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interviewBFMTV· 16 mai 2025 20 min

Narcotrafic, moyens de la police, cryptomonnaies… La prise de parole de Bruno Retailleau à Nîmes

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Bruno Retailleau

Si je suis venu ici à Nîmes, dans ce quartier, c'est parce que c'est un quartier symbolique. C'est un quartier symbolique, le quartier Pisevin. Vous savez qu'il y a près de deux ans, à quelques pas d'ici, c'est le jeune Fayyed qui a trouvé la mort parce que la voiture de son père a été rafalée par des narco-racailles. Et nous menons ici, à Nîmes comme ailleurs, un combat républicain. C'est un combat qui est à la fois pour restaurer l'ordre public et c'est un combat qui est vital. Nous le menons à la fois avec une stratégie très volontaire et nous le menons aussi avec de nouvelles armes.

La stratégie volontariste, c'est celle que j'ai voulu impulser il y a quelques mois, qu'on appelle ville sécurité renforcée. Nîmes, bien entendu, en bénéficie. C'est quoi ville sécurité renforcée ? C'est taper fortement les narcos lorsqu'ils sont très forts et en profondeur lorsque la drogue, lorsque le narcotrafic est profondément enquisté sur un territoire. Ce n'est pas seulement des opérations de police. C'est d'abord des opérations avec l'autorité judiciaire. Si on veut démanteler vraiment des points de deal, il faut judiciariser des profils.

C'est-à-dire qu'avec un travail d'information, avec un travail de renseignement très en amont, avec cette coopération, cette coordination entre les policiers, les forces de sécurité intérieure et l'autorité judiciaire, préparer soigneusement, méticuleusement, accumuler des preuves, faire des dossiers pour que lorsque l'on fait une opération, on puisse judiciariser et on puisse démanteler des réseaux. Ça, c'est une dimension qui est pour moi essentielle si on veut travailler dans la profondeur et dans la durée. Ensuite, il y a des opérations de police, de gendarmerie parfois aussi. C'est-à-dire que la deuxième dimension, la première, elle est judiciaire. La deuxième, elle est sécuritaire.

C'est-à-dire qu'on investit un lieu, la voie publique. Et là, en m'entretenant tout à l'heure avec les policiers, que ce soit de la BAC, avec la commissaire qui est tout près de moi, qui n'était pas très loin, la BAC me disait que c'est deux fois par jour qu'ils mènent des opérations. Il y a des opérations plus fortes qui sont menées, M. le directeur, deux fois par semaine.

Donc c'est un harcèlement permanent, permanent, avec dans ce harcèlement l'occupation, bien sûr, de l'espace public, mais aussi des coups de poing, là encore y compris avec des chiens, pour fouiller, pour trouver des armes, pour trouver de la drogue, pour trouver tout ce qui est et tout ce qui constitue l'écosystème de la criminalité organisée. Donc le judiciaire, le sécuritaire et l'administratif. C'est-à-dire que sous l'autorité du préfet, sous l'autorité, là aussi, de la procureure de Nîmes, il y a des rayons de travail où il y a l'ensemble des administrations de l'État et on essaie de suivre des profils, on essaie de les renseigner, on essaie de faire en sorte d'atteindre les têtes.

Et ça, c'est important parce que ça permet à la fois d'atteindre les têtes, mais en même temps d'essayer d'ébranler l'écosystème économique de la drogue. Il faut toujours se souvenir que Al Capone n'est pas tombé pour une question de crime, il est tombé sur de la fiscalité. Eh bien, notamment dans les CODAF ou ailleurs, dans d'autres structures, on essaie en mobilisant toutes les administrations de l'État, qui sont les administrations, bien sûr, du ministère de l'Intérieur, mais qui peuvent être aussi la sécurité sanitaire. On essaie, justement, d'avoir une entrave administrative pour aller fermer des commerces. On a des résultats.

Là, depuis le début des opérations ville-sécurité renforcée, c'est plus de 100 commerces qui ont été vérifiés, qui ont été contrôlés. Et c'est une vingtaine de commerces qui ont été fermés. Là encore, on a eu près de 600 interpellations, exactement 598, qui ont mené à, je crois, 163 déferments à la justice. Ce sont des kilos et des kilos de drogue qui ont été trouvés. Ce sont des armes, des armes blanches par dizaines, des kalachnikovs, etc., qui ont été, là encore, confisquées. Donc, des commerces qui peuvent être des blanchisseuses, qu'on a fermés. Donc, on assène des coûts. C'est un travail qui est long, qui perd à terme, mais il doit s'installer dans la durée.

Je vous parlais tout à l'heure d'une nouvelle stratégie que je viens de développer, ville-sécurité renforcée, mais aussi d'un nouvel arsenal, un nouvel arsenal avec de nouvelles armes. C'est le texte contre la criminalité organisée qui a été voté à l'unanimité au Sénat, une très forte majorité à l'Assemblée nationale. C'est un texte, il y aura un avant, il y aura un après. C'est un texte que moi, j'avais lancé quand j'étais au Sénat, où nous avions lancé une commission d'enquête. À partir de la commission d'enquête, il y avait une proposition de loi transpartisane. Et là, c'est vraiment permettre à l'État de lutter à armes égales. Qu'est-ce que ça va changer ?

Ça va changer, ça va transformer l'État dans son organisation. Parce que l'État, il est organisé en tuyaux d'orgue, il est cloisonné. On ne communique pas suffisamment. Et là, au contraire, on va décloisonner, parce qu'on a en face de nous des réseaux qui, eux, sont décloisonnés, qui, eux, sont structurés, qui, eux, sont très coordonnés. Et la transformation de l'État, c'est deux choses. On aura un parquet national anticriminalité organisé, toute une chaîne judiciaire qui va être spécialisée. Ça, c'est fondamental. Pourquoi est-ce qu'on a loupé la dangerosité d'un type comme Amra ?

C'est parce que les affaires avaient été disséminées dans trois ressorts judiciaires qui n'avaient pas eu cette communication. Donc, comme pour le terrorisme, il y a un parquet spécialisé antiterroriste, et là, il y aura un parquet spécialisé anticriminalité organisée. Et il y aura, comme un miroir pour mon ministère, on vient de l'inaugurer avec le président de la République et trois autres ministres, cette semaine, à Nanterre, sous la direction de la DNPJ, la direction nationale de la police judiciaire, un État majeur permanent.

Précisément pour décloisonner l'État, pour lui donner beaucoup plus d'agilité, pour lui donner beaucoup plus de puissance, on aura, dans un même lieu, sur un même plateau, tous les services, tous les services interministériels qui concourent au renseignement. Donc, vous aurez la DGSI, vous aurez le renseignement pénitentiaire, vous aurez la DGSE, qui dépend de l'armée, vous aurez aussi Bercy, Traquefin, les douanes, etc. Donc, les services de renseignement, et ça, c'est fondamental, quand on veut s'attaquer, et c'est pour ça qu'on fait des prises, des saisies très importantes, et vous aurez aussi des services d'enquête.

Donc, on va travailler de façon très décloisonnée, et cet État-major permanent, il a été inauguré, il y a quelques jours, c'était mercredi dernier, alors que la loi a été votée, il y a simplement quelques semaines. On ne perd pas de temps, parce qu'il n'y a pas de temps à perdre, la situation, elle est gravissime. Et puis, on aura un arsenal aussi, on va donner au préfet, par exemple, plus de pouvoir, pour fermer les commerces, qui sont souvent des blanchisseuses.

Moi, j'ai été visiter des communes, des maires, je pense à Belfort, où le maire avait dû acheter plus de 30 commerces pour s'assurer que les commerces ne retombaient pas dans les mains de l'industrie du blanchiment de l'argent sale. Là, le préfet aura ce pouvoir. Le préfet, il aura le pouvoir d'interdire un narco-racaille de paraître sur un point de deal. Il aura le pouvoir de se substituer un bailleur, parce qu'il y a des logements sociaux qui sont occupés par ces narco-racailles qui pourrissent tout l'immeuble. Le préfet pourra se substituer au bailleur pour enclencher la démarche, la procédure d'expulsion. On aura des techniques d'enquête pour le renseignement.

On aura, là encore, une protection de nos enquêteurs avec ce qu'on appelle le dossier COF, ce qu'on appelle désormais le procès verbal distinct ou le nom des enquêteurs. Les techniques spéciales d'enquête seront cachées pour que les criminels, ces grands criminels, n'aient pas accès au nom. C'est parfois une question de vie ou de mort avec les menaces qui peuvent peser. On aura aussi des mesures contre la corruption, etc., etc. Donc ça, c'est quelque chose de fondamental. Une nouvelle stratégie, ville sécurité renforcée et à côté, un nouvel arsenal avec ce texte qui a été voté et qui va changer beaucoup, beaucoup de choses. Mais là encore, il fera du temps.

Il nous en a fallu pour le terrorisme. Je veux dire que cette organisation en matière de terrorisme, elle a payé puisque, en l'espace de 13 ans, on a évité, on a déjoué 86 attentats terroristes. Ça ne veut pas dire que demain, il n'y en aura pas. Mais on en a beaucoup, beaucoup, beaucoup déjoué alors que la menace, elle est de plus en plus forte. Il y a 3 ans, il y avait 3 attentats qui avaient été déjoués. 2 ans, il y en avait 6 et l'an dernier, 9. C'est donc que nous avons été efficaces. Cette efficacité contre le terrorisme, il faut que, désormais, on la construise contre les narcotrafiquants. Il y en a beaucoup plus. C'est une industrie qui charrie des milliards, environ 7 milliards.

C'est plus de 200 000 personnes qui dépendent de l'économie de la drogue, vraisemblablement beaucoup plus. Voilà. Et c'est des gens qui n'hésitent vraiment, qui n'ont pas de limite contre rien, qui utilisent des jeunes qui sont de plus en plus jeunes, qui les recrutent, qui sont des toirages à gage, qu'on jette comme des Kleenex. Ils ont 14 ans, ils ont 15 ans. Ils tuent et ils se font tuer. C'est ça, aujourd'hui, l'écosystème du narcotrafic dans le monde, pas que la France. Mais il faut qu'on réagisse et on est en train de réagir.

10:03
Auditeur

Quelle est votre réaction par rapport à cette vidéo d'un youtubeur allemand dans un quartier voisin à Nîmes ?

10:08
Bruno Retailleau

C'est très franchement, je ne l'ai pas vu. Je ne regarde pas l'ensemble des vidéos. C'est une vidéo qui était divisée en début de semaine

10:14
Auditeur

où il y a

10:15
Bruno Retailleau

des dealers, des vidéos, beaucoup de vues. Je ne peux pas vous répondre.

10:19
Auditeur

Sur Pissevin, le commissariat qui avait ouvert à Tenic un jour ici, il a été brûlé. Quand est-ce qu'il va rouvrir ?

10:25
Bruno Retailleau

On a eu une réunion tout à l'heure avec la municipalité. Il y a plusieurs options. Soit on le réouvre sur place, on est prêt, l'argent est là, mais est-ce que c'est le meilleur endroit ? Soit on installe un commissariat plus moderne dans les barres qui ont été déconstruites tout près, soit on va se donner deux mois de réflexion, soit on trouve un endroit qui serait bien approprié. Ce n'est pas une question d'argent, on veut réinvestir évidemment le secteur. Ce n'est pas avec un seul commissariat, avec les forces d'un seul commissariat qu'on peut tenir un quartier comme celui de Pissevin. ça veut dire aussi de renforcer les effectifs policiers.

On va être capable déjà, on a affecté 13 policiers adjoints, on va en recruter 30 de plus et j'ai pris un engagement auprès de Jean-Paul Fournier qui me l'a demandé, c'est que si on parvient puisqu'on a changé les choses, je veux que des jeunes puissent s'engager dans la police et on sait que leur crainte, souvent, la crainte c'est d'être muté, de réussir le concours à Nîmes, mais d'être muté ensuite à Paris ou dans le Nord et je sais qu'à Nîmes on aime préférer le soleil et c'est normal, il y a les racines et dans tous les départements les jeunes réagissent de la même façon donc on fait des concours désormais départementaux et ces jeunes qui seront demain des policiers adjoints ils sont sûrs de pouvoir servir en proximité.

Donc je résume, 13 plus 30 mais si on arrive à recruter encore plus par des méthodes de communication que je laisse au préfet et il y a les meilleurs d'autres policiers moi je suis prêt à ouvrir au-delà des 43 13 plus 30 43 si on arrive à en attirer 10, 15 ou 20 autres il n'y a pas de problème ils seront embauchés. Quand est-ce qu'ils sont arrivés ? Très vite, 13 sont arrivés vous avez en plus une école de police une très belle école de police les 30 autres arriveront à l'automne sur les recrutements voilà et on continuera comme ça.

12:23
Auditeur

On a des résultats

12:32
Bruno Retailleau

je vous les donnais tout à l'heure on a donc en interpellation 598 en défermant on a je vous parle d'ici je ne vous parle pas d'ailleurs je vous parle de Nîmes je ne grossis pas les chiffres en additionnant Grenoble Nantes Bordeaux non non je parle de 580 je préfère parler parce que ça ne sert à rien au niveau national je pense que c'est beaucoup plus significatif sur Nîmes vous avez donc sur Nîmes donc 598 interpellations 163 déferments vous avez là encore 100 commerces plus de 100 commerces 103 commerces qui ont été là encore vérifiés contrôlés 20 commerces qui ont été fermés à différents tiers vous avez des kilos et des kilos de drogue qui ont été saisis vous avez des dizaines d'armes blanches des dizaines d'armes notamment de longues Kalachnikov et autres vous avez aussi beaucoup d'autres choses qui ont été sur un laps de 2 à 3 mois depuis exactement fin février ça veut dire mars avril et on est la mi-mai donc ce que je veux moi c'est dire un grand coup de chapeau aux policiers qui m'entourent là c'est leur chef mais ils sont sur le terrain ils prennent d'énormes risques parce que ces gens sont très très dangereux et vous vous rendez compte la BAC c'est plusieurs fois par jour plusieurs fois par jour qu'ils opèrent ici les policiers dans des actions plus fortes c'est plusieurs fois par semaine donc il y a vraiment un harcèlement on a renforcé notamment avec des CRS quand il le faut et ça continuera

14:11
Auditeur

c'est pas prévu qu'ils reviennent ici ?

14:13
Bruno Retailleau

pardon

14:13
Auditeur

ils sont là

14:15
Bruno Retailleau

ils sont là d'ailleurs

14:16
Auditeur

je veux dire de manière plus pérenne

14:17
Bruno Retailleau

régulière je vais vous donner j'ai donné au maire qui était attaché à ce que je renforce les effectifs policiers entre le 1er janvier l'an dernier et le 12 mai il y a eu je crois 28 jours non c'est pardon 7 jours 7 jours l'an dernier et cette année 82 donc sur le même laps de temps 1er janvier mi-mai mi-mai l'an dernier 2024 7 jours où on renforce avec la CRS et là 82 ça veut dire quelque chose non ? ça veut dire qu'on a mis le paquet

14:57
Auditeur

monsieur le ministre par rapport à la crypto-monnaie vous avez rencontré ce matin des patrons enfin on a vu en tout cas des vidéos ces derniers jours de patrons leurs enfants aussi qui ont subi parfois des tentatives d'enlèvement qu'a donné la réunion ce matin comment est-ce que vous comptez mieux protéger ces patrons du milieu de la crypto-monnaie et leurs familles aussi ?

15:13
Bruno Retailleau

c'était une réunion importante parce que ce qu'il faut savoir c'est qu'on a un risque qui est un risque systémique l'enlèvement la séquestration la torture deux ont eu un doigt de sectionner et heureusement pour le dernier cas la jeune maman n'a pas pu être enlevée et pour l'avant-dernier cas à Paris je vous rappelle que le préfet de police la préfecture de police il lui a fallu moins de 60 heures en 58 heures et heureusement parce qu'il s'apprêtait à faire subir d'autres actes de torture à celui qu'ils avaient séquestré et ce qu'il faut bien comprendre pourquoi je parle de risque systémique tout simplement parce que d'habitude la rançon quand on la remet c'est pour nous une opportunité parce que c'est physique c'est nébillé on arrive en voiture il y a une place il y a un rendez-vous et là il y a des opportunités pour qu'on puisse arrêter les individus là avec la technologie des blockchains du wallet etc c'est pas ça du tout c'est totalement dématérialisé ce qui rend en fait la rançon quasiment invisible en fait elle est pas totalement invisible puisqu'on a pu faire des opérations je pense à la gendarmerie au mois de janvier dans le Cher c'était fondamental de faire cette réunion parce qu'on sent bien que les affaires se multiplient on a à peu près 5 affaires c'est pas exactement les mêmes mais 3 affaires récentes depuis le début de l'année avec très franchement un mode opératoire très ressemblant similitude au moment où je vous parle il y a une enquête je ne sais pas tout mais on voit bien que ces similitudes pourraient amener à des rapprochements mais impossible aujourd'hui de le confirmer donc je pense que ce qui était important c'est qu'on avait là des entrepreneurs en la matière pour les crypto-monnaies et on a surtout une organisation récente toute jeune parce que c'est un secteur économique très très jeune la DAN qui regroupe justement et qui sera l'interlocuteur donc on a discuté on a dévoilé que ce soit le directeur général de la gendarmerie nationale il a dit comment les choses s'étaient passées pour la première enquête qui a eu un bon résultat du mois de janvier le préfet de police a fait la même chose avec son équipe judiciaire pour ce qui s'est passé il y a quelques temps et ça nous a permis de leur dire ce que nous faisions ce que j'ai voulu leur dire moi c'est qu'on était totalement mobilisés et que le risque est un risque certain donc on va travailler ensemble à la fois pour mieux alerter pour prévenir pour dissuader et pour entraver on va avoir c'était une première étape il y aura d'autres étapes mais il est hors de question qu'on laisse ces entrepreneurs ces familles être la proie de ces narco-racailles de ces criminels qui sont des criminels qui n'hésitent franchement contre rien du tout donc il faut les aider c'est ce que nous allons faire avec une très forte volonté et on avait besoin de cette réunion et je pense qu'ils étaient aussi satisfaits du contenu de la réunion

18:19
Auditeur

Petite question concernant ville sécurité renforcée quelle est la différence avec les opérations place nette dont on a parlé il y a quelques mois moi comme mes confrères

18:25
Bruno Retailleau

j'ai voulu simplement c'est ce que j'ai indiqué ne pas m'en tenir à la dimension sécuritaire la dimension coup de poing elle est absolument nécessaire c'est ce que je disais tous les jours avec la BAC et toutes les semaines avec nos forces de police ça c'est la dimension plus traditionnelle qui est très importante mais en évoluant on a fait ce qu'on appelle un rétexte un retour d'expérience et on s'est dit si on veut être encore plus puissant et si on veut ancrer les choses dans la durée dans la profondeur ça ne suffit pas il faut une opération judiciaire en amont même si c'est plus long ça exige du renseignement ça exige un travail en commun main dans la main entre les forces de sécurité et puis bien entendu l'autorité judiciaire et puis il faut aussi quasiment simultanément l'entrave administrative c'est quand on additionne les trois dimensions de façon très globale de façon très très intégrée qu'on peut avoir des résultats voilà le judiciaire le sécuritaire et les entraves administratives pour ébranler vraiment tous les écosystèmes c'est dur parce que voilà cet écosystème s'est construit année après année quand j'étais au Sénat j'ai tiré la sonnette d'alarme c'est pour ça que j'avais déclenché une commission d'enquête mais ce combat est devenu un combat national comme a été hier le combat contre le terrorisme il mettra des années et nous le gagnerons mais il va falloir y consacrer du temps et beaucoup de force voilà bon

19:52
Locuteur

là on on FF