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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 12 octobre 2021 8 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSolidarités & famille

Ehpad, hôpital : Bruno Retailleau présente sa loi visant à créer un droit de visite

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Bruno RetailleauFait
    « la crise sanitaire vous le savez aussi bien que moi a été un énorme choc collectif »
  • 2:00Bruno RetailleauFait
    « la pire de tous ces défaillances est un défaut d'humanité que cette crise a aussi mise à jour »
  • 4:00Bruno RetailleauFait
    « le conseil d'état dans sa décision de mars dernier a dû rappeler un certain nombre d'évidences »
  • 5:00Bruno RetailleauFait
    « Protéger nos aînés ça ne voulait pas dire aussi les isoler »
  • 6:00Bruno RetailleauPromesse
    « ce droit de visite que nous voulons vous proposer c'est une triple garantie »
  • 7:00Bruno RetailleauPromesse
    « faire en sorte que ce droit pour qu'il soit vraiment effectif soit un moyen d'ordre public »
  • 10:00Bruno RetailleauFait
    « est ce que en voulant protéger des vies humaines nous avons pas parfois réduites cette vie humaine à sa seule dimension biologique »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la crise sanitaire vous le savez aussi bien que moi a été un énorme choc collectif mais cette crise sanitaire ça a été aussi pour notre nation française une épreuve de vérité une épreuve de résister parce qu'elle a révélé un certain nombre de nos faiblesses par exemple trop de centralisme trop de bureaucratie trop d'hésitations et parfois aussi pas assez d'anticipation mais au-delà de ces défaillances de gestion parfois chaotique je voudrais souligner que la pire de tous ces défaillances est un défaut d'humanité que cette crise a aussi mise à jour parce que pendant de longs mois et bien après d'ailleurs le premier confinement des personnes vulnérables des personnes fragiles se sont retrouvés privés de tout contact avec leurs proches dans leur établissement d'accueil est derrière ces portes closes s'est nouée en réalité un drame terrible terrible notamment et surtout pour les personnes en fin de vie qui ont été laissés seuls seuls face à leurs derniers instants face seul face à la mort seul malgré aussi le dévouement que je veux souligner bien sûr des personnels soignants qui était évidemment déborder terrible pour cela terrible aussi pour leurs familles qui ont été bien souvent privées de l'accompagnement du rite de passage et parfois même du rite funéraire en tout cas digne de ce nom j'ai croisé la route de stéphanie bataille de le rend vraiment qu'ils ont créé madame la ministre vous le savez cette association tenir ta main j'étais beaucoup ému comme beaucoup beaucoup beaucoup d'autres par leur témoignage en réalité ce qu'ils ont vécu n'est pas admissible tellement peu admissible que le conseil d'état dans sa décision de mars dernier a dû rappeler un certain nombre d'évidences tellement inadmissible que la défenseure des droits elle même s'en est ému dans son rapport de mai dernier est tellement inadmissible aussi que même le chef de l'état prisons de la république mails macron a eu cette phrase que je restitue au mot près en indiquant que protéger nos aînés ça ne voulait pas dire aussi les isoler et je pense que on doit tenir compte de ces alarmes qui nous ont été donnés c'est la raison pour laquelle avec d'autres collègues nous avons souhaité partir de ce constat pour instaurer un véritable droit de visite ce droit de visite que nous voulons vous proposer c'est une triple garantie que nous voulons poser la première de ces garanties c'est une garantie d'effectivité pour faire en sorte que un droit qui n'est aujourd'hui qu'un droit virtuel soit un droit réel consacré dans le code de la santé publique dans le code de l'action sociale et familiale faire en sorte que ce droit pour qu'il soit vraiment effectif soit un moyen d'ordre public pour qu'il puisse s'imposer au règlement et notamment aux règlements des établissements médico sociaux ou aux établissements de santé l'autre garantie c'est une garantie de bon sens nous voulons que ce droit que nous souhaitons consacrer nous voulons en laisser la charge nous voulons confier ce droit non pas à l'autorité administrative de ces établissements nos autorités médicales tout simplement parce que nous pensons que les médecins sont mieux à même de déterminer le bon équilibre entre ce droit la protection des personnes qui sont hébergées dans les établissements tout simplement parce que nous considérons que évidemment les autorités administratives obéissent à des circulaires qui tombe de paris et qui souvent sont trop uniforme donc ce droit c'est aussi une sorte de rempart contre une logique une froide mécanique bureaucratique et puis enfin c'est une garantie de solidarité même plus de fraternité de fraternité vis-à-vis de celles et ceux qui sont en fin de vie parce que là le texte dispose que ce droit est une obligation inconditionnels inconditionnel le moment est trop grave pour que l'on puisse laisser des gens qui vont partir les gens qui vivent leurs derniers jours laissé pour compte et surtout couper de leurs liens affectifs et c'est fondamental voyez que ce texte n'est pas du tout un texte partisans ce n'est pas non plus un texte inspiré par l'émotion même si je pense que en la matière l'émotion elle est nécessaire elle est parfaitement légitime simplement ce que je veux dire c'est que c'est un texte qui voudrait rappeler des devoirs qui pourrait rester évident mais qui on le voit bien dans des situations d'urgence des situations extrêmes sont des devoirs je pense pour autant qu'ils sont des devoir d'humanité ce qui est en jeu derrière ce texte c'est la place que dans nos sociétés dites avancées nous voulons attribués aux plus fragiles aux plus vulnérables ce qui est aussi en cause mes chers collègues c'est peut-être l'idée que l'on se fait de la vie bien sûr en toute bonne foi à chaque fois que des dispositions ont pu être prises au coeur de l'épidémie nous avons voulu protéger des vies humaines mais est ce que en voulant protéger des vies humaines nous avons pas parfois réduites cette vie humaine à sa seule dimension biologique à sa seule dimension physique je voudrais expliquer quelques minutes ce que je veux dire ce que je veux signifier c'est que en coupant les liens affectifs de ces personnes notamment des plus fragiles des plus vulnérables souvent en leurs hôtes une raison de vivre on les prive d'une affection qui peuvent leur rappeler qu'ils ne sont pas que des corps souffrant que des corps taraudé par la maladie que des corps affaibli par le grand âge mais qu'ils sont aussi des coeurs qui sont des curés mans et qui sont les coeurs au city santé mais eux mêmes dans ces situations quand nous avons à y répondre à titre personnel nous y répondons de façon spontanée naturellement ça ne pose pas de problème et est ce que comme législateur en charge de la règle commune mes chers collègues est ce que comme législateur nous souhaitons en tirer toutes les conséquences est ce que par exemple nous sommes prêts à ne pas sacrifier au nom de la sécurité pour tous la dignité de chacun de chacun et ce chacun peut être demain un proche un parent ou un ami je sais que c'est une question qui n'est pas simple je sais que c'est une question qui mérite beaucoup beaucoup d'attention et dans ce texte nous ne voulons accuser personne nous ne voulons pas faire le procès de qui que ce soit mais simplement il faut tirer les leçons de cette pandémie et il serait quand même un peu paradoxal mes chers collègues que toutes les leçons soient tirées sur le plan sanitaire sur le plan administratif sur le plan de la gestion mais que sur le plan humain on n'en tire pas toutes les conséquences c'est la raison d'être même je pense de ce texte il me semble que nous ne devons pas laisser une forme d'hygiénisme sanitaire dénouer les liens les liens qui sont des liens entre les personnes