Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo· 8 octobre 2025 10 min

Le porte-parole du parti Horizons est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation ce matin. La sortie de crise est-elle en vue ? Ellisabeth Band propose dans les colones du Parisien de suspendre la réforme des retraites de 2023 dont elle a été l'architecte.

Est-ce que vous soutenez ce pas vers la gauche et les syndicats ? Alors, je ne le soutiens pas. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

Je pense qu'il faut aller de l'avant certes et on ne va pas de l'avant en renonçant à un certain nombre d'acquis. Et je pense que cette réforme des retraites qui était un un premier pas vers une normalisation notamment à l'échelle européenne, je ne pense pas que ce soit quelque part une une avancée qui soit souhaitable. Je comprends qu'elle soit faite dans un contexte politique qui potentiellement pourrait permettre de proposer des avancées à la gauche, mais je ne crois pas que pour notre pays ce soit une avancée majeure et importante parce qu'on rappelle qu'eddorphilippe avait même proposé 67 ans pour les réformes.

Donc pour vous, c'est une ligne rouge. Écoutez, est-ce que c'est une ligne rouge ? Je ne sais pas.

Je je ne crois pas qu'aujourd'hui on puisse définir l'avenir politique de nos enfants, de nos grands-parents à travers simplement le prisme des retraites. On parle pas du progrès social, on parle pas du progrès technique, on parle pas de l'éducation, on parle pas de la santé. Est-ce que l'on va encore pendant très longtemps ne parler que des retraites dans notre pays alors même que l'ensemble de nos partenaires européens ont déjà fait cette avancée, ont déjà quelque part calé la dage euh la pardon l'âge limite de la retraite 67 ans voir même un peu plus dans faut savoir écouter, faut savoir bouger, dit Ellisabeth Borne.

Est-ce qu'il faut quand même faire ce pas vers la gauche aujourd'hui qu'on voit que à droite et bien bou c'est pas renoncé c'est pas renoncé justement il ne vous aura pas échappé que la situation du pays est quand même assez complexe notre situation économique notre situation budgétaire est plus que difficile et je ne crois pas qu'en renonçant à cette retraite qui est un premier pas vers une normalisation européenne sur l'âge limite de départ à la retraite je ne crois pas qu'on va résolutionner et solutionner les problèmes du pays. Qu'est-ce qui vous inquiète le plus ? C'est quoi ?

C'est une histoire de coût politique aujourd'hui dans cette crise ou c'est une histoire de coût même budgétaire ? On sait que par exemple ça coûterait 13 milliards d'euros cette suspension selon la cour. Est-ce que vous croyez vraiment que notre pays peut se permettre ce luxe là de renoncer à des réformes qui ont un impact budgétaire imminente ?

Deux agences de notation vont être amenées à se prononcer sur la notation de la France fin octobre et fin novembre. Et vous croyez que tout ça ne va pas avoir d'impact sur le renchérissement des taux d'intérêt, sur les crédits à la consommation, sur les crédits immobiliers dans les semaines qui viennent ? Non, je crois pas que ce bouget, comme on dit un petit peu dans l'expression politique, soit un bouget qui soit quelque part raisonnable et même sensé.

Et si c'était le choix d'Emmanuel Macron, par exemple, de nommer un premier ministre de gauche ou issu de la gauche qui qui porterait ce projet, est-ce qu'orizon serait amené à participer à un tel gouvernement ? Écoutez, tout dépend de la la gravité de de la crise qui va à mon avis encore se se prolonger. Il appartiendra, non, c'est pas exclu, mais il appartiendra à notre famille politique.

Moi, je je je juste recontextualiser les choses. Après l'élection présidentielle, nous avons proposé, Philippe avait fait une première proposition de s'allier avec les LR pour justement constituer un socle commun. En 2024, il a également refait une proposition pour s'allier avec les démocrates pour justement avoir une plateforme qui euh quelque part euh propose le moins d'instabilité, le moins d'instabilité possible.

Mais parce qu'il fallait peut-être y associer d'autres réformateurs ou d'autres démocrates sociaux qui avaient envie de de proposer le moins d'instabilité possible pour notre pays. Et aujourd'hui, nous en sommes là. Donc, nous verrons ce qu'il y a également sur la table.

Mais je ne crois pas qu'on va définir euh ce sole budgétaire en taxant plus et en renonçant aux efforts budgétaires que nous devons faire. Arnaud Pericard hier, la déclaration d'Édouard Philippe a fait l'effet d'une bombe. Il demande à Emmanuel Macron d'organiser une présidentielle anticipée après avoir fait adopter un budget.

Emmanuel Macron s'est toujours refusé à cela. Pourquoi son ancien Premier ministre le pousse-t-il à le faire ? Écoutez, je crois que nous vivons un moment euh assez dramatique de la vie politique française de la 5e République et je ne crois pas que notre pays puisse accepter ni même continuer à vivre ce que nous vivons déjà depuis 15 mois.

Est-ce qu'on va continuer sur les 15 ou 16 prochains mois de la même manière ? Je crois que ça n'est plus possible. Ça veut dire que le problème pour vous c'est Emmanuel Macron aujourd'hu on regarde toutes les options qui sont sur le table.

Non mais ça veut dire ça Arnaud Picard quand on demande au chef de l'État de démissionner même avec une formule jolie qui dit présidentielle anticipé pas le faire sous la contrainte de pas le faire sous la tension de le faire dans un cadre peut-être après l'élection les élections municipales peut-être avant l'été d'ici 6 mois pourquoi le chef de l'état lui-même est un facteur bloquant aujourd'hui le chef de l'état est un facteur bloquant parce que il est à l'origine d'une situation de blocage du pays et il lui appartient de débloquer cette décision de dissolution que personne n'a compris et d'ailleurs personne ne la comprend aujourd'hui aboutit à un blocage politique et institutionnel majeur et grave. Il appartient au président de la République dans le cadre des prérogatives qui sont les siennes d'essayer de débloquer de dégripper cette vie politique. Trahison crient les proches du chef de l'État qui voilà un mouvement d'Edouard Philippe un peu paniqué par les sondages qui plongent et qui le donnent parfois absent du second tour de l'élection présidentielle.

Quelle trahison quand on a servi avec loyauté son pays pendant 3 ans avec constance avec cohérence. Quelle trahison ! Quand on a participé à tous les gouvernements justement dans cet esprit de responsabilité.

Quelle trahison ! Quand nous n'avons jamais édifier de lignes rouges de barricades dans le cadre de la participation euh à cette action gouvernementale. Nous avons été des acteurs loyaux, fidèles, pas souvent d'ailleurs récompensés, mais ça c'est pas grave.

Et donc aujourd'hui, nous posons toutes les solutions qui sont sur la table et nous pensons que cette solution est peut-être la moins pire. Euh en même temps, les proches du chef de l'État disent que ça pourrait laisser des traces entre les deux hommes et que politiquement ça n'est peut-être pas payant pour Philippe et son parti. Écoutez, je ne sais pas de quelle trace il s'agit. ne vous aura pas échappé non plus qu'il a une forme de distanciation dans la relation entre les deux hommes déjà depuis un certain temps et qu'Edard Philippe n'est plus aux affaires depuis quasiment devenu une obligation de couper le cordon avec le macronisme.

On entend Gabriel Atal aussi qui dit ne pas comprendre les décisions du du président de la République. Alors à ceci près que Gabriel Atal est le responsable politique d'une formation qui est elle-même la formation politique du président de la République. C'est pas le cas d'horizon hein.

Ce qui est pas le cas d'horizon d'ailleurs. Horizon, c'est une famille politique avec un certain nombre de membres de la diaspora de la droite qui s'est retrouvé un petit peu en l'air en désérance après l'élection de d'Emmanuel Macron depuis 2017, depuis 2022 et qui a vocation à rassemblé des hommes et des femmes qui préparent un projet présidentiel, celui des ordines. Vous savez, vous savez qu'en disant cela, vous associez votre voix à celle de LFI ou du Rassemblement national.

Est-ce que ça ne vous pose pas un problème vous qui appelé à la raison ? Écoutez, il y a un dénominateur commun, c'est que la crise politique dans laquelle nous vivons, elle est grave et elle est sérieuse et on doit trouver une sortie de crise. On a bien vu que Sébastien Lecornu a essayé de proposer une solution d'un nouveau gouvernement, ça a duré 14h.

Alors, combien de temps encore tout cela peut-il clairement cause commune avec Jean-Luc Mélenchon qui depuis des mois dit que Jean-Luc Mél Gabriel Atal fait presque le même constat. Alors, chacun met des nuances peut-être dans les propos qu'il utilise aujourd'hui, mais on voit bien que tout le monde quelque part s'accorde à dire qu'il faut qu'on ait une sortie de crise. Alors, le fait de nommer un nouveau gouvernement avec un objectif budgétaire, mais je vais vous expliquer pourquoi c'est important qu'on ait un budget.

Moi, je suis maire d'une collectivité, je m'occupe aussi d'un département, d'une communauté d'agglomération. Si je n'ai pas de budget de l'État, comment je vote moi mon budget avant la finition ? budget un budget et choisir un cadre raisonner une sortie par le haut peut-être avant l'été pour une nouvelle organisation.

Édouard Philippe il y a quelques semaines disait peut-être que la dissolution est inéluctable. Il a changé de position ? Non, il a pas changé de position.

On se rend simplement compte et d'ailleurs la plupart des des analystes font peut-être le même constat qu'une nouvelle dissolution ne changerait pas la donne. On voit ce que donne les sondages et là on serait pour le coup dans une situation de crise qui serait intenable si nous n'avons pas encore de majorité absolue à l'issue d'une nouvelle dissolution. Qu'est-ce qui se passe ?

Je crois que la pression sur le président deviendra intenable pour le coup. Fin des consultations ce soir pour Sébastien Lecornu. Qu'est-ce que vous attendez encore de ce premier ministre démissionnaire missionné pour une mission de négociation ?

Non, je crois qu'il fait un travail courageux. Il faut toujours maintenir le dialogue. Il faut toujours être en situation de pouvoir discuter avec tous ses partenaires ou ceux qui ne sont pas ses partenaires.

Il reçoit d'ailleurs la plupart des parties de GA, je crois euh ce matin. Il faut qu'on ait ce dialogue-là. Malheureusement, ce dialogue-là n'a pas toujours été facile ou aisé depuis ces derniers jours ou ces dernières semaines.

Je pense que le travail qu'il fait, je l'espère, portera ses fruits. Vous appelez le chef de l'État prendre la parole. Euh, on est dans un moment politique grave et on ne l'entend pas.

Je crois que c'est important qu'il puisse s'exprimer. Je crois que c'est important qu'il nous disent avec quelle quelle vision il voit la suite des événement et comment il apporte quelque part, comment il va essayer de dénouer cette crise politique importante. Il doit prendre la parole.

Une dernière question après de jours de recul, est-ce que vous attribuez la responsabilité de la chute du gouvernement à LR, à Bruno Rotaillot qui là ces dernières heures s'emploi à dire que ça n'est pas lui ? Écoutez, moi je j'ai pas très bien compris l'enchaînement des événements du côté de CLR. Ils avaient quasiment h ministres et la moitié du groupe parlementaire à voter la confiance.

Donc, j'ai pas déjà bien compris cette première séquence. La deuxème séquence qui est celle de faire porter à Bruno Lemire qui est comme l'a dit Édouard Philippe ni Jenjiskan ni Atila quelque part la responsabilité euh de cette fate gouvernementale. Je ne crois pas que ce soit très raisonnable non plus.

Merci beaucoup Arna Pericard d'être passé par le plateau de France Info ce matin.