoriser l'ensemble de la carcasse.

Or quand vous êtes une entreprise de charcuterie qui n' acheté qu'une partie de la carcasse, il faut aussi trouver un déboucher pour le reste de la carcasse qui du coup rend la contractualisation plus difficile. Toutefois, c'est en cours de développement que ce soit auprès des grands acteurs, mais y compris auprès des PME avec des développements aussi de filière plus local et le développement voilà de de filières avec des ports qui sont du coup plus enfin élevés localement. Certains distributeurs l'ont fait il y a une dizaine d'années avec certaines coopératives que je connais bien en ayant justement l'esprit qu'il fallait valoriser l'ensemble du port.

La difficulté, c'est que certaines pièces se vendent bien, voire très bien et que d'autres pièces se vendent beaucoup moins bien. Et donc quand on fait ce qu'on appelle l'équilibre matière, c'est extrêmement difficile à réaliser. Certaines enseignes avaient été leaders, avaient beaucoup communiqué sur ce sujet.

Je sais pas si on peut en citer parce que je suis bien sûr. Oui. Mon superru l'avait fait.

Hm hm. Euh mais il y a eu des difficultés à le tenir dans la durée en raison justement de difficultés de vente de certaines pièces qui étaient moins demandées par les consommateur. Bien sûr, ça on a eu le même problème dans le le bio.

Bon, il y a très peu de de ports bio de charcuterie bio, je crois que c'est moins de 1 %. Oui. Euh parce que dans le port bio, seulement 36 % des pièces sont valorisées au prix bio.

Tout le reste doit être vendu auprès du conventionnel, ce qui représente une perte importante pour les acteurs qui doivent encaisser en quelque sorte la moindre valorisation sur la différence entre 100 et 36 euh de valorisation bio. Alors, je voudrais qu'on en vienne maintenant aux négociations commerciales si vous voulez bien. Est-ce que qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les négociations commerciales pour vos membres par exemple ?

Est-ce que vous pouvez nous dire cette année globalement comment ont eu lieu les négociations ? Quel était en moyenne ce qui était demandé ? Sur quoi on a abouti ?

Enfin les chiffres que vous avez. Vous en avez donné quelques-uns mais peut-être que vous alors nous nous avions nous avions mis beaucoup d'espoir dans les déclarations de certains distributeurs en disant euh la les produits à forte composante agricole ne doivent pas être négociés par les centrales européennes. Ça n'a pas été le cas.

Donc il y a eu non pas des menaces de déférencement mais des déférencements réels. La charte disait qu'il fallait qu'au 15 janvier pour les PME ce soit signé ce qui n'était pas le cas et même si sur les plateaux alors on va reprendre peut-être point par point la date butoire du 15 janvier pour vous elle n'a pas été respectée parce queils nous ont tous dit que pour les PME ils avaient tous signé autour du 15 janvier. Non c'est pas vrai.

D'accord. passé le taux que nous avions nous c'était et donc sur le le même sondage hein euh sur les il y a 3 % d'entreprise qui ont signé avant le 15 janvier. Trois c'est pas beaucoup hein.

Là le truc c'est qu'il faudrait que vous nous fassiez passer des éléments concrets pour qu'on puisse on dans les questions que vous nous avez posé on va vous mettre ces éléments-l. D'accord. [grognement] Donc ça c'est pour la date butoire.

Autre élément de négociation euh des demandes de des demandes massives de déflation. Alors, allez-y. Demande des demandes massives de déflation euh mettant en avant que euh le port avait baissé de 15,9 % ce qui est vrai, mais les pièces n'ont baissé que 2,2 donc leur demande de baisse était très élevée.

Et puis comme il y a deux acteurs de la distribution qui s également abatteur et transformateurs, ils écrasent leur coup, ils peuvent travailler à marge zéro sur leur filière à eux et donc ils tirent tout vers le bas. Hm hm. Mais pour eux, c'est une rééquilibrage de marge au sein de l'entreprise par rapport à d'autres secteurs.

Mais n'empêche que ça entraîne tout le monde vers le bas par rapport à ces deux acteurs qui sont très importants. D'accord. Euh je je je je je les appels nocturnes, les appels le weekend, donc ça ça a été réellement fait. euh le les les plateformes de service aussi qui ont été aussi qui ont été le préalable parfois à la négociation avec des augmentations importantes.

J'ai dit tout à l'heure des plateformes françaises quand même euh parce que vos vos PME elles négocient quand même on a pas parlé en pré en préambule mais elle négocie en France. nos plateformes, nos pardon nos PME nos PME négocientes de nos entreprises ont été confronté au centrale européenne. Allez-y détailler ça.

Est-ce qu'on peut dire ? Excusez-moi. Je crois que vous avez auditionné un certain nombre d'acteurs qui sont venus ici que vous avez auditionné, qui vous ont dit dans certains d'entre eux, un très grand que lui-même avait été déréférencé euh au niveau européen.

C'est lui qui a dû détruire de la viande puisqu'il avait commandé la viande, il a respecté l'achat. Oui. Oui.

D'accord. On on les a reçus. Voilà, lui vous l'a dit.

Oui, oui, tout à fait. Mais c'est le cas aussi d'autres alors petites entreprises parce que là on parce que là on est quand même sur des grandes entreprises même si effectivement ça se passe en France c'est du mais c'est une composante ma première agricole majoritaire malgré tout donc c'est quand même bon mais sinon globalement vos PME elles négocient en France Oui. D'accord.

Oui elle négocia en France. C'est important. Elle négocie en France et euh elles elles ont pas eu le respect de la date du 15 janvier, 3 % seulement qu' avait signé alors que les distributeurs sur les plateaux mais et même en comité de suivi des relations commerciales, ils ont dit devant les ministres 90 % c'est fait.

Ce qui était archifaux. ce qui a fait dire euh donc moi je n'y siège pas mais c'est euh Jean-François l'Oiseau qui siège au titre de l'Agia et donc il a contesté ces chiffreslà qui étaient affirmés à la main sur le cœur par les distributeurs ce jour-là. Très bien.

Est-ce qu'il y a d'autres éléments sur les négociations que vous les portez ? Alors peut-être sur les clauses de révision automatique Fabien et la raison pour laquelle nous portons cette demande là. Oui tout à fait. si vous me permettez quelques compléments sur effectivement vous avez parlé des fortes demandes de déflation.

Ce qui est intéressant c'est de mettre au regard de ça l'augmentation des prix des services proposés par les distributeurs puisque selon le retour de nos adhérents, 60 % d'entre eux ont été confrontés à une augmentation des prix des services pour des services équivalents. Euh donc on voit cette asymétrie effectivement entre le prix du produit et le prix des services. Vous savez de quel montant cette augmentation ?

Non. Alors on non aujourd'hui on n pas de montant. mais que ce soit sur euh la participation à des salons euh pour effectivement les fournisseurs sont appelés à présenter les produits pour les acheteurs, les distributeurs, soit pour les la présence en prospectus et cetera.

Ces services là ont eu des des coûts qui ont fortement augmenté. Facile aussi hein, la mise en avant en rayon fait par l'industrie lui-même dans le magasin pour que les produits soient effectivement bien présentés et pas dispersés. Hm hm.

Et pour 37 % d'entre eux, il y a également des participations forcées à des opérations commerciales. C'estàd que on on en vient effectivement avoir des des opérations commerciales qui sont finalement qui deviennent obligatoires. Sur les déférencements, je me permets également une précision.

Euh d'après les remontées, nous avons 77 % des entreprises qui nous ont répondu qui ont eu des menaces de dééférencement euh et qui se sont traduits pour 27 % par des arrêts de commande et pour 17 % par un déférencement partiel, voire total pour 3 %. Donc il y a une vraie généralisation. Je tiens à dire que euh sur les retours sur les retours que nous avons eu Non non, j'ai j'ai une question sur le dééférencement parce que je veux qu'on soit sûr de parler de la même chose.

Il s'agit bien de déférencement pendant les négociations commerciales et pas de dééférencement à l'issue alors qu'on aurait pas trouvé d'accord. Tout à fait. Tout à fait.

Pendant les négociations. Il s'agit de suspension ou de déférencement ? Alors les deux.

C'est-à-dire que quand on soit on est en arrêt de commande et là donc c'est plutôt la suspension des commandes, soit ça peut être du déréférencement. Les produits sont en soit partiel, soit total pour quelques D'accord. Et vous vous trouvez que cette pratique en dans ce que vous relate vos membres est de plus en plus importante puisque j'ai quand même l'impression que c'est c'est un effet de ces dernières années, de ces trois ou quatre dernières années d'après les dir les uns des autres.

On va vérifier mais est-ce que vous avez l'impression que cette pratique de déférencement est récente ? Ça va h c'estàd que parmi les entreprises très peu les dernières années, c'était des nouvelles mais des déférencements pendant la période de négociation. C'est la première fois que c'est aussi fa.

Alors oui, on assiste quand même un contexte l'achat en grande distribution diminue globalement puisque c'est la livraison de repas passé de 3 milliard 3 à 7 milliards font livrés par des livur donc il y a une diminution du gâteau et comme ils veulent se partager gâteau énormée de marché ils sont plus agressifs dans la négociation et on le voit aussi avec les vidéos sur Instagram qui disent venez chez moi c'est moins cher ch moi j'ai pas moins cher, je vais baisser. Comment comment explique-t-il alors que tous les pou ils vont baisser ? Ça veut dire qu'ils en ont et s'il respectent le 10 % de SRP, est-ce qu'il doit respecter ?

Quand il dit je vais baisser 30 % s'il respecte le 10 % de SRP, imaginez. Donc c'est pour ça que ça nous rend euh euh fabuleux pas. Bah tant pis.

C'est pour ça que ça nous rend furieux de voir qu'ils sont aussi bavards pour dire "Mais nous on va baisser chez nous ça va baisser et cetera. On va appliquer les baisses que l'on a obtenu et ils disent on va baisser de - 30 alors qu'ils doivent respecter + 10 déjà." Mais imaginez ce que ce que c'est invraisemblable alors que la personne sait combien de temps la crise va durer que déjà il y a des augmentations de gasoile livraison parce que pour partir de la plateforme jusqu'au magasin il y a du gazoile déjà partir de l'usine au de l'usine jusqu'à la plateforme il y a du transport de la plateforme jusque au magasin il y a du transport ne parlons pas des drives et des livraisons.

Et concernant les augmentations d'emballage, nous nous avons des entreprises qui ont déjà reçu des demandes des hausse des plastiques de 20 % 20 % et eux disent mais nous on va abaisser compte-il engranger pour pouvoir être si généreux ? Et enfin, est-ce que vous savez quel est le pourcentage de service en pardon ? Excusez-moi.

Euh, est-ce que vous savez quel est le prix totales par rapport au prix de session ? Est-ce que vous savez dans quel ordre d'idées on est ? Est-ce qu'on est plutôt dans les 5 % ?

Est-ce qu'on est dans les 1 % ? Dans les 10 % ? Parce qu'on a eu des on a eu des éléments différents en fonction des tailles des entreprises.

Alors le on n pas d'idée précise mais ce serait autour de 2 à 3 %. D'accord. Euh mais voilà, à prendre avec précaution.

Moi, je voulais peut-être ajouter un point, c'est que dans le retour euh que nous avons de nos entreprises, 73 % d'entre elles prévoient une baisse de leur marge suite aux négociation. Donc on est quand même dans une dans une spirale ce qui ce qui a été et sachant que la situation économique que vous a présenté Christian Lambert euh bah laisse quand même craindre que une baisse des marges soit encore enfin vienne encore affaiblir durablement les entreprises. Alors et toute la et toute la difficulté pour nous c'est que 70 % de nos produits sont commercialisés via la grande distribution bien sûr.

Donc vu leur attitude malgré tout et les 8 % de marge le par rapport au 11 sur l'ensemble des autres rayons nous rend GMS dépendant très fortement. Donc nous avons des échanges avec eux téléphoniquement. Les grands les grands patrons, on les appelle, on leur dit que leur déclaration télé ne correspondent pas à ce qu'on vit.

On a des échanges parfois assez verts, mais leur attitude est quand même très dominatrice. D'accord. Très bien.

Euh pardon, je vais revenir sur les services. Euh est-ce que les services qui vous sont vendus sont des services qui sont utiles ? Quand disent vos adhérents ?

Ça vous fait sourire ? Je pense que certains services sont utiles sur certaines mises en avant, la présence sur prospectus. Euh donc enfin il y a des services qui sont utiles et intéressants pour le développement de la valeur et et des affaires.

D'autres le sont certainement beaucoup moins et parfois ils peuvent parfois être surfacturés en tout ou en tout cas le prix est peut-être pas aligné avec certains services qui sont proposés mais je ne je ne dénoncerai pas l'ensemble des services qui quand même permettent de mettre en avant mettre en avant les les produits de il y a mise en avant les par il y a mise en avant pardon pardon madame mise en avant promotion qui sont des mots positifs mais parfois ça tourne à la braderie tellement les les B quand on a vu du jambon euh vendu 5,90 € le kilo euh au mois de septembre du jambon blanc hein supérieur de marque. Ça ça nous a fait mal. Quand on voit il y a 15 jours du rôti de port filet sans os vendu 3,24 ou quelque chose comme ça, j'ai la photo sur mon portable.

Moi je reçois sans arrêt des photos de pub de gens qui sont excédés de voir de enfin des producteurs ou des industriels qui sont excédés de voir de tels prix. ou des pubs qui disent à ce prixlà on les a fumé. Ouais.

OK. Qui ont-ils fumé ? Pas le jambon l'industriel à qui ils ont acheté.

C'est en même temps cynique et bien sûr à ce prix là on les a fumé. Vous rendez compte comme pub ? Ouais.

Et et là est-ce qu'il y a moyen de démontrer que ça ne respecte pas le SRP + 10 ? Alors j'ai mené l'enquête pour tout vous dire. Je me suis fait très mal voir par les acteurs, mais j'ai mené l'enquête.

L'un me disant "Mais si, on a respecté le SRP." L'autre disant "Mais j'ai tout respecté. Donc l'un de m je sais pas qui.

J'ai une idée mais je peux pas le prouver." On peut pas le prouver. Moi j'ai une question sur les promotions parce que 5,95 - 10 % ça fait très peu cher hein pour du jambon.

Et vous êtes vous-même des consommatrices comme moi, il y a aussi des consommateurs qui font les courses et qui connaissent les prix. Pardon, on a l'habitude de parler au féminin. Euh mais du jambon à 5,90 du jamais vu.

En général, c'est à la coupe, c'est plutôt du 17 18. Donc imaginez le consommateur qui a acheté du jour à 5,90 qui revient la semaine d'après, il y a 17, il dit "J'attends qu'il revienne au premier." Est, est-ce que vous pourriez quand même nous donner les éléments sur ce ce produit enfin ce cas de figure particulier pour que quelque part on interroge éventuellement le distributeur à lui de nous démontrer comment le SRP + 10 est bel et bien respecté dans ce cas de figure.

Ça peut être intéressant. OK. Tout à fait.

Moi, je voudrais sur les promotions vous poser une question. Est-ce que le fait que les promotions vous reviennent, enfin reviennent aux industriels hein, puisqu'on sait maintenant que le prix des des promotions est payé par les industriels quand on a une promotion de pour le prix tr pour le prix de pardon. Euh le 3è est effectivement payé par les industriels et non pas par les euh distributeurs.

Je voulais savoir si dans ce cadre-là euh il arrive à vos membres de vendre à perte puisqu'en fait ils doivent payer le 3e au prix consommateur. Vous voyez ? Donc avec un un calcul rapide, on se rend compte que il est possible euh dans ce qu'alette de se retrouver dans la vente aperte sur les promotion.

Le débat avait eu lieu sur gratuit, vous vous rappelez c'était le troisème est gratuit, il est pas gratuit quelqu le paye. Donc désormais, c'est écrit il est offert. Euh alors après, est-ce qu'on peut aller aussi loin ?

Est-ce qu'on a des éléments ? Je ne sais pas, Fabian. Non, non, on aura pas ces éléments-l.

Ce qu'on peut déplorer aussi, c'est que il est rarement euh comment dire valorisé que c'est grâce à l'industriel effectivement que la gratuité est rendue possible. Établi. Oui, ça c'est établi.

Ce sera c'est sûr que ce sera dans le rapport. Ça c'est clair parce que tout le monde je pense que bon vous comprenez nos notre précaution par rapport à notre statut de fédération et il faut comprendre la difficulté de transparence totale des industriels par rapport aux mesures de rétorsion. J'ai vécu et en cité parfois des grands groupes des des des coups de téléphone le lendemain en me disant voilà attention nous tel ou tel référencé icaux.

Donc c'est quand même une réalité et puis j'ai souvenir aussi de réunion de combité suivi des relations commerciales où un président de fédération énoncé tel ou tel qu' avait tel distributeur qui avait telle pratique dès le lendemain euh sa propre entreprise ou d'autres étaient rééférencé. Donc cette arme du déréférencement, elle est redoutable. Alors ils s'en défendront.

Bien sûr, ils s'en défendront. Mais on commence à avoir beaucoup de témoignages committant quand même. Ça finit par il y a un faisceau, on va dire hein, un faisceau d'indice. [grognement] Ouais.

Et ce qui est terrible c'est que on a les infos. Ils sont 10 fois plus invités sur les plateaux que le président de la ou le président de la coopération qui représente les entreprises de transformation. Ils y investissent 10 fois plus que vous dans Bien sûr.

Oui, le plus gros budget publicitaire c'est la grande distribution. Oui, c'est la grande distribution. Industriel.

Le 10 % de SRP, il est passé en promo pour dire "Venez chez moi, c'est moins cher." La difficulté, c'est que c'est un appauvrissement généralisé des filières parce que les Français achètent de moins en moins cher, de de plus en plus qualitatif et de moins en moins cher, ne se rendent pas compte, ne sont même pas reconnaissants, mais les industries, elles souffrent, les filières ont souffert et c'est qu'en France qu'on a ce débat là. J'ai interroger n'importe quel acteur qui vend en Allemagne ou en Belgique, ils ont pas du tout les mêmes réalités de négociation dans ces pays-là.

Ça prend pas, c'est pas un tel scénario catastrophe et un psychodrame à chaque fois. Tout à fait. C'est il est clair maintenant, en tout cas nous on y voit très clair là-dessus, c'est que la guerre des prix telle qu'elle est pratiquée en France, elle va aller détruire de la valeur dans le dans le domaine industriel et dans le domaine agricole.

Alors, il y a des problèmes de compétitivité des entreprises qui ont d'autres raisons comme de la surtransposition et cetera, mais il y a quand même cette réalité de distributeur très concentré qui est une spécificité française. J'ai euh avec l'âge un peu d'expérience et je l'ai parcouru tant dans mon mandat au CNG qu'à la FNSO. Ça fait des années que ça dure mais là on atteint le paroxisme quand même de de du cynisme qui a peut être opéré et ils sont assez forts pour raconter une autre histoire. quand Michel Édouard Lecler a dit et ça a été dit sur France info et ça a été publié dans le journal Ouest France dit sur France info le 11 mars publié dans le journal Ouest France le 19 mars il va y avoir une attention des produits.

Le café + 8,9, le chocolat + 14, la charcutie +42. Ah bon ? Ah bon ? + 8,42.

Donc est-ce que ça correspond aux négociations passées ? Non pas du tout. C'est pas ce qu'on a vécu.

Est-ce que ça correspond à ce qui va nous donner à l'avenir ? Il n'a pas su répondre. il n'a pas su répondre.

Hm hm. Et les journalistes ont repris alors Dieu merci entre guillemets parce que c'était son expression mais se sont interrogés aussi mais n'ont pas poussé jusqu'à investiguer de savoir à quoi correspondait ce chiffre là. Je pense qu'il a déliré un peu où il a préparé des hausses à venir.

Enfin, s'il nous donne 843, non, on prend hein. Oui, je sais pas pourquoi, je ne suis pas sûre que c'était son intention mais on pourra on pourra lui demander. Je cite parce que ça a été public.

C'était Oui, c'était public, j'entends. Je voudrais revenir sur les MDD. Euh vos membres fabriquent les MDD, j'imagine, hein, en grande partie des distributeurs.

Quel regard vous avez sur cette, j'allais dire cette double fabrication à la fois de marque propre et de marque distributeur puisqueen réalité ça revient quand même à donner son outil de production au distributeur et donc à lui accorder à ce moment-là à peu près tous les rôles à la fois de producteur enfin en tout cas par délégation de producteur de mise en rayon de définition du prix de ses propres prix du prix de ses concurrents. Donc ça fait quand même un pouvoir qui est important. Quel regard vous avez là-dessus ?

C'est c'est quelque chose qui est assez ancien. En 2008, quand j'étais plus jeune, j'avais conu un rapport au CE qui s'appelait modalité de construction des prix alimentaires du producteur au consommateur. Et on avait justement fait témoigner un certain nombre d'acteurs industriels dont certains étaient fabricants de produits à marque propre en biscuiterie mais aussi en MDD.

Alors, je souris parce que j'ai vu un reportage ce weekend de la même entreprise qui fait à la fois les produits MDD qui sont parfois les mêmes que les produits Grandes marques. Euh quand un industriel devient prestataire pour un donneur d'ordre qui est le distributeur, le distributeur ainsi rentre dans sa comptabilité analytique complètement. Bien sûr.

Donc non seulement c'est un c'est euh pas de l'espionnage industriel, mais c'est quand même du vol de enfin du vol, il il capte tout le travail d'innovation produit qu'il a fait. Moi, j'ai souvent à l'esprit les les pims qui sont des gâteaux absolument délicieux, magnifiques, très technique, très compliqué parce que biscuit rissèche en dessous, petite confiture puis au percul chocolat euh on s'alive déjà. H c'est euh 5 ans de recherche chez le l'inventeur lu et ça a été copié en produits MDD euh packaging blanc juste écrit la marque et vendu 30 % moins cher.

Donc ça veut dire que l'effort d'innovation il est fait par l'riel puis après alors avantage bout ça fait des volumes supplémentaires pardon au bout de quelques années quand même. Oui, d'accord. Mais enfin, malgré tout, il a pas toujours pu amortir et il s'est mis tout nu devant le distributeur pour dévoiler parce que s'il veut avoir le marché, il faut qu'il dise "Je suis capable de te le faire à tel prix".

Euh, d'accord, mais l'autre est capable de me le faire moins cher. OK, donc tu baisses. Et ainsi, c'est une fuite en en avance.

Ça tire vers le bas la totalité de la chaîne. Donc du coup, comment vous expliquez qu'un certain nombre de producteurs fass fassent quand même le choix finalement d'aller en MDD ? C'est parce qu'ils n'ont pas le choix.

Je Ils ont euh les distributeurs ont beaucoup communiqué sur MDD en disant que c'était les produits anti-inflation et notamment au moment de la crise inflationniste de 2021. Je siéis à l'époque au comité de suivi des relations commerciales. Les produits qui connaissaient des hausses de volume, c'était les MDD moins chers et c'était les produits sur lesquels les distributeurs faisaient le plus de marge.

Donc c'est c'est c'est assez invraisemblable quand même. Mais les MDD sont devenus une institution aujourd'hui et dans notre secteur il y en a beaucoup aussi. Vous dites produit ce sont les produits les moins chers mais les plus margés.

Oui oui oui oui oui oui. C'est les produits de moins cher mais les plus mergés. Très bien je vous remercie.

Moi pour ma part j'ai fait le tour de mes questions en charcuterie. Je demande à mon aide de mémoire euh c'est 58 % des produits qui sont rendus sous MDD. Ouais donc c'est un phénomène croissant.

Ouai et qui quelque part qui témoigne par rapport à ce que vous venez de dire difficulté finalement aujourd'hui des producteurs de trouver des des excusoir de distribution bien sûr MDD France MDD produits français parce que il craignent le la crainte la forte crainte des distributeurs c'est la pression des producteurs. Il craignent beaucoup plus la pression des agriculteurs dans les magasins bien sûr ou que la pression des industriels. Si les industriels parlent, ils sont des référentiels.

C'est pourquoi ils choisissent des présidents ou des présidentes qui n'ont rien à vendre h et qui donc peuvent parler plus librement que un industriel individuellement fut-il président de la Fédération parce qu'il sait que dès le lendemain il peut avoir des mesures de rétorsion. H h J'ai une question qui n'a rien à voir avec ce dont nous parlons qui concerne les produits végétaux. Est-ce qu'en fait, comme vous êtes [raclement de gorge] un marché qui est aujourd'hui concurrencé ou en tout cas qui est mise en concurrence par l'innovation végétale, est-ce que vos membres produisent aussi les produits végétaux qui viennent qui viennent concurrencer ou en tout cas qui viennent compléter la gamme charcuterie ?

Alors, un certain nombre de nos membres, très peu, euh fabriquent des produits mais ils ne les appellent pas jambons. Euh, ils choisissent d'autres euh libélés pour ne pas copier les termes bouchés. Il y a tout le débat européen du 31 produits et cetera.

Euh si la demande est là, autant que ce soit des industriels qui répondent. Toutefois, le travail que nous menons, nous c'est un travail de promotion de la charcuterie sur la base du code des usages. Peut-être quelque chose d'important mais qu'on n' pas dit qui est très important à signaler, c'est que euh nous avons très peu de signes officiels de qualité en charcuterie, c'est 4 %.

Par contre, nous avons le code des usages qui est la bible des transformateurs. 450 recettes définies conjointement par les industriel de charcuterie que je représente, les cassent entreprises et les charcutiers traiteurs de centre-ville qui eux vendent directement au consommateur et qui pour certains achètent des produits à différents fabricants de chez nous parce qu'ils peuvent pas avoir 5 6 7 h sortes de pâté. Ils achètent donc à des fabricants et ils ont une gamme importante en rayon et on a les mêmes recettes.

Donc nous on s'appelle industriel mais on a les mêmes recettes que les charcutiers traiteurs. On le fait à grande échelle. C'est la différence entre eux et nous.

Et euh par rapport au aux produits végétaux, euh il y a nous nous travaillons beaucoup sur les aspects scientifiques et nutritionnels, c'est-à-dire pour montrer la vraie différence d'apport nutritionnel entre les protéines animales très concentrées en féréminique, en B12, en acide gras insaturé et cetera et cetera et que de plus en plus de nutritionnistes alertent sur la nécessité d'avoir une alimentation équilibrée intégrant du végétal et de l'animal mais que les protéines animales par rapport à la constitution du n pas l'objet. Non non, ça n'est pas l'objet de Oui, mais ce que je veux dire, c'est que malheureusement il y a aujourd'hui, on l'a vu avec insecte, on le voit avec le lait, comment ça s'appelle la semaine dernière ? Le les yaourts sans lait, la boisson végétale, non ?

Oui, mais ils ont un nom euh [toux] J'ai vu l'article. Il y a quand même il y a eu un emballement autour de ces il y a eu il y a [raclement de gorge] petite boisson. Il y a eu il y a eu un emballement autour de ces produits, mais il y a aussi un retour par rapport à à la qualité nutritionnelle et au risque alimentaire.

Donc sans faire de prosélitisme, sans en faire trop, nous on s'appuie beaucoup sur des lisements scientifiques de nutritionnisme pour dire que l'équilibre alimentaire végétal n'est pas nécessaire. Oui, ça n'était pas ça n'était pas du tout mon objet. Je pense que ceux qui veulent consommer végétal font voilà vont aller se renseigner et le feront en toute connaissance et le fond et le front en toute connaissance de cause.

C'était juste parce que c'était une évolution qui vient impacter votre marché. C'est pour ça que je vous posais la question et donc je voulais savoir si c'était bien les mêmes entreprises qui proposaient ces produits-là et si, mais ça vous n'en avez peut-être pas la réponse. Est-ce que les marges de fait sont différentes lorsqu'on fait un jambon végétal ou un jambon, non pas le prix mais la marge est différente entre un jambon végétal et un jambon classique ?

Même si ça apporte pas ce noml vous ne savez pas. Très bien, c'est pas grave. Je vous remercie.

Par contre, comme la par contre comme la question est dans le questionnaire que j'ai lu, euh je pense qu'on essaiera de vous apporter des réponse dans les questions écrites dans les réponses écrites que nous fournirs. Je vous remercie. Alors moi, j'ai deux petites questions complémentaires.

Euh tout à l'heure, on parlait de de la part des importations. Je voulais savoir comment se situa importé par rapport au aux pièces d'origine française. Elles sont Alors, [raclement de gorge] il y a une différence entre le prix des pièces et le prix et le prix du port. desodes mais globalement on a plutôt des prix qui s'équilibrent qui sont parfois un peu enfin un peu en avance autant sur le prix des pièces on a plutôt des pièces qui sont plus chères en France que dans les autres pays de quelle quelle proportion alors ça dépend des pièces on peut avoir jusqu'à je regarde ouais on peut par quelle est la la variante Euh ensuite, sur le volet des des négociations commerciales, est-ce que votre fédération a a pu faire valoir finalement euh des prix abusivement bas ?

Parce que c'est ce que vous êtes en train de nous dire. Est-ce que vous avez réussi à faire valoir cette réalité-là auprès des autorités de la concurrence ? Est-ce qu'il nous est arrivé sur le le jambon que j'ai évoqué ?

J'ai protesté auprès du distributeur et du fabricant. puisque je suis remonté au fabricant, j'ai demandé en rayon qui était le fabricant et mais je n'ai pas saisi l'autorité de la confront pu le faire euh ne l'ont pas fait parce que nous on a un travail avec l'autorité de la concurrence à revoir hein. Donc c'est intéressant d'avoir des exemples.

C'est pour ça que je vous disais des exemples très précis. C'est intéressant pardon. C'est aussi la difficulté du coup pour une fédération puisque là c'est c'est prix abusivement bas.

C'est veut dire que c'est lié à un produit, il y a un prix et donc là c'est compliqué pour une fédération d'agir sur ces questions. H Oui. Alors après euh quand ce que je vous disais quand il y a un faisceau de retour et d'indice, c'est aussi notre rôle d'attirer l'attention des autorités de la confiance.

On va pas se substituer à eux pour la caractérisation, mais on peut on peut dire qu'il y a un soupçon hein de prix abusivement bas et demander en ce moment en l'occurrence à l'autorité dont c'est la compétence d'aller creuser, d'aller investiguer. Donc c'est intéressant. C'est vrai que le rôti à 3 € le rôti à 3 € alors que chez mon épicerie locale il est à 13 et chez le supermarché de la sous-préfecture il est à 10 eur le kilo.

Ça m'a beaucoup interrogé. Oui, ça demande je pense vraiment euh un passage au crible pour savoir où est la sanctualisation de la matière première et et et si on prend plus globalement le sujet avec les MPI, ce que vous avez fait, est-ce que le prix n'est pas abusivement bas ? Voilà.

En tout cas euh l'interrogation se pose. Donc si vous une fois encore si vous pouvez nous nous en tout cas nous donner un certain nombre d'éléments pour porter cette interrogation euh auprès d'autorité de la concurrence. Je pense que ça nous aidera à y voir un petit peu plus clair.

Voilà. Moi je n'avais pas d'autres c'était 3,29 € origine France le rôti de port. Ouais le port français.

Ouais et le poisson 12,79 € à côté. Donc ça si vous pouvez nous le donner en nous remettant si c'est possible le contexte à l'époque du prix au kilo, le contexte d'évolution des MPI. Voilà, tout ça a créé un un environnement économique.

D'une manière générale, nous on se pose beaucoup de questions sur une approche très formaliste en fait du droit et sur une approche économie de marché et [grognement] économie des contrats. Et on se rend compte que les autorités de contrôle aujourd'hui ben sont peut-être par manque d'éléments hein ou voilà sont un peu timides pour aller sur l'économie du contrat. C'est vrai que c'est pas toujours évident d'objectiver tout cela et mais on voit bien que en fait beaucoup de questionnements portent sur cela aujourd'hui.

C'està-dire que dans le formalisme globalement les MPA ont l'air d'être respectés. Globalement voilà les dates butoires ont l' ont l'air d'être respecté. Mais après, quand on on rentre plus concrètement dans l'économie du concrat, ben on voit surgir un certain nombre de questions qui finalement interrogent sur le respect même de tout cela.

Voilà. Donc il faut qu'on arrive à je comprends he ce que vous nous dites sur les fédérations, d'autres nous l'ont dit mais c'est vrai que si vous pouvez en tout cas nous donner des éléments qui nous en tant que législateur peuvent nous permettre de poser euh de faisceaux d'éléments qui nous amènent à poser la question, on on peut quand même un peu avancer sur Mais là les distributeurs que vous avez déjà reçus, vous les recevrez pas une deuxième fois ? Non mais ils ont des questionnaires.

Ah ils ont des questionnaires et on peut leur poser des questions assez précises. D'accord. OK.

Voilà, c'est l'avantage et l'inconvénient. C'est l'avantage et l'inconvénient d'arriver à la fin puisque là vous êtes on est quand même en fin d'audition si je peux me permettre puisqu'on les a commencé au mois de décembre et donc l'avantage c'est qu'on connaît mieux les sujets et donc qu'on voit mieux à quoi vous faites allusion et comment cela se enfin quels sont les grands enjeux. L'inconvénient c'est que voilà, on a déjà fait un certain nombre de vérifications.

L'avantage pour nous, c'est qu'on a pu suivre les auditions Tout à fait. Et ronger notre frein. Constaté, vous avez vous avez constaté des éléments qu'on n'avait pas traité au cours de ces auditions et qui sont le quotidien de vos membres.

Pas vraiment. Moi, j'ai vu quand même que certains distributeurs avaient dit des chiffres de rentabilité qui ont été démentis par la suite, il y compris démentis sur les réseaux sociaux et non contestés par cela, c'est ils affichig 2 % alors que la réalité c'est 4,2 en consolidé. H donc c'est c'est dit aussi que non au grand jamais il n'avait soumis aux plateformes européennes des entreprises à majorité de composantes agricoles alors qu'il en avait soumis.

C'était un peu voilà ça on l'a constaté également. Tout à fait. Et puis après on recoupe aussi les différentes bien sûr madame la madame la rapporte regarde les auditions et recoupe les propos et les infos.

Donc il y a il y a un travail après de relecture après coup hein bien sûr. Non non mais c'est mais si vous pouvez attirer notre attention sur un certain nombre de points je pense que ça non mais en fonction de ce qu'on là et des questions que vous nous avez posé par ailleurs, ça va nous guider aussi sur peut-être plus d'informations qu'on avait pas forcément préparé en étant vraiment factuel et chiffré pour pas maquiller la réalité pour être vraiment précis dans les réponses. H très bien.

On voit bien que ça c'est vrai que les fédérations sont importantes en terme d'information qu'elles peuvent produire. En réalité, je comprends les limites hein que vous pouvez avoir à recueillir des informations de vos membres sur les marches, il y a pas de souci. Je vois bien je vois bien quel est le quel est le souci, mais par contre sur les pratiques, sur les gains obtenus et cetera ou sur les méthodes de négociation, je pense qu'il y a vraiment une nécessité de pouvoir documenter et de pouvoir consolider ces la documentation des pratiques.

On l'a vu avec les autres fédérations qui ont été très très riches d'enseignement pour nous. H donc c'est pour ça que c'est c'est vraiment intéressant parce que vous avez un rôle particulier en étant et oui, vous avez ce rôle d'interface, c'est-à-dire que vos membres s'ils en viennent à nous relater des [chant] des pratiques douteuses et bien ils prennent le risque d'être des référencés et cetera. C'est pour ça qu'on compte sur les fédérations pour nous remonter les éléments de manière à ce que ce ne soi pas les membres qui prennent ces risques directement.

Mais je suis les échanges de mail entre Stéphanie Furé qui est responsable des question chez nous et les questionnaires qu'elle envoie aux membres qui toujours disent est-ce que vous nous garantissez que c'est anonyme mais vous nous le dites de toute façon les informations que vous nous renvoyez quand vous nous les renvoyez vous demandez à ce qu'elles soient anonymisé et elles le seront bien entendu nous notre objectif est pas du tout de porter préjudice à qui que ce soit mais par contre d'avoir les éléments pour étayer ce que nous mettons dans le rapport puisque nous ne mettons dans le rapport que ce qui est étayé par des éléments factuel. Mais moi ce que poursuivre le sujet depuis très longtemps maintenant, de par mes responsabilités d'ailleurs, je suis très très attristé de voir cette réalité française, cet état d'esprit et le fait que chaque année, on met dans un trou des cas euros importants parce que cette course au PRIBas conduit à toujours aller plus bas, détruit détruit de la valeur complètement. On l'avait chiffré hein plusieurs milliards par an et il y a aujourd'hui et depuis la crise Ukraine et la crise inflationniste, des relais médiatiques qui sont désastreux.

Moi j'écoute beaucoup la radio, donc les histoires de panier d'anti-inflation, de fait "Faites vos courses là, c'est moins cher" et cetera. On va vous dire comment faire. encore un reportage hier qui disait "Moi, je lis toutes les promos et je fais six magasins pour chercher les produits les moins chers à chacun des endroits.

Je n'achète que des produits de marque distributeur parce que regardez, je gagne 3 centimes ici, 4 centimes là, enfin c'est le sport. Voilà, on a transformé les Français en promov, c'est ils cherchent les promotions partout, partout, partout et de fait un cercle vicieux. Donc la publicité des distributeurs, c'est beaucoup beaucoup assise sur je suis le moins cher et des prix. guerre des prix sûr et guerre des parts de marché parce que c'est leur marge reste confortable mais d'autres trinquent et quand certains disent grand fort de médias les industriels n'assument pas les hausses qu'ils demandent mais si nous nous les assumons on est même capable de les objectiver donc en fait comme ils ont la parole plus que nous et que dans le gr dans la famille des industriel il y a des très grands des moyens et des petits bien sûr et c'est la phrase de cherche n pas qu'une seule réalité en fait c'est ex c'est la l'expression de Serge Papin à l'époque où il était patron de U et au début des EGAim en 2000 17 qui disait c'est euh le Coca c'est le coco de pain pool qui trinque pour le Coca-Cola.

Et vous pouvez prendre plein d'autres exemples qui il C'est tout à fait ça. On est moi je suis dans le département très producteur de pommes. Les pommes étaient margées à 40 % par le distributeur quand le Nutella ou Coca-Cola était à juste à zéro même et maintenant à 10 obligatoire.

Z tout à fait. Ça, on l'a très clairement. Et c'est très et c'est dramatique parce que du coup ben on voit la compétitivité française régresser et la balance commerciale s'est rodée, la difficulté à maintenir la production en France et aujourd'hui on tente un rebond avec un travail souveraineté.

Il y a tellement à faire et je suis pas une pessimiste de tempérament loin sans faux, mais je ne vois pas qu'est-ce qui ferait changer les distributeurs sauf un durcissement et des sanctions qui soient vraiment à la hauteur parce que une amende de 33 millions d'euros pour quelqu'un qui euh un de xxl c'est pas des c'est pas dissuasif quoi. Très bien. Et par rapport juste avir une question par rapport à ce que vous venir par rapport au discours des distributeurs qui est de dire euh justement oui mais nous nous sommes très attentifs aux producteurs locaux, nous travaillons en direct avec les producteurs locaux.

Euh euh donc voilà pour essayer de de d'expliquer que certes ils ont une démarche de prix bas mais que ça se passe bien finalement avec un certain nombre de producteurs locaux parce qu'il y a une juste rémunération. Sous-entendant donc en fait c'est le maillon intermédiaire, le transformateur qui lui par contre voilà se voilà a des coûts ou prend des marges qui sont pas légitimes de réalisation distributeur mais c'est marginal c'est extrêmement mettre à l'avant il y a des très belles réalisations de certains distributeurs avec des producteur ou des groupements de producteurs, mais c'est marginal en volume. Très souvent, c'est mis en avant comme étant la la caution.

C'est ça où je le fait parce que euh certains qui l'ont fait plus que d'autres ont été éjectés de leur grande enseigne récemment. CF Lidl récemment et donc c'est un durcissement quand même. Alors dire que ça n'existe pas, c'est pas vrai.

Oui, ça existe. Quel pourcentage ça représente ? très peu.

Mais par contre, c'est la la la la la face présentable et valorisante de d'un certain nombre de distributeurs. Puis si j'entends votre discours, c'est une manière de les rendre captifs quand même. Enfin, c'est-à-dire que je sais pas s'il y a des contrats d'exclusivité derrière.

Ce qui ce qui est très difficile, c'est que les mêmes disent les Français sont prêts à payer jusqu'à le consentement à payer, c'est plus 10 % pour acheter des produits comme c comme ça, locaux, bien-être et leur communication euh sont quand même majoritairement quand même sur le prix le prix le prix euh ce qui fait que c'est assez trouble comme comme message. J'ai plus souvenir dans dans votre dans votre développement. Est-ce que vous nous avez fait part de différences qui peuvent exister entre le le prix de vente euh de vos produits et le prix de mise en rayon ?

Alors ça, on a des chiffres très précis que Stéphanie a fait remonter. Est-ce que tu as les J'ai pas le tableau là des j'ai en tête qui nous les a envoyé que le prix du jambon sortie usine et le prix de vente distributeur h globalement sur quelques produits hein qui oui sur quelques produits et sans être et et en étant un peu moyennisant sur des produits qui sont vendus entre 10 et 11 € au distributeur on a un prix de vente magasin qui est entre 18 et 22 € sur des exemples concrets après qui nous ont été remontés et sur des exemples qui concernent soit le jambon cuit soit le saucisson sec pour des produits. Alors là pour le coup si vous avez deux ou trois exemples bien précis ça peut être intéressant.

Voilà. Et l'industriel à la recherche innovation. Oui oui oui.

L'industriel a la recherche innovation, la sécurité alimentaire, la réduction des additifs et tout et tout sans sans interférer négativement sur la conservation, la sécurité, l'irréprochabilité et cetera, la gestion de ces stocks, alors qu'il livre en barquette parfois même en cartonnette directement en rayon. Donc le temps passé pour faire le produit est complètement différent. H complè le temps passé est différent et vous voyez c'est 11 et ça fait 18 22 fin à 20.

Oui ou ça fait beaucoup. Donc si vous avez quelques petits exemples précis là ce sera précieux. Oui.

Non non et par rapport au prix le plus bas je pense qu'il faut aussi enfin je je me réfère encore à ce graphique là. On voit que sur le bleu he c'est cette courbe en bleu c'est les la margeette générée par le rayon charcuterie pour pour les distributeurs. On voit que c'est en hausse de quasiment 50 % entre 40 et 50 %.

Euh donc on voit que la guerre des prix elle a elle est à géométrie variable puisque là on a plutôt une une dégradation des marges assez fortes des industries de charcuterie. H donc voilà je voulais quand même le rappeler. On a on a rien enfin et je pense qu'il faut le dire les entreprises préfèrent quand leurs clients gagnent de l'argent.

Enfin notre propos n'est pas de dire qu'on ne souhaite pas mais mais voilà il faut que chacun dans dans la filière puisse effectivement gagner sa vie. Et bien merci beaucoup mesdames messieurs et puis à votre écoute pour les les éléments complémentaires. Merci.

Merci beaucoup. M.

Fédération des entreprises de charcuterie traiteur (FICT) — Anne-catherine Loisier · Pourquijevote