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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 3 septembre 2025 90 minAutoproduit

La fonction publique : dernier rempart face à la marchandisation de nos biens communs | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donc bonjour à toutes et tous. Très honoré d'être en votre présence ce matin et en la présence de Arnaud Bont donc et Willy Beltier que je vais laisser se présenter. Euh on pensait pas qu'il y aurait autant de monde vu la la richesse du programme.

Donc merci beaucoup d'être avec nous. Donc moi, je suis Mathilfeld. Je suis nouvellement députée insoumise depuis le 7 juillet 2024, député de la Géronde dans une circonscription très bicéphale avec une partie autour de la métropole bordolaise qui est plutôt urbaine et puis une très grosse partie qui est très rurale donc 155 villages.

Donc une circonscription assez compliquée évidemment, vous vous en doutez à mailler et à parcourir où la question des service public se pose de façon éclatante évidemment puisque je sais pas d'où vous venez tous de façon très variée mais on sait que en ruralité en particulier les services publics sont très absents et très insuffisants. Voilà. Donc bah écoutez, dans dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui, je pense que c la question de se poser justement de se poser la question de la fonction publique comme rempart à la marchandisation de nos biens communs.

Je pense qu'on est dans le cœur évidemment de ben la politique néolibérale qu'on est en train de nous infliger depuis des années et qui s'accentue de façon croissante. Donc en effet, enfin moi j'ai fait une grande partie de ma carrière dans la fonction publique territoriale pour ne pas dire la totalité d'ailleurs. Donc je suis absolument convaincu bien entendu que c'est c'est un rempart et que même c'est un bien commun en fait tout simplement et que donc il faut la préserver à tout prix puisque c'est la seule façon de lutter contre l'individualisation de la de la politique et de de de la façon dont on gère ben justement le le la richesse de la collectivité.

Donc je vais laisser dans un premier temps la parole à Willy Peltier, donc sociologue enseignant à l'université de Picardie qui va se présenter un peu mieux. Puis dans un second temps, c'est donc Arnaud Bont donc qui travaille aujourd'hui pour dans le département de la scène Saint-Di. C'est ça.

Affaires sociales, c'est ça. Alors plus mais c'est pas grave. Bon d'accord. plus.

Voilà, c'est ça. Et qui est surtout porte-parole du collectif Nosic Public. Voilà, c'est ça.

Et ben voilà. Merci beaucoup Mathile. Euh donc Willy Beltier, oui, je je suis sociologue à l'université de de de Picardi et d'un point de vue militant pendant une période je brège névienne pourrait-on dire, j'ai été coordinateur général de la fondation Copernic pendant très longtemps, trop longtemps parce que je voulais partir mais bon, j'arrivais pas.

Enfin, laissait pas. Euh heureusement qu'il fait beau parce que je laisserai à à Arnaud et Mathilde euh la joie d'être agréable. Euh quant à moi, euh je crains euh d'être [Musique] dans le enfin dans le panorama des catastrophes quoi, concernant les services publics.

Euh et c'est ça devrait nous motiver d'autant plus d'ailleurs pour le pour que qu'à partir du 10 septembre ça morce à nouveau mai 68. Ce qu'on espère toutes et tous. Euh mais pour les services publics, les lois ou les propositions de loi et je pense notamment à celle par exemple de Daniel Bonau qui qu'il faut soutenir qui est impérative ou bien les journées comme aujourd'hui où on est dans une forme d'entre soi militant et il y en a eu beaucoup de journées comme ça où on est dans une forme d'entre soit militant ne suffisent pas de sorte que euh il faut drit à partir du 10 plus au-delà jusqu'à la euh jusqu'à 2027 lancer un mouvement populaire pour réinventer et reconstruire et retisser les services publics.

Mais on en est loin car même lorsque les personnes dans ce pays via les sondages, on a appris Pierre Bourdu à se méfier des sondages, disent d'être attachés au service public, on ne voit pas de mobilisation générale pour les soutenir. 1 et 2, lorsque des mobilisations existent, il y en a plein juste qui existent juste imposé. Je pense aux mobilisations pour les maternités de proximité par exemple, il y en a 1000 autres mais quand il y en a, elles perdent, elles perdent, elles perdent et elles perdent encore.

Donc ce que nous avons à nous demander, c'est comment cesser de perdre. Et ça c'est pas gagné. D'autant que et c'est le cœur de mon propos et c'est le cœur, j'allais dire de cet ouvrage qu'avec Julie Gervé et Claire Le Mercier, on a écrit paru l'an passé, je crois à la même époque, la haine des fonctionnaires qui dit en substance que nous vivons un moment de basculement historique, que nous vivons un moment crucial au sens premier du terme de la croix, c'estàdire ça va dans un chemin ou dans un autre où se conjugue et c'est inédit trois flots de haine des fonctionnaires.

Le premier flot de haine, on le connaît, on le connaissait, il s'applique depuis longtemps, il vient d'en haut. C'est la haine de la nouvelle noblesse qui maintenant gouverne le secteur public. une noblesse que nous nommons managérial public privé puisque sa carrière pour qu'elle soit réussie exige des va et viens entre postes dans le public qui si vous les faites en manager libéraux vous propulse manager dans le privé et qui permettent ensuite d'acquérir de plus haut postes dans le public Les profil de manager public privé, on en a évidemment on en a plort à tout étage des services publics, mais les anciens ministres de la fonction publique ne sont jamais passés, les récents ne sont jamais passés par la case fonctionnaire, ce qui peut sembler quand même une aberration absolue.

Écoutez, regardez Amélie de Monchalin H. Donc évidemment, ils sortent euh ces euh managers publics privés euh des écoles du pouvoir euh transformé en business school euh ou complété euh de business school euh américaine. Améie de Montchalin HEC puis Harvard Kennedy School puis Exan BNP Pariba avant de devenir ministre.

Stanislas Guerini HC puis Harvard Business School. Ensuite la filiale française de la multinationale Air Products et après son ministère, il rejoint le cabinet de conseil Topic comme seigneur partenaire. Guillaume Casbarianse Business School puis les cabinets de consultants moniteur de loite et PMP conseil.

Bien. Euh et ce sont eux qui sont en charge de la fonction publique. À l'heure actuelle, Marcangélie est un avocat donc profession libérale.

Mais tous ces managers, toute cette noblesse publique privé a pour mantra apprise dans ces écoles du pouvoir devenu business school la rentabilité financière immédiate des entreprises et il voit le le secteur public comme une entreprise, donc la rentabilité financière immédiate sans sans se soucier des coûts longs ou des coûts différés des services publics. Ça passe par quoi ? Ça passe par, mais vous le savez et je vais être rapide là-dessus, par une caporalisation des agents.

Ça passe par des fusions de services qui désorganisent. Ça passe par une défonctionisation des fonctionnaires, bien souvent par des mobilités forcées et cetera. Euh ces modernisations managériales se font avec acharnement, avec brutalité parce que la carrière des managers dans sa réussite ou son échec en dépend.

Et donc il ne faut pas croire qu'ils vont s'arrêter, ils ne vont pas s'arrêter. La seule façon de les arrêter, c'est que nous les arrêtions et le problème, c'est que nous ne parvenons pas à les arrêter pour l'instant un et deux qu'ils sont de plus en plus nombreux. Plus des générations et des générations sont produites par les écoles du pouvoir.

Il y a des dissidents parmi lesquels Arnaud Bontan et ses amis par bonheur. Mais les dissidents ne font pas la population générale. Bien.

Et ces modernisations libérales qui les impulsent, qui n'ont de nom que enfin qui n'ont que le nom de la modernisation car sont des formidables régressions. En réalité euh on les voit toujours de très loin, de trop loin. Ceux qui les effectuent ne les voient même pas la plupart du temps.

Pourquoi ? Parce qu'une carrière réussie dans la noblesse managériale publique privée suppose qu'au bout de 2 ans et demi 3 ans, vous quittiez votre poste pour un poste plus élevé. Autrement, si vous restez, c'est que vous êtes sur la touche, c'est que vous êtes un asbin.

Donc vous inquiétez pas pour les fusions de service, les réorganisations, les mecs, ils se dépêchent, leur carrière en dépend et même si on les critique, souvent on les voit de trop loin. Mais qu'est-ce que c'est ? Nasser agent des routes le dos en compote qui se lève d'astreinte le weekend qui se lève chaque jour à 5h qui est au turbain en permanence avec des déneigeuses obsolètes.

A odil, agent d'entretien dans une cité administrative et qui porte deux fois plus de charge depuis que ses collègues partis en retraite par exemple n'ont pas été remplacés ou dès que ce CDD puisque on assiste à une CDDisation de la fonction publique n'ont pas été remplacé, c'est cette assistante sociale qu'on intervie Odil qui non euh euh son nom m'échapp mais peu importe euh Valérie et que qu'on intervievait et et et qui s'en va aux toilettes pour éviter de crier ou de ou de s'effondrer parce que on On lui a installé caporalisation fantasme de contrôle. On lui a installé sur son ordinateur cinq logiciels où elle doit faire du reporting d'à peu près tout ce qu'elle fait. Tout ce qu'elle fait.

Ce qui cannibalise cette quantification du temps de travail cannibalise le travail effectué de sorte qu'elle ne peut plus aider. Elle n'a plus le temps. Et c'est pareil dans beaucoup d'institutions.

Le reporting, elle ne peut plus aider. Elle n'a plus le temps de sorte que les gens qu'elle voyait, les familles qu'elle voyait où elle aidait notamment par exemple sur le logement qu'il n'ont pas, ces familles les l'engueulent. Alors que pendant très longtemps, elle a eu le sentiment et c'était et c'est pour ça qu'elle a choisi ce métier par vocation.

Elle a eu le sentiment qu'elle pouvait aider. Elle est empêchée d'aider. Les modernisations libérales, on les voit toujours de trop loin.

C'est ça. Et c'est ça également bien sûr et c'est le second flot de détestation ou de haine qui qui qui est là pour le coup est extrêmement grave et qui est neuf. Ces modernisations libérales débouchent sur une détestation des fonctionnaires en certains secteur des classes populaires.

Et ça c'est neuf parce que les services publics, on le dit souvent, c'est le patrimoine de ceux qui ont rien. Donc c'est la seule possibilité d'aide. Ça devrait être la seule possibilité d'aide ceux qui ont très peu et les services publics sont empêchés empêchés dans leur budget, empêchés dans leurs moyens, réduit même physiquement.

Regardez les centres des impôts, regardez les maternités de proximité, réduit même physiquement du point de vue de leur présence sur le territoire, de sorte qu'ils ne peuvent plus aider, que les fonctionnaires ne peuvent plus aider. Et cette seconde ce second flux de haine vient d'en bas pour le coup. Le premier venait d'en haut, celui-là vient d'en bas.

Les aides pour les populations qui de plus en plus n'ont rien vont croissantes et et prennent au trip. C'est une question presque de vie ou de mort. C'est même pas c'est même pas la fin du mois, c'est le début du mois.

Ils ne sont plus aidés. Je vais pas multiplier les exemples, on en parlera. Mais il y a peu à l'hôpital de Soisson, il y a eu une grève, ils ont obtenu un demi-poste.

Il fallait attendre jusqu'à 20h aux urgences. 20h aux urgences. On sait que globalement la moyenne c'est 10h. 10h déjà, tu as le temps de crever mais alors 20h insupportable.

Bon, c'est c'est pareil la même violence et la même violence qui qui qui évidemment s'exprime y compris physiquement contre les agents de service public. Maintenant, des violences contre les agents de services publics de gens qui n'en peuvent plus, qui sont dans une position intenable. Alors aux urgences, c'est le cas où on s'en va agresser des infirmiers, agresser des des souvenirs, mais également à la sortie des collèges, à la sortie des lycées, à tous les guichets sociaux de la fonction publique, des usagers qui n'ont rien et qui n'obront et qui n'obtiendront rien ne le supporte plus.

Mais il faut pas être si on n'est pas dans leur situation, on peut pas le comprendre. Mais si on est dans leur situation, je vous assure, on le comprend. Quelqu'un qui par exemple avait des des APL et qui les voit supprimer parce que son logement est insalubre et qui reçoit je ne sais combien de lettres.

Est-ce que c'est est-ce que est-ce que Mais pendant plusieurs années, est-ce que la situation votre situation a changé ? Est-ce que votre situation a changé ? Est-ce que votre situation changé ?

À un moment donné, elle pète un câble parce que bien sûr que le propriétaire qui n'a aucun intérêt à faire que sa situation change euh n'a rien fait mais elle elle n'a plus rien. Bien. Il faut ajouter à cela et je terminerai presque par là, il faut ajouter à cela les expériences maintenant que les milieux populaires ont de la fonction publique.

De plus en plus, Pierre Bourdieu parlait de main gauche de l'État, celle qui distribue un peu de solidarité, et de main droite de l'État, celle qui cogne. Et bien la main droite de l'État et on sait par qui elle est tenue dans beaucoup de secteurs du monde populaire, c'est la seule qu'on connaît presque maintenant. L'école est en pénuerie et ne permet plus l'ascension sociale.

Les aides sociales se font de plus en plus rares. Par contre, les contrôles, Oui, les contrôles s'intensifient. Oui, le fliquage des pauvres qui sont coupables, forcément coupables.

Classe laborieuse, classe dangereuse. Les pauvres sont forcément coupables. Ça croisse de façon extrêmement intrusive.

Les contrôles se multiplient sans cesse et sans cesse et sans cesse. Bon, je ne parle pas de la numérisation. Peut-être on en parlera ou aron en parlera, je ne sais pas.

Mais c'est vrai que euh là aussi ça participe d'une forme de mise en honte des plus populaires des secteurs populaires. Parce que vous savez même les jeunes, c'est pas parce qu'ils jouent avec leur téléphone portable qu'il savent remplir par exemple des déclarations d'impôts. Ça n'a rien à voir.

Et les gens les gens à un moment donné quittent. Ben il quitte. Oui, mais alors je parlais déclaration d'impôt ou d'autres choses mais il quitte mais mais pour quel malheur le malheur de qui ?

De même bien sûr. Et puis également dans cette frénésie du contrôle n'oublions pas que l'expérience la plus marquante des services publics dans beaucoup de de de milieux populaires, c'est le tribunal. C'est le tribunal.

Aller au tribunal. Moi, je suis dans l'ine. Aller au tribunal de Soisson, c'est le tribunal qui condamne pour des loyers en retard.

C'est qui le tribunal qui condamne pour des crédits impayés. Mais payé avec quoi ? C'est le tribunal qui condamne pour du trafic de chit.

Je dis pas qu'il faut trafiquer du chit, mais enfin euh c'est le tribunal, c'est l'État. Tu l'as tu prends ce grand coup dans ta gueule au total et il y a des effets cliquai. Au total, les plus jeunes, les plus anciens savaient ce qui étaient les services publics, notamment ce qui était une poste.

Près de chez moi, les postes ont toutes été supprimés et pendant longtemps, ce qui faisait office de poste pour plusieurs villages, villages dans lesquels les personnes votent Front National à 75 80 %. au tout autour de chez moi. La poste c'était un bâtiment de chantier de truc un bâtiment Algéco alors que les autres bâtiments de la poste étaient inoccupés.

Bien donc voilà où nous en sommes. Mais quoi ? Et c'est pourquoi je vous assure, on est à Waterlot moins 2h et si on le voit pas et si on fait rien à la hauteur, je vous assure on est mal.

Parce que là dans un monde où personne n'aide plus personne, là où le euh chacun seul, chacun sa merde explose dans un sauvek qui peut général où la générale s'appelle Marine Le Pen. l'absence de service public qui empêche l'aide, l'aide sociale, l'égalité sociale, un peu de solidarité où il n'y a plus de solidarité. Tout ça renforce la somme immense des colères, immense des colères et des colères qu'il faut comprendre qui génère ces votes de vengeance sociale qui font les scores de Bardella ou de Le Pen.

à 11 millions de personnes dans cette immensité de colère. Je vous assure, il faut comprendre parce qu'on va être malin. Enfin, pour terminer, après cette haine venue d'en bas, cette haine venue d'en haut, il y a aussi une haine, j'allais dire au milieu dans le milieu des fonctionnaires.

Une haine des fonctionnaires pour eux-mêmes, c'està-dire pourquoi pour ce qu'ils sont obligés de faire. Le temps manque, donc je ne vais pas être long. Mais regardez ce que sont obligés de faire les ouvrières du soin que sont devenus, c'est ellêm qui le disent, les infirmières ou les aides soignantes, les premières de corvé, les premières à mourir et qu'on matraque lorsqu'elle manifeste. d' en compote apporter des patients jour et nuit avec des salaires souvent de misère du temps de travail à rallonge la rentabilité financière immédiate mais vous le savez pour l'hôpital c'est et pour les épades publiques c'est ou privé pareil c'est la réduction au maximum du temps accordé à la toilette par exemple des personnes âgées 6 8 minutes maximum quand les infirmières ou les sou disent qu'il en faudrait 40 bien à plein et et et elle dit on a elles disent témoignage on a à peine le temps d'un VMC visage main cul on est des on est devenu des torches cul avec des gestes brutaux impossibles à à ne pas mais qui font mal qui font mal aux patients qui font font mal à soi parce que lorsque la personne en pleine détresse qui est là, on ne peut pas l'aider et même lui parler, le temps n'est rendre impossible cela et mal vous le transportez chez vous hein cette détresse dans votre rêve, dans votre et c'est pourquoi plein d'infirmières, plein de d'aides soignantes s'en vont bien et d'ailleurs des urgenistes aussi et des médecins.

Pour les enseignantes et les enseignants, pas la peine d'être plus long. Vous connaissez sans doute la situation avec cette frénésie de l'évaluation permanente, c'estàdire il faut donner des notes, il faut donner des notes, il faut donner des notes puisque seul les contrôle fait le bonheur des libéraux. Il faut donner des notes.

Ils n'ont plus le temps de faire leur travail qui était d'avoir un peu de temps calmement pour faire progresser leurs élèves, les faire apprendre. Mais noter noter sans cesse interdit le travail. Donc vous comprenez bien que quand la haine des fonctionnaires était simplement cette haine venue d'en haut, déjà on s'en prenait plein la tronche.

Maintenant que se conjugue ces trois flots de haine des fonctionnaires que je viens de décrire. Oui, nous sommes mal parce que la haine venue d'en haut, les la noblesse managériale publique privée, je terminerai par là, évidemment fonctionne dans sa légitimation par des enquêtes de satisfaction. Lesquelles enquêtes de satisfaction ?

Invariablement bien sûr puisque les gens ne sont plus aidés produisent des résultats qui les conduisent à dire il y a aucune efficacité des services publics. Donc il faut les transformer encore davantage. On voit le renforcement circulaire du démantellement et du massacre.

Je crois qu'il faut, comme il y a eu une révision générale des politiques publiques, une révision générale des services publics, je crois qu'il faut un grand programme d'évaluation. L'évaluation, c'est pas un grand mot des services publics. Un grand problème programme d'évaluation des services publics, d'évaluation par en bas, d'évaluation par les besoins, une révolution des besoins et que nous ne réussirons à faire ce qui serait possible.

Je ne sais pas la configuration de 2027, le problème n'est pas là. Mais d'avoir un programme commun, parti syndicat association intellectuelle usager d'avoir un programme commun de réinvention des services publics à l'horizon 2027. Tout au moins, c'est une nécessité que cette mobilisation part en bas car la noblesse managériale publique privé, même si imaginons et les filles arrivent au pouvoir restera.

Et ne croyons pas qu'une loi s'applique. Une loi est traduite, elle est retraduite à chaque échelon où la prennent en en main des responsables. La loi, c'est pas quelque chose qui s'applique verticalement.

De sorte que un ancien ministre de par ailleurs climatosceptique de l'éducation nationale invitait à dracer le mamouth. Le mammouth est à l'os et qu'il est grand temps ensemble qu'on décrète la mammou pride. La mammou pride.

Merci beaucoup. Donc on va essayer de faire des interventions qui se cantonnent à peu près à 15 minutes normalement. Donc je vais passer la la parole à Arnaud et puis euh ensuite moi je je conclurai et puis on passera évidemment à des questions.

Euh voilà. Merci. Merci.

Je mets un chrono. Euh bonjour à toutes. Bonjour à tous.

Donc moi je suis Arnaud, je suis fonctionnaire dissident comme disait Willy. Je lui laisse le mot mais l'idée est là. Et je voudrais alors d'abord c'est dur de rebondir sur ce que dit Willy.

C'est toujours le cas et puis c'est concret, c'est prenant et c'est on reconnaît la situation des services publics malheureusement dans ce tableau un peu un peu noir. Je vais essayer pour ma part de revenir puisque on nous demandait en introduction si la fonction publique c'est le dernier rempart à la marchandisation de nos biens communs. Et je voudrais essayer de de prendre la question vraiment au sérieux.

Euh vous allez voir que je vais pas y répondre par la fonction publique, je vais y répondre par le service public euh parce que c'est pas exactement la même chose et je voudrais revenir sur ce concept mais avant euh faire un petit détour qui me semble important par bah cette question de la march par le marchandisation du biencom en fait par le marché parce qu'on en parle et on en fait souvent on on parle de marchandisation comme un peu un gros mot. C'est pas bien, c'est la marchandisation et puis on va pas dans le détail de mais c'est quoi le marché ? Qu'est-ce que c'est ?

Qu'est-ce que c'est que ce mécanisme ? Qu'est-ce que c'est cette idéologie ? Qu'est-ce qu'elle fait à notre société ?

Je vais pas en faire des caisses, mais je pense c'est important de revenir dessus pour identifier les coordonnées du problème et derrière pouvoir se demander ben qu'est-ce que c'est que les services publics dans cette équation. Euh et je vais peut-être commencer par un paradoxe, mais je pense c'est important de se le dire parce que les coordonnées du problème sont complexes. Euh le marché c'est quelque chose qui a une immense efficacité opérationnelle.

Euh certes et j'y reviendrai, ça épise de la planète, c'est à beaucoup d'égards, mais avant tout, avant d'être idéologique, le marché, ça a été une réponse concrète aux besoins de la population euh ou une manière de répondre très concrètement à la population qui a été un levier d'émancipation. Et c'est c'est peut-être difficile, mais je pense qu'il faut qu'on se le dise. Euh c'est quoi le le marché ?

C'est en fait une on peut reprendre une vision très marxienne. On a commencé, on était dans une société féodale où les personnes étaient attachées à leur terre et avec le passage au capitalisme, les personnes sont certes les les travailleurs ont été attachés au capital mais ont gagné énormément en mobilité en mobilité sociale et mais mais pas que. le les deux siècles de ou trois de capitalisme qu'on a traversé ont été euh des moments de de progression importante des libertés, de progression importante, j'ai dit, de mobilité sociale, de la science.

Euh c'est dans ces siècles-là queon a construit les services publics et j'y reviendrai très rapidement. Euh il y a eu des augmentations d'espéréances de vie, il y a eu des diminutions des inégalités euh et en fait c'est important de se le dire parce que c'est là-dessus que repose aujourd'hui la force du marché dans notre imaginaire collectif, c'est que c'est pas juste une jolie idéologie, c'est qu'elle a produit des choses et qu'elle a produit des choses avec une efficacité opérationnelle, je le disais très impressionnante et qu'il faut je pense comprendre, c'est que le marché c'est une manière manière de répondre aux besoins de la population qui fait rencontrer une offre et une demande au par un prix, disons-le assez rapidement. Et c'est très c'est très fort parce que le prix et donc la la monnaie, l'argent qu'il y a derrière, c'est à la fois l'objectif qui est affiché, c'est le moyen d'échange et c'est l'incitation.

C'est l'objectif parce qu'on veut faire de l'argent. C'est la monnaie d'échange, je vous fais pas un dessin. Et c'est l'incitation puisque les tous les agents de ce marché sont incités collectivement à poursuivre cet objectif parce que ça permet d'acquérir des besoins, des des biens et donc de satisfaire des besoins.

Et c'est dans cette construction majoritaire qu'on évolue aujourd'hui et et qui a une un ancrage très puissant aujourd'hui dans notre société. un unc tout petit détour à ce stade par un des précurseurs du marché qui est Adam Smith. Il pour lui le marché c'est clé, c'est ce qui permet que chacun puisse poursuivre le bonheur collectif par tout en allant chercher son sa propre satisfaction individuelle.

Parce qu'on va satisfaire individuellement, on va euh améliorer le le bien commun. C'est c'est ça la force du marché. euh en poursuivant notre intérêt personnel.

Donc, et on va le faire à une condition, c'est que chacune et chacun aient la liberté d'échanger des biens et des services sur un marché. La liberté de produire et la liberté de de d'échanger, la liberté de consommer. C'est ça l'idéologie qui est derrière.

C'est une conjonction entre bonheur individuel, bougeur collectif qui a des répercussions concrètes dans la société et qui s'assuit sur une une certaine idée de la liberté. Et je vais en revenir par là parce que je pour dépasser un peu nos nos idées préconçues et puis s'attaquer à à la difficulté du problème qu'on a devant nous qui est on a cet objet là. Pourquoi c'est pourquoi c'est difficile et j'y viens rapidement, c'est important.

Pourquoi c'est un problème le marché ? parce que il repose sur une idée de croissance euh et que à des tas d'égard cette croissance 1 est au bout de détruit la planète 3 aboutit à une concentration massive du pouvoir dans des mains non démocratiques. Euh fin de la croissance d'abord c'est d'abord un constat euh depuis 40 ans, la croissance connaît un long tassement.

Il y en a de moins en moins. Il y en a moins dans les 10 dernières années que dans les 20 dernières, que dans les 30 dernières, que les dans les 40 dernières. Il y a vraiment un tassement long et et c'est clé parce que cette croissance, c'est la promesse du marché et du système qu'il y a derrière.

C'est la modalité d'une réponse toujours plus forte au besoins et que pour aller toujours plus et que à l'inverse pour répondre à ce problème de la croissance se tasse, le marché n'est plus fonctionnel. Euh les dirigeants vont toujours plus loin dans la case du collectif pour que le marché soit toujours plus parfait. Le le marché, il est rendu imparfait par euh des collectifs, par des syndicats, par des protections collectives, par de la sécurité sociale.

Et donc les abîmer, c'est toujours améliorer le fonctionnement du marché comme une conjonction d'individus libres qui peuvent poursuivre leur bonheur collectif. Donc on casse, il n'y a plus de croissance et pour la poursuivre, pourtant on détruit les collectifs. Deux, ça épise la planète et je crois que c'est c'est important de se le dire, mais c'est aussi ça vient aussi de cette logique.

On franchit progressivement toutes les limites planétaires. Euh le je je pas en faire un dessin, mais le les évidemment des limites climatiques sont dépassées, la biodiversité est ratiboisée. Les océans s'acifient, les cycles de l'azote et du phosphore sont perturbés et encore beaucoup d'autres.

Je vais pas toutes les énumérer mais il y a aujourd'hui ça n'est pas accessoire, c'est consubstantiel à une logique qui est qui est celle du marché. Ce qui est que pour satisfaire nos besoins, on va devoir consommer et que cette consommation est le moteur de la croissance. Seulement cette consommation infinie, croissance infinie dans un monde fini conduit à ponctionner toujours plus sur ce qui n'est pas cher.

Ce qui n'est pas cher, c'est l'eau, c'est l'air, c'est le sol, le foncier. Euh c'est aussi le travail dont on fait diminuer le coût. Euh mais euh mais donc cette logique de concurrence et de marché poussé à son à son terme et nous amène aujourd'hui directement dans le mur.

Et c'est la 3è et dernière étape de ce tableau noir que je rajoute au tableau noir de Willy. euh c'est que tout ça aboutit ou ou culmine aujourd'hui dans un moment où euh les les grandes entreprises qui sont sur ce marché sont elles-mêmes conscientes de ces limites, sont elles-mêmes conscientes que euh on on ne va pas croître indéfiniment en faisant le bonheur de tout le monde et donc sont engagés dans une lutte de prédation, de captation très concurrentielle en utilisant toutes les modalités à leur ressources. y compris les États pour aller euh chercher plus de ressources naturelles pour aller et et on est sur un retour de barrière douinière très forte et on est surtout sur une capture de la démocratie à un point qu'on imagine pas tout à fait assez.

La le point le plus visible c'est les médias et on le voit et en France on le sait l'exemple de Vincent Boloré et de cette captation par les milliardaires, par certains des médias énormes. En fait, dessous, il y a toute une infrastructure de, disons-le, une infrastructure de la communication, de l'interpersonnel et de la démocratie qui est dont toutes les strates, les unes après les autres, sont captées par euh les grosses entreprises de technologie, euh les les big tech comme on le dit parfois euh et et donc c'est évidemment tout en haut les réseaux sociaux, mais c'est aussi les data centers, c'est les flux d'étag, c'est les flux de de d'échange de données, c'est l'intelligence artificielle, c'est jusqu'aux satellites parce que on sait que Starlink et Elon Musk envoient des satellite qui eux-mêmes permettent les télécommunications et donc de bout en bout toute cette infrastructure par laquelle on communique, par laquelle on fait citoyenneté, on fait démocratie, s'il y a des mouvements sociaux, c'est qu'usi qui aujourd'hui il se crée là-dessus. Si vous organisez des groupes locaux, si vous les organisez sur ces infrastructures et cetera et cetera, euh tout ça est capté infiné et en tout cas repose sur des infrastructures qui sont de plus en plus captées par les milliardaires en concurrence avec euh la démocratie. pour le dire pour le dire rapidement.

Je vous fais ce tableau-là euh volontairement réaliste et un peu sans concession pour en arriver à à mon à mon principal point qui est la question des services publics. Parce que au fond ma conviction c'est que face à cette offensive extrêmement complexe et extrêmement puissante du marché, les services publics sont un projet de société alternatif d'une puissance qu'on sous-estime nous-même. Alors, ils sont pas et ce qui est intéressant, c'est que ils sont ils sont pas construits comme tel.

Les services publics, c'est une construction extrêmement pragmatique par en haut. Euh des fois au service du marché pendant la pendant la monarchie, le service public et Willy et ses collègues l'expliquent très bien, c'est se mettre la monarchie au service de l'économie en faisant des postes. Au début, la poste c'était pour l'entreprise et pour les informations boursières.

Le rail, c'était pour les marchandises, c'était pas pour la population. Puis pendant la 3è République, les services publics, ça a d'abord été asseoir la nouvelle République contre la monarchie, mais là aussi par en haut. Euh, on a construit l'école et l'école laïque pour asseoir une une idéologie républicaine.

Mais c'est puis le concept même de service public d'ailleurs est intéressant. C'est construit par des juristes et des conseillers d'État dans un petit Sénacle. C'est pas une lutte sociale énorme qui a imposé les services publics.

C'est euh c'est c'est un outil c'est plein d'outils de la bourgeoisie à des stades différents qui se sont sédimentés. Mais ça aboutit à quelque chose qui est fondamental. Ça aboutit aujourd'hui à ce que on est des écoles publiques, à ce qu'on est des hôpitaux publics, à ce qu'on est encore des bureaux de poste, on est des rails, on est des routes, on est des des organismes de protection de l'environnement, on est des tribunaux et cetera et cetera.

Et c'est quoi aujourd'hui les de et et donc je voudrais en faire c'est c'est quoi tout ça ? C'est quoi ces services publics ? au fond, c'est que nous avons collectivement décidé 1 de mettre en commun des richesses 2 aujourd'hui c'est quasiment 50 % de la richesse qui est produite ou redistribuée nationale qui est produite ou redistribuée par les services publics pour rendre des besoins essentiels accessibles à tous et je voudrais m'y arrêter un petit peu.

C'est quoi ces besoins ? C'est l'éducation, c'est la santé. On a décidé collectivement par des lois ou par des constructions collectives de mettre de de rendre l'éducation, de rendre la santé, de rendre la justice et l'environnement accessible à tous en en faisant des services publics.

Et tout ça, on l'a fait en dehors du marché parce que les services publics, c'est un modèle d'organisation alternatif au marché qui ne considère pas comme centre le prix mais qui considère comme centre les droits que l'on compte faire à chacun. En fait, les services publics quand ils reconnaissent le droit à l'éducation, ils considèrent que le besoin essentiel de l'éducation est partagé par toute la population. Donc politiquement, on l'érige en un droit et on met en place un service public pour rendre ce droit effectif.

Voilà la mécanisme des services publics. Et on le fait en dehors du marché parce que le l'argent qui finance les services publics ne vient pas du prix et ne vient pas de l'échange monétaire. L'argent vient de la socialisation des richesses.

On a construit sans le savoir et sans le vouloir un outil révolutionnaire d'une force énorme qui est quoi ? qui est mettre en commun des richesses pour euh pour répondre à des besoins essentiels de manière égalitaire, financer collectivement et gérer démocratiquement en dehors du marché. C'est euh que demander plus ?

Euh probablement on a on a là quelque chose d'énorme. Euh et je voudrais aller un tout petit peu plus loin que ça. Je je détaillé en introduction rapidement la logique du marché.

La logique des services publics, je disais, est alternative. Là où il y a dans le marché une logique de propriété, dans les services publics, on met en place une logique d'usage. On n'est pas propriétaire de l'école.

Par contre, on en a tous des droits à l'usage, à l'utilisation, à la satisfaction de nos besoins. Là où le marché nous dit que on sera plus heureux en consommant plus alors qu'on voit que ce n'est pas le cas. Euh c'est un des paradoxes et que on voit que par ailleurs on n'arrive plus à consommer plus.

On résout ce paradoxe en se disant en fait le progrès c'est une question de droit collectif, c'est pas une question de pouvoir d'achat individuel. Euh cette notion-là est compatible par ailleurs avec les limites planétaires puisque progresser c'est offrir des besoins, des offrir des droits plus nombreux à tout le monde et ce n'est pas toujours consommer plus. Et au fond, c'est avoir une une notion de la liberté beaucoup plus large et beaucoup plus puissante que celle que proposait Adam Smith quand je le citais tout à l'heure.

Notre liberté au fond, c'est pas d'attribuer de de d'échanger et de des biens et des services sur un marché. Notre liberté, dès lors qu'on est titulaire de droit, c'est de satisfaire nos besoins essentiels en toute autonomie. c'est une euh et c'est d'avoir le droit au loisir, le droit à l'éducation, le droit à une vie saine et c'est et et donc avec une une puissance et une émancipatrice beaucoup plus importante.

J'en termine par deux mots. Euh parce que euh on peut penser et on on voit d'ailleurs euh combien c'est ce ce récit là des services publics et cette force des services publics euh peut paraître déconnectée du tableau que faisait Willy tout à l'heure, très noir des services publics. Pour autant, je pense que je veux insister sur quelque chose.

C'est c'est pas une utopie, c'estàd c'est probablement ce l'outil c'est un outil matériel qui existe puissamment dans lequel il y a 5 millions d'agents qui travaillent déjà et qui travaillent déjà à la satisfaction en commun des besoins de la population dans les hôpitaux, dans les tribunaux, dans les écoles et cetera. C'est les services publics, c'est une c'est un terme qui a une charge politique dans la société. Euh vous parlez service public à la population, ils comprennent et ils voi que ce que qu'il y a quelque chose à défendre, qu'il y a quelque chose en commun.

Et d'ailleurs, si vous leur demandez de quoi ils ont besoin, ils vont vous dire qu'ils ont besoin d'un médecin ici. Ils vont dire qu'ils ont besoin de prof dans l'école de leurs enfants. Et on et donc c'est pas un projet alternatif déconnecté d'une réalité.

C'est ça que je veux dire. C'est un projet alternatif puissamment ancré dans la réalité quotidienne de la totalité de la population du pays. Le service public, c'est pas dernière question.

L'État a-t-il le monopole des services publics ? Il faut bien prendre conscience que non et que ça n'a jamais été le cas et que pour ne prendre qu'un seul exemple, il y a tous les jours des centaines de milliers de salariés associatifs qui font tourner les services publics dans la protection de l'enfance, dans le secteur médico-social, dans le secteur de l'hébergement d'urgence, globalement dans le secteur social. Et donc il y a euh le le le service public, ce projet de société de de réponse à des besoins collectif en dehors du marché financier social collectivement, ça n'est pas le public, ça n'est pas une question de propriété publique, c'est une question de fonctionnement en dehors du marché.

Il y a d'autres mécanismes que l'État et ce n'est pas une c'est il n'y a pas que les fonctionnaires d'ailleurs qui font tourner le service public. Il y a des agents de droit privé dans des structures de droit privé qui tout concourent à ce projet de société. Et je pense que ça en fait une des forces encore plus importantes, c'est-à-dire qu'on casse des oppositions euh de haine, comme disait Willy, beaucoup plus fortes quand on on prend conscience que ce projet rassemble non seulement des agents du service public, du secteur public et du secteur privé, mais aussi les citoyennes et les citoyens et d'une part et les agents d'autre part et qu'on fait qu'on casse la frontière artificielle entre les usagers relous d'un côté et les fonctionnaires fénéants de l'autre.

Comment est-ce qu'on fait advenir tout ça ? En réalité, on le fait déjà et on le on ne peut le faire et on le fera forcément par les luttes collectives qu'on mène. Les services publics, c'est par en bas, défendre nos acquis mais pas que.

Mais on ne retrouvera pas dans un mythe de l'âge d'or passé. L'école de la 3ème République, c'était pas l'âge d'or. L'école de la 3e République, c'était les ouvriers qui s'arrêtaient à 13 ans à l'école puis ensuite qui allaient au champ. enfin ou à l'usine euh ou les paysans qui allaient au champ euh et c'était pas des usars noirs qui apportaient l'égalité et la civilisation dans les campagnes euh euh bestiales.

Euh il l'âge d'or des services publics, s'il y en a un, il est devant nous. Euh il est devant nous parce que l'école, on la reconstruira en en faisant de plus attention d'en plus attention à des besoins de la population qui évoluent, au bien-être des enfants à l'école, euh à la prise en charge des maladies chroniques dans la santé, à la protection de l'environnement. il y a une série de besoins qui continuent à évoluer de manière puissante.

Euh c'est eux qu'il faut continuer à faire valoir pour les services publics et que je pense que collectivement on peut contribuer à prendre en en compte en en compte de manière renforcée avec des coalitions d'agents et de et de et de citoyennes et de citoyens. Je m'arrête là pour l'instant. [Applaudissements] Merci beaucoup.

Euh donc ben écoutez euh la la transition elle est facile. Donc on a eu euh enfin elle est facile euh moi je voulais enfin je j'avais aussi l'intention de parler des services publics mais je vais parler des biens communs puisque les les l'idée euh de cette conférence c'est de savoir comment on fait échapper donc de la sphère marchande tous nos biens communs. Donc ça a été dit, les services publics évidemment et la fonction publique, c'est un rempart qui est qui est très important, mais on a aussi pour réhabiliter un petit peu la la la démocratie et la la souveraineté populaire, on il faut qu'on débatte tous ensemble et c'est ce qu'on fait au sein de la France insoumise et c'est ce qu'on fait tous ensemble, même si l'entre soi militant ne ne suffit pas forcément, mais il faut qu'on débatte sur les formes d'organisation et les régimes de propriété adapté, donc des régimes de propriétés collectives comme les administrations publiques, on vient d'en parler, les services publics, les entreprises publiques nationalisées, les pôles publics, les coopérative de production et tout ça sous le contrôle des des usagers, des salariés et des citoyens évidemment.

Donc Willy a a parlé de la confiscation des moyens et du pouvoir puisqu'on est quand même dans un contexte aujourd'hui euh parfaitement délétaire. Euh je vais je vais pas je vais pas revenir là-dessus, simplement euh euh imager un petit peu sur euh les 36 ministres qu'on a aujourd'hui. Nous avons 22 ministres millionnaires.

Pour vous donner une petite image euh de la société dans laquelle on est aujourd'hui. Donc euh on a aussi euh parlé de la captation de la démocratie par le par des infrastructures de communication. Arnaud vient de le faire, mais on a aussi euh la l'apparition d'une police politique aujourd'hui puisque les préfets aujourd'hui se permettent euh et William en a parlé, se permettent de demander à des élus euh enfin de faire de la modération des propos des élus.

Euh donc on est on est quand même dans un contexte totalement euh délétaire et qu'il va falloir il va falloir évidemment qu'on reprenne la main là-dessus et on est là pour ça euh nous politiquement euh la France insoumise. Donc le un un petit regard sur le plan euh d'austérité que monsieur Beou euh nous prévoit. Donc qu'est-ce qu'il nous dit Beou ? qui cherche 44 milliards aujourd'hui. 44 milliards qui va aller chercher dans les poches bah des services publics et de la fonction publique puisque c'est le gel des dépenses de l'État et puis c'est des coupes franches parfois sur certains budgets puisque gel des dépenses, il faut pas rêver hein, gel des dépenses, ça veut dire que c'est une diminution en vérité des budgets forcément puisque l'inflation, l'augmentation des prix, tout se poursuit.

Donc quand on gèle les dépenses, ça veut dire qu'on fait en vérité on baisse les budgets. Donc c'était 16 milliards qu'on cherchait en 2024, c'était 32 milliards en 2025 et maintenant 44 milliards en 2026. Et évidemment, ça ne peut que s'aggraver étant donné que en fait on alimente toujours la le déficit et donc on alimente la dette.

Et donc évidemment nous devons payer la charge de la dette qui est une dépense incompressible de l'État. Tout à l'heure euh Willy parlait de de la de la moralisation, de dire que si on est pauvre, c'est c'est de sa faute évidemment. Hier, on avait un débat avec Sandrine Rousseau et et Mathilde Panot sur les pesticides où ben si vous avez si vous êtes malade, c'est c'est de votre faute aussi bien entendu parce que on va pas faire le lien entre les pesticides et votre maladie, mais par contre vous fumez, vous allez pas courir tous les matins, vous buvez trop, vous mangez mal et cetera.

Sauf que tout ça c'est de l'invisibilisation et de la responsabilisation individuelle. Et c'est toujours là-dessus qu'on en revient. Et l'histoire de la dette, c'est emblématique de ça.

Pourquoi Beirou il brandit la dette comme ça ? En disant "C'est insupportable tous les Français quand ils se réveillent le matin, ils pensent qu'à ça, ils pensent qu'à la dette." Je pense qu'on peut témoigner ici qui pense à la dette en se réveillant le matin.

Je ne vois pas beaucoup de mains se lever. Donc il semblerait qu'il y ait une supercherie et de l'enfumage de la part de ce gouvernement, ce qui ne nous surprendra pas. Donc la dette, pourquoi c'est emblématique ?

Parce que qu'est-ce qu'il nous dit ? Il nous dit "C'est tout à fait immoral de pas payer ses dettes." Bah voyons, évidemment.

Bien sûr. Donc on nous renvoie toujours à une responsabilité alors que c'est totalement stupide puisque on peut pas comparer la dette d'un état et la dette d'un individu d'une entreprise. Là un état est immortel, donc par définition, il ne paye jamais sa dette. il ne paye que la charge de la dette pour ça que c'est très important de réduire le déficit de façon à ne pas accumuler en effet un montant de dette dont la charge deviendrait insupportable.

Mais voilà un petit peu des des outils comme ça qui passent un petit peu inaperçus. La dette, la dette, la dette, la dette, on s'en fout, c'est pas un vrai problème. En plus, il peut y avoir des très bonnes dettes.

C'est-à-dire que si on s'endettete pour investir dans les bâtiments publics qui sont complètement à l'agonie aujourd'hui, en particulier les écoles qui sont absolument pas isolées, qui peuvent pas qui sont pas adaptées au changement climatique, ben cette dette, elle est très bonne. Si cette dette, elle est détenue par des banques centrales, françaises, européennes, c'est-à-dire par nous, et ben c'est très bien. C'est nous qui la gérons, il y a aucun souci.

Donc voilà. Donc cet argument cet argument de la dette est emblématique de de cette de cette espèce de de culpabilisation et d'individualisation puisque vous avez vu, il a réduit la dette à par français, combien ça revient et cetera. Enfin voilà, donc cette espèce d'invisibilisation du collectif.

Donc très concrètement les mesures qu'on nous promet c'est quoi ? pression de 3000 postes dans la fonction publique. Tiens, comme par hasard, on s'attaque directement à la fonction publique.

Donc évidemment, bah oui, il en a parlé hein, les conditions d'exercice ensuite dans les hôpitaux, dans les écoles, dans la justice, dans dans tous les secteurs de l'activité publique et dans l'administration hein, ne serait-ce que l'administration dans les préfectures, quand vous faites la queue pendant des heures pour obtenir des papiers, aujourd'hui il y a une incapacité des préfectures qui est organisée par le gouvernement à délivrer en temps et en heure par exemple les papiers aux étrangers. Donc vous avez des gens en situation d'Qutf, ça c'est le la grande chose aussi qu'on aura dit. Donc obligation de quitter le territoire français euh qui sont dans ces situations-là.

Mais parce que parce que la désorganisation des préfectures est organisée en en réalité. Et c'est-à-dire que vous avez des Français qui sont Louis Boyard, il le disait d'ailleurs dans une dans une de ses interventions à l'Assemblée nationale. Moi, j'ai 20 ans.

Il y a des gens sous OQTF qui sont plus français que moi, qui sont depuis 30 ans ou 40 ans en France, qui travaillent en France, mais comme ils doivent renouveler leurs papiers de façon régulière et que on tarde à leur donner, ben finalement, ils sont ils sont dans des situations où ils sont sous OQTF alors que ils ont famille, enfants qui payent leurs impôts depuis 30 ans sur le territoire français et que et que et tout d'un coup, ils peuvent perdre leur emploi. Enfin bon, bref, donc ça c'est c'est un c'est un autre problème mais qui euh qui qui donne bien l'image de qu'est-ce que ça veut dire de réduire les moyens de la fonction publique. Donc non remplacement d'un fonctionnaire sur 3 à partir de 2027, ce qui est totalement délirant.

Il y a plein de chiffres comme ça qui nous sortent qui semblent très très étudiés. Les 3 % par exemple sacrossin 3 % de de PIB à ne pas dépasser pour l'Europe et cetera. Ça a été fait sur un coin de table.

Et là, c'est pareil, un fonctionnaire sur 3. Pourquoi un fonctionnaire sur 3 ? On n'en sait rien.

L'idée, c'est de saigner les services publics pour euh les montrer leur inefficacité et pouvoir ensuite dire, "Vous voyez, les écoles privées, ça fonctionne vachement mieux que l'école publique. Les profs, ils sont pas absents parce qu'au moins ils sont pas payés à rien C'est pas des fonctionnaires." Donc ensuite, on a quoi ? le le gel des prestations sociales, des pensons de retraite.

Donc on en a parlé de l'année blanche. Donc ça avec évidemment des des conséquences qui sont dramatiques à la fois pour les usagers mais aussi pour les agents bien entendu et qui nous fait rentrer en fait dans une spirale de récession. En fait, la la gravité de cette situation, c'est que évidemment euh moins moins les gens ont de pouvoir d'achat, ben moins ils consomment.

Et moins ils consomment et ben euh euh moins le il y a il y a de il y a d'entreprises qui fonctionnent, moins il y a d'entreprises qui fonctionnent et plus à licencier et cetera. Enfin, on on rentre dans un cercle vicieux avec ce programme économique néolibéral. On rentre dans un cercle vicieux de récession économique.

Et ça, ça a été démontré de multiples fois. C'est c'est il y a il y a une une politique de l'offre comme elle est menée aujourd'hui en France mène inévitablement à une récession économique quand on commence à s'attaquer de cette façon-là aux services publics et aux prestations sociales des Français. Donc des remboursements des médicaments aussi bien entendu la fin de la reconnaissance des affections de longue durée.

Donc ça c'est parfaitement cynique hein dans une société où on attrape de plus en plus de cancer. Ça aussi c'est tout à fait documenté euh mais tout à fait ignoré. Donc je parlais des pesticides tout à l'heure la loi du plomb.

Je pense que c'est un des éléments extrêmement importants de ce qui s'est passé politiquement cet été aussi et qu'il faut absolument retenir. Euh le le le fait que le Conseil constitutionnel aussi a décidé d'écarter la cet ami pride, c'est une petite victoire mais il faut pas oublier tout le reste de cette loi du plomb et il faut pas oublier qu' qu'il faut qu'on se débarrasse totalement de de cette loi aussi. Euh donc l'état des lieux, ben tout ça tout ça, toutes ces mesuresl elles arrivent dans un contexte déjà de de Willy le disait de d'un d'un service public qui est totalement à l'ose.

Euh donc c'est enfin on est on est dans une situation qui est catastrophique avec la la justice qui devient un luxe. Il en a parlé. Les transports, on en a peu parlé mais c'est pareil, c'est c'est une question d'inégalité sociale massive.

La question des transports, on en a un peu parlé tout à l'heure en milieu rural, la question des transports, elle est cruciale pour aller se soigner, pour aller éventuellement au tribunal. Pourquoi pas ? C'est pour ça que ben nous on veut réinstaller évidemment des services de proximité he des le programme de la France insoumise tu disais la révolution par les besoins.

Mais c'est exactement c'est le fondement he c'est le socle du programme de la France insoumise. C'est pour ça que je vous disais en préambule que bah nous on considère que les services publics c'est c'est un bien commun en fait parce que ça gère l'ensemble des besoins de première nécessité qu'on a qu'on a et qu'il faut qu'on gère de façon collective. Donc la révolution par les besoins, ben elle adviendra avec la 6e République en fait.

Et j'ai envie de de conclure là-dessus pour pas être trop longue. Mais le projet de 6e République c'est quoi ? et de réécrire la Constitution tous ensemble, de convoquer une assemblée constituante et de réécrire une constitution avec l'ensemble des acteurs dont tu parlais, les syndicats, les enseignants, les politiques et cetera de façon à pouvoir rebâtir une République qui puisse correspondre à nos besoins.

Voilà. Bon, j'avais encore plein de trucs à dire mais je vais m'arrêter là. C'est très bien comme ça, je vais vous laisser poser vos questions. [Applaudissements] Ouais. qui de pour commencer euh merci pour vos interventions tout à fait remarquables.

Euh pour commencer deux toutes petites questions euh qui ont l'air naïv mais qui ne le sont pas je vous assure. Euh la première, on parle de droit opposable. Euh est-ce que c'est pas un pléonasme ?

Je ce qu'il y a un droit qui pourrait ne pas être opposable ? Alors, j'ai pas compris ce qui est le droit. Voilà.

Deuxè à Exen Provence, nous avons depuis quelques années un hôpital privé. Alors, est-ce que c'est pas un oxy ça ? Voilà, on pose des questions.

Bonjour, c'était très intéressant. Je suis fonctionnaire enseignante, donc je me sens vraiment concernée par vos propos et euh syndicaliste. Alors, je voulais simplement euh apporter des petits éclairages selon moi dans mon vécu aussi de de ce que vous avez dit, notamment entre la concurrence entre les usagers et les fonctionnaires.

Je pense que c'est il y a des choses qui changent là-dessus et je voulais parler par exemple d'un combat qui a eu pas mal là cette année sur l'école défense des écoles contre les suppression de classe où il y a eu énormément de parents qui ont pris en charge des combats des élus des citoyens. Moi, je suis dans un département assez rural. Euh, il y a eu par exemple des tracteurs qui ont fait toute une tout un blocage autour de Loche, une des villes à côté de lequel j'habite pour la défense de l'école rurale.

Et ça c'est nouveau. Enfin, c'est c'est pas quelque chose qu'on voyait forcément et je pense que c'est aussi une des manières de répondre à la question bah opposition parce qu'on voit que maintenant c'est trop grave quoi en fait hein et tout le monde est parent ou mère ou enfin en tout cas connaît des enfants. Donc en fait, il y a vraiment cette question et pour l'hôpital aussi, on a vu des rassemblements de citoyens devant des hôpitaux et ça je pense que c'est il va y avoir sans doute aussi avec le 10 septembre cette logique un peu parce que ça part vraiment de d'en bas.

Je voulais avoir d'ailleurs votre avis un peu sur la question du 10, comment ça peut s'insérer dans ces combats dont vous parliez là pour parce que je pense que défendre la le service public et et s'opposer au budget Bérou, bah ça va être au centre aussi du 10 septembre hein. C'est dans tous les je pense dans toutes vos localités, vous avez vu ces appels qui partent vraiment décitoyens. Et aussi un autre un autre aspect qui est aussi l'aspect de la guerre parce que tous les budgets baissent sauf celui de la guerre quand même.

Plus 6,5 milliards. Donc là, on a un doublement du budget de la guerre depuis depuis les 10 dernières années. C'est quelque chose de d'inédit.

Et là, il y a pas d'économie, hein. Là, par contre, il faut y aller. Faut aller envoyer des armes encore en Israël.

Il faut on continue à armer, on a armé l'état génocidaire. Donc de ce point de vue-là euh il y a peut-être des là aussi il y a un levier hein parce que les tout le monde comprend ça quand même que aller tuer les gamins, c'est pas c'est pas leur offrir des cours et c'est pas ouvrir des classes quoi. Plus on plus Victor Hugo il parlait desouvrir ouvrir les on ouvre des prisons, on ferme on ferme des écoles là on ouvre des on ouvre des chantiers de jeunesse et on ouvre des on envoie des des gamins faire la guerre.

Donc tout ça pour dire aussi que il y a ce combat là et que je pense qu'il y a des initiatives qui existent. Moi par exemple, je connais l'initiative d'un grand meeting qui va avoir le le 5 octobre international contre la guerre à Paris et je pense qu'on a intérêt voilà à faire connaître aussi ces ces dimensions là parce que maintenant bah tout on est lié vraiment à l'international quoi. Enfin tous les pays on voit bien qu'ils sont dans cette logique.

Merci. Merci. Excusez-moi, on va essayer de se cantonner à des questions un petit peu courtes pour que tout le monde puisse avoir le temps de les poser.

Oui, merci. Euh c'est plutôt une une courte intervention plutôt qu'une qu'une question, mais ça fait partie du débat he bien évidemment. Euh moi je pense que il y a pas de service public sans fonction publique.

Les deux sont totalement liés. Il y a un rapport fondamental entre la forme juridique de nos services publics et le statut des fonctionnaires. Et quand on veut attaquer l'un, bah on attaque l'autre, on désingue l'autre. d'où notamment la loi de transformation de la fonction publique.

Euh moi, je suis syndicaliste dans la fonction publique territoriale et et c'est vrai que on souhaiterait quand même que euh ça a été exprimé mais que la France insoumise euh s'exprime de manière beaucoup plus nette et précise euh pour l'abrogation de la loi de transformation de la fonction publique qui est euh euh qui représente un gros boulet de canon dans le rempart dont on parle juste avant. On va avoir, j'espère avec les municipales, beaucoup de d'élus majoritaires dans les communes, peut-être même dans des métropoles. Et évidemment, on attend, j'en suis convaincu, mais ça va mieux en le disant, que les les élus que les employeurs territoriaux insoumis, parce que quand on est élu majoritaire, on devient employeur, faut pas l'oublier, que les employeurs insoumis soient les premiers à remettre en cause, à combattre dans leur collectivité, dans leur commune, le management toxique et cetera et cetera.

On compte sur vous pour ça et vous pourrez compter également sur les syndicalistes et les et les territoriaux pour vous aider à le faire. Mais mon intervention aussi, elle porte sur la question d'ailleurs que la camarade qui a intervenu précédemment l'a dit. Bon, je suis syndicaliste et puis j'ai aussi un badge où il a marqué contre la guerre parce que par ailleurs le budget berérou, les 44 milliards qui veut nous ponner en plus ça va servir à l'économie d'armement.

Et je pense qu'aujourd'hui une des premières réponses au problème on est confronté c'est avoir un 10 septembre massif puissant. Moi ce que je vois dans ma fédération syndicale, je suis à la CGT, c'est qu'en plein mois d'août, on a des remontées quand même très intéressantes de mobilisation, de préavis de grève pour le 10 septembre. Les syndicats, bon, les copains rentrent de congé progressivement.

C'est à l'ordre du jour de toutes les instances. Il y a une véritable dynamique. Je pense qu'on peut avoir un 10 septembre très très massif.

On va continuer évidemment pour que ce soit massif. Il y aura des préavis de grève y compris au niveau national. C'est une certitude.

Et la première réponse, c'est donc avoir un 10 septembre massif et s'exprimer de manière très nette, claire et précise contre la guerre, contre les budgets d'armement parce milliards de bérou qui les premiers à être impactés par cette économie de guerre, c'est les services publics, donc les fonctionnaires, donc les usagers. Donc c'est un combat qui est totalement lié. 10 septembre, combat contre l'austérité, contre Macron et contre la guerre.

Merci. Merci. Je vais essayer d'être concise.

Bonjour à tous les trois et puis merci beaucoup pour vos interventions qui sont qui ont été qui sont pardon. Euh bonjour, merci à tous les trois pour vos interventions. Euh je suis médecin généraliste alors en activité libérale et un petit temps en médico-social.

Donc je ne suis pas fonctionnaire mais je pense que je fais partie du service public d'une certaine façon. J'ai une question un peu technique. J'ai le sentiment que depuis quelques années, on nous demande de plus en plus d'indicateurs de performance.

J'ai le sentiment que ça modifie vraiment nos pratiques, que ça diminue la qualité de notre de nos soins, de notre service. Et c'est vrai que j'ai c'est une réflexion que j'ai de plus en plus, c'est-à-dire performance versus excellence. Et je voulais savoir justement si vous de votre côté ces histoires de d'indicateurs de performance vous bah vous les voyez, comment vous analyser ça et comment on peut en sortir surtout pour aller vers quelque chose peut-être plus au service des des patients ?

Voilà, derniè question je promis ça va être court. Question : quand est-ce que ça va être supprimé le droit de réserve chez les fonctionnaires ? Ah voilà voilà.

Oui, c'est une obligation en fait pour ceux qui savent. Bon, je pense que vous savez ce que c'est. C'est quand même une obligation de se taire.

Mais dénoncer ce qu'on fait, c'est pas dénoncer notre structure, c'est dénoncer ce que l'État nous fait faire. Moi, je suis infirmière, j'ai 62 patients. Euh, en général, je fais pas 12h, je fais 13h, je déclare pas ma dernière heure, mais j'en peux plus.

Voilà. Après, il y a les techniques managériales, enfin le VMC, mes collègues le font souvent. On est de plus en plus obligé parce qu'il y a de plus en plus arrêt.

Enfin, voilà. Et c'est vrai que c'est un truc qui me semble important. Ouais, c'est juste ça.

Euh oui, moi je voudrais d'abord faire une remarque sur la distinction service public, fonction publique. Je suis assez je suis d'accord avec ce qui a été dit et je voudrais rappeler un des fondamentaux de la fonction publique que qui est le recrutement par concours qui a pas été inventé juste pour enquiner le monde mais pour éviter la corruption. Et au niveau de la fonction publique d'État, vous avez un concours, vous avez un poste.

C'est pas le cas dans la fonction publique territoriale. Euh il vous faut passer par recrutement de l'employeur, donc de la collectivité. Et là, on est déjà ça pose déjà problème parce queon peut avoir on peut réintroduire un peu de corruption.

Mais si jamais il y avait suppression et on va vers de plus en plus vers des recrutements hors concours, on va revenir à de la à l'embauche des petits copains et et le développement risqué de la corruption euh quand en plus vous baissez les salaires. Donc recrutement par concours, je trouve que c'est un des fondamentaux de la fonction publique. Mais moi je voulais intervenir sur le sur autre chose sur le numérique parce que quand on parle de biens commun, c'est vrai, on a listé dans les services publics l'école, la justice et cetera.

Il y en a un nouveau qu'on pourrait créer, c'est le sur le numérique. Une mairie, elle a obligation de vous fournir une adresse postale, un nom de rue et un numéro de rue. Pourquoi elle n'aurait pas l'obligation de vous fournir une adresse euh mail ? la mairie ou le département ou l'État, je sais pas, mais d'avoir et d'avoir des clouds publiques, un certain nombre de choses comme ça parce que actuellement les services soit vous passez par les gars femmes.

Alors d'ailleurs on se pose la question, c'est bizarre parce que c'est gratuit mais c'est quand même les premiers millionnaires de la planète donc ça pose quand même question quelque part. Donc soit vous passez par les gars femmes avec tout le risque d'avoir les données personnelles qui sont pillées. Euh soit vous passez par des il existe des PME, des associations genre Zacliss ou Vaton et cetera où vous pouvez vous créer des adresses mail avoir un cloud, ça demande déjà un peu plus de de connaissance.

Euh pourquoi on aurait pas des services publics pour ce genre de de choses ? parce que je pense que les associations c'est quand même assez fragile et notamment je reviens sur la messagerie si vous créez une adresse chez ACLIS c'est bien vous avez sauf que vous êtes vite considéré comme un spammeur parce que c'est les gars femmes qui ont le pouvoir dans ce domaine et ils ont un pouvoir mono vraiment trop important d'où l'importance d'avoir un service public du numérique je pense pour équilibrer le bou le ce pouvoir des gafes parce que le jour où Facebook veut couper les le jour ils veulent couper les réseaux, ils coupent ce qu'ils veulent quoi. Ils sont sûr qui ils veulent quoi.

C'est déjà un peu le cas mais c'est un peu discret mais ils sont sûr qu'ils veulent. Oui. Donc je voulais savoir s'il y avait une réflexion de LFI sur le sujet.

Alors il y a il y a beaucoup beaucoup de questions. Donc je vais je vais répondre assez rapidement sur le le 10 septembre et le budget de la guerre évidemment. Donc évidemment, ben enfin, je crois que Jean-Luc Mélenchon a été le premier à dire qu'on se mettait à la disposition en fait.

Donc la France insoumise c'est un mouvement, c'est pas un parti politique. Donc nous on se met c'est on est un mouvement qui se met à la disposition du peuple et en particulier évidemment de ce genre d'initiative populaire. Euh et bien entendu queon appuyera partout où on peut, partout où on on sera sur le terrain à faire des assemblé des assemblées générales, des comités de quartier, des tout ce qu'on veut.

Mais en tout cas évidemment que on incite chacun et chacune à à le faire à son niveau et à sa portée pour soutenir de façon extrêmement massive ce mouvement. On a vu en effet que la CGT en particulier, c'est en train de monter un peu partout, en particulier CGT Hospital Hôpital mais pas que. Euh il y a il y a d'autres branches aussi qui commencent à monter.

On espère bien entendu que ce ce mouvement sera suivi par les syndicats. On espère comme on le disait avec William Vmarie que ce sera l'amorce d'un nouveau mai 68 mais qui mènera, on espère, à une révolution un peu plus importante et radicale que celle qui a eu lieu après mai 68. Évidemment euh pour ce qui concerne le budget de la guerre, évidemment que c'est un énorme problème qu'on dénonce depuis toujours puisque euh ce budget, il est à la main du chef de l'État et que il y a eu strictement aucune discussion au sein de l'Assemblée nationale ou même du Parlement sur l'opportunité de ce budget.

Donc bien entendu, c'est un engagement donc un engagement qu'on a pris auprès de l'Europe. On est dans un moment de toute façon où les institutions aujourd'hui qu'elles soi françaises ou européennes sont totalement incapables de répondre aux besoins de la population. On a vu l'humiliation absolue euh de de du du Nouvel Empire américain comme il a piétiné l'Europe qui sont partis à 7.

On se demande bien pourquoi à 7 puisque on est 28 en Europe. Donc si on est puissant, on est la comment ça se fait ? Comment ça se fait qu'on va avoir Trump en rampant et qu'on est hyper content à la fin de devoir payer 650 milliards d'investissement alors qu'on est même plus capable d'investir en Europe ? 750 milliards sur de l'achat de d'énergie fossile qui est en contradiction totale avec les projets environnementaux européens et des promesses d'investissement dans l'armement américain évidemment parce que ça suffisait pas comme ça.

Donc évidemment que Manon Aubri pour l'Europe et nous à l'Assemblée nationale évidemment qu'on fait tout notre possible pour hurler de façon systématique et proposer faire des propositions de loi dans tous les sens pour évid freiner et annuler ce genre de mouvement. Mais et le le le moment il viendra euh quand on quand on aura foutu Beou dehors puisque évidemment le grand projet de la rentrée au-delà du 10 septembre euh ça va démarrer par le 10 septembre mais ensuite il y a le 23 septembre la rentrée parlementaire et c'estes motion de censure immédiate pour euh dégager Bairou et dégager Macron parce que l'idée c'est c'est vraiment ça parce que c'est quand même lui le chef de de tous les milliardaires. Quand on vote pour un président de toute façon qui sort d'une banque, il faut pas attendre grand-chose d'autre que il gère la France comme une entreprise.

Et donc bon bref, je vais pas revenir sur tout ce qu'on a dit, mais évidemment que le grand moment, il va être là, qu'on va essayer de B ou dehors et surtout Macron et et puis d'arriver au pouvoir bien sûr parce que vous vous disiez on attend on attend de la France insoumise mais nous on n'est rien nous les députés en tout cas on n rien sans vous. Enfin, je veux dire, nous on est complètement à votre service, on pousse ce qu'on peut, mais s'il y a pas un mouvement social, s'il y a pas une grève générale, s'il y a pas un blocage total des institutions, euh, il se passera rien. On voit bien, tout est verrouillé.

Merci Mathile. On a un petit désaccord, je sais pas si c'est un désaccord stratégique, mais euh moi je pense qu'il faut un mouvement d'assemblée populaire des besoins et que à côté de la prise du pouvoir d'État, on l'a vu en 36, on l'a vu en 68, les avancées sociales nécessitent la convergence de force politique mais aussi de grève mais aussi d'un mouvement social fort. Ce mouvement social fort, il n'existe pas pour l'instant.

Il est à construire. Il est à construire de toute façon dans la durée parce que mai 68 c'est à la fois un exemple d'effervescence, de surgissement, de bousculement. Mais en même temps, peut-être un contreexemple parce que derrière 68, il y a quoi ?

Et derrière 68, il y a pas de structuration du mouvement social. C'est pourquoi moi je continue à plaider pour un mouvement d'assemblée populaire des besoins qui pourrait d'ailleurs évidemment être un formidable à la fois outil de renseignement pour un pouvoir politique qui enfin serait conquis et appui pour que ce pouvoir politique puisse être efficace. On l'a vu en 81.

En 81 euh euh certes euh la gauche prend le pouvoir, mais en même temps euh il y a pas euh de mouvement euh ou peu de mouvements de grève ou ou de mouvements qui ça pas aidé. Voilà. Bon, tout au moins, moi je vous plaide pour ça.

Alors, très rapidement, quatre points mais très rapides. Euh, vous parlez de des infirmière, ça vaut pour énormément de métiers des services publics. Les gens ont décidé de ce métier par vocation et ça devient mission impossible, ce qui est au principe d'une formidable violence psychologique.

C'est terrible. On est là pour aider. on pouvait faire autre chose.

C'est un c'est interdit par l'institution même qu'on voulait défendre. Le statut, le statut évidemment c'est fondamental. Et pourquoi ça insupporte tant les managers public privé ?

C'est parce que c'est le seul statut qui d'ailleurs devrait être étendu à tout statut salarié où il y a quand même la possibilité de dire non. la possibilité de dire non et ça ça leur sait ça leur est mais c'est exécrable c'està dire immédiatement vous avez des éruptions de boutons quand on en parle la performance vous en parliez moi je pense que la performance c'est fondamental mais le problème c'est de savoir qui l'a dit est-ce que la performance c'est des cabinets de conseil complètement hors sol où par exemple il n'y a pas un seul enseignant pour évaluer l'école bien dont un certain nombre de consultants travaillent en Inde d'ailleurs pour rendre des copies le plus vite petit. Bon et des copies inapte sans rien enfin tu connais ça mieux que moi Arnaud ou bien ce sont les usagers les praticiens les bien et donc ceux qui connaissent les besoins.

C'est le problème de l'évaluation qu'il faut évidemment repenser par en bas. Enfin, et je terminerai par là vraiment euh il faut dans cette révolution des besoins réinventer aussi les services public parce que euh c'est pas un monde enchanté hein pas et par exemple puisqu'on parlait de la guerre et puisque tu évoquais Gaza, c'est-à-dire la colonisation, il y a qui la colonisation et le génocide, j'aimerais dire nous-même dès colonisons dans ce pays, des colonisons dans ce pays la police ou des policiers tuent des colonosisons dans ce pays la justice ou des magistrats les blanchissent des colonisons et ça dans les quartiers populaires. Oui, si on leur donne la parole, ils diront leurs besoins. [Applaudissements] Alors, il y a plein de questions, je vais essayer de pas être redondant avec les interventions précédentes.

Je vais commencer par l'oxymor. Est-ce que l'hôpital public en est un ? Il faut bien comprendre que on en a pas beaucoup parlé mais euh pardon, merci.

Est-ce que l'hôpital privé en est un ? OK. Euh les besoins de la population, ils évoluent.

Ils évolue fortement. Pour prendre juste l'exemple de l'hôpital, dans les 10 dernières années, il y a plus un/ers de maladies chroniques dans le pays. Aujourd'hui, les maladies chroniques, celles dont on guérit pas ou pas tout de suite, c'est une personne sur 6 dans le pays.

Les B, ils évoluent fortement. Les moyens des services publics n'augmentent pas autant. Dans ce décalage qu'il y a et ce décalage va croissant.

Euh entre les besoins de la population et les moyens des services publics se niche une présence croissante du marché, du secteur privé et en l'occurrence dans la santé des cliniques privées commerciales. Euh on a je vais je vais pas développer plus que ça parce que j'ai pas le temps mais on a fait tout un gros rapport avec le collectif nos services publics le qu'on appelle rapport sur l'état des services publics qui met en évidence cette dynamique qu'on appelle désocialisation de la réponse aux besoins dans tous les secteurs, dans l'éducation. dans la santé, mais même dans la justice mais même dans la sécurité où on voit la sécurité privée qui se développe dans tous les secteurs de la société, il y a une désocialisation, une remarchanisation de la réponse aux besoins.

Euh et ce qui est paradoxal avec ces cliniques privées à but lucratif, clinique privée commercial, c'est qu'elles sont financées sur de l'argent public. Comme c'est le cas de beaucoup de ces réponses privées, on a pris le plus inégalitaire des deux systèmes. On a pris euh le euh le système inégalitaire du marché mais financé par de l'argent public.

Euh et ça c'est probablement un un des gros sujets qui fracture aujourd'hui en profondeur notre société. Euh le droit opposable, n'est-ce pas un pléonasme ? Si, bien sûr, en fait et c'est justement toute la force encore une fois du service public en transformant des besoins essentiels en droit. juridiquement, on les rend opposables.

Donc le mécanisme du droit au logement opposable, parce que souvent ça qu'on fait référence, c'est pas que le droit était rendu plus opposable, vous allez pas plus avoir de logement social quand vous y avez droit, c'est simplement qu'on met des sous dans une cagnotte quand on n'y a pas. Donc on a trendu un mécanisme ce qui rend vraiment oppos droit, c'est l'existence d'un service public en face pour le rendre effectif. Mais ça amène une autre question et je pense assez fondamentale, c'est la question du financement.

Vous avez beaucoup parlé de la guerre et Willy a terminé en disant "Mammou Pride, ton ta première intervention". Je pense qu'il y a un autre slogan un peu provocateur qu'on peut revendiquer et qu'on doit revendiquer, c'est vive l'impôt. Il faut qu'on revendique une socialisation croissante des richesses par l'impôt et par les cotisations sociales.

Évidemment pluristributif, mais globalement ce mécanisme est est éminemment subversif. C'est pour ça qu'il est attaqué. C'est pour ça qu'il y a un définancement massif des services publics.

C'est ça qui les met à l'agonier aujourd'hui. Euh et on on a besoin de de reprendre l'offensive sur cette question, je pense fondamentale qui fait le financement de nos biens communs. Deux derniers points, si je peux me permettre.

Le premier euh c'est sur la question du statut. Je suis euh je reviens pas sur ce que dit Willy, sur le statut, c'est la possibilité de dire non. Je j'en suis convaincu.

Et d'ailleurs en 41, le premier statut de la fonction publique sous Vichi mettait obéissance à toutes les sauces à partir de 1946. Ce mot est supprimé, il n'existe plus et il est remplacé par le mot de responsabilité qui est un très beau mot si on le prend au pied de la lettre et dire on do pouvoir rendre des comptes et on doit pouvoir avoir les marges de manœuvre pour faire correctement notre travail. Et c'est un horizon du travail qui je pense est éminemment émancipateur.

Euh mais le statut c'est aussi et le le tout premier article du code général de la fonction publique en tout cas le tout premier principe euh c'est la liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires. Vous pouvez chercher partout dans le code général de l'information publique dans celui qui est applicable à tout le monde sauf des statuts particuliers. Vous ne trouverez jamais la mention du devoir de réserve.

Le seul principe légal applicable à tous les fonctionnaires, c'est la liberté d'opinion. Le devoir de réserve n'est n'est que subsidiaire et que dans certaines expressions particulières qui sont qui sont qui sont considérés par le juge et par la hiérarchie comme n'étant pas modéré. Mais encore une fois, il faut le rappeler, le principe c'est la liberté d'opinion.

Si vous voulez plus d'infos, je vous renvoie là aussi un guide du devoir de réserve et de la liberté d'expression qu'on a fait avec le collectif service public qui est disponible sur notre site et qui essaie de revenir là-dessus en ligne. Mais c'est une bataille et c'est une bataille que et et j'en dis un mot de de celle des fonctionnaires citoyens euh parce que je vérifie que j'ai rien oublié d'important si pardon. Un point avant de venir au citoyens fonctionnaire citoyen, je suis convaincu du statut mais attention je pense à et donc j'ai un petit désaccord avec l'expression il y a pas de service public sans fonction publique qui a été dite.

En fait attention à ne pas exclure de nos combats des tas de personnes qui comme notre collègue médecin généraliste se revendique du service public sans avoir le statut. C'est pas, je pense que on peut défendre le statut tout en constatant que le service public déborde du statut et tout en revendiquant l'extension du statut à d'autres fractions du salariat. C'est c'est je pense que c'est ça le mouvement qu'il faut qu'on opère euh et qu'il faut qu'on assume que aujourd'hui il y a des services publics sans statut et que peut-être pour mieux protéger les travailleurs, il faut revendiquer l'extension du statut de la fonction publique dans beaucoup de domaines.

Pourquoi ? Et je pense c'est le dernier point. Vous allez beaucoup parler du 10 septembre, j'y reviendrai pas.

Euh mais euh et puis Willy a même parlé de comment est-ce que faudrait faire si euh la France insoumise arrive au pouvoir, Mathilde l'a dit aussi euh avec des assemblées citoyennes. Euh c'est une perspective très intéressante que je vous laisse. Euh je voudrais quand même euh c'est pas pour être déprimant mais envisager l'autre perspective parce que elle est dans la tête de tous les fonctionnaires au moins depuis juin dernier.

L'expertise de l'arrivée d'une extrême droite au pouvoir et de nous l'action à l'intérieur de l'État. Et je pense que faut qu'on s'en dise un mot euh dès maintenant. Il faut qu'on en soit assez conscient.

C'est une vraie perspective et c'est dans cette perspective mais comme dans l'autre d'ailleurs, dans la plus positive comme dans la plus négative, il faut réassumer le rôle citoyen politique de tous les agents publics. Nous, si on le statut nous confère cette responsabilité, c'est bien parce que notre rôle c'est de servir les besoins de la population qui est entre nous. Ça ne se ça ne se résume pas à l'obéissance à un ordre hiérarchique et ça ne s'y résumera jamais.

Euh le l'ordre hiérarchique doit toujours être mis en regard des des droits fondamentaux des citoyens et des besoins de la population qui a entre nous. C'est ça l'exercice de la responsabilité. C'est ça la force du statique quand il nous donne la possibilité de dire non et et c'est ça bien faire son travail qu'en agent public, c'est comprendre la force politique qui a ce travail.

Ce travail cette force politique ne peut s'exercer seule. elle doit forcément être mise en regard exercé dans des collectifs de travail. Ces collectifs de travail, c'est à nous de les reconstruire.

C'est à nous de les reconstruire quelle que soit la perspective. C'est à nous de les reconstruire, y compris en dehors du travail. C'est-à-dire que les collectifs de travail doivent pouvoir construire des ponts avec les associations qui sont de l'autre côté.

Euh quand on travaille dans l'environnement avec les associations de lutte contre le le contre la dégradation de l'environnement, on doit pouvoir construire des complicité formelle ou informelle. Il y a une des conjonctions. Mais c'est exactement ce que disait euh euh la collègue enseignante tout à l'heure en disant ben les parents d'élèves se mobilisent euh et les agriculteurs pour défendre la classe dans un dans un village rural.

Je termine d'un mot. Au au printemps avec le collectif No Service Public, on a remis les grands prix des féas d'or du service public. Et dans ces prix des féas d'or du service public, on a remis notamment un de mes préférés, le prix Amel Bent de celles et ceux qui lâche rien.

Et ce prix, on l'a remis au mouvement. Enfin, il y a eu un vote, il y a des milliers de votes sur internet et on on l'a remis au à au mouvement de lutte pour un plan d'urgence en Sandy qui pendant 3 mois a construit un mouvement de grève accompagnant les parents d'élèves, les élèves des collèges et des lycées en particulier, les enseignants et qui sont battus extrêmement puissamment et avec cette conjonction de force qui je crois a fait la la force du mouvement du mouvement social et la la réussite de ce mouvement. Euh il me semble que quelle que soit la perspective, c'est ce type de mouvement qui doivent nous inspirer et c'est ça les convergences qu'il faut qu'on construise.

Et ben merci beaucoup. Du coup, Malheureusement, il faut conclure. Je remercie Arnaud d'avoir parlé de l'impôt parce que c'est très important et vous verrez que le le programme de la France insoumise, il est parfaitement financé puisque on a réussi à trouver 60 milliards de de de recettes nouvelles puisque c'est là-dessus bien entendu hein, il faut savoir que on parle pas dans le vide, le budget il est il est parfaitement structuré et on sait où aller chercher l'argent en effet pour le redistribuer mieux.

Donc je vous remercie beaucoup à vous tous d'avoir été là. Merci beaucoup Willy Peltier, merci Arnaud, bon temps et puis à très vite et surtout Convergence des luttes et tout le monde dans la rue le 10 septembre et greffe générale. Voilà.