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interviewLe Média· 13 novembre 2025 17 min

BOUALEM SANSAL LIBÉRÉ PAR L’ALGÉRIE : RETAILLEAU ET LA DIPLOMATIE FRANÇAISE HUMILIÉS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Ah là là, sale période pour Nono Retaillot. Déjà qu'il a perdu son fauteuil de ministre et qu'il n'arrive plus à tenir ses troupes chez LR, voilà que l'affaire Boem sans salle lui revient comme un boomerang en pleine poire.

Oh, arrêtez de vous réjouir, je vous entends d'ici. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le jeudi 13 novembre et depuis hier, Boisem sans salle est libre.

Après un an derrière les barreaux, l'écrivain franco-algérien de 81 ans, malade du cancer, a été gracié par le président Abdel Majid Teboun. officiellement pour des raisons humanitaires, mais officieusement grâce à l'intervention de la diplomatie allemande, c'est Berlin et non Paris qui a su parler à Alger et obtenir en quelques jours ce que la France n'a pas réussi à débloquer en plusieurs mois. Et une fois n'est pas coutume, je vais donner raison à Pascal Pro.

Voilà ce qu'il disait hier sur Europe. Cette lecture permettra d'ailleurs à Emmanuel Macron entre guillemets de se sauver par une alliance effectivement de cette presse de gauche qui fustigera et qui n'aura pas de moi c'est sévère sur Bruno Rota et qui trouvera dans l'occasion dans la sortie de Boem sans sal une manière d'expliquer que monsieur Rotayon ne faisait pas ce qu'il fallait faire avec l'Algérie. Je vous l'annonce parce que ça sera une lecture possible dans la presse demain. vraiment si vous verrez bien sûr.

Mais façon, ils nous ont habitué à tout, on a tout vu. On c'est le but de l'Algérie hein. C'est évidemment le but de l'Algérie de reprendre ce nar g les gauchistes, ils vont dire que c'est de la faute de Retaillo.

Et bah bien vu Pascal, l'alliance maléfique de la presse de gauche va taper sur le pauvre Bruno. pas parce qu'elle est l'alliance maléfique de la presse de gauche, mais précisément parce que l'exministre de l'intérieur aux préoccupations très extérieures, s'y est pris comme un manche dans cette affaire. Et d'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le dire.

Si cette libération a tardé, c'est uniquement à cause des attaques répétées de Bruno Retaillot lorsqu'il était ministre de l'intérieur, mais aussi des prises de position de la droite et de l'extrême droite française largement relayé par leurs médias, ont déploré plusieurs sources proches du pouvoir algérien d'après le journal Le Figaro. Bah alors Pascal, on aurait aussi sa petite part de responsabilité. Et pour cause, depuis des mois, le dossier sans salle est devenu le chiffon rouge qu'on brandit dès qu'il s'agit d'envenimer les relations franco-algérienne.

On s'en sert pour gesticuler, pour montrer les muscles pendant que l'écrivain, lui est resté croupière derrière les barreaux. Sent le bon coup médiatique et politique, Bruno Retaillot s'est jeté sur l'affaire comme un chien sur son os, oubliant au passage que ce dossier ne relève pas de son ministère. Il a aussitôt sorti le ton martial avec des relancs coloniaux évidents.

Je suis partisan dans la majorité des cas et avec l'ensemble des pays d'une politique de fermeté. Euh et c'est la réciprocité où les pays coopèrent avec nous et alors on peut octroyer les visas. Mais quand il y a pas coopération, moi je suis pour un blocage et de façon très nette, il y a un accord aussi très particulier, très dérogatoire de décembre 1968 bien sûr beaucoup trop dérogatoire qui pouvait correspondre à ce moment-là du temps du général de Gaulle qui ne correspond plus aujourd'hui à rien du tout.

Mais encore une fois, c'est cette idée de la réciprocité et j'espère que la relation entre l'Algérie et la France permettra de stabiliser les choses. Mais je souhaite que Boem sans sal puisse nous revenir très rapidement. Euh si si tel n'était pas le cas, je pense que la France serait en mesure de déployer un certain nombre de réponses.

Des déclarations comme celle-là, Bruno Rotaillot en a fait une marque de fabrique. Il les a aligné plateau après plateau des mois durant. En juillet encore dans le Figaro, toujours, il martelait que la diplomatie des bons sentiments avait échoué et qu'il fallait assumer un rapport de force que le pouvoir algérien a lui-même choisi.

À force de se prendre pour un grand stratège de la diplomatie en jouant les pyomanes, l'ex-ministre de l'intérieur a fini par complètement bloquer les relations entre Paris et Alger. L'État algérien souverain depuis 1962 n'a pas vraiment toléré qu'on lui ressorte le costume de la bonne colonie obéissante. Il a donc répondu en montrant les muscles à son tour et en assumant de jouer le bras de fer.

Les autorités algériennes ont vivement critiqué certaines orientations de la diplomatie française en particulier appris que Paris a affirmé en 2024 soutenir la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Un dossier particulièrement sensible pour Alger qui soutient le front polissario. L'expulsion réciproque de diplomat en 2025 a également révélé toute l'ampleur de la rupture et jusqu'ici aucune demande de libération ou de grâce formulée par la France, y compris par Emmanuel Macron, n'avait trouvé d'écho auprès du président algérien.

Le 1er juillet dernier encore. L'ancien premier ministre François Bairou, souvenons-nous de lui, exprimer son espoir de mesure de grâce et déplorer, je cite, une situation que tous les Français et le gouvernement trouvent insupportable. en 20.

Évidemment, il a fallu que Bruno Rotaillot quitte le gouvernement et surtout que Berlin prenne les choses en main, usant de ses bonnes relation avec Alger pour que les relations commencent enfin à se débloquer. Le 1er novembre dernier, lors de la commémoration du déclenchement de la guerre d'indépendance de l'Algérie en 1954, Emmanuel Macron a aussi tenté un coup en adressant ses vœux au président Teboun et à son peuple. Un geste de routine diplomatique certes, mais dans ce climat explosif, certains y ont vu une tentative de rétablissement du dialogue.

À l'annonce de la libération de Boem sans salle, hier, le Premier ministre n'a pas manqué de glisser une petite pique à l'attention de Bruno Retaillot. Depuis l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a exprimé le soulagement du gouvernement et à remercier tous ceux qui ont contribuer à la libération de l'écrivain franco-algérien. Résultat, a-t-il souligné, d'une méthode faite de respect et de calme.

L'intéressé en prendra bonne note. Même esprit pour Laurent Nugèz qui n'est d'autre que le successeur de Retaillot à l'intérieur. Ce dernier a commenté ceux qui font croire aux français que le bras de fer et la méthode brutale sont la seule solution, la seule issue se trompe.

Symbole d'un début d'apaisement, Nugèz a été invité en Algérie par son homologue Saïd Sayoud pour tourner la page de la stratégie agressive qui avait été conduite jusque-là par Bruno Retaillot. Du côté de l'opposition, on ne boute pas son plaisir et on ne manque pas de dénoncer avec encore plus de franchise le désastre Retaillot. Exemple avec Manuel Bonpard, le coordinateur national de la France insoumise qui l'a rappelé sans détour hier sur BFM.

C'est la démonstration aussi je crois et il faut saluer le travail qui a été fait par les diplomates. La diplomatie française, je crois la diplomatie allemande aussi qui a exement puisqu'il est en ce moment dans un avion vers cette libération c'est la démonstration. Je pense que ce travail- là, il paye et il paye davantage d'ailleurs que les coups de menton que un certain nombre de responsables politiques.

Je parle notamment de l'ancien ministre de l'intérieur, monsieur Retaillotquel ils se sont ils se sont livrés. Le principal intéressé en pleine déroute politique depuis son départ du gouvernement n'a quant à lui pas jugé utile de se remettre en question. Il persiste à penser que sa ligne agressive qu'il considère lui comme celle de la fermeté et de la défense des intérêts français comme de l'honneur de la France, je le cite, était donc la bonne tout en déplorant qu'elle n'ait pas été suivie au plus haut sommet de l'État.

Il conteste également auprès du Figaro que sa stratégie déplorable est conduit au gel des relations franco-algériennes. Pour lui, avant même mon arrivée à Bovau, la coopération entre nos services n'existait plus, s'est-il défendu. Bref, comme d'hab avec lui.

Ses stratégies se révèlent minables, mais il continue de se penser plus intelligent que tout le monde. L'affaire sans salle n'est pas seulement une leçon sur les limites de la diplomatie française. Elle illustre aussi les dangers d'une stratégie béliqueuse conduite par des figures comme Bruno Rota. patron de LR mais idéologiquement plus proche des postures de l'extrême droite, il a transformé un dossier humanitaire en un véritable champ de bataille politique exploitant l'attention franco-algérienne à des fins de communication et de politique.

Sa ligne agressive et son ton néocolonial ont paralysé les relations et retardé la libération de l'écrivain franco-algérien obligeant Berlin à intervenir là où Paris s'était tisé. Cette affaire rappelle un phénomène récurrent en France. chaque fois qu'elle en a l'occasion et encore plus quand la droite dure ou l'extrême droite impose leur vision dans le paysage, le pays retombe dans ses réflexes d'un passé colonial.

Et pendant que Bruno Retaillot s'imagine grand stratège, c'est finalement l'Allemagne qui lui fait la leçon. C'était il y a 10 ans jour pour jour vers 21h20 le 13 novembre 2015. Trois kamikazes se sont fait exploser près du Stade de France à Saint-Denis où se jouait alors un match de foot France-Allemagne.

Peu après, le commando des terrasses, mitrailles, bars et restaurants dans des quartiers animés de Paris, le petit Cambodge, le Carillon, La Bonne bière, le comptoir Voltaire, la Belle équipe. À 21h40, un dernier commando arrive quant à lui au Bataclan. Aujourd'hui, la France commémore ses attentats et leurs victimes 130 morts, dont 90 au Bataclan et plus de 350 blessés.

De rescapé du Bataclan se sont suicidés depuis qui portent le bilan donc à 132 morts. Des cérémonies d'hommage ont eu lieu sur chacun de ces lieux. Des attentats et ont été retransmises en direct place de la République à Paris aujourd'hui.

Les victimes étaient évidemment au cœur des hommages. D'ailleurs, l'association de victimes des attentats du 13 novembre, Life for Paris était présente aux commémoration aujourd'hui. Elle a choisi cette même date pour officialiser sa dissolution.

Une décision mur réfléchie pour ne pas s'enfermer dans le statut de victime comme le raconte son président Arthur Des nouveaux. On a fait tout ce qu'on avait prévu de faire quand on l'a créé, se regrouper, c'aider à aller mieux, aller devant la justice et puis créer ce jardin mémorial. Et on s'est dit mais qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?

On peut pas à la fois dire que on veut plus être victime et garder une association de victimes active. Et donc pour résoudre cette contradiction, on s'est dit qu'on allait finir euh sur une note la meilleure possible et euh et on garde nos amitiés mais on a plus besoin de ça pour avancer. Autre information à noter, Salah Abdelslam, seul membre vivant des commandos, envisage une démarche de justice restaurative, ce qui ouvrirait la voie à des rencontres avec les victimes des attentats du 13 novembre.

Une démarche qui divise mais qui reste néanmoins souhaitée par certaines familles. C'est ce qu'a expliqué George Chaline qui a perdu sa fille au Bataclan. Ceux qui ont tué ma fille là physiquement je peux pourrais jamais les les rencontrer parce qu'ils sont morts.

Les grands chefs, les commanditaires. Probablement, je pourrais pas non plus parce que pour le moment ils sont en Syrie et je pense pas qu'on arrivera à les capturer vivant et donc probablement ils vont vont mourir en fait. Et c'est ce qui s'est effectivement passé.

Mais bon, on commençait déjà à savoir qu'il y avait des complices et donc je dis bah ouais, ceux-là j'aime j'aimerais j'aimerais bien les les rencontrer en prison pour leur dire ce qu'ils avaient ce qu'ils m'avait fait. Hm hm. Et pour leur demander pourquoi il pourquoi il l'avait fait.

Donc j'avais ce j'avais ce désir. Vous pouvez retrouver cet entretien d'actu en replay sur notre chaîne YouTube Le Média TV. Et on continue avec notre traditionnel point budget.

La partie recette continue d'être votée à l'Assemblée nationale. Hier, on vous parlait de la réforme des retraites qui a été suspendue. Nouvelle journée, nouvel abondement débattu.

Aujourd'hui, les députés ont rejeté la suppression de l'abattement fiscal de 10 % sur les retraites. Jusqu'à maintenant, les retraités pouvaient déduire donc 10 % de leur revenus dans la limite de 4399 € par an. Au mê titre que les actifs lors de la déclaration de revenu, c'est François Bairou qui avait imaginé la suppression de cette niche fiscal que le gouvernement de Sébastien Lecnu a repris à son compte.

Une proposition insensée pour la gauche. Je trouve que avec cet article, on a là le défaut originel de ce budget. C'est-à-dire que au lieu d'aller imposer ou taxer davantage tous ceux qui ont bénéficié des largesses des gouvernements successif depuis 2017, on s'attaque en réalité à la plupart des contribuables français et des citoyens avec des coupes budgétaires injustes, plus d'impôts et cetera.

Bien. Et évidemment sur les retraités, c'est encore plus évident. C'est-à-dire que pendant que certains ici défendent Mordicus, le fait qu'il ne faudrait pas imposer davantage les milliardaires et que ceci aurait même raison. de s'exiler si jamais on voulait le faire.

On essaie de nous faire croire que les vrais privilégiés de ce pays sont les retraités. Tous les amendements ne sont pas rejeté à l'image de la niche Coluche. La niche Coluche, c'est un dispositif qui permet aujourd'hui de défiscaliser 75 % des dons versés à certaines associations comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge, le Secours populaire, Emaus et cetera.

Le plafond de versement est fixé à 1000 €. Les députés ont donc adopté aujourd'hui la transformation de cette niche coluche en crédit d'impôt via un abondement de la France insoumise. Le but est de permettre aux personnes qui ne payent pas d'impôts de bénéficier de ce dispositif.

Et le feuilleton judiciaire sur l'affaire du financement libyen n'en finit plus. Nicolas Sarkozi qui est sorti de prison lundi après seulement 20 jours derrière les barreaux va être jugé en appel du 16 mars au 3 juin 2026. Pour rappel, il a été condamné en première instance à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs.

Le tribunal correctionnel de Paris l'a reconnu coupable d'avoir siamment laissé ses collaborateurs démarcher la Libye de Mohamar Kaddafi pour solliciter un financement occulte de sa campagne de 2007. À ses côtés seront rejugés neuf autres personnes parmi lesquelles deux anciens proches collaborateurs de Nicolas Sarkozi, Claude Guéan et Brisortefeu ainsi que l'intermédiaire Alexandre Joury. Actuellement, Nicolas SarkoZi est placé sous contrôle judiciaire et a interdiction de quitter le territoire.

La justice lui a aussi interdit d'entrer en contact avec le ministre de la justice, Gérald Darmanin, constatant sa capacité à actionner différents services de l'État en tant qu'ex-président. Et on termine avec l'international. Aux États-Unis, le plus long shutdown de l'histoire du pays va enfin prendre fin.

Après 43 jours de paralysie budgétaire, le Congrès a adopté ce mercredi 12 novembre une proposition de loi qui lui permet de sortir de l'impasse. Une poignée de sénateurs démocrates ont fini par rendre les armes lundi en approuvant avec leurs collègues républicains ce texte qui étant le budget précédent jusqu'à la fin de du mois de janvier. Cette loi laisse en revanche dans le flou la prolongation de subvention pour l'Oubamaker.

L'assurance santé déménage au revenus modeste. Parmi les seules concessions faites à l'opposition, le texte prévoit la réintégration des fonctionnaires licenciés depuis le début du shutdown. Il comprend aussi des fonds pour le programme d'aide alimentaire jusqu'en septembre.

Cette prolongation évite que l'aide alimentaire dont bénéficie plus de 42 millions d'Américains soient gelés en cas de nouvelles paralysie budgétaire à la fin du mois de janvier comme cela avait été le cas pendant le blocage actuel. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email et si vous nous regardez à la télé.

Et souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, le média a été auditionné par l'ARCOM pour investir la TNT. Mais plutôt qu'une chaîne libre et indépendante comme la nôtre, l'ARCOM a préféré le projet du milliardaire Daniel Kettinski. Mais aujourd'hui, de nouveaux canaux se libèrent sur la TNT nationale et la TNT francilienne.

Alors, le média compte bien y candidater si l'arrcom en décide ainsi. Et comme toujours, nous porterons un projet commun avec nos camarades médi indépendants qui le désirent. Si ce projet vous intéresse et que vous voulez nous soutenir, signez et faites signer notre pétition sur tntdesindés.fr.

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