Présidentielle : Mélenchon candidat pour la 4e fois ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors, ça semble se préciser à gauche. Jean-Luc Mélenchon serait euh sur le point d'annoncer sa candidature à l'élection présidentielle. Euh, l'ensemble des parlementaires eurodéputés et maires LFI se réunissent ce dimanche pour la mise en œuvre du début de campagne 2027.
Hier, Manon Aubri était interrogé sur France Info. On l'écoute. J'ai un scoop pour vous.
Oui, nous sommes prêts. Nous avons un programme de prêt. Nous avons un une équip de prêt, une organisation de prêt, vous avez raison.
Il nous manque plus que le candidat. C'est pour bientôt et c'est pour demain. C'est pour bientôt.
Vous comprendrez bien que je mon scoop s'arrête là. Alors, c'est un demioup brise col puisquon ne sait pas exactement quand Jean-Luc Mélenchon présentera sa candidature mais ça semble un secret polichinel en tout cas une 4è candidature pour le leader insoumis. Oui, c'est c'est quasi une certitude.
Jean-Luc Mélenchon était déjà candidat, on sait très bien, en 2022, il lui a monté il lui a manqué à peu près 420000 voix pour être au second tour de l'élection présidentielle. On a vu que le LFI avait décidé vraiment de de ne souhaiter aucune élection pendant ce quinquena. Ils ont été extrêmement présents lors des élections européennes.
Euh, ils ont l'alliance de la des gauche s'est faite autour d'eux aux élections législatives en 2022 et 2024. pour la première fois de leur histoire, de leur jeune histoire politique, ils n'ont pas fait l'impasse sur les élections municipales puisqu'ils ont gagné un peu le un des récits de ces élections municipales avec des victoires symboliques. On a vu notamment avec la victoire à Saint-Denis, la victoire à Roubé et dans d'autres dans d'autres villes.
Et on voit bien aujourd'hui que toute la gauche ou les gauches en France se positionnent par rapport à LFI et par rapport à Jean-Luc Mélenchon. L'avantage aujourd'hui d'fis, c'est qu'ils ont un récit. Ils ont euh un imaginaire, ils ont un programme, la Nouvelle-Fance, nouvelle société, on aime ou on aime pas mais mais ils l'ont ils l'ont travaillé depuis depuis 5 ans et puis ils ont un récit qui est incarné à travers une personnalité que certains disent trop radicale ou trop clivante qui est Jean-Luc Mélenchon.
Donc l'avantage qu'ils ont sur leurs autres partenaires de la gauche, c'est qu'ils ont un récit, un programme et un programme incarné par un candidat. Hm hm. Euh on voit bien en tout cas que si cette candidature se se confirme dans les dans les heures, dans les jours qui viennent parce qu'il y a plusieurs réunions jusqu'à jusqu'au mois de juin qui sont prévues pour pour réunir l'ensemble des des insoumis pour une éventuelle candidature 4e de Jean-Luc Mélenchon.
En tout cas, il essaie de prendre de cours un peu le reste de la gauche qui est un peu empétré primaire pas primaire. On voit bien que c'est ils sont un peu explosés face au puzzle hein dans c'est sûr qu'il dans le le camp que Jean-Luc Mélenchon a une longueur d'avance sur le reste de la gauche tout comme pratiquement pareil mais le Rassemblement national a aussi un avantage par rapport au champ politique de droite même si on n'est pas encore sûr du candidat cette fois-ci mais euh voilà ça pourrait être le seul et l'unique candidat qui a déjà été candidat pour 2027 si François Hollande n'est pas n'est pas candidat. Euh l'immense avantage aussi de JC Monchon, vous l'avez dit, c'est que c'est lui qui préente le débat.
Donc on se retrouve avec à gauche, on n'est pas encore d'accord ni sur la primaire ni sur un socle programmatique qui pourrait d'ailleurs définir une primaire. On sait qu'à la Belle Villoise ceux qui sont favorables une primaire se réuniront mardi mais c'est peut-être un rouillem et plutôt qu'un lancement hein parce que pour le moment il n'y a vraiment aucun accord ni sur le périmètre ni sur qui euh va être candidat et finalement ça peut être aussi un avantage pour ceux qui qui défendent la primaire parce que plus il y aura de candidat plus à un moment donné va falloir quand même trouver un moyen d'être départagé en tout cas il y aura moins sur le social la social déémocratie aussi il y a de plus en plus de candidats. Même sur ce terrain là, vous avez une gauche radicale qui va être parfaitement incarnée et parfaitement en ordre de marche.
Et puis vous allez avoir une gauche écologiste plutôt proche de Jean-Luc Mélenchon et puis aussi une gauche social-démocrate puis alors là il y a encore plus de candidats. Il y a François Hollande, il a Bernard Casneu il y a Rapha Luxman peut-être même Manuel Vals, on sait pas. Donc oui, Manu tiens, il avait il a il a indiqué je crois cette semaine qu' il attendait de voir ce qui se passait à l'automne.
Euh Marine Tondelier a aussi pris la parole ces dernières heures justement sur une éventuelle candidature de Jean-Luc Mélenchon alors que elle défend le processus d'une primaire. On l'écoute. Il se trouve que Mélenchon annonce sa candidature à la présidentielle ce weekend.
A décidé comme on savait qu'il ferait de partir tout seul. va essayer d'écraser tout le monde, de brutaliser le débat, de faire en sorte qu'il n'y ait que lui qui existe par des outrances. On a déjà la suite du film.
Écoutez, moi, j'en prends acte. Sa décision, elle est prise et irrévocable. Et Jean-Luc Mélenchon n'entend l'union que derrière lui.
Lui, il fait une candidature d'unité derrière lui. Bell Gnabli, vous êtes en visio avec nous. Euh je rappelle que vous êtes professeur des universités en en droit public.
Vous venez d'entendre Marine Marine Tondelier. On voit bien que Jean-Luc Mélenchon, bon alors selon elle serait sur le point de se lancer même dès ce weekend. En tout cas, il y a volonté de de tuer le match à gauche de la part de de Jean-Luc Mélenchon en se en se déclarant et en tuant une éventuelle primaire dans l'œuf.
Oui, c'est ça. Il y a une véritable volonté d'imposer son leadership, le leadership de LI en tant qu'organisation partisane et le leadership de la personne même de Jean-Luc Mélenchon. Et cette stratégie, elle a à la fois un avantage et un certain nombre de défauts.
Elle a un avantage dans la mesure où ça permet à Jean-Luc Mélenchon d'occuper un vide, dans la mesure où ailleurs à gauche, cette question du leadership au sein des différents partis n'est pas tranché du Parti socialiste jusqu'aux écologistes. il y a un vrai contraste entre cette faculté de LI à pouvoir être incarné une fois pour toutes et la difficulté euh dans au sein des autres parties de gauche à pouvoir trancher cette question de l'incarnation. Mais en même temps, n'a pas été capable d'imposer son leadership aux autres partis de gauche.
Il y a un vrai refus voir un rejet. Et il faut aussi prendre acte de cette incapacité de LFI et de Jean-Luc Mélenchon de pouvoir finalement imposer à la fois leur volonté et leur leadership. Alors, ils le savent bien, mais d'une certaine manière, ils souhaitent outrepasser ce refus en prenant d'une certaine manière les électeurs de gauche à témoin, en mettant en avant précisément les qualités qui ont été rappelées, à savoir l'existence d'un programme déjà structuré, travaillé, euh l'existence d'une incarnation effectivement connue et reconnue par ces électeurs pour par une partie de ces électeurs de gauche.
Donc voilà, on est dans cette situation là qui soulligne à la fois capacité de LFI et en même temps les limites de cette capacité d'FI à imposer son leadership à gauche. Alors on va voir si on partage votre opinion sur le sur le plateau. Bris Ce il y a pas de leadership de Jean-Luc Mélenchon ?
Il y a pas d'hégémonie des insoumis à gauche pour vous ? Pour moi si. Pour moi le enfin celui qui a gagné le récit jusqu'à présent de de la gauche depuis depuis les dernières élections présidentielles, c'est Jean-Luc Mélenchon.
Alors on va dire oui mais ça s'est pas toujours traduit dans les urnes. En effet au municipal, au premier tour des municipales et les filles c'était 420000 voix. Le Parti socialiste c'était 5 millions de voix. néanmoins le récit médiatique euh le récit et puis puis on voit bien les électeurs les électeurs de gauche qui ont voté les filles.
On l'a on l'a bien on a bien analysé que ce soit dans les quartiers populaires, que ce soit dans les métropoles, que ce soit dans des villes comme Roubé ou bien que ce sont ce sont des gens qui sont beaucoup des jeunes des jeunes qui ont voté, ce sont des gens qui sont plutôt socialement déclassés, ce sont des gens qui sont issus parfois de l'immigration. Donc ce que je veux dire c'est que il est en train de prendre et les filles est en train de prendre la place. Il faut pas enfermer les filles uniquement dans un vote.
Voilà, ce sont ce sont des gens issus de l'immigration qui votent les filles. C'est c'est pas vrai. Ce n'est pas que ça.
C'estàd que vous savez avant vous aviez un parti communiste qui défendait la lune des classes. Vous avez un Parti socialiste qui était très sensible, vous ouvriez aussi au travailleurs. Aujourd'hui, toute cette classe populaire aujourd'hui, une partie de ces classes populaires notamment dans les métropoles et dans et dans les banlieux populaires, elle vote les filles.
Elle ne vote plus socialiste et et elle ne vote de moins en moins communiste. Donc on voit bien que même sur le plan programmatique, Éphi est en train de gagner des parts de marché sur ses partenaires à gauche. H h et pour pour autant Simon Barbari, est-ce que LFI est en capacité éventuellement de de remporter une prise, d'élargir véritablement son socle au-delà de cette radicalité à gauche ?
Mais si on parle d'égémonie justement, si on rappelle les élus locaux, c'est pas le parti qui a le plus d'élus locaux. Par contre, c'est un parti qui a beaucoup de députés, qui n'a pas de sénateur, mais qui a fait le plus de de de voix aux dernières présidentielles, qui aura peut-être des sénateurs, non ? Après, les municipal, c'est pas certain.
Alors, il y en aura peut-être dans le Rô euh aussi vers Toulouse. Mais alors, c'est vrai que là où les filles a gagné des villes, c'est plutôt vers en Île-de-France et c'est ces départements là ne seront seront renouvelés qu'en 2029. Donc en 2029, il y en a c'est sûr.
En 2026, donc euh bah peut-être quelques-uns s'il y a des accords avec notamment un soumis. Il y a des accords en ce moment qui sont en train de se négocier avec les écologistes puisqu'ils sont assez plutôt proches. Euh oui, donc je je disais en terme de millions de voix, l'enjeu au-delà des hégémonies, c'est plutôt le vote utile à gauche.
Ce sera plutôt ça que Jean Manchon tente de d'instaurer plutôt que de raller, c'est pas vraiment dans son intérêt à ce que le les les le socialiste le le soutiennent. s'incarne une gauche de rupture. Donc vousz plutôt auprès des Français d'incarner le vote utile à gauche, une promesse de changement et une forme de de radicalité qui est demandé par certains électeurs.
Absolument. Ce qui est intéressant, c'est lorsqu'on analyse un peu les élections dernières élections législatives et municipales, vous voyez bien que la difficulté pour les autres partis de de de gauche, c'est leur électorat. Voyz le Parti socialiste, il y a deux lignes au Parti socialiste.
Il y a ceux qui sont favorables à une alliance avec LFI. Ils ont été on l'avu législative, on l'a vu au municipal. Ceux qui veulent rester sur une gauche social-démocrate.
On le voit aussi chez les verts, une partie des verts euh serait tenté par voter dès le premier tour pour des raisons utiles Jean-Luc Mélenchon. Euh et on le et on le voit également au Parti communiste. Il y a un congrès du Parti communiste, je crois, au mois de juillet qui va arriver avec peut-être deux lignes euh ceux qui vont souhaiter euh un accord dès le premier tour avec LFI et ceux qui vont qui vont prener une candidature d'un candidat communiste et de Fabien Rousel en de Fabien Rousseel en particulier.
Donc on voit bien toute la difficulté de ces partis de gauche dont une partie de leur électorat déjà est dans une dynamique de premier tour plutôt favorable à Jean-Luc Mélenchon. Dans un souci, vous avez raison du de vote utile également. programmatique mais aussi.
On avait reproché à F Roussel d'être candidat la dernière fois et fait perdre les quelques milliers de voix centaines de milliers de voix qui aurait pu permettre à Jean-Luc Mélenchon d'être deè tour. Bell Gnabli nous nous le disait mais mais c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon, les insoumis s'il y a cette 4e candidature en tout cas ils sont prêts en fait le le le programme le discours, tout est bien tout est bien rodé aujourd'hui. Et oui et c'est là où on voit un contraste assez fort avec le reste de la gauche qui n'arrive vraiment pas à s'entendre.
Je crois que on est au printemps donc les candidatures bourgeonnes, mais il va falloir quand même élaguer à l'automne hein. Et je pense que les les primaires ne sont pas forcément évacuer à l'heure où on parle puisque plus il y aura de candidature, plus il va avoir une nécessité de départager. On sait que les sondages ne peuvent pas être une solution enfin une solution vraiment prometteuse puisqu'on se souvient que Anidalgo un an avant l'élection faisait 10 % dans les sondages.
Fini à moins de à moins de 3. Donc il va falloir à un moment donné trouver une solution. 75 Oui, 75 trouver une solution au moins au début au début de de l'année 2027 pour avoir au moins on va dire deux candidatures à gauche en plus de Jean-Luc Mélenchon, une social-démocrate.
Et on voit même que Raphaël Grixman qui était contre une primaire dans son camp mais alors comme il a pas encore tué le match et qu'il est plus tellement le seul sur cette ligne là où on a François Hollande comme je disais Bazu même maintenant euh donc il y aura ça et puis il y a aussi une candidature plus la gauche du PS aussi peut-être qui pourrait aussi émerger. Hm hm. On va écouter Sandrine Rousseau euh qui est député euh écologiste et qui euh était ce matin euh l'invité du 830 France info.
Elle regrette justement qu'il y ait pas cette union des gauches. Enfin, je regrette qu'il n'y ait pas cette union euh des gauches et je pense que là sur la table, il y a deux options possibles. Il y a deux options possibles.
Soit une primaire extrêmement ouverte sans candidat qui permettrait vraiment de réouvrir de faveur que les autres. Mais euh surtout euh aujourd'hui s'il y a euh deux gauches qui ne veulent pas se réconcilier alors que ce serait possible. Je le dis enfin je pense vraiment que cette espèce de dramaturgie de la gauche nous conduit dans le mur.
Mais bon euh imaginons qu'il y ait deux gauches qui ne veulent pas se réconcilier. Je pense que euh il y aurait un impératif politique très important dans le moment à créer les conditions d'un rassemblement de second tour par exemple. Bellig Nabli, on vous retrouve en viso.
Ces deux gauches irréconciliables, elles existent, elles perdurent et on devrait les retrouver finalement à la présidentielle avec un Jean-Luc Mélenchon qui a toujours dit que les insoumis ne devaient passer par une primaire et puis cette volonté de primaire pour pour les autres, même si elle n'est pas certaine non plus. Oui, c'est ce qui me permet de de clarifier peut-être mon proposinaire dans la mesure où je je n'ai pas dit que il n'y avait pas d'hégémonie ou de de dynamique favorable à LFI au sein de la gauche. J'ai précisé qu'en fait ce leadership n'était pas accepté par les autres acteurs de la gauche. ce qui peut très bien être compréhensible.
Mais le problème effectivement c'est que LFI n'arrive pas à incarner cette union des gauches d'abord parce que les autres partis n'acceptent pas ce leadership. Il a une position de principe affirmée par les uns et les autres. Et deuxièmement, il y a effectivement quand même des courants, j'allais dire presque idéologiques au sein même euh du bloc de gauche qui euh se distingue voir s'affronte aujourd'hui et cultivent même leur autonomie, leur distinction pour justifier précisément à la fois la spécificité de chacun des partis qu'il s'agisse du Parti socialiste, des écologistes et autres. qui a quand même une volonté d'exister en tant que structure politique autonome et singulière du point de vue programmatique.
Le problème c'est qu'elle est fille est le seul à à pouvoir incarner cette singularité parce que le travail programmatique est fait et réalisé. Les autres pensons encore pratiquement à des euh pris à des postures, à des des slogans, notamment lorsque du côté des socio-démocrates de François Hollande jusqu'à Raphaël Gluxman, on met en avant le label social-démocrate précisément, mais on ne sait pas en quoi il consiste véritablement aujourd'hui. Euh ou pire, j'allais dire, il y a il y a le spectre de ce de ce de cette accusation en trahison. dans la mesure où précisément ceux qui ont à gauche essayent de d'incarner la sociale-démocratie ont joué un jeu dangereux avec les macronistes qui a abouti à à pouvoir faire à pouvoir faire survivre le gouvernement à le corn. euh ce qui peut être une bonne chose du point de vue de la stabilité politique et institutionnelle, mais qui euh revît un coût politique euh du point de vue euh notamment de l'électorat de gauche.
Ça c'est le premier élément. Deuxième élément, il y a un contraste il y a un contraste entre précisément euh cette fragmentation à gauche euh et cette incapacité à nouer une union, une dynamique d'union du du moins et de l'autre la volonté de son électorat, de l'électorat de gauche de pouvoir compter sur cette euh possibilité d'une union à gauche. Et cette ce contraste et bien nourrit également le phénomène plus large de défiance démocratique de nos concitoyens qui ont qui constatent d'une certaine manière un décalage entre leur désir, leur volonté de l'autre la capacité de leur représentants à pouvoir traduire en acte cette volonté ici de d'union.
Oui. Union difficile he brise ce colol. On le on le voit bien.
Vous vous croyez à à cette primaire qui est programmée encore pour le mois d'octobre à à gauche ? Écoutez, ça paraît aujourd'hui difficile mais en même temps, il y a tellement de candidats désignés ou autodésignés dans l'espace social-démocrate et et et chez les Verts et monsieur Ruffin et et à gauche que pourquoi pas, il va falloir choisir. Alors, est-ce que ce seront est-ce que les sondages vont choisir ?
Est-ce que comme le dit monsieur Buxman, c'est la dynamique de campagne qui qui va être différenciante ? il faudra à un moment trancher parce que si vous avez euh deux ou trois candidats socialistes voilà qui bah qui vont concurrencer qui vont se concurrencer au premier tour d'une élection présidentielle, c'est c'est la mort assurée. Donc il va falloir à un moment euh que le darwinisme organisé ou non organisé fasse son œuvre.
Donc primaire ou sondage, il va falloir que prim et pour revenir sur ce que disait euh on éclair la situation. Monsieur, il a raison c'estàd que aujourd'hui le choix des électeurs socialistes, c'est euh euh est-ce qu'il faut une rupture ou pas de rupture ? C'est-à-dire que euh on a eu la NUPES, on a eu le nouveau Front populaire où la gauche s'est unie pour avoir un maximum de parlementaires aux dernières élections législatives en 2022 et en 2024.
Euh et puis on a eu euh une rupture. Le Parti socialiste euh pour des raisons de stabilité comme vous le soulignez, stabilité politique a décidé de de trouver des accords avec le le gouvernement actuel. On a on a ça a été l'accord sur la réforme des retraites notamment, ça a été des avancées sur le budget qu'a obtenu le Parti socialiste.
Ça c'est indéniable. Mais l'électeur de gauche se dit "Mais voilà, est-ce que moi je veux un parti socialiste du rupture ? un parti socialiste dans l'opposition ou est-ce que je veux un parti socialiste responsable et de gouvernement ?
Toute la question, elle est là aujourd'hui et moi j'ai le sentiment qu'une partie des électeurs de gauche, mais comme une partie des électeurs de droite aujourd'hui sont tombés dans une radicalité et dans une rupture. C'est-à-dire que radicalité et rupture vis-à-vis du macronisme que que que l'on que l'on vit depuis une dizaine d'années à la fois à droite, à la fois à gauche. Et j'ai le sentiment que ce clivage droite gauche est en train de de se recréer.
On l'a vu encore aux élections municipales et il pourrait de nouveau s'inscrire dans les élections présidentielles dans le cadre de deux radicalités, deux récits portés aujourd'hui par ceux qui sont en dynamique hein, c'est-à-dire et lesfill d'un côté et le rassemblement national de l'autre. Et on voit bien la difficulté qu'on les partis de gouvernement traditionnel, même s'ils ont gagné les élections municipales, les Républicains comme le Parti socialiste qui reste les forces majeures de ces élections municipales ont du mal à émerger dans le débat présidentiel parce que c'est un débat de rupture et de radicalité. H et c'est ce qu'essaie quand même de faire Simon Barbari, le Parti socialiste parce que le projet qui a été présenté, rédigé par Chloé Ridel, il est quand même très proche de celui de la NUPS du nouveau Front populaire.
C'est un budget clairement à gauche. Ouais. Avec un SMIC réhaussé tac Zukman.
Mais je rebondis sur ce que vous disiez. Il y a quand même aussi une autre voix sur la pour les partisans d'une gauche responsable de gouvernement qui a apprécié de voir le Parti socialiste travailler main dans la main avec Sébastien Lecnu. C'est une idée qui a été évoquée par Hervé Marseille sur public Sénat cette semaine d'ailleurs proposé une union des sociaux-démocrates avec des gens du centre et de la droite.
Il a même profité pour dire que Bernard Casnev était quelqu'un de très bien. Donc alors est-ce qu'on peut avoir dans ces trois blocs l'idée d'être alors chez du côté Philippe on les a interrogé alors on parle d'idées commune qui pourrait parce qu'on pense quand même au législative après la présidentielle parce que si jamais Édouard Philippe était gagnant face à un représentant du du rassemblement national il faudrait pour pouvoir gouverner avoir une majorité donc c'est pas mal avant de pouvoir s'accorder sur des idées communes à un socle programmatique avec d'autres formations plus larges que celles de l'horizon donc ça c'est une idée qui a été évoquée aussi cette semaine sur les trois blocs et on parle de responsabilité. Est-ce que justement on parle dans une configuration où un représentant du RN sera au second tour ?
Est-ce que c'est à ce moment-là que les choses peuvent se décanter ? Est-ce qu'on va avoir un trè un deuxième bloc, on va dire, qui va émerger à l' de du centre droit au socio-démocrates et puis les sons la gauche des rupture à Jean-Luc Mélenchon. Il y a aussi cette cet format qui peut apparaître.
Bellig Nabli, je sais pas si vous partagez ce qui a été dit mais sur le fait que effectivement les électeurs pourraient préférer la radicalité d'un d'un Jean-Luc Mélenchon à gauche. Est-ce qu'il est-ce qu'il incarne mieux peut-être le bloc populaire ? Alors, c'est l'un des l'une une des qualités en tout cas avancées du côté de LI, c'est cette capacité avoir pu euh renouer avec un électorat populaire euh qui avait abandonné notamment le parti du gouvernement euh que représente le PS au sein de la gauche traditionnellement.
Et euh euh cette facultélà euh d'une certaine manière effectivement c'est un c'est quelque chose que met en avant aujourd'hui Lfi pour démontrer à la fois sa dynamique et l'incapacité des autres à gauche à pouvoir euh renouer avec un socle populaire ou une suite populaire. Deuxème avantage, c'est que c'est ce qui légitime leur discours hégémonique d'une certaine manière, c'est cette faculté à faire à faire vivre également le débat politique, je dirais même le débat d'idée en mettant en avant soit une déproposition transgressive, soit en mettant en avant des idées relativement nouvelles incarnées aujourd'hui par une représent par cette idée de Nouvelle-Fance qui est une manière de proposer poser une une vision de la France, de sa société et ça traduit un travail de fond que les autres structures partisanes ne réussissent pas à réaliser et ce qui explique en grande en grande partie leur problème programmatiqu leurs difficultés programmatiques, c'est à mettre en avant à la fois soit des propositions, soit des idées. Alors, ils sont quand même conscients de ce déficit et de ce contraste et ce qui explique notamment l'offensive politique et médiatique de cette semaine d'un Bal d'un Oui.
Balou Kassen euh qui a qui a mis en avant cette idée de démarchandisation et il a raison d'essayer précisément de de cultiver de le débat à gauche à travers un débat d'idée parce que précisément c'est sur ce terrain que s'est effectivement imposé. Brool, le concept de Nouvelle-France, il peut il a il a imprimé, je j'ai envie de dire, auprès des électeurs de gauche dans la société. Moi je moi j'ai le sentiment qu'il a imprimé mais mais comme avant Jean-Luc Mchon parlait de créolisation.
Oui, mais ça il a fait évoluer il a fait évoluer ce son discours. On parle de Nouvelle-Fance. On voit bien le que toutes les les grands les grands thèmes qui ont été abordés sous ce quinquena sont des thèmes de justice sociale.
Quand on parle, on parlait par la gauche, hein, quand on parle de la taxe toobine, quand on parle de taxer les surprofits, euh quand on on taxman euh quand on on essaie de valoriser, voilà, c'est une classe sociale qui s'ouvre quand quand on on dit voilà, il y a il y a la France des banlieux, des banlieux populaires qui est en difficulté, qui est une réalité et puis il y a il y a une succession de de France qui sont aussi en difficulté. Tout ça est incarné en partie par, je leur dis, ces deux parties que sont euh voilà et lesfi à travers cette Nouvelle-Fance, mais lui il est dans une peut-être dans ce dans cette dans ce programme dans un programme un peu de rupture. C'est-à-dire que il oppose parfois, on l'a vu dans certains discours, cette Nouvelle-Fance a parfois cette la France rurale, la France périurbaine alors que une campagne présidentielle, c'est associé justement toutes ces Frances et non pas opposé ces Frances-là.
Et on voit bien que de l'autre côté de chiquier politique, vous avez ce que moi j'appelle à travers le Rassemblement national, cette identité et cette France éternelle comme si l'identité n'évoluait pas dans le temps. Donc on voit bien que aujourd'hui pour une partie de notre électorat, ils perçoivent ces deux messages là. D'un côté cette France, je je caricature un peu, cette France éternelle, cette identité éternelle et de l'autre côté cette nouvelle France et cette nouvelle société pluriel.
Hm hm. Et au milieu toute la difficulté notamment des socio-démocrates, c'est c'est de trouver une voie de passage qui ne soit un peu différenciante, mais toute la difficulté, elle est là parce qu'aujourd'hui euh qui incarne euh la la taxe, les différentes voilà les super profits euh même là même si la réforme des retraites avait été portée par le Parti socialiste aujourd'hui qui en tire profit c'est LFI. Parti socialiste.
La tex profit est aussi défendu par les centristes au Sé les centrist. C'est une idée modem, hein. C'est vrai que une idée modèle, mais bien sûr, mais on voit bien qu'aujourd'hui euh le parti qui a récupéré et qui incarne cette France qui souffre, cette France non marchande, cette France un peu de la diversité, c'est LFI H avec le Parti socialiste Boris Vallot justement et sa démarchandisation, son dernier livre qui court un peu derrière le mais qui est déjà incarné par Léfi.
On voit bien se dessiner ces deux radicalités, mais est-ce que ça peut être une une réalité à l'élection présidentielle un Jean-Luc Mélenchon contre une Marine Le Pen ou un Jordan Bardella ? Ben alors Marine Le Pen semble dire que elle voudrait elle préférerait elle que ce soit face à Ora Philippe une victoire du rassembl national pour que ce soit une vraie victoire d'adhésion parce que c'est vrai que si le configuration se dessinait il y aurait peut-être derrière beaucoup d'électeurs qui se sentiraient orphelin de ce choix puisque vu l'éparpillement des candidatures et puis qui pourraient poser des problèmes de de gouvernance pour pour le RA nationale et d'ailleurs c'est ce que met en avant comme argument nationale de dire si nous on est élu on sera en capacité d'avoir une majorité alors on peut imaginer qu'il y aura des accords avec certains autres partis peut-être pourquoi pas je Je sais pas Bruno Rota LR ou ou l'UDR ça c'est sûr l'UDR dir mais oui voilà c'est c'est une configuration qui ne bah normalement c'est il est communément admis que Jean-Luc Mélenchon ferait figure de repoir pour l'électeurs de gauche modéré encore faut-il savoir comment va se dérouler la campagne et si Jean Mélenchon est quand même capable de créer à un moment donné l'adhésion on sait qu'il est très bon en campagne électorale. On sait qu'il peut adoucir quand même son discours entre les deux tours de la présidentielle que c'est quand même le là au l'occurrence ça sera le spécialiste des campagnes présidentielles si se déclare dans les prochaines heures par rapport à tous les autres candidats mo il serait égalité si les deux seraient que son candidat on aurait deux deux fois quatre quatre candidatures Bell Gabli vous êtes toujours avec nous en viso est-ce que Jean-Luc Mélenchon il il veut vraiment le pouvoir ou est-ce qu'il ou est-ce qu'il espère le récupérer par une forme de de chaos que provoquerait le Rassemblement national s'il accédait aux responsabilités.
C'est alors c'est une vraie question qui qu'il doit se poser à savoir cette capacité à pouvoir incarner une alternative au RM. Je veux dire par là que si euh Jean-Luc Mélenchon ne bénéficie pas cette fois-ci d'une dynamique euh à la fois d'abord sondagière qui avait été constatée lors des précédentes élections présidentielles puis électorales. S'il n'arrivait pas donc à créer cette dynamique dont il a besoin pour faire la démonstration définitive de son leadership à gauche, le spectre enfin il sera confronté également à à cet argument suivant lequel finalement certesfi et lui-même écrase le match à gauche mais il ne représente pas une alternative viable possible au second tour face au au RN que soit l'incarnation du RN Bardella ou Marine Le Pen et cet impasse là et représentera à mon avis un argument électoral contre Lfi au sein même de la gauche et qui pèsera l'état d'esprit je pense d'un certain nombre d'électeurs de gauche soit en faveur d'un autre d'un autre candidat à gauche qui devait être mieux placé ou dans la perspective d'un second tour Soit peut-être même euh à travers la figure d'un d'un Dominique de Villepin notamment parce que celui-ci précisément a cette cet avantage de pouvoir à la fois ne pas être rejeté par l'électorat de gauche, moi s'en faut et de bénéficier d'une forme de dynamique à l'égard de l'opinion publique constaté ces dernières semaines et et si il devait représenter un choix gagnant dans la perspective d'un second tour face au RM et bien le visage même la voix même de Dominique de pourrait peser dans l'équation politique électorale à gauche.
Bellig Nabli, merci pour cette transition. On va parler euh de Robert Bourgi dans le le Parisien euh ce matin.
Jean-Luc Mélenchon